Discours de Jean-Philippe Tanguy (22/11/2025)
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Madame la ministre, je reste sur mon petit compliment du début de la discussion, à savoir que vous êtes une excellente comédienne. Et vous êtes une si bonne comédienne que pendant 125 heures, on a réussi à parler de beaucoup de choses, de beaucoup de sujets, sauf de l'essentiel, à savoir le seul vrai budget qui existe. Le budget que les LR soutiennent, on le voit au Sénat, où vous appliquez doctement ce qui a été déposé par M.
Lecornu. Le budget que les socialistes n'ont pas voulu censurer, qu'ils ont laissé prospérer. C'est ce budget qui crée 19 milliards d'impôts, qui laisse partir les dépenses de 28 milliards, qui fait un déficit public réel de 5%, qui va mettre 73% de milliards d'intérêts.
C'est ça le vrai budget. Et c'est ça, un peu le tragique. C'est que vous croyez que les Français ne l'ont pas vu.
Vous prenez systématiquement les Français pour les imbéciles qui ne sont pas. Mais les Français savent très bien ce qui se passe. Tout ce que vous faites est une diversion.
Et nous savons que le budget qui va s'imposer, soit par ordonnance, soit par un 49-3, peut-être que les socialistes vous finiront par supplier de demander. Et bien c'est ce budget qui s'appliquera. Car, messieurs les socialistes et mesdames, vous n'avez pas censuré le budget.
Vous n'avez pas eu le courage du Rassemblement National pour censurer ce gouvernement avant qu'il dépose ce budget. Alors malgré cette vérité, malgré ce mensonge d'État, il faut bien dire, vous êtes assez spécialiste, que vous avez essayé de cacher, on a quand même vu encore les grands tabous. Grand tabou, c'est évidemment l'immigration, le tabou des tabous.
Encore 150 pauvres millions d'économies refusées cet après-midi par une alliance des gauches et de la lâcheté de PR qui s'est soumise et des pauvres cocus de LR qui encore, encore, ont dû subir une énième humiliation. Une énième humiliation. Deuxième tabou, les subventions aux énergies intermittentes. 10 milliards d'euros.
On ne peut rien faire, madame la ministre. Mais si, on peut laisser le pouvoir à Marine Le Pen et Jordan Bardella. Troisième tabou.
Troisième tabou. Troisième tabou. L'Union Européenne.
Et nous allons...
Il n'y a plus d'argent en France, sauf pour madame Vandeleurienne. Alors je n'ai pas pu le faire car j'étais rapporteur spécial du budget, mais je vais le faire ce soir. Ursula rend l'argent.
Quatrième tabou. Quatrième tabou. Quatrième tabou.
Le millefeuille territorial. Le millefeuille territorial. Le millefeuille territorial.
Le millefeuille territorial. Le millefeuille territorial. En fait, une forme de clientélisme.
Dès qu'on parle des collectivités territoriales, s'agitent des dizaines d'amendements alors que ces groupes LR, PS, YOT, ne déposent jamais d'amendements. Mais dès qu'on parle des gros billets pour les collectivités territoriales, alors tous les lobbies s'activent. Et là, pareil, il y a beaucoup d'argent, des centaines de millions d'argent pour le tabou du millefeuille territorial.
Autre tabou, il y est lié, le tabou de la bureaucratie. Autre forme de clientélisme où vous avez recasé à peu près tous les amis du pouvoir. Amis jamais élus, amis battus, amis qui ne seront jamais élus et on n'en veut pas d'ailleurs.
Mais toujours recasés avec les petits billets du pouvoir qui glissent, petits mots doux et gros billets, toujours payés par les Français. On a vu un nouveau tabou parce que celui-là, vous ne l'assumiez pas avant dans les médias, c'est le tabou de la lutte contre la fraude fiscale. Alors, c'est vrai que c'est difficile de faire campagne en disant qu'on va protéger la fraude fiscale.
Mais, vous l'avez avoué, vous l'avez tous avoué, en refusant d'appliquer, non pas une taxe, M. le Président de la Commission des Finances, je regrette que vous soyez tombés dans le panneau du gouvernement sur ce sujet, mais une méthode de calcul qui permette d'empêcher les multinationales de ne pas payer l'impôt comme les TPE-PME françaises. Comme les TPE-PME françaises.
Et alors, ce nouveau tabou a été soutenu par toute la presse oligarchique française qui, à force de mensonges répétés à court d'articles, de faux reportages, de fausses tribunes, ont prétendu que le Rassemblement National voulait augmenter les taxes. Nous n'avons jamais augmenté les taxes. Nous voulons la justice fiscale et nous voulons lutter contre la fraude fiscale comme nous voulons lutter contre la fraude sociale.
Il est hors de question de faire payer aux TPE-PME et aux ménages français les impôts de vos amis. Mais il est vrai que vous rendez toujours le service originel, à savoir l'oligarchie qui vous a fait élire. Donc, ce budget ne sera pas voté.
Personne ne votera ce budget, d'ailleurs, tant vous en avez honte. Mais il est temps de partir. Il est temps de partir.
Stop aux compromissions. Oui à la dissolution. Oui à Marine Le Pen.
Oui à Gérardin Mardella. Oui au Rassemblement National. Merci beaucoup, Monsieur le député.
Jean-Philippe Tanguy