Mea culpa de Jean-Luc Mélenchon sur le voile: Louis Aliot, vice-président du RN, réagit
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon a reconnu avoir changé d'avis sur le voile. Vous dites qu'il a fait un calcul politique ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas une forme d'essentialisation de réduire une population à une question ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Vous dites que Ségolène Royal est un agent d'Alger. Vous avez des preuves ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous parlez de manipulation électorale. Pourquoi cette cible des quartiers populaires ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Jordan Bardella est-il un poison lent pour Marine Le Pen ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous proposez 1225 milliards d'économies. Comment les financer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Louis AliotFait
« Jordan Bardella est le président du mouvement. Marine Le Pen est la candidate. »
- 8:00Louis AliotChiffre
« On a proposé 1225 milliards d'économies. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci d'être là et bonsoir à vous. Peut-être une première question d'actualité au sujet du voile. Jean-Luc Mélenchon, lui Alliot assume un revirement total.
Le leader de la France insoumise a reconnu hier avoir changé d'avis, évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique qu'il qualifiait à l'époque de signe de soumission patriarcale. Est-ce que vous dites oui ? Tout le monde a le droit d'évoluer ?
Oui mais au regard de la situation je pense que lui il a fait un simple calcul politique, c'est tout. Je pense qu'il est allé après le fameux rapport de Terranova à l'époque qui avait dit que la gauche devait changer un électorat ouvrier qu'il n'avait plus par un électorat, notamment de français d'origine émigrée. Il a totalement pris ce logiciel-là.
Et d'ailleurs, dans les campagnes électorales auxquelles nous participons, on peut voir que la France insoumise est le plus souvent, en train de faire campagne dans les quartiers à forte population d'origine immigrée qu'elle tente de, j'allais dire, manipuler d'une manière ou d'une autre. – Ce n'est pas une forme d'essentialisation ? – C'est un une population que de la réduire à une question ? – Oui, évidemment.
Mais c'est en plus une espèce de manipulation, puisqu'on voit bien que par rapport à l'antisémitisme, il y a évidemment une ambiguïté de de plus en plus évidentes et que LFI aujourd'hui porte un message qui est suivi par les plus radicaux dans ces quartiers-là et donc il est à la recherche d'une clientèle électorale. – Écoutons ces mots parce que c'est assez habile aussi par ailleurs de dire écoutez vous pouvez me renvoyer mes anciennes positions j'ai changé je l'assume. Jean-Luc Mélenchon.
J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient chacun fait comme il veut et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque et puis au terme de la discussion en plus c'était des gens souvent qui étaient de mon bord politiquement et et puis pas cruche, d'accord? Oui, non mais...
Il y a un voile, mais il y a quelque chose dessous. C'est un cerveau. J'ai été convaincu et j'ai changé d'avis.
Je me suis dit que j'avais fait une erreur Il y a quelques années, vous sembliez vous-même plus prudent sur la possibilité d'une interdiction totale dans l'espace public Aujourd'hui, vous épousez, si je puis dire, la proposition du RN et de Marine Le Pen. On peut évoluer aussi au co-RN ? Non.
Après, c'est une question de méthode. Mais cette affaire du voile, entre guillemets, ça fait longtemps qu'elle dure en France. Depuis Creil, 1989, je veux dire, ce n'est pas nouveau.
Et malheureusement, la France n'a pas pris les mesures pour éviter qu'on en arrive à la situation dans laquelle on est. Ce n'est pas que le voile, c'est l'ensemble d'une idéologie qui ne fait pas, qui fait référence à une religion mais qui n'est pas une religion. C'est-à-dire que dans nos propos, c'est pas attaquer l'islam en tant que tel ou attaquer les musulmans en tant que tel, c'est attaquer un projet politique qui est porté par un certain nombre de pays et une école de pensée, qui finance sous nos yeux un certain nombre d'actions positives, sportives, culturelles, etc.
C'est contre ça qu'il faut se battre. Et au milieu de tout cela, il y a le voile qui est en quelque sorte un signe politique et non pas religieux. D'ailleurs, notre loi, on a fait une loi sur l'islamisme.
Elle a 39 articles. L'article sur les des signes ostentatoires, entre guillemets. Ce n'est qu'un article et ça ne concerne pas la laïcité.
C'est sur le projet politique et notamment, puisqu'on en parle, les frères musulmans qui, je le rappelle, sont interdits aux Émirats en Arabes-Unis, en Égypte et dans quelques autres pays mais qui, en France, jouissent d'une bienveillance qui me paraît un peu suspecte. Je vous soumets deux réactions. Jean-François Copé estime qu'il est trop tard.
Et Ségolène Royal, peut-être là où vous pourriez réagir, estime que ce serait craquer en réalité une allumette sur un baril de poudre, en réalité que vous seriez responsable dans ce cas-là d'affrontements assez rugueux et durs dans le pays. Vous êtes prêt à une telle hypothèse dans le scénario où vous arriverez au pouvoir Tout ne se fait pas du jour au lendemain C'est d'abord l'interdiction dans les services publics, dans les universités Vous avancez en reculant Mais pas du tout, la loi sera votée et elle sera appliquée au fur et à mesure par cercle concentrique. Il y a aussi un outil diplomatique.
Madame Ségolène Royal, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Moi, je Je considère qu'elle est un agent d'Alger. Il faut savoir d'où elle parle.
Mais elle est plus souvent en train de défendre les positions de l'Algérie que les positions de la France. – Madame Raël, vous estimez aujourd'hui qu'elle est la ligne directe avec M. Tebboune en France Oui, oui.
Mais bien sûr. Vous avez des preuves ? Ce n'est pas rien de dire à un agent d'influence aujourd'hui dans le pays.
Il suffit de regarder ses déclarations systématiquement à la défense du pouvoir algérien, même dans ses pires décisions. Et si je prends M. Copé, il est l'archétype de cette droite à qui les Français ont fait confiance pour changer les choses et qui, une fois au pouvoir, ont fait strictement l'inverse de ce pourquoi ils ont été élus.
Et il se demande d'ailleurs aujourd'hui pourquoi ils sont à 7-8 % dans les sondages. Et bien précisément parce que lorsqu'ils ont été au pouvoir, ils n 'ont réglé aucune de ces situations que le peuple français veut que nous réglions, nous, et nous le ferons lorsque nous serons aux affaires. Je poserai la question tout à l'heure à Jean Jean-François Coppel, il sera notre invité à partir de 20h30.
Je m'étonne du procès qui est fait à Ségolène Royal parce que comme le procès vous a été fait sur la Russie, est-ce que vous n'êtes pas finalement tombé dans le même piège de vos anciens détracteurs – Non pas du tout parce que nous avec la Russie on n'avait pas de lien particulier, nous discutions avec le pouvoir russe comme eux d'ailleurs ont discuté tous les partis politiques et tous les chefs d'État français. Je rappelle l'amitié de Jacques Chirac pour M. Poutine.
Je rappelle que le premier président étranger qui est venu en France après l'élection de M. Macron, c'est M. Poutine.
Donc, il faut arrêter de faire croire qu'il y a les bons et les mauvais. Il y a l'intérêt supérieur du pays. Et quelquefois et souvent, l'intérêt supérieur du pays, c'est de discuter avec des gens avec lesquels nous n'avons rien à voir.
Comme l'Algérie ? Vous dites qu'on n'a rien à voir ? Oui, mais bien sûr qu'avec l'Algérie, il faudra discuter.
Mais on n'est pas obligé de se mettre à plat ventre systématiquement. Et notamment sur la mémorielle où madame ségolène royal et j'allais dire veut faire plus que ce que demande même l'algérie pour reconnaître la responsabilité de la france dans un certain nombre de choses que nous ne reconnaissons pas nous si je vous ai parlé de de la Russie, c'est qu'il y avait à l'époque une possibilité de financement. C'était une autre époque pour le Rassemblement national.
Il y a la question financière, il y a la question aussi des parrainages, évidemment, quand on s'engage dans une campagne présidentielle vous êtes d'une nature optimiste et confiante généralement vous l'avez été ce matin parlant déjà de assez de 400 voire 500 presque 500 à 400 signatures donc vous êtes près des je suis assez confiant puisque ce sont les nôtres. Oui, donc effectivement le calcul est plutôt facile à faire. Donc j'ai donné ce chiffre mais ce qui n'est pas normal c'est que des candidats sérieux ne puissent pas obtenir ces signatures et ce matin l'exemple a été donné de M.
Mélenchon qui en a que 200 et de M. Lysnard qui en a déjà 500. Ce système n'est pas un bon système parce qu'il permet par des calculs politiciens de faire pression sur les maires sans étiquette afin qu'ils ne signent pas pour les uns et pour – Vous avez encore aujourd'hui des maires sans étiquette qui sont sensibles à la pression faite par certains ?
Donc vous représentez toujours un épouvantail pour eux ? – Mais nous, on trouvera les signatures, je pense que même M. Mélenchon les trouvera, mais à la fin, un maire qui n'a pas d étiquette.
On lui dit de signer pour un candidat X, mais la population après lui demande des comptes et c'est ce système-là qui n'est pas le bon. Et je rappelle qu'à l'origine, les maires n'étaient pas le nom des maires n'étaient pas rendus publics et ce n'est qu'après que ce système-là a été mis en place. Ils doivent en tous les cas, s'ils le font pour votre parti, parrainer une candidate Marine Le Pen.
Que répondez-vous, lui Alliot, à ceux qui font référence en cette rentrée à un contexte de flottement, de différence, de divergence, de bisbis entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Je vous vois sourire. Jean-François Copé, encore lui, décidément, vous allez me dire, parle de Jordan Bardella comme d'un poison lent pour Marine Le Pen, une sorte de goutte à goutte qui finira finalement par affaiblir ce qu'on appelait un duo.
Oui, je ne crois pas. Le poison lent, ça a été M. Copé pour les LR.
Souvenez-vous déjà lors de l'élection interne au LR où ils avaient fait l'actualité et j j'allais dire la risée de l'ensemble des Français. Non, Jordan Bardella est le président du mouvement. Marine Le Pen est la candidate.
Le mouvement est au service de la candidate et évidemment, le programme et la parole sont dictées par la candidate. Et moi, je n'ai jamais entendu dire, je n'ai jamais vu, je n'ai jamais entendu Jordan Bardella aller à l'encontre de ce que disait Marine Le Pen, mais il peut y avoir des sensibilités et quelque fois des nuances dans la manière d'exprimer les choses. Ça s'est matérialisé, à mon avis, à tort d'ailleurs sur l'histoire de la retraite, mais on verra au cours de cette année que les positions sont beaucoup plus alignées que la presse veut bien le dire. – Difficile de confirmer que la position de M.
Bardella, qui a vu d'ailleurs son conseiller économique personnel partir, M. François Durvy, et vous dites aujourd'hui qu'il n'y a pas une feuille de papier de cigarette entre eux. On connaît les positions pro-business de M.
Bardella, il n'en a jamais fait mystère. Pourquoi ne pas au contraire parier sur deux possibilités, deux offres, deux sensibilités à la taille durée nationale ? – Mais est-ce que pour autant on est anti-business de notre côté de la structure du Front National ?
Ce n'est pas vrai. Il y a des nuances et dans ces nuances-là, vous avez des jeunes qui sont tournés plutôt vers les entreprises et d'autres plutôt vers l'économie réelles. Notre ami Jean-Philippe Tanguy fait partie de ces bons connaisseurs des mécanismes budgétaires et économiques.
Et vous avez d'autres leaders du Rassemblement National qui sont plutôt tournés vers l'entreprise. Moi qui suis fils d'artisan, je suis effectivement très attentif à l'avis des commerces, des artisans, de ceux qui font vivre l'économie française. Parce qu'on s'intéresse toujours aux grands groupes nationaux.
Tout le monde parle de Total, de ceci, de il y a aussi chez nous des gens qui veulent mettre en avant cette catégorie de la population dont je rappelle qu'ils sont les premiers employeurs de France contrairement aux grandes entreprises. Autre sujet, l'immigration lui a lieu au cœur des discussions entre Paris et Londres, entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique. Est-ce que vous croyez véritablement cette fois, après des mois, des années, véritablement de tensions parfois paroxystiques, à une entente, à une vraie coopération – Mais il faudrait, ce serait une bonne nouvelle pour une fois avec M.
Macron, mais tout ce qu'il a entrepris jusque-là ne s'est jamais matérialisé par une réussite. Mais nous souhaitons qu'il y ait des relations, des coopérations avec les pays qui font face à une immigration incontrôlée. Mais ce n'est pas valable que pour la Grande-Bretagne.
C'est aussi valable avec tous les pays qui nous envoient de l'immigration. Et moi, qui connais beaucoup de contacts en Afrique, beaucoup d africains demande à ce que ces relations sont suivies avec la France pour que précisément le développement économique de l'Afrique permette une baisse de cette pression migratoire. Parce que si nous continuons comme cela avec un continent africain qui souffre énormément et avec cette pression migratoire, effectivement on se retrouvera comme dans la situation de Ceouta en Espagne avec des vagues entières d'immigration et la situation de qui deviendra à la fois difficile et explosive à terme ce qu'elle commence à être il faut bien lire depuis une dizaine d'années.
Parlons-en, vous avez vu ces images de manifestations perlées un petit peu partout en Espagne pour soutenir, pour venir soutenir les Les habitants de Ceuta, rappelons qu'après la crise migratoire et cette vague dont vous venez de parler, il y a aujourd'hui 5 000 ou un peu plus de migrants qui sont restés dans cette petite enclave. Les habitants au micro de BFM et au micro des médias du monde entier, eh bien affichent leur mécontentement. Vous au pouvoir, que dites-vous aujourd'hui au gouvernement espagnol ?
C'est à lui de régler la situation. Eh oui, mais enfin, il y a Schengen, il y a l'Europe. Oui, mais justement, il est censé contrôler...
Il met un coup de canif à la crédibilité de Schengen, selon vous ? Il est censé contrôler les frontières à l'extérieur de l'Union. Soit il est capable de le faire, soit il n'est pas capable.
Si l'Espagne n'est pas capable de le faire, à ce moment-là, c'est à la France de rétablir ses frontières. J'entendais tout à l'heure dans votre débat un socialiste qui disait qu'on ne peut pas rétablir les frontières intérieures. Mais c'est faux, parce que ça l'a été, et notamment pendant le Covid.
Donc on voit bien — Ponctuellement, sur des crises exceptionnelles. Vous estimez que celles-ci laient ? — Celle-là est exceptionnelle à Ceuta.
Mais on peut bien se rendre compte que la carence du contrôle des frontières à l'extérieur de l'Union peut contribuer à des choses gravissimes à l'intérieur de l'Union et dans notre propre pays. Parce que, ne vous inquiétez pas, Mme Mabrouk, tous ceux qui rentreront en Espagne d'une manière ou d'une autre, à un moment donné, iront vers le système social le plus rémunérateur et le plus profitable pour eux, c'est-à-dire en l'occurrence la France. Et encore une fois, ce sont les Français qui paieront les pots cassés de la mauvaise politique à la fois européenne et espagnole.
Autre situation sur le front si je puis dire plus large avec Vladimir Poutine la directrice de la DGSI lui a lieu Céline Berton a quelques jours à alerter sur de possibles actions violentes sur notre sol ici même Frédéric Ancel, géopolitologue, affirme que celui qui pourrait critiquer une sorte de riposte graduée, notre riposte face à Poutine, il ferait état d'un esprit municois, c'est-à-dire interroger une riposte face à ce qui nous est opposé, cette guerre hybride, c'est être municois. Que répondez-vous à ce type de discours ? C'est la facilité, c'est le manichéisme qu'on connaît sur tous les sujets d'ailleurs.
Si vous êtes contre l immigration, vous êtes fasciste. Si vous mettez de la nuance dans les conflits internationaux, vous êtes au service soit de Trump, soit de Poutine, soit de je ne sais qui. Voilà, la France c'est devenu ça aussi, il n'y a plus de débat.
Et donc le problème c'est de remettre du débat. Mais quel est le débat sur cette situation ? Le débat c'est d'ailleurs de protéger nos intérêts.
Moi je ne suis pas suffisamment savant pour connaître le niveau de menace, mais je fais confiance à ce que me disent les états-majors des armées en nous disant que oui il y a une menace réelle et donc il faut prendre cette menace au sérieux. Et donc que ça vienne de la Russie ou que ça vienne d'ailleurs, le premier devoir d'un politique c'est de prendre en compte évidemment cette menace. — En l'occurrence, là, semble-t-il que ça vient de Russie.
C'est certain que ça vient de Russie. — Eh bien il faut la contester. Il faut user... — Avec quelle mesure très concrètement ?
On voit bien que l'Europe aujourd'hui se prépare. Mais on ne sait pas quelle peut-être cette gradation de la — Exactement. Ce qu'il faut éviter, c'est la guerre.
Parce que... — On n'y sommes pas déjà pour vous ? — On est en guerre, mais pas directement.
Moi, je ne veux pas que mes enfants soient demain engagés dans une troisième guerre mondiale. Ce que certains, d'ailleurs, évoquent aujourd'hui. Donc il faut tout faire pour l'empêcher et tout faire pour l'empêcher, c'est à la fois s'armer, se réarmer, se doter d'outils beaucoup plus performants pour assurer notre défense nationale.
Mais c'est, j'allais dire aussi, discuter. – Avec qui ? – Avec les pouvoirs qui nous menacent. – Monsieur Poutine ? – Et pourquoi vous ne voulez pas discuter avec monsieur Poutine ? – Je vous pose la question, je sais pas, je sais qu'il vient d'attaquer, semble-t-il, dans tous les cas selon l'enquête allemande de l'aéroport de l — On parle avec tous les pays du monde.
Dans tous ces pays du monde, beaucoup ne sont pas des démocraties. Quelques-uns sont même des régimes totalitaires. Et pourtant, nous discutons.
Eh bien moi, je préfère aujourd'hui faire de la diplomatie, même de la diplomatie offensive pour défendre nos intérêts en allant discuter avec ceux qui nous veulent du mal. Et puis arrêter de considérer que tout est blanc ou tout est noir, en fonction des intérêts de quelques-uns que nous ne maîtrisons pas. La France doit défendre son intérêt national d'abord.
Et je m'aperçois que son intérêt national d n'est pas quelquefois, j'allais dire, le même que l'intérêt d'autres nations d'Europe. Et c'est bien le problème que nous avons avec cette Union européenne. Parlons-en parce que là, en l'occurrence, c'est l'Allemagne qui est ciblée.
C'est la guerre hybride sur cet aéroport de Leipzig qui est un véritable hub logistique, donc ce drone explosif qui n'a pas finalement explosé, mais véritablement c'est une enquête qui a été menée par les Allemands. Donc l'Allemagne visait, la France se dit non, c'est d'abord mes intérêts à moi Non mais vous pouvez condamner, vous pouvez mettre en garde Ça ne mange pas de pain hein monsieur Oui non mais d'accord, vous voulez faire quoi ? Faire tuer des jeunes français pour aller défendre quoi ?
Je vous pose la question Eh bien écoutez, il faut observer de prêts, être attentifs, être même en alerte. Mais je ne pense pas qu'il faille se montrer entre guillemets plus allemands que les Allemands. Voilà, il faut soutenir l'Allemagne puisque c'est un membre fondateur de l Union et que nous sommes engagés par ailleurs avec l'Allemagne dans le couple franco-allemand, mais il faut aussi raison garder et savoir d'une manière graduelle la manière dont on porte le combat.
Mais qui a perdu la raison selon vous ? Est-ce que vous appelez à la raison, semble-t-il, à une forme de course ? La raison, je parle d'une guerre en Ukraine qui dure maintenant depuis 4 ans.
Alors on ne va pas nous suspecter, si vous voulez, de plutôt soutenir la Russie. On a condamné l'agression russe et la guerre que la Russie mène à l'Ukraine depuis 4 ans. J'ai moi-même, à Perpignan, reçu des réfugiés ukrainiens qui vivent encore dans ma propre ville.
Donc il n'y a pas de sujet là-dessus. Le sujet, c'est que cette guerre, elle a appauvri l'Europe. Elle a affaibli l'Europe et qu'on voit bien qu'on n'en sort pas et que d'autres pays qui pourtant sont dans les affaires du monde très influents se désintéressent de tout cela mais à leurs propres bénéfices et c'est bien le problème aussi.
Donc concrètement, vous au pouvoir, si M. Zelensky demande davantage d'argent, de financement, d'économie, de prêts justement, vous dites « ce n'est plus possible la France qui déjà vit à Créline a plus de crédit, on coupe le robinet ». Et on coupe le robinet.
On ne peut plus le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes pour défendre l'Ukraine. Moi, je veux bien. Mais qui paye tout ça ?
Qui paye cette guerre-là ? Il faut aussi savoir arrêter une guerre. – Mais qui ne sait pas l'arrêter, monsieur Lowe ?
C'est intéressant. Qui ne sait pas l'arrêter aujourd'hui ? – Je ne sais pas, moi je n'ai pas tous les éléments, mais il est évident qu'on a affaire à un pays, la Russie, qui ne fait aucun effort manifestement pour l'arrêter, mais qu'inversement, engagés avec l'Ukraine contre la Russie, un certain nombre de pays, dont la France, maintiennent une pression, mais une pression qui coûte cher.
Or, nous n'avons plus les moyens. Parlons-en, c'est une conséquence concrète sur notre facture du pouvoir d'achat, d'électricité. Les candidats prétendant à l'Elysée redoublent de propositions.
Comment on fait pour avoir autant de propositions, y compris du côté du Rassemblement national quand il n'y a plus rien dans les poches ? Ça dépend si vous faites de l'économie subventionnée ou si vous faites des économies. On a proposé 1225 milliards d'économies.
On a proposé de revenir, c'était le débat précédent sur le fameux système européen de l'énergie qui a torpillé littéralement le prix de l'énergie en France. Et d'ailleurs, beaucoup de petits commerçants, de petites entreprises sont directement en difficulté parce que le coût de l'énergie est trop cher. Pourquoi continue-t-on à favoriser ce système-là alors que, par exemple, on vous l'a expliqué tout à l'heure... — Pourquoi, selon vous ? — Mais c'est bien le problème.
On n'en sait rien. — Vous devez avoir un début d'élément de réponse si vous posez la question. — Non mais écoutez...
Pour jouer bêtement l'Europe, l'Europe, l'Europe. — Là, vous faites de la naïveté ou fausse naïveté ? — Pas du tout.
Mais écoutez...
Qu'est-ce qui fait qu'un président de la République et un gouvernement aillent à ce point contre l'intérêt de son propre pays dans les affaires intérieurs et notamment le pouvoir d'achat et l'économie de chaque Français les plus modestes d'entre eux ? Ça, c'est une véritable interrogation. — Contre les intérêts, vous dites ? — Contre les intérêts de chacun.
Moi, je vois des gens ouvriers, artistes, artisans, les gens du peuple qui souffrent aujourd'hui, qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois parce que ce système-là aujourd'hui ne permet pas, par exemple, de baisser le prix de l essence de 50 centimes d'euros. Moi, chez moi, à Perpignan, les gens, beaucoup vont faire le plaid en Espagne. C'est 50 à 70 centimes d'euros moins cher.
Alors on se demande pourquoi l'Espagne oui et nous non. Voilà, ça c'est une vraie question. Et elle sera au cœur évidemment notamment de cette campagne présidentielle.
Merci Luallio d'avoir été notre invité maire rassemblement national de Perpignan.
Louis Aliot