Nicolas Dupont-Aignan sur LCI - En toute franchise (05/09/2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 42 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteÉludée
Le mouvement contre le pass sanitaire a-t-il fait long feu ?
- 0:26RelanceRéponse directe
Ces chiffres de manifestants sont-ils contestables ?
- 2:07RelanceRéponse directe
Êtes-vous à contre-temps sur la mobilisation ?
- 3:04RelanceRéponse partielle
Vous parlez des antipasses, mais les Français jugent majoritairement égoïstes ceux qui manifestent.
- 4:41FerméeRéponse directe
Quel pays a supprimé le pass sanitaire ?
- 5:51RelanceRéponse directe
Le vaccin protège-t-il des formes graves ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06Invité politiqueChiffre
« En toute franchise ce soir, hier, nouvelle journée de mobilisation en France, mais mobilisation en baisse, 141 655 manifestants. »
- 0:16Invité politiqueChiffre
« On était à 160 000 personnes, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. »
- 2:13Invité politiqueChiffre
« Ils se vaccinent par centaines de milliers. »
- 2:23Invité politiqueChiffre
« Sondage Odoxa pour le Figaro, 67% des Français approuvent le pass. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« 57% estiment que le mouvement n'est pas justifié. »
- 2:33Invité politiqueChiffre
« 6 Français sur 10 pensent que les antipasses sont des égoïstes. »
- 2:37Invité politiqueChiffre
« 61% qui considèrent comme des inconscients, je cite, qui mettent en danger la santé de tous. »
- 3:43PrésentateurFait
« Le Danemark vient de tout supprimer. L'Angleterre. »
- 4:53Invité politiqueFait
« Ils ont beaucoup vacciné. Raison pour laquelle aujourd'hui, ils décident de le lever. »
- 5:45PrésentateurFait
« Toutes les études américaines, israéliennes, montrent que vous pouvez être vacciné et transmettre. »
- 7:27Invité politiqueFait
« Bruno Le Maire dit que le pass sanitaire n'a pas d'impact sur l'activité économique du pays. »
- 7:42Invité politiqueFait
« Il y a effectivement de nombreux secteurs qui souffrent. »
- 9:19PrésentateurChiffre
« En Israël, il y a 26% de la population qui a déjà une troisième dose. »
- 12:24Invité politiqueFait
« Vous aviez tweeté Didier Raoult a sauvé des vies en soignant précocement les malades. »
- 20:14PrésentateurPromesse
« En 2022, je proposerai un 13e mois automatique. »
- 20:39PrésentateurFait
« Je ferai ces économies de 20 milliards en mettant fin au scandale des cartes vitales, des fausses cartes vitales. »
- 30:49PrésentateurPromesse
« J'ai proposé qu'on exonère de droits de succession 0% de droits de succession à la résidence principale. »
- 33:20PrésentateurFait
« on a fait suivre des sondages depuis 30 ans et on voit l'État de la France »
- 34:26PrésentateurChiffre
« 80% des Français veulent changer »
- 34:32PrésentateurFait
« si on retrouve Le Pen-Macron, on aura Macron »
- 35:32PrésentateurChiffre
« Il y a 20 millions de Français qui vivent en dehors des villes, et des grandes villes plutôt, qui sont abandonnées »
- 35:47PrésentateurFait
« comment on fait du haut débit, comment on met le téléphone »
- 37:00PrésentateurFait
« Emmanuel Macron a été installé au pouvoir par des puissances d'argent, des intérêts »
- 39:27PrésentateurFait
« au concours de mathématiques du CAPES, on recrute des enseignants à 5 de moyenne »
Temps de parole
- Présentateur64 %
- Nicolas Dupont-Aignan26 %
- ?11 %
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Bonsoir
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonsoir Madame.
Merci d'être notre invité. En toute franchise ce soir, hier, nouvelle journée de mobilisation en France, mais mobilisation en baisse, 141 655 manifestants. C'est moins que la semaine précédente. On était à 160 000 personnes, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Le mouvement a-t-il fait long feu
? Je
ne crois pas. D'abord, ces chiffres sont très particuliers, disons.
Vous les remettez en question ?
Oui,
bien sûr, puisqu'il y a 250 manifestations dans toutes les villes de France. Et je ne vois pas d'ailleurs comment on arrive à un chiffre aussi précis, à l'unité près. Bref, qu'importe. Ce que je crois important, c'est de bien expliquer aux Français pourquoi il
y
a ces manifestations. Contre le pass sanitaire, pas obligatoirement contre le vaccin. J'ai été surpris hier à Paris, beaucoup de gens vaccinés qui manifestaient, parce qu'ils disaient pourquoi nous aussi on va devoir maintenant la troisième dose, et puis pourquoi pas une quatrième. En un mot, est-ce que c'est raisonnable, dans notre pays, d'avoir cet instrument bureaucratique, numérique, partiel, puisque si vous allez dans le métro,
il
n
'y a
pas de pass, si vous êtes en restaurant d'entreprise, il n
'y a
pas de pass, et donc complètement aberrant sur le plan sanitaire. Complètement aberrant. Encore une fois, c'est une atteinte à nos libertés,
et
c'est incohérent. Et moi, je dénonce ce pass parce que je crois que nos gendarmes, nos policiers, ont mieux à faire. Je préfère qu'ils aillent s'attaquer au trafic en drogue, plutôt que de multiplier les contrôles sur
les honnêtes gens. Ça, c'était pour
l'introduction, Nicolas Dupont-Aignan. Vous avez déjà évoqué pas mal de sujets. On a le temps, donc on va le prendre, et on va prendre les choses les unes après les autres. Mais donc, pour vous, il n
'y a
pas de tassement de la mobilisation en
France
aujourd
'hui ? Je
pense qu'au contraire, d'avoir autant de gens,
de
tout milieu, de tout horizon, beaucoup de médecins, beaucoup de médecins que j'ai rencontrés en province, à Paris, autant de gens en plein mois d'août, puis à la rentrée de septembre, cela veut dire que, vous savez, en tout cas pour moi, je réclame qu'on unisse les Français au lieu de les diviser.
Et ce pas s'ils divisent les Français. C'est absurde. Mais est-ce
que vous n'êtes pas à contre-temps ? Parce que vous, vous parlez des mobilisations, mais pendant ce temps-là, les Français vaccinés, il y en a toujours plus. Ils se vaccinent par centaines de milliers.
On
est à 67% de Français qui ont un schéma vaccinal complet. Ils sont 72% à avoir reçu au moins une dose parallèlement à ça. Les sondages montrent
que,
sondage Odoxa pour le Figaro, 67% des Français approuvent le pass. 57% estiment que le mouvement n'est pas justifié. 6 Français sur 10 pensent que les antipasses sont des égoïstes. Je rajoute même qu'ils sont 61% qui considèrent comme des inconscients, je cite, qui mettent en danger la santé de tous. Il y a peut-être des mobilisations encore aujourd'hui, mais il y a toujours plus de personnes vaccinées et des Français opposés à
ce mouvement. Madame,
le mouvement contre le pass n'est pas un mouvement contre le vaccin.
C
'est un mouvement pour une société de liberté. Et je dis aux Français
qui
se font avoir par la propagande, matin, midi et soir,
je
leur dis...
Vous parlez bien de Français qui sont antipasses. Ils trouvent que les antipasses qui sont pro-pass, les Français jugent
égoïstes
en majorité,
ceux qui manifestent contre
le pass. Parce que vous savez, dans la vie politique, on ne se décide pas en fonction des sondages, en tout cas pas moi. Je me décide en fonction d'une idée que j
'ai
de mon pays.
Et
mon pays,
c
'est un pays de liberté. Ce n'est pas un pays où on fait de la ségrégation. Ce n
'est
pas un pays où pour aller manger une glace, on demande un laisser-passer. Ce n
'est
pas un pays
qui,
pour aller se soigner à l'hôpital, demande cette usine à gaz.
Ce
n'est pas
acceptable sur le front.
Il y a des millions de Français qui se sont vaccinés, et pas tous en raison de la contrainte. Il y a par ailleurs des Français qui se disent toujours en faveur du pass sanitaire. Ils n'ont rien compris.
Eh bien, je dis qu'ils sont trompés par le pouvoir. Car ils sont trompés sur deux points fondamentaux. Ce pass sanitaire, d'abord, c'est l'instrument d'une mise en laisse des Français, notamment les vaccinés aussi, par une société numérique. J'estime qu'on doit rester libre dans notre pays. Et je préférais, si je peux finir ma phrase, qu'on contrôle les délinquants, les terroristes qui sortent de prison, qui ne sont pas contrôlés. Je préférais qu'on s'attaque aux gens malhonnêtes et qu'on arrête cette société de surveillance. Vous êtes
anti-vax ?
Non, je ne
vous
parle pas du vaccin. Mais vous n'êtes pas anti-vax ? Je
n'ai
jamais été anti-vax. En revanche, je
vais
vous répondre. Donc vous êtes vacciné ? Ça ne vous regarde pas. Je suis pour le secret médical. Là aussi, cette société de la surveillance permanente. Je vais revenir sur autre chose. Le pass sanitaire, pourquoi il est absurde et qu'il a d'ailleurs été supprimé dans beaucoup de pays ?
Quel pays ?
Le Danemark vient
de tout supprimer. L'Angleterre. Non, Nicolas
Dupont-Aignan.
L
'Angleterre. Arrête le pass parce que le Danemark a été l'un des premiers pays à
mettre en passe le pass
sanitaire depuis plus longtemps. Il a vu
que ça ne marchait pas. Non, c'est
justement parce qu'ils ont atteint un certain nombre de vaccinés.
Ils
ont beaucoup vacciné. Raison pour laquelle aujourd'hui, ils décident de le lever.
On va vous mélanger toujours le débat sur le vaccination et le pass. On peut être vacciné. Il y avait beaucoup de vaccinés dans la manifestation et ne pas vouloir qu'on nous contrôle matin,
midi et soir. Le
pass a poussé le Danemark à se vacciner en masse, ce qui permet
aujourd'hui au Danemark de
mettre fin à ce pass.
Je vais vous y répondre après. L'autre aberration évidente, et que les professeurs commencent à comprendre, c'est que vous pouvez être vacciné et transmettre. Or, quelle était l'utilité du pass
?
J'ai été hostile sur un plan des libertés publiques, mais il pouvait y avoir une utilité sanitaire. On nous disait,
si
vous êtes vacciné, vous pouvez aller dans un TGV, vous pouvez aller à une terrasse de café, vous n'allez pas contaminer l'autre. Or, aujourd'hui, toutes les études américaines, israéliennes, montrent que vous pouvez être vacciné et transmettre. Et donc le pass est une aberration scientifique.
Le vaccin
continue de
protéger contre les formes graves. Mais
on va en parler, oui.
Les formes graves
individuelles, mais pas collectives.
Le pass n'a pas d'utilité. Le pass n'a pas d'utilité. Dans un milieu
sans provoquer de formes
graves. Non, excusez-moi, le pass.
Vous
pouvez prendre un TGV, et c'est là où le ministre de la Santé a commis une erreur tragique. Puisqu'il a dit, si vous êtes vacciné et que vous avez le pass, vous pouvez enlever votre masque. Folie. Parce qu'aujourd'hui, on s'aperçoit aux Etats-Unis et en Israël, pays de la vaccination, que jamais il n
'y a
eu autant de cas de Covid. Donc il faut mettre plus de
restrictions,
il faut mettre plus le masque en intérieur. En fait, ce que dit le Conseil scientifique,
c
'est en effet, attention, le pass sanitaire pousse au relâchement parce que les gens pensent qu
'ils
sont protégés, alors qu'ils ne sont que partiellement.
Vous le reconnaissez, je vous en remercie. Donc le pass sanitaire est inutile.
Non seulement il y
a
le pass, mais en plus, il va falloir un peu plus de mesures en plus parce qu
'effectivement,
ce
n'est pas une baguette magique à 100%.
Le pass n'a aucun sens pour deux raisons. Un, il induit en erreur, puisqu'on peut être vacciné et transmettre. Deux, il ne s'applique d'ailleurs pas dans les lieux où il
y
a le plus de transmission.
On fait quoi alors du coup, face
à un variant qui est plus
agressif ?
Mais c
'est faux. Sans pass sanitaire,
on ne fait pas. Mais écoutez,
il y a combien de cas en France ? Les cas diminuent.
Il
n'y
a
pas besoin de pass sanitaire en
France. C
'est notamment grâce à la vaccination ?
Pas obligatoirement. La vaccination, alors on va reprendre sur la vaccination. Sur le pass sanitaire, c'est une hérésie. Et je le maintiens et je le combattrai jusqu'à son retrait. Il complique la vie des enfants, des familles. Il empêche les soins. Il détruit l'économie. Le MEDEF a demandé la suppression de ce pass. Le MEDEF a demandé la suppression
de ce pass. Dans les centres commerciaux, il a été enlevé. Bruno Le Maire dit que le pass
sanitaire n'a pas d'impact sur l'activité économique du pays. Et comme j
'ai
regardé ce que vous avez tweeté sur la remise en question de ces faits, vous dites qu'il est contre-productif économiquement
sur le pass
sanitaire. Donc voilà ce que dit Bruno Le Maire. Et j'ai regardé quelques articles qui disent qu'il y a effectivement de nombreux secteurs qui souffrent, qui lèvent le doigt en disant qu
'on
souffre. Mais la plupart des experts disent qu
'il
est beaucoup trop tôt pour dire si c'est mauvais pour l'économie ou si ça n
'a
pas plus d'impact
que ça.
C'est mauvais pour nos libertés. C'est mauvais pour la cohésion. C'est inutile sur le plan sanitaire. Et c'est très mauvais pour l'économie. Mais on va continuer combien de temps ? Cette société bureaucratique de folie ? Franchement. En revanche, sur la vaccination, parlons-en. Et je veux vous répondre. J'ai toujours été clair. La vaccination, pour moi, doit être faite à bon escient avec son médecin traitant en fonction de ses fragilités et de son âge. Et en revanche, j'ose le dire, même si ce n'est pas populaire, la vaccination des moins de 40 ans et des enfants et des jeunes, je me battrai contre et je me bats contre parce que c'est une hérésie sur le plan scientifique. Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas de mort du Covid en dessous de 20 ans.
Il
n
'y
en a pas. Il y en a eu moins de 15. Et vous le savez très bien.
Mais
ça limite la circulation.
Et non. Et malheureusement, le docteur Fossi, le grand spécialiste américain, vient de le dire, ça peut limiter l'infection chez les personnes vaccinées, mais pas la transmission. Et
on a Israël. Ça limite les formes graves. Mais on a Israël.
On nous a rebattu les
oreilles avec Israël.
Ça
limite
les formes graves.
Oui.
Et là-dessus, c'est pourquoi je le recommandais
pour
les personnes fragiles. Je ne suis pas un anti-vaccin. Je demande simplement que dans cette crise du Covid, on arrête
d
'un côté les bons, de l'autre les méchants. Israël, qui est le pays qui a le plus vacciné au monde. Il y
a
un très bon article dans Les Echos, un journal qui m'est favorable, d'un professeur, d'un virologue. Israël, qui a le plus vacciné, a aujourd'hui 4 fois plus de cas par habitant
qu'en France.
30 morts par jour.
Et
en Israël,
il
y a 26% de la population qui a déjà une troisième dose.
Mais jusqu'où allons-nous aller dans la folie ? Nicolas
Dupont-Aignan, pour préparer cette émission,
ce que vous
disiez sur les réseaux sociaux, vous parlez
d
'Israël, vous avez tweeté très récemment. Vous dites plusieurs choses. Vous dites déjà « silence radio » dans nos médias sur la reprise
d
'épidémique en Israël. Alors déjà, on en a beaucoup parlé, en tout cas sur Cent Antennes.
C'est vrai, il y a eu d'ailleurs l'interview du professeur
Cohen chez David Pujadas,
qui
a été très
intéressante, puisqu'il a dit exactement
ce que je dis. On
en a beaucoup parlé.
Ça m'a
réjoui.
Alors, il s'est propagé le variant Delta, mais c'est vrai qu'il est plus agressif que le variant précédent. Et puis, Israël aussi, un sujet, c'est qu'ils ont atteint aussi une forme de plafond dans la vaccination, même si ça a commencé très fort. Il note qu'il
y a
une partie de la population qui résiste, et donc qui permet la circulation du virus. Je vous mets juste sur la table les arguments de ceux
qui répondent point
par point
à ce que vous avancez par les cas. J'ai compris, mais c'est
intéressant. Je vais vous dire, je ne suis pas anti-vaccin. Je dis que pour lutter contre le Covid, on s'aperçoit que les pays qui n'ont misé que sur un élément, comme le vaccin, comme Israël, et bien finalement ont un retour de bâton terrible. Ce que je demande et ce que j'ai proposé de manière cohérente à l'appui de grands scientifiques depuis le début de cette crise, c'est la vaccination à bon escient pour les gens fragiles qui risquent de mourir du Covid pour éviter des formes graves, pas pour les jeunes qui ne meurent pas du Covid et qui doivent développer leur système immunitaire, qui est beaucoup plus protecteur que
n'importe
quel vaccin. Ils
font parfois des formes graves.
Si,
il y a des cas de diabète et d'obésité, bien évidemment. Et là, le vaccin se mérite. Deuxièmement, j'ai demandé qu'on augmente le nombre de lits car le problème de la santé publique en France, vous le savez, c'est qu'on continue à fermer des lits. On continue en ce moment. Alors même qu'il y
a
des problèmes en matière de cancérologie, en matière d'arrêt cardiaque et qu'il
y a
un manque de lits de réanimation dans notre pays, rien n'est fait depuis deux ans pour augmenter le nombre de lits. Rien. C'est un scandale absolu. Dernier point, et j'en finis là-dessus. J'ai proposé que l'on ait une vraie politique de séquençage
des
virus pour avoir les variants, de tests, ce qui a été fait avec beaucoup de retard, et ensuite de soins précoces. Enfin, l'Institut Pasteur, enfin l'Institut Pasteur, des grands professeurs en Israël aux États-Unis reconnaissent que l'ivermectine permet, prie précocement, d'éviter la réanimation, c'est-à-dire la dérive de malades. Mais quand dans notre pays allons-nous accepter d'avoir, je dirais, plusieurs cordes à un arc ? Quand allons-nous sortir de cette pensée officielle qui veut qu'à aucun moment on ne parle des traitements ? À aucun moment. Heureusement, il
y
a des milliers de médecins libéraux qui défendent la liberté de prescrire et qui soignent et qui évitent des morts tous les jours. Et je regrette dans notre pays
qu'on ait le choix
entre le doliprane et la réanimation. Je le regrette profondément. Et je peux vous dire qu
'un jour, il y aura un bilan de fait tout ça.
Alors, vous avez tenu des propos. On va y revenir. Jérôme Marti, président de
l
'Union française pour une médecine libre, il a annoncé qu'il comptait porter plainte contre vous.
J'attends la plainte avec impatience. J
'allais vous demander s
'il y avait des nouvelles. Elle n'est toujours pas venue et je l'attends avec impatience. Il y a un bilan qui
s'était associé à cette démarche puisque, on va appeler ça le dossier Didier Raoult, vous aviez tweeté Didier Raoult a sauvé des vies en soignant précocement les malades.
Il
est viré. Les autres
ont
des milliers de morts sur la conscience en les confinant chez eux avec du doliprane et ils pavanent dans les médias. D
'ailleurs, je n'ai pas compris.
Vous ne regrettez pas ces
propos. Je les
assume
à 100%.
Comment pouvez-vous dire et qu
'est
-ce qui vous permet de dire que ces médecins ont des milliers de morts
sur la conscience
? Alors d'abord, deux choses. J'assume ce propos à 100%
et
je persiste et je signe.
Et
je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi le docteur Marti s'est senti visé. Peut-être parce que c'est lui
qui demandait sur... C'est un grand nombre de professionnels.
Ils sont 50 professionnels associés à la base de
cette démarche. Vous savez, madame, j'ai reçu des centaines de
témoignages de médecins.
Accusés d'avoir des milliers de morts sur la
conscience.
Oui, parce que j'ai reçu, madame, des centaines de témoignages de médecins
de
toute la France et même d'outre-mer qui m
'ont
dit, monsieur Dupont-Aignan, enfin un homme politique qui ose dire les choses. Est-ce que vous réalisez que dans notre pays, madame, l'un des plus grands scientifiques
mondiales qui
est connu dans le monde entier,
un
des meilleurs, est viré, viré, c'est-à-dire qu
'on
ne lui prolonge pas ses droits à la retraite alors que la plupart des professeurs de médecine en France, s'ils le demandent, se voient prolongés pour pouvoir continuer à apporter leur science. Le professeur Raoult qui a soigné, qui a sauvé des vies et viré comme un mal propre et des médecins qui ont laissé crever des gens avec du doliprane alors qu'il y avait des médicaments...
Ils
ont
laissé crever des gens
avec des doliprane ? Oui, madame,
et j'en ai connu. Et s'ils avaient été soignés, ils seraient en vie.
Mais c'est quoi avec du doliprane ?
Eh bien, vous savez encore, aujourd'hui, madame, aujourd'hui, est-ce que vous savez ? J'ai encore eu un maire,
une
maire qui me parraine dans un coin de France, qui m'appelle et qui me dit « j'ai le Covid, j'ai le Covid, eh bien on me dit surtout venez pas me voir, restez chez vous, assurance maladie, doliprane, et revenez, et si ça s'aggrave, vous appelez un médecin. » Mais enfin, dans quel pays vivons-nous après un an et demi de recul ? Je dis, je persiste et je signe qu'il
y a
des milliers de médecins qui soignent. Je ne dis pas qu'il
y a
des médicaments miracles, je ne l'ai jamais dit. J'ai dit qu'heureusement qu'il y avait le professeur Raoult, heureusement qu'il
y a
l'ivermectine, heureusement qu'il
y a
l'ésithromycine, heureusement qu'il y a beaucoup de médecins qui soignent.
Sur l'ivermectine,
on
ne peut pas y passer
beaucoup
de temps, mais il n'y a pas encore de
décision
absolue. Il y a eu 16 études
randomisées,
l'Institut Pasteur, le monde entier. L'Institut Pasteur, l
'efficacité pour le moment montrée sur des hamsters, et
vous savez pourquoi, Madame ?
Parce que le ministre de la Santé en France refuse de lancer des études. Et que ça fait un an et demi que des plus grands spécialistes, dont un prix Nobel, demandent qu'il y
ait
des études sur l'ivermectine en France. Mais heureusement, il y en a dans d'autres pays.
Alors Nicolas Dupont-Aignan, les propos que vous avez tenus
sur les médecins... Je les assume, et j'ai des
milliers de médecins qui me soutiennent.
Il n
'y
aura pas
douté des réactions à suivre, puisque
vous
renouvelez ces propos.
Il y a eu une menace
de plainte à l'issue de ces
mots sur Twitter. Eh bien très bien, et je vais vous dire une chose, Madame. On
est encore dans un pays de liberté. Et je suis d'ailleurs surpris que quand on dit un propos qui ne convient pas à un monsieur, soit-il médecin, immédiatement, je vais porter plainte, mais on n'est pas en Union soviétique. Est-ce qu'on a encore le droit de parler dans notre pays ? Est-ce qu'on a encore le droit de penser librement ?
Mais le débat sera tranché.
Mais il n'a pas à être tranché par
un juge. Il a à être tranché par les Français.
Ils
estimeront, si on peut dire, de médecins
qui ont des
milliers
de
morts sur la conscience, dans une crise sanitaire. Mais écoutez, ce qui est extravagant, c'est qu'on devient dans un pays,
et
c'est ça qui est le plus grave, je vais vous dire. Moi, je retiens, j'ai beaucoup regardé la télévision en vacances, parce que quand on est en vacances, on n'est pas au travail, on regarde un peu la télévision. Et il y a une phrase qui m'a impressionné, vous ne l'avez pas dit aujourd'hui, et je crois que vous ne l'aviez jamais dite.
J
'ai entendu beaucoup de vos confrères dire
cette
phrase incroyable. Je ne peux pas vous laisser dire ça.
J
'ai vu plusieurs hommes politiques, chercheurs, et à chaque fois, tout à coup, je ne peux pas vous laisser dire ça. Mais on est dans un pays de liberté.
Et j'estime qu'on doit pouvoir parler. Mais j'assume toutes les conséquences de mes paroles. Nicolas
Dupont-Aignan,
est-ce que... Heureusement,
je ne
suis
pas un pleutre. D'ailleurs, je remarque que les grands intellectuels,
les
grands intellectuels,
ils
sont passés où, là
? Qui
nous défendent, qui sortent faire des manifestations, des pétitions, quand il
y
a la moindre atteinte à la liberté d'un terroriste. Ils ont disparu. Les syndicalistes, alors qu'on est en train de licencier des gens qui
refusent la vaccination obligatoire... La CGT Santé
appelle à se mobiliser
au 14 septembre.
On
n'a pas entendu
le responsable de la CFDT, on n'a pas entendu les grands syndicalistes.
Et les hommes politiques, ils sont passés où ? Nicolas Dupont
-Aignan, est-ce que vous espérez profiter de la situation ? Comment
pouvez-vous dire ça ? Vous
espérez profiter de cette séquence
comme d'une tribune politique.
Vous avez vu tous les articles qui fleurissent avec cette question comment les souverainistes espèrent profiter de
la séquence. Mais quelle horreur ! Mais
madame...
Pour vous,
pas de bénéfice politique à tirer de cette séquence. Mais aucun bénéfice,
aucun de quoi le pays est face à une épidémie. Nous avons un des taux de mortalité les plus élevés. On a encore 100 morts par jour.
Est
-ce que vous croyez que ça en matière à calcul politique ? Ceux qui se taisent sont peut-être des calculs
politiques, madame. Je vous ai lu, vous avez dit,
interrogez déjà dans ce sens-là, vous avez dit, moi je vais manifester en français libre, pas en candidat.
Oui, en
français libre,
parce que c'est un
cas de conscience pour moi.
Si demain, un autre candidat à l'élection présidentielle allait dans une manifestation, qui vous, d'ailleurs, peut-être vous déplairait,
ou... Et alors il a le droit de faire ce...
Et qu'il disait, mais non, non, mais attendez, moi je ne
suis
pas là en candidat, j'y suis juste en citoyen libre, entre nous.
Mais j'y suis aussi en tant que
candidat, bien sûr. On nous regarde un peu, je vous l'accorde.
Mais vous diriez, mais non, mais bien sûr, cet homme est en tant que candidat dans les manifestations.
Madame,
je n'ai qu'à perdre à donner mes convictions profondes. Je n'ai qu'à perdre à dire qu'on ne vaccine pas un gamin de 15 ans en France aujourd'hui avec un vaccin qui a peu de recul, alors qu'il n
'a
pas de bénéfice grave. Je n
'ai
qu'à perdre politiquement. Et je le fais
parce
que j'ai toujours, au moins, vous pouvez le reconnaître, dans ma vie politique, fait passer mes convictions profondes avant tout calcul politique. C'est ce qui change de beaucoup. Et je regrette que dans notre pays, la parole libre disparaisse peu
à peu.
Est-ce que vous attendez à ce que ce mouvement prenne de l'ampleur et une autre forme, pour
être clair,
l'émergence, réémergence des Gilets jaunes,
avec une
agrégation de
colère sociale
et d'autres dossiers qu'on dit tendu de la rentrée
?
Je vais vous dire, madame. Le pays subit une crise sanitaire, économique grave. Beaucoup de gens ne savent pas comment finir les fins de mois. Nos PME ont un mur de dette. Et j'aimerais qu
'on
ne parle pas que du Covid, parce qu'il y a tout le reste. Nos PME ont un mur de dette devant elle. Il y a des problèmes d'insécurité, de trafic de drogue, d'immigration non résolue terrible.
On
a une élection absolument vitale dans sept mois.
Moi,
je n
'ai
qu'un objectif. C'est présenter aux Français les moyens de s'en sortir. Et ce qui m'intéresse, c'est qu'on ait des hommes politiques qui aient de la chair, qui aient des convictions, et qu'on ait un vrai débat. Parce que dans sept mois, ce sera trop tard. J
'ai un premier exemple. Et on risque
d'avoir Macron réélu pour cinq ans, ce qui serait le plus grand
malheur
qui puisse s'abattre sur le
pays.
On va ouvrir un bon volet politique.
Si on peut sortir du Covid, parce qu'il y en a beaucoup. Alors justement,
pour avancer sur un dossier qui semble vraiment monter dans la perspective de 2022, on parle d'économie, la hausse des salaires. Bruno Le Maire se dit pour, Valérie Pécresse se dit pour. Geoffroy Roux de Bézieux, pour le Pécresse, promet des augmentations assez significatives. Alors ils ont tous leurs solutions qui souvent divergent. Hausse des salaires pour les
Français, pour
faire face par exemple à la pénurie de main d'oeuvre, on y va ?
Je l'ai proposé en 2017. J'étais le seul à l'époque à proposer la hausse du salaire net de 10%
avec, sans
peser sur les entreprises, les charges des entreprises, en baissant les cotisations sociales salariales. Je suis ravi que Mme Pécresse reprenne ma proposition. Et je l'ai affinée. Et j'ai trouvé que même 10%, c'était peut-être un peu trop dans la mesure où il fallait pouvoir le financer. Et en 2022, je proposerai un 13e mois
automatique. C
'était à 8%. Parce que ça me paraît plus réaliste, 8%.
Et
qui sera gagé, attention, parce qu'il ne
faut
pas distribuer l'argent comme ça, parce que les élections arrivent, qui sera gagé par 20 milliards
de
suppression de cotisations salariales, c'est-à-dire ce que vous payez sur votre feuille de paie entre le brut et le net.
Et
je ferai ces économies de 20 milliards en mettant fin au scandale des cartes vitales, des fausses cartes vitales, au scandale de l'immigration et des aides sociales, et au scandale de l'Union européenne qui nous prend de plus en plus de l'argent. Et j'ai chiffré tout cela,
parce
qu'il faut être précis. Et début octobre, je sors un livre qui présentera,
non
pas des promesses,
mais
comment on va les mettre en œuvre. Parce que les Français ne croient plus
les promesses. Ils veulent savoir
comment on va faire.
Si
on prend un autre exemple concret de comment on avance dans cette campagne, Emmanuel Macron était à Marseille, ça n'a échappé à personne pendant trois jours cette semaine, est-ce que c'est une bonne chose d'y aller ? Mais si on va plus loin dans la question sur la sécurité, des mots, c'est une politique de harcèlement des trafics qu'il nous faut conduire, dit le Président. Il
y
a les mots, il
y
a les chiffres. Un nouvel hôtel de police, 8 millions pour équiper des policiers, des nouveaux groupes d'enquêteurs, des caméras, etc. Est-ce que vous dites, bon, dont acte, prise de conscience du Président, il va sur place, il met les mains dans le cambouis, il annonce des chiffres,
il dit
des mots ?
Je dis que cette séquence de cinéma, de grand cinéma, ne trompera personne pour deux raisons.
La
première, c'est que pourquoi il n
'a
pas fait ça depuis quatre ans et demi ? J'étais à Marseille il
y
a un an, j'ai visité des commissariats, une grande misère, on a alerté les élus marseillais depuis des années. Donc, premier point, mais à la rigueur, vous pourriez me dire, mieux vaut tard que jamais.
Le
deuxième problème, c'est qu'il n'a toujours pas compris. En fait, il n'a pas compris.
Qu'est-ce qu'il n
'a
pas compris
?
Il n'a pas compris que le problème de la délinquance en France
n
'était pas lié seulement aux moyens de police. Et j'aurais aimé d'ailleurs, entre parenthèses,
qu'il paye les heures
supplémentaires aux policiers.
C
'est pour ça aussi
qu'il a
parlé d'école,
d'un balisme, mais je ne sais pas, il est
d
'accord avec vous,
il n'y a pas que la sécurité. Vous n'avez pas
entendu la suite. J'aurais aimé d'ailleurs qu'on paye les heures supplémentaires des policiers. Toujours pas payé. C'est une autre question. Ce n
'est
pas une question de moyens pour la police. Il faut améliorer, bien sûr.
C
'est une question
de
justice. Emmanuel Macron ose nommer Dupond-Moretti comme ministre de la Justice, ne revoit pas les lois pénales, n'expulse pas les délinquants étrangers et croit qu'il va régler les problèmes de Marseille. Mais
c'est une aimable
plaisanterie. Vous êtes pour la majorité pénale à 16 ans.
Non,
je
suis bien évidemment, mais pas que ça. Je suis pour l'expulsion des délinquants étrangers au terme de leur peine. 22% des prisonniers français. Je suis
pour
qu'à chaque délit,
il
y ait une peine de prison ferme.
Et
je suis pour que les récidivistes, et c'est là le point fondamental, se voient supprimer toute remise de peine et aient des peines planchées.
Tant
qu'on ne reverra pas
le
système pénitentiaire
et
le système judiciaire, vous pouvez déverser des milliards sur le sable. Ça ne servira à rien.
Et j
'insiste sur un point, parce que moi, on va voir une vraie campagne. Et Emmanuel Macron, on va le mettre devant ses chiffres.
Il
avait promis 15 000 places de prison en 2017.
Il
en a fait 2 000.
Voilà
la réalité.
Alors, on regardera les chiffres précisément. Et sachant qu'il y
a
un beau vaut de la justice qui doit arriver, à mon avis, nous serons amenés à en reparler. Pour les chiffres de construction, on verra exactement où on
en est.
Mais
j'ai presque envie de vous demander... Vous comprenez le problème. C'est que si on ne
traite pas la cause des problèmes, si on ne traite pas la cause de la délinquance, tous les policiers et gendarmes de France vous diront la même chose. On arrête 15 fois les mêmes personnes. Ça fait 10 ans que je propose cela. Pas seulement ce gouvernement, le gouvernement précédent, pareil. On ne veut pas, en France, incarcérer
les délinquants. Nicolas Dupont-Aignan.
Et on ne veut pas expulser les délinquants étrangers.
C
'est la crée de la sécurité.
Nicolas Dupont-Aignan,
est
-ce que c'est difficile, là, en ce moment, pour vous ? Je vous pose la question, parce qu'Éric Zemmour, il n
'est
pas encore candidat. Et pourtant, il fait grand bruit. Et pourtant, il est testé dans les sondages.
Et pour
vous, ce n
'est
pas évident. Dans le sondage Ipsos, le parisien, qui est sorti hier, sans Éric Zemmour candidat, vous êtes au maximum à 5%. Je rappelle, le plafond pour le remboursement, c'est 5%. Avec Éric Zemmour candidat, vous descendez à 2% si, par exemple, c'est Xavier Bertrand qui est candidat. Est-ce qu'il est en train, et je vais y aller directement,
de
ruiner votre candidature ?
Pas du tout. Et je vais vous dire pourquoi. Je crois, d'abord, moi, je me félicite qu'il y
ait
des gens de talent dans la vie politique française, et qui sont, de surcroît, proches de moi.
C
'est-à-dire que, j'ai vu qu'Arnaud Montebourg se présentait, très bien, c'est un des seuls socialistes qui réfléchit, ça vaut mieux qu'Hidalgo, qu'à saccager Paris. Quant à Éric Zemmour, c'est un homme de talent. Tout le monde le sait.
Maintenant, il
n'est pas candidat officiellement, on ne connaît pas son projet, on ne sait pas comment les Français vont prendre le projet, et quel sera son projet. Moi, j'ai un projet clair. Dernier point sur les sondages. Souvenez-vous des régionales, il n
'y a
pas si longtemps, les régionales, on nous a abreuvés de sondages. Ils se sont complètement plantés. Donc, les sondages,
je
ne les regarde plus. Et dernier point, j'ai regardé quand même
quelque chose dans ce sondage, je vais être en contradiction.
Vous ne les regardez plus depuis quand ? Je
les vois. Il
y a quelques mois, vous étiez satisfait. Vous
étiez satisfait.
Oui, vous avez raison. Vous étiez
au-delà de 5% et ces sondages-là, du coup, les sondages étaient bien quand c'était
un peu
dans votre sens.
Vous avez raison, là-dessus, on est tous pareils. Quand ils sont bons, on les regarde. Quand ils sont mauvais, on les regarde moins. Mais si on va un peu plus loin, ce qui est intéressant, il y a un petit astérix en bas de ce sondage Ipsos. Ou je ne
sais
plus, c'est Ipsos ? Ipsos. Ipsos. Il y a marqué 11%
des
personnes interrogées
sont
certaines d'aller voter, mais ne savent pas encore pour qui. Et de surcroît, et c'est ça qui est très impressionnant dans la situation politique de notre pays,
vous
avez des millions d'abstentionnistes.
Et
c'est pour ça que les sondages se trompent toujours, parce qu'ils ne prennent pas en compte les 10, 20, 30, 20 millions d'abstentionnistes qui vont aller voter à la présidentielle. Et donc, moi, j'ai un projet,
j
'ai un projet, que je vais présenter aux
Français. Une personnalité. Sa candidature ne vous inquiète pas ? Non.
C'est un non-sujet pour vous ?
Ce n
'est
pas un non-sujet. Ça va apporter un débat. Je pense que c'est beaucoup plus un sujet pour Marine Le Pen, entre nous.
Ça vous
réjouit, ça ? Non, mais... Que ça puisse éventuellement être un sujet pour Marine Le Pen, voire l'empêcher de passer au second tour, comme on le voit.
Mais ce n'est
pas ça qui m'importe. Ce qui m'importe, je vais revenir là-dessus. Ce que je veux dire d'abord, deux choses.
Moi,
je présente un projet avec des solutions capables de traiter le cœur des problèmes. Parce que je crois avoir travaillé.
Et
ça me paraît important de sortir du cinéma politique. Premier point. Deuxième point. Il va y avoir un certain nombre de candidats sur la ligne de départ.
Vous
savez, entre aujourd'hui
et
la ligne de départ en février,
il
va se passer beaucoup de choses. Donc, je suis très serein. Et troisièmement, sur l'affaire Zemmour, Le Pen, les Républicains, j'avais proposé au mois de janvier dernier, souvenez-vous, une grande primaire patriote et républicaine.
Et donc du coup, aujourd
'hui, on fait pas... Je regrette, je
regrette que Marine Le Pen ait dit non, parce que ça aurait de la gueule. Primaire, Le Pen, Zemmour, Wauquiez, Retailleau, moi
-même... Vous voyez bien que là,
ils n'arrivent ni à débattre, ni certainement à dîner ensemble.
Ils débrouillent.
Et du coup, que fait votre groupe politique ?
Je suis candidat
devant les Français. Qu'est-ce qui
reste ? Régulièrement,
on
entend, j'entendais encore Robert Ménard l'autre jour, dire bon, déjà on pointe du doigt les Républicains, on a vraiment la droite la plus bête du monde, ils se déchirent, ils pourraient avoir deux candidats. Vous, je voyais dans une étude que vous avez potentiellement, si vous êtes tous ensemble, 33% de voix aujourd
'hui, un potentiel
énorme. Est-ce que vous n'êtes pas en train tous de vous tirer, vous ?
Vous
avez raison de poser cette question. J'ai proposé une grande primaire. Marine Le Pen l'a refusée, je ne
peux
pas la forcer à la faire. Bon, maintenant, la primaire, ce sera le premier tour et je crois que les choses vont se décanter parce que les Français,
je
me suis beaucoup promené pendant les vacances et j'ai parlé avec beaucoup de Français qui venaient me voir gentiment.
Et
j'ai vu à quel point
il
y avait le monde parisien
qui
se fixe sur des sondages qui prennent une base étroite,
c
'est-à
-dire
ceux qui votent toujours, les 50% qui votent, 40%. Et puis, il y a des millions de Français qui, je peux vous dire, regardent, s'intéressent à la politique et vont aller voter à la présidentielle. Et ils vont faire mentir tous les pronostics. Ou alors,
ils
vont être fatigués de voir qu'une
nouvelle fois... Ils ne vont pas être fatigués de la
démocratie.
Qu'une nouvelle fois des divisions,
qu'une nouvelle
fois on n'arrive pas
à se mettre d'accord.
La démocratie, c'est le choix. Et je crois que les Français, je peux vous assurer, en ont assez, justement, des histoires politiciennes. Ils vont regarder très attentivement les projets. Ils veulent se débarrasser d'Emmanuel Macron. Et je ne crois pas qu'ils veuillent de Marine Le Pen.
Voilà ce que je pense. Est-ce que vous êtes,
oui ou non, d'accord sur le fond des idées avec Éric Zemmour ? Est-ce que vous êtes d'accord avec lui sur
le grand remplacement ? Est-ce
que vous êtes, alors, avec des déclarations, est-ce que vous êtes d'accord avec lui quand il déclare ? En 2050, je cite, nous serons un pays à moitié islamique. En 2100, une république islamique. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui quand il dit que la France ne doit rien aux Afghans et qu
'ils
ne sont pas des harkis ?
Est-ce que vous
êtes d'accord sur le fond
avec Éric Zemmour
? D
'abord,
personne ne connaît le programme d'Éric Zemmour.
Sur ses déclarations,
est-ce que vous vous reconnaissez ? C'est un intellectuel
qui fait des émissions de télé brillantes et qui prononce des phrases comme ça.
Et vous y avez adhéré
ou pas ? Et je
vais vous dire, j'ai été maire pendant 22 ans. J'ai redressé une ville en faillite.
Et
j'ai appris une chose, c'est que ce qu'attendent les Français, c'est qu'on puisse résoudre maintenant leurs problèmes. Donc, savoir en 2050 et en 2100 ce qui va se passer, j'en suis incapable. En revanche,
il y a un vrai danger. C'est
d'actualité.
C'est pas
en 2100. La France ne doit rien aux Afghans. Ils
ne
sont pas des harkis.
Vous êtes d'accord avec Éric Zemmour ? Le grand
remplacement, vous êtes d'accord avec Éric
Zemmour
? Je
n
'ai pas à me positionner sur Éric Zemmour parce qu'il va sortir des déclarations. Ce n
'est
pas ça qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse,
et
je voudrais en débattre avec Emmanuel Macron, avec ceux qui seront candidats, c'est comment on augmente le salaire des Français, comment on renforce la compétitivité des entreprises. J'ai proposé que tous les prêts au PME soient transformés en fonds propres et en prêts à très long terme, parce qu'il faut passer la vague. Comment on relocalise un million d'emplois ? Comment on incite au travail ? J'ai proposé qu'on exonère de droits de succession 0% de droits de succession à la résidence principale, pour que tous ceux qui ont économisé toute leur vie pour acheter une maison ou un appartement puissent le léguer à leurs enfants.
J'ai proposé que, par exemple, les personnes au RSA travaillent une journée pour la collectivité. « Ce qui m'intéresse, c'est de résoudre les problèmes du pays
en
matière d'emploi, d'incitation au travail, de relocalisation, de sécurité, de démocratie, de monde rural. »
Voilà. Les grandes phrases provocatrices
des uns et des autres pour amuser la galerie,
je
vais vous dire...
Ça semble être plus que ça pour lui.
C
'est le fond de ses convictions.
Parce
que la question... Mais très bien,
mais il sera candidat s'il l'est. Et la question qui
va se poser... Je ne peux
pas répondre sur quelqu'un qui
n'est pas encore candidat. Mais
Nicolas Dupont-Aignan... Mais en revanche, vous savez très bien que la question... Je la pose aujourd'hui.
Elle
vous sera posée encore et encore.
Sans arrêt. Une
éventuelle alliance à venir, pourquoi pas,
avec Éric
Zemmour.
Si Éric Zemmour veut me soutenir, il
est bienvenu. Vous-même,
au second tour, 2017, vous avez fait alliance avec Marine
Le Pen.
Donc, ce ne sont pas des fictions.
Mais vous avez raison. Mais madame, quand vous recevez, par exemple, et je sais que vous le faites d'ailleurs, peut-être, quand vous recevez Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui nous disent « pique-pente d'Emmanuel Macron, mais qu'on votait pour lui,
moi,
on ne peut pas me faire ce reproche, au moins. » Posez-leur la question ce qu'ils feront. Il y a le premier tour. Il y a le deuxième. Je suis convaincu que les Français ne veulent ni de Macron ni de Le Pen et qu
'ils
ne veulent pas retrouver ce duo terrible.
Vous
savez,
vous avez
regardé
le grand jury
ce matin ? Non, je n'ai pas regardé.
Éric Ciotti a été invité. La question
a été
posée. Et si c'est un face-à-face ? Emmanuel Macron,
Éric
Zemmour, vous votez pour qui ? Éric Ciotti répond Éric Zemmour. Je
vous
pose la question.
Heureusement.
Et
si
c
'est un face-à-face, Emmanuel Macron, Dupont-Aignan, j'espère qu'Éric Ciotti et Éric Zemmour diront Dupont-Aignan. Mais
ce
n
'est
pas les sondages qui vont faire l'élection.
Vous
savez, moi, je dis aux Français,
ne
vous laissez plus faire par les sondages. C'est vous qui allez voter. Et si vous vous mobilisez tous,
si
vous cessez de regarder les sondages, les jeux des petits chevaux, si vous regardez les personnes, ce qu'ils ont fait, ce qu'ils sont et ce qu'ils proposent,
vous
verrez, vous pouvez bouleverser les choses. Vous savez, la France, vraiment, est au bord du gouffre.
C
'est aux Français de se réveiller. Et les Français, ils n'ont pas à regarder tout ça. D'abord, ils ne supportent plus entre nous. Les Français, ils vont regarder les deux derniers mois à l'élection présidentielle, et ils vont dire,
est
-ce qu'on suit les sondages comme on a fait à chaque fois, avec le bilan qu'on a, parce que, quand même, on a fait suivre des sondages depuis 30 ans et on voit l'État de la France. Ou est-ce qu'on prend quelqu'un de différent qui propose des solutions
? Et voilà pourquoi je suis candidat. Pour
essayer de comprendre où vous vous situez, c'est important. Gaulliste,
vous le savez.
Aujourd'hui, est-ce que vous vous sentez plus proche des Républicains, ou de Marine Le Pen, ou d'Éric Zemmour ? Je vous pose la question, parce que vous avez fait des choix par le passé. Vous
avez fait le
choix de vous allier avec
Marine Le Pen. J'étais clair contre Emmanuel Macron. Vous avez fait le
choix il y a quelques mois de dire stop à Marine Le Pen et de tendre la main aux Républicains. Mais du coup, on est perdu.
Non, on n'est pas perdu. J'ai dit, je tends la main à tous ceux qui aiment la France. Je suis gaulliste.
Et
je pense qu'aujourd'hui, je vais vous surprendre, le clivage droite-gauche
ne
vaut plus grand-chose. Aujourd'hui, est-ce qu'on remet la sécurité au cœur ? Est-ce qu'on stoppe l'immigration ? Est-ce qu'on produit français ? Est-ce qu'on sauve le monde rural et les banlieues ? Voilà l'enjeu.
Vous n'êtes pas de droite ?
Je suis de droite. Tout le monde sait d'où je viens. Mais on peut... Oui, mais madame, le pays, la maison brûle.
La
maison brûle.
Est
-ce qu'on continue avec Emmanuel Macron ?
Ou
est-ce qu'on change
?
Je crois que 80% des Français veulent changer.
Mais
par qui on le remplace
? C
'est ça la question. Et je maintiens, je persiste et je signe, que si on retrouve Le Pen-Macron, on aura Macron. Voilà pourquoi je dis qu'il faut quelqu'un d'autre. Et je présente ce projet. Maintenant, c'est aux Français de choisir. Je dis simplement aux Français, vous êtes libres. Retrouvez votre liberté. On vous étouffe. On vous balade avec le Covid. On vous balade avec le pass sanitaire. On vous manipule. Reprenez votre liberté de penser. Vous savez, on est dans un pays où on ne pense plus, où il y
a
des occasions. Eh bien, si Éric Zemmour dit des choses avec lesquelles je suis d'accord, par exemple, sur l'Afghanistan, je dirais bravo. Si je ne
suis
pas d'accord sur son programme, je dirais ma différence.
Mais
il n'est pas encore candidat. Donc on va voir. Voilà. Mais je me réjouis qu'il y
ait
un nouveau candidat. Vous serez candidat jusqu'au bout. Ah bien, bien évidemment.
Vous
n'avez aucune inquiétude concernant vos parrainages.
Aucune.
Vous
en
êtes à combien
de parrainages
? C'est
bien avancé. Et j'ai un réseau de maires extraordinaires
qui
me remettent, vous savez, les pieds sur terre. Car aujourd'hui, les petites communes sont abandonnées. Il y a 20 millions de Français qui vivent en dehors des villes, et des grandes villes plutôt, qui sont abandonnées. Et là aussi, c'est un défi. Comment on permet aux Français, d'ailleurs, qui habitent dans des grandes villes et qui voudraient revenir à la campagne, comment on les aide à revenir, comment on crée de l'emploi, comment on fait du haut débit, comment on met le téléphone. Vous savez qu'il
n'y a
pas de téléphone. Il n
'y a
même pas de portable téléphonique dans beaucoup de régions
de France. Je
vais paraître bassement pragmatique, mais comme je vois que la question revient d'article en article sur les capacités des uns et des autres à maintenir une candidature, vous êtes nombreux, les candidats,
aujourd'hui, déjà
sur la ligne de départ.
Il va y avoir
une sacrée
différence. Mais le
nombre d'élus
apportant les
signatures n'est pas totalement extensible. Grosse compétition entre vous tous. Tout à fait d
'accord.
Donc la question se pose vraiment de savoir si les uns et les autres, vous pourrez vraiment partir pour la présidentielle.
Est-ce que vous avez des doutes
? Est-ce que vous avez des inquiétudes quant à votre capacité à avoir
les parrainages ? Non, aucune. J'ai
eu 750 signatures la dernière fois. Je suis incrusté dans le territoire. Je n'ai pas encore tous mes parrainages, mais je les aurai, j'espère, très vite.
Et les moyens financiers aussi.
Parce que pareil, on revient. C'est bassement
pragmatique. Mais encore et encore, on voit les obstacles sur la route
des candidats, les parrainages,
les moyens financiers.
Vous avez
raison.
Vous les aurez. Il y a
des puissances d'argent qui ont acheté la candidature d'Emmanuel Macron, qui l'ont placée au pouvoir. Qu'est-ce qui
vous permet de le dire ? Ah ben je le dis. Qui ont
acheté la candidature
d'Emmanuel Macron. Oui, Emmanuel Macron a
été installé au pouvoir par des puissances d'argent, des intérêts. Et je ne voudrais pas que mon pays, en 2022, soit l'otage d'autres puissances d'argent. Et je le dis aux Français, aidez-nous. Parce que moi, je n'ai pas d'argent. Très peu, comme beaucoup d'autres candidats. Très peu. Et ce ne sont que les dons des Français qui permettent de financer
ma candidature. Vous lancez une
contribution ?
Je lance,
bien sûr, une contribution.
Vous l'avez fait, vous allez le faire. Non, ce sera le 3
octobre
à
mon meeting de campagne. Et parce que,
je
vais vous dire ce que je pense au fond de mon cœur,
c
'est que la France ne s'en sortira pas sans les Français. Et vous pouvez mettre Dupont-Aignan, vous pouvez mettre Le Pen, Zemmour, Pécret, Bertrand, Montebourg, Hidalgo, que sais-je, président de la République. Si on ne change pas le fonctionnement des institutions, si on ne procède pas par référendum
sur
les grandes réformes, si les Français, à un moment, ne se disent pas qu
'on
va sauver notre pays ensemble, on n'y arrivera pas.
Donc, il faut commencer maintenant.
Vous allez dire que, décidément, je ne
suis
pas très optimiste avec vous.
Mais c'est normal,
vous faites votre boulot.
Avant l'été, vous étiez présenté comme de plus en plus seul. Même, je reprends les mots, lâché par une partie de ces soutiens depuis
septembre dernier. Vous
avez les équipes derrière vous ? Mais bien évidemment. Pour éventuellement
avoir un gouvernement,
si d'aventure...
Mais vous n'en faites pas. Je suis convaincu
d'ailleurs. Et c'était le
sens, bien évidemment. C'était le sens de mon accord avec M. Platret, qui est un brillant maire républicain. Et d'ailleurs, on a fait un bon score, même si on n
'a
pas gagné la région Bourgogne-Franche-Comté. C'était d'élargir. Il y a des républicains, aujourd'hui, orphelins. Ceux qui soutenaient M. Retailleau et M. Wauquiez, et qui sont beaucoup plus proches de moi, par exemple, que de M. Bertrand, de Mme Pécresse. Je peux vous dire qu'il y en a beaucoup qui nous rejoignent. On n'a jamais eu autant d'adhésion au mois de juillet. Alors que d'habitude, les gens n'adhèrent pas dans les partis au mois de juillet. Donc,
moi,
je considère
que
notre pays peut s'en sortir. Je suis convaincu que la France a eu des sursauts. Je propose un sursaut. J'accepte d'être en compétition avec les autres. Je demande qu'elle soit loyale. Et je vous remercie de m'inviter. Et puis après, programme contre programme, personnalité contre personnalité. Et vous verrez.
Je
suis solide.
Pour terminer, c'est la rentrée. Est-ce que vous êtes inquiet en cette rentrée pour des raisons sanitaires et de tensions sociales ? Comment vous l'envisagez, la rentrée
?
Vous savez, je crois qu'il
y a
les élections proches. Et je dis aux Français, votez. C'est par le bulletin de vote que vous en sortirez. En revanche, sur la rentrée des enseignants, je voudrais qu'on ait un mot pour nos enseignants qui sont les plus mal payés d'Europe.
Et
quand je vois qu'au concours de mathématiques du CAPES, on recrute des enseignants à 5 de moyenne,
quand
je vois qu'on n'arrive plus à recruter des enseignants,
je
me dis qu'il y a un vrai danger pour l'avenir de nos enfants. Donc je demande, et ce sera dans mon projet politique,
un
immense effort
pour
l'école publique exigeante, méritocratique de l'effort.
Il
faut revoir à la hausse les programmes, il faut arrêter avec cette école de la descente aux enfers du programme. Et il faut conforter des enseignants avec des classes en ordre.
Il y a
un
énorme travail, énorme, pour reconstruire l'école publique.
Et le message est passé. Il y a un petit sujet, une petite polémique de rentrée, vous savez, sur les allocations. Jean Castex, il a fermé le banc hier
soir. Oui, heureusement.
Il a assuré qu'il n'était pas dans l'esprit du gouvernement de contrôler l'utilisation
de l'allocation
de rentrée scolaire. Il a un peu sonné la fin de la partie, en gros, après les propos polémiques du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, qui avait suggéré qu'elle était parfois cette allocation destinée à l'achat d'écran plat. Est-ce que vous dites, oui, moi je suis plutôt Jean-Michel Blanquer,
je suis plutôt derrière Jean Castex ? Je refuse, si vous voulez, je pense qu'en fait, le
boulot d'un ministre et d'un président, et comme je souhaite être président, ce n
'est
pas de diviser les gens sur des fausses polémiques, même s'il
y
a des abus, qu'on fasse des bons d'achat éventuellement. Mais il y a des enjeux extrêmement graves que de mettre déjà un professeur de qualité devant chaque élève et de revoir le niveau, de maintenir le bac, d'avoir une exigence et d'aider ceux qui sont en difficulté sociale, non pas par en donnant des notes, des bonnes notes, mais en apprenant l'effort. Le pays s'en sortira par l'effort. Et donc je refuse toutes ces polémiques qui sont faites que pour amuser la galerie, diviser les gens et stigmatiser d'ailleurs certains. Voilà.
Je vous remercie beaucoup
Nicolas
Dupont-Aignan d'avoir été notre invité ce soir.
Merci à
vous. A bientôt très certainement en toute franchise. La campagne, elle est encore longue.
Nicolas Dupont-Aignan