Aller au contenu
Tous les transcripts
Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 21 octobre 2026 58 minFond programmatiqueSantéEnvironnement & énergieSolidarités & familleEurope & international

🔴Présentation d’un rapport d’information sur la santé des femmes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Quelles sont les causes environnementales des cancers du sein et comment concilier urgence d'agir et temps long de la science ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Quelles mesures prioritaires pour garantir un accès rapide et égal à l'AMP et à l'autoconservation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:26Chiffre
    « Chaque année, on a plus de 61000 femmes qui apprennent qu'elles ont un cancer du sein et près de 12800 en meurent. »
  • 10:53Fait
    « Le mode de vie et l'hérédité n'explique que la moitié des cancers du sein. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

C'est nos clivages. La santé des femmes, elle en fait partie et c'est l'honneur de notre délégation toujours de le démontrer. Je remercie aussi euh chacune et chacun tous ceux qui ont nourri vos travaux, les médecins, les chercheuses, les chercheurs, les institutions, les associations évidemment. Euh je remercie surtout euh les patientes et les couples euh qui ont accepté de partager leur parcours qui souvent est un parcours intime, souvent douloureux. C'est un rapport qui prolonge un engagement qui est constant de notre délégation pour la santé des femmes. Je vous rappelle un rapport en 2023 sur la santé mentale des femmes que nos collègues Pascal Martin et Anne-Cécile

0:42

Violent avaient conduit après notre événement public en avril dernier également qui est consacré à la santé des femmes à tous les âges de la vie. Après notre rapport sur le PLFSS consacré au parcours de santé des femmes et des enfants victimes de violence porté par Karine Lebont et Agnès Firma Lebodoau, nous poursuivons ce combat. Trop longtemps, la médecine, elle a été pensée à partir du corps masculin. Les femmes, elles en paient encore le prix. Les diagnostics sont plus tardifs, les biais de genre dans la prise en charge, les recherches sont insuffisantes. Prendre en compte la santé des femmes, c'est évidemment réparer des décennies d'injustice scientifique, médicale, sociale. Et le premier volet de ce rapport porte sur le

1:26

cancer du sein. Chaque année, on a plus de 61000 femmes qui apprennent qu'elles ont un cancer du sein et près de 12800 en meurent. Une femme sur sera touchée au cours de sa vie et la France se classe désormais au deuxième grand mondial pour l'incidence de ce cancer juste derrière l'Australie et loin devant l'Allemagne et l'Espagne. Vous avez raison de le souligner dans le rapport. Personne ne peut se satisfaire d'un tel constat. Notre pays dispose pourtant d'atours réel. la prise en charge en affection long durée euh est l'une des plus protectrices du monde et notre assemblée, elle a adopté à l'unanimité la loi du 5 février 2025 pour réduire le reste à charge des patientes. Euh il

2:10

nous revient désormais de veiller à ce que ces mesures se traduisent rapidement dans le quotidien des femmes, mais la situation, elle est encore loin d'être satisfaisante et vous le signalez encore sur les questions du reste à charge. Le progrès reste à faire dans le dépistage mais aussi dans l'accompagnement et la question évidemment cruciale des facteurs environnementaux. Sur ces sujets, nous devons évidemment passer à la vitesse supérieure. Vos recommandations qu'elles je sourscris pleinement doivent nous y aider. Octobre rose doit être un rendez-vous d'action, pas seulement de sensibilisation. Aujourd'hui, il est trop un un temps de sensibilisation. la transformation sur les préventions réelles n'est pas suffisante. Euh voilà pour la partie sur le cancer.

2:55

Le second volet porte sur l'infertilité. C'est un sujet qui est massif mais qui est encore entouré de silence et de tabou. On a 3 million3 de Français qui sont directement concernés. On a un couple sur h qui consulte pour des difficultés à concevoir et aujourd'hui près d'un enfant sur 24 naî grâce à une assistance médicale à la procréation. Évidemment, derrière ces chiffres, il y a des mois d'attente, des traitements qui sont lourds et des taux de réussite qui n'ont qui n'ont rien d'automatique. On sait que moins d'une tentative de FIV sur qu aboutit réellement à une naissance. La loi bioéthique de 2021, elle a ouvert des nouveaux droits et c'est une avancée

3:37

majeure. On peut s'en satisfaire. Du coup, la demande, elle a explosé. C'est 42300 demandes d'autoconservation qui ont été déposées pendant depuis 4 ans. Et le délai moyen, il attend 13 mois. Je veux le dire clairement, la question de la fertilité n'est pas celle d'une injonction faite aux femmes. C'est évidemment celle de la liberté de choisir. Choisir si elles veulent un enfant, de choisir quand euh et et d'en être pleinement informé et d'avoir un égal accès au soins. La question, c'est aussi celle de l'accompagnement. Celui-ci doit être évidemment amélioré. Et donc avant de vous laisser la parole, j'aimerais poser une question à chacune

4:22

d'entre vous deux. Madameusseau, votre rapport soulligne que le mode de vie et l'hérédité n'explique qu'environ la moitié des cancers du sein. Il appelle la justetrice du coup à investiguer des causes euh qui sont environnementales. Peut-être les perturbateurs endocriniens, les pesticides, le calmium. Est-ce que vous pouvez nous dire un mot sur ces causes environnementales et puis commentilier ce temps long de la science avec l'urgence d'agir pour protéger les femmes dès aujourd'hui ? Et d'ailleurs, j'ai été très frappée par les chiffres dont vous faites état sur les cancers chez les jeunes femmes. Comment est-ce qu'on peut mieux prévenir et comment est-ce qu'on peut mieux soigner ce cancer du sein. Madame

5:05

Tevenot sur l'infertilité, le rapport, il décrit des progrès, certes, on l'a vu, mais aussi des délais qui s'allongent, des femmes aussi qui qui peuvent avoir 35 36 ans et qui vont se tourner vers l'étranger. Quelles sont selon vous les modifications, les mesures prioritaires pour garantir à ces femmes, à chaque femme et à chaque couple un accès qui soit un accès rapide égal au parcours de cette assistance médicale et d'autoconservation, quel que soit finalement leur lieu de vie ? Je vous remercie, je vous laisse la parole à chacune d'entre vous puis ensuite nous aurons les orateurs de groupe et des questions de nos collègues. Merci à vous.

5:51

Euh madame la présidente, chers collègues, alors déjà avant de commencer, je vais je précise qu'on a travaillé chacune sur un des volets de ce rapport, donc sur le cancer du sein pour ce qui me concerne et sur l'infertilité, ce qui explique qu'on le présente en deux parties avec chacune une voix. Alors, le temps de cette intervention, le temps que je vais parler là, une femme en France aura appris qu'elle a un cancer du sein et dans cette journée aujourd'hui, 35 mourir du cancer du sein et demain encore 35 chaque jour. En fait, nous sommes en octobre et les monuments s'illuminent en rose. Les rubans fleurissent sur les vestes, les rayons se remplissent de produits roses. Pendant ce temps, les malades attendent un rendez-vous, un remboursement et surtout un décret. Enfin et un décret.

6:33

Elles attendent surtout qu'on leur dise enfin pourquoi. Alors, je vais commencer par elle. Pour ces femmes, la maladie devient vite un parcours du combattant. Prenez une femme de 32 ans. Elle débute sa carrière et elle a peut-être un enfant en basâge. Un matin, elle sent une boule. Elle n'a pas l'âge du dépistage qui ne commence qu'à 50 ans. Son cancer sera plus agressif. Avant 40 ans, on pratique deux fois plus de de mastectomie. Elles sont plus de 3000 chaque année dans ce cas. et ce chiffre augmente sans relâche depuis 30 ans. Ensuite, elle attend 12 semaines entre le diagnostic et sa première séance de radiothérapie, soit le double du maximum fixé par la haute autorité de santé. Elle découvre aussi que le prix en charge à 100 % ne veut pas dire

7:18

véritablement 100 %. 1549 € de reste à charge en moyenne et 1390 € pour une reconstruction ma mère à laquelle 15 % des femmes renoncent faute d'argent et parfois elle se retrouve seule. Quand une femme tombe malade, le couple se sépare dans 20,8 % des cas. Quand c'est un homme, ça n'est que dans 2,9 % des cas. 2 ans après le diagnostic, une femme sur 5 n'a toujours pas repris le travail. Le cancer du sein n'est pas seulement une maladie, c'est une épreuve physique, sociale, économique et trop souvent une épreuve de solitude. Mais ces femmes ont décidé de ne plus se taire. Fleur Bretau, deux fois atteinte du cancer du

8:02

sein et en pleine chimiothérapie, s'est levé dans les tribunes de l'assemblée lors du vote de la loi du plomb. Vous êtes les alliés du cancer, nous le ferons savoir, a-t-elle dit. Derrière elle, il y a eu le collectif Cancer colère, une pétition de plus de 2 millions de signatures puis la censure du Conseil constitutionnel. Il y a aussi les associations étincella, les centres de ressources qui offrent des soins support, des ateliers de l'écoute souvent avec des bouts de ficell là où l'État est trop souvent absent. Les écologistes sont à leur côté et pas seulement en octobre, toute l'année. En juin dernier, notre proposition de voix pour réduire le cadum dans les engrais a été adoptée par 144 voix contre 22. Elle attend maintenant le Sénat. Je demande au

8:43

gouvernement de m'y inscrire d'ailleurs sans délai. Les malades ne demandent pas de la compassion non plus. Elles demande des comptes et leur colère est d'autant plus légitime que notre pays détient un bien triste record. Et je vous demande vraiment de retenir ces chiffres parce que moi ils m'ont alarmé. La France est le deuxè au monde pour l'incidence du cancer du sein à 100 103,4 K pour 100000 habitants juste derrière l'Australie à 1/10e prêt. Et nous sommes restés premiers très longtemps puisque l'étude vient juste d'être euh réactualisée. Euh nous sommes à 103,4 K. L'Allemagne a 80,9, l'Espagne a 69,3. Nos voisins vivent comme nous, mangent comme nous, boivent comme nous, fument

9:27

comme nous et pourtant ils ont beaucoup moins de cancer du sein que nous. Alors, avec le taux de l'Allemagne, ce serait de l'ordre de 13000 cancers de moins chaque année qui serait évité en France. Chez les moins de 50 ans, [raclement de gorge] nous détenons le rapport le le record du monde. C'estàdire que pour les cancers du sein, des femmes de moins de 50 ans, nous sommes les premiers au monde. Avant 49 ans, la mortalité est supérieure de 82 % à celle de la Norvège et de la Suisse. 82 % supérieur à la Norvège et à la Suisse. Une des premières puissances économiques mondiales, médaille d'argent du cancer du sein, c'est pas un podium, c'est un signal d'alarme et même un signal d'urgence. On nous répond que c'est le dépistage, l'alcool, le mode de vie, mais ces explications ne tiennent

10:11

pas. Le dépistage. Prenons c commence par le dépistage. Seul 46 % des femmes participent contre 54 % en moyenne en Europe et plus de 80 % dans les pays nordiques. Mais en Guyane, par exemple, c'est juste 14 %. L'alcool, les Allemandes et les espagnols boivent plus que nous. Alors sur le dépistage, je dois quand même dire que c'est ça, c'est le dépistage public mais que si on ajoute le dépistage privé, on est dans la moyenne européenne. L'alcool, les Allemandes et les Espagnols boivent plus que nous. Le surpoids en la France compte le moins de femmes en surpoids de toute l'Union européenne. Et ce sont les trois facteurs majeurs de l'explication aujourd'hui du cancer du sein, alcool, tabac, surpoids. Et sur ces trois facteurs-là, nous ne sommes pas en tête

10:53

des données mondiales. Le mode de vie et l'hérédité n'explique que la moitié des cancers du sein et l'autre moitié du coup d'où vient-elle. Et étonnamment, à l'heure où je vous parle, on ne cherche pas vraiment d'où vient cette autre moitié. Pourtant, les pistes sont sous nos yeux et elles sont structurelles. Le cadmium, un métal cancérogène présent dans nos engrais puis dans notre pain nos céréales. 47 % des Français dépassent le seuil sanitaire et nos enfants sont six fois plus exposés que les petits Allemands. La raison, une dérogation française qui autorise 90 mg par kilo quand l'Europe fixe la moyenne à 60. Les pesticides, 291 molécules autorisées, ce qui place la France dans le top 3 européen. Les perturbateurs endocriniens présents dans les cosmétiques, les emballages et les

11:37

produits ménagers sont un facteur de risque avéré du cancer de du sein. Le travail de nuit qui augmente le risque de 26 %. On demande aux femmes de manger mieux, de boire moins, de bouger plus. On insiste sur la responsabilité individuelle et c'est très bien, mais on ne demande pas aux industriels d'arrêter de polluer nos assiettes, nos produits cosmétiques, nos nos produits ménagers. La prévention ne peut pas reposer sur les seules épaules des femmes parce que c'est une charge supplémentaire finalement qui leur est envoyée. Et je rajoute à cela que une des grandes surprises des auditions a été que les la toxicité des produits chimiques, donc des perturbateurs entreiens et cetera est testé sur le sang mais ils ne sont

12:19

pas testés sur la glande mamère qui a priori accumulent des stocks de de produits qui ne s'éliminent pas et que c'est sans doute une des pistes à poursuivre. Alors, face à ce constat, nous nous n'arrivons pas les mains vides. Ce rapport, c'est une feuille de route qui tient en quatre séries de propositions. La première, c'est de financer la recherche et c'est une urgence, c'est vraiment une urgence sanitaire. Il faut un grand programme de recherche sur cette exception française et financer la recherche sur ce qu'on appelle l'exposome, c'est-à-dire l'ensemble des facteurs auxquels nous sommes exposés et qui peuvent avoir des interactions et aggraver la toxicité des produits. C'estd voilà, pardon. et et notamment leurs effets sur le génome et

13:02

le séquençage du génome. Deuxièmement, protéger. Il faut mettre fin à la dérogation sur le cadmium, par exemple, rendre obligatoire l'étiquetage sur les perturbantriniens, puis interdire dans les produits du quotidien et créer une taxe pollue payeur sur les pesticides étendus à la chimie, aux cosmétiques et à l'agroalimentaire. Il faut aussi reconnaître le cancer du sein comme une maladie professionnelle. Je le dis parce que les femmes françaises sont au cœur de du activité agricole importante puisqu'on est un des principaux pays agricoles mais aussi sont parmi les plus grandes consommatrices de cosmétique par exemple et donc ça pourrait être l'interaction des deux qui soit au rang des accusés pour ces chiffres dramatiques. Troisièmement départ tout

13:46

le temps. Tous les centres d'imagerie doivent participer au dépistage organisé. Il faut des mamobiles, c'est-à-dire des camions euh partout, y compris sur les outres mers, pour enseigner l'autopalpation dès le lycée sur les réseaux sociaux et permettre l'accès au dépistage de tous de toutes partout où qu'elle vivent et quel que soit son âge et son niveau de vie. Enfin, il faut accompagner, il faut un soutien psychologique proposé dès l'annonce davantage de reconstruction dans le public, un panier de soins de support qui ne plafonne plus à 180 € par an comme c'est le cas aujourd'hui et des financements pluriannuels pour les associations. Et avant même de proposer du nouveau, il faut appliquer ce que nous avons déjà voté. La loi du 5 février 2025 sur le reste à charge a été

14:30

votée à l'unanimité. vous le rapp le rappeliez pardon madame la présidente plus de 20 mois plus tard elle n'est toujours pas appliquée l'arrêté sur les soutien gorge est attendu fin 2026 le forfait début début 2027 une loi sans application réelle c'est une promesse, c'est un espoir pour les malades mais c'est beaucoup de déception et de désillusion terminer là où j'ai commencé par octobre rose. Octobre Rose est né pour sauver des vies. Il est en train de devenir une vitrine. On illumine les monuments mais on maintient les dérogations. On vend des rubans roses sur les produits qui contiennent parfois des perturbateurs endocriniens. On applaudit les malades un mois par an et on les laisse seul les 11 autres. Le rose ne soigne pas. Ces femmes n'ont pas besoin qu'on les applaudisse en octobre.

15:15

Elles ont besoin qu'on les protège toute l'année. Je vous remercie et j'en terminerai par une phrase qui m'a été dite par une association des femmes jeunes atteintes du cancer du sein qui a terminé son audition comme ça et cette phrase reste dans ma tête. C'est les lois qui nous empoisonnent sont votées par les hommes et elles rendent malades les femmes. Elle parlait notamment de la de la loi du PL. Voilà.

15:44

Merci madame la présidente, chers collègues. Merci Sandrine. Effectivement comme ça vous a été rappelé par Sandrine, on s'est séparé le rapport en deux parties sur deux sujets évidents, cancer du sein et infertilité. À noter par ailleurs que nous avons pris en choix ces deux sujets et pas traiter les autres non pas par mépris, par déni ou par négation, mais parce qu'ils font l'œuvre déjà de nombreux rapports et qu'il est pas question ici d'être trop général et donc imprécis et de rater notre cible. L'infertilité. Donc derrière ce sujet, il y a des vies, des femmes, des hommes qui s'interrogent sur leur fertilité, des couples qui attendent des mois, parfois des années avant d'obtenir un diagnostic, des patientes qui traversent des parcours d'AMP longs éprouvant physiquement comme

16:26

psychologiquement. Et puis il y a aussi des femmes dont on parle très peu qui au moment même où elles apprennent une maladie doivent en plus porter l'inquiétude de leur fertilité future notamment dans le sujet du cancer du sein. Ces situations sont nombreuses et différentes les unes des autres, mais elles appellent toutes la même exigence que chacun puisse être informé, soigné et accompagné tout au long de son parcours. Et c'est ce fil conducteur de ce rapport qui porte trois priorités. Première priorité, informer et prévenir. La fertilité reste un angle mort. On parle trop peu de son évolution avec l'âge. On parle pardon, on parle beaucoup de son évolution avec l'âge chez les femmes comme chez les hommes, mais trop peu de facteurs qu'il altèrent, des moyens de prévention et

17:08

des limites de la médecine. Or, on ne peut pas demander à chacun de faire des choix éclairés sans lui donner les informations pour les faire. Nous proposons donc d'agir en intégrant la fertilité féminine et masculine dans l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle et dans les cours de SVT. Soyons clair, ici, il ne s'agit pas de dire aux jeunes quand avoir des enfants et encore moins de faire peser une responsabilité de plus sur les femmes. Il s'agit de leur donner connaissance, de de données fiables le plus tôt possible pour décider en connaissance le moment venu des choix qu'ils pourront faire. Mieux se connaître, c'est mieux décider plus tard. Et cette information là, elle doit et cette information ne doit pas s'arrêter là. Nous proposons une

17:48

consultation de prévention en santé reproductive ouverte aux femmes comme aux hommes, prises en charge par l'assurance maladie. Un temps pour faire le point, identifier les facteurs de risque, prendre l'évolution de la fertilité et connaître les possibilités de préservation. C'est essentiel par exemple pour l'autoconservation des ovoscytes. Elle peut ouvrir une possibilité supplémentaire mais elle ne garantit pas une grossesse. Or, on voit de plus en plus d'informations circuler sur les réseaux sociaux ou autres expliquant que l'autopréservation serait une solution à tout. C'est une solution, c'est une liberté offerte à de nombreuses femmes mais avec souvent une méconnaissance de la capacité réelle de pouvoir avoir peut-être un jour une grossesse terme. Des campagnes régulières devraient

18:28

pouvoir être relayées par les soignants, par les médias. notamment sur les les infos numériques et compléter ce dispositif ce besoin. L'information ne doit pas arriver trop tard car quand les difficultés sont déjà là, informer les vies est souvent trop tard. C'est donner donc ainsi les moyens à chacun de choisir la sienne. La deuxième priorité, garantir l'accès aux soins et la et la qualité des parcours. L'information est donc essentielle mais vous conviendrez qu'elle ne suffit pas. Encore faut-il accéder à un diagnostic et une prise en charge réelle. Aujourd'hui, les parcours sont trop longs, trop complexes, trop opaques et disons-le aussi souvent dans notre pays trop coûteux. Nous proposons de faciliter l'orientation précoce vers un bilan adapté dès que les difficultés

19:09

apparaissent ou que les facteurs de risque sont identifiés, sans imposer les mêmes examens à tous, mais en mais sans laisser personne atteindre attendre inutilement, pardon. Cette exigence est plus forte encore quand une maladie menace la fertilité. Une patiente qui apprend qu'elle va subir une chimiothérapie ne doit pas avoir à penser seule à préserver sa fertilité au milieu du choc de l'annonce de sa maladie. C'est au système de s'organiser par une meilleure coordination entre les équipes et les centres spécialisés sans jamais bien évidemment retarder ou altérer le traitement. Nous voulons aussi mieux distinguer deux situations. Quand une pathologie menace la fertilité, l'orientation doit être rapide. Reste la question des moyens. La loi

19:52

bioéthique de 2021 a ouvert la l'AMP au couple de femmes et aux femmes seules. C'est une avancée majeure, mais en droit ne se mesure pas à son inscription dans la loi. Il se mesure à la possibilité concrète d'en bénéficier. Si les centres manquent de personnel, d'équipement ou de place, les délais s'allongent et le droit reste donc un droit de papier. Nous demandons donc d'évaluer précisément les besoins des centres, de renforcer leur capacité et de maintenir une offre publique complète sur tout le territoire. Et pour faire face à la hausse des demandes, nous proposons d'associer davantage les centres privés à l'autoconservation non médicale dans un cadre bien évidemment à définir. L'enjeu n'est pas d'opposer public et privé, mais d'organiser leur complémentarité pour que les patientes

20:33

soient prises en charge dans des dans des délais raisonnables par rapport à leur parcours. Enfin, la PMA n'est pas une simple succession d'actes médicaux, c'est un parcours et souvent une épreuve. Nous préconisons un accompagnement psychologique pris en charge à chaque étape et pas seulement au début. une meilleure formation des équipes et un référent identifié pour chaque patient. Personne ne doit rester face à la complexité d'un système qui se veut souvent administratif. Troisème et dernière priorité, faire progresser la la recherche et encadrer les PIA. Et pour cela, je salue la présence de notre collègue Constance de Péichi. La médecine de la médecine de la reproduction avance. Maturationaire invitro. Nouvelle technique de préservation progrès de l'AMP. Nous

21:18

devons soutenir ces travaux et permettre aux patients de bénéficier des innovations dont la sécurité et l'efficacité sont aujourd'hui établies. C'est dans cet esprit que nous avons examiné le diagnostic préimplantatoire nommé DPI. Il permet de rechercher certaines anomalies du nombre de chromosomes dans l'embryon avant leur transfert. Il peut aider certaines patientes. Âge maternel avancé, échec répon implantation, fausse couche à répétition. Mais restons rigoureux, il ne garantit ni l'implantation ni la naissance. Aujourd'hui, de nombreuses françaises partent partent à l'étranger pour y accéder. Celles qui peuvent se le payer en d'autres termes. Les autres renonce et cette inégalité n'est pas acceptable. Les questions éthiques existent, elles sont légitimes mais

22:00

c'est justement pour cela qu'il faut fixer des limites claires plutôt que de refuser le débat. Nous proposons donc d'inscrire l'autorisation du DPIA dans un cadre strict, des indications médicales précisément définies, une analyse limitée du nombre de chromosomes, des centres autorisés, une prise en charge par l'assurance maladie pour que les accès ne dépendent pas des moyens de chacun et une évaluation rigoureuse, taux de naissance, fausse couche, nombre de tentations, tentatives, délais, coût pour faire évoluer le cadre à la lumière de la science. Ni promesse excessiv refus de principes, un cadre strict et transparent. Madame la présidente, chers collègues, ce rapport part donc d'une idée simple. Face à l'infertilité, nous pouvons faire mieux à chaque étape du

22:38

parcours. Mieux informé pour des choix éclairés, mieux diagnostiqués pour éviter des retards inutiles, mieux accompagnés pour que personne ne soit seul, mieux organiser nos centres pour que les droits deviennent effectivement réels et surtout mieux soutenir la recherche dans un cadre exigeant. Ces propositions ne prétendent pas tout résoudre, mais elles tracent une direction, un système qui anticipe, qui accompagne et qui donne aux soignants les moyens d'agir. Nous l'avons construit dans un esprit transpartisant avec à partir de constats partagés et surtout d'expertise de terrain parce que derrière chaque parcours, il y a des femmes, des hommes, des choix intimes et parfois des attentes douloureuses. Notre devoir est donc de leur garantir d'être informés, accompagnés et soigné dans les

23:18

meilleures conditions. Je vous remercie. Merci mesdames, chacune d'entre vous d'éclairer notre débat sur la santé des femmes qui a qui a quand même de de nombreuses années de de retard et donc vos travaux sont extrêmement précieux pour continuer de poser des diagnostics précis et des recommandations. Je vous propose qu'on passe aux orateurs, oratrices de groupe en tout cas de questions et de démarrer en donant la parole à Élise Leboucher pour la France insoumise. La parole. Merci. Merci madame la présidente. Collègues, je salue votre travail sur ce rapport sur la santé des femmes. Vous avez choisi deux sujets distincts qui

24:02

existeraient des dizaines d'autres. de sujets particuliers, mais à travers eux, vous démontrez bien les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes sur tous les ponts de la santé, que ça soit l'accès à des professionnels formés à la santé féminine, la question de la recherche avec des retards sur les sujets féminins et l'accès aux soins. Nous connaissons toutes les parcours d'embuche pour les femmes qui souffrent d'endométrieuse avec des avancées ces dernières ces dernières années sur la connaissance, la reconnaissance et la prise en charge des des symptômes. Aujourd'hui, sur d'autres sujets, il semble essentiel d'avoir aussi une levée de tabou sur les interruptions spontanées de grossesse, la préménopause et la ménopause d'un point de vue de la santé, mais aussi du travail avec la

24:39

nécessité de congé menstruel ne concernant pas que les règles douloureuses. Je salue l'intégration de ce que moi j'appelle le croisement des dominations et les recommandations intégrant la démarche inclusive sur la prise en charge du cancer et notamment sur le matériel adapté. Et là, cela m'a fait beaucoup écho des auditions que j'ai mené dans le cadre de la mission d'info sur le coût des VSS et qui concerne finalement les deux sujets. Donc vous allez voir, c'est pas vraiment des questions plutôt des commentaires que je trouve important de partager ici en DDF. Sur la question de la PMA, il y a pas de chiffre spécifique mais de nombreux témoignages retracent tous la même la même chose. La PMA est censé être accessible à toutes mais dans les faits les centres conditionnent la PMA à

25:17

une limite de poids et les femmes grosses ne sont pas prioritaires car elles auraient moins de chance de tomber enceinte. Dans ce contexte, beaucoup de femmes qui souhaitent accédé à la PMA ont recours à la chirurgie bariatrique et aux médicaments contre l'obésité alors même que les pertes de poids rapide altère la fertilité. Sur la question des posologies des médicaments, euh il y a un exemple qui m'a termé que je ne connaissais pas, c'est l'exemple de la contraception d'urgence qui est moins efficace à partir de 75 kg. Et donc les personnes grosses sont plus sceptibles d'avoir des fausses couches, des interruptions volontaires de de grossesse car elles n'ont du elles ont du coup une contraception qui n'est pas du tout adaptée. Elles ne sont pas informées les

25:53

professionnels de santé non plus. Sur la question de l'accessibilité du matériel, la plupart du matériel n'est pas adapté pour accueillir une personne très grosse, par exemple les IRM qui ont une limite de poids même tout simplement chez le médecin généraliste au siège avec des acoudoirs trop serrés et accès impossible aux cabinets médicaux. Et je remercie, j'en profite l'association FAT Prily qui m'a exposé ces difficultés que de nombreuses femmes vivent au quotidien et nos politiques publiques doivent intégrer ces questions pour lever les freins pour un accès universel à la prévention, au dépistage et au soins. Merci chers collègues. La parole pour les socialistes Marie-Noel Bitstelle. [grognement]

26:36

Merci madame la présidente, mesdames les rapporteurs, merci beaucoup pour ce travail à la fois sur le cancer du sein et sur l'infertilité. C'est vrai qu'on n pas forcément l'habitude d'avoir des rapporteurs qui se focalisent sur deux sujets différents, mais du coup, je trouve ça évidemment très intéressant. Sur la question du cancer du sein, vous dressez finalement un constat assez inquiétant quant à l'efficacité de nos dispositif sur un cancer qui semble quand même connu et sur lequel on pourrait attendre une efficacité euh en tout cas une prise en charge efficace ce qui d'après votre rapport n'est pas du

27:19

tout le cas. Donc vous avez émis un certain nombre de recommandations et et pointé des difficultés. Euh je j'en prendrai une particulière sur la question des inégalités territoriales puisque effectivement je suis députée d'un territoire rural et de montagne où la difficulté d'accès aux soins et bien est peut-être plus prignante qu'ailleurs. Donc peut-être nous faire un complément de de points sur les difficultés que vous avez relevé et notamment notamment les propositions que vous feriez par rapport à ça. Sur octobre rose, je serai peut-être un peu plus

28:02

modérée parce que j'ai dans mon territoire une association qui est extrêmement dynamique et qui au-delà du mois d'octobre accompagne toute l'année. Alors, j'ai ce regard là, mais qui doit pas être développé de partout, mais qui accompagne effectivement toute l'année les femmes par des activités ou d'autres ou d'accompagnement dans leur parcours de soi, euh aller vers le sport et cetera et cetera. Et donc je pense qu'il y a des assosses qui sont qui sont très très efficaces et et très bienveillantes par rapport aux femmes. Mais je conviens que c'est pas le cas partout et que effectivement il n'y a pas que le mois d'octobre où il faut être attentif à l'accompagnement

28:45

de ce de ces femmes et puis peut-être sur la PMA, sur l'autre sujet, sur la l'infertilité, c'est évidemment ça reste un parcours du combattant important encore, je crois. et euh ce cette prise en charge de la fertilité et la PMA, est-ce que vous y voyez un débouché législative ? Je je vois sur votre rapport que vous souhaitez faire évoluer le cadre juridique sur un certain nombre de sujets. On a eu beaucoup de débats sur la question de la bioéthique. C'est alors pas récemment puisque ça commence à dater un petit peu justement. Euh on a euh depuis euh je peux pas dire de date mais ça fait bien euh peut-être 4 ans euh où on n' pas évoqué ces sujets-là et

29:29

donc on n' pas d'évolution récente et c'est très bien que vous puissiez euh pointer cela pour qu'on puisse effectivement peut-être sans s'emparer de de ce sujet et le faire évoluer. En tout cas, moi j'avais été très engagé sur les premiers débats bioéthiques et je suis évidemment très intéressée poursuivre cela. En tout cas, merci beaucoup pour votre travail qui est très éclairant et malheureusement un peu inquiétant. Merci pour le groupe écologiste et social Marie-Charlotte Garin. Merci madame la présidente et puis merci aux collègues d'avoir choisi d'approfondir la question de ces ces deux sujets. Effectivement sans donner les chiffres sur les incidences du cancer du sang et sur ce triste podium

30:13

pour nous des cancers de plus en plus jeunes. On pourrait aussi parler des cancers pédiatriques qui sont en explosion même si c'était pas le le sujet de de la mission. Il y a aussi la question des problèmes de fertilité et en fait sur les deux problématiques, ce qu'on observe c'est la tentation du curatif en fait de se dire que on va aller résoudre les problèmes plus tard et en parallèle on a la question en fait de la source et des causes de ces problèmes et de fertilité et de cancer. On a parlé de calmium, on peut parler d'exan de pifas, de plyfosate et cetera et cetera et en réalité on nous empoisonne et une fois qu'on s'empoisonne, on soigne les symptômes et on va jamais soigner les causes. Et d'ailleurs, la la vraie question fondamentale qu'on doit se poser

30:52

politiquement, c'est de se dire les questions de prise en charge, on a avancé, on est en train d'avancer dessus, que ça soit sur les questions d'infertilité ou les questions de cancer, on avance et de de plus en plus, mais on vient jamais vraiment regarder en face la question de comment est-ce qu'on coupe le robinet de la pollution. Et moi, je dis même plus de la pollution, de l'empoisonnement collectivement. Et c'est des débats qu'on a eu de manière très affirmée au moment de la loi du plomb parce que on a posé la question justement de l'impact sanitaire sur l'infertilité et les cancers en particulier. Et nous quand on s'est opposé à ça, c'était pas parce qu'on était des énormes radicales qui aimaient pas les agriculteurs quoi. C'est parce qu'on pensait les les

31:28

questions de conséquences sanitaires pour tout le monde derrière. Et donc moi ça m'amène à deux questions. Finalement, comment quand on regarde la question de l'infertilité et la question des cancers, on se pose la question d'une meilleure prise en compte de la santé environnementale de manière générale en amont et pas simplement donc curatif derrière. Et est-ce qui vous semblerait pertinent au regard des travaux que vous avez menés que peut-être on mette en place un principe de précaution pour la santé humaine ? on l'a pour la santé environnementale aujourd'hui, mais est-ce qu'on pourrait pas se dire que dès lors qu'on a des doutes raisonnables sur un produit qui peut nuire à la santé humaine, avoir des conséquences sur la fertilité, sur le développement de

32:06

cancer par la suite et parce que est-ce que par précaution on n'interdirait pas ces produits ? Merci. et puis pour le groupe Liot Constance de Pichi. Merci madame la présidente. Permettez-moi tout d'abord de vous remercier de m'accueillir cet après-midi parmi vous euh et de remercier nos deux rapporteurs qui euh ouvrent et s'intéressent à à un domaine que je trouve particulièrement important. Mais ce que je retiens de vos rapports euh c'est qu'on paye quand même toujours un lourd tribut. Euh à la fin, c'est nous qui payons. C'est nous qui payons l'absence de recherche autour de la question du cancer du sein, à travers des corps qui sont mutilés, à travers

32:51

des pertes de chance qui sont très fortes, à travers des parcours qui sont particulièrement éprouvants et et autour d'une recherche dont on voit qu'elle n'avance pas beaucoup. Euh c'est nous qui payons le tribut de parcours de PMA qui sont particulièrement aujourd'hui compliqués, douloureux. Euh et vous souleviez la question de l'égalité territoriale dans l'accès aux soins qui soit autour de la question du cancer ou autour de la question de la PMA qui est un vrai sujet dans le sujet euh où qu'on soit de France hexagonale ou d'outre mer, on a déjà pas du tout les mêmes chances mais même au sein de la France hexagonale euh d'un territoire à l'autre on n' pas les mêmes

33:35

possibilités. Moi, je j'avais envie de soulever une chose qui était commune à vos deux rapports aussi, c'est euh l'impact psychologique de la schizophrénie de l'État qui d'un côté va nous dire qu'il faut absolument essayer de se faire dépister régulièrement, prendre soin de sa santé. Je suis pas très loin d'ici he du Loiré. Faut s'accrocher avant de réussir à faire sa mamographie. Enfin moi au bout de cinq tentatives auprès d'un centre de radiologie, j'ai abandonné puis comme j'ai des moyens, j'ai pu trouver auprès d'un centre privé à Paris. Mais quand vous voyez la pression qu'on a notamment via octobre rose autour de la question du dépistage,

34:20

des courriers qu'on reçoit pour aller faire nos mamographies, prendre soin de soi, mais qu'en fait au bout du compte on a personne pour nous prendre en charge, je trouve que déjà c'est une première violence. On pourrait dire la même chose des parcours de PMA. Aujourd'hui, quand on arrive dans un parcours de PMA, on est déjà extrêmement éprouvé. Le temps joue contre nous, on le sait, on ne cesse de nous le rappeler. Et pourtant, trouver un centre de PMA public, faut se lever de bonheur, c'est de pire en pire. Et on crée de facto une santé à deux vitesses en permanence. On alimente en permanence cette santé à deux vitesses entre ceux qui ont les moyens de payer dans le privé et ceux qui n'ont pas les moyens de payer ou qui veulent croire encore

35:03

une institution publique. Pour terminer sur la question de la PMA, effectivement moi je m'engage très fortement sur la question du DPIA. Euh, on a déposé une proposition loi transparisane et je remercie Priscaton pour son soutien sur le sujet euh qu'on aimerait bien voir inscrite lors d'une semaine transpartisane euh parce que parce qu'à travers le DPIA, moi je vois aussi une violence supplémentaire infligée aux femmes d'aller délibérément implanter des embryons dont on ne sait pas s'ils sont viables alors que techniquement on est capable de le déterminer. c'est infliger des arrêts spontanées de grossesse supplémentaires dans des parcours déjà particulièrement éprouvants. Et je n'arrive pas à comprendre pourquoi

35:47

est-ce qu'on doit encore être puni de la sorte. Euh et je voulais regretter à ce titre le fait que bon le débat a été particulièrement violent lors de la dernière loi bioéthique, mais il y avait une petite fenêtre qui s'était ouverte à travers une expérimentation menée par plusieurs hôpitaux sur justement essayer de travailler sur la recherche autour du DPIA et avoir des données concrètes à mettre dans le débat public. Cette expérimentation a été annulée par la justice à la demande d'un d'une fondation, d'un collectif très engagé contre le DPIA et la PMA. Si bien qu'aujourd'hui on a perdu 4 ans, on ne peut même pas utiliser cette expérimentation qui était presque à la fin ils n'ont pas le droit d'utiliser

36:32

des données puisqu'elle a été annulée. Et je pense que c'est peut-être temps d'arrêter de s'autoflagé, d'arrêter de perdre du temps parce qu'à la fin ce sont des couples et des femmes qui sont en souffrance et qui donnent le temps d'attendre. Merci infiniment. La richesse de vos interventions donne le le ton du travail qui qui continue de nous engager à à mettre en œuvre concrètement vos recommandations. Mesdames, je je vous laisse à nouveau la parole peut-être pour répondre peut-être pas aux questions mais au sujets qui ont été soulevés. Sandrine Rousseau. Euh alors plusieurs choses sur les femmes grosses. C'est aussi un sujet sur les mamons mobiles par exemple. Euh

37:17

c'est donc ça on l'a mis dans le rapport parce que c'est en effet un sujet important sur l'organisation des soins. Alors en fait il y a plusieurs facteurs dans l'organisation des soins dans l'accès aux soins. Il y a la question du dépistage et là dans le PLFSS on a des amendements par exemple pour rendre obligatoire dans tous les dans tous les centres de mammographie une part de dépistage obligatoire parce qu'il y a des centres de mamons qui refusent en fait de le faire et donc Ouais. Ouais. Et donc il y a il y a ça fait partie des amendements qui sont en discussion actuellement dans PS. Il y a aussi un sujet. Ah c'est ça ? Ah c'est moi pas de problème. Il y a aussi un sujet autour [raclement de gorge] de de l'opération puisque selon que

38:01

l'opération est faite par un chirurgien qui a l'habitude de le faire et qui donc a une expérience où selon que le chirurgien ne fait que très peu de cas par an, et bien les chances de survie et de récidif sont vraiment enfin les risques de récidifs sont vraiment très très différents. Donc il y a quand même une organisation de la chirurgie à penser dans des par une concentration dans des centres spécialisés quit à ce que la chimiothérapie soit ailleurs. Mais moi, je voudrais juste attirer beaucoup l'attention sur la question des soins support dont ils apparaissent absolument déterminants dans l'absence de récidif. C'est si vous faites de l'activité physique adaptée, si vous faites tout un tas d'activités de la psychologie et cetera, il y a votre vos risques de récidif diminuent de manière

38:42

considérable. Mais là sur les soins supports, il y a une différence territoriale énorme. Et là avec l'inflation du prix de l'essence, je pense à toutes ces femmes qui n'arrivent plus à y aller parce que les transports vers les soins support par exemple ne sont pas [raclement de gorge] pris en charge qu'en plus on sait qu'en ruralité elles sont souvent dépendantes de la voiture de leur conjoint. Et donc enfin, je j'alerte vraiment là-dessus parce qu'il y a un gros sujet sur la tentation du curatif. Je suis octobre rose d'abord. Quand je parle d'octobre euro, je parle pas des associations. Les associations, elles font le job toute l'année. Il y a zéro sujet sur les associations. C'est juste quel est le message que l'on envoie au travers d'octobre rose ? Est-ce que c'est de la sensibilisation

39:20

ou est-ce qu'on alerte vraiment sur un enjeu de santé publique ? Et c'est pas tout à fait les mêmes canaux et les mêmes messages sur la tentation du curatif. Je suis absolument d'accord. Il y a vraiment on est face à un défaut de préventif de manière très importante euh sur le [chant] sur la alors moi j'en ai parlé par exemple avec la ministre de la santé dans le cadre des discussions sur le PLFSS et sa réponse c'était bah oui mais les la loi du pont elle relève de l'agriculture moi c'est la santé et en fait on a on a quand même une explosion des maladies chroniques des ALD et cetera et qu'il va falloir quand même un peu interroger les autres ministères à un moment Je le pose comme ça. Voilà. Ensuite, sur le principe de précaution évidemment euh quand vous disiez madame

40:05

Pichi qu'on paye un lourd tribut. Oui, on paye un très lourd tribut et c'est pas qu'un tribut sur nos corps, c'est un tribut social, un tribut économique parce que on n' pas parlé par exemple des femmes en libéral ou des femmes en auto-entrepreneur qui elles n'ont pas la possibilité d'avoir des des arrêts maladies longs et qui vraiment ont des pertes de revenus mais absolument incroyables et aujourd'hui il y a pas de dispositif qui leur permettent. Donc il y en a qui vont en chimio continuer à être avocate mais ou tenir leur magasin ou leur restaurant parce qu'en fait elles ne peuvent pas faire autrement et que c'est vraiment un sujet quoi. Ensuite sur enfin sur octobre rose, je reviens un peu là-dessus pour moi, on mise aussi beaucoup sur les comportements individuels. C'estàd c'est

40:48

à nous de faire la palpation, c'est à nous de pas boire, de pas fumer, de pas c'est à nous de d'identifier. Et finalement cette dimension collective systémique et cette responsabilité des politiques publiques et bien elle est très peu interrogée dans la prévention et ça c'est quand même un sujet et je m'en arrêterai là je pense avoir fait à peu près le tour. Merci. Je vais juste compléter du coup sur les enjeux de poids. Je rajoute les enjeux de genre en fait parce que en réalité dans tout ce qui est lié à ce que vous avez décrit, il y a en fait le sujet de la recherche qui a été rappelé par Sandrine. Et en fait on le dit, ça a été rappelé par la présidente tout à l'heure, la santé a été conçue, testée, imaginée, pratiquée pour part sur les hommes et ça fait plusieurs fois, moi je me

41:32

souviens du premier rapport pour avis en PLFSS. Ben quand je suis arrivée il y a maintenant 4 ans, 5 ans dans cette assemblée, on on essayait déjà de faire avancer le sujet en disant que oui, en général, on teste peu, on fait peu de recherche sur les corps féminins parce qu'ils sont trop instables hormonalement dans le mois. OK, la pluie ça mouille et l'eau et le et le feu ça brûle, c'est super mais c'est ce qu'on vous dit donc on va dire les choses ici aussi tranquillement. Donc mais oui, c'est d'un point de vue donc en fait moi j'adore mais on est en train de parler d'IA, on est en train de parler d'innovation et on est encore en train de nous expliquer qu'on sait pas tester ni de faire de recherche sur nous. Je veux bien qu'on se moque de nous mais pas trop longtemps.

42:12

Donc je pense que sur ça, il faut qu'on continue à pousser et avancer. Euh et je le dis d'autant plus, mais ça je le dis de manière globale sur la délégation au droits des femmes. C'est un des rares endroits où on arrive à travailler de façon transpartisane et quand on s'y met ensemble, on arrive à bouger. Donc il nous reste très peu de temps là euh mais on a encore des victoires à mener ensemble et des victoires très concrètes aussi bien au travers du PLFSS, c'est la démarche qu'on a eu avec Sandrine, mais aussi de manière plus globale sur certains véhicules législatifs qu'on doit pouvoir amener d'ici la fin d'ici la fin de l'année. Donc sur la recherche, je pense qu'il faut qu'on y aille assez fortement, soit par des amendements conjoints, soit par des amendements identiques différents.

42:50

On sait faire, je pense, maintenant toutes ici. Je dis toutes ? Oui, toutes. Bah toutes et tous, je sais pas pour le principe. Ensuite, sur la sur la prévention, oui, mais ça relève aussi de la recherche pour éclairer et pour faire en sorte que mais du coup ça veut dire et c'est pas la santé d'un côté, l'agriculture de l'autre, c'est aussi la recherche en agriculture parce que ce qu'on interdit, bah il faut le remplacer parce que sinon on va on va tourner en rond. Moi aussi, je sais faire du slogan. Je crois que personne a envie de se contaminer, personne mais on va importer ce qu'on aura pas. Donc il va falloir aussi accepter de mettre aussi énormément de recherche pour avoir des solutions alternatives. Sinon bah c'est très beau, c'est très joli, ça fait un très beau slogan, une

43:31

très belle capsule mais c'est complètement hypocrite. On n'importera ce qu'on ne produit plus en interne et de façon encore moins contrôlée. Ensuite sur Je pense sincèrement euh il faut regarder les étales. Ensuite sur le cancer du sein, je me permettrai juste pour accentuer et renforcer ce qu'a dit Sandrine sur les soins support. Déjà, j'ai du mal avec le terme support parce que ça donne l'impression que c'est secondaire. Or, on sait que les soins à support font énormément dans la prise en charge. Il y a eu énormément de il y a eu énormément de QAG. Il y a des hommes qui qui veulent venir dans la

44:14

rayon. Il y a une énormément de puagés dessus. Je sais pas si vous avez entendu la réponse du gouvernement sur la prise en charge des soins de support par rapport à la loi que nous avions tous voté. Euh j'ai relancé moi-même par écrit, par interpellation. Je pense qu'il faut qu'on aille un peu plus vite si vous voulez aussi y aller parce que ça concerne aussi les chances de de guérison et de non récidif. Enfin les capacité de non récidive parce que ce que j'ai en cru comprendre et j'espère te plus tromper c'est pas avant la fin d'année début d'année prochaine c'est trop long. C'est beaucoup trop long et j'insiste, c'est au-delà [raclement de gorge] du soin de support comme vous voulez dire. Ensuite, sur le cancer du sein, aujourd'hui la prise en charge de la

44:51

prévention commence à partir de 50 ans. C'est trop tard. partout ailleurs et les recommandations sont à partir de 45 ou 40 ans. Et on le voit, les femmes qui ont des cancers détecté entre 40 et 50 ans sont pas du tout minoritaires. Et donc ça permet aussi d'accentuer la prévention et de faire en sorte qu'on ait plus de chance de survie et de guérison euh et donc moins de récidive par la suite. Donc ça c'est aussi des sujets qu'on peut pousser dans le cadre du PLFSS mais aussi par ailleurs pour être sûr que ça avance et que ce soit un des héritages qu'on puisse légué au prochain plus globalement et pour terminer sur le DPIA. Oui. Alors moi j'étais pas là à ce moment-là mais j'ai cru comprendre qu'au moment de la loi biotique ça avait été un sujet assez important qui avait du coup été enlevé

45:34

pour pouvoir laisser la chance à cette loi de pouvoir poursuivre. Euh je pense qu'on est quelques-unes ici à avoir un peu la tête dure. Il faut qu'on y retourne parce que je sais pas comment le dire autrement que c'est d'une énorme hypocrisie. Énorme hypocrisie. On laisse des femmes, des couples aller se soigner à l'étranger avec une inégalité financière monstrueuse, avec un coût psychologique familial extrêmement important et un coût sanitaire aussi parce que ce qui est fait ailleurs, moi je sais pas quels sont les cadres qui sont mis en place. Et donc l'hypocrisie qui consiste à dire "Oui, mais il pourrait y avoir des dérives, des machins et cetera." Ben en fait, on le tolère ailleurs quoi. Donc potentiellement. Donc je préfère qu'on ouvre clairement le débat ici. Je pense

46:17

qu'on a une assemblée aussi nationale aujourd'hui qui est un peu plus mature sur ces sujets-là. On a une population qui interroge et qui arrive à tes sou et qui arrive à se à saisir ces politiques qui les représentent. Donc je pense qu'on a une fenêtre de tir d'ici de la fin de l'année. Donc c'est pour ça que je n'ai pas posé de loi et que je me suis rapproché de constance pour qu'on puisse le faire. Donc il serait bien qu'on puisse faire en sorte un petit un petit vœu qui que j'espère pas pieux euh qu'on puisse le poser en semaine transpartisane pour que on puisse le voir qu'on puisse le voir adopter. Et ensuite, je me permets du coup aussi, c'est peut-être en dehors du cadre de simplement ce rapport, mais du coup, j'en j'en profite pour mobiliser notre présidente dessus

46:57

pour qu'on puisse si jamais on arrive à l'inscrire en en transpartisan, une procédure accélérée. Et donc ça, il faudrait qu'on puisse mobiliser le gouvernement dessus parce que sinon ça sera une pép slogan. On aura fait le début du chemin ici mais on sait pas ce qui pourra arriver après les présidentiels. Je crois que Sandrine tu voulais faire un revend. Oui, pardon parce que j'ai oublié de parler de la recherche dans et on a quand même auditionné des chercheurs qui nous ont dit que quand il faisait des analyses des tumeurs et qui recherchaient les produits chimiques, ils en trouvaient en moyenne 42 dans chaque tumeur. 42 produits chimiques différents dans chaque tumeur. Et en fait, les recherches sont en effet sur le corps des hommes par les hommes pour

47:42

les hommes. Ce qui fait que déjà c'est dans le sang, c'est pas dans la glande de ma mère parce que les hommes n'en ont pas. Mais en plus euh on ne on ne pense pas depuis l'exposome, c'est-à-dire depuis le fait que les femmes mettent des produits cosmétiques, font plus le ménage, donc sont plus exposés aux produits euh euh d'entretien, plus euh mange plus de légumes par exemple, ce qui euh évidemment euh est un sujet aussi en regard qu'elles absorbent par là. Donc moi, je pense qu'il faudrait vraiment une recherche féministe même sur le cancer du sein au sens où depuis le corps des femmes à quoi elles sont exposées. [raclement de gorge] Et ce sont des recherches qui sont beaucoup plus compliquées parce que chercher un exposome, chercher les interactions, bah c'est beaucoup plus

48:22

compliqué que de dire juste vous buvez deux verres d'alcool par jour et donc quelle est la courbe et la corrélation entre le nombre de verre d'alcool et ça sur l'agriculture, moi je vous alerte aussi sur l'effet de la canicule là actuellement puisque la canicule fait que les niveaux d'eau dans les nappes fréatiques diminuent et donc il y a une concentration des produits chimiques dans les canicules. de même qu'il y a eu une des expositions à des particules fines qui sont aussi au rang des accusés sur le cancer du sein. Et donc ça par exemple, il y a on a aucune donnée sur l'effet de la canicule, sur le corps des femmes en particulier qui semble être assez différente de en terme de conséquences sur le corps des hommes. Et par ailleurs, quand tu dis on va importer, on importe. Donc on peut

49:03

consommer ça, je suis d'accord avec toi, on peut avoir une substitution et donc consommer des produits. Mais il y a aussi la le la question de l'épendage des produits dans le sol et donc dans les nappes fréatiques qui reviennent après euh qui et qui sont résistants pendant des années, des années et des années et mangeons bio. Voilà. Merci infiniment. Merci sur la qualité de de des travaux que vous avez euh réalisé qui sont extrêmement précieux pour documenter, préciser. On voit bien que la dimension genrée de la santé, il faut qu'on continue de de d'aller au bout pour transformer. Moi, je voudrais simplement peut-être vous proposer euh il y a eu donc votre rapport, il y a eu des sujets

49:47

sur la santé mentale des femmes. Euh actuellement, on est en partie sur l'étude de la loi de financement de sécurité sociale. On va je vous propose qu'on contacte la ministre Rist, vous l'avez déjà eu dans différents de vos échanges, pardon, mais au titre officiel de la délégation, qu'elle vienne et que vous puissiez présenter votre rapport euh euh dans un dans un délai assez court. Moi, je trouve que le mois de novembre serait le bienvenu et puis pour la transformation vers des sujets transpartisans, je crois qu'on a alors il y a il y a une il y a la semaine de de décembre mais il y a il y a peut-être celle qu'il faut viser de janvier du 7

50:31

janvier. Janvier, on aura si je peux me permettre madame la présidente mais si on a une procédure accélérée, si on la passe en janvier, on aura pas le temps dans le passage Sénat pour ensuite valider une CMP. On sait que ça ne passera jamais avant le 22 février pour valider janvier faut faut qu'on reprenne les les PP qui sont en train de la qui sont déjà passés au C en fait ça en fait ça veut dire juste qu'on crente le sujet dans l'opinion publique mais qu'on ne cherche pas à en faire une disposition légale. Ensuite il peut y avoir aussi une dimension holistique des choses. C'està-dire qu'on voit bien que on on travaille aussi au long cours. C'està-dire que est-ce qu'il faut chercher le créneau qui soit le créneau efficace ? ce qu'on vient de dire là ou faut-il aussi avoir une approche

51:15

holistique de la dimension de la santé. Ça je me permet on peut en parler le plus important je pense honnêtement en toute transparence he c'est que on en parle avec la ministre je trouve que c'est une excellente idée qui est votre proposition parce qu'elle aura un agend une vision plus globale de l'agenda parlementaire si c'est plus important parce que là le sujet c'est pas nous et c'est pas l'Assemblée nationale c'est le texte en lui-même. Si c'est plus pertinent ça passe d'abord faire le sénari pour ensuite pour être sûr que la novette soit complète dans cette législature. Je pense qu'il faut aussi regarder ça dans ce sens-là. Donc je pense que votre proposition, elle est extrêmement pertinente pour regarder les joints, l'ensemble du calendrier. Et bien, prenons cet objectif là euh

51:50

d'obtenir euh la évidemment que nous avons donc un rapport à adopté et donc du cours, je voudrais simplement mettre au vote, voilà, et donc savoir qui est favorable à l'adoption du rapport. Euh voilà dans un port [raclement de gorge] euh unanimité. Euh vous dire également que euh quand nous terminons une mission, notre bureau avait également déjà acté à l'été la création de la mission d'information de type flash sur les violences en ligne. C'est le choix qui a été fait. Euh donc création d'une mission d'information flash. On a deux personnes pour la

52:34

conduire. Le groupe de la Trois Républicaine a désigné Virginie Dubim Müller et le groupe socialiste apparenté Marie-Noelle Baptistel comme rapporteur. Euh donc avant de donner la parole peut-être à madame la rapporteur pour en dire quelques [raclement de gorge] euh donc nous déclarons cette cette création de mission flash euh et je vous en remercie peut-être madame la rapporteur quelques mots sur le démarrage de cette mission. Oui, merci madame la présidente. Merci madame la présidente. J'étais pas tout à fait encore rapporteur mais a priori je crois que je je le deviens aujourd'hui. Donc effectivement c'est un sujet qui nous paraît euh très important d'une part à la faiblesse de la répression des

53:18

crimes et des lits commis en ligne puisque 3 % seulement des cyberviolences aboutissent à une plainte ou à des des poursuites. Donc il y a une espèce de forme d'impunité qui est qui est ressenti et je peux rappeler aussi que les 93 % des victimes conjugal ont subi des cyber du cybercrôle, des menaces par téléphone, par les réseaux sociaux, la géolocalisation qui sont devenus des instruments d'emprise sur les femmes et près d'une victime sur deux ne sait jamais trop comment réagir ni à qui s'adresser. Donc nous considérons que c'est un sujet qui est important et notamment à l'ordre de d'élection présidentielles parce qu'on

54:03

sait que les femmes ne sont pas visées en ligne par hasard mais qu'elles sont visées parce qu'elles portent des paroles fortes. On voit bien pas que les femmes éluses mais les journalistes, les candidates, les chercheuses, les créatrices de contenu et que on ne peut pas accepter dans une ce qu'on peut pas accepter dans

55:38

Merci. Par erreur, j'ai testé donc la fin absolument. Donc du coup le le la fin [rires] du propos est pas tout à fait pardonnez-moi sur cet essai. Voilà. Non, mais en tout cas, merci pour cette euh ce ce brief et dire effectivement que dans cette année-là, l'objectif généralement c'est de faire terire les femmes et d'éviter à ce qu'elles s'engagent. Donc, notre démocratie a besoin de ne pas perdre ses voix. Et peut-être vous vous témoignez puisque je reviens d'une assemblée interparlementaire à à l'étranger. Une de nos collègues euh australienne a été délibérément renversé et a perdu une jambe euh et [chant] voilà. Donc parce qu'elle portait des

56:22

parce qu'elle portait des combats d'égalité et donc et écolo. Voilà. Donc voilà, un encouragement à à ces travaux-là. Rendez-vous donc au plus vite avec un rendez-vous avec madame la ministre de la santé. Merci à toutes pour vos travaux. Sandrine, tu auras le mot de la fin. Oui, pardon. Pour remercier Nathalie Lebars qui a travaillé avec nous sur leur rapport et voilà parce [applaudissements] que ça a été un gros travail.