« Continue comme ça Jean-Luc » : Claude Malhuret ATOMISE Mélenchon au Sénat 💣
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il faut être aveugle pour ne pas voir l'inquiétude exprimée par les lycéens, leurs professeurs et des milliers de français dans des cortèges pacifiques. »
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« Mais il faut être aveugle aussi pour ne pas voir que leurs revendications ont été volées une fois de plus par une secte qui après s'être vaut dans l'islam gauchisme et l'antisémitisme convoque aujourd'hui l'ultra gauche, les black blocks, les racailles et les idiots utiles. »
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« Chaque vitrine cassée, chaque abribus qui brûle pousse un peu plus de français dans les bras du Rassemblement national et lui offre un boulevard pour se présenter comme le parti de l'ordre. »
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« Ces deux extrêmes sont les deux mâchoires d'un même étau qui s'opposent pour mieux se refermer sur le pays. »
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« On a un agenda de déstabilisation menée par l'extrême gauche radicale et l'ultra gauche qui cherche à intervenir et à polluer l'élection présidentielle peut-être en préemptant déjà les résultats des sondages annoncés. »
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« la France insoumise a fait monter sous-entendant que la police de la République faisait du renseignement politique. C'est faux. »
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« Jean-Luc Mélenchon a tweeté accusant le parquet de prendre ses réquisitions sur ordre du gouvernement, c'est-à-dire remettant en cause la liberté constitutionnelle du parquet, l'indépendance de la justice. »
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« la réalité c'est que c'est une atteinte très très grave à l'état de droit, ce qu'a fait la France insoumise hier. »
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« lorsque la leader de la France insoumise s'en prend à l'autorité judiciaire, s'en prend à la magistrature, c'est aussi grave que lorsque l'extrême droite le faisait. »
Temps de parole
- Claude Malhuret99 %
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Continue comme ça Jean-Luc. Pour l'instant c'est un sans faute. Voilà le SMS que j'aurais envoyé samedi dernier si j'étais Marine Le Pen. La parole est maintenant au président Claude Maluré pour le groupe des indépendants Républiques et territoires. Continue comme ça Jean-Luc. Pour l'instant, c'est un sans faute. Voilà le SMS que j'aurais envoyé samedi dernier si j'étais Marine Le Pen. Il faut être aveugle pour ne pas voir l'inquiétude exprimée par les lycéens, leurs professeurs et des milliers de français dans des cortèges pacifiques.
Mais il faut être aveugle aussi pour ne pas voir que leurs revendications ont été volées une fois de plus par une secte qui après s'être vaut dans l'islam gauchisme et l'antisémitisme convoque aujourd'hui l'ultra gauche, les black blocks, les racailles et les idiots utiles pour aboutir à la pire nuit des meutes que la France a connue depuis longtemps. De la manifestation à l'émeutes, de l'émeut à l'insurrection, de l'insurrection à la guerre civile. Voilà la stratégie de Mélenchon depuis son livre de 1991 à la conquête du chaos comme dans son nouveau mot d'ordre tout conflictualisé.
Chaque vitrine cassée, chaque abribus qui brûle pousse un peu plus de français dans les bras du Rassemblement national et lui offre un boulevard pour se présenter comme le parti de l'ordre. Ces deux extrêmes sont les deux mâchoires d'un même étau qui s'opposent pour mieux se refermer sur le pays. Ils se combattent pour mieux se faire élire. Les slogans qu'il répètent unassemblement, on ne nous a pas essayé et ça ne peut pas être pire. Mais si bien sûr, toute l'histoire du 20e siècle prouve qu'on a déjà essayé et que ça a été bien pire. Chaque fois que les idéologies dont se réclame l'un et l'autre ont saisi le pouvoir.
[applaudissements]
Le 17 octobre n'était qu'une répétition générale. L'objectif est de continuer jusqu'à ce que les deux extrêmes se retrouvent face-àface au deuxème tour de la présidentielle et lorsque l'un d'eux aura gagné, l'autre aura trouvé le prétexte pour finir d'enflammer le pays. Monsieur le Premier ministre, pendant ce temps, les démocrates de droite et de gauche s'épuisent dans leur propre rivalité. Il est plus que temps, je le dis, pour nos familles politiques de trancher. En février, dans une France affolée par ses propres ingénieurs du chaos et victime de l'embrasement du monde par Trump et Poutine, complice de nos extrêmes, il sera trop tard, beaucoup trop tard.
[applaudissements]
Pour vous répondre, la parole est à monsieur le Premier ministre. Merci monsieur le président du Sénat. Mesdames et messieurs, les les sénatrices et sénateurs, monsieur le président, monsieur le ministre euh Maluré, euh je suis d'accord avec vous, je reprends le ballon là où je l'ai laissé à la question précédente. pas voir avec une forme de naïveté ou d'incompréhension que les modes opératoires, je vais commencer par là, de samedi dernier sont à ce point grave que le parquet national antiterroriste se pose en situation d'observateur, que l'asdate est saisie et que le première personne interpellée sur l'incendie de la mairie de Limoge est fiché S pour ultra gauche radical.
Franchement, il faut être ne pas vouloir le voir et manquer de lucidité sur les méthodes nouvelles qui sont employées. Et pour quelle raison ? La réponse est dans votre question. On a un agenda de déstabilisation menée par l'extrême gauche radicale et l'ultra gauche qui cherche à intervenir et à polluer l'élection présidentielle peut-être en préemptant déjà les résultats des sondages annoncés. Et c'est une réalité et il faut le regarder avec énormément de lucidité. Deuxième chose, j'ai quand même été marqué par la journée d'hier.
[grognement] Elle a commencé par un article de Médiap que la France insoumise a fait monter sous-entendant que la police de la République faisait du renseignement politique. C'est faux. C'est faux. premier élément ou événement de la matinée. Ensuite, une deuxième polémique entretenue par la France insoumise cette fois-ci sur la magistrature, sur le parquet laissant à entendre que le pouvoir, je cite, a voulu faire arrêter un opposant, un parlementaire et non des moindres, le fameux député Raphaël Arnaud connu pour son appartenance à la jeune garde.
3è temps de la journée, la réquisition du parquet de Paris contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme dans lequel Jean-Luc Mélenchon a tweeté accusant le parquet de prendre ses réquisitions sur ordre du gouvernement, c'est-à-dire remettant en cause la liberté constitutionnelle du parquet, l'indépendance de la justice. Et au fond, vous allez voir pourquoi je vous en parle, la réalité c'est que c'est une atteinte très très grave à l'état de droit, ce qu'a fait la France insoumise hier et que si une femme ou un homme politique de droite avait fait la même chose hier, les polémiques seraient majeures dans l'ensemble de la presse, dans l'ensemble de la classe politique.
La défense de l'état de droit, c'est précisément quelque chose qui ne se fait pas à la carte. Et lorsque la leader de la France insoumise s'en prend à l'autorité judiciaire, s'en prend à la magistrature, c'est aussi grave que lorsque l'extrême droite le faisait. Et ça ne peut pas se faire à la carte. Et donc au fond, je vois bien une banalisation qui est en train de s'installer et vous avez raison, on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarme mobile, le nombre de grenades lacrymogène, le nombre de personnes qu'il faut ficher et cetera.
la réalité et je pense que c'est un grand moment de clarification entre nous républicains, c'est qu'il y a un combat culturel, un combat politique amené contre la violence, contre les extrêmes. Et je l'ai dit dès samedi soir, il est temps que chacun choisisse son camp. Ah.
Claude Malhuret