Faut-il interdire les milliardaires ? | #Amfis2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 33 %Défensif 7 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 57:16OuverteRéponse partielle
Pour Cyriel : les écologistes vont-ils accompagner la campagne insoumise pour appliquer un vrai programme écologiste ?
- 1:07:08OuverteRéponse directe
Pourquoi les milliardaires sortent-ils du silence aujourd'hui ?
- 1:11:20OuverteRéponse directe
Comment répondre à l'argument des libéraux qui confondent stock et flux en matière de taxation des riches ?
- 1:16:18OuverteRéponse directe
Une fois au pouvoir, quels moyens pour mettre fin aux paradis fiscaux et interdire les milliardaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:47Chiffre
« un milliardaire gagne en 24 minutes ce qu'un salarié gagne en moyenne en une année »
- 7:30Cyriel ChâelinFait
« Emmanuel Macron sur son jet ski. Moi, je trouve que c'est la meilleure image du bilan d'Emmanuel Macron en matière de climat. »
- 12:17Cyriel ChâelinChiffre
« Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017, la fortune des milliardaires a doublé. C'est plus 220 milliards d'euros qui sont mis dans les poches et tout ça c'est empoché par 32 personnes. »
- 35:02Raphaël PradoFait
« Il y a eu aucun surinvestissement lié directement à la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune en 2017 »
- 40:46ManonChiffre
« Emmanuel Macron a fait entre 60 et 80 milliards d'euros de cadeaux fiscaux chaque année au plus riche. »
- 56:40Promesse
« Nous ne voulons plus de riche et le seul moyen de détruire à coup sur la richesse, c'est de confisquer purement et simplement toute portion du revenu dépassant la limite tracée par la loi. »
- 58:50Fait
« Ils le font en captant nos ressources, ils le font en exploitant le pétrole, ils le font en exploitant notre eau, il le font en exploitant notre travail et même maintenant avec les réseaux sociaux, ils le font en exploitant notre temps d'attention et la santé des enfants. »
- 1:12:40Promesse
« C'est justement un dispositif qui est permis, qui est prévu pour éviter tous les mécanismes d'optimisation fiscale. Faites ce que vous voulez mais de toute façon vous devrez payer ça comme impôt. »
- 1:14:57Fait
« L'économie c'est une science exacte dans lequelle si vous êtes pas un néolibéral pure souche, vous êtes nul, vous êtes incompétent. »
- 1:15:40Fait
« Comment est-ce que vous pouvez justifier qu'aujourd'hui un milliardaire paye deux fois moins d'impôts que sa secrétaire en proportion de son revenu ? Ce n'est pas normal. »
- 1:18:25Promesse
« Nous mettrons en place ce qu'on appelle une exit taxe qui permet quand vous êtes un citoyen français de vous retrouver partout dans le monde. »
- 1:19:47Chiffre
« Aujourd'hui la moitié des richesses qui sont transférées artificiellement vers les paradis fiscaux le sont vers des paradis fiscaux européens. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[applaudissements] [applaudissements]
[applaudissements] [acclamation]
[applaudissements]
[applaudissements][acclamation] [acclamation] [applaudissements] Bonjour les insouis, les insouvises, vous allez bien. [applaudissements] [acclamation] Je me suis permet de m'asseoir rapidement comme vous avez vu, je tiens pas encore très bien debout. Euh mais que toutes les langues de vipè soient rassuré, je vais bien et c'est pas ça qui va nous arrêter pour cette année. [applaudissements] [acclamation] J'ai la chance d'animer aujourd'hui cette table ronde, cette première dans ce grand ami plein à craquer et à rabord. Je vous remercie pour votre patience parce que je sais que c'est pas de tout repos d'arriver aux amphis vu le succès de l'édition cette année.
Euh mais on va commencer dans le vif du sujet cette conférence avec une question un petit peu rétorique. Faut-il interdire les milliardnaires ? [acclamation][applaudissements] On dirait que vous avez votre petit avis sur la question. Je vous reposerai la question à la fin pour voir si on vous a bien convaincu. Euh mais je vais commencer avant d'introduire mes intervenants par une petite question parce que souvent quand on parle de milliardaires, on a du mal à se représenter hein. S'il y a des milliardaires dans la salle, n'hésitez pas à lever la main, faire un don à la sortie pour notre campagne. Nous aussi, on a besoin de don pour faire notre campagne.
Si Bernard, tu nous écoutes, n'hésite pas. Mais pour se donner une petite idée, un milliardaire gagne en 24 minutes ce qu'un salarié gagne en moyenne en une année. Et je vais un peu plus loin. Imaginez que vous dépensez 1000 € par jour. Ouais. Vous êtes plein osas. Je vous dirai pas que c'est grâce à la France insoumite parce qu'avec nous il y aura plus de milliardaires. Mais si vous dépensez 1000 € par jour, il faudra 3 ans pour dépenser 1 million. Et à votre avis, combien de temps il faudra pour dépenser 1 milliard et donc avoir 1 milliard en stock ? Si vous dépensez 1000 € par jour, à votre avis, dites des chiffres. 500 2000 c'est pas loin 2700 ans.
Imaginez, il faut remonter à la Grèce antique pour réussir à atteindre ce niveau de milliardaire en dépensant 1000 € par jour. Ça vous donne une idée ? Ce dont on parle, c'est pas quelqu'un qui a réussi dans sa vie. C'est pas quelqu'un qui est un peu riche. Ce dont on parle, ce sont des niveaux de richesse indécents et ces niveaux de richesse indécents ont un impact. Ils ont un impact d'abord sur le climat et on aura l'occasion d'en parler avec Cyriel Châelin que je remercie d'être là, présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale. [applaudissements] Merci à toi. Merci.
Siriel nous vient en voisine puisqu'elle est députée de Grenoble et qu'elle vient tout juste des journées d'été des écologistes qui se concluent aujourd'hui. On va aussi parler du pouvoir que sacapare les milliardaires. Ce pouvoir notamment sur les médias et qui de mieux pour décrypter le pouvoir des milliardaires sur les médias Cuzul que vous connaissez. [applaudissements] Bonjour. Quel succès ! Quel succès que vous connaissez notamment pour ces chroniques sur l'emballement médiatique d'Orino tous les 15 jours sur Blast. Je fais un peu de pub.
[acclamation][applaudissements] Ils vont reprendre ils vont reprendre au quart de tour à la rentrée qui aussi chronique sur backsite, on a l'occasion de se croiser. Et enfin, on va parler de l'impact économique évidemment des milliardaires et du cercle vicieux que ça crée d'austérité. Et pour ça, j'ai le plaisir d'accueillir Raphaël Prado, porte-parole d'attaque, qui est auteur d'un bouquin taxer les riches. [applaudissements] Bonjour. avec d'ailleurs c'est écrit sur son t-shirt. J'en profite pour ceux qui veulent des t-shirts tax les riches.
On en distribuera demain, je sais même plus à quelle heure, 17h30 je crois au stand de la délégation du Parlement européen pour vous aussi avoir ce qui fait plaisir à Bernard Arnaud sur vous. Je suis pas plus longue en introduction, je vais directement passer la parole à Cyriel pour démarrer. Cyel, merci encore. D'aucun croirait que Bernard Arnaud verse un peu d'argent pour sauvegarder le climat. Mais c'est quoi le problème avec Bernard Arnaud et le climat ? Et ben, bonjour à tous. Déjà un grand merci pour cette invitation. Ça fait plaisir d'être ici.
[applaudissements] Et avant de rentrer dans le vif du sujet et de vous expliquer pourquoi Bernard Arnaud est le grand ami du climat grâce à ces défiscalisations, je veux aussi remercier tous les bénévoles qui font que les amphies peuvent se tenir. Je sais qu'aux journées d'été [acclamation] comme aux amphies, ça ne fonctionne pas sans le temps qui est donné pour organiser ces temps militants. Voilà. Avant de parler de Bernard Arnaud, je voudrais vous parler de quelqu'un d'autre, lui aussi grand ami du climat, c'est Emmanuel Macron. Parce que quand même, on a une une extraordinaire, c'est-à-dire Emmanuel Macron sur son jet ski.
Moi, je trouve que c'est la meilleure image du bilan d'Emmanuel Macron en matière de climat.
Euh il a quand même réussi un truc assez incroyable, c'est en une d'insulter toutes les personnes qui souffrait de la canicule, les pompiers qui se battaient sur les forêts et toutes les familles qui étaient en deuil des morts de la canicule parce que pendant que lui était sur son jetky et bien en fait on avait les pompiers qui étaient en train de se battre, on avait les urgences qui étaient saturées par les personnes qui souffraient de la canicule et globalement c'est même un gros doigt d'honneur à son bilan parce qu'il faut toujours le rappeler et comme ils aiment jouer sur les chiffres, je vais le dire, vous allez sur santé France publique, non santé publiquefance.fr c'est vous allez voir, c'est en ligne.
Ils ont fait un bilan 2017-2025, on est à 11700 morts de la canicule. C'est 11700 personnes qui sont décédées dû aux fortes chaleur et on a un gouvernement qui ose encore nous dire cet été non mais finalement qui aurait pu prévoir. Et c'est plus de 7000 personnes qui sont décédées dû à leur leur dû à leur impréparation. Finalement cette image c'était et je reprendrai les termes de Micharel Coréa, c'est finalement la masculinité la masculinité toxique. C'est-à-dire que non seulement il est sur son jki, mais ce qu'il veut nous montrer, c'est qu'il est fort, c'est qu'il est beau. Et donc on voit bien finalement que je sais pas est-ce qu'il a lâché la barre ou est-ce que finalement il assume.
C'est un peu comme il avait dit "Moi, j'aime bien la bagnole, les Français je les emmerde." C'était encore finalement une image du mépris total pour ce qui se passait et l'image de la déconnexion entre cet homme qui est tout seul et finalement ce que vive l'ensemble des Français. Et je vais revenir un peu plus sur la responsabilité du bilan d'Emmanuel Macron et de l'ensemble de ses gouvernements parce qu'on est dans un moment spécifique. Nous sommes rentrés dans l'air de l'entropocène. Qu'est-ce que ça veut dire l'entropocène ? Ça veut dire que ce qui arrive n'est pas une crise environnementale. Ce qui arrive, c'est une une révolution géologique liée à l'humanité.
C'est que 100 % du réchauffement climatique est lié à l'activité humaine et donc nous sommes responsables de ce qui arrive. Mais derrière ce nous, parce que dans l'autre scène, vous avez vu Yanne Bartèz, on aimerait nous dire que finalement on y a tous contribuer, qu'on souffrait tous de la même manière et que ce nous serait cette humanité indissociée, indifférencié, qui aurait à la fois les mêmes responsabilités et les mêmes conséquences. Et ben moi, je vais vous expliquer pourquoi c'est absolument faux.
déjà de manière très simple parce que quand même je pense qu'on a été énormément à être choqué d'avoir Yan Bartes sur son siège avec la clime qui expliquer que quand même on vivait un peu tous la même chose. J'aimerais savoir qui aujourd'hui cet été a eu un appartement à peu près à 25°. Levez la main. On en a quelques-uns quand même. Je c'est des chanceux qui habitent un peu plus en campagne, un peu entouré de verdure qui avait un appartement à plus de 30°gr et déjà [rires] ça monte et à plus de 35. Voilà. Moi aussi. Moi aussi. Voilà. Et ben je pense que c'est l'illustration exacte de ce qui se passe.
C'est-à-dire que face aux impacts du réchauffement climatique, on ne peut pas tous se protéger de la même manière. C'est pas vrai qu'on souffre tous de la même manière de des chaleurs. Et dans les personnes qui sont décédées de la canicule, c'est majoritairement des personnes isolées, des personnes de catégorie populaire, c'est aussi des personnes âgées. Mais c'est une violence sociale qui l'aurait fait. C'est-à-dire qu'il ne me pas de la chaleur. Il meurt du fait que ce gouvernement non seulement n'a pas réduit, n'a pas cherché à limiter le réchauffement climatique, mais ne leur a pas donné les moyens de se protéger.
c'est qu'ils ont sabré dans les financements pour aller rénover les logements. C'est qu'ils ont sabré dans les financements pour aller lutter contre les lilosaux de chaleur et pouvoir mettre de la verdure et des arbres qui auraient fait baisser les températures. Et c'est là où c'est très clair. La responsabilité, elle est simple. Oui, le le réchauffement climatique est lié à l'activité humaine, mais en fait on n'est pas tous égaux à la fois face à conséquence et à la fois face à l'impact que nous avons sur ce réchauffement climatique.
La deuxième chose donc c'est revenir sur effectivement la question des milliardaires, c'est que c'est les premiers responsables de ce de ce réchauffement climatique. Et donc pour vous donner un peu une idée alors déjà quand même revenir sur l'incroyable concentration des richesses. Tu as donné le chiffre de 24 minutes qui est un site d'obstac qui est assez parlant. Je vais en donner un autre parce qu'en fait non seulement ils s'enrichissent, je vais vous montrer pourquoi ils s'enrichissent au détriment du climat euh mais ils s'enrichissent aussi au détriment de nos services publics et de tous nos communs collectifs.
Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, désolé, il y a un peu une obsession mais je pense que vu le mal qu'il a fait à la France, il faut bien l'expliquer à un moment. Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017, la fortune des milliardaires a doublé. C'est plus 220 milliards d'euros qui sont mis dans les poches et tout ça c'est empoché par 32 personnes. C'est qu'on a 32 personnes qui ont gagné pendant les 9 années demandé d'Emmanuel Macron 220 milliards d'euros. Vous savez combien ça représente de poste d'enseignant pour 400 ans ? Combien pendant 400 ans on aurait pu payer d'enseignants avec ça ? 10000.
dire que c'est 10000 enseignants chaque année pendant 400 ans qu'on aurait pu rémunérer avec ces 220 milliards d'euros. Et c'est ça chaque année qui en moins vient financer notre ben finalement notre bienvin collectif. Ça c'est la première chose. La deuxième chose sur la question du climat, je vous le disais, on n'est pas tous égau sur la manière dont on subit le réchauffement climatique. On n'est pas tous égau dans finalement les émissions, c'estd la le fait de contribuer au réchauffement climatique. Et là aussi, il y a finalement des chiffres qui sont assez intéressants. Si vous faites partie des 50 % des Français les plus modestes, vous allez émettre à peu près 3,8 tonnes de CO2 par an.
Si vous faites partie des 10 % des Français les plus riches, vous allez émettre 13,9 tonnes de CO2 par an. Si vous faites partie des Français qui sont les 0,1 % les plus riches, vous êtes à 153 tonnes de CO2 par an. Bon déjà faire une sacrée différente. Et si vous êtes Bernard Arnaud, vous allez émettre 8128 tonnes de CO2 par an. Ça veut dire que aujourd'hui si on veut atteindre les objectifs climatiques, il faut que les milliardaires il diminuent de 99 % leur mode de vie et leurs émissions. Donc quand on dit de tout le récit qui est dire finalement le climat c'est vous privé et cetera. Non, en fait derrière cette idée de priver qui est-ce qui se doit se priver ?
sont les plus riches et comme j'arrive à la fin parce que 10 minutes 3 minutes super ce sont ce sont les plus riches bah très bien non mais parce qu'en fait à un moment il faut le dire c'est-à-dire que cet argument où on va faire et ça sera parlé le tour des plateaux de télé pour expliquer l'écologie c'est la privation en fait derrière tout ça c'est protéger le système et c'est protéger leur établi parce qu'en fait nous sommes dans un moment où ce qu'il se passe c'est que ce sont une petite minorité je l'ai dit 32 personnes qui s'accaparent les richesses et qui pour s'accaparer les richesses sont en train de détruire notre planète. Détruire leur planète par les émission qu'il font.
Détruire notre planète en s'apparant les ressources, en s'accaparant l'eau. On pourrait débattre des méga agroindustriels de l'agriculture qui s'accaparent l'eau. Et bien aujourd'hui en fait effectivement il s'accaparent notre bien collectif. ils détruisent notre capacité à vivre sur cette planète pour leur propre pour leur propre intérêt. Et donc par exemple, si on donne quelques exemples assez assez assez marquant euh ce que je dit hein, une personne, non seulement vous avez eu les chiffres, mais une personne appartenant aux 0,1 % des plus riches et met en moins de 10 jours, en moins de 10 jours, ce qu'une personne qui appartient au 50 % des plus modestes va émettre en un an.
Donc on voit bien que la différence est colossale. Pour finir, je voudrais vous dire que je pense que le constat on le partage tous. La question c'est est-ce que le changement est possible ? Oui, il est absolument possible. Il est possible à deux conditions. Le premier c'est que c'est pas vrai qu'on pourra leur demander de faire un peu moins. C'est qu'il faut refonder profondément ce modèle économique où certains s'accaparent les richesses et où d'autres payent l'addition. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, les solutions existent mais je pense que Manon en parlera plus.
Elles existent si à un moment on réforme notre système fiscal, bien sûr pour faire contribuer les plus riches, mais pour faire contribuer les plus riches en fonction de leur émission carbone. C'est la l'ISF climatique, l'impôt sur la fortune climatique, c'est le fait de faire aussi une taxe sur les transactions financières climatiques. C'est-à-dire que non seulement il faut les faire payer pour leur accumulation du patrimoine et sur l'accumulation des richesses, mais il faut aussi leur faire payer l'émission que ça fait.
dire qu'à un moment ce patrimoine il a un impact il a un impact sur notre vie à tous et bien ça il faut qu'il contribue pour financer les services public et faire en sorte que aujourd'hui les dégradations qu'ils ont eu parce qu'en fait on les ét caniculair ils sont là on est un état en capacité de donner les moyens à se protéger et je finirai sur ce chiffre là sur la rénovation thermique parce que je pense que c'est important de le dire si vous faites partie des 10 % les plus modestes C'est 10 ans de revenu pour rénover votre logement et cela une fois que vous avez reçu les aides publiques.
C'est-à-dire que globalement c'est quasiment infaisable, c'est que vous êtes sur des montants que vous n'arriverez pas à dépenser. Et bien cette fiscalité, le fait d'aller chercher dans la poche des milliardaires, ça doit permettre à un état protecteur de financer les plus modestes pour que demain quand il y aura la nouvelle canicule, il soit dans un logement où les températures ne dépassent pas 35° qu'il soit dans un logement vivable. Mais ça ce n'est possible que si effectivement bien demain il y a plus de milliardaire parce que l'argent qu'ils ont pris sur leur dos, ils l' remis dans le pot commun. Merci beaucoup Criel.
J'en profite, j'ai oublié de préciser comme on est dans un format de conférence énorme que il y a des gens de partout y compris dans les través mais qu'on veut quand même être en capacité de prendre vos questions. On va faire un système que vous connaissez de questions par papier. On va essayer d'en prendre un maximum et on fait on fera au mieux. Et donc il y a Boris et Basil, si vous pouvez lever la main. Euh voilà, ils sont là. Euh ils font coucou. Si vous voulez poser des questions, vous les écrivez sur un petit bout de papier. Normalement, il y a des feuilles qui doivent traîner qui ont été distribuées. Ou sinon, vous emprunter un stylo à votre voisin.
Ça fait de la solidarité, c'est très bien. Et vous leur faites signe et il récupère les questions et on les posera dans un second temps de la conférence. Maintenant que j'ai dit ça, je reviens au fond du débat pour aller vers toi Usul parce que on en discutait juste avant la conférence ensemble. Il y a un truc qui a un peu changé chez les milliardaires, c'est que avant tout ça, il le faisait un peu en catimini. Maintenant, ils assument et ils ont un projet assumé, y compris en se servant de l'espace médiatique à dessin pour venir à bout de leur projet, de leur programme et c'est là aussi où s'opère probablement une une rupture extrêmement dangereuse. Et je te passe la parole là-dessus. Oui.
Bah oui. Alors, je me suis demandé ce que j'allais vous raconter mais c'est vrai qu'il s'est quand même passé des trucs y compris cet été et on a regardé ça de près, même si on n pas fait d'épisode rinocéros, ce sera en septembre. Donc oui, ce qui est nouveau, c'est que maintenant ils assument complètement que le débat public est fagocité par leur leur puissance et que ils sont incontournables. Bon, de toute façon, vous avez bien vu les chaînes de télé et cetera, on va y revenir. En plus, c'est pas n'importe quel milliardaire qui assume ça. Mais maintenant, ils en parlent.
Maintenant, il euh alors j'ai pris des citations de côté euh je sais pas si vous vous souvenez mais Bolloré euh avait viré Olivier Nora de Grassé. C'était le petit scandale qui a secoué le monde de l'édition et des intellectuels euh euh l'année enfin cette année. Euh et euh bah les intellectuels, ils ont commencé à râer. Alors il y avait plein de monde là-dedans, y compris des gens qu'on aime pas et tout, mais bon, l'édition c'était un peu les intellectuels s'étaient un peu défendus. Et il leur a répondu, il a pris la plume lui-même dans le dans le JD News, je crois, ou dans le journal du dimanche, tout simplement.
Donc il avait dit "Ah, simplement parce que cela touche une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient et qui grâce à sa capacité de fracas médiatique fait peur à beaucoup." Donc il est en train de dire que la petite case c'est pas lui et les milliardaires, c'est ces auteurs là qui se défendent parce qu'on a viré leur éditeur préféré. Donc cela n'empêchera pas heureusement les dirigeants de Hchette, donc ceux qui travaillent pour lui depuis qu'il a racheté Hachette, qui est un des plus grands groupes d'édition euh de prendre les mesures de gestion normale et de bon sens.
ce qu'il a fait juste après avoir livré aussi en pâure le salaire d'Olivier Nora en disant "Regardez, il nous coûtait tant et il nous rapportait si peu et les c'est vrai que bon les gens avaient été un petit peu vexés en mode mais les milliardaires se permettent de nous traiter comme ça." C'est vrai que jusque là les milliardaires traitent comme ça les les ouvriers, tous les autres métiers ont été un peu traités comme ça. Mais c'est assez nouveau de traiter comme ça les auteurs. Voilà, ça on en avait un petit peu parlé d'Orino. Mais il s'est passé un nouveau truc cet été, c'est que le monde s'est lancé dans une série d'articles sur Bernard Arnaud.
Je sais pas si vous avez vu ça, faut les lire, c'est très intéressant. Je crois que c'est Raphaël Baquet et Vanessa Schneeder. Et Bernard Arnaud a répondu parce que lui a très vexé qu'on ait parlé de sa famille, de comment il voulait échapper à l'impôt, de comment il utilisait l'art aussi. Voilà, il était extrêmement vexé. D'autant plus qu'il avait accordé un entretien d'une heure à ses journalistes, qu'il avait pris la peine quand même euh petit exercice de transparence même de de leur amener ses enfants, hein. Et ses enfants leur avaient parlé, il leur avait ouvert les portes d'VMH et il se fait chier dans le dos.
il a trouvé ça insupportable et il il leur a répondu euh notamment sur l'indépendance éditoriale parce qu'on l'a accusé, il y a un des volets de l'enquête qui est intéressant, on l'accuse parce que lui il possède quand même le quasi l'intégralité maintenant de la presse économique française. Vous pouvez pas y échapper. Euh et il possède bah encore le Parisien et cetera, les échos. Voilà. Et euh et il dit dans un quotidien, il était assez scandalisé qu'on s'attaque à lui. Dans un quotidien dont l'un des actionnaires individuels dans la vie civile se trouva mon gendre et il met des guillemets à gendre. On sait pas trop pourquoi.
Euh donc il parle de Xavier Niel, vous aurez compris, qui a épousé sa fille, la fille Arnaud, Delphine Arnaud. Ils vont avoir un enfant qui va être blindé. Ils vont avoir des enfants qui vont être blindés. Mais là, on est parti sur des dynasties. C'est que des gens de dynastie là dont on parle. Et euh et il il explique, il dit "Il faudra qu'on m'explique un jour calmement et sans ironie la géométrie exacte de l'indépendance éditoriale française. Je paierai volontiers la formation." Dit il est il est il manie l'ironie quand même.
Il a il a un petit sens de la plume, mais il n'a pas du tout accepté voilà que la presse dise du mal de lui parce que bah il paye quand même pas mal d'impôts, il emploie des gens. Voilà, c'était un peu ses arguments. Donc ouais, merci Bernard. il aimerait qu'on le remercie d'avoir créé un grand groupe machin tout ça. Bon euh et la presse devrait servir à ça. La presse devrait servir à raconter leur leur succès.
Et c'est je c'est Rodolphe Saadé aussi qui lui a repris BFM TV et qui avait dit quand il a euh pris possession des lieux quoi, il leur avait dit bah non c'est évident que j'aimerais pas trop que s'il y a une affaire qui touche mon entreprise CMACGM en l'occurrence je oui j'aimerais pas trop que ça ait un écho euh dans BFM TV. C'est quand même assez logique. Les journalistes avaient fait Ah ouais d'accord donc ça va être ça l'ambiance. Euh ben c'est c'est intéressant et ces gens-là se soutiennent. Il y a un truc qui est nouveau, c'est que dans le JD News, vous savez, il y a des pages de pub dans le JD News.
Normalement le modèle publicitaire, c'est censé faire voilà faire tourner un petit peu la boîte. 84 % c'est Sleeping Giants qui a trouvé ce qui a compté ça. 84 % de la pub passée dans le JD News, donc propriété de Vincent Boloré euh et passé par le groupe LVMH. C'est LVMH parce que plein depuis 2023 depuis que Boloré a repris le JDD tout ça JD News qu'il a mis Ja le jeune à la tête du truc il y a plein d'annonceurs qui se sont barrés parce que c'est devenu un torchon d'extrême droite comme il en existait de temps et que tout le monde a pas envie d'être là-dedans. Et ben, Boloré maintenant est soutenu par Bernard Arnaud qui lui a augmenté le volume de pub qui passe là-dessus.
Donc ces gens-là sont quelque part solidaires parce qu'ils ont un projet et c'est pas n'importe quel projet. Et ces gens-là, c'est pas juste des capitalistes, c'est pas n'importe quel capitaliste. Faut regarder ce qu'ils font à côté. Parce que pendant longtemps, les patrons de presse, on pense à Rupert Murdock, par exemple, patron de presse anglais, australien, on sait plus trop, je sais plus. Celui qui a servi de modèle pour la série succession, vous voyez le le vieux là, lui aussi a des problèmes de succession. Mais lui, il avait fortune dans la presse. Lui, son métier, c'était la presse.
Euh en France, on peut penser à Bernard, à Robert Hersan aussi qui dans les années 80 avait investi massivement la presse, un ancien collabo euh soit dit en passant, mais qui pesait beaucoup sur la politique et qui avait commencé à racheter plein de trucs et devenir un énorme euh il avait fallu penser des lois anticoncentration à l'époque précisément contre Robert Hersan. Mais ces deux milliardaires qui étaient inquiétants, qui sont inquiétants, qui ont un projet de droite, les deux aussi le disent, euh, ils avaient fait fortune dans la presse.
C'est des gens de la presse avec Bernard Arnaud, avec Rodolf Saadé, avec euh euh je sais plus de qui j'ai parlé, bah Boloré évidemment là euh ou même Big, on parle de gens qui n'aiment pas forcément la presse. C'est pas nécessairement, j'ai envie de dire quand on pense à Bernard Arnaud ou Vincent Boloré, c'est des gens qui n'aiment pas la presse. Il suffit de voir la la citation justement de ce qu'a dit Bernard Arnaud sur Kouonso une soi-disant indépendance ou ce que dit Saadé. Voilà, il il ne croi pas en l'indépendance de la presse. Ça n'est pas leur modèle à aucun moment. Euh il et et ils ont fait leur fortune à côté et il faut voir dans quel secteur. Big par exemple, donc BUIG c'est TF1.
BUIG c'est dans le BTP. Buig est présent dans 80 pays dans le monde euh et a et dépend en partie de la commande publique euh BTP et Télécom. Big Tcom évidemment, les télécom qui dépendent aussi beaucoup du régulateur. Il y a des régulateurs des télécommet discuter. Ils se servent si vous voulez de leur médias pour soit obtenir des déréglementations, obtenir des commandes, obtenir voilà Boloré, il a fait fortune bah dans les transports entre autres. Maintenant, il est sur les médias, il s'est vraiment focus sur les médias. Il voulait livrer un truc un peu moins dur à gérer à son fils Yannick parce que il se voilà, il s'est dit c'est peut-être un peu compliqué là ce que j'ai.
Il s'est focus et maintenant Canal Plus, le groupe Canal a racheté Multioice Afrique et c'est le numéro 1 de la télé à péage en Afrique. C'est voilà, ça c'est son terrain de c'est son terrain de sur lequel il fait beaucoup d'argent. Donc ces gens-là dépendent de la mondialisation et je vous parle même pas de CMA CGM. Donc c'est à la fois des croisières mais surtout surtout des portes conteneur. Des portes conteneurs c'est vraiment les pines dorsales de de la mondialisation quoi. On peut pas il y a pas de mondialisation. C'est vous l'avez vu avec le D3 d'Ormous s'il y a pas les portes conteneurs qui passent ce système s'effondre.
Mais eux ils veulent pas que ce système s'effondre et ils ont en commun d'être des des agents très engagés dans la mondialisation. Donc ça va se voir dans ce qu'il est possible de dire ou de ne pas dire sur les médias. Et est-ce qu'on peut poser la question dans les médias comme on l'a fait aujourd'hui là ? Peut-on se passer des milliardaires ? Et ben, mine de rien, il y a eu un débat sur France Interre cette semaine euh où il y avait il y avait un professeur d'économie de sciences po libéral hardcore et il y avait je crois que une copine la Dox femme c'est ça voilà et c'était intéressant.
Bon la question était posée mais tu peux pas poser cette question sur BFM TV, tu te fais agresser direct en fait et BFM TV n'organisera pas de lui-même un débat sur faut-il interdire les milliardaires ou je ne sais pas quoi. Ça n c'est absolument pas possible. Il y a des choses qu'on ne peut pas dire quoi. Il y a une certaine manière aussi, c'est tout ce qu'ils vont diffuser dans leurs médias va aussi mine de rien quand même la plupart du temps se retrouver dans les services publics. Une certaine manière de poser les problèmes. On parlait de on parlait des vagues de chaleur là qu'on a encaissé. Vous avez vu de quoi grâce au RN notamment de quoi il a été question.
Non pas de tout ce que tu as expliqué juste avant sur notamment le poids de la mondialisation des milliardaires des machins sur le climat. Il a été question de la clime. Voilà. Euh mine de la bêtise en fait des milliardaires russelles, bel et bien sur tous leurs médias et le leur leur courte vue si vous voulez et on on et on peut pas penser en dehors du cadre parce qu'ils sont là excessivre. Il y a eu on a parlé avec ces histoires aussi de D3 Dormous, on a parlé de Total.
il a vous avez eu l'une et l'autre sur les plateaux euh envie de défendre une taxation de total, j'imagine et qu'on soit sur le service public ou sur les chaînes privées, mais particulièrement sur les chaînes privées, bah tiens, tu qu'est-ce qu'on t'a répondu à chaque fois ? On a répondu, on entend la même chose partout, on t'a répondu pourquoi on peut pas taxer total. Mais attends, mais là je je vais faire le journaliste de droite. Mais attendez cher Usul, Total ne fait pas de bénéfice en France. Voilà, Total ne fait pas de bénéfice en France. Le fait bien ou pas ? Voilà, j'ai tellement l'habitude. Voilà.
Et même sur le service public, on entend mais en fin total, ils ont quand même bloquer les prix à un moment. Vous voulez pas qu'il y ait de Vous voulez pas qu'il y ait de géants français du euh je sais plus comment ils ont appelé ça, intégré. Ils avaient un grand groupe intégré français qui vous trouvez pas, on pourrait pas être fier. Bah oui, mais s'ils font pas de bénéfic et qu'ils payent pas. Enfin bon, bref, vous voyez comment le il leur leur mentalité infuse dans tous les autres grands médias. Donc ils sont extrêmement dangereux et et il y a il y a des choses dont il est dont ils n'ont absolument pas envie de parler. Il y a une explosion, moi ça me choque à chaque fois.
Explosion du nombre de sans-abris, explosion de la pauvreté, ça n'est jamais un sujet, ça n'est jamais un débat. C'est toujours immigration machin et quand il y a un un truc climatique qui arrive même là, ils arrivent à te retourner le sujet pour qu'on parle de tout, sauf de leur responsabilité, sauf de de là où on va falloir trouver l'argent pour encaisser ce choc euh ce qui va qui va nous toucher tous dans le pays et dans les autres pays parce qu'il va falloir qu'on aille taper dans leur pognons, ça c'est évident. Et et donc je termine sur le fait que leur programme à eux c'est Trump.
leur programme c'est qu'ils veulent ou éventuellement un Bardella euh ils veulent quelqu'un qui leur ait euh qui leur euh qui leur ait montré une allégance à un moment quoi. Voilà, comme l'ont fait les précédents présidents. Bernard Arnaud, mine de rien, il a vu défiler euh avant Hollande, il y avait Macron et cetera. Eux, ils ont vu défiler les politiques. Bah, ils en revoluot cette fois, ce sera un fachaud et ça sera pas grave. D'autant plus que s'il y a une montée de la gauche, et ben les fachaotud, c'est quand même mieux pour combattre la gauche. Et voilà la pente sur laquelle il nous amène.
Et c'est pour ça que cette présidentielle, elle va être un petit peu un petit peu musclée médiatiquement, hein. Il va falloir y aller. Mais c'est aussi pour ça que les insoumis comme les autres, il va aussi falloir avoir un discours musclé sur la presse, les milliardaires et les médias et dire clairement Et dire clairement que contrairement à ce qui contrairement à ce qu'ils disent la presse, l'information c'est pas un business comme un autre. Il faut sanctuariser le truc parce que c'est nécessaire pour la vie démocratique. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont mis la main dessus, hein. Voilà, sera tout pour moi. [applaudissements] Merci beaucoup, Usul.
C'est un truc que je dis souvent sur les plateaux télé quand des journalistes nous ressortent le type d'argument un peu tout craché préécrit par Patrick Pouyané, le PDG de Total. Euh et à chaque fois je me dis mais journaliste c'est un beau métier et c'est dommage que parfois ça ne recherche plus la vérité et c'est tout l'enjeu et c'est d'ailleurs un beau métier et je veux rendre hommage aux journalistes parce qu'il y a plein de journalistes qui essaient de faire ce métier de la recherche de la vérité. Il y a des médias indépendants comme à Blast et il faut les saluer dans notre paysage médiatique. Mais il y a aussi des médias qui répondent à un certain nombre de commandes politiques.
[applaudissements] Et c'est pour ça que vous savez moi avant de d'être élu au Parlement européen, je travaillais pour l'ONG Oxfam. Je je calculais je faisais ces chiffres tous les ans sur les inégalités. Tous les ans, je calculais des chiffres qui étaient encore pire.
Tous les ans, on se disait "Mais le niveau d'inégalité atteint un niveau stratosphérique et on avait plus de qualificatif et puis on revenait avec notre engainelle, il faut taxer les riches." Mais c'est là où moi j'en suis venu à cette conclusion que taxer les riches, c'est pas suffisant et que si l'on veut être clair dans une société où on va remettre les choses à l'endroit, c'est qu'il ne faudra pas seulement taxer les riches, mais interdire les milliardaires. Parce que s'il n'y a plus de milliardaires, alors il n'y a plus personne qui détient les médias. S'il n'y a plus de milliardaires, il n'y a plus personne qui massacre la planète comme l'a décrit Syriel.
[applaudissements] et je vais même plus loin d'un point de vue purement économique qui est ce moi j'ai beaucoup travaillé. Si on regarde dans le détail, je veux vous convaincre aussi à quel point les milliardaires sont des formes de nuisible. J'assume. Je sais, il y a déjà des extraits qui vont être pris. Regardez, les insoumis trouvent que les milliardaires sont des nuisibles. Oui, oui, j'assume. Allez-y, faites un extrait. [applaudissements] Et je crois qu'il y a des gens qui sont d'accord avec moi [applaudissements] et je vais essayer de vous en convaincre. D'abord, ils sont nuisibles.
Usul l'a évoqué à l'instant parce que le gros de leur fortune, ce n'est pas le selfmade man qui a eu une incroyable idée de génie et qui grâce à ça a percé. Non non 80 % de la fortune des milliardaires, c'est irrité. Vous êtes juste né au bon endroit, dans la bonne famille. Et quel est le mérite pardon du fils de Bernard Arnaud par rapport au fils de l'éboueur ou d'un professeur dans notre société qui contribue davantage à la richesse dans notre pays ? [applaudissements] Deuxièmement, les milliardaires, ils sont aussi mauvais pour l'économie. On nous dit souvent, vous savez, on a besoin des milliardair pour investir.
On oublie souvent que beaucoup des investissements structurels dans notre société, ce sont des investissements publics. D'abord, je sais pas, les chemins de fer si essentiel au fonctionnement de notre société puisqu'à preuve du contraire, c'est pas le secteur privé qui l'a fait et que précisément la privatisation des chemins de fer est inquiétant aussi de ce point de vue-là. Mais on en a des preuves aussi empiriques. On nous a dit, enfin on les libéraux, les macronistes nous ont dit notamment au moment de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, vous allez voir, ça va créer un boom d'investissement. Est-ce qu'il a eu lieu ce boom d'investissement depuis 2017 ?
La vérité, c'est qu'il y a eu aucun surinvestissement lié directement à la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune en 2017 et que l'argent des milliardaires est essentiellement investi en dehors de l'économie réelle. Une grande partie, l'écrasante partie, ce sont des micransactions, notamment des transactions financières. C'est pour ça que nous on défend une taxe sur les transactions financières. Ce sont des microransactions de de microondes et qui participent pas à l'économie réelle.
Donc non, aujourd'hui, moi j'assume de dire que les grands projets dans notre société, ce ne sont pas les milliardaires qui les réalisent, mais c'est bien la puissance publique, la quelle puissance publique à laquelle il se soustrait en ne payant pas leur juste part d'impôts et en faisant de l'évasion fiscale. [applaudissements] [applaudissements] Troisièmement, les milliardaires ne créent pas de la croissance mais bien de la récession.
Et là, c'est pas moi qui le dit et j'aime bien les citer parce que d'habitude nous dit "Oh, c'est ma nombr, c'est la France insoumise, si je prends Oxfamme, on va dire elle a travaillé Oxfemme." Donc je vais citer le Fond Monétaire international et l'OCDE, grande officine insoumise comme tout le monde le sait. Et bien un certain nombre de rapports de ces deux instances concluent au fait que l'inégalité croissante entrave la croissance économique.
Et même, je vais plus loin, il y a une étude qui montre que pour chaque pourcentage supplémentaire du revenu national qui est capté par les 20 % les plus riches, donc quand on augmente la croissance, quand c'est capté par les 20 % les plus riches, la croissance de ce pays diminue de 0,08 points. Quand il y a de la richesse, en réalité cette richesse s'est accaparée par un tout petit nombre. Donc nous les milliardaires dans notre pays ne crée pas une grande dynamique économique. Et enfin, je vais arriver sur un dernier argument qui est important. Celui-là, tu aurais pu me le faire aussi. En général, je vais faire le Pascal Pro ou je ne sais qui d'autre sur les plateaux télé.
Non, Pascal Pro, on y va plus. Mais bref, vous voyez un des arguments qu'on nous fait souvent là, Usul, tu pourrais le faire. Vas-y, [grognement] prends ton air sérieux sur les emplois. Oui, c'est quoi ? Ah oui, ben il crée des emplois. Ah oui, quand même. Mais les riches, il crée des emplois. Voilà. Il le fait bien. Il le fait bien. [applaudissements] Alors, petit rappel où pour ça, il y a pas besoin d'un bac + 8 en économie. Je suis sûr que vous allez tous pouvoir y répondre. À votre avis, qui est pourvoyeur du plus grand nombre d'emplois aujourd'hui en France ? Quel type d'entreprise ? Alors, j'ai entendu l'État, c'est en partie vraie et quel type d'entreprise ? Les PME.
Et oui, ce n'est pas Bernard Arnaud et Patrick Pouyané qui crée le plus grand nombre d'emplois dans notre pays. Et là aussi, les chiffres sont très clair. Les grandes entreprises entre 2012 et 2022, elles ont supprimé 173000 postes. Dans le même temps, on a les toutes petites entreprises qui sont elles pourvoyeuses de 1,9 million d'emplois. Voilà la réalité. Et si je vous prends un exemple concret dans le secteur par exemple de la grande distribution, vous les connaissez, c'est les Muliais, Michel Édouard Leclerc, Fournier, ceux qui détiennent Carrefour. Voilà, vous les connaissez ces grandes enseignes. Euh je crois que ça c'était un chiffre de nos camarades d'attaque.
Pour un emploi créé dans la grande distribution, trois sont détruits dans le commerce traditionnel. Donc non, le modèle économique que les milliardaires à grand renfort, y compris de pub, sans compter l'impact climatique de ce type de modèle économique ne crée pas massivement de l'emploi. Pire encore, ce sont eux qui détruisent de l'emploi. Notre fameux Bernard Arnaud LVMH, on a calculé que pour chaque euro consacré à créer de l'emploi, en réalité LVMH consacrait 239 à rémunérer des actionnaires. Voilà la priorité de ces grandes entreprises. Non pas créer de l'emploi, non pas soutenir l'économie française, mais bien rémunérer un petit nombre d'actionnaires.
Et c'est là où je veux faire un rappel utile. Je suis sûr que notre économie française tournerait très bien sans Bernard Arnaud et sans Patrick Pouyané. En revanche, sans les salariés de LVMH, sans les salariés de Total, sans l'ensemble des sous-traitants, alors il n'y a pas d'économie française dans notre pays. [applaudissements] [applaudissements] Alors que maintenant, on a bien compris pourquoi ce sont des nuisibles pour ceux qui feront le petit extrait de 10 secondes. J'espère qu'ils iront à l'argumentaire. comment on en est arrivé là et comment on règle le problème. Cyriel l'a évoqué.
Ce bilan là, c'est d'abord le bilan d'Emmanuel Macron du nombre de milliardaires qui a été multiplié par deux, leur fortune qui a été multipliée par de et ça vient pas de nulle part. C'est parce que Emmanuel Macron a fait entre 60 et 80 milliards d'euros de cadeaux fiscaux chaque année au plus riche. Alors que va commencer l'exercice budgétaire dans les prochains mois qui commence à faire des ballons d'essai. Vous avez vu he on va commencer à raboter les retraites, désindexer les retraites sur l'inflation pour toujours s'en prendre au plus faible et dans le même temps, à aucun moment ils ne reviennent sur la nécessité de supprimer tous les cadeaux fiscaux qu'ils ont fait au plus riches.
Voilà où il est l'argent. Voilà, plutôt que d'aller chercher dans les allocataires tu RSA, dans les retraités, dans ceux à qui on a tout pris déjà ces dernières années, [applaudissements] alors comment on va y arriver ? Oui, moi j'assume de dire que interdire les milliardaires doit être un objectif politique. Et pour obtenir et arriver à cet objectif politique, ce que l'on mettra en œuvre dès que l'on sera au pouvoir, c'est un une taxe Zucman augmentée, c'est-à-dire un minimum de 3 % payé par les plus riches à partir de 100 millions de patrimoines. Allez, on va faire un exercice. Qui gagne ? Qui a un patrimoine de plus de 100 millions dans la salle ?
Monsieur, toujours n'hésitez pas à aller faire un don. On est toujours preneur. Bon, personne va nous faire croire que c'est pas du vrai argent, il le possède pas vraiment. Il s'est pris au jeu. Il s'est pris au jeu. Bon, j'ai pas le temps de répondre à cette affirmation mais je le reprendrai dans les questions parce que c'est un truc qu'on nous dit tout le temps sur les plateaux télé. Mais donc la taxe duman, c'est faire en sorte que on puisse payer à minima. C'est même pas un impôt de solidarité sur la fortune que lui en rétablira, mais pas version light comme ça existait à l'époque.
Nous mettrons en place un impôt de solidarité sur la fortune renforcée qui permettra de rapporter 15 milliards d'euros. 15 milliards d'euros. Voilà comment on pourrait financer et des écoles et des hôpitaux publics et des services publics qui fonctionnent. [applaudissements] Enfin, puisque certains héritent beaucoup, moi j'assume de poser dans le débat de cette campagne présidentielle la question de l'impôt sur l'héritage. Vous vous souvenez peut-être en 2022, on avait introduit cette notion. On avait dit avec cette formule au-delà de 12 millions d'euros, on prend tout. Alors là, levée de bouclier. Comment ça c'est confiscatoire ? Euh, on leur laisse 11999 €. Ça va non ?
Pour commencer dans la vie, je sais pas hein, tout le monde est preneur ici 11999 €. [applaudissements] Et oui, on arrivera de cette manière à remettre, redistribuer les cartes un petit peu au début de la vie. Voilà quelques-unes des mesures Raphaël complètera après moi. Il est possible de rebattre les cartes. Nous ne sommes pas condamné à avoir une toute petite poignée d'individu qui détient l'essentiel des richesses dans notre pays. Et je vais vous faire cette confidence personnelle. Avant de m'engager en politique, vous le savez peut-être, j'avais beaucoup hésité. Il y a certains de mes anciens collègues d'Oxfam qui sont dans la salle et qui connaissent cette histoire.
Et je me souviens une des raisons qui m'avait poussé à m'engager, c'était que à chaque fois, à chaque année, quand je sortais mon rapport annuel sur les inégalité, tout le monde était scandalisé. Tout le monde nous disait "C'est pas normal, on a raison." Et qu'est-ce qui se passe ? Rien. Année après année, Emmanuel Macron supprimait, faisait les cadeaux fiscaux.
Et bien peut-être que à moi comme à d'autres, à ceux qui sont nouveaux militants ici dans cette salle, cette rage de vaincre contre ceux qui ont tout sur le dos de ceux qui n'ont rien, ça peut-être aussi un moteur de l'engagement en politique pour qu'en 2027, on aille taxer les riches et que cette phrase taxer les riches est une véritable traduction pratique, mais qu'on arrive enfin et avant tout à interdire les milliardaires avec tous les impacts que ça comporte.
[applaudissements]
Mais je vous ai dit que nos amis milliardaires, oui, ils vont avoir les oreilles qui sifflent aujourd'hui, ont un impact nuisible sur l'économie mais au sens large parce que quand ils ne payent pas leur juste part d'impôts, c'est aussi de l'argent qui manque dans les caisses de l'État et de l'argent en moins notamment pour nos services publics. Raphaël, porte-parole d'attaque à toi. [applaudissements] Merci pour l'invitation et j'ai essayé de compléter dit pas mal de choses. Alors dans ce petit livre qu'Ac a publié, je développe cinq arguments pour taxer les riches. Alors il y en a trois que vous avez déjà développé.
Le premier Cel a développé bah c'est pas exagéré de dire que les riches sont des criminels climatiques et si on veut lutter efficacement contre le changement climatique, il faut les empêcher de nuire. Le deuxième usu à développé, c'est que les riches ont développé aujourd'hui les milliardaires ont développé un véritable pouvoir de nuisance sur la démocratie et donc euh il faut taxer les rises notamment pour réduire ce pouvoir de nuisance des oligarques. Le troisième, tu en as parlé Manon à l'instant, c'est que finalement rien ne justifie leur richesse, certainement pas leurs mérites, leurs talents, leurs efforts. Alors, je vais développer les deux autres arguments maintenant.
Le premier argument, tu viens d'ailleurs d'en dire un mot, c'est que on va rejouer le sketch dans quelques semaines, le sketch du budget. [raclement de gorge] Alors l'an dernier avec Beou c'était où va-t-on trouver 40 milliards ? Qu'est-ce qu'on va raboter un peu plus comme service public ? Qu'est-ce qu'on va raboter un peu plus comme protection social ? Alors nous l'an dernier avec on avait développé toute une campagne pour dire bah en fait l'austérité n'est pas une fatalité maintenant c'est aux ultrariches de payer des impôts. Et c'est pas un slogan. Aujourd'hui ça a été démontré notamment par les travaux de Gabriel Zucman.
Les ultra riches, les milliardaires payent proportionnellement moins d'impôts que vous et moi. Ils payent moins d'impôts que leur secrétaire. Ça c'est possible par différents mécanismes légaux comme des mécanismes illégaux. Il y a tout ce qui est légal, les niches fiscales, l'optimisation fiscale et puis ce qui est illégal ou la frontière de l'illégalité qui qu'on appelle l'évasion fiscale. On avait calculé avec attaque que depuis 2017 c'était 207 milliards de baisses d'impôts qui étaient fait par des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises.
Ça veut dire qu'en fait on narrête pas de nous dire il va falloir se serrer la ceinture parce qu'on dépense trop d'argent mais on oublie toujours de nous dire que selon les chiffres mêmes de l'INC les dépenses subiques en France elles sont stables depuis 2017 en pourcentage du PIB elles ont même légèrement diminué on le voit bien on fait la queue de plus en plus souvent de plus en plus longtemps aux urgences par exemple où on a de moins en moins de de profs présents devant devant nos enfants. Euh pardon, je me suis un peu perdu dans ce que je disais. Je vais reprendre. Euh c'est pas grave, on va continuer. C'est la queue. Ouais, merci pour je reprends je comprends.
Donc donc en fait, on nous justifie toujours cette austérité par le fait qu'il y aurait pas d'argent dans les caisses publiques. Or bah si les riches et les multinationales payaient leur juste part d'impôts, ça n'arriverait pas hein. C'est important d'avoir toujours ces chiffres en tête. Les grandes entreprises, elles payent proportionnellement moins d'impôts que les PME et plus on est riche à l'intérieur des 0,1 % les plus riches, moins on paye d'impôts. On règle ce problème, on règle le problème du financement, de la sécurité sociale, on règle le problème du financement des services publics et on arrête de jouer cette comédie de savoir encore sur qui on va taper à la rentrée.
Les étudiants, les allocataires des APL, les allocataires du RSA, les chômeurs qu'on va un peu plus traquer ou les retraités. Mais en plus, non seulement en taxant les riches, on a plus besoin de cette austérité, mais il faut bien comprendre que l'austérité qui est justifiée par le fait, comme je viens d'expliquer, que les riches ne payent pas d'impôts, ça crée un véritable cercle vicieux. C'estàd que moi, je suis pas partisan de la croissance, personnellement, c'est pas un objectif, mais officiellement c'est l'objectif du gouvernement.
Or, quand on fait toujours des coupes dans les services publics, quand on fait des coupes dans la poche de ceux qui reçoivent des prestations sociales, mais en fait on pénalise la croissance. C'est un cercle vicieux. C'est-à-dire que finalement et bien à la fin ça fait quoi ? Ça fait aussi moins de caisses dans les dans les dans les caisses de l'État et donc ça fait encore des nouveaux justificatifs pour pour s'attaquer au service public et à la protection sociale. Le deuxième argument pour taxer les riches que qui qui a pas été développé avant, c'est la question du consentement à l'impôt.
Alors, vous le savez peut-être dans l'article 14 de la déclaration de Relomme et du citoyen, il y a l'idée que bah en fait dans un système démocratique, il faudrait que chacun puisse consentir librement à l'impôt. Et ce consentement à l'impôt, il a été revenu gravement en cause ces dernières années. Alors quand vous écoutez les plateaux qui appartiennent à des milliardaires, on va vous dire bien sûr qu'il y a un ralbol fiscal parce que les Français en ont marre de payer trop d'impôts. Quand on est un peu plus sérieux et qu'on regarde ce que donne réellement les les études d'opinion là-dessus, en fait, c'est pas un ralbol fiscal, c'est un ralbol de l'injustice fiscale.
Et c'est bien parce que on a une multitude de scandales ces dernières années. pour rappeler Luxaks, Swiss Leaks, Panama Papers, Paradise Papers, Pandora Papers, on a même oublié tellement qu'il y en avait qui fait que finalement la population a bien compris que plus on est riche, plus on échappe à l'impôt. Et ça ça mine gravement le consentement à l'impôt et c'est une bonne raison pour pour taxer les riches. Alors pour [applaudissements] une fois ceci étant dit, je voudrais répondre à la question qui nous a été posée. Est-ce qu'il faut interdire les milliardaires ? Vous avez vu que ça a pas mal énervé les trolls, hein. Alors, je voudrais quand même dire deux trois choses là-dessus.
Alors, d'abord, il y a des choses à interdire. La loi peut permettre d'interdire des choses. Par exemple, bah les empêcher de détruire la planète, par exemple. Bah, ça serait bien d'interdire les jets privés. Ça serait bien d'interdire les mégaillotes. Pas forcément les voiliers, mais les mégottes, peut-être que ça serait une bonne idée. [applaudissements] Alors, qu'est-ce que ça voudrait dire par contre interdire les milliardaires ? On va pas interdire les milliardaires, pas une loi qui interdise les milliardaires. Par contre, je pense que ce que tu veux dire, c'est ce qui en développe aussi dans ce livre, c'est qu'en fait il s'agit de les éradiquer.
Alors, n'ayons pas N'ayons pas [applaudissements] pour les langues de viperè qui nous écouterei qu'on soit bien clair, il s'agit pas de tuer les milliardaires, il s'agit de faire en sorte grâce à la taxation, nouveau Bordeaux, c'est news, il s'agit de faire en sorte grâce à la taxation mais qu'il n'existe plus de milliardaire. [raclement de gorge] Et si jamais ils chouinent trop, on pourra leur expliquer que déjà s'ils sont millionnaires, c'est pas mal et qu'il devraient pas se plaindre. Alors comment est-ce qu'on pourrait s'y prendre ?
dans ce livre et c'est vrai que ça fait des années qu'At développe c ses arguments, il y a un certain nombre de mesures que vous connaissez ici qui sont partagées aussi chez les écologistes. Ça fait aujourd'hui largement consensus à gauche. D'abord, il faut taxer le patrimoine. Alors la fameuse taxe duman, on a compris, elle va pas à elle seule rétablir la progressivité de l'impôt. Par contre, elle permettrait de mettre fin au privilèges fiscaux des ultra riches et de faire en sorte que il ne puissent pas continuer à échapper à l'impôt. Mais c'est vrai que peut-être dans la salle, il y en a qui se disent 2 % c'est pas assez, il faudrait plutôt taxer plus.
Alors il faut avoir en tête que il faut avoir en tête que même Gabriel Zucman le dit, il était invité il y a pas très longtemps à Institut Labessie. développe cette idée que je trouve très intéressante. Euh et je voudrais faire un tout petit détour historique. Quand on a créé l'impô sur le revenu en France après de longues batailles que je retrace dans le livre parce que évidemment les bourgeois et tous ceux qui défendaient leurs intérêts ne voulaient pas dans l'impô sur le revenu. On a fini par accoucher dans l'impô sur le revenu en 1914 de 1 % et ensuite il a monté monté monté. Donc déjà gagnons la bataille d'une taxe du man à 2 % et ensuite on va pouvoir la monter. Pourquoi ?
Ceux qui prétendent que la taxe du man serait confiscatoire. Vous croyez vraiment que le patrimoine des milliardaires, il augmente de 2 % par an ? Il augmente de 8 à 10 % par an. Donc si vous les taxer 2 %, ça n'a rien de confiscatoire. Ils vont simplement s'enrichir un petit peu moins vite. Mais une fois que cette taxe sera instaurée, on peut tout à fait imaginer monter le curseur. Et on peut très bien imaginer que la cette taxe, elle a un autre objectif, c'est de faire en sorte d'empêcher l'accumulation de richesse par les ultrar riches. Si vous la mettez à 8 ou 10 %, ben effectivement, on acccumule plus de richesse.
[applaudissements] La taxation du patrimoine, ça passe aussi bien sûr par le renforcement et le la restauration et le renforcement de l'ISF. Tu en a parlé donc je j'en dis pas plus. Il faut aussi, c'est très important, de taxer davantage les héritages et je sais que l'impôt sur l'héritage, c'est le plus détesté. On a réussi à nous le faire détester. Je voudrais revenir sur la mesure que tu as développé. Euh l'héritage maximum 12 millions d'euros. Ce chiffre, il a pas été choisi au hasard parce que les patrimoines moyens hérités par les 01 % les plus chanceux à la loterie de l'héritage, c'est 13 millions d'euros.
Donc si on vous dit qu'on vous prend tout 12 millions et que donc vous avez ces 12 millions, ça veut donc dire que vous faites partie des 0 1 % les plus chanceux à la loterie de l'héritage alors que la moitié des Français ne reçoivent rien, n'héritent de rien et que 80 % des Français héritent de moins de 100000 € et donc ne payent pas de droits de succession. Donc ça c'est très important et pour reprendre mon expression de tout à l'heure que je développe, ça permettra d'éradiquer les milliardaires de génération en génération et que les fils de milliardaires ne soient que millionnaires. Bon quand vous savez que la moitié des français irrité, c'est déjà pas mal.
[applaudissements] Et puis il y a tout l'aspect sur les revenus qui est très importante. He on a pas parlé donc j'en dis un petit mot. Euh l'impôt sur le revenu quand il a été créé en 1914, c'est vraiment été pensé qu'en étant un impôt le seul impôt progressif qui c'est-à-dire qui prélève proportionnellement plus des riches que les pauvres. Alors qu'aujourd'hui le principal impôt en France c'est la TVA 200 milliards. C'est exactement l'effet inverse. C'est l'impôt qui prélève davantage les pauvres que les riches en proportion de leur revenus. Le deuxème impôt en France, c'est la CSG qui est un impôt qui est proportionnel. Donc il a aucun impact sur les inégalités.
Donc si on veut réduire les inégalités et utiliser l'impôt pour cela, et bien effectivement il faut renforcer la progressivité de l'impôt sur le revenu. En 1980, on avait 14 tranches et un taux marginal supérieur, c'estàd le taux qui s'applique au plus haut revenus qui était de 65 %. Aujourd'hui, on a plus que cinq tranches et un taux marginal à 65 % à 45 % pardon. Donc, il faut effectivement renverser la vapeur et faire en sorte qu'on augmente le nombre de tranches et qu'on augmente le taux marginal supérieur.
Il faut également en finir avec la flat taxe, c'est-à-dire qu'aujourd'hui les revenus financiers ne sont plus soumis au barê progressif de l'impôt sur revenu, mais sont soumis à un taux fixe, un taux proportionnel. Donc, non seulement il y a plus de progressivité sur les revenus financiers, mais en plus ils sont moins taxés que les revenus du travail. On propose aussi de de rendre la CSG progressive.
Tout ça finalement si on mixe tout ça et bien on comprend qu'on peut utiliser l'impôt pas simplement comme une mesure cosmétique uniquement pour réduire les inégalités ce qui est déjà pas mal mais effectivement pour éradiquer la grande fortune pour définir un niveau de patrimoine un niveau des richesses d'héritage pardon et un niveau de revenu maximum et c'est pour ça qu'effectivement ça nous permettra d'en finir avec les grandes fortunes et je voudrais finir par une citation [applaudissements] C'est bon, tout le monde a compris que çait pas de tuer les riches mais juste de faire en sorte qu'il soit moins riche. C'est bon.
Alors, vous pouvez les manger si vous voulez après, mais c'est pas très digeste, hein. Alors, je voudrais finir par une citation d'un d'un ancien camarade qui est maintenant parti depuis longtemps parce que c'est un partisan de la commune, un des membres de la commune s'appelle Tony Moin et l'excellent Fred Sochard qui a dédicacé ce livre. Ça nous donne une petite introduction et je voudrais finir là-dessus. Donc, on est 2 ans avant la commune et un futur membre de la commune écrit ceci : "Nous ne voulons plus de riche et le seul moyen de détruire à coup sur la richesse, c'est de confisquer purement et simplement toute portion du revenu dépassant la limite tracée par la loi.
Voilà, un programme de justice fiscale qui permettrait d'en finir avec les milliardaires." [applaudissements] Merci beaucoup, Raphaël. [applaudissements] Merci aussi à l'excellent travail que fait attaque, que fait tout le secteur associatif, à mes anciens camarades aussi à Oxfam, tous ceux qui luttent aussi pour la bataille culturelle pour montrer, expliquer, démontrer en quoi en effet les milliardaires dans notre pays sont bien des nuisibes, voire même des parasites. J'en arrive aux questions, il y en a eu beaucoup. On a essayé de faire un petit cri et je vais vous les attribuer. Vous allez voir que certains certaines sont très ciblées.
Celle-là en particulier pour Cyriel, elle est vraiment adressé à Cyel et je m'en excuse mais on me dit dans l'oreillette qu'il y en a eu des dizaines comme cela. Donc je t'en prends une parmi celles-là qui vont dans la même direction. Donc je vous la lis. Pour Cyriel, je suis adhérente ELV et on salue les adhérents des autres partis politiques qui sont venus à nos universités d'été. [applaudissements] Elle s'appelle Juliette. Donc Juliette, on te salue. Donc je suis adhérente ELV. J'ai fait partie de la motion du courant de Cyriel. Ma question : Afinnaires et appliquer un vrai programme écologiste, les écologistes vont-ils prendre leur responsabilité et accompagner la campagne insoumise ?
Je suis [acclamation] désolé. Elle n'a pas dit oui. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements][acclamation] Alors, j'ai peut-être douché déjà quelques quelques enthousiastes, mais déjà vous dire que c'est pas moi sur cette scène qui prendra la décision. Donc comme ça je le dis he spoiler Alex sur la réponse. Non mais je vais répondre, je vais répondre, je vous le dirai. Je vais répondre et je pense que comme c'est c'est logique, on a 1hure et demi. La dernière fois que je prends la parole, je vais faire en deux temps, je vais répondre à la question. Je vais aussi euh revenir sur un point enfin plutôt continuer le débat et ce qui me semble important de la pensée écolo.
C'est-à-dire que on a dit ce débat là, il était indispensable de dire pourquoi est-ce qu'il faut interdire les milliardaires ? Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui les milliardaires ça a un impact démocratique sur la question des médias et sur le lobbing qu' peuvent faire sur les les politiques publiques ? Pourquoi ça a un impact climatique ? Pourquoi ça a un impact sur l'économie ? Mais par contre là où il faut qu'on aille aussi plus loin, c'est une fois qu'on a interdit les milliardaires, qu'est-ce qu'on fait ? Parce qu'en fait cet argent, comment ils le font ?
Ils le font en captant nos ressources, ils le font en exploitant le pétrole, ils le font en exploitant notre eau, il le font en exploitant notre travail et même maintenant avec les réseaux sociaux, ils le font en exploitant notre temps d'attention et la santé des enfants. Enfin, ça c'est aussi les pesticides. Et donc, la question quand même qu'il faut qu'on se pose, c'est oui, on va déconcentrer les richesses et c'est indispensable sur l'inégalité. Mais par contre, on peut pas seulement déconcentrer les richesses parce que même une fois qu'on l'aura fait, on ne pourra pas être dans un état qui continuera à s'enrichir de la même manière.
Et donc la question, c'est qu'une fois qu'on a interdit les milliardaires, on doit poser la question de sortir d'un système qui est un système qui est une économie de l'épuisement, une économie productiviste et une économie extractiviste. Et ça, je pensais essentiel de le dire. Nous avons un accord très profond là-dessus, mais par contre penser qu'on pourra juste reprendre finalement prendre l'exemple total, se dire en fait je fais la même chose que total, c'est-à-dire que je emmène dans le mur climatique avec le pétrole, je maltraite les à la fois les salariés mais notamment les habitants des pays du sud où où j'extrais le pétrole et c'est comme ça que l'État français va s'enrichir.
Cela n'est pas possible. Donc, on a deux étapes. Interdire les milliardaires et changer de modèle économique. [applaudissements] J'en viens donc à la réponse à la question. On en revient à la réponse à la question. Et là, ce que il y a des choses que je vous dire parce qu'il y a des choses que je décide pas toute se choses que les écologistes ont décidé. Ils ont voté un programme. Ils ont voté un programme le 11 juillet. Et je pense que ce programme, il démontre qu'on a des convergences d'idées évidentes. Je vais vous en lire quelques extraits et je pense que il y aura des accords. Nous, notre programme, on veut sortir des impasses du monde d'hier.
L'écologie ne vise pas à une simple amélioration du modèle actuel. Elle est l'alternative au désordre qu'il produit. Aucune rupture ne s'impose d'elle-même par la seule force de la raison. Elle pardon l'ordre établi ne changera que sous la pression d'un rapport de force politique construit sous une gauche d'émancipation solide. Ça c'est l'introduction du programme écologiste et je pense qu'il y a des convergences et ces convergences on le retrouve dans les votes à l'Assemblée nationale puisqu'on vote 82 % du temps ensemble. Après on va se le dire aussi et sur le budget. On a voté contre le budget, on a voté la censure. Je dis ça.
Oui, il y a des convergences politiques et je pense que c'est un élément fondamental. Après, la présidentielle c'est un moment spécifique. Moi, je suis contre l'hyper présidentialisation. Je suis pour réformer la 5e République mais aujourd'hui la présidentielle est quelque chose de spécifique. Je vais quand je prends un peu de temps mais je pense que cette prép est essentielle et je crois qu'elle était très attendue. Euh c'est pas rien et je pense que vous prire que de ne pas avoir de candidat à la présidentielle. Les écologistes ont toujours eu un candidat sauf une fois depuis 1974 et René Dumont. C'est c'est une vérité.
Et oui, il pourrait cette fois-ci, mais je dois vous le dire et je pense que si c'est normal, un parti politique, il porte des idées, il porte et il porte aussi ces idées-là. Donc, c'est pour ça je n'ai pas fini. Je vous explique laiss laissez terminer Cyrial, s'il vous plaît. En fait, je vous explique et je pense que c'est normal c'est temps de débat. Vous l'aurez vu je pense que c'est dans toute la presse, je ne fais pas de spoiler, il y a des débats à l'intérieur de notre parti. Je vous explique à la fois les convergences, je vous explique pourquoi il y a un débat.
parce que vous pourrez me dire la décision elle est simple, on a des convergences, on a 82 % des votes et je pense que ces convergences, elles sont importantes. Mais vous ne pouvez pas me dire que renoncer à une candidature présidentielle dans sous la 5e République, ce n'est pas rien, que ce n'est pas un acte politique fort dans un moment de recomposition politique. [grognement] Et la raison pour laquelle aujourd'hui il y a des débats chez les écologistes, c'est justement parce qu'il y a péril fasciste et que oui, ça ne sera pas n'importe quelle élection présidentielle, que l'extrême droite est devant dans les sondages, que l'extrême droite pourrait arriver au pouvoir.
Et oui, c'est pour ça que la question se pose. Nous avons la capacité d'avoir une candidature à les présidentielles, mais oui, nous posons la question. Il y a un débat et je veux le dire très clairement, je l'ai dit au début, je le redis, ce débat- là, il sera tranché démocratiquement par le mouvement parce que vous faites partie d'un mouvement et à un moment on a besoin de clarté. Et puisqu'on a besoin de clarté, je le dis, on a 82 % en fait si vous voulez que ça marche, si vous voulez que ça marche et qu'on fasse une campagne au carré, il faut pouvoir se respecter, se dire les choses. Ce que je vous dis, c'est qu'on a 82 % de votes en commun.
Mais si on veut que ça fonctionne, il faut aussi parler des votes qu'on a pas en commun. On a un sujet qui est important parce que c'est un sujet dans une présidentielle qui ne peut pas être mis sous le tapis. C'est l'Europe et c'est l'international. Donc moi ce qu'il me semble laissez terminer Cyriel s'il vous plaît. Montrez que on est le cœur du débat. Mais c'est le cœur. Mais oui, je pense que nous sommes au cœur du débat. C'est-à-dire que la question c'est de se dire si on fait campagne ensemble, je vous dis les débats sont ouverts et la l'option est possible parce que nous avons des convergences.
Nous devons pour cela avoir des discussions claires d'organisation à organisation parce que quand on fait campagne, quand on fait campagne pour gagner en fait, il faut que chacun ait pu apporter ce pierre à l'édifice. Il y a une dynamique insoumise qui est effectivement très forte. Si [acclamation] dans le débat écologiste, la question c'est comment les écologistes peuvent peser dans ce débat présidentiel ? Et c'est comme ça que se posera la question en interne. Comment est-ce qu'on arrivera à prendre la meilleure option pour effectivement faire avancer la question climatique et faire avancer nos idées ? Mais je vous le dis, il y aura pas de choses qui seront mis sous le panier.
Rien n'est décidé. Je sais que vous vous attendiez à autre chose, ça je le sens et je l'entends. Et j'imagine aussi que vous comprenez que quand on a un débat et un débat démocratique, n'importe quel militant comprendra que la, on va dire le devoir en tant que présidente d'un groupe, d'un groupe parlementaire, d'une militante, je je fait mes 20 ans d'adhésion chez les écologistes, c'est aussi de respecter le débat internes, de défendre mon point de vue à l'interne pour pouvoir dire à cette organisation, voilà comment je pense que on peut participer à faire gagner la gauche et à vaincre de l'extrême droite. [applaudissements] Merci beaucoup.
Merci beaucoup Criel, merci pour ta franchise, merci pour ta transparence et si vous le voulez bien, camarade insoumis, je vais faire une proposition à Cyriel et tu me diras si tu l'acceptes. Je l'avais pas prévenu avant, je vous promets, je l'ai pas suspense puisque tu dis que un des sujets majeurs potentiels d'aoppement, c'est la question européenne. Il se trouve que c'est moi qui ai travaillé au chapitre sur les questions européennes qu'il est en cours de finalisation qui va être présenté comme l'ensemble du programme. Je vous propose une chose, un débat sur les questions européennes entre écologiste et insoumis pour voir s'il peut y avoir des convergences. Chiche ! Bah encore chiche !
[applaudissements] Voilà ce qu'on aurait dû organiser. [applaudissements] Pardon les amis d'être témoin de cela mais on aura l'occasion d'avoir ce débat. Je propose qu'on l'organise dans le courant de l'automne parce que ce dont je suis sûr c'est que face à la Commission européenne actuelle qui multiplie les plans de dérégulation en matière climatique, qui multiplie aussi les nouvelles directives qui autorisent de nouveaux pesticides pour ne citer que cela, alors je suis sûr que nous pouvons avoir des convergences pour tenir tête à la Commission européenne à avoir une vraie stratégie de rupture aussi en Europe.
Mais je seraiis ravi d'en débattre avec toi Cyriel et avec les camarades écologistes au Parlement européen [applaudissements] et je te remercie encore d'avoir accepté de répondre à ces questions et j'ajoute que un débat va suivre entre Cyriel et Mathilde Panot notre présidente de groupe à l'Assemblée nationale entre deux grandes présidentes de groupe et qu'elles auront l'occasion de débattre de la stratégie parlementaire plus générale à l'Assemblée nationale. Je passe à la question suivante pour Usul si je la retrouve dans mes petits papiers. Non, c'est bon, je l'ai là. Usul. Pourquoi les milliardaires sortent du bois et du silence aujourd'hui ? Tout allait bien pour eux jusque- là, non ?
Oui. Et c'est intéressant, mais j'ai une réponse très simple. En plus, je crois qu'on est speed là, non ? Euh 5 minutes. 5 minutes. Bon, ils ont plus peur de nous. Voilà, ils ont plus peur de nous. Donc ils sont en confiance. Alors, ils ont plus peur de nous. Pourquoi ? Bon bah, regardez-nous déjà. Voilà, on s'engueule. euh regarder l'état de la gauche. Eux, ils se disent eux, ils se disent qu'ils qu'ils ont gagné mais pour plein de raisons.
C'est-à-dire qu'on pourrait je pourrais vous dire aussi, c'est vrai qu'ils avaient plus peur de nous au sortir de la guerre parce qu'ils avaient largement collaboré les riches et que on a pu faire la sécu précisément parce qu'ils avaient le cul un peu merdeux. Ils avaient peur de nous à à d'autres moments de l'histoire, on va dire. Là, c'est vrai que ils ont pris la confiance, mais il y a un il y a une explication et on en parlait presque là, c'est le néolibéralisme depuis le programme du néolibéralisme et donc la Commission européenne aussi, y compris, ils ont pris l'appareil d'État, ils ont pris ils ont fixé les règles et ils ont transformé.
Vous voyez l'État pour eux avec le néolibéralisme, c'est pas moins d'état. C'est un état qui ils ont toujours besoin de l'État, qui va réguler voire même qui va leur donner plein d'argent. Ça c'est ça marche très bien. Voilà. Donc des allègements d'impôts, des machins et des subventions directes aussi, il y a pas de raison. Et alléger l'état social, ça ils l'ont bien fait aussi. Mais je veux dire, leur programme s'est déroulé comme sur des roulettes quoi. Ils ont le personnel politique dans leurs mains. Il que ce soit Hollande, que ce soit machin, mais comme je vous disais, Bernard Arnaud, il les a vu passer, il les respecte même pas ces gens-là.
Parce que pour lui et pour les autres, le seul pouvoir stable, c'est le pouvoir du capital, c'est le leur et le personnel politique n'est là que pour faire comme c'était prévu, quoi. Puis un phénomène de corruption, ils ont réussi à corrompre le fait le personnel politique aussi. Combien vous voyez d'anciens ministres ou de je sais pas quoi qui maintenant travaillent pour je ne sais quel grand groupe derrière quand c'est pas directement. Je pensais à l'ancien secrétaire d'état aussi de de le secrétaire général de l'Élysée. Comment il s'ur Voilà Cler qui euh Ouais voilà qui travaillait directement pour un de ses grands groupes.
Puis il vient il fait secrétaire général de l'Élysée puis il repart. Il est reparti. Je sais pas s'il est reparti dans son grand groupe mais voilà c'est ils ont le sentiment d'avoir gagné. Euh bon bah il nous on pourrait avoir le sentiment d'être cerné. Je veux dire on peut parler mais ils se sont déjà plantés. Je dire quand ils font le paris de la collaboration derrière on leur a fait payer aussi. Ils ont déjà fait des mauvais paris je veux dire les riches, les capitalistes. Et puis les riches de manière générale historiquement ils sont déjà pris débranlés notamment en France. Nous ça fait partie de notre histoire.
Euh il y a eu des nuits du 4 août, il y a eu des moments pas faciles pour eux qui fait que ça leur a donné peur pour un siècle après derrière. Bon bah voilà, je tirai les conclusions que vous voulez de ce que je vous dis. Euh mais voilà, [applaudissements] ils sent harddis, ils sent harddisk parce qu'ils n'ont plus peur. Donc euh s'ilattaque Zookman, ça leur fait peur. Moi ça m'étonne. Moi je pense qu'ils font semblant d'avoir peur hein. Là ils sont toujours dans le chantage, ils sont toujours dans la menace et ils ont trouvé des trucs pour nous tenir hein.
Ils nous disent "Oui mais regardez la dette." et ils sont persuadés qu'ils nous tiennent avec ces histoires de de bah moi je pense que euh il y a moyen de leur faire peur. Là, ils vont avoir, j'espère, peur à l'élection présidentielle, hein. Voilà. [applaudissements] Et voilà. Merci Usul. De rien. Ça brissait de ce côté-là parce que Raphaël était pas tout à fait d'accord avec toi sur la peur. Donc je vais lui passer la parole en même temps que je vais lui poser une question qui a été posée qui est une bonne question qui pourrait être Ah je je vais même demander à Usul de la lire parce que c'est sur les plateaux télé, il pourrait le dire comme ça.
Les libéraux m'ont souvent dit que je confondais stock et flow. [grognement] U flux. Ouais mais c'est écrit n'importe quoi. Quand je veux voilà, je confondais stock et flux quand je voulais taxer non, il y a marqué flow lf W quand je voulais taxer les riches. Comment répondre à ce type d'écran de fumée ? Et donc c'est typiquement le genre d'argument qu'on entend sur un plateau télé mais rendez-vous compte vous pouvez pas taxer une richesse qui n'existe pas vraiment. Et moi c'est une critique que je vois souvent parce qu'alors contrairement à vous Siriel et Manon, on m'attaque pas sur mon physique, c'est le privilège masculin.
Par contre, on me dit que je suis nul en économie, je n'y comprends rien. Et c'est pareil Zukman il y comprend rien en économie. Zucman il confond flux et stock. C'est pour ça que la taxe Zucman c'est c'est débile. Alors d'abord, je voudrais revenir puisquon va parler de taxe duman. J'ai un petit désaccord avec toi. Moi je pense que si ils se battent autant contre la taxe duman, c'est pas parce qu'ils en ont pas peur, c'est au contraire parce qu'ils ont compris que cette fois-ci avec ça, ils n'y échapperaiit pas. parce que c'est justement un dispositif qui est permis, qui est prévu pour éviter tous les mécanismes d'optimisation fiscale.
Faites ce que vous voulez mais de toute façon vous devrez payer ça comme impôt. Et deuxièmement, ils ont très bien compris qu'une fois qu'un impôt est mis en place, comme j'ai expliqué tout à l'heure, si on crée une taxe duman à 2 % et on empêche l'année suivante de la mettre à 3 % puis à 4 puis à 5. Là, je suis d'accord avec toi, ils savent que ça fait pas si mal que ça mais ils se disent si on commence à rentrer là-dedans, voilà. Et et ça remet en cause le fait que jusque là, on allait dans l'autre sens. C'est un peu ça. Ouais.
Et puis surtout quand quand pendant qu'on parle de taxman, on n pas en train de parler d'immigration, de burka ou de je ne sais quel sujet de panique morale créé par l'extrême droite. Alors moi c'est vrai que je suis preuve d'écho et donc je rigole bien quand on dit que je n'y comprends rien à l'économie mais c'est important quand même de revenir sur cet argument parce qu'il nous est souvent opposé. Alors d'abord comment distinguer un flux d'un stock ? Un revenu, c'est un flux. C'est-à-dire que c'est quelque chose qui se mesure au cours du temps. Je gagne une certaine somme pendant un mois, pendant une année, quoi.
Le patrimoine, c'est un stock, c'est-à-dire que ça se mesure à un certain temps. Ça n'a aucun sens de dire quel est mon patrimoine entre le 1er janvier et le 31 décembre. Par contre, je peux dire quel est mon patrimoine aujourd'hui la 21 août. Et on nous dit mais quand vous proposez la taxe dumane, vous comprenez rien parce qu'en fait vous proposer une taxe sur le patrimoine mais en fait c'est pour combler la cuine de la taxation de l'impôt sur le revenu. Vous rappelez le fameux débat ? Vous rappelez Éric Lombard qui une fois qu'il est plus ministre de l'économie se rend compte qu'il y a des milliers de de millionnaires qui ne payent pas d'impôt sur le revenu.
Et donc on dit comment ça il paye pas d'impôt sur le revenu et il voulait mettre une taxe sur le patrimoine. Vous n'y comprenez rien en économie. Vous mélangez les flux et les stocks. Alors moi, j'aime beaucoup cet argument parce que hier encore dans le monde, il y avait une tribune de Zora Mandani avec Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie qui n'y connaît rien en économie et Gabriel Zucman pour justement dire qu'il fallait taxer les milliardaires à New York et ailleurs. L'an dernier sur les plateaux qui appartenaient à des à des milliardaires, vous aviez des éditorialistes qui de ces news à BFM tenaient le même discours.
On peut pas faire la taxe duman parce que sinon les riches vont partir. Qui était d'ailleurs le même discours tenu par Macron comme par Jordan Bardella. Et en face, on nous disait vous comprenez rien à l'économie alors que pourtant il y avait sep prix Nobel d'économie qui s'étaient prononcé dans une tribune en faveur de la taxe duman. Mais ils n'y comprennent rien à l'économie bien sûr parce qu'ils ont pas compris que l'économie c'est une science exacte dans lequelle si vous êtes pas un néolibéral pure souche, vous êtes nul, vous êtes incompétent. Alors, revenons là-dessus de 2 minutes, hein.
Donc, effectivement, il s'agit d'instaurer un impôt planché sur le patrimoine parce que les ultra riches aujourd'hui échappent à l'impôt. Il faut bien comprendre, c'est un impôt planché, c'est-à-dire que dans la salle, si vous faites un petit calcul, vous vous rendrez compte très facilement que quand vous additionnez la TVA que vous payez, la CSG que vous payez, l'impôt sur Renu que vous payez, je parle même pas des autres, évidemment que les impôts que vous payez au cours d'une année dépassent largement les 2 % de votre patrimoine. Votre patrimoine représente, pardon, les impôts que vous payez représentent bien plus que 2 % de votre patrimoine.
Même le monsieur qui a dit qu'il était millionnaire tout à l'heure, s'il réfléchit bien, je suis sûr qu'il arrivera à à ce raisonnement-là. Et donc finalement le meilleur moyen de ne pas payer la taxe duman pour Bernard Arnaud un petit conseil et bien arrête de pratiquer l'évasion fiscale parce que si tu payais normalement tes impôts, et bien en fait les impôts que tu payes chaque année représenteraient déjà largement plus de 2 % de ton patrimoine. Et donc c'est uniquement un dispositif qui est prévu pour faire en sorte de mettre fin à ce scandale qui devrait scandaliser tout le monde, même les plus libéraux.
Comment est-ce que vous pouvez justifier qu'aujourd'hui un milliardaire paye deux fois moins d'impôts que sa secrétaire en proportion de son revenu ? Ce n'est pas normal. Et bien pour ça la taxe duman effectivement c'est une solution. Alors on a expliqué que c'était pas la seule solution et donc non nous ne confondons pas fluock et par contre ils ont bien compris que cette fois-ci ils n'échapperaiit pas. Merci Raphaël. [applaudissements] J'ai encore quelques petites questions assez intéressantes. Je vais les lire.
Une fois la France insoumise au pouvoir, quel moyen de pression possible pour enfin mettre fin aux paradis fiscaux au niveau européen et quel moyen on aura une fois au pouvoir pour interdire les milliardaires légaux, fiscaux, économiques ? Je vais répondre à ces deux questions parce que ça nous permet aussi de répondre souvent à ce qui nous est opposé sur les plateaux télé. Vous l'avez compris, on est ici comme une forme comme on est entre amis, comme une forme de catarcis. [rires] On expulse vraiment tout ce qu'on peut entendre sur les plateaux télé.
Donc le truc assez classique qu'on entend que qui est en lien avec cette question mais vous comprenez si vous taxez les milliardaires, ils vont partir. Alors déjà ils vont pas beaucoup nous manquer si jamais c'était le cas. Mais mon petit doigt me dit qu'ils ne vont pas partir. Moi, j'ai travaillé pendant des années en République démocratique du Congo. En République démocratique du Congo, je suis pas sûr que Bernard Arnaud y trouvera un système hospitalier, un système éducatif, un système de route propice à son business. Et puis un rappel utile aussi pour les plus riches.
Évidemment, bien sûr que les milliardaires ont d'abord et avant tout besoin de la force et de la masse de travail pour accumuler leur richesse. Et que Bernard Arnaud, la dernière fois qu'il a dit qu'il quitterait la France, c'était au moment où un président de la République avait dit que son ennemi c'était la finance et finalement c'était son bon copain. [grognement] Vous voyez de qui je veux parler ? Le futur président ? Ah non, le futur président, il s'appelle Jean-Luc Mélenchon. Tu as pas compris, Raphaël.
[acclamation] [applaudissements] Mais Bernard Arnaud à l'époque avait déjà dit qu'il partirait en Belgique et en l'espèce, il a déjà une partie de ses activités économiques en Belgique, mais il n'a pas tout. Mais là-dessus, nous on a une réponse assez ferme et qui est très claire qui est de dire que nous mettrons en place ce qu'on appelle une exit taxe qui permet quand vous êtes un citoyen français de vous retrouver partout dans le monde. Ça existe déjà pour les citoyens américains et que Bernard Arnaud, Vincent Bolloré peuvent s'expatrier où ils veulent dans le monde. Oui, nous les retrouverons et nous leur ferons payer leur juste part d'impôts.
et nous avons les outils juridiques pour cela. [applaudissements] Même chose pour les entreprises. On nous fait toujours le même l'espèce de même chantage. Vous comprenez ? Si jamais on va taxer davantage Total, ils vont partir. Mais tu l'as très bien dit, Total à l'heure actuelle, il ne paye déjà pas 1 € d'impôts en France. Et vous savez où il déclare la plus grande partie de leur revenus total ? Suisse et il y en a un deuxième pays, je l'ai pas entendu. Pays-Bas, comme tout le monde le sait, il y a des grands gisements de pétrole au en Suisse et au Pays-Bas.
Ce qui me permet d'arriver à la question sur les paradis fiscaux, vous savez que c'est un peu mon dada au niveau européen, mais aujourd'hui la moitié des richesses qui sont transférées artificiellement vers les paradis fiscaux le sont vers des paradis fiscaux européens. On va faire un petit exercice pour terminer comme ça on va terminer de bonne humeur et de manière participative. Je veux vous entendre. Citez-moi des noms de paradis fiscaux. Séchelle de Lawer, Luxembourg, Pays-Bas, Irlande, Gernneusé, Jerséy. Bon, on va s'arrêter là, c'est pas mal.
Et bien les amis, je suis ravi de vous annoncer que vous êtes 1000 fois plus compétent que le commissaire à l'économie au niveau européen puisque aucun de ces états n'est listé dans la liste qui existe pourtant, la liste européenne de paradis fiscaux. [applaudissements] Et ce que nous ferons quand nous arriverons au pouvoir et bien si l'Union européenne ça renvoie au débat sur l'Europe, si l'Union européenne ne veut pas avoir une liste de paradis fiscaux qui appelle un chat un chat, alors oui, il y a un article qui existe dans le code général des impôts français.
Nous aurons notre liste de paradis fiscaux et les Irlandes, Pays-Bas, Malte et cetera seront considérés comme tel et aucun aucune entreprise, aucun milliardaire ne pourra placer son argent là-bas. [applaudissements] J'en termine. J'en termine en vous remerciant vous pour votre participation, en remerciant évidemment nos intervenants. Un remerciement tout chaleureux à Cyel qui s'est prêté à l'exercice, lui dire que la porte sera toujours ouverte, que nous les insoumis, on est un petit peu impatient, mais c'est parce que on a hâte d'une chose. On a hâte d'interdire pour de bon les milliardaires et de taxer les riches. Et je vous propose qu'on en termine là-dessus sur taxer les riches.
Merci à vous. [applaudissements]
[applaudissements]