Prix du carburant, budget, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Thomas Ménagé
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Questions et réponses
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- 0:34OuverteRéponse directe
Fabien Roussel appelle les Français à se mobiliser sur la hausse des carburants. Vous aussi, vous appelez à une mobilisation ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Vous aussi, est-ce que vous aussi, Thomas Ménager, au Rassemblement National, vous appelez les Français à occuper à nouveau les ronds-points ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez qu'un mouvement populaire de colère est aujourd'hui inévitable si le gouvernement ne prend pas rapidement des décisions ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait sur l'essence, notamment le prix du carburant, Thomas Ménager ?
- 3:10FerméeRéponse directe
C'est le même calcul que vous faites ? C'est toujours cette solution ?
- 4:30RelanceRéponse partielle
Comment, de manière responsable, le Rassemblement National peut financer une telle mesure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« si le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français à se mobiliser, comme nous avons su le faire en 2018 avec les Gilets jaunes. »
- 3:13InvitéChiffre
« Les carburants, en un an, c'est 42% pour le gazoil. C'est 21% pour le sans-plomb. »
- 3:58InvitéChiffre
« qui pèse très cher. Et la totalité, ça fait entre 40 et 50 centimes sur un prix à 2,30 euros le litre. »
- 4:44InvitéChiffre
« 12 milliards d'euros, Thomas Ménage, où est-ce que vous les trouvez ? »
- 5:51InvitéChiffre
« Au dernier contre-budget que le Rassemblement national avait proposé, il y aura une annonce dans quelques jours de Marine Le Pen avec une trajectoire de 125 milliards. »
- 6:22InvitéChiffre
« Aujourd'hui, vous avez l'aide publique au développement qui est donnée à certains pays, comme la Chine ou l'Algérie. C'est 2 milliards d'euros qu'on souhaite faire sur cette aide publique au développement. »
- 6:37InvitéChiffre
« financer des éoliennes, c'est-à-dire de financer, subventionner, ça coûte 7 milliards d'euros. »
- 6:53InvitéChiffre
« nous devrions revenir à l'époque de la contribution de Jacques Chirac, qui était un européiste, qui était un européen, et de réduire cette contribution. Là, vous voyez, c'est 8 milliards d'euros qu'on faisait l'année dernière. »
- 8:32InvitéFait
« inacceptables pour le Rassemblement national, parce que philosophiquement, en politique, il y a une question de symbole. »
- 11:10InvitéChiffre
« c'est 20% de notre dette. Donc, on pourrait se dire, ça ne touche pas la totalité. »
- 11:36InvitéChiffre
« On a déjà des taux d'intérêt à 4%. »
- 15:15InvitéChiffre
« majoritaires, entre 60 et 69% selon les différents sondages. »
Temps de parole
- Invité61 %
- Présentateur15 %
- Invité 215 %
- ?7 %
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Bonjour Camille. Bonjour Benjamin.
Et
bonjour Thomas Ménager. Bonjour. Député RN du Loiret, porte-parole du Rassemblement national. Ce week-end, votre parti fait sa rentrée politique avec un séminaire parlementaire au Touquet aujourd'hui. Et le discours de rentrée de Marine Le Pen, ce sera demain dans son fief d'Énim-Beaumont dans le Pas-de-Calais. On va en parler de cette rentrée chaotique, chahutée, on peut dire, pour votre parti. Mais d'abord, cette exaspération qui monte dans le pays sur la question des carburants, la hausse du prix de l'essence, des prix qui atteignent encore des records des Français qui ne peuvent parfois plus faire leur plein. 2,20€ le litre en moyenne en ce moment.
Fabien Roussel, le patron du parti communiste français, candidat à
l
'élection présidentielle, appelle les Français à se mobiliser.
Si
le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français à se mobiliser, comme nous avons su le faire en 2018 avec les Gilets jaunes. Je les appelle à se mobiliser sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous les lieux de pouvoir, devant l'Élysée, devant Matignon.
Vous aussi, est-ce que vous aussi, Thomas Ménager, au Rassemblement National, vous appelez les Français à occuper à nouveau les ronds-points
?
Ce
n
'est pas le rôle, vous savez, des dirigeants politiques, des responsables politiques. Notre rôle,
c
'est de se battre à l'Assemblée Nationale, d'interpeller le gouvernement, de mettre toute notre énergie, toute notre force en tant que premier groupe parlementaire, notamment au moment du budget, mais même avant le budget, pour demander des actions. Après, les Français sont libres de manifester, dans le respect, bien entendu, de leur public.
Et vous
ne soutiendrez pas un mouvement social, s'il y en avait
un, là, dans les prochains...
On verra le moment venu, mais je vous dis, globalement, nous, historiquement, au Rassemblement National, on s'occupe de notre boulot. Après, on laisse les Français se mobiliser, en respectant, bien entendu, la loi, ceux qui devront aller travailler, en ne mettant pas le bazar. Mais si les Français, et on connaît l'exaspération des Français, je veux dire, moi, je suis élu d'un territoire rural, ils n'en peuvent plus, ils sont à bout. Il y
a
des personnes qui se mettent maintenant en arrêt maladie, parce qu'en fait, ça leur coûte plus cher d'aller travailler que, malheureusement, de rester à la maison. C'est plus intéressant de rester à la maison que de prendre sa voiture pour aller travailler. Donc, on est dans une situation jamais vue. Et donc, bien entendu, je comprends l'exaspération et ceux qui voudraient se mobiliser. Thomas Ménager, en 2018, le mouvement des Gilets Jaunes, le Rassemblement National l'avait soutenu. Et on rappelle qu'à cette époque-là, au début du mouvement des Gilets Jaunes, le prix du gazole était autour de 1,50€. Et Benjamin le rappelait, désormais, on est plutôt autour de 2,20€.
Est-ce que vous estimez qu'un mouvement populaire de colère est aujourd'hui inévitable si le gouvernement ne prend pas rapidement des décisions ? Alors, c'est ça qui est un peu triste, c
'est
qu
'il y a
une forme de résignation dans le peuple. C'est-à
-dire
qu'on a une situation qui est bien pire que celle qu'on a connue à l'époque des Gilets Jaunes, que tous les éléments sont réunis pour que les Français se mobilisent.
Je
vous dis, ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois, ils n'arrivent plus à se déplacer, ils n'arrivent plus à payer le minimum pour leurs enfants, ils n'arrivent plus à prendre la voiture pour aller se soigner. Mais il
y
a une résignation. Il y a aussi une attente de l'élection présidentielle, un espoir. Mais malheureusement, on ne pourra pas attendre l'élection présidentielle. Nous, nous le disons, même si nous, avec Marine Le Pen, on apportera les réponses en 2027, il ne faut pas attendre 2027. On attend du gouvernement.
Qu'est-ce qu'on fait sur
l'essence, notamment le prix du carburant, Thomas Ménagy ? Il
y a
plusieurs propositions qui sont faites. Vous, vous êtes toujours sur la position de baisser les taxes sur les carburants. Fabien Roussel, par exemple, aussi le propose. Il dit que ce serait 30 centimes de moins sur un plein. C'est le même calcul que vous faites ?
C
'est toujours cette solution ?
Les carburants, en un an, c'est 42% pour le gazoil. C'est 21% pour le sans-plomb. Donc oui, il faut baisser la fiscalité. 50% aujourd'hui d'un plein, c'est la fiscalité. Donc nous,
on
a deux mesures. On a une mesure pérenne, définitive. C'est-à
-dire
la baisse de la TVA, comme vous venez de l'indiquer, on n
'est
pas les seuls. Même les socialistes, certains comme M. Brun à l'Assemblée Nationale, sont venus. Alors ils ne sont pas tous alignés sur le sujet. Ils sont venus sur cette position qui est la position historique du Rassemblement National portée par Marine Le Pen. Et dans une situation grave de crise, on propose de réduire, de supprimer en fait les hausses des assises, de l'ex-TICPE, qui ont augmenté depuis François Hollande et
depuis Emmanuel Macron. C'est un peu technique, mais c'est une taxe
pour financer l'adaptation au réchauffement climatique.
Exactement, mais qui coûte aujourd'hui,
qui pèse très cher. Et la totalité, ça fait entre 40 et 50 centimes sur un prix à 2,30 euros le litre. Ça fait 40 à 50 centimes par litre. C'est-à-dire que
ça
fait 20 à 25 euros selon la taille de votre réservoir pour les Français. Et ça, ça serait direct. C'est-à
-dire
que ce n
'est
pas comme les aides
publiés.
Et ça
coûte cher.
Alors, ça
coûte des milliards,
une
dizaine de milliards, 12
milliards.
Parce
qu'on a les moyens de se
le permettre aujourd'hui, Thomas Ménage. C'est le
grand débat. Mais je veux dire, il y a d'autres pays, que ce soit l'Italie, que ce soit l'Allemagne, d'autres pays ont fait ce choix. Parce qu'au final,
quand les Français... Mais ils ne sont pas
dans la même situation
que la France
d'endettement. Comment, de manière responsable, le Rassemblement National peut financer une telle mesure ? On comprend bien l'intérêt pour les Français. Quel parti pourrait
s'opposer à cette
proposition d'améliorer et que ça coûte moins cher de faire son plein ? Mais 12 milliards d'euros, Thomas Ménage,
où est-ce que vous les trouvez ? Je l
'entends, mais en fait, ce qu'il faut voir, c'est qu'il ne
faut
pas avoir une logique
uniquement
comptable. Alors, bien entendu,
réduire les finances publiques... Oui, oui. Mais en fait, il
faut avoir un peu de vision quand on fait de la politique. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui, quand des personnes se mettent en arrêt maladie, parce qu'elles ne peuvent pas aller bosser, quand il y a des traiteurs, des gens dans le BTP, qui se disent « j'arrête le chantier parce que quand je prends mon véhicule, je perds de l'argent ». Mais au final, vous avez moins de croissance. On a vu les résultats de la croissance cette semaine. On est le pire pays européen, on est dans une situation catastrophique, les prévisions de croissance sont beaucoup plus faibles. Et donc, moins de croissance, moins de personnes qui travaillent, moins d'entreprises qui se développent parce que le coût de l'énergie est trop important.
Et bien, derrière, c'est aussi des pertes de recettes fiscales. Donc,
il
faut voir au total,
il
faut avoir une vision globale et vous ne pouvez pas, dans tous les cas, laisser un pays s'asphyxier, une économie en berne, parce que vous ne faites pas ce choix et cette économie de
12 milliards, on trouvera d'autres économies. Sur le principe, je le comprends.
Mais comment vous le trouvez ? Je repose la question. Parce que si vous baissez demain, pour les Français, la TVA de 20% à 5,5%, c'est tout de suite qu'il faut les trouver, les 12 milliards. Ils sont oufes. Alors, aujourd'hui, on a une liste d'économie. Au dernier contre-budget que le Rassemblement national avait proposé, il y aura une annonce dans quelques jours de Marine Le Pen avec une trajectoire de 125 milliards. Vous le savez, c'est annoncé, ça sera
détaillé. On va en parler juste après. Mais sur cette question précise sur le carburant. Il y avait eu 50 milliards
de propositions d'économies structurelles par le Rassemblement national proposées dans le contre-budget 2026. Donc, je peux vous en citer un certain nombre. C'est-à
-dire,
quand on a aujourd'hui, par exemple, le financement
des énergies... Juste une réponse simple
à comment vous
financez la baisse de la TVA.
Mais parce que ce n
'est
pas simple, madame, la politique. C'est-à
-dire
que
c
'est une somme d
'économie. Merci, mais on a besoin de comprendre. C'est une somme d'économie.
Aujourd'hui, vous avez l'aide publique au développement qui est donnée à certains pays, comme la Chine ou l'Algérie. C'est 2 milliards d'euros qu'on souhaite faire sur cette aide publique au développement. Il y a la question, aujourd'hui, des énergies renouvelables intermittentes. Nous, on est pour le renouvelable. On est pour la géothermie. On est pour l'hydroélectricité. Mais financer des éoliennes, c'est-à
-dire
de financer, subventionner, ça coûte 7 milliards d'euros. Nous, nous faisons cette économie de 7 milliards d'euros.
Vous
voyez, là, déjà, 2 plus 7. Après, on peut
continuer et on
pourra aller jusqu'à 12. Il y a la question du budget de l'Union européenne. L'année dernière, le budget de
l
'Union européenne a continué de croître. Nous, nous considérons que nous devrions revenir à l'époque de la contribution de Jacques Chirac, qui était un européiste, qui était un européen, et de réduire cette contribution. Là, vous voyez, c'est 8 milliards d'euros qu'on faisait l'année
dernière.
Plus sur le plus long terme, là, tout de suite, les 12 milliards pour baisser la TVA, on ne les a
pas à ce point de mesure qu'on peut prendre pour aider les Français, là, maintenant, demain. Dans tous les cas,
si on veut le faire maintenant, l'urgence, c'est de soit baisser la TVA, mais il faudra un projet de loi de finances rectificative. Donc, s'il
y a
un projet de loi de finances rectificative, il y aura la possibilité d'intégrer ces économies. Si le gouvernement veut le faire plus rapidement, il peut aussi le faire par décret. Ce n'est pas notre proposition de manière pérenne, en supprimant ce qu'on appelle les CE, les C2E, qui permettraient de faire, là, une économie.
Et
ça, ça peut se faire aussi par
rapport à l'économie. Les C2E, c'est
cette taxe, donc, dont on parlait juste avant, pour qu'on soit bien clair pour nos auditeurs.
On parlait d'économie, de budget aux méménagers. Le gouvernement en cherche aussi des économies. Alors que les discussions budgétaires vont commencer, les pistes s'affinent du côté de l'exécutif. Il y a cette proposition hier du ministre des Comptes publics, David Amiel, faire 6 milliards d'euros d'économies sur les retraites. Il y a plusieurs initiatives, plusieurs propositions qui sont sur la table. On va y revenir. Mais toucher aux retraites, pour vous, c'est une solution pour faire des économies dans ce budget. Ça permettrait de passer sous les 5% de déficit
du
gouvernement. Mais
alors, oui, mathématiquement,
c
'est sûr que quand vous prenez dans la poche des Français, vous pouvez réduire le déficit et vous pouvez reprendre de l'argent pour les remettre
dans le fait de l'État. Il y a deux options. C'est désindexer
les pensions de l'inflation ou alors supprimer l'abattement forfaitaire
de 10%.
C'est les solutions qui sont citées tous les ans, qui sont celles de Bercy, qui sont incontestables sur le papier, mais qui font souffrir les Français.
Et qui, aujourd'hui, sont
inacceptables pour le Rassemblement national, parce que philosophiquement, en politique, il y
a
une question de symbole. Vous ne pouvez pas demander aux Français, qui ont travaillé toute leur vie, à ceux qui travaillent, des efforts supplémentaires, quand l'alimentation explose, quand l'énergie explose, quand, aujourd'hui, rien n'a été fait pour faire des économies structurelles sur le train de vie de l'État. Est
-ce que les retraités les plus
aisés ne
pourraient
pas être remis
à contribution
? Non, mais je vous dis philosophiquement, symboliquement,
quand vous ne ferez aucun effort sur le coût de l'immigration, sur le coût de l'État, c
'est
-à
-dire
le train de vie de l'État. On a un État obèse, on a créé des agences, on a créé des strates, on ne fait aucune économie sur le train de vie de l'État. On ne fait aucune économie, pas le premier euro, sur le coût de l'immigration. Il y a encore, aujourd'hui, des titres de séjour pour soins, où des Américains, des Suisses, viennent en France se faire soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens dans leur pays et parce que le dispositif en France est plus accessible. Ça
fait partie des
pistes aussi du gouvernement de baisser le
train de vie. L'État, 6
milliards d'euros d
'économie,
selon le Premier ministre.
À un moment, à chaque budget, on nous dit, on va faire des économies et on va demander des efforts aux Français. Et c'est toujours la même situation. C'est qu'au final, on ne fait jamais d'économie, de budget en budget, et on demande des efforts à ceux qui ont cotisé toute leur vie, qui bossent et qui ne s'en sortent plus et qui ont des difficultés à vivre. Thomas Ménagy, vous parlez de symboles. Et c'est intéressant, en effet, que vous soulignez cet aspect-là parce qu'il n'y a pas aussi un symbole à demander une solidarité aux seniors, à nos seniors, pour aider les jeunes générations.
Ça fait aussi partie du programme du Rassemblement national, d'ailleurs, de se tourner vers les jeunes, de leur redonner plus d'accès vers l'emploi. C'est donc une de vos préoccupations. Ce symbole, il est important aussi de demander une solidarité entre les générations et que les seniors puissent faire un effort dans le budget à venir pour aider les plus jeunes. Qu'on soit clair.
Vous y
opposez
à ce symbole ?
Dans deux ans, cinq ans, dix ans, je ne sais pas si, à un moment, on ne sera pas dans l'obligation de demander cet effort aux retraités, aux seniors.
Donc, ce n'est pas
totalement une
ligne rouge au Rassemblement national ? Dans
dix ans, je ne sais
pas,
à un moment, mais symboliquement, vous ne pouvez pas, aujourd'hui, tant que vous n'avez pas prouvé, par A plus B, que vous avez fait des économies sur l'immigration, sur le train de vie de l'État, que vous avez tout fait pour, en final, faire des économies qui, en fait, ne font pas souffrir les Français, là,
vous
pourrez, dans un second temps, si malheureusement, ça n'a pas suffi pour réduire la dette, pour réduire le déficit et remettre nos finances publiques en État, vous pourrez vous poser la question, mais aujourd'hui,
par
principe, ce n'est pas possible. Thomas Ménaget, d'un mot très rapide, vous parliez de la dette. La France insoumise propose de geler ou d'annuler une partie de la dette de la France, celle qui est détenue par la Banque centrale européenne. Est-ce que c'est une bonne idée, d'après vous
?
Non,
mais
c'est aujourd'hui, un,
juridiquement impossible, et deux, philosophiquement, et d'un point de vue du monde dans lequel nous vivons, impossible.
Il y a un débat chez les économistes. Pourquoi
? Oui, mais aujourd'hui, je veux dire, c'est 20% de notre dette. Donc, on pourrait se dire, ça ne touche pas la totalité. Mais parce que c'est celle qui est détenue par la BCE. Mais il y a la dette privée.
La Banque centrale européenne. Il y a la dette
privée. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tous ceux qui prêtent à la France, quand ils vont entendre M. Mélenchon, s'ils arrivaient au pouvoir, et je l'espère, ça ne sera pas le cas, annuler cette dette, ne pas payer cette dette, vous croyez réellement qu'on va encore avoir d'autres personnes qui vont venir nous prêter, parce qu'il faudra nous prêter encore pour les années suivantes, pour financer nos dettes. On a déjà des taux d'intérêt à 4%. Si demain, on est le pays qui, à l'échelle mondiale, dit, nous ne payons pas notre dette, personne ne nous prêtera, c'est tout simple.
C
'est-à
-dire
qu'aujourd'hui, vous avez un prêt immobilier chez votre banque. Si vous ne le remboursez pas, demain, aucune banque, ni celle que vous vous apprêtez, ni une autre, accepterait de vous prêter.
Thomas
Ménager, député du Loiret, porte-parole du Rassemblement National, vous êtes notre invité ce matin du 8.30 France Info. Ce week-end, c'est donc la rentrée politique de votre parti, avec un discours de Marine Le Pen, demain, dans son fief d'Énard Beaumont. Et puis, c'est aussi la rentrée parlementaire, avec un séminaire pendant tout ce week-end au Touquet. Cette rentrée parlementaire, elle se fait à huis clos, loin des caméras. Vous avez besoin de ça pour remettre de l'ordre dans vos rentes ? Non,
pas
du tout.
C
'est qu'en fait, tous les ans, ces rentrées parlementaires, elles se font une partie à huis clos, et puis une partie avec un meeting public. C'est normal que quand on travaille, on va travailler la question du budget,
on
va travailler des sujets qui arriveront à l'Assemblée Nationale, comme la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes, après les différentes affaires, malheureusement, qui ont émaillé notre pays. On va travailler, on va échanger, on va préparer aussi notre niche, qui aura lieu début octobre, avec les différents textes, c
'est
-à
-dire
le niche parlementaire. Le moment où
on
va travailler sur le fond avec les propositions du Rassemblement National. Donc c'est logique que ça soit au calme. Sans langue de bois, cette rentrée, comment vous la qualifieriez de votre côté ? On disait chahutée, chaotique. J'imagine qu'elle n
'est
pas exactement celle que vous espériez. C'est la rentrée du parti politique qui est aujourd'hui favori, en tête dans les sondages, avec beaucoup d'humilité, parce que ça ne
reste
que des sondages, mais qui automatiquement est attaquée, de toutes parts, par nos opposants.
C'est à cause de
votre statut de favori
?
C'est logique, c'est-à
-dire
que vous mordez les mollets de celui qui est devant vous quand vous êtes en politique.
C
'est
-à
-dire que personne ne va attaquer M. Asselineau, ou Mme Arthaud, ou je ne sais
pas. Vous allez chercher loin quand même.
Mais c'est logique. Aujourd'hui, tout le monde, il y a un haro contre le Rassemblement National. C'est normal, à nous de répondre,
à nous d'être bons, à nous
d'expliquer. Est-ce que vous ne l'alimentez pas aussi un peu, Thomas Ménager ? Il y a eu beaucoup de polémiques dans cette rentrée sur de nombreux sujets, comme l'interdiction du port du voile, cette proposition qui a refait surface à nouveau. On a du mal à comprendre même quelle est vraiment la proposition. Jean-Philippe Tanguy en a précisé les contours ces derniers jours.
Il
a dit que ça ne concernera pas tous les voiles, seulement ceux qui couvrent le cou, la nuque, la racine des cheveux, disait-il. Donc là, ça devient quand même compliqué. Vous êtes capable de nous dire ce matin ce serait quoi, cette interdiction précisément ? Ça a été très bien expliqué
par Jean-Philippe Tanguy. C'est-à
-dire
qu'il y
a
un voile, qui est un voile islamique, qui est un voile qui est celui qui est soutenu par les frères musulmans, pour ceux qui souhaitent une pratique rigoriste, qui sont les mêmes qui souhaitent l'application de la charia, qui demandent en fait à leurs fidèles... Qui
est portée librement
aussi par certaines fidèles.
Non
mais
aujourd'hui, nous on considère que ce n'est pas, pour celles qui sont dans cette situation, que ce n'est pas libre, qu'il y a un formatage, qu'il
y a
un endoctrinement. Ce n'est pas, comme l'a dit Jean-Philippe, certains
voiles qu'on
a, par exemple à Mayotte, ce n
'est
pas le même type de voile.
C
'est-à
-dire
que dès lors que vous montrez vos cheveux, dès lors que vous êtes en gros, comme on vit en France depuis toujours, c
'est
-à
-dire
une femme, elle peut se montrer, elle est libre de le faire, ça fait partie de la féminité. Comme Marianne, on a cette allégorie de la République qui est Marianne, elle a ses cheveux en liberté. Encore
une fois, c'est son choix aussi, de vouloir les couvrir sans que ce soit le signe. Oui, mais
nous,
notre choix, c'est que
comme un certain nombre de pays, même musulmans, qui luttent contre les frères musulmans, qui luttent contre une pratique rigoriste, contre l'islamisme radical, nous avons fait ce choix. Il y aura un choix qui sera mis sur le débat public, qui sera tranché par référendum, nous avons été clairs, par les Français qui sont, je vous le dis,
d
'après les sondages, majoritaires, entre 60 et 69% selon les différents sondages.
Thomas Ménager, tout de même une
précision, vous dites que vous êtes très clair, vous ne l'êtes pas, Jean-Philippe Tanguy, mais donc des conditions, on voit, ça peut être certains voiles et pas d'autres, on ne comprend pas forcément très bien les précisions. Un autre cadre de votre parti et qui est un proche de Marine Le Pen dit que pour lui, tout voile recouvrant la tête sera menacé de sanctions. De nouveau, je vous repose la question, quelle est la position du Rassemblement
National
et de manière succincte, rapide, s'il vous
plaît.
L'opposition, il y aura un débat
au
Parlement, il y aura un référendum et les Français
trancheront.
Les contours de notre côté sont clairs, mais c'est le débat parlementaire qui tranchera. Mais ce que je veux poser comme question, c'est qu'il y a un an, Gabriel Attal a fait la même proposition pour les mineurs. Pour les mineurs. Personne ne lui a contesté, lui a demandé quel type de voile,
lui
a dit dans quelles conditions.
Ce n'est pas la
même chose
pour toutes les femmes dans la rue, vous pouvez renvoyer la base à Gabriel Attal. Mais on vous demande
des précisions
sur votre position.
Ça sera dans l'espace public pour Gabriel Attal, pour les mineurs. Si M. Attal, qui lui n'a pas été attaqué ni par ses opposants ni par le système politique et médiatique, est très bon et sait définir un voile, on enlèvera juste le fait que ça s'appliquera pas uniquement aux mineurs, mais à toutes les
femmes. Et vous inspirez Gabriel Attal. Si lui est
plus intelligent d'après vous que le Rassemblement National, on suivra. Mais c'est ni plus ni moins que la proposition de Gabriel Attal, mais ouvert à tout le monde. mais lui,
il
n'a pas souffert de contestation bizarrement.
Thomas Ménaget, demain, ce sera donc aussi la grande rentrée publique de Marine Le Pen qui fera son discours dans son fief du Pas-de-Calais à Inain-Beaumont. Jordan Bardella ne sera pas sur scène avec elle. On peut y voir aussi là l'expression d'une forme de tension dans le duo ou pas
? C'est-à-dire que ça nous agace. Il y
a des tas de fois où Jordan Bardella et Marine sont ensemble. Parfois,
ils sont séparément,
ils se déploient sur la totalité du pays et ils ont des activités parallèles. De la même manière que demain, vous savez, quand Marine Le Pen sera à l'Elysée et Jordan Bardella sera à Métignon, ils ne
vivront pas ensemble. Ils seront dans deux endroits. Après tout ce qu'on s'est dit, ce n'est pas un moment
important de se montrer ensemble.
C'est la
rentrée parlementaire en tant que députée nationale. Vous savez que Jordan Bardella lui est député européen. Donc arrêtez de suranalyser. Je comprends que ça soit un peu étonnant parce que M. Philippe, M. Attal, eux se combattent et s'attaquent par médias interposés et font des campagnes parallèles dans des primaires.
Ça devrait avoir ces deux candidats différents que
j'ai
la question.
C'est le duo à la tête de votre parti qui semblait jusqu'à présent bien fonctionner et dont on se pose des questions en cette
rentrée.
Je veux vous rassurer si vous êtes inquiets et si les Français sont inquiets.
Tout
se passe très bien entre Marine et Jordan. La complémentarité, ce duo que les Français attendent, un à Matignon, l'autre à l'Elysée, s'entendent très bien. Ils travaillent, ils sont concentrés, ils se déploieront sur la totalité
du pays
et ils seront parfois
ensemble,
parfois séparément pour pouvoir aller rencontrer les Français comme l'on fait tout le temps au Rassemblement National. Merci
à vous, Évon Higène.
Député
du
Loire et porte-parole du Rassemblement National
et invité du 8.30
France
Info ce matin.
Thomas Ménagé