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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 12 septembre 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsRetraitesImmigration & asile

Prix du carburant, budget, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Thomas Ménagé

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Fabien Roussel appelle les Français à se mobiliser sur la hausse des carburants. Vous aussi, vous appelez à une mobilisation ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Vous aussi, est-ce que vous aussi, Thomas Ménager, au Rassemblement National, vous appelez les Français à occuper à nouveau les ronds-points ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous estimez qu'un mouvement populaire de colère est aujourd'hui inévitable si le gouvernement ne prend pas rapidement des décisions ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on fait sur l'essence, notamment le prix du carburant, Thomas Ménager ?

  • 3:10FerméeRéponse directe

    C'est le même calcul que vous faites ? C'est toujours cette solution ?

  • 4:30RelanceRéponse partielle

    Comment, de manière responsable, le Rassemblement National peut financer une telle mesure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « si le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français à se mobiliser, comme nous avons su le faire en 2018 avec les Gilets jaunes. »
  • 3:13InvitéChiffre
    « Les carburants, en un an, c'est 42% pour le gazoil. C'est 21% pour le sans-plomb. »
  • 3:58InvitéChiffre
    « qui pèse très cher. Et la totalité, ça fait entre 40 et 50 centimes sur un prix à 2,30 euros le litre. »
  • 4:44InvitéChiffre
    « 12 milliards d'euros, Thomas Ménage, où est-ce que vous les trouvez ? »
  • 5:51InvitéChiffre
    « Au dernier contre-budget que le Rassemblement national avait proposé, il y aura une annonce dans quelques jours de Marine Le Pen avec une trajectoire de 125 milliards. »
  • 6:22InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, vous avez l'aide publique au développement qui est donnée à certains pays, comme la Chine ou l'Algérie. C'est 2 milliards d'euros qu'on souhaite faire sur cette aide publique au développement. »
  • 6:37InvitéChiffre
    « financer des éoliennes, c'est-à-dire de financer, subventionner, ça coûte 7 milliards d'euros. »
  • 6:53InvitéChiffre
    « nous devrions revenir à l'époque de la contribution de Jacques Chirac, qui était un européiste, qui était un européen, et de réduire cette contribution. Là, vous voyez, c'est 8 milliards d'euros qu'on faisait l'année dernière. »
  • 8:32InvitéFait
    « inacceptables pour le Rassemblement national, parce que philosophiquement, en politique, il y a une question de symbole. »
  • 11:10InvitéChiffre
    « c'est 20% de notre dette. Donc, on pourrait se dire, ça ne touche pas la totalité. »
  • 11:36InvitéChiffre
    « On a déjà des taux d'intérêt à 4%. »
  • 15:15InvitéChiffre
    « majoritaires, entre 60 et 69% selon les différents sondages. »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 215 %
  • ?7 %

≈ 23,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Bonjour Camille. Bonjour Benjamin.

0:05
Locuteur

Et

0:05
Présentateur

bonjour Thomas Ménager. Bonjour. Député RN du Loiret, porte-parole du Rassemblement national. Ce week-end, votre parti fait sa rentrée politique avec un séminaire parlementaire au Touquet aujourd'hui. Et le discours de rentrée de Marine Le Pen, ce sera demain dans son fief d'Énim-Beaumont dans le Pas-de-Calais. On va en parler de cette rentrée chaotique, chahutée, on peut dire, pour votre parti. Mais d'abord, cette exaspération qui monte dans le pays sur la question des carburants, la hausse du prix de l'essence, des prix qui atteignent encore des records des Français qui ne peuvent parfois plus faire leur plein. 2,20€ le litre en moyenne en ce moment.

Fabien Roussel, le patron du parti communiste français, candidat à

0:40
Locuteur

l

0:40
Présentateur

'élection présidentielle, appelle les Français à se mobiliser.

0:44
Locuteur

Si

0:44
Thomas Ménagé

le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français à se mobiliser, comme nous avons su le faire en 2018 avec les Gilets jaunes. Je les appelle à se mobiliser sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous les lieux de pouvoir, devant l'Élysée, devant Matignon.

1:00
Présentateur

Vous aussi, est-ce que vous aussi, Thomas Ménager, au Rassemblement National, vous appelez les Français à occuper à nouveau les ronds-points

1:05
Locuteur

?

1:06
Invité

Ce

1:06
Locuteur

n

1:06
Invité

'est pas le rôle, vous savez, des dirigeants politiques, des responsables politiques. Notre rôle,

1:09
Locuteur

c

1:09
Invité

'est de se battre à l'Assemblée Nationale, d'interpeller le gouvernement, de mettre toute notre énergie, toute notre force en tant que premier groupe parlementaire, notamment au moment du budget, mais même avant le budget, pour demander des actions. Après, les Français sont libres de manifester, dans le respect, bien entendu, de leur public.

1:24
Locuteur

Et vous

1:24
Présentateur

ne soutiendrez pas un mouvement social, s'il y en avait

1:26
Locuteur

un, là, dans les prochains...

1:27
Invité

On verra le moment venu, mais je vous dis, globalement, nous, historiquement, au Rassemblement National, on s'occupe de notre boulot. Après, on laisse les Français se mobiliser, en respectant, bien entendu, la loi, ceux qui devront aller travailler, en ne mettant pas le bazar. Mais si les Français, et on connaît l'exaspération des Français, je veux dire, moi, je suis élu d'un territoire rural, ils n'en peuvent plus, ils sont à bout. Il y

1:47
Locuteur

a

1:47
Invité

des personnes qui se mettent maintenant en arrêt maladie, parce qu'en fait, ça leur coûte plus cher d'aller travailler que, malheureusement, de rester à la maison. C'est plus intéressant de rester à la maison que de prendre sa voiture pour aller travailler. Donc, on est dans une situation jamais vue. Et donc, bien entendu, je comprends l'exaspération et ceux qui voudraient se mobiliser. Thomas Ménager, en 2018, le mouvement des Gilets Jaunes, le Rassemblement National l'avait soutenu. Et on rappelle qu'à cette époque-là, au début du mouvement des Gilets Jaunes, le prix du gazole était autour de 1,50€. Et Benjamin le rappelait, désormais, on est plutôt autour de 2,20€.

Est-ce que vous estimez qu'un mouvement populaire de colère est aujourd'hui inévitable si le gouvernement ne prend pas rapidement des décisions ? Alors, c'est ça qui est un peu triste, c

2:25
Locuteur

'est

2:25
Invité

qu

2:25
Locuteur

'il y a

2:25
Invité

une forme de résignation dans le peuple. C'est-à

2:28
Locuteur

-dire

2:28
Invité

qu'on a une situation qui est bien pire que celle qu'on a connue à l'époque des Gilets Jaunes, que tous les éléments sont réunis pour que les Français se mobilisent.

2:35
Locuteur

Je

2:35
Invité

vous dis, ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois, ils n'arrivent plus à se déplacer, ils n'arrivent plus à payer le minimum pour leurs enfants, ils n'arrivent plus à prendre la voiture pour aller se soigner. Mais il

2:43
Locuteur

y

2:43
Invité

a une résignation. Il y a aussi une attente de l'élection présidentielle, un espoir. Mais malheureusement, on ne pourra pas attendre l'élection présidentielle. Nous, nous le disons, même si nous, avec Marine Le Pen, on apportera les réponses en 2027, il ne faut pas attendre 2027. On attend du gouvernement.

2:58
Locuteur

Qu'est-ce qu'on fait sur

2:58
Présentateur

l'essence, notamment le prix du carburant, Thomas Ménagy ? Il

3:01
Locuteur

y a

3:01
Présentateur

plusieurs propositions qui sont faites. Vous, vous êtes toujours sur la position de baisser les taxes sur les carburants. Fabien Roussel, par exemple, aussi le propose. Il dit que ce serait 30 centimes de moins sur un plein. C'est le même calcul que vous faites ?

3:11
Locuteur

C

3:11
Présentateur

'est toujours cette solution ?

3:13
Invité

Les carburants, en un an, c'est 42% pour le gazoil. C'est 21% pour le sans-plomb. Donc oui, il faut baisser la fiscalité. 50% aujourd'hui d'un plein, c'est la fiscalité. Donc nous,

3:23
Locuteur

on

3:23
Invité

a deux mesures. On a une mesure pérenne, définitive. C'est-à

3:27
Locuteur

-dire

3:27
Invité

la baisse de la TVA, comme vous venez de l'indiquer, on n

3:29
Locuteur

'est

3:29
Invité

pas les seuls. Même les socialistes, certains comme M. Brun à l'Assemblée Nationale, sont venus. Alors ils ne sont pas tous alignés sur le sujet. Ils sont venus sur cette position qui est la position historique du Rassemblement National portée par Marine Le Pen. Et dans une situation grave de crise, on propose de réduire, de supprimer en fait les hausses des assises, de l'ex-TICPE, qui ont augmenté depuis François Hollande et

3:50
Locuteur

depuis Emmanuel Macron. C'est un peu technique, mais c'est une taxe

3:51
Invité

pour financer l'adaptation au réchauffement climatique.

3:56
Locuteur

Exactement, mais qui coûte aujourd'hui,

3:58
Invité

qui pèse très cher. Et la totalité, ça fait entre 40 et 50 centimes sur un prix à 2,30 euros le litre. Ça fait 40 à 50 centimes par litre. C'est-à-dire que

4:08
Locuteur

ça

4:08
Invité

fait 20 à 25 euros selon la taille de votre réservoir pour les Français. Et ça, ça serait direct. C'est-à

4:14
Locuteur

-dire

4:14
Invité

que ce n

4:14
Locuteur

'est

4:14
Invité

pas comme les aides

4:15
Locuteur

publiés.

4:15
Invité

Et ça

4:15
Locuteur

coûte cher.

4:16
Invité

Alors, ça

4:16
Locuteur

coûte des milliards,

4:17
Invité

une

4:17
Locuteur

dizaine de milliards, 12

4:18
Invité

milliards.

4:19
Locuteur

Parce

4:19
Invité

qu'on a les moyens de se

4:20
Locuteur

le permettre aujourd'hui, Thomas Ménage. C'est le

4:21
Invité

grand débat. Mais je veux dire, il y a d'autres pays, que ce soit l'Italie, que ce soit l'Allemagne, d'autres pays ont fait ce choix. Parce qu'au final,

4:27
Locuteur

quand les Français... Mais ils ne sont pas

4:27
Invité

dans la même situation

4:28
Locuteur

que la France

4:29
Invité

d'endettement. Comment, de manière responsable, le Rassemblement National peut financer une telle mesure ? On comprend bien l'intérêt pour les Français. Quel parti pourrait

4:38
Locuteur

s'opposer à cette

4:39
Invité

proposition d'améliorer et que ça coûte moins cher de faire son plein ? Mais 12 milliards d'euros, Thomas Ménage,

4:46
Locuteur

où est-ce que vous les trouvez ? Je l

4:47
Invité

'entends, mais en fait, ce qu'il faut voir, c'est qu'il ne

4:49
Locuteur

faut

4:49
Invité

pas avoir une logique

4:49
Locuteur

uniquement

4:50
Invité

comptable. Alors, bien entendu,

4:52
Locuteur

réduire les finances publiques... Oui, oui. Mais en fait, il

4:54
Invité

faut avoir un peu de vision quand on fait de la politique. C'est-à

4:57
Locuteur

-dire

4:57
Invité

qu'aujourd'hui, quand des personnes se mettent en arrêt maladie, parce qu'elles ne peuvent pas aller bosser, quand il y a des traiteurs, des gens dans le BTP, qui se disent « j'arrête le chantier parce que quand je prends mon véhicule, je perds de l'argent ». Mais au final, vous avez moins de croissance. On a vu les résultats de la croissance cette semaine. On est le pire pays européen, on est dans une situation catastrophique, les prévisions de croissance sont beaucoup plus faibles. Et donc, moins de croissance, moins de personnes qui travaillent, moins d'entreprises qui se développent parce que le coût de l'énergie est trop important.

Et bien, derrière, c'est aussi des pertes de recettes fiscales. Donc,

5:25
Locuteur

il

5:25
Invité

faut voir au total,

5:26
Locuteur

il

5:26
Invité

faut avoir une vision globale et vous ne pouvez pas, dans tous les cas, laisser un pays s'asphyxier, une économie en berne, parce que vous ne faites pas ce choix et cette économie de

5:36
Locuteur

12 milliards, on trouvera d'autres économies. Sur le principe, je le comprends.

5:37
Invité

Mais comment vous le trouvez ? Je repose la question. Parce que si vous baissez demain, pour les Français, la TVA de 20% à 5,5%, c'est tout de suite qu'il faut les trouver, les 12 milliards. Ils sont oufes. Alors, aujourd'hui, on a une liste d'économie. Au dernier contre-budget que le Rassemblement national avait proposé, il y aura une annonce dans quelques jours de Marine Le Pen avec une trajectoire de 125 milliards. Vous le savez, c'est annoncé, ça sera

6:00
Locuteur

détaillé. On va en parler juste après. Mais sur cette question précise sur le carburant. Il y avait eu 50 milliards

6:05
Invité

de propositions d'économies structurelles par le Rassemblement national proposées dans le contre-budget 2026. Donc, je peux vous en citer un certain nombre. C'est-à

6:12
Locuteur

-dire,

6:12
Invité

quand on a aujourd'hui, par exemple, le financement

6:13
Locuteur

des énergies... Juste une réponse simple

6:14
Invité

à comment vous

6:15
Locuteur

financez la baisse de la TVA.

6:17
Invité

Mais parce que ce n

6:17
Locuteur

'est

6:17
Invité

pas simple, madame, la politique. C'est-à

6:19
Locuteur

-dire

6:19
Invité

que

6:19
Locuteur

c

6:19
Invité

'est une somme d

6:20
Locuteur

'économie. Merci, mais on a besoin de comprendre. C'est une somme d'économie.

6:22
Invité

Aujourd'hui, vous avez l'aide publique au développement qui est donnée à certains pays, comme la Chine ou l'Algérie. C'est 2 milliards d'euros qu'on souhaite faire sur cette aide publique au développement. Il y a la question, aujourd'hui, des énergies renouvelables intermittentes. Nous, on est pour le renouvelable. On est pour la géothermie. On est pour l'hydroélectricité. Mais financer des éoliennes, c'est-à

6:38
Locuteur

-dire

6:38
Invité

de financer, subventionner, ça coûte 7 milliards d'euros. Nous, nous faisons cette économie de 7 milliards d'euros.

6:43
Locuteur

Vous

6:43
Invité

voyez, là, déjà, 2 plus 7. Après, on peut

6:45
Locuteur

continuer et on

6:46
Invité

pourra aller jusqu'à 12. Il y a la question du budget de l'Union européenne. L'année dernière, le budget de

6:51
Locuteur

l

6:51
Invité

'Union européenne a continué de croître. Nous, nous considérons que nous devrions revenir à l'époque de la contribution de Jacques Chirac, qui était un européiste, qui était un européen, et de réduire cette contribution. Là, vous voyez, c'est 8 milliards d'euros qu'on faisait l'année

7:02
Locuteur

dernière.

7:03
Présentateur

Plus sur le plus long terme, là, tout de suite, les 12 milliards pour baisser la TVA, on ne les a

7:06
Locuteur

pas à ce point de mesure qu'on peut prendre pour aider les Français, là, maintenant, demain. Dans tous les cas,

7:11
Invité

si on veut le faire maintenant, l'urgence, c'est de soit baisser la TVA, mais il faudra un projet de loi de finances rectificative. Donc, s'il

7:17
Locuteur

y a

7:17
Invité

un projet de loi de finances rectificative, il y aura la possibilité d'intégrer ces économies. Si le gouvernement veut le faire plus rapidement, il peut aussi le faire par décret. Ce n'est pas notre proposition de manière pérenne, en supprimant ce qu'on appelle les CE, les C2E, qui permettraient de faire, là, une économie.

7:33
Locuteur

Et

7:33
Invité

ça, ça peut se faire aussi par

7:33
Locuteur

rapport à l'économie. Les C2E, c'est

7:34
Invité

cette taxe, donc, dont on parlait juste avant, pour qu'on soit bien clair pour nos auditeurs.

7:38
Présentateur

On parlait d'économie, de budget aux méménagers. Le gouvernement en cherche aussi des économies. Alors que les discussions budgétaires vont commencer, les pistes s'affinent du côté de l'exécutif. Il y a cette proposition hier du ministre des Comptes publics, David Amiel, faire 6 milliards d'euros d'économies sur les retraites. Il y a plusieurs initiatives, plusieurs propositions qui sont sur la table. On va y revenir. Mais toucher aux retraites, pour vous, c'est une solution pour faire des économies dans ce budget. Ça permettrait de passer sous les 5% de déficit

8:07
Invité

du

8:07
Locuteur

gouvernement. Mais

8:07
Invité

alors, oui, mathématiquement,

8:09
Locuteur

c

8:09
Invité

'est sûr que quand vous prenez dans la poche des Français, vous pouvez réduire le déficit et vous pouvez reprendre de l'argent pour les remettre

8:15
Locuteur

dans le fait de l'État. Il y a deux options. C'est désindexer

8:16
Présentateur

les pensions de l'inflation ou alors supprimer l'abattement forfaitaire

8:20
Locuteur

de 10%.

8:20
Invité

C'est les solutions qui sont citées tous les ans, qui sont celles de Bercy, qui sont incontestables sur le papier, mais qui font souffrir les Français.

8:28
Locuteur

Et qui, aujourd'hui, sont

8:30
Invité

inacceptables pour le Rassemblement national, parce que philosophiquement, en politique, il y

8:34
Locuteur

a

8:34
Invité

une question de symbole. Vous ne pouvez pas demander aux Français, qui ont travaillé toute leur vie, à ceux qui travaillent, des efforts supplémentaires, quand l'alimentation explose, quand l'énergie explose, quand, aujourd'hui, rien n'a été fait pour faire des économies structurelles sur le train de vie de l'État. Est

8:49
Locuteur

-ce que les retraités les plus

8:49
Invité

aisés ne

8:50
Locuteur

pourraient

8:50
Présentateur

pas être remis

8:50
Invité

à contribution

8:51
Locuteur

? Non, mais je vous dis philosophiquement, symboliquement,

8:54
Invité

quand vous ne ferez aucun effort sur le coût de l'immigration, sur le coût de l'État, c

8:58
Locuteur

'est

8:58
Invité

-à

8:58
Locuteur

-dire

8:58
Invité

le train de vie de l'État. On a un État obèse, on a créé des agences, on a créé des strates, on ne fait aucune économie sur le train de vie de l'État. On ne fait aucune économie, pas le premier euro, sur le coût de l'immigration. Il y a encore, aujourd'hui, des titres de séjour pour soins, où des Américains, des Suisses, viennent en France se faire soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens dans leur pays et parce que le dispositif en France est plus accessible. Ça

9:23
Locuteur

fait partie des

9:23
Présentateur

pistes aussi du gouvernement de baisser le

9:25
Locuteur

train de vie. L'État, 6

9:25
Présentateur

milliards d'euros d

9:26
Invité

'économie,

9:27
Locuteur

selon le Premier ministre.

9:28
Invité

À un moment, à chaque budget, on nous dit, on va faire des économies et on va demander des efforts aux Français. Et c'est toujours la même situation. C'est qu'au final, on ne fait jamais d'économie, de budget en budget, et on demande des efforts à ceux qui ont cotisé toute leur vie, qui bossent et qui ne s'en sortent plus et qui ont des difficultés à vivre. Thomas Ménagy, vous parlez de symboles. Et c'est intéressant, en effet, que vous soulignez cet aspect-là parce qu'il n'y a pas aussi un symbole à demander une solidarité aux seniors, à nos seniors, pour aider les jeunes générations.

Ça fait aussi partie du programme du Rassemblement national, d'ailleurs, de se tourner vers les jeunes, de leur redonner plus d'accès vers l'emploi. C'est donc une de vos préoccupations. Ce symbole, il est important aussi de demander une solidarité entre les générations et que les seniors puissent faire un effort dans le budget à venir pour aider les plus jeunes. Qu'on soit clair.

10:12
Locuteur

Vous y

10:12
Invité

opposez

10:12
Locuteur

à ce symbole ?

10:13
Invité

Dans deux ans, cinq ans, dix ans, je ne sais pas si, à un moment, on ne sera pas dans l'obligation de demander cet effort aux retraités, aux seniors.

10:21
Locuteur

Donc, ce n'est pas

10:21
Invité

totalement une

10:22
Locuteur

ligne rouge au Rassemblement national ? Dans

10:23
Invité

dix ans, je ne sais

10:24
Locuteur

pas,

10:25
Invité

à un moment, mais symboliquement, vous ne pouvez pas, aujourd'hui, tant que vous n'avez pas prouvé, par A plus B, que vous avez fait des économies sur l'immigration, sur le train de vie de l'État, que vous avez tout fait pour, en final, faire des économies qui, en fait, ne font pas souffrir les Français, là,

10:40
Locuteur

vous

10:40
Invité

pourrez, dans un second temps, si malheureusement, ça n'a pas suffi pour réduire la dette, pour réduire le déficit et remettre nos finances publiques en État, vous pourrez vous poser la question, mais aujourd'hui,

10:48
Locuteur

par

10:48
Présentateur

principe, ce n'est pas possible. Thomas Ménaget, d'un mot très rapide, vous parliez de la dette. La France insoumise propose de geler ou d'annuler une partie de la dette de la France, celle qui est détenue par la Banque centrale européenne. Est-ce que c'est une bonne idée, d'après vous

10:59
Locuteur

?

11:00
Présentateur

Non,

11:00
Locuteur

mais

11:00
Présentateur

c'est aujourd'hui, un,

11:02
Invité

juridiquement impossible, et deux, philosophiquement, et d'un point de vue du monde dans lequel nous vivons, impossible.

11:09
Locuteur

Il y a un débat chez les économistes. Pourquoi

11:10
Invité

? Oui, mais aujourd'hui, je veux dire, c'est 20% de notre dette. Donc, on pourrait se dire, ça ne touche pas la totalité. Mais parce que c'est celle qui est détenue par la BCE. Mais il y a la dette privée.

11:18
Locuteur

La Banque centrale européenne. Il y a la dette

11:19
Invité

privée. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tous ceux qui prêtent à la France, quand ils vont entendre M. Mélenchon, s'ils arrivaient au pouvoir, et je l'espère, ça ne sera pas le cas, annuler cette dette, ne pas payer cette dette, vous croyez réellement qu'on va encore avoir d'autres personnes qui vont venir nous prêter, parce qu'il faudra nous prêter encore pour les années suivantes, pour financer nos dettes. On a déjà des taux d'intérêt à 4%. Si demain, on est le pays qui, à l'échelle mondiale, dit, nous ne payons pas notre dette, personne ne nous prêtera, c'est tout simple.

11:44
Locuteur

C

11:44
Invité

'est-à

11:44
Locuteur

-dire

11:44
Invité

qu'aujourd'hui, vous avez un prêt immobilier chez votre banque. Si vous ne le remboursez pas, demain, aucune banque, ni celle que vous vous apprêtez, ni une autre, accepterait de vous prêter.

11:58
Locuteur

Thomas

11:58
Invité

Ménager, député du Loiret, porte-parole du Rassemblement National, vous êtes notre invité ce matin du 8.30 France Info. Ce week-end, c'est donc la rentrée politique de votre parti, avec un discours de Marine Le Pen, demain, dans son fief d'Énard Beaumont. Et puis, c'est aussi la rentrée parlementaire, avec un séminaire pendant tout ce week-end au Touquet. Cette rentrée parlementaire, elle se fait à huis clos, loin des caméras. Vous avez besoin de ça pour remettre de l'ordre dans vos rentes ? Non,

12:28
Locuteur

pas

12:28
Invité

du tout.

12:28
Locuteur

C

12:28
Invité

'est qu'en fait, tous les ans, ces rentrées parlementaires, elles se font une partie à huis clos, et puis une partie avec un meeting public. C'est normal que quand on travaille, on va travailler la question du budget,

12:38
Locuteur

on

12:38
Invité

va travailler des sujets qui arriveront à l'Assemblée Nationale, comme la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes, après les différentes affaires, malheureusement, qui ont émaillé notre pays. On va travailler, on va échanger, on va préparer aussi notre niche, qui aura lieu début octobre, avec les différents textes, c

12:51
Locuteur

'est

12:51
Invité

-à

12:51
Locuteur

-dire

12:51
Invité

le niche parlementaire. Le moment où

12:52
Locuteur

on

12:52
Invité

va travailler sur le fond avec les propositions du Rassemblement National. Donc c'est logique que ça soit au calme. Sans langue de bois, cette rentrée, comment vous la qualifieriez de votre côté ? On disait chahutée, chaotique. J'imagine qu'elle n

13:06
Locuteur

'est

13:06
Invité

pas exactement celle que vous espériez. C'est la rentrée du parti politique qui est aujourd'hui favori, en tête dans les sondages, avec beaucoup d'humilité, parce que ça ne

13:14
Locuteur

reste

13:14
Invité

que des sondages, mais qui automatiquement est attaquée, de toutes parts, par nos opposants.

13:19
Locuteur

C'est à cause de

13:19
Invité

votre statut de favori

13:20
Locuteur

?

13:20
Invité

C'est logique, c'est-à

13:21
Locuteur

-dire

13:21
Invité

que vous mordez les mollets de celui qui est devant vous quand vous êtes en politique.

13:24
Locuteur

C

13:24
Invité

'est

13:24
Locuteur

-à

13:24
Invité

-dire que personne ne va attaquer M. Asselineau, ou Mme Arthaud, ou je ne sais

13:29
Locuteur

pas. Vous allez chercher loin quand même.

13:31
Invité

Mais c'est logique. Aujourd'hui, tout le monde, il y a un haro contre le Rassemblement National. C'est normal, à nous de répondre,

13:38
Locuteur

à nous d'être bons, à nous

13:39
Présentateur

d'expliquer. Est-ce que vous ne l'alimentez pas aussi un peu, Thomas Ménager ? Il y a eu beaucoup de polémiques dans cette rentrée sur de nombreux sujets, comme l'interdiction du port du voile, cette proposition qui a refait surface à nouveau. On a du mal à comprendre même quelle est vraiment la proposition. Jean-Philippe Tanguy en a précisé les contours ces derniers jours.

13:55
Locuteur

Il

13:55
Présentateur

a dit que ça ne concernera pas tous les voiles, seulement ceux qui couvrent le cou, la nuque, la racine des cheveux, disait-il. Donc là, ça devient quand même compliqué. Vous êtes capable de nous dire ce matin ce serait quoi, cette interdiction précisément ? Ça a été très bien expliqué

14:10
Invité

par Jean-Philippe Tanguy. C'est-à

14:11
Locuteur

-dire

14:11
Invité

qu'il y

14:11
Locuteur

a

14:11
Invité

un voile, qui est un voile islamique, qui est un voile qui est celui qui est soutenu par les frères musulmans, pour ceux qui souhaitent une pratique rigoriste, qui sont les mêmes qui souhaitent l'application de la charia, qui demandent en fait à leurs fidèles... Qui

14:22
Locuteur

est portée librement

14:23
Présentateur

aussi par certaines fidèles.

14:24
Invité

Non

14:24
Locuteur

mais

14:24
Invité

aujourd'hui, nous on considère que ce n'est pas, pour celles qui sont dans cette situation, que ce n'est pas libre, qu'il y a un formatage, qu'il

14:33
Locuteur

y a

14:33
Invité

un endoctrinement. Ce n'est pas, comme l'a dit Jean-Philippe, certains

14:36
Locuteur

voiles qu'on

14:37
Invité

a, par exemple à Mayotte, ce n

14:38
Locuteur

'est

14:38
Invité

pas le même type de voile.

14:40
Locuteur

C

14:40
Invité

'est-à

14:40
Locuteur

-dire

14:40
Invité

que dès lors que vous montrez vos cheveux, dès lors que vous êtes en gros, comme on vit en France depuis toujours, c

14:44
Locuteur

'est

14:44
Invité

-à

14:44
Locuteur

-dire

14:44
Invité

une femme, elle peut se montrer, elle est libre de le faire, ça fait partie de la féminité. Comme Marianne, on a cette allégorie de la République qui est Marianne, elle a ses cheveux en liberté. Encore

14:53
Locuteur

une fois, c'est son choix aussi, de vouloir les couvrir sans que ce soit le signe. Oui, mais

14:55
Invité

nous,

14:56
Locuteur

notre choix, c'est que

14:57
Invité

comme un certain nombre de pays, même musulmans, qui luttent contre les frères musulmans, qui luttent contre une pratique rigoriste, contre l'islamisme radical, nous avons fait ce choix. Il y aura un choix qui sera mis sur le débat public, qui sera tranché par référendum, nous avons été clairs, par les Français qui sont, je vous le dis,

15:14
Locuteur

d

15:14
Invité

'après les sondages, majoritaires, entre 60 et 69% selon les différents sondages.

15:17
Locuteur

Thomas Ménager, tout de même une

15:18
Invité

précision, vous dites que vous êtes très clair, vous ne l'êtes pas, Jean-Philippe Tanguy, mais donc des conditions, on voit, ça peut être certains voiles et pas d'autres, on ne comprend pas forcément très bien les précisions. Un autre cadre de votre parti et qui est un proche de Marine Le Pen dit que pour lui, tout voile recouvrant la tête sera menacé de sanctions. De nouveau, je vous repose la question, quelle est la position du Rassemblement

15:39
Locuteur

National

15:39
Invité

et de manière succincte, rapide, s'il vous

15:41
Locuteur

plaît.

15:42
Invité

L'opposition, il y aura un débat

15:44
Locuteur

au

15:44
Invité

Parlement, il y aura un référendum et les Français

15:48
Locuteur

trancheront.

15:49
Invité

Les contours de notre côté sont clairs, mais c'est le débat parlementaire qui tranchera. Mais ce que je veux poser comme question, c'est qu'il y a un an, Gabriel Attal a fait la même proposition pour les mineurs. Pour les mineurs. Personne ne lui a contesté, lui a demandé quel type de voile,

16:02
Locuteur

lui

16:02
Invité

a dit dans quelles conditions.

16:03
Locuteur

Ce n'est pas la

16:04
Invité

même chose

16:04
Locuteur

pour toutes les femmes dans la rue, vous pouvez renvoyer la base à Gabriel Attal. Mais on vous demande

16:09
Invité

des précisions

16:10
Locuteur

sur votre position.

16:11
Invité

Ça sera dans l'espace public pour Gabriel Attal, pour les mineurs. Si M. Attal, qui lui n'a pas été attaqué ni par ses opposants ni par le système politique et médiatique, est très bon et sait définir un voile, on enlèvera juste le fait que ça s'appliquera pas uniquement aux mineurs, mais à toutes les

16:26
Locuteur

femmes. Et vous inspirez Gabriel Attal. Si lui est

16:27
Invité

plus intelligent d'après vous que le Rassemblement National, on suivra. Mais c'est ni plus ni moins que la proposition de Gabriel Attal, mais ouvert à tout le monde. mais lui,

16:35
Locuteur

il

16:35
Invité

n'a pas souffert de contestation bizarrement.

16:36
Présentateur

Thomas Ménaget, demain, ce sera donc aussi la grande rentrée publique de Marine Le Pen qui fera son discours dans son fief du Pas-de-Calais à Inain-Beaumont. Jordan Bardella ne sera pas sur scène avec elle. On peut y voir aussi là l'expression d'une forme de tension dans le duo ou pas

16:53
Locuteur

? C'est-à-dire que ça nous agace. Il y

16:54
Invité

a des tas de fois où Jordan Bardella et Marine sont ensemble. Parfois,

16:57
Locuteur

ils sont séparément,

16:58
Invité

ils se déploient sur la totalité du pays et ils ont des activités parallèles. De la même manière que demain, vous savez, quand Marine Le Pen sera à l'Elysée et Jordan Bardella sera à Métignon, ils ne

17:07
Locuteur

vivront pas ensemble. Ils seront dans deux endroits. Après tout ce qu'on s'est dit, ce n'est pas un moment

17:09
Présentateur

important de se montrer ensemble.

17:10
Locuteur

C'est la

17:11
Invité

rentrée parlementaire en tant que députée nationale. Vous savez que Jordan Bardella lui est député européen. Donc arrêtez de suranalyser. Je comprends que ça soit un peu étonnant parce que M. Philippe, M. Attal, eux se combattent et s'attaquent par médias interposés et font des campagnes parallèles dans des primaires.

17:26
Locuteur

Ça devrait avoir ces deux candidats différents que

17:33
Invité

j'ai

17:33
Locuteur

la question.

17:34
Invité

C'est le duo à la tête de votre parti qui semblait jusqu'à présent bien fonctionner et dont on se pose des questions en cette

17:40
Locuteur

rentrée.

17:40
Invité

Je veux vous rassurer si vous êtes inquiets et si les Français sont inquiets.

17:44
Locuteur

Tout

17:44
Invité

se passe très bien entre Marine et Jordan. La complémentarité, ce duo que les Français attendent, un à Matignon, l'autre à l'Elysée, s'entendent très bien. Ils travaillent, ils sont concentrés, ils se déploieront sur la totalité

17:56
Locuteur

du pays

17:57
Invité

et ils seront parfois

17:58
Locuteur

ensemble,

17:58
Invité

parfois séparément pour pouvoir aller rencontrer les Français comme l'on fait tout le temps au Rassemblement National. Merci

18:03
Locuteur

à vous, Évon Higène.

18:04
Invité

Député

18:04
Locuteur

du

18:04
Invité

Loire et porte-parole du Rassemblement National

18:06
Présentateur

et invité du 8.30

18:06
Locuteur

France

18:07
Invité

Info ce matin.