La ministre de l'Agriculture Annie Genevard est l'invitée de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Annie Jeunev. Bonsoir. Vous êtes la ministre de l'agriculture.
Merci d'avoir accepté notre invitation. On a beaucoup de sujets à évoquer avec vous. Notamment la crise agricole aggravée par la guerre au Moyen-Orient depuis un mois et demi.
Mais d'abord comme tous les soirs, c'est l'heure de notre rendez-vous avec notre séquence vraie ou faux euh représenté cette semaine dignement par Luc Brisson. Bonsoir Luc. Euh Luc, l'Assemblée nationale a voté euh la suppression des EDFE des zones à faible émission.
LFI, Ler et votre parti, madame Genevar, les LR, ont voté pour cette suppression quand les socialistes et les macronistes ont voté contre. Quel bilan peut-on faire de ces euh de ces ZFE ? Est-ce que c'est efficace ?
Alors déjà, on va le rappeler hein, les les ZFE, donc ces zones affaiblé l'émission, ça a été mis en place progressivement à partir de 2019 hein dans dans les grandes agglomération. Alors chaque ville, chaque métropole avait un peu ses propres restrictions. À Paris, par exemple, c'est les véhicules euh au-delà de la la vignette critère 3 qui ont pas le droit de circuler.
À Toulouse, c'est les véhicules critères 4 et plus qui peuvent pas circuler. À Nand quand Dijon, c'est les véhicules non classés qui peuvent pas circuler. Donc ceux qui rentrent pas dans les caractéristiques des cinq vignettes critères.
Alors ça c'était dans la théorie he parce que dans la pratique le non respect des fe ça a été très peu voire pas du tout sanctionné he par exemple si on prend la la métropole de Paris aucune amende n'était prévue avant cette fin d'année 2026 si jamais on circulait avec un véhicule critère 3 ou plus ouais donc difficile de savoir si elles ont été efficaces puisqu'elles n'ont pas été complètement appliquées mais est-ce qu'on peut tout de même savoir s'il y a eu un impact sur la pollution de l'air alors toutes les agglomérations ont pas fait d'études hein de là. À Paris par exemple, on peut citer quand même l'étude de l'organisme Airparif, donc qui étudie la qualité de l'air et qui explique que les émissions d'oxyde d'azote d au trafic routier ont baissé de 42 % entre 2017 et 2023. Et sur cette baisse de 42 % et bien 6 % sont attribuables directement à la ZFE.
Le reste de la des baisses d'émission du trafic routier, c'est du renouvellement naturel du parc de véhicules parce qu'on sait que les voitures récentes poluent moins que les voitures anciennes et c'est aussi dû au fait qu'on utilise moins la voiture aujourd'hui. À Paris, on utilise plus le vélo plus les transports en commun. Ça c'est l'analyse qu'en fait qu'en fait Airparif.
Donc la pollution dans la métropole de Paris, elle a baissé grâce à plusieurs facteurs et on peut dire que la ZFFU a légèrement contribué à cette baisse. Et à part Paris, est-ce qu'il y a eu d'autres études ? Oui, à Grenoble, il y a l'association Atmo Overndronalp qui mesure aussi la la qualité de l'air et qui a mené une étude cette fois-ci sur le trafic des poids lourds et euh des véhicules utilitaires qui sont aussi concernés euh par les aides des feux qui ont aussi des vignettes critères.
Et euh ATMO estime bah un peu comme à Paris que euh il y a eu 50 % de baisse d'émission d'oxyde d'azote entre 2017 et 2024 et sur ces 50 % 9 points sont attribuables à la ZFU. Le reste de la baisse, c'est dû au renouvellement naturel du parc de poids lourds et de véhicules utilitaires. Donc ce qu'on peut dire avec encore une fois le peu d'études dont on dispose, c'est que les FE ont légèrement contribué à la baisse de la pollution dû au trafic routier.
On l'a dit hein, le le la mesure principale, la cause principale, c'est plutôt le renouvellement naturel du parc automobile. Après, on le répète, hein, c'est un peu compliqué de faire le bilan d'une mesure qui a pas qui a été que partiellement appliquée parce que on sait pas ce qu'il en aurait vraiment été si jamais il y avait eu de vrais contrôles, de vraies sanctions sur les les les véhicules qui bah qui étaient en infraction avec ces aides. Donc la question qu'on peut se poser, bah c'est est-ce qu'on a vraiment laissé le temps à cette mesure à ces aides des feux d'être efficaces ?
Merci beaucoup Luc Brisson. Je rappelle que vous avez rendez-vous avec toute l'équipe de vrai ou faux chaque samedi, chaque samedi à midi et chaque dimanche à 20h. Merci Luc.
Madame la ministre Annie Jeunevar, pourquoi alors je je précise que le Parlement d'ailleurs a entériné euh définitivement cette cette loi de simplification de la vie économique qui comprend donc cette cet amendement sur les sur les ZFE. Pourquoi euh vous être opposé à à ces affe qui contribuent, même si on voit bien que c'est pas forcément euh facile à à mesurer, mais qui contribue quand même globalement à améliorer l'air que nous respirons dans nos centres-villes. Alors, je pense que tout le monde, y compris à droite est soucieux de la qualité de l'air dans les agglomérations, dans les villes.
C'est une question de santé publique sur laquelle je crois tout le monde à peu près est d'accord. En revanche, là où les choses se compliquent, c'est dans les conséquences que cela peut avoir. Et on voit bien que restaurer une qualité d'air dans les villes ne procède pas seulement de l'interdiction de qui est faite à certains véhicules, à certains usagers.
Vous avez évoqué le renouvellement du parc automobile. Vous avez évoqué la capacité à prendre des transports public. Tout le monde n'y a pas accès, mais ce sont des facteurs puissants de réduction de la pollution de l'air.
Donc, il faut pas voir dans la ZFE l'alpha et l'oméga à l'amélioration de la qualité de l'air. D'ailleurs, vous dites la contribution est modeste même si on n' pas d'éléments d'appréciation. Non, je crois que ce qui fait débat et au fond ce vote était quand même un peu prévisible.
Ce qui fait débat, c'est les conséquences sociales que cela emporte. Et on voit bien que chaque fois qu'il y a eu des mouvements puissants, c'est quand on ne prenait pas en compte les contraintes qui pèsent sur les gens qui sont obligés de venir en ville pour travailler. La ville aujourd'hui, c'est ainsi fait qu'elle concentre la l'activité économique, elle concentre les services.
Les gens sont obligés de venir en ville pour pouvoir consulter un médecin, pour pouvoir faire des courses, pour pouvoir travailler. et c'est les cons des dérogations qui existaient pour les les gens qui avaient pas forcément les bons critères, il pouvaient avoir une dérogation de 24 heures. Oui.
Oui. Mais on voit bien que la règle c'est quand même l'empêchement. Donc c'est c'est ça au fond qui a créé d'ailleurs le mouvement des guu bien une dimension sociale à ces à cette opposition.
Mouvement dégueu qui est incarné par l'écrivain Alexandre Jarin. Voilà. Donc bon maintenant la chose est le vote a été ce qu'il ce qu'il a été.
Ça va partir au Conseil constitutionnel, on verra bien ce que le Conseil constitutionnel en fait. Mais on a l'impression quand même que sur un certain nombre de petites choses qui sont pas si petites, ce soit les ZFE ou d'autres mesures qu'on est un petit peu dans un tournant où en gros comme vous vous souvenez sûrement quand Nicolas Sarkozy avait dit au salon de l'agriculture, bon en gros l'écologie là ça commence à bien faire que on a dans une forme de court termisme peut-être dû aux élections qui fait que c'est 10 % c'est 15 % ça empoisonne le monde. On va faire sauter tout ça de manière à pas avoir un pays en crise.
Est-ce que c'est pas un peu le cas ? finalement se sacrifier l'avenir au court terme. Non, je pense que c'est on a l'impression qu'il est recule sur plein de choses.
Non, non, je crois que c'est c'est une perception qui me paraît, pardonnez-moi, un peu un peu excessive. Je crois que le gouvernement n'a pas renoncé à son ambition environnementale. Simplement, il y a la question de l'acceptabilité, il y a la question du temps de la transition.
Asi dans la transition environnementale, il y a le mot transition qui se pose un certain temps et donc les choses ne vont pas se décréter du jour au lendemain. On voit bien en tout cas le problème il est identifié aujourd'hui. Lorsque vous avez de jeunes enfants et que vous voyez aujourd'hui les répollués, il faut éviter de sortir les enfants.
C'est quelque chose qui concerne tout un chacun et sur lequel on ne peut pas transiger. Maintenant il faut trouver les bons outils, les bons canaux. ce sont les transports en commun, c'est le renouvellement de la flotte, c'est l'électrification des véhicules.
Ça, ce sont de bonnes mesures qui sont durables et sur les feux, on verra bien ce qu'il ce qu'il en advient mais je crois que il faut bien prendre la mesure. Rappelez-vous le début des mouvements des gilets jaunes début 2024, c'est c'est la voiture. C'est la voiture parce que tout le monde n'a ne vit pas le le contraintes de déplacement de la même façon.
Le Parisien lui, il a à sa disposition toutes sortes de de de solutions pour se déplacer. Non, mais j'ai bien compris le risque simplement, on peut l'intégrer éventuellement. On peut de temps en temps dire et puis faudrait même le dire carrément que pour l'instant entre plusieurs impératifs catégories et immédiats, on en choisit un, c'est-à-dire le pouvoir d'achat ou on en choisit un le bien-être des gens et qui est pas de de conflits sociaux ou de conflits comme les gilets jaunes et que bah on fait une petite pause du côté de l'écologie.
Juste ça serait voyez ce que je veux dire ? Non, je crois je crois qu'il faut vraiment pas être médecin comme une priorité. Et ouais, moi je pense si vous voulez que il faut travailler l'acceptabilité et le temps de la transition.
Ça ça me paraît quelque chose de fondamental parce que la question environnementale, elle s'impose à tous et les il n'est pas on constate que les jeunes générations, ils sont particulièrement sensibles. Ça c'est un phénomène social, sociétal qu'il faut pouvoir prendre en compte. Mais quand vous dites aux gens bah toi, tu as pas tu peux plus accéder à la ville parce que ta voiture ne le permet plus et que en même temps on n pas les moyens de renouveler son véhicule, c'est la réalité d'une impasse sociale qui qui crée du remou, qui crée de l'humeur, qui crée du rejet pourtant sur des questions qui sont très fondamentales.
Parmi les reculs qu'évoquait Nathalie, il y en a un aussi sur la la ZANE, l'objectif zéro artificialisation. net des sols, un dispositif qui en lutta contre la bétonisation qui était un objectif zéro croissance de bétonisation d'ici à 2050, zéro artificialisation nette. Voilà.
Euh il y a quand on construit quelque chose, on doit rendre sur une zone qui était pas artificialisée, on doit en échange gar proposer une zone équivalente qui soit pas bétonnée. Recule aussi donc sur cette question. Est-ce qu'on peut défendre, sauver notre agriculture et continuer à urbaniser ?
Alors moi, je suis très claire sur le ZAN. Euh si je raisonne selon le périmètre qui est le mien, moi je pense qu'il faut protéger la terre agricole. Absolument.
On ne peut pas vous davantage. Vous déplorez vous déplorez ce recul. Euh moi je pense que cette question si on la rapporte à l'agriculture doit être regardée avec beaucoup de soins.
On peut pas vouloir gagner de la souveraineté alimentaire, produire de l'alimentation, euh rétablir l'équilibre de notre de nos de nos exportations importations de notre commerce extérieur si on sacrifie la terre agricole. Donc moi mon rôle c'est de la protéger et le ZAN est un outil de protection de la terre agricole. là, mais encore une fois, c'est une forme d'échec, pardonnez-moi.
C'est Non, mais je pense que là, il faudra regarder, il y a d'autres outils pour protéger la terre agricole et moi je vais très vigilante sur ces outils de protection et le ZAN, le ZAN euh doit prendre en compte la protection de la terre agricole. Aujourd'hui, quand on veut aménager un lotissement, développer un grand projet, qu'est-ce qu'on prend ? prend pas de la forêt.
La forêt qui a gagné du terrain partout et on a besoin de la forêt. C'est une réserve de de captation de carbone et c'est une bonne chose. Mais la terre agricole tout autant et en plus la terre agricole, elle produit quelque chose qui est très précieux qui est notre alimentation.
Donc moi le zancée sur le Zan en disant c'est un c'est un des outils pour protéger la terre agricole. Ne le bradons pas. Mais là où le diable se clash toujours dans les détails, appliqué à la ruralité dont je viens.
On a dit au petit boursentre, vous allez pouvoir construire mais les villages à côté bah vous construisez plus. Ça veut dire que les jeunes qui veulent rester au village, qui veulent construire un logement aujourd'hui, on leur dit bah non, il faut que vous alliez dans le bours centre parce que là il y a plus de possibilité. Voyez, tout est une question d'équilibre.
Les Français sont très attachés à l'équité des mesures. Quand ils se sentent victimes de mesures qui ne sont pas comprises, qui sont pas ajustés à leur quotidien, c'est là que se crée le rejet. Est-ce que vous faites pas en fait, est-ce qu'on retrouve pas avec ce gouvernement comme on a retrouvé depuis toujours, depuis une éternité un choc entre le ministre de l'agriculture qui essaie de défendre ses agriculteurs, les terres agricoles et tout le monde et le ministre de l'écologie qui dit que le glyphosate sait pas bien, que les engrais ben on va arrêter tout de suite.
Est-ce que vous finalement vous êtes pas confronté à la même chose que tous vos prédécesseurs ? On avait même vu il y a 200 ans et Bris Lalon se frapper dans un déplacement officiel. Je pense pas que vous en soyez là.
Non, pas du tout. avec les avec ma ma collègue ministre de la transition écologique et son ministre délégué donc Monique Barbu et Mathieu Le Fèvre, nous nous efforçons de corriger quelque chose qui est très préjudiciable, c'est-à-dire l'opposition systématique et systémique entre agriculture et environnement. Un moment il faut forcer les choses.
Non non, ben il faut mais vous savez forcer les choses. Les agriculteurs ont fait d'énormes effort en matière les agriculteurs se sont adaptés à toutes les demandes que leur faisait l'État. Quand il a fallu au lendemain de la guerre produire l'alimentation, ils ont produit.
Quand on leur a dit maintenant vous devez être plus attentif à l'environnement, ils ont diminué drastiquement le recours aux produits phytosanitaires. Ils ont adapté leur mode de culture. Ils ont adapté leur production, le leur méthode agronomique.
Ces efforts ne leur sont jamais reconnus. Et quand on ne reconnaît pas un effort, on le décourage. Moi, je peux vous dire aujourd'hui que la jeune génération des agriculteurs est extrêmement attentive à ces questions environnementales et et les choses les mais encore une fois si on interdit des pratiques sans donner de solutions de substitution et ben oui c'est là que mais ça donne trop de délais aussi pour pouvoir utiliser les trucs de moment donné les les délais sont les délais sont très courts quand on interdit certaines pratiques, elles sont interdites parfois très rapidement à adaptation qui est exigée des agriculteurs et est rapide.
Mais pour revenir à votre propos sur le lien entre agriculture, environnement, la nature c'est l'outil de travail des agriculteurs. Donc ils ont tout intérêt à en prendre soin. D'autre part, je pense qu'oser agriculture environnement est une impasse totale.
Et donc avec mes collègues du gouvernement, on essaie d'ajuster nos positions et je dois dire que on y parvient. Hm. Souvent, plus qu'on le pense.
On parle des des engrais euh même si le trafic reprenait de main dans le D3 Dormous, le retour à l'air normal serait très long sur le marché euh des engrais. On s'intéresse de près à cette question évidemment depuis euh euh depuis 46 jours, depuis 47 jours depuis le début de cette guerre. On voit ce chiffre, la France importe 80 % euh de ces de ces engrais qui sont fabriqués pour une partie à partir de ce du gaz. euh qui est fabriqué euh dans le golf.
Est-ce que réduire notre dépendance aux énergies fossiles importées, ce n'est pas aussi réduire cette dépendance à ces engrais-l qu'on importe de manière massive ? Est-ce qu'il y a une réflexion qui est engagée aujourd'hui au sommet de l'État sur cette question ? Alors, vous avez tout à fait raison.
Ça il faut bien voir que conquérir sa souveraineté ou la reconquérir, c'est être le moins possible dépendant d'autrui. L'Union européenne est dépendante pour plus de 50 % d'une production d'engrais extérieure à ces frontières. Et la France de substitut qui sont trop chers pour l'instant pour pouvoir être rentable par rapport à l'engrais à le problème c'est que la France est obligée d'importer les engrais.
Elle ne peut plus importer des engrais russes pour les raisons de blocus que vous savez enfin de d'impossibilité de et les engrais russe fournissaiit une grande part et des engrais de bonne qualité. Donc il y a fallu chercher des engrais ailleurs en vérifiant le ininocuité parce que il faut aussi des engrais qui ne qui donc c'est la question du cadmium qui est présent dans les engrais phosphatés notamment qu'on importe beaucoup de d'Afrique du Nord. J'étais j'étais chez un importateur d'engrais qui me disait importer de l'engrais du Maroc qui est naturellement riche en calmium mais lui me disait j'importe des du calmium du des engrais où le taux de cadmium est inférieur à 0,20 c'est-à-dire la cible dans laquelle vers laquelle nous nous dirigeons.
Donc euh il faut effectivement des engrais de bonne qualité. On est obligé d'avoir des fertilisants. Si vous n'avez pas de fertilisant, vous éteignez la moitié de votre production alimentaire.
On tous les agriculteurs du monde fertilisent leur terre. Donc il y a pas des recherches aujourd'hui sur la manière dont on pourrait les produire de manière à la fois euh française sur notre sol, moins dépendant des autres et plus écologiques. Oui, il y a des recherches importantes qui sont faites.
Il y a des entreprises qui travaillent ardemment et je voudrais dire que nous avons nous allons déployer un plan en gris pour être moins dépendant parce qu'effectivement c'est une source de fragilité. C'est c'est ça compromet véritablement l'équilibre économique du monde agricole aujourd'hui entre le renchérissement du GNR et le renchérissement des vous avez et pas que le gaz parce que c'est pas la seule composante des engrais vous avez aujourd'hui des coûts de production qui dépassent le prix de vente des productions. Donc c'est une impasse économique sur le blé, les céréaliers qui ont été quand même les agriculteurs qui qui qui étaient les plus prospères qui qui étaient prospères aujourd'hui sont dans une situation épouvantable.
Le les cours mondiaux se sont effondrés parce qu'il y a trop de matière produite, il y a trop de production de blé. Ils vendent à 170 € quand leur coût de compte production sont à 220. Ils perdent de l'argent en produisant.
C'est ça la réalité. Quels sont les aides spécifiques ? Il y avait au moment où il y a eu la crise enfin la crise agricole, il y en a régulièrement, il y avait deux choses qui avaient été demandées.
Il y avait une simplification des normes en considérant que c'était un enfer absolu, qu'on ne pouvait pas planter quand on voulait, qu'il fallait qu'il y ait des et que ça prenait 3 ans. Voilà, c'est ce que Gabriel Atal dans une fameuse conférence de presse devant les moles de foin avait promis. Et il y avait un autre volet qui était une aide financière et notamment qui peut être remise au goût du jour aujourd'hui avec le problème des engrais, avec le problème de l'essence ou problème de tout pour faire fonctionner les machines agricoles, les tracteurs et tout.
Qu'est-ce que euh où on en est de ça ? Où on en estement de ce dossier de simplification qui avait l'air d'être sur quel qu'il y avait des engagements de rapidité ? Oui.
Moi, ça a été les premières parmi les premières mesures que j'ai mises en œuvre, elles ont porté sur la simplification. Tout ce qui est à ma main, je le fais et je le fais euh vraiment de façon très très déterminée parce que c'est une très grosse demande du monde agricole. Je vous donne un exemple. contrôle administratif unique qui était le les contrôles sont quelque chose qui sont nécessaires mais qui était fait de telle sorte que c'était chaque fois quand sujet un sujet urtiquant pour les agriculteurs contrôle administratif unique ça veut dire pas plus d'un contrôle par exploitation et par an.
Nous avons fait école au niveau européen. Nous avons simplifié aussi l'accès au documents de la PAC. Enfin, je vais pas vous égrainer trouve que ça va pas bien vite.
Non, mais vous savez le monde agricole, je le connais bien et depuis longtemps parce que je suis issue du du monde rural, ce qui les caractérise c'est voilà à peine l'idée est-elle énoncée qu'il faudrait déjà qu'elle elle ait sa traduction dans la cour de ferme ou on peut dire aussi que si on annonce une idée, les gens s'attendent à ce qu'elle soit appliqué. Oui. Alors ça vous avez raison, on a une obligation de résultat et c'est vrai que c'est compliqué dans notre pays, dans notre pays qu'il y a un art consommé à créer de la complexité et un art tout aussi consommé à ne pas pouvoir résoudre cette complexité rapidement.
Il y a cette crise agricole qui existe euh déjà, qui va être renforcée, qui est déjà renforcé et qui va probablement être renforcé, vous le savez évidemment dans les semaines, les voies qui viennent par la hausse des prix de des coûts de l'énergie et euh la question des engrais euh euh également, le ministre des PME euh a estimé hier qu'il allait sans doute falloir rouvrir les négociations commerciales entre les supermarchés et les fournisseurs agroalimentaires. Ce sont, vous savez, ces négociations qui fixent les prix que les Français payent dans leur supermarché. Euh vous allez nous dire dans un instant si vous êtes pour ou contre.
Euh pour Michel Édouard Leclerc qui était l'invité hier soir du 20h de France 2, c'est non. Discutera pas des produits agricoles. La loi égalime protège les produits agricoles.
Donc vous rouvrirez les négociations ? Non non non on a on ne veut pas rouvrir les négociations. Alors si l'État le décide, on sera bien obligé.
Vous dites à Serge Papa au ministre, vous dites non c'est non. Ouais. Je lui dis redeviens ministre du commerce.
Les consommateurs n'ont aucun intérêt à ce qu'on ouvre les négociations. Les gros les grosses multinationales, si elles ont vraiment de l'impact euh ben ce sera pour l'année prochaine. On regardera les prix.
Mais là, il faut pas que ça flambe, quoi. Est-ce qu'il faut rouvrir ces négociations ? Ça serait, sachant que ça serait euh au bénéfice des des producteurs, donc des agriculteurs et au détriment des consommateurs des des Français.
Alors rouvrir les négociations commerciales qui viennent de s'achever qui se sont achevées dans des conditions qui étaient quand même très houleuse, c'est un membre de votre gouvernement qui le qui le dit hein, qui dit il va falloir le faire. Oui, j'en ai parlé ce matin avec Serge Papa, mon excellent collègue ministre des des PME et et du pouvoir d'achat. Donc nous sommes tombés d'accord sur l'idée que si les coûts de production augmentent de façon très sensible, notamment pour les fournisseurs, vous avez les agriculteurs qui fournissent la matière première agricole, vous avez les industriels, les fournisseurs qui la transforment et puis vous avez les distributeurs qui la vendent et le consommateur qui l'achète, hein.
Faut jamais oublier le rôle et la responsabilité du consommateur. Donc il y a des possibilités de clause de révision des prix si véritablement les coûts de transformation ou les coûts de logistique parce que par exemple pour la matière première agricole, il y a des coûts de transport, il y a des coûts de d'emballage, il y a des coûts d'énergie donc tout ça évidemment renchérit les coûts de production. La distribution peut pas être totalement insensible à les circonstances actuelles.
C'est veut dire que vous vous prenez plutôt des adaptation qu'une réouverture des négociation. Je pense réouvrir ça veut dire réouvrir quand même c'est très lourd les le temps des négociations commerciales puis ce sont des affrontements qui sont très durs. Ça se passe pas très bien dans notre pays comparé aux autres pays européens.
Donc ils viennent d'achever cette ce moment qui a été compliqué. Il y a des avenants possibles, il y a des discussions possibles. J'étais auditionné aujourd'hui au Sénat par la commission d'enquête sur les marges commercial.
Moi je dis chacun doit gagner sa vie. L'agriculteur, le fournisseur, industriel. Mais est-ce qu'il faut pas limiter ?
Il y a ce débat aujourd'hui sur la limitation des des marges de la distribution dans la vente de de carburant. Il y a un décret qui est à l'étude au gouver. C'est une question, c'est une question qui est à l'étude, mais les marges les marges des distributeurs sur le carburant sont assez faibles, je crois.
Est-ce que ça aura un impact significatif sur le prix à la pompe ? C'est ça qu'il faut voir. Le le choix du gouvernement a été de dire on ne peut pas aller dans le quoi qu'il en coûte pour toutes les raisons que chacun d'entre nous connaît, le citoyen connaît.
En revanche, des aides ciblées sur les secteurs qui sont les plus impactés, les pêcheurs, les les transporteurs, les agriculteurs. Donc nous avons mis en nous avons mis un certain nombre de dispositifs en œuvre. Moi, je rappelle que pour les agriculteurs, nous compensons la fiscalité du gazoile non routier qui est le gasoile des agriculteurs pour plus d'un milliard par an dans le budget.
On a on compense la totalité de la fiscalité du GNR pour les agriculteurs. J'accepte la TVA hein, mais les ce qu'on appelle les tris on est on est au maximum de la compensation. Si alors ce qu'on a mis en œuvre c'est un dispositif de prise en charge des cotisations sociales pour les exploitation les plus en difficulté.
Ce que vous avez fait mais ma question c'est est-ce que vous pourrez faire plus si la crise s'aggravait ? Et bien nous verrons bien le gouvernement suit les choses avec une extrême vigilance comme vous l'imaginez. On a accueilli avec beaucoup de soulagement le cesser le feu mais ça n'a pas duré.
On voit bien que les choses se résistent à nouveau. Tout le monde souffre beaucoup. On ne connaît une situation de guerre.
Certes, pas sur notre territoire, ni sur le territoire de l'Union européenne, mais une partie du monde est en guerre et ça n'est pas sans conséquence pour tous les Français. Une toute petite question politique. Euh, vous êtes encore au Oui, oui, bien sûr.
Vous az voté le 18 ? Je suis toujours présidente de ma fédération. qu'il y a un vote chez les républicains afin de de préciser le mode de départage c'est est-ce que Bruno Rota est un candidat dit naturel ou est-ce qu'on passe par une primaire vous je vais pas vous demander pour qui vous allez voter si d'ailleurs vous pouvez le dire si vous voulez non mais bon vous savez la discrétion votre philosophie on a 45 secondes alors ma philosophie c'est que il faut qu'on trouve un chef qui soit rassembleur qui soit consensuel dans notre famille politique et qui puisse rassembler autour de lui parce que LR à soi tout seul ne gagnera pas la présidence.
Donc donc vous pensez que le meilleur moyen de départage c'est plutôt alors alors c'est le plus mauvais système à l'exclusion de tous les autres comme on disait comme comme la démocratie parce que moi j'ai vécu deux prim Oui. Oui. J'ai vécu deux primaires le tout c'est pas de conduire une primaire c'est de se rassembler après.
Donc quand même pour la primaire. Merci beaucoup Annie Jeev et j'adhérant en déchidron. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.
Merci Nathalie. À demain le JT monde et les informer.
Annie Genevard