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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 15 novembre 2017 25 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsNumérique

"On reste attachés aux 50%" de la part du nucléaire dans la production d'électricité, affirme Sébastien Lecornu

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:33RelanceRéponse directe

    On peut avoir juste une précision sur l'éolien, ce que vous disiez à l'instant ?

  • 4:41OuverteRéponse partielle

    Et votre objectif, c'est quoi ? Vous avez un chiffre doublé, l'éolien en France triplé, 50% ?

  • 13:11OuverteRéponse directe

    Puisque vous en parlez, c'est le pari du nucléaire. Est-ce qu'on peut parler une seconde de l'état d'EDF ?

  • 14:48OuverteRéponse directe

    Vous serez à Lyon, Sébastien Lecornu, à ce grand rendez-vous de La République en marche. Vous avez dit tout à l'heure que je vais écouter les adhérents de La République en marche en avant-première.

  • 22:25OuverteRéponse partielle

    Comment vous regardez cette polémique, Sébastien Lecornu, qui nous intéresse tous parce qu'évidemment ce qui s'est passé à Charlie Hebdo est encore dans nos mémoires ?

  • 23:50RelanceRéponse directe

    Le journal Le Monde s'émeut de la plainte que dépose Françoise Nissen, ministre de la Culture et de la Communication, après que Le Monde ait publié un document de travail du gouvernement pour réformer l'audiovisuel. Ce n'est pas attentatoire à la liberté de la presse à laquelle vous vous dites attaché ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « Signe une tribune, il sera bientôt trop tard, trop tard pour sauver la planète. »
  • 0:57InvitéFait
    « La COP21, vous l'avez rappelé, avec l'accord de Paris, avec un engagement important, qui est de limiter le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés Celsius par rapport à la période pré-industrielle. »
  • 1:28InvitéFait
    « on tourne le dos progressivement aux énergies fossiles dans la production d'électricité, avec la fermeture et l'extinction de 4 centrales à charbon pendant ce quinquennat. »
  • 2:25InvitéChiffre
    « L'éolien, c'est 2000 emplois créés par an. »
  • 4:48InvitéChiffre
    « L'idée, c'est qu'on a une trajectoire sur les énergies renouvelables à 32% pour 2030. »
  • 10:34InvitéFait
    « Ah, c'est pas vrai. Non, on reste attaché au 50%. »
  • 12:09Invité politiquePromesse
    « Plus de moteur thermique en 2040 pour les véhicules. »
  • 13:20Invité politiqueFait
    « EDF chute en bourse de manière considérable. Un péril financier terrible sur EDF. »
  • 14:03InvitéFait
    « Sur l'état d'EDF, la réalité c'est que c'est un géant industriel dont on peut être fier. »
  • 15:56InvitéFait
    « Mon Dieu, c'est grave. Bon, c'est pas vraiment une lettre de sanction, c'est surtout une lettre d'aveu de la part des Républicains qui, très franchement, actent concrètement qu'ils veulent l'échec du quinquennat d'Emmanuel Macron et qu'ils souhaitent l'échec du pays pendant ce quinquennat. »

Temps de parole

  • Invité57 %
  • Sébastien Lecornu22 %
  • Locuteur non identifié10 %
  • Présentateur5 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Et notre invité ce matin est le secrétaire d'Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu, Jean-Michel Apathy.

0:11
Sébastien Lecornu

Bonjour Sébastien Lecornu.

0:12
Présentateur

Bonjour Jean-Michel Apathy.

0:13
Sébastien Lecornu

La une du journal Le Monde, daté de mardi 14 octobre, c'est-à-dire daté d'hier, nous a fait frémir 15 000 scientifiques. Signe une tribune, il sera bientôt trop tard, trop tard pour sauver la planète. Alors on se demande ce qu'on fait, qu'est-ce que vous faites pour sauver la planète, parce que la COP21 nous en a rabattu les oreilles avec ça, il y a deux ans, mais visiblement ça ne s'arrange pas.

0:35
Invité

Ils ont raison, ces 15 000 scientifiques. Il y a urgence à agir, puisque le réchauffement climatique est une réalité qui s'impose à la planète, et que d'ailleurs plus personne ne conteste. Alors qu'il y a encore quelques années, on avait beaucoup de climato-sceptiques qui venaient dire ici ou là que tout ça n'était qu'un fantasme.

0:48
Sébastien Lecornu

Mais il y a urgence à agir, on n'agit pas.

0:50
Invité

Il y a urgence à agir, c'est complètement ce que fait la France. La COP21, vous l'avez rappelé, avec l'accord de Paris, avec un engagement important, qui est de limiter le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés Celsius par rapport à la période pré-industrielle.

Puis on le voit bien, pardon, depuis 6 mois, avec l'élection d'Emmanuel Macron et le nouveau gouvernement, avec la déclinaison du plan climat par Nicolas Hulot au mois de juillet dernier, une volonté d'atteindre la neutralité carbone plus rapidement que dans les objectifs de l'accord de Paris, le projet de loi sur l'interdiction de l'exploration et des exploitations pour les hydrocarbures, on tourne le dos progressivement aux énergies fossiles dans la production d'électricité, avec la fermeture et l'extinction de 4 centrales à charbon pendant ce quinquennat.

1:33
Sébastien Lecornu

On réfléchit sur de nouvelles mobilités. On ne va pas assez vite dans les investissements solaires et rouillards.

1:36
Invité

Justement, c'est tout le sens de la présence de Nicolas Hulot au gouvernement, c'est l'accélération de ce projet-là.

1:40
Sébastien Lecornu

On va moins vite que les Allemands, on va moins vite que...

1:42
Invité

Ah non, sur les énergies fossiles, ce n'est pas vrai. Non, sur les énergies alternatives. Ah bah justement, c'est pour ça aussi qu'on travaille sur la libération des énergies renouvelables.

1:49
Sébastien Lecornu

On va moins vite que beaucoup d'autres pays.

1:52
Invité

Mais c'est pour ça qu'il fallait accélérer, c'est peut-être aussi pour ça qu'Emmanuel Macron a été élu. Et donc on avance sur deux volets sur les énergies renouvelables. Déjà, la première énergie propre que l'on produit, c'est celle qu'on ne consomme pas. Pardon de le dire, mais c'est la première fois qu'un gouvernement dit cette vérité de bon sens. C'est la performance énergétique des bâtiments. C'est l'énergie qu'on ne consommera pas demain avec des primes de transition pour les véhicules. Bref, là, il y a un enjeu majeur de réflexion et d'action, évidemment. C'est tout le grand plan d'investissement sur la performance énergétique des bâtiments.

Puis de l'autre côté, permettez-moi de le dire en même temps, il y a bien évidemment la production d'énergie propre. C'est comment on libère l'éolien qui aujourd'hui connaît des difficultés d'acceptabilité locale, alors que pourtant le modèle économique devient viable autour de l'éolien.

2:32
Sébastien Lecornu

C'est un peu technocratique votre expression, des difficultés d'acceptabilité locale. Oui, en clair, il y a du potentieux. En clair, on n'a pas envie d'avoir une éolienne toujours dans son paysage.

2:41
Invité

Et ça, on peut le comprendre. Mais c'est pour ça qu'il faut envisager des mécanismes de protection, de prévisibilité, qui permettent aussi d'intéresser les gens financièrement à la production d'énergie. Pourquoi pas du financement participatif ? Ça fait partie des choses. L'intéressement ressuscite... Si on implante une éolienne à côté de chez moi, je peux toucher de l'argent. Mais pourquoi pas Jean-Michel Apathie ? Non, ça fait partie des réflexions. C'est un projet que vous avez, ça ? Oui, bien sûr.

Début l'année 2018, Nicolas Hulot, la membre du Premier ministre du Président de la République, présentera une série de mesures pour faire du libérer et protéger justement sur leurs énergies renouvelables. Ça sera aussi vrai sur le front de l'éolien. On paiera les gens d'un village, d'une commune ? Je sais d'être précis, Jean-Michel Apathie, parce que c'est important. Par exemple, la méthanisation, c'est la capacité pour nos agriculteurs d'avoir de nouveaux revenus en produisant de l'électricité par la méthanisation. Ça, ce sont des enjeux majeurs. Ça fait longtemps qu'on en parle. On se fixe des objectifs souvent ambitieux en France. On a du mal à avancer sur le comment.

Et là, l'objectif, c'est de comment on y arrive, juste toute l'action qu'on mène.

3:33
Présentateur

On peut avoir juste une précision sur l'éolien, ce que vous disiez à l'instant, parce qu'on n'a pas forcément bien compris ce que vous proposez, ou ce que vous étiez sur le point de proposer ?

3:41
Invité

Un groupe de travail a été installé il y a plus d'un mois, c'est moi qui m'en occupe, sur lequel on réfléchit à une série de mesures pour libérer l'éolien, sur des mesures administratives, sur les procédures qui sont encore trop longues, pour permettre aux porteurs de projets, parfois, d'avoir plus de prévisibilité sur l'issue de leur projet. Puis inversement, protéger les paysages, faire attention de ne pas faire n'importe quoi sur la protection du patrimoine. Il y a aussi les armées qui rentrent en ligne de compte, puisque nos bases aériennes et nos radars, parfois, peuvent créer des difficultés. Ça, on le traite.

Et de l'autre côté, on voit bien qu'il faut trouver de nouveaux modèles de financement de ces énergies renouvelables et de cette transition écologique. Et comment intéresser directement les Françaises et les Français à ces productions d'énergie ? On l'a fait, je vous l'ai dit, pour les agriculteurs avec la méthanisation, on continuera de le faire. Et pour l'éolien, on réfléchit très clairement à un nouveau mécanisme de financement participatif, d'intéressement, être intéressé à l'énergie.

4:30
Sébastien Lecornu

Les gens qui ont payé, ils n'ont pas touché de l'argent. C'est un petit investissement. Vous mettez un petit peu d'argent dans la capitale.

4:34
Invité

C'est l'inverse de ce que vous disiez tout à l'heure. Non, c'est la même chose. Ça s'appelle l'intéressement et la participation. On se rappelle quelques souvenirs un peu gaullistes, ce qui n'est pas pour me déplaire.

4:41
Présentateur

Et votre objectif, c'est quoi ? Vous avez un chiffre doublé, l'éolien en France triplé, 50%.

4:48
Invité

L'idée, c'est qu'on a une trajectoire sur les énergies renouvelables à 32% pour 2030. Et que pour l'instant, on est loin d'y arriver. Si on ne se presse pas un peu plus, c'est ce que nous proposons de faire. C'est d'accélérer justement le rythme. C'était votre question, Jean-Michel Abel.

5:00
Sébastien Lecornu

Emmanuel Macron sera à Bonn aujourd'hui et demain, en compagnie de beaucoup d'autres chefs d'État. Mais notamment, bien sûr, la chancelière Angela Merkel. On appelle ça la COP 23. Ça fait donc suite à ces grandes réunions internationales où on prend des décisions qui ne sont pas toujours suivies des faits. Enfin, bon, on verra bien. Donc, c'est à Bonn. Et je voulais vous interroger sur autre chose, en fait. Parce qu'on nous dit que le climat, c'est le dossier le plus important. Tout est important. Mais enfin, celui-là, évidemment, la survie de la planète est essentielle. On a noté que le 15 octobre dernier, quand il était sur TF1.

Emmanuel Macron prend la parole pendant 70 minutes, ce qui est assez long. Et il dit notamment, au cours de ces 70 minutes, ceci.

5:37
Locuteur non identifié

Les décisions stratégiques sont prises par le président de la République. Pourquoi ? Parce qu'il a reçu le mandat des Françaises et des Français. Et je m'assure que ce qui est fait est conforme au mandat qui m'a été donné, à l'ambition que je porte.

5:50
Sébastien Lecornu

Alors, il parle de lui à la troisième personne, mais ça, c'est pas grave. Le mandat qui lui a été donné, dit-il, c'est de changer la société. Pas une fois en 70 minutes, ce qui montre quand même une faible imprégnation chez Emmanuel Macron de ses problématiques. Pas une fois en 70 minutes, Emmanuel Macron ne citera le mot de l'écologie. Ni même une réforme concernant l'écologie. C'est pas inquiétant, ça, quand même ?

6:12
Invité

Moi, ça ne m'inquiète pas du tout. Parce qu'à chaque fois que je le vois, il m'en parle. Donc, j'ai pas de doute. Ça paraît normal, s'il vous reçoit.

6:18
Sébastien Lecornu

Non, non, mais je n'ai pas de doute sur son engagement sur le sujet.

6:22
Invité

Ne serait-ce que parce que la transformation du modèle français, c'est aussi une transformation du modèle économique français. Et que le président de la République, il entend bien, quand il parlait d'économie, il parlait aussi d'écologie. Mais il ne le dit pas. Il l'a dit à d'autres reprises, ne faisons pas de procès d'intention qui sera vraiment trop rapide et trop facile. Si, je le vois bien un petit peu. L'idée, c'est que la transition écologique et la transition énergétique, elles servent aussi la transformation du modèle économique français. Là où, jadis, vous me parliez des énergies renouvelables, il fallait des subventions publiques pour les rendre rentables.

Aujourd'hui, on voit bien qu'on peut complètement avoir des filières compétitives, créer de l'emploi. L'éolien, c'est 2000 emplois créés par an. C'est trop peu encore, mais on peut aller beaucoup plus loin.

6:58
Présentateur

On a reçu Corinne Lepage, il y a quelques jours, qui a participé à la campagne présidentielle. Elle nous a dit que ce n'était pas son truc, pour reprendre l'expression exacte. C'est ce que disait les collègues aussi.

7:12
Invité

C'est ce que disent beaucoup de gens. Une fois plus, je ne partage pas cette opinion-là. J'ai passé trois jours avec lui en Guyane, où les questions environnementales, avec l'orpaillage illégal, avec un certain nombre de projets, sont vraiment majeures. Et j'ai vu toute l'implication qu'il pouvait avoir sur le sujet. Et moi, pardon, je connais Emmanuel Macron seulement depuis le mois de juin dernier. Vous connaissez mon histoire. Je pense qu'on va y revenir dans un instant. Donc, je vous parle en témoin de ce que je vis au gouvernement, aux côtés du chef de l'État. Je ne peux pas laisser dire qu'il se désintéresse de ces questions-là.

7:37
Sébastien Lecornu

Et votre histoire, pour être précis, n'était pas non plus imprégnée d'écologie. Vous avez 31 ans.

7:41
Invité

Ce n'est pas vrai. Un président de conseil départemental et un maire fait de l'écologie pragmatique au quotidien. Le département de l'heure est un des départements dans lesquels on a fait le plus d'espaces naturels sensibles. Les circuits courts dans les cantines scolaires ou dans les maisons de retraite. Parfait. Je vous le dis. Venez dans l'heure, Jean-Michel Appetit. Vous restez avec vous.

7:56
Sébastien Lecornu

Merci pour l'invitation.

7:57
Présentateur

Vous restez avec nous, Sébastien Lecornu. Tout de suite, l'essentiel de l'info, 8h41.

8:02
Locuteur non identifié

C'est une grande journée pour Toulouse. Siège d'Airbus. L'avionneur européen décroche une commande historique de 430 A3. Il y en a pour plus de 40 milliards de dollars. C'est une société américaine d'investissement qui va acheter ses appareils pour les placer en leasing dans les compagnies aériennes. 2016, année la plus chaude sur Terre. 2017, année record en matière de catastrophes extrêmes. Des ONG environnementales appellent Emmanuel Macron et Angela Merkel à faire du climat leur priorité. Les deux dirigeants français et allemands doivent prendre la parole aujourd'hui à la COP23 de Bonn.

Trafic quasi normal demain dans les gares et les aéroports alors que la CGT, FO et Solidaire appellent à une nouvelle journée de grève contre les réformes jugées libérales du gouvernement, notamment celles sur le Code du Travail. Pas d'annulation de vol prévue et quelques perturbations à la SNCF. Un train sur cinq supprimé en moyenne sur le réseau TER. Le oui des Australiens au mariage gay. Ils ont été consultés pendant deux mois par courrier. Une manière pour le Premier ministre de faire pression sur sa propre majorité, conservatrice et hostile à cette réforme. La loi devrait être modifiée d'ici Noël.

9:19
Présentateur

Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire. Il a invité de France Info. Jean-Michel Apatis.

9:24
Sébastien Lecornu

Nicolas Hulot, votre ministre de tutelle, si je puis dire, est au centre des critiques. C'est le cas. Depuis qu'il a officialisé le renoncement du gouvernement à diminuer la part du nucléaire dans la production d'électricité, le député écologiste européen Yannick Jadot, était notre invité il y a une semaine et il n'a pas été tendre pour celui qui est ou qui a été, je ne sais pas, son ami. On écoute Yannick Jadot.

9:42
Invité

Vous avez un ministre de l'écologie, un ministre de l'écologie qui reprend les arguments éculés de l'industrie nucléaire depuis des décennies. Si vous n'avez pas des centrales nucléaires, vous avez des centrales charbon. Et vous avez, d'un seul coup, un coup de pression du lobby nucléaire et Nicolas Hulot recule.

10:01
Sébastien Lecornu

Le dégât d'image et d'autorité pour Nicolas Hulot est considérable après cette annonce.

10:06
Invité

Le dégât d'image, il est pour Yannick Jadot. Ah, vous trouvez ? Il fait de la politique, je devais avoir 15 ou 17 ans, qu'il faisait déjà les mêmes discours. Pour quel résultat ? De plusieurs années au Parlement européen, pour quel résultat ? Yannick Jadot, ça fait 6 mois qu'il tape sur Nicolas Hulot matin, midi et soir. Heureusement que Nicolas Hulot est au gouvernement pour permettre à Yannick Jadot d'être invité ici. Mais Nicolas Hulot, en juge... Moi, je veux dire une chose, Jean-Michel Apathy, je ne peux pas laisser dire tout à l'heure qu'on recule sur l'objectif de la diminution de la production de la part d'énergie issue de l'électronucléaire. Ah, c'est pas vrai.

Non, on reste attaché au 50%.

10:36
Sébastien Lecornu

Oui, mais vous le détaillez des visants... La réalité, elle est simple.

10:38
Invité

Est-ce que c'est jouable en 2025 ? Est-ce que c'est faisable en 2025 sans redémarrer des centrales à charbon ? Vous stagnez, si vous préférez. Et sans revenir sur les énergies fossiles ? Mais c'est ce que le Parlement a voté. Mais d'accord, mais c'est tout le problème aussi. C'est que sur le cagana précédent, on s'est beaucoup intéressé à se donner des objectifs qui étaient parfois totémiques, ambitieux certes, mais totémiques, sans se poser la question du comment. Comment on fait pour y arriver ?

Et c'est tout l'enjeu de l'année et des mois qui vont se dérouler devant nous jusqu'à la prochaine programmation pluriannuelle pour l'énergie, c'est comment on fait pour avoir un mix énergétique qui soit sincère. Parce que moi, je préfère une vérité qu'un mensonge, Jean-Michel Apathy. Et donc, reprocher à Nicolas Hulot d'avoir dit la vérité, reprocher à Emmanuel Macron et à Edouard Philippe de dire la vérité sur les questions d'énergie,

11:17
Sébastien Lecornu

très franchement, personne ne peut le reprocher. Honnêtement, on n'en sait rien. On n'a produit aucun document qui explique ce que vous dites.

11:25
Invité

Mais si, RTE, la semaine dernière, a rendu son rapport. D'ailleurs, si Nicolas Hulot et si le gouvernement ont pris la parole sur le sujet, RTE est un organisme public, une autorité administrative qui gère le service public du transport d'énergie et qui garantit la sécurité de l'approvisionnement de l'énergie de notre pays.

11:39
Présentateur

La vérité est à géométrie variable. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a expliqué que cet engagement serait tenu. Il a repris ce qui est écrit dans la loi.

11:47
Invité

Mais une fois de plus, il faut être pragmatique. Et Nicolas Hulot, qui connaît ses problèmes, a dit... Vous préférez qu'on s'enfonce dans un mensonge ?

11:51
Sébastien Lecornu

Non, pas du tout.

11:53
Invité

On préférait comprendre ce qui se passait. La loi était certes ambitieuse, mais derrière, elle n'était pas sincère dans son objectif. Voilà. En tout cas, dans la manière d'y arriver, et je crois, en tout cas, moi, je ne participerais pas à un gouvernement dans lequel on mentirait aux Français. Nicolas Hulot est pareil, Emmanuel Macron est pareil, et le Premier ministre est pareil. Je crois que ça doit rassurer tout le monde.

12:09
Sébastien Lecornu

Plus de moteur thermique en 2040 pour les véhicules. Bien sûr. C'est ce qu'a dit Nicolas Hulot. Oui, mais pas que lui. Qu'est-ce qu'il nous dit qu'en 2025, le successeur de Nicolas Hulot ne viendra pas nous dire « Vous savez, vraiment, ce n'est pas réaliste. » Alors, on va dire 2050. Mais c'est toute la différence.

12:23
Invité

C'est compliqué d'avoir appris confiance dans la parole politique. Volvo arrête ses véhicules thermiques en 2019. Renault est engagé lui-même dans une trajectoire de recul sur ses véhicules thermiques. Ce sont les industriels qui trouvent des solutions. Sur la filière électronucléaire, on le voit bien que la solution est beaucoup plus difficile parce que le démantèlement des centrales fait appel à un métier qu'il faut inventer dans notre pays. La question du traitement des déchets ultimes est quelque chose d'également très compliqué à traiter. On le sait très très bien. D'ailleurs, aucune grande nation au monde n'a trouvé de solution complètement satisfaisante sur le sujet.

On sait très très bien que le pari du nucléaire qui a été fait après la guerre est un pari qui, à un moment donné, doit trouver petit à petit une diminution. C'est ce que font les Américains. C'est un pari stupide ? Non, du tout. Il correspondait à une nécessité du moment. EDF très endetté ?

13:11
Sébastien Lecornu

Puisque vous en parlez, c'est le pari du nucléaire. Est-ce qu'on peut parler une seconde de l'état d'EDF ? Allez-y. La bourse... EDF chute en bourse de manière considérable. Un péril financier terrible sur EDF. Un endettement très important. Des pertes de recettes. La moitié des réacteurs arrêtés aujourd'hui. Peut-être, ça n'est pas encore formulé comme ça, mais un vrai péril sur la production d'électricité au début de l'année prochaine à cause de l'arrêt des réacteurs qui dure parce que l'autorité de sûreté ne donne pas pour l'instant l'autorisation de redémarrer pour beaucoup de ces réacteurs. Quelle vision vous avez de l'état de l'EDF ?

Est-ce que c'est une entreprise en danger aujourd'hui ?

13:46
Invité

Il y a deux questions dans votre question. Je veux déjà rassurer les Français sur la sécurité de l'approvisionnement parce que pour le coup, le RTE que vous rangiez trop vite au placard il y a cinq minutes, son métier c'est de garantir la sécurité de l'approvisionnement électrique dans notre pays. Il n'y a pas ce niveau d'alerte que vous décrivez ou alors vous avez des informations qu'RTE n'a pas.

14:03
Sébastien Lecornu

Une vingtaine de réacteurs arrêtés encore aujourd'hui.

14:05
Invité

Sur l'état d'EDF, la réalité c'est que c'est un géant industriel dont on peut être fier. En tout cas, moi, en tant que citoyen français, je suis fier de ce que l'EDF a accompli dans ce pays. Un géant fragile. Il y a des fragilités, évidemment, tout le monde le sait. Sauf qu'il n'y a pas de défiance vis-à-vis d'EDF entre l'état français qui est actionnaire d'EDF. Au contraire, il y a de la confiance. La confiance pour réussir la transition énergétique. On aura besoin de notre géant EDF pour réussir ce nouveau mix énergétique. Et je note que 2017 a été une année d'annonce importante pour EDF, notamment sur l'autoconsommation. Mon soleil et moi, mon soleil et nous.

Autant de dispositifs nouveaux qui permettent aussi de mettre EDF au carrefour de la rencontre des énergies renouvelables et des énergies traditionnelles. Il y a une mutation aussi qui s'engage. Une fois plus, ça se fera dans la confiance et pas dans la défiance.

14:48
Sébastien Lecornu

On va parler d'une autre grande entreprise qui s'est réunie samedi à Lyon, La République En Marche. Vous y serez ou pas ? Parce que vous n'êtes pas membre de La République En Marche.

14:56
Invité

Je n'en suis pas membre, mais je m'y rendrai. Parce que j'ai déjà eu l'occasion de le dire à certains de vos confrères. Dans chacun de mes déplacements officiels, je prends un temps privé pour rencontrer les membres du mouvement de La République En Marche. Pourquoi vous n'adhérez pas ? Alors déjà, pourquoi j'y vais ?

15:11
Sébastien Lecornu

Ah, oui, ça c'est une question que vous posez vous-même. C'est une bonne question.

15:14
Invité

Vous me l'avez posée, donc j'essaie de vous y répondre pour essayer d'être le plus clair possible. Quand on est ministre d'Emmanuel Macron, je pense que c'est la moindre des choses que d'écouter les partisans d'Emmanuel Macron. Déjà, les écouter pour savoir quelles sont leurs attentes. Au bout de six mois, je trouve ça plutôt intéressant. Et puis aussi, faire la pédagogie de ce que nous faisons au gouvernement, y compris d'ailleurs sur mon département ministériel. Je suis invité samedi prochain. Si j'étais invité au congrès du Modem ou d'autres formations politiques qui soutiennent l'action du gouvernement, je m'y rendrais de la même manière.

Je trouve que c'est la moindre des respects que l'on doit à celles et ceux qui s'engagent.

15:45
Sébastien Lecornu

Pourquoi vous n'adhérez pas ?

15:47
Invité

Sur l'adhésion, bon, j'ai reçu ma lettre, ma gentille lettre, de Bernard Racueillet lundi dernier. Disant que vous ne faisiez plus partie des Républicains. Notifiant ma sanction disciplinaire d'exclusion. Mon Dieu, c'est grave. Bon, c'est pas vraiment une lettre de sanction, c'est surtout une lettre d'aveu de la part des Républicains qui, très franchement, actent concrètement qu'ils veulent l'échec du quinquennat d'Emmanuel Macron et qu'ils souhaitent l'échec du pays pendant ce quinquennat. Parce que la seule chose qu'on me reproche, c'est d'être membre du gouvernement.

C'est quand même un petit peu fort de café de vouloir préférer son pays à son parti pour reprendre la petite chronique sur France Info, que j'entendais tout à l'heure. Vous êtes sans parti fixe ? Je suis dans la majorité présidentielle. Mon chef de file, c'est évidemment le président de la République. Je suis dans le gouvernement d'Edouard Philippe. Donc je ne me sens pas sans chef. Vous n'appartenez à aucun mouvement. Donc aujourd'hui, je n'appartiens à aucun mouvement.

16:29
Sébastien Lecornu

Et alors, vous allez adhérer en marché ?

16:31
Invité

Bruno Le Maire l'a fait. Ma réflexion est ouverte sur le sujet, mais je ne pense pas que ça intéresse beaucoup les gens qui nous écoutent. Non, ça n'intéresse pas grand-midi,

16:37
Sébastien Lecornu

mais nous, ça nous intéresse.

16:39
Invité

Mais ça, les gens dans l'heure, pour le coup, ça doit les intéresser un peu plus.

16:41
Présentateur

Ça vous demande une grande réflexion ?

16:43
Invité

Pardon, mais ça paraît naturel. Et les équipes se constituer prédues samedi prochain. Et j'en discuterai avec tout un chacun. Là-dessus, pour tout vous dire, vous n'êtes pas obligés de me croire, mais je reste quand même un peu blessé de ce qui s'est passé aux Républicains. Moi, j'ai quand même milité à l'âge de 17 ans. On m'a vidé comme un malpropre, alors que mon seul tort, c'est d'avoir été membre du gouvernement et d'être membre du gouvernement et de faire un certain nombre de réformes, quand même, que tout un chacun attendait et appelait de ses voeux depuis des années. J'ai reçu la lettre lundi matin. Samedi, je suis invité au Congrès de La République En Marche.

J'y vais bien volontiers. Je retrouve un certain nombre d'amis qui m'y avaient invité, comme Julien de Normandie ou le Grandson, par exemple. Mais voilà. Donc là-dessus... OK.

17:25
Présentateur

Vous restez avec nous ? On se retrouve dans quelques instants. Il est 8h50. L'essentiel de l'info, Edwige Koupès.

17:32
Locuteur non identifié

Airbus vient de l'officialiser il y a quelques minutes. Cette commande historique de 430 avions, des A320, moyen courrier, pour le compte d'une société américaine d'investissement, Indigo Partners. Alors, il y en a pour plus de 40 milliards de dollars, ce qui va permettre à l'avionneur européen de doubler son carnet de commandes et de dépasser du même coup son rival Boeing. Un édito choc ce matin dans Charlie Hebdo. Le directeur RIS accuse Edwin Plenel de condamner à mort une deuxième fois sa rédaction en affirmant que le journal satirique fait partie d'une campagne générale de guerre aux musulmans. Le patron de Mediapart dément avoir tenu exactement ses propos.

Il dénonce une pure manipulation. La prise de pouvoir de l'armée au Zimbabwe, des militaires contrôlent les accès au Parlement et au siège du parti. Mais ils affirment qu'il ne s'agit pas d'un coup d'État, d'une simple action seulement contre des criminels qui se trouveraient dans l'entourage du président Mugabe. Il est au pouvoir depuis 1980. Les stades et les hôtels français sont plus beaux qu'en Afrique du Sud. La sécurité mieux assurée. Le lobbying de Bernard Laporte va-t-il payer ? La France va-t-elle organiser la Coupe du monde de rugby en 2023 ? Réponse cet après-midi à Londres.

Depuis deux semaines, le président de la Fédération française se démène pour défendre le dossier français arrivé en deuxième position derrière l'Afrique du Sud.

18:56
Présentateur

Sébastien Lecornu, secrétaire d'État à la transition écologique et solidaire et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy.

19:02
Sébastien Lecornu

Donc vous serez à Lyon, Sébastien Lecornu, à ce grand rendez-vous de La République en marche. Vous avez dit tout à l'heure que je vais écouter les adhérents de La République en marche en avant-première. Je vous propose d'écouter Edi Grael qui est un marcheur de la Nièvre et qui n'est pas très content de la situation démocratique de La République en marche puisque vous le savez pour choisir son futur délégué général La République en marche a le choix entre Christophe Castaner et Christophe Castaner. On écoute Edi Grael.

19:24
Locuteur non identifié

C'est là que, bon, on voit que qui décide de tout ça ça vient du haut. Il y a un seul candidat. On donne une impression de démocratie qui finalement est bien pour vendre en marche mais finalement la réalité elle est là.

19:41
Sébastien Lecornu

Bon, c'est vrai, un seul candidat pour un poste c'est pas terrible. Pour une organisation politique. On voit qu'il n'a pas connu

19:48
Invité

Les Républicains de Bernard Accueillet et de Laurent Wauquiez. Ah bon ? Oh ben non, chez lui il y a eu des élections qui sont retentissantes. Il y a trois candidats à la présidence des Républicains. La démocratie interne est tellement forte qu'on peine même à nous mettre dehors et qu'il faut plusieurs bureaux politiques pour arriver à le faire avec des votes qui sont en plus peu statutaires. C'est pas terrible

20:08
Sébastien Lecornu

un seul candidat choisi par le président de la République.

20:11
Invité

C'est pas terrible. Franchement, ce qu'on entend là, vous faites votre travail et c'est bien naturel mais c'est véritablement l'épaisseur du trait quand même. Moi, je vois des partisans, des militants, je sais pas comment vous voulez les appeler mais de la République En Marche à chaque déplacement, je vous l'ai dit, j'entends pas ça. J'entends des gens qui veulent défendre l'action du gouvernement, qui restent très attachés à la personne d'Emmanuel Macron. Il y a un lien infectif entre les gens qui sont en marche avec le président, ça j'ai pu le mesurer et les gens sont quand même extraordinairement mobilisés dans la pédagogie de ce que nous faisons pour le pays.

C'est quand même ce que je retiens moi de mes déplacements et pas ce cher Edith qui une fois de plus aurait pu être candidat face à Christophe Castaner s'il n'est pas satisfait.

20:48
Sébastien Lecornu

Oui, mais enfin, c'est quand même

20:49
Invité

pas très démocratique. C'est facile de prendre une caméra et de râler, il faut s'engager. Quand j'étais pas content, je me suis engagé.

20:56
Sébastien Lecornu

On n'a pas besoin de lui pour noter que quand il y a une élection et un seul candidat, c'est pas très sain ni naturel.

21:03
Invité

Non, mais si, ça peut être naturel. Sain, je vous laisse ça parce que c'est de la morale et moi je partage pas cet avis-là. Naturel, c'est un concours la politique, ça veut dire qu'il faut être plusieurs, voilà.

21:13
Sébastien Lecornu

On a connu des partis où il n'y avait qu'un candidat.

21:14
Invité

Mais s'il n'y a qu'une personne, c'est ainsi, ça veut dire que c'est naturel. On a connu des partis où il n'y avait qu'un candidat. Non, on a connu des partis dans lesquels tout était fait pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat. C'est pas le cas de La République En Marche de ce que j'en sais.

21:23
Sébastien Lecornu

Bon, donc ça se passe samedi à Lyon et Christophe Castaner sera le délégué général de La République En Marche. On en est certain. Un dossier un peu plus grave, il y a une polémique actuellement avec évidemment un arrière-plan dramatique entre Edoui Plenel, le patron de Mediapart et RIS qui est lui le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo. Charlie Hebdo a caricaturé Edoui Plenel il y a une semaine et sur l'antenne de France Info mercredi dernier, Edoui Plenel disait ceci de Charlie Hebdo. On l'écoute.

21:49
Locuteur non identifié

La une de Charlie Hebdo fait partie d'une campagne plus générale que l'actuelle direction de Charlie Hebdo épouse. Monsieur Valls et d'autres trouvent n'importe quel prétexte pour en revenir à leur obsession. La guerre aux musulmans, la diabolisation de tout ce qui concerne l'islam et les musulmans.

22:08
Sébastien Lecornu

La guerre aux musulmans a écrit RIS cette semaine, écrit aujourd'hui d'ailleurs, cette semaine dans Charlie Hebdo RIS. La guerre aux musulmans, selon Edoui Plenel, ça revient à nous condamner une deuxième fois à mort. Demain, certains voudront finir le boulot des frères Kouachi, référence à l'attentat du 7 janvier 2015. Comment vous regardez cette polémique, Sébastien Lecornu, qui nous intéresse tous parce qu'évidemment, ce qui s'est passé à Charlie Hebdo est encore dans nos mémoires.

22:33
Invité

Oui, c'est une question grave. Je nous rappelle aussi cette semaine les victimes des attentats également du Bataclan, des terrasses de café et de Saint-Denis. Je pense que c'est bien aussi de le redire dans le cadre de cette interview. Bon, moi, je suis vraiment militant de la liberté de la presse. Je l'ai toujours été. Un confrère de la presse locale, d'ailleurs, dans l'heure, pourrait en témoigner. Ce sont des propos qui ont lieu dans le cadre d'échanges entre différents journalistes. Je ne suis pas bien sûr que ce soit le boulot d'un homme politique ou d'un membre du gouvernement que de le commenter. Mais qu'est-ce que ça dit de la France et de notre société ?

Avec véritablement ma vraie conception et mon rattachement

23:08
Présentateur

à la liberté de la presse. Vous avez raison. Au-delà de la polémique entre ces deux hommes, qu'est-ce que ça dit de la France, de notre société aujourd'hui ? Ça n'a aucune...

23:18
Invité

Une signification particulière ? Il y a de la violence dans ce qui a été écrit et dans ce qui a été dit. Ce sont des mots forts. On le voit bien tous. Mais une fois de plus, notre pays permet cette liberté de débat, même dans la violence. J'ai mon opinion personnelle sur le sujet, mais je la garderai pour moi. Parce qu'une fois de plus, je pense que ce n'est pas un membre du gouvernement que de commenter l'échange entre deux journalistes. En tout cas, je le ferai. ça pourrait être...

23:39
Sébastien Lecornu

Vous avez une opinion personnelle et vous ne voulez pas la lire ? Oui, parce que...

23:42
Invité

Je pense que je ne dirai rien là-dessus. Si je le garde pour moi, c'est que je le garde pour moi. Mais puis, voilà.

23:48
Sébastien Lecornu

On va parler de la liberté de la presse. Alors, pour finir, le journal Le Monde s'émeut de la plainte que dépose Françoise Nissen, ministre de la Culture et de la Communication, après que Le Monde ait publié un document de travail du gouvernement pour réformer l'audiovisuel, cette pratique du gouvernement. C'est la seconde fois, puisque Muriel Pénicaud, ministre du Travail, il avait fait aussi, cette pratique du gouvernement de porter plainte quand un journal divulgue des documents. Ce n'est pas attentatoire justement à la liberté de la presse

24:13
Invité

à laquelle vous vous dites attaché ? Absolument pas. Chacun dans son rôle. Le Monde est dans son rôle que de chercher des documents et un patron d'administration, donc un ministre, est dans son rôle de protéger ses équipes et ses fonctionnaires en portant plainte lorsqu'un document préparatoire fuit dans la presse. Mais indirectement... Dans notre beau pays, il y a quelque chose qui s'appelle le pouvoir judiciaire, Jean-Michel Apathy, et le juge, qui vous en conviendrait, est assez protecteur de la liberté de la presse. Si chacun est dans son rôle, il ne faut pas porter plainte. Ah si, non ! Je suis désolé. Vous avez formellement raison. Vous auriez...

Oui, j'ai fait du droit, je suis attaché à l'État de droit, ce qui est plutôt rassurant pour les gens qui nous écoutent. Vous dites, le journal de Monde est dans son rôle, donc pourquoi porter plainte ? Porter plainte n'est pas une condamnation, c'est quand vous avez un document, un document préparatoire qui n'est pas la position du gouvernement, puisque c'est un document préparatoire qui a été rédigé par des fonctionnaires, la moindre des choses, c'est que le patron d'administration porte plainte. Que diraient les syndicats ? Ils auraient raison de la fonction publique si le patron de l'administration ne protégeait pas ses équipes en portant en place.

Et je le redis, chacun est dans son rôle. Merci. Et il y a un troisième personnage qui est dans son rôle, c'est le juge dans cette affaire-là qui devrait porter cette affaire.

25:12
Sébastien Lecornu

Il y aura beaucoup de plaintes.

25:13
Présentateur

On a bien compris. Merci beaucoup Sébastien, le corps du Bonne Journée à vous.

25:16
Invité

Merci beaucoup.