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InterviewNos Révolutions· 16 septembre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & international

Trois questions à Manuel Bompard - Fête de l'Humanité 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Manuel BompardFait
    « parce que c'est leur travail, c'est leur force de travail qui permet de garantir tout ce qui rend possible notre vie quotidienne. »
  • 1:19Manuel BompardFait
    « un clivage de classe et peut-être aider à ce que des millions de personnes dans ce pays se rendent compte que pour pouvoir vivre plus dignement, il faut construire un rapport de force »
  • 1:56Manuel BompardPromesse
    « Mon espoir, c'est évidemment que la constitu d'abord d'aboutir à une 6e République qui répond, de mon point de vue, davantage aux objectifs qui sont les nôtres. »
  • 3:53Manuel BompardFait
    « Et euh pour te pour conclure, tu as déjà adressé pas mal de messages aux communistes dans le débat que tu viens d'avoir, mais du coup pour euh pour aller en continuité de ce que tu viens dire, est-ce que tu auras un message au communistes de manière plus générale ? »
  • 4:38Manuel BompardFait
    « Ça fait depuis au moins 30 40 50 ans. Donc on a une opportunité qui est une opportunité extraordinaire. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour euh Manuel, merci beaucoup euh de nous accorder cet entretien. On est avec toi juste après ton débat avec euh Elsa Faillon sur le stand euh de Villeneu Leroi, organisé par Alternative Communiste. Tu as entendu les ricanements du MEDEF après la proposition de Jean-Luc Mélenchon euh sur l'augmentation du SMIC. Ça ne t'a pas échappé. En ouverture de la fête de l'humanité, Fabien Gay, il disait que ici à la fête de l'humanité, on ne veut pas prendre 2 % au riches comme Zukman. Mais en fait, c'est ce qu'on c'est ce qu'on leur laisse. Et encore euh tu pourrais nous dire un mot sur les gens qui travaillent dur euh sur les classes populaires, les ouvriers ? Pourquoi ce sont eux en fait qui baptisent et font la France et ce sont pas les milliardaires ? Bah tout simplement

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parce que c'est leur travail, c'est leur force de travail qui permet de garantir tout ce qui rend possible notre vie quotidienne. Et que quand j'entends des fois dans le débat quand on dit "Oui, on va taxer davantage les plus riches, on nous dit ils vont partir." Bah en vrai, ça changerait pas grand-chose à l'économie du pays s'ils s'en vont parce que c'est pas eux qui produisent les richesses et c'est pas eux qui occupent chaque jour des emplois qui sont des emplois essentiels à la vie de la nation. Donc oui, bien sûr, j'ai vu ces rire. Et en même temps, je les ai vu avec, je pense le même dégoût que une grande partie de la population. Mais en même temps, en me disant qu'ils avaient fait une très grave erreur et queils avaient réactivé pendant cette campagne

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et je crois que ça doit être un des objectifs de cette campagne, un clivage qui n'a jamais disparu, un clivage de classe et peut-être aider à ce que des millions de personnes dans ce pays se rendent compte que pour pouvoir vivre plus dignement, il faut construire un rapport de force parce qu'en face, ils ont une classe qui ne veut pas partager et qui se permet même de ricaner quand on lui demande tout simplement d'augmenter nos salaires. Tu parles d'un rapport de force, une des propositions phare de la gauche radicale qui a été vraiment beaucoup portée par la France insoumise ces dernières années, c'est la 6e République. Évidemment, on peut pas prévoir ce que sera une constituante vu que ce serait un moment de débordement politique populaire. Euh mais toi,

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pourquoi pour toi, il se passe quoi après dans cette constituante après cette constituante ? C'est quoi ton ton espoir ? Mon espoir, c'est évidemment que la constitu d'abord d'aboutir à une 6e République qui répond, de mon point de vue, davantage aux objectifs qui sont les nôtres. Mais une fois qu'on a mis ça de côté, la constituante, c'est aussi une stratégie d'exercice du pouvoir. Précisément, vous le savez comme moi. Euh pour gagner, il faut des mobilisations populaires, mais pour gouverner, il faut encore plus de mobilisation populaire. Alors, évidemment, une partie de ces mobilisations populaires, on aspire et on espère qu'elles viennent de la société elle-même qui se met en mouvement. Mais la manière avec laquelle on pratique le pouvoir après une victoire de la gauche de rupture, ça

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doit être aussi une manière qui vise à susciter et à créer les conditions d'une mobilisation populaire. et l'idée d'avoir une constituante, l'idée de faire des référendums, l'idée de demander à ce que partout dans le pays s'organise des débats, des discussions sur comment on veut organiser la politique, comment on veut organiser les pouvoirs publics, ça contribue à et ça doit contribuer à ce qu'il y a indispensable pour qu'un programme comme le nôtre puisse être réalisé, voire même qu'on puisse le pousser plus loin. C'est-à-dire que le peuple reste dans un moment d'ébullition politique, dans un mouvement populaire qui doit être permanent. L'élection c'est pas une foi en soi. C'est pas on arrive au moment de l'élection et puis c'est fini rentrer à la maison, on va s'en occuper nous-même.

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L'élection, ça doit être un déclencheur de mobilisation qui permettent de réaliser le programme sur lequel on a été élu et encore une fois d'aller plus loin. Je sais qu'il doit y avoir des des débats chez vous comme il y en a dans la gauche. Certains disant parfois "Oui, le programme de la France insoumise, il pourrait aller plus loin sur ce sujet." Certes, et ben c'est au peuple de créer les conditions pour qu'il aille plus loin sur ce sujet. Si le peuple se mobilise, si le peuple le pousse, le pouvoir politique qui arrive à à arriver au au pouvoir après les élections présidentielles et législative, il ira plus loin. Mais ça sera plus facile de faire avancer le rapport de force avec Jean-Luc Mélenchon comme président de la République. Il a une majorité de députés

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élus sur le programme l'avenir en commun que avec monsieur Philippe, monsieur Atal ou Madame Le Pen. Et euh pour te pour conclure, tu as déjà adressé pas mal de messages aux communistes dans le débat que tu viens d'avoir, mais du coup pour euh pour aller en continuité de ce que tu viens dire, est-ce que tu auras un message au communistes de manière plus générale ? Moi je je dis euh aux communistes, on a des convergences programmatiques telles que je trouve incompréhensible qu'on soit pas d'ors et déjà ensemble dans cette campagne. Et je sais que parmi les militants communistes, il y a des gens qui se battent depuis des décennies pour essayer d'amener au pouvoir en France une gauche qui a une gauche de rupture. Et ça fait depuis combien de temps ces

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dernières années, ces dernières décennies qu'on n'est pas avec une gauche de rupture aussi puissante que ce qu'elle est aujourd'hui. Ça fait depuis au moins 30 40 50 ans. Donc on a une opportunité qui est une opportunité extraordinaire. Évidemment, il y a la menace de l'extrême droite, mais c'est pas seulement ça. Évidemment qu'il faut battre l'extrême droite, mais on a la l'opportunité et la possibilité de faire quelque chose qu'on auquel les gens qui sont ici à la fête de l'humanité se battent depuis des décennies, c'est-à-dire amener au pouvoir un programme politique, un programme de politique anti programme politique anticapitaliste, de rupture avec le capitalisme, avec le productivisme, avec l'impérialisme. Enfin, je veux dire euh et certains se battent se sont battus

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toute leur vie pour avoir cette possibilité. Elle est là, elle est apportée demain, c'est pas fait, c'est pas gagné. Mais on là, on a on voit bien que les conditions elles sont réunies. Si on se rentre tous dans cette bataille et de cette campagne, ça va être une bataille difficile. Je le conteste pas. Mais si on on s'engage tous dans cette bataille, on peut faire avec quelque chose d'extraordinaire. Et je leur dis aussi parce que je sais que les militants communistes, ils sont internationalistes, je leur dis aussi que partout dans le monde et partout en Europe, il y a des gens qui regardent ce qu'on est en train de faire ici et qui se disent que si ici on arrive dans la 5e ou 6e puissance économique du monde, dans ce qu'on appelle le monde occidental, dans les grandes puissances

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du monde, si on arrive à couper la chaîne du néolibéralisme et à pousser un programme anticapitaliste au pouvoir, ça va raisonner dans le monde entier et ça va donner de la force et du courage à des gens qui se battent partout dans le monde. Voilà, après chacun fait ce qu'il veut mais je leur dis, vous êtes les bienvenus, venez dans cette bataille, dans ce combat.