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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 12 mai 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéImmigration & asileInstitutions & élections

Jean-Philippe Tanguy : "Bally Bagayoko a le melon, il faut qu'il redescende !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Un mot d'abord sur cette crise de l'antivirus. Est-ce que le gouvernement gère bien ?

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faudrait faire plus ou est-ce que vraiment vous pensez que la gestion de l'épidémie est bonne ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Vous allez me faire une question au gouvernement là-dessus pour l'état des stocks, le nombre de stocks de masques ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    On ne supporterait pas un confinement, un nouveau confinement ?

  • 2:13OuverteRéponse partielle

    Les Français ne l'accepteraient plus, selon vous, Jean-Philippe Tanguy ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Vous faites des propositions aussi concernant le pouvoir d'achat des Français.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « J'espère que la ministre de la Santé sera plus précise à cette occasion sur l'état des stocks des matériels médicaux. »
  • 0:52PrésentateurFait
    « Elle assure que les stocks de masques sont au niveau et qu'il n'y aura aucun problème d'approvisionnement. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Oui, c'est exactement les éléments de langage au début du Covid. »
  • 3:11Invité politiqueFait
    « Oui, mais il faut vraiment baisser les taxes, ça devient urgent. »
  • 3:31Invité politiqueChiffre
    « Nous, on est pour la baisse de la TVA de 20 à 5,5, d'une manière générale, et la baisse des assises sur le pétrole de 16 centimes, pour arriver à une baisse de 40 centimes par litre, comme... »
  • 3:44Invité politiqueChiffre
    « Oui, il faut le faire. Ça représente 16 milliards d'euros, effectivement, comme vous l'avez dit. »
  • 3:53Invité politiqueChiffre
    « Comment vous compensez ? Il faut compenser par supprimer la hausse de la contribution de la France à l'Union européenne de 6 milliards. »
  • 3:59Invité politiqueChiffre
    « Supprimer les surcoûts dans les agences, c'est entre 7 et 8 milliards. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « Réserver les aides non contributives aux Français et pas aux étrangers. »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « Et donc, ils ont annoncé encore des hausses d'impôts, et notamment des hausses d'impôts sur le travail, avec la hausse, une prise des cotisations, des allégements de cotisations. »
  • 4:34Invité politiqueChiffre
    « Ils l'ont déjà fait l'année dernière à hauteur de 2,5 milliards. »
  • 4:37Invité politiqueChiffre
    « Ils veulent refaire 1 milliard cette année de baisse d'allégements. »
  • 5:40Invité politiqueChiffre
    « Et il faut baisser de 25 milliards d'euros, comme le proposent Jordan Bardellas et Marine Le Pen. »
  • 5:53Invité politiqueChiffre
    « On propose un plan de plus de 100 milliards d'économies pour limiter cet État aux baisses. »
  • 7:34Invité politiqueChiffre
    « Parce qu'il y a déjà un impôt extraordinaire de 3 milliards d'euros de mémoire sur les entreprises que paie Total. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy81 %
  • Présentateur19 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Bonjour à vous, bienvenue.

0:06
Jean-Philippe Tanguy

Bonjour, merci.

0:07
Présentateur

Un mot d'abord sur cette crise de l'antavirus. Est-ce que le gouvernement gère bien ? Il est très mobilisé en tout cas face aux cas avérés qui sont revenus sur le sol français. Il prend toutes les mesures de précaution. Les cas contacts sont isolés à l'hôpital. Les malades évidemment sont confinés. Est-ce qu'il faudrait faire plus ou est-ce que vraiment vous pensez que la gestion de l'épidémie est bonne ?

0:27
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, pour le moment, la décision de mettre à l'isolement hospitalier les cas contacts est bonne. Hier, on était un peu inquiets parce qu'il y avait une rumeur ou quelques informations sur un autoconfinement à la maison. Comme si on n'avait pas appris grand chose des leçons du Covid. Donc les mesures qui ont été prises hier semblent plus rassurantes. Par contre, j'espère que la ministre de la Santé sera plus précise à cette occasion sur l'état des stocks des matériels médicaux.

0:52
Présentateur

Elle assure que les stocks de masques sont au niveau et qu'il n'y aura aucun problème d'approvisionnement.

0:59
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est exactement les éléments de langage au début du Covid. Donc moi, je ne fais pas de procès d'intention, mais on aimerait quand même avoir des éléments plus détaillés. Parce qu'on aurait pu s'attendre à ce que la ministre de la Santé ait en tête des chiffres précis, des éléments précis. Et pas cette généralité hier chez vos confrères de France Inter qui n'était pas assez rassurante. Donc avec des collègues, notamment Alexandre Dufossé et Thomas Ménager, on va essayer d'obtenir plus d'informations.

1:20
Présentateur

Vous allez me faire une question au gouvernement là-dessus pour l'état des stocks, le nombre de stocks de masques ?

1:23
Jean-Philippe Tanguy

Pas forcément une question écrite, il faut des documents écrits, des échanges en commission qui sont plus techniques et qui permettent d'avoir des éléments plus précis. Le but n'est pas de polémiquer, mais c'est aussi à l'occasion de cet antivirus de comprendre si les leçons du Covid ont été tirées. Parce que c'est ça qui compte, évidemment. C'est que la France ne soit plus exposée à un risque de pandémie ou d'épidémie à cause de défaillance de l'État. Donc ce n'est pas pour polémiquer, mais il faut savoir les faits.

1:48
Présentateur

Pas polémiquer, mais pas faire peur aux Français non plus sur l'épidémie qui pour l'instant n'a rien à voir avec celle du Covid.

1:52
Jean-Philippe Tanguy

Non, absolument. Il ne faut pas faire peur, il ne faut pas être dans la psychose. C'est vrai que l'épidémie de Covid, notamment sur le moral, la psychologie des jeunes ou de certains Français, a été très douloureuse. Encore aujourd'hui, il y a des conséquences sur les Covid longs, sur un certain nombre de traumatismes de la jeunesse. Il ne faut pas revivre cette période, évidemment.

2:09
Présentateur

On ne supporterait pas un confinement, un nouveau confinement ?

2:12
Jean-Philippe Tanguy

Non, non.

2:13
Présentateur

Les Français ne l'accepteraient plus, selon vous, Jean-Philippe Tanguy ?

2:15
Jean-Philippe Tanguy

Je ne sais pas. Les Françaises et les Français font ce qu'il faut faire pour l'intérêt général, je le crois. Mais c'est surtout, il ne faut pas que le confinement soit une excuse de défaillance du gouvernement. Et le premier confinement, tout le monde est d'accord pour dire qu'on ne connaissait pas l'épidémie. Les décisions qui ont été prises après étaient beaucoup plus contestables, avec ses effets économiques aussi, notamment sur le petit commerce et sur les finances publiques. Parce qu'on nous avait dit à l'époque, oui, c'est comme ça, et si on a été ruiné, c'est à cause du Covid.

Beaucoup de décisions prises par le gouvernement, qui ont ruiné les finances publiques, auraient pu être prises autrement. Et le Rassemblement National, et Marine Le Pen notamment, à cette occasion, avaient fait des propositions bien différentes, bien moins coûteuses.

2:52
Présentateur

Alors, vous faites des propositions aussi concernant le pouvoir d'achat des Français. Autre grande préoccupation, évidemment, avec la flambée des prix de l'énergie. De nouvelles aides doivent être annoncées par le gouvernement. Le pré-flash carburant a déjà été étendu au BTP. Que demande le RN ? Est-ce que vous demandez toujours la baisse de la TVA de 20 à 5,5, ce qui coûterait des milliards d'euros ? Et comment vous le financez ?

3:11
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais il faut vraiment baisser les taxes, ça devient urgent. Je pense que les Françaises et les Français, je l'ai vu dans la Somme ce week-end, à l'occasion des commémérations du 8 mai, comprennent bien que le gouvernement veut gagner du temps. Et donc, on parle des super profits de Total, c'est surtout les super taxes du gouvernement. Ce n'est pas l'argent du gouvernement, c'est l'argent des Français qui est pompé, qui est raquetté. Nous, on est pour la baisse de la TVA de 20 à 5,5, d'une manière générale, et la baisse des assises sur le pétrole de 16 centimes, pour arriver à une baisse de 40 centimes par litre, comme...

3:43
Présentateur

D'un seul coup ? Vous demandez ça là, maintenant ?

3:44
Jean-Philippe Tanguy

Oui, il faut le faire. Ça représente 16 milliards d'euros, effectivement, comme vous l'avez dit. 16 milliards d'euros, c'est 1% de l'ensemble des dépenses de l'État. Comment vous compensez ? Il faut compenser par supprimer la hausse de la contribution de la France à l'Union européenne de 6 milliards. Supprimer les surcoûts dans les agences, c'est entre 7 et 8 milliards. Donc, vous voyez, on arrive déjà à cette somme. Réserver les aides non contributives aux Français et pas aux étrangers. C'est possible de faire ces économies. Vous savez, faire 1% d'économies, c'est quand même pas très difficile. C'est juste qu'ils ne veulent pas.

D'ailleurs, hier, pardon, parce que vous savez que le gouvernement doit faire 6 milliards d'économies, notamment pour payer la surcharge d'intérêt de la dette. 6 milliards. Et donc, ils ont annoncé encore des hausses d'impôts, et notamment des hausses d'impôts sur le travail, avec la hausse, une prise des cotisations, des allégements de cotisations. Ils l'ont déjà fait l'année dernière à hauteur de 2,5 milliards. Ils veulent refaire 1 milliard cette année de baisse d'allégements. Concrètement, ça veut dire quoi, Madame Ferrand ? Qu'on alourdit le coût du travail ? On alourdit exactement le coût du travail. Sous cet argent, on aurait pu être rendu aux Français.

Parce que, souvenez-vous, Gabriel Attal avait fait ce rapport. C'était un rapport sur la politique d'exonération, où à l'époque, vous savez, ils voulaient lutter contre les trappes à bas salaires, les bas salaires, notamment ce qu'on appelle la semi-cardisation. Il n'y a jamais eu autant de gens au SMIC dans notre pays. C'est une atteinte, évidemment, à la valeur du travail. 17% environ de gens qui vont au SMIC. Cet argent, c'est 2,5 milliards, 1 milliard, donc 3,5 milliards, il devait être rendu aux Françaises et aux Français, il devait être rendu aux travailleurs. Et au lieu d'être rendu aux travailleurs, les macronistes le prennent pour éponger la dette de l'État. C'est scandaleux.

Il faut rendre cet argent aux travailleurs.

5:20
Présentateur

Donc vous êtes pour l'allégement de la fiscalité sur les entreprises. C'est un peu ce qu'incarne Jordan Bardellas, au côté libéral du RN ?

5:26
Jean-Philippe Tanguy

Oui, bien sûr, mais Marine Le Pen avait elle-même défendu la baisse des impôts de production. Ces impôts de production, c'est les impôts que les entreprises payent avant d'avoir produit. Ils sont très mal nommés d'ailleurs. C'est plutôt un racket avant la production. Et il faut baisser de 25 milliards d'euros, comme le proposent Jordan Bardellas et Marine Le Pen. Ces impôts s'imposent évidemment une grande revue des dépenses. On propose un plan de plus de 100 milliards d'économies pour limiter cet État aux baisses. Et on est les seuls aujourd'hui à avoir le courage de dire aux Françaises et aux Français qu'il faut ce plan de 100 milliards d'économies sur 5 ans.

C'est indispensable pour rendre 25 milliards d'euros aux Françaises et aux Français par les impôts sur les ménages, par des baisses d'impôts sur les ménages, améliorer le reste à vivre sur le salaire ou la retraite, la feuille de paie exactement, et 25 milliards sur les comptes.

6:15
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, est-ce qu'il y a deux lignes RN, ORN sur le programme économique ? Il y a des différences, on le sait, entre Marine Le Pen et Jordan Bardellas, notamment sur la taxation des super-profits de TotalEnergie, la définition de l'assistanat. M. Bardellas est plus pro-business quand Mme Le Pen pense que les grandes entreprises participent à un système qu'il faut combattre. Par exemple, sur TotalEnergie, vous avez changé d'avis ? Il faut taxer les super-profits de TotalEnergie aujourd'hui ou pas, selon l'ARM ?

6:39
Jean-Philippe Tanguy

Non, sincèrement, Mme Ferrer, je ne comprends pas trop cette histoire des deux lignes qui me paraît artificielle et surtout trop... Il y a des nuances. Oui, il y a des nuances, mais ce n'est pas la même chose. Non, mais qu'il y ait deux lignes, dans un parti comme le RN, ce n'est pas possible, qu'il y ait des nuances d'appréciation, c'est normal. Ce ne sont pas des clones, le vocabulaire, l'expérience n'est pas la même. Mais la cible, à savoir produire en France, défendre la valeur du travail, protéger nos entreprises, elle a toujours été la même, elle sera toujours la même. Sur Total... Sur Total.

7:05
Présentateur

M. Bardellas disait que ce n'est pas la priorité dans un pays qui a déjà trop de prélèvements obligatoires, qui a taxé les entreprises.

7:10
Jean-Philippe Tanguy

Il a parfaitement raison, Marine Le Pen.

7:12
Présentateur

Là, il dit que le plafonnement des prix à la pompe pourrait correspondre à la contribution exceptionnelle de TotalEnergie.

7:16
Jean-Philippe Tanguy

Oui, absolument, mais c'était déjà la position du RN sur la précédente crise en Ukraine, où Total avait déjà fait des plafonnements de mémoire en dessous de 2 euros. Et on avait salué cela. Et d'ailleurs, le Rassemblement National, lors du contre-budget que nous avions présenté pour l'année 2026, avait retiré temporairement notre mesure sur les surprofits. Parce qu'il y a déjà un impôt extraordinaire de 3 milliards d'euros de mémoire sur les entreprises que paie Total. Donc, on ne va pas taxer deux fois sur les surprofits. Le gouvernement taxe déjà les surprofits.

Et de toute façon, pour Total, ce n'était pas la mesure adéquate, puisque vous savez que Total ne fait pas de bénéfices comptables sur le territoire. Sur le territoire, mais à l'étranger, effectivement. Ce n'est pas grand-chose. Ils font ces profits ailleurs. Et donc, nous, on avait proposé plutôt de récupérer une partie de profits non déclarés par les rachats d'actions. Bon, donc tout ça est dans le programme du Rassemblement National. Mais il faut quand même tordre le cou à cette histoire des deux lignes. Parce que je rappelle quand même qu'une évidence, c'est que Jordan Bardella s'est engagé en politique, évidemment, avec Marine Le Pen, sur la ligne de Marine Le Pen.

Mais chacun peut incarner autre chose. Voilà, mais nous, là, on est mobilisés. C'est aussi pour tordre le cou aux attaques de nos adversaires. Parce que les Républicains, notamment, qui ont participé à la ruine de la France, à la ruine des comptes publics, à la désindustrialisation. Malheureusement, la dernière vague de désindustrialisation, ce n'était pas François Hollande, c'est qu'à le deuxième, c'était Nicolas Sarkozy. Une perte massive de plusieurs centaines de milliers d'emplois industriels. Alors, il y avait la crise de 2008, mais il y avait quand même une grande responsabilité des gouvernements de droite dans la perte de nos usines.

Donc, le fait que le LR, aujourd'hui, essaie de diaboliser notre discours, ça ne doit pas tromper les Françaises et les Français sur leur responsabilité dans la ruine de la France.

8:52
Présentateur

Est-ce que vous pensez, d'abord, que la France Insoumise propose de nationaliser Total Energy ? Oui, non, rapidement ?

8:57
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais ça, il n'y a pas l'argent, ça n'existe pas. Mais même eux, ils n'y croient pas, d'ailleurs, parce que Mme Guettet l'a dit, M. Bompard... M. Bompard l'a dit sur nos quantaines aussi, dimanche. Oui, oui, tout ça, c'est du cinéma.

9:05
Présentateur

Les agriculteurs sont mobilisés depuis hier dans le sud de Lyon pour réclamer les aides supplémentaires. Pareil, vous les soutenez, vous dites que c'est des professions qu'il faut aider en priorité ?

9:14
Jean-Philippe Tanguy

Oui, il faut les aider en priorité. On pourrait utiliser les stocks stratégiques français, ça coûterait 0 euro. Vous savez que nous avons entre 3 et 4 mois de stocks stratégiques de carburant, qui ont été constitués à 30-40 dollars le baril, donc on pourrait les utiliser de manière dynamique. On a essayé plusieurs fois de lancer cette proposition avec le Rassemblement National. J'ai fait une enquête sur la façon dont les stocks étaient gérés, qui sont très mal gérés, et ça coûte 600 millions d'euros par an, aux Français quand même. C'est un élément important.

Et on voit bien que tout ça s'est mis sous le boisseau, parce que le gouvernement ne veut pas déranger les petites affaires, notamment la grande distribution et le total, sur la gestion des stocks stratégiques. C'est marrant à quel point, enfin c'est marrant, c'est ironique, à quel point cette solution qui ne coûte rien est taboue en France. Mais je pense que c'est parce qu'elle ne coûte rien, Mme Ferrari, qu'elle est taboue, parce qu'évidemment, on préfère faire contribuer les Français que de s'attaquer à des gros intérêts et des petites organisations de copinage.

10:05
Présentateur

Avançons Jean-Philippe Tanguy, on est sur CNews et sur Europe 1. L'autre grand sujet de préoccupation des Français, c'est l'insécurité. Vendredi, on a eu l'exemple d'un petit garçon de 9 ans, Mathéo, qui a été lynché par 5 autres joueurs lors d'un match de football dans le Pas-de-Calais. Qu'est-ce que cela dit de notre société, selon vous ? Ces actes de violence sur les terrains de foot entre enfants de 9-10 ans.

10:24
Jean-Philippe Tanguy

Une société dont les valeurs sont brisées. Le sport, c'est évidemment l'entente, c'est le fair-play, c'est le respect de l'autre. On voit que ces valeurs sont complètement dévoyées par des voyous qui sont de plus en plus jeunes, qui ne sont pas encadrés, mal encadrés, et où il n'y a pas d'autorité, où il y a un retournement des valeurs, où la victime deviendrait presque coupable. C'est absolument insupportable. Et à Creil, malheureusement, c'est un des territoires perdus de la République. On nous explique à longueur de journée au gouvernement qu'il n'y a pas de territoire perdu de la République.

Malheureusement, Creil, c'est un territoire que je connais bien, en Picardie, avec mon collègue Alexandre Sabatou, qui est perdu pour les valeurs de la République. Vous avez vous abandonné ? Non, mais il y a des contre-valeurs. Donc voilà, on perd au sport, on se venge par la violence physique contre un pauvre gamin. En l'occurrence, il y a pas de suivi. Vous verrez qu'il n'y aura pas de sanctions, que tout ça sera mis sous le boisseau. Creil, c'est aussi cette commune où les élus qui ont gagné la commune ont foutu dehors physiquement les deux anciens maires, deux socialistes, qui étaient pour le vivre ensemble, et qui finissent par se taper l'un sur l'autre.

Voilà, donc comment voulez-vous, dans une ville où il n'y a même pas de respect pour le maire, où le maire sortant et la maire sortante sont sortis physiquement et menacés physiquement par les gauchistes, comment voulez-vous qu'il y ait de l'ordre et des valeurs sur un terrain de foot ? Voilà, le poisson pourrit toujours par la tête, et à Creil, le poisson a pourri par la tête socialiste.

11:45
Présentateur

Encore un mot sur les livres violences liées au football. Là, je pense à la finale avec le PSG contre Arsenal le 30 mai prochain. Beaucoup d'inquiétudes au cours de cet événement, vu les violences qu'il y a eu en demi-finale. Il y a beaucoup d'événements festifs à Paris, la fanzone a été interdite finalement. On ne peut plus rien célébrer en France sans qu'il y ait des actes de violence, Jean-Philippe Tanguy ?

12:06
Jean-Philippe Tanguy

Et parce que le gouvernement ne prend pas les dispositions, il n'y a pas de suivi, notamment de la justice. Vous voyez ce qui s'est passé après les événements à Paris, il y a eu très peu d'interpellations, très peu de sanctions. 125 interpellations, 4 comparutions. Exactement, donc on a l'impression qu'il ne s'est rien passé de grave finalement. On en vient, je crois que M. Nunez s'est félicité du fait qu'il n'y avait pas de pillage. Donc maintenant le gouvernement se félicite du fait qu'il n'y ait pas de pillage. Exactement, qu'il n'y ait pas de pillage, ce serait formidable qu'il n'y ait pas de pillage alors qu'il y a eu des blessés dans les forces de l'ordre.

Il y a eu évidemment un saccage des biens publics. Moi il se trouve que j'étais à l'Assemblée nationale dans mon bureau à travailler toute la nuit et je voyais des mortiers autour de l'Assemblée nationale. On avait l'impression d'être dans une scène de guérilla urbaine. On était d'ailleurs dans la guérilla urbaine avec des policiers courageux. Pourquoi les centaures, vous savez ces véhicules impressionnants, n'ont pas été utilisés contre ces voyous ? On envoie les centaures contre les agriculteurs, on envoie des forces considérables contre des honnêtes gens qui luttaient pour le pouvoir d'achat contre le racket fiscal, j'ai nommé les Gilets jaunes.

Là l'État était intransigeant contre les honnêtes gens, contre les honnêtes français, contre les voyous. C'est toujours le laxisme et on sacrifie la sécurité des forces de l'ordre pour ne pas qu'il y ait de vagues. Donc tout ça est lamentable et puis c'est les amoureux du foot qui aussi paient l'addition. Effectivement on ne va pas pouvoir profiter d'un beau moment parce qu'on laisse faire les voyous. De toute façon, tous nos pays, on le voit bien, vous avez parlé du foot amateur, les fêtes de village partout sur le territoire malheureusement qui souvent, trop souvent, sont ensanglantées jusqu'à la mort.

La France ne peut plus vivre comme elle-même, ne peut plus être elle-même, ne peut plus profiter de sa culture. Les familles, on voit bien, ont peur de sortir les enfants même pour aller à la foire, à la foire du trône ou d'autres foires.

13:41
Présentateur

Vous vous pointez qui du doigt ? La délinquance ?

13:44
Jean-Philippe Tanguy

La délinquance, mais c'est surtout le gouvernement qui est dans le laxisme généralisé et on en est bientôt à donner des consignes aux honnêtes gens de dire « restez chez vous parce que si vous allez vous amuser, vous allez avoir des problèmes ». Donc c'est la version des valeurs qu'on connaît bien.

13:55
Présentateur

Les gens ont bien compris, les gens restent chez eux, oui.

13:57
Jean-Philippe Tanguy

Exactement, mais c'est une maltraitance pour le peuple français. Ça a commencé d'ailleurs, je me souviens évidemment, et tout le monde le sait, avec les violences faites aux femmes. On a bien vu que nos compatriotes, les françaises, ont de moins en moins de liberté pour profiter de leur week-end, de leur soirée, de se balader habillées comme elles le veulent. Ça a commencé par les femmes qui ont commencé à devoir s'adapter malheureusement, entre guillemets, à ces violences, à ces délinquances de rue, à ces harcèlements de rue. Mais qui est lié à quoi ? Qui est dû à quoi ? Mais qu'il y a un dérèglement total de l'autorité, une inversion des valeurs, et ce comportement qui n'est pas de vague.

Vous êtes une femme, vous vous êtes fait emmerder parce que vous aviez une jupe, vous vouliez juste vous habiller comme vous vouliez. Vous allez au commissariat, les pauvres forces de l'ordre sont débordées parce qu'elles savent que la justice ne va pas le traiter, puis ils laissent tomber. Moi je peux aussi vous raconter à un certain nombre de camarades qui ont vécu des violences homophobes ou des actes antisémites extrêmement lourds. À chaque fois, 90% des cas, la justice écarte le motif homophobe ou antisémite parce qu'il ne faut pas de vague.

Et malheureusement, ça se sait, les voyous le savent, et donc ils se disent le mot, et il y a cette barbarie à ciel ouvert dans les rues de nos villes malheureusement, et c'est les zones des gens qui en paient sévèrement l'addition.

15:10
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, un mot du voyage en Afrique d'Emmanuel Macron. Il continue cette tournée africaine, il était au Kenya, à Nairobi, il a annoncé un investissement massif de 23 milliards d'euros pour le continent africain. Il est aussi intervenu dans un amphithéâtre pour ramener le calme, donc il peut savoir faire preuve de poigne. Et puis il a aussi déclaré, et vous allez choisir dans les trois items que vous préférez, que l'épicentre de la langue française se trouvait plutôt sur les bords du fleuve Congo que sur les quais de Seine. Vous partagez son avis ?

15:39
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais il n'y a pas d'argent pour les Françaises et les Français, il faut payer 16 milliards, il faut payer les taxes.

15:44
Présentateur

Ce sont des investissements privés pour la plupart.

15:46
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais c'est un accompagnement, vous savez. Qui permettent aussi le développement de l'Afrique. Oui, mais d'une manière générale, Emmanuel Macron... Donc peut-être de faire cesser l'immigration. Oui, mais ça n'a jamais fonctionné malheureusement. Donc on n'aide plus du tout. Non, mais il a beaucoup sorti le chéquier. Il faut aussi, vous savez, les annonces, il faut aussi les remettre dans un contexte et ce qu'entendent nos compatriotes qui payent. Monsieur Macron s'est baladé avec le chéquier de la France dans le monde entier pour faire beaucoup de chèques. Il y a toujours des partenariats privés, mais à la fin, c'est quand même beaucoup les contribuables... 14 milliards d'argent privé.

Voilà, exact. Oui, d'accord, mais c'est un effet de levier. 14, donc il y a 9 publics. De manière générale, l'aide au développement, ce que vous appelez l'aide au développement, a beaucoup augmenté sous François Hollande et Emmanuel Macron, comme si la France avait les moyens. Moi, je suis désolé, c'est avant tout l'argent des Français pour soulager les Français. Et on assumera cette position, même si ça déplait, à la Macronie et des gens qui sont très généreux.

16:31
Présentateur

Oui, on ne peut pas d'un côté dénoncer les flux migratoires qui viennent d'Afrique et refuser d'aider l'Afrique à se développer pour éviter les flux migratoires, Jean-Petit Tanguy.

16:37
Jean-Philippe Tanguy

Ça fait 70 ans qu'on nous explique qu'avec l'argent du développement, on va empêcher l'immigration. Jamais l'immigration n'a été aussi forte. Et il y a une étude dont, là, j'ai oublié le nom, j'en suis désolé, qui avait prouvé qu'en fait, c'est par l'enrichissement de ces pays que les migrants ont les moyens, justement, de venir. Donc les relations de cause à effet ne sont pas aussi simples. Et sur la langue française ? Dans cette enceinte, excusez-moi, il a dû intervenir deux fois. Donc visiblement, son autorité sur ses universitaires ou ce public au Kenya est aussi forte que son autorité en France. Je le dis ça sans ironie, mais c'est une espèce de mentalité aussi de M.

Macron qui se prend en photo en faisant de la boxe, en faisant croire qu'il est très viril, qu'il est très sportif, qu'il est très autoritaire. Tout ça est grotesque. C'est sa tournée d'adieu, cette tournée en Afrique ? C'est sa tournée d'adieu en Afrique ? Si seulement il pouvait partir après cette tournée en Afrique, il y a encore presque un an. Il a un an encore. Il faut encore supporter un an les gesticulations de M. Macron, mais il est en roue libre. Et c'est assez intéressant parce que beaucoup s'étaient interrogés sur le sens de la dissolution en ne comprenant pas la décision de M. Macron. La solution, c'est qu'en fait, la dissolution du pouvoir en France permet à M.

Macron de vivre sa vie de président de bureau des élèves un peu attardé, où il fait le tour du monde, en s'imaginant être un super héros, le grand samaritain, le bon samaritain du monde entier, avec l'argent des Français. Tout ça est consternant. Quant à la francophonie, il a nommé une anglophone à la tête de la francophonie. Tout ça n'a pas beaucoup de sens. C'est un pas en avant, deux pas en arrière. avec M. Macron, qui préfère parler anglais au lieu de valoriser le français. Donc je ne suis pas très convaincu par son amour de la langue française. C'est moins compliqué.

18:11
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, encore une question concernant le financement de la campagne 2027. On voit bien qu'elle a commencé. Jean-Luc Mélenchon est candidat. Bruno Retailleau aussi. Vous allez bientôt choisir votre candidat aussi. Est-ce que le financement est réglé ? Est-ce que le problème du prêt bancaire que vous n'avez toujours pas est réglé ?

18:29
Jean-Philippe Tanguy

Je crois que le problème du prêt bancaire n'est pas encore réglé. On met en d'autres dispositions grâce à Kevin Schaeffer, notre trésorier, qui est très pertinent sur la gestion de nos comptes.

18:39
Présentateur

Ça veut dire encore un prêt à l'étranger qu'on vous reprochera, évidemment ?

18:42
Jean-Philippe Tanguy

Je ne sais pas. De toute façon, la réglementation est extrêmement stricte. Nous l'avons toujours respecté. Contrairement aux mensonges et aux calomnies qui ont été colportées contre nous, nous avons toujours strictement respecté la loi et nos engagements. Il est vrai que le lobby bancaire en France et ses publics ne veulent pas aider les partis politiques. Enfin, les aider, ils ne les aident pas d'ailleurs parce qu'ils gagnent beaucoup d'argent sur les prêts qui font partie politique. Mais on voit bien que le lobby bancaire, en tout cas une partie d'entre eux, ne veut pas que le Rassemblement National ait les moyens de faire une campagne comme les autres. Mais j'ai commencé par exemple.

Moi, je lutte beaucoup contre les abus sur les frais bancaires. Les abus sur les frais bancaires, ça concerne les commerçants, ça concerne les Français. Le Rassemblement National, effectivement, est pour lutter contre les abus sur les frais bancaires.

19:19
Présentateur

Donc c'est ça qu'on vous fait payer ?

19:20
Jean-Philippe Tanguy

Oui, bien sûr. Bien sûr. Moi, je vois le lobby bancaire, vous savez, j'avais fait un rapport sur l'épargne des Français pour mieux protéger et rémunérer l'épargne des Français. J'avais prouvé que...

19:27
Présentateur

Je crois que tous les partis ont du mal à se financer.

19:29
Jean-Philippe Tanguy

Oui, oui, mais on a particulièrement du mal. Je peux vous dire que quand j'avais dénoncé le fait qu'il y avait plus de 50 milliards d'euros de pouvoir d'achat qui avaient disparu par la crise de l'hyperinflation parce que les banques françaises n'avaient pas protégé le pouvoir d'achat, mon rapport a été mis sous le boisseau par le lobby bancaire qui est très puissant dans notre pays. Une dernière question. Et il m'avait menacé de fermer... Quand j'avais fait ce rapport, il m'avait menacé

19:54
Présentateur

au propos de la France Insoumise, le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, a déclaré appeler une insurrection populaire en cas de victoire du Rassemblement National l'année prochaine. Comment est-ce que vous estimez ces propos ?

20:03
Jean-Philippe Tanguy

Mais c'est insupportable et tout le monde doit estimer que c'est insupportable. On gagne les élections. Si on gagne les élections, tout le monde doit respecter, évidemment, enfin, ça paraît incroyable de devoir le dire, le suffrage et le choix des Français. Et je crois que... Il n'est pas le seul à le dire à la France Insoumise. Absolument, mais je crois que le maire de Saint-Denis, par des déclarations de plus en plus...

20:25
Présentateur

Un concurrent pour Jean-Luc Mélenchon, peut-être ?

20:27
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que ça devient un problème pour les insoumis, mais ça, c'est leur problème. Ça les regarde. Mais je pense aux habitants de Saint-Denis, qui n'ont rien demandé, qui sont des honnêtes gens comme tous les Françaises et les Français. Et je pense qu'ils n'ont pas envie d'être représentés par un maire qui appelle à l'insurrection. D'ailleurs, c'est pas lui. Je doute que ce monsieur aille sur les barricades. C'est toujours pareil. Et comme disait l'autre, comment dire, les mots des irresponsables peuvent armer le bras des salauds. Ou c'est l'inverse, d'ailleurs ?

20:53
Présentateur

Écoutez, en tout cas, la France insoumise, évidemment, c'est votre adversaire préféré pour 2027 ?

20:59
Jean-Philippe Tanguy

Non, on n'a pas d'adversaire préféré. On a un adversaire idéologique fondamental qui est le macroniste. C'est pour ça que Marine Le Pen a dit qu'on préférait avoir un débat de second tour contre les macronistes, en l'occurrence, Édouard Philippe, parce que c'est eux qui dirigent la France. Et donc là, le choix d'alternance, il doit se faire contre ce qu'a incarné le macroniste, avec le courage de Marine Le Pen depuis 10 ans, qui a dénoncé intellectuellement que la France insoumise. Ce machin est important. Et M. Philippe qui a commencé sa campagne en salissant le Rassemblement National, en reportant les mensonges de la gauche sur ce qui s'est passé à Carpentras, c'est honteux.

Et je vois d'ailleurs que tous les fact-shakers, les journalistes de cours, les éditorialistes de bazar, qui sont toujours là à l'affût des fake news. Là, par contre, le fait que M. Philippe ait lancé sa campagne sur une énorme fake news et un énorme mensonge contre le parti d'opposition, tout le monde trouve ça sympathique. Donc il faut le dénoncer et tous les Françaises et les Français doivent savoir qu'Edouard Philippe est non seulement un incompétent, mais un menteur. et les Françaises doivent savoir

21:55
Locuteur

qu'est-ce qui s'est passé ? Sous-titrage Société Radio-Canada