Face à Face : Yaël Braun-Pivet - 24/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Yael Brunpivet Bonjour Merci d'être dans ce studio ce matin Vous êtes la présidente de l'Assemblée Nationale Troisième personnage de l'État Ce gouvernement qui a donc été dévoilé ce week-end Qui commence à faire ses premiers pas Passera-t-il l'épreuve de l'Assemblée ?
On va y revenir avec vous Avec plusieurs étapes à venir Le discours de politique générale Le vote du budget La question aussi des équilibres au sein de ce gouvernement Mais j'aurais voulu commencer par vous faire écouter Les mots de Gérald Darmanin hier Le ministre de l'Intérieur sortant Qui s'est exprimé sur le perron Du ministère de l'Intérieur Et voilà ce qu'il a dit
Je m'appelle Gérald Moussa Jean Darmanin Mon père A la maternité de Valenciennes Voulait écrire Moussa Darmanin Du nom de mon grand-père Tirailleur Algérien Qui avait servi la France Il est assez évident Si nous sommes honnêtes Que si je m'étais appelé Moussa Darmanin Je n'aurais pas été élu maire Et député Et sans doute N'aurais-je pas été ministre de l'Intérieur Du premier coup
Est-ce que vous partagez ce constat ? Est-ce que vous vous dites que c'est un échec de la République ?
J'ai été frappée par les mots que Gérald a prononcés Moi je crois que lui comme moi Nous sommes attachés à la promesse républicaine Dans notre pays Au fait que tout individu qui vient en France Et qui vit en France A la capacité de s'intégrer A la capacité de s'élever Il parle de son grand-père Moi je parle souvent de mon grand-père à moi Qui lui est venu en France Avec un visa touriste avant-guerre Qui s'est battu pour la France aussi Qui a été médaillée de la résistance Et dont la petite fille aujourd'hui Est présidente de l'Assemblée nationale Et vous l'avez rappelé Quatrième personnage de l'État La promesse républicaine c'est ça C'est de l'intégration C'est le fait qu'on partage les valeurs de la République Et que chacun Sur le territoire de la République Partout sur le territoire de la République A les mêmes chances Les mêmes chances d'ascension Les mêmes chances de progression Les mêmes chances d'épanouissement Et c'est à cela que l'on doit être tous attachés Mais est-ce qu'il ne dit pas tout simplement l'inverse
Quand il dit Si je m'étais appelé Moussa Je n'aurais pas pu être là devant vous
Moi je ne le crois pas à cela Je crois que la France Permet justement à chacun D'avoir cette ascension Il dit Si je m'étais appelé Moussa J'observe qu'au gouvernement Nous avons Rachida Nous avons Haughtman Nous avons à l'Assemblée nationale Une femme qui s'appelle Yaël Et donc Ce n'est pas une question de prénom C'est une question de promesse républicaine De destin D'intégration De valeur D'appartenance collective A une nation Faisons attention A ne pas confondre les choses
J'entends chez vous Ce paradoxe Vous pensez effectivement Qu'il est la preuve vivante Et vous-même Vous l'êtes De cette intégration Du fait que la République Ne vous a jamais empêché Un prénom Qui vient d'une certaine communauté D'être présidente de l'Assemblée nationale Vous donnez les prénoms Des uns et des autres Mais étonnamment C'est vrai qu'après des années Au ministère de l'Intérieur Il fait cette sortie Comme un constat d'échec Vous l'avez quand même entendu Ça vous a étonné ?
Moi en plus Je ne suis pas vraiment là Pour faire des commentaires Des déclarations Des uns et des autres Oui mais j'entends Mais je n'ai pas assisté A la passation de pouvoir Donc je ne les ai pas vus Ni l'un ni l'autre Mais j'observe simplement Que Gérald Darmanin Comme moi-même Comme tant d'autres Sommes attachés A cette promesse républicaine Que nous devons tous tenir Nous en sommes comptables
Yaël Braun-Pivet Présidente de l'Assemblée nationale Vous en pensez quoi En vrai de ce gouvernement ?
En vrai Moi je parle toujours vrai Moi je vois un gouvernement Qui est composé De beaucoup de talents Beaucoup de promesses Mais qui ne pourra Rien faire seul Parce que je commence A entendre aussi Les déclarations Des uns et des autres Nous agirons beaucoup Par voie réglementaire Nous allons appliquer Telle ou telle politique Ce gouvernement Doit composer Et doit passer Doit faire avec L'Assemblée nationale Que je préside Vous redoutez Et donc Vous redoutez Qu'ils essayent de passer
Au-delà de vous Je vais préciser Pour ceux qui ne m'auraient pas entendu Que Bruno Retailleau Le nouveau ministre de l'Intérieur A effectivement dit Que sur un certain nombre de points Et notamment Sur la question de l'AME L'aide médicale d'Etat Sur la question de l'immigration Il pouvait s'en sortir sans loi
Vous mettez en garde ce matin ?
Je serais très attentive à cela Le Parlement ne sera pas contourné L'Assemblée nationale Doit être consultée Doit être associée Doit être pleinement Dans l'exercice De ses prérogatives constitutionnelles C'est ça le respect De l'Etat de droit Et moi j'entends beaucoup Ça va être difficile À l'Assemblée nationale Mais vous savez Pour moi L'Assemblée nationale N'est jamais le problème L'Assemblée nationale C'est la solution L'Assemblée nationale C'est là où siègent Les représentants du peuple Et donc Nous avons été élus Nous sommes là Par la volonté des Français Et moi j'entends Que le gouvernement Qui vient d'être nommé Et dont je souhaite Mais vraiment Profondément La réussite Pour notre pays Et pour nos compatriotes J'entends que le gouvernement Respecte le Parlement Dans toutes ses prérogatives Et donc qu'il l'associe Pour construire Des politiques Qu'il souhaitera mener Plus que jamais L'Assemblée nationale Doit être au centre du jeu Plus que jamais L'Assemblée nationale Doit être consultée En amont Lorsque le gouvernement Voudra mener Telle ou telle politique Ça sonne comme une alerte Ce que vous faites ce matin Vous donnez les règles du jeu Vous dites attention Mais vous savez Ce n'est pas moi Qui fixe les règles du jeu Apolline C'est la Constitution Et la Constitution Elle vient de 1958 Et elle a été approuvée Par le peuple français Et donc chacun Doit rester dans ses prérogatives Et je serai extrêmement vigilante Pour que les prérogatives De l'Assemblée nationale Soient respectées
Yael Brun Pivet Première épreuve du feu Ce sera le discours De politique générale Le 1er octobre Est-ce qu'il y aura Votre de confiance Ou est-ce que vous le souhaitez En tout cas
Écoutez ça C'est une des prérogatives Du Premier ministre Et du gouvernement Ce sera son choix Ce qui est important C'est qu'il vienne Devant le Parlement Immédiatement A l'ouverture de la session Donc le mardi 1er octobre Pour exposer Sa feuille de route Son programme Présenter son gouvernement A l'Assemblée nationale C'est important aussi Moi je vois Que le Premier ministre Est soucieux du Parlement Il sera à 10 heures En conférence des présidents Avec moi Pour justement Parler au président de groupe A l'Assemblée Au président de commission Vice-président C'est important
Vous allez lui redire Tout ça Vous le voyez Donc en effet Dans deux heures Bien sûr
Je lui redirai Qu'elle doit être La place du Parlement Je lui redirai Qu'il convient D'associer les parlementaires Dès l'origine Et puis je lui redirai Aussi Et surtout Qu'il y a des textes Qu'il nous importe De réinscrire rapidement A l'ordre du jour De notre Assemblée Il y a la loi De programmation agricole J'en parle beaucoup Parce qu'elle est importante Et donc Nos agriculteurs L'attendent Et il faut absolument Que nous poursuivons Son examen Il y a la loi Fin de vie J'y suis Nous y sommes Particulièrement attachés Les débats ont été Interrompus Par la dissolution Moi j'avais Présidé la dernière séance Le vendredi Qui avait précédé La dissolution Jusqu'à minuit Les débats étaient respectueux C'est un texte Qui est attendu Par les français Et donc je souhaite Qu'il soit réexaminé A l'Assemblée nationale Avant la fin de l'année Nous sommes prêts Le texte est prêt Et donc il faut y aller Vous êtes plutôt Didier Migaud Ou Bruno Retailleau ?
Je n'ai à l'être Ni l'un ni l'autre Vous savez La protection de nos compatriotes La sécurité Et la justice Ce sont deux faces D'une même pièce Sont indissociables Nos forces de l'ordre Ont besoin d'avoir travail Sous l'autorité du procureur De la République Donc ça n'est pas étanche Et nous avons besoin D'avoir une police Qui soit efficace Renforcée dans ses missions Et nous avons besoin D'une justice indépendante Qui puisse juger Et ensuite appliquer les peines Qu'elle prononce De façon complètement libre
Est-ce que vous ne redoutez pas Il y a Elbrun Pivet Qu'on se retrouve avec Le pire du Huit en même temps C'est-à-dire Deux ministres Qui tirent à Huit et à Nulia On peut même entendre Tiens Écoutons leurs propos Dès hier soir A deux vingt heures interposées On sentait qu'il fallait Que chacun pose les limites Écoutez
Bien entendu Il y a le volet judiciaire La justice Parce que ça ne sert à rien D'appréhender des malfaiteurs Si ensuite Ils sont relâchés Ça, ça sera le dossier De mon collègue Didier Migaud Mais vous allez inviter Le garde des Sceaux Didier Migaud A être ferme Ce n'est pas à moi de l'inviter Mais on va discuter ensemble
La justice est indépendante Dans notre pays Et que c'est quelque chose Qui est essentiel Dans une démocratie Donc j'aurai un certain nombre D'échanges avec Bruno Rutaillot J'y suis prêt
Lui en même temps Un peu quand même Pour moi Ce n'est pas le en même temps Comme je vous le disais Ce sont des domaines Qui vont Qui sont intimement liés Et qui vont ensemble Après Sur les grands principes Nous sommes tous d'accord Évidemment qu'il faut arrêter Tous les malfaiteurs Évidemment qu'il faut Qu'il y ait des sanctions Qui soient prononcées Et qui soient exécutées rapidement Mais vous savez ça C'est Beccaria Dès le début Dès l'origine De la question Des délits Des peines Et de la répression Donc en fait Ne refusons pas Des vieux débats Il faut avoir Une police Et une justice Qui marchent Main dans la main Et qui soient efficaces Ce que nos compatriotes Attendent C'est qu'il n'y ait pas D'impunité Donc qu'il y ait Des peines Qui soient prononcées Et qui soient exécutées Il ne s'agit pas D'empiéter Sur l'indépendance De la justice Qui est un des fondements De l'état de droit Auquel nous sommes Évidemment tous Considérablement La question de l'exécution Des peines
Sur le fond On a le ministre De l'Intérieur Qui dans le journal Le Figaro ce matin Évoque le modèle Du Pays-Bas Le Pays-Bas C'est exactement L'inverse de nous Si on reçoit Une peine De moins d'un an De prison Elle n'est pas exécutée Elle n'est que du sursis Aux Pays-Bas Ils ont choisi De faire l'inverse C'est-à-dire que Vous pouvez avoir Des peines Parfois de 3, 4, 5 Ou 10 jours De prison Elle est exécutée Immédiatement Et ils expliquent Que précisément Ça permet De décourager De la prison Très vite Et ça évoque Chez les uns Et les autres Ça décourage De l'envie De retourner En prison Est-ce que ça Ça peut vous paraître Un modèle intéressant ?
Vous savez Lorsque j'étais présidente De la commission des lois J'ai beaucoup travaillé Avec tous mes collègues Sur la question carcérale Et je suis allée voir Dans les pays du nord Et j'ai plaidé A travers un rapport Qui est consultable Sur le site De l'Assemblée nationale Pour ce qu'on appelle Les prisons ouvertes Qui n'ont rien d'ouvert Mais qui sont Des prisons à sécurité Extrêmement allégées Pour justement Que les personnes Puissent effectuer Des courtes peines Dans des conditions D'emprisonnement Qui correspondent À ces courtes peines Avec une vocation De réinsertion De remise au travail De lutte contre Les addictions Pour resocialiser Et effectivement Faire en sorte Que ces personnes Soient rapidement condamnées Que les peines Soient exécutées rapidement Mais qu'elles ne soient pas Dans un milieu carcéral Délétère Aujourd'hui Ces courtes peines En France Sont plutôt exécutées Dans les maisons d'arrêt Qui sont Pour la plupart Surpeuplées Dans lesquelles Nous ne pouvons pas Faire ce travail Très rapide De lutte Contradiction Etc Elles ne sont pas exécutées Donc elles ne sont pas exécutées Sauf lorsque les personnes Sont interpellées Dans ce qu'on appelle En flagrant délit Et qu'elles font l'objet De comparutions immédiates Et là Elles peuvent faire Des courtes peines Mais nous On n'a pas souhaité Pendant le précédent quinquennat Que ces courtes peines Soient développées Parce que les conditions D'incarcération Ne sont pas les bonnes Et donc ce n'est pas efficace Vous n'êtes donc pas contre
Cette idée que Bruno Retailleau Évoque De l'application
Des courtes peines Je ne suis pas contre À partir du moment Où les conditions D'incarcération Correspondent À ces profils Et ces courtes peines Si c'est pour aller Incarcérer ces personnes Dans des maisons d'arrêt Surpeuplées À 180% De détention Ça ne marchera pas
Yael Brandpivet Ce matin J'avais avec moi Sur RMC Le maire de Mazamay Mazamay Où a eu lieu Une agression homophobe Contre un jeune de 17 ans C'était samedi Il s'est fait tabasser Pour suivre Jusqu'à l'hôpital Par des membres De la famille De ses agresseurs Des agresseurs d'ailleurs Très jeunes Le maire de Mazamay Parle de délinquants De génération en génération D'une couche de délinquance Comme il dit Qui passe entre les mailles Du filet précisément Écoutez
Il représente en fait Une sorte de couche De délinquance Qui n'est quasiment Jamais traité Alors peut-être Parce que les textes Et les lois Sont mal fait Peut-être parce que La justice Manque de moyens On n'en fait pas Une priorité Nous on fait ce qu'on peut Avec nos effectifs De police municipale Pour quadriller le terrain Pour les gêner Le plus possible Les policiers nationaux Aussi Mais vous avez Toute cette série Quotidienne D'actes Qui sont des actes Délictueux Qui n'est jamais Quasiment jamais Sanctionné Donc ils ont Un sentiment D'impunité totale
Sentiment d'impunité D'une délinquance Quasiment du quotidien C'est inexact
Il faut arrêter D'avoir Je suis désolée Des visions Non mais C'est des visions Qui sont Trop binaires La justice N'est pas laxiste Arrêtons Ces vieux débats La justice N'a jamais été Aussi sévère Qu'aujourd'hui Elle n'a jamais eu Autant de moyens Et on peut saluer L'action du garde Desseaux Éric Dupond-Moretti Qui a réussi A obtenir Un budget De la justice Qui a augmenté De plus de 30% Avec beaucoup plus De magistrats De greffiers D'assistants de justice Etc Donc arrêtons Avec ces vieux débats Parlons français Et surtout Mais lui il rappelait Ce qu'il voit Dans sa ville Oui mais c'est pas Parce que vous voyez Qu'il y a une agression A un endroit Que vous pouvez en déduire Et généraliser Le fait que la justice A la justice Et qu'il connaît
Les agresseurs Et qu'il les connaît Génération en génération
Qu'il y ait des difficultés Il faudrait être aveugle Pour ne pas les voir Qu'il y ait des choses A régler Il faudrait être naïf Pour ne pas le penser Pour autant Ne jetons pas le bébé Avec l'eau du bain Ça n'est pas comme ça Qu'on résout les problèmes Des français En étant caricatural Donc moi J'entends ces problèmes De délinquance des mineurs Mais vous savez On a adopté Un certain nombre De lois Sur la délinquance des mineurs Nous avons considérablement Progressé Nous avons raccourci Les délais de jugement Nous avons une meilleure Prise en charge Donc continuons Dans ce sens-là Travaillons sur Effectivement Les premières incarcérations Et surtout La première interpellation Moi c'est ça Qui m'intéresse Au-delà de l'incarcération C'est de se dire Qu'il faut absolument Qu'il y ait Un premier avertissement Au premier acte délictueux Premier avertissement Ne veut pas dire Immédiatement Incarcération Du mineur Il faut toujours Avoir cette vision Qu'il s'agit De jeunes D'adolescents De personnes en construction On ne peut pas traiter Un jeune de 13 ans Comme on traite Quelqu'un de 30 ans Ça paraît être une évidence Mais je crois qu'aujourd'hui Il faut encore Et encore Le rappeler Yael Brown-Pivet Les impôts Est-ce qu'il faut
Faire payer Les plus riches Et les entreprises Les plus rentables Est-ce qu'il faut Envisager cette contribution Au minimum exceptionnelle Dans la période
Alors moi J'ai toujours plaider pour de l'équité De l'équité fiscale De l'équité en termes d'imposition C'est important Parce qu'au moment Où nous avons Des finances publiques Qui Après la crise du Covid Après l'Ukraine Après Les problèmes énergétiques Se sont dégradés Il nous faut Faire un effort collectif Faire un effort commun Et cet effort collectif Il doit être Justement partagé Sinon nos compatriotes Justement partagé
Est-ce que ça veut dire Qu'en effet Il faut cibler Les plus riches Et d'ailleurs A partir de combien On est riche
Moi j'ai toujours plaidé Plutôt pour Que l'on travaille D'une part Sur les niches fiscales Et qu'on regarde Et tout le monde est d'accord Pour dire Qu'il y en a Beaucoup de niches fiscales Et qu'il faut Faire une revue De tout cela Pour regarder Ce qui marche Ce qui ne marche pas Là où on peut faire Des économies Là où on peut être Plus efficient Sans jamais toucher A l'investissement Nous avons besoin D'investissement Nous avons besoin D'une croissance Mais ça veut dire Je comprends bien
Il y a le brun pivet Que vous n'envisagez pas Une hausse de l'impôt Sur le revenu Éventuellement l'ISF ?
Moi je ne suis pas Pour défaire Ce que nous avons fait Donc la politique fiscale Et la trajectoire Que nous avons eu Depuis sept ans Est la bonne Elle produit des résultats Maintenant Il faut S'il faut ajuster De ci de là Faisons-le Regardons-le Donc moi j'avais parlé Des rachats d'actions On avait parlé Des taxations Des super profits On peut regarder Les niches fiscales Mais veillons A ne pas déséquilibrer Ce que nous avons fait Et veillons A avoir toujours De l'équité Dans ce que nous faisons Rachats d'actions Super profit
Niche fiscale Je n'entends en effet Ni impôts sur le revenu Ni ISF Oui Ni impôts sur les sociétés
C'est ma position Aujourd'hui Maintenant Je vous rappelle Et je reboucle Avec ce que je vous disais Au début de cette interview Madame de Malherbe Je pense que le Parlement A toute sa place Dans ce débat Vous êtes prêts Vous êtes prêts Vous-même à évoluer Que l'on en discute Vous savez J'ai appuyé Les démarches Du président De la commission Des finances Lorsqu'il a été exigé Un certain nombre De documents Moi-même Je suis intervenue Auprès de Matignon Pour qu'on lui fournisse Ces documents Parce que J'ai une haute idée De ce que doit être La place de l'Assemblée nationale La place du Parlement En ce moment Et donc il faut Que nous ayons D'une part Les documents Il faut que nous puissions Travailler Donc avoir le temps Pour travailler Et il faut que nous puissions En discuter Pour en délibérer
Il ne faudra pas abroger La réforme des retraites Mais sans doute l'aménager Voilà la position De Michel Barnier Ceci est la vôtre ? Je pense que c'est
Une position sage Nous avions vu Pendant le débat Sur la réforme des retraites Qu'il y avait Des effets Et qu'il y avait Des personnes Qui pouvaient être Toujours fragilisées On pense aux carrières des femmes On pense aux carrières longues A la question de la pénibilité Et donc travaillons Avec les organisations syndicales Sur ces points-là Mais en revanche Ne touchons pas A l'âge Que nous avons repoussé C'est une question D'équilibre financier Et lorsque l'on regarde L'ensemble De nos voisins européens Ils se sont tous Engagés dans cette voie Allant parfois Plus loin que nous 65, 66, 67 ans On entend parfois Des débats Pour aller jusqu'à 70 ans Moi je pense que 64 ans C'est extrêmement raisonnable Il y a un certain nombre De sujets Que nous pouvons Réouvrir Et que nous devons Réouvrir Et puis se posera La question également Du système Dans sa globalité Je pense que là aussi Regardons Posément les choses Sur la retraite à points Sur un financement Par capitalisation Je crois que La retraite C'est notre bien commun Donc là Sur la retraite Nous devrions pouvoir Avancer ensemble
Il y a une dernière question On apprend ce matin Que le ministre de l'Intérieur Va porter plainte Au nom du ministère Contre Raphaël Arnaud Qui est un député À l'Assemblée nationale Sur les bancs LFI Qui avait déjà fait Beaucoup parler de lui Quand on a découvert Qu'il était fiché S Il a tenu des propos Que le ministre de l'Intérieur Juge infamant À l'encontre de la police Il est protégé Par son statut de député
Alors le statut de député N'est pas une protection absolue C'est important Que tout le monde le comprenne Les propos des parlementaires Sont protégés Dans l'enceinte De l'hémicycle À l'Assemblée nationale Et là c'est normal Il y a une immunité Une liberté de parole Qui ne doit pas dépasser Les règles communes Donc il ne doit pas y avoir D'injures D'invectives Et on l'a vu régulièrement Régulièrement Je suis intervenue Prête à intervenir Exactement En revanche À l'extérieur De l'hémicycle Le député Est une personne Comme les autres Il n'est pas Il n'a pas de protection Par le monde particulière
Estime que la police Est insultée
En tout cas Il est dans son droit De le faire Le député N'est pas au-dessus des lois Moi j'ai vu des députés Se mêler À des manifestations Interdites Avec leurs écharpes L'écharpe N'est pas un bouclier D'immunité Lorsque vous êtes député Au contraire Je pense que Nous avons Un devoir Un devoir d'exemplarité Nous devons Nous représentons La nation Et nous devons Avoir un comportement Irréprochable Quel que soit Le lieu Où nous nous trouvons Que nous soyons A l'Assemblée nationale Ou à l'extérieur
Merci Yael Broun-Pivet D'avoir répondu A mes questions Ce matin Vous êtes la présidente De l'Assemblée nationale Bien sûr Et vous demandez A ce que l'Assemblée Soit consultée Régulièrement Et qu'elle puisse Jouer son rôle A l'Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet