DIRECT. Hantavirus : suivez l'audition de la ministre de la Santé à l'Assemblée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 29 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures ont été prises pour les 5 personnes du bateau et les 22 cas contacts des vols ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Quelles stratégies sont définies avec les experts scientifiques pour la gestion de la crise ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Comment renforcer le pilotage de Santé publique France en crise ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Quelles actions contre la désinformation en santé ?
- 2:54ComplaisanteRéponse directe
Hommage aux soignants et coordination européenne sur les cas contacts ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Points concrets de coordination avec les homologues européens sur la définition des cas contacts et la traçabilité des vols ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:44Fait
« La position de la France souhaitée par le Premier ministre et que je soutiens est que nous puissions être un pays qui pèse dans une stratégie de principe de précaution. »
- 8:40Marie-Charlotte GarinFait
« Avons-nous collectivement tiré toutes les leçons des précédentes crises sanitaires ? Ce qui frappe aujourd'hui, c'est pas seulement la dangerosité potentielle du virus, c'est aussi le sentiment d'une gestion tardive insuffisamment coordonnée et insuffisamment transparente. »
- 13:35Nathalie Colin-OsterléFait
« L'académie de médecine nous a adressé hier un courrier préconisant une période d'isolement de 6 semaines pour les personnes à risque. »
- 15:02Nicolas TurquoisFait
« 100 personnes qui en rencontrent chacune 10, ça fait tout de suite un côté exponentiel. Comment envisagez-vous la stratégie au-delà même des pays européens ? »
- 17:54Nathalie Colin-OsterléFait
« Est-ce qu'il ne faudrait pas envisager une interprétation plus extensive de ce principe en élargissant le cercle des personnes concernées ? »
- 18:38Nathalie Colin-OsterléFait
« L'académie de médecine nous a adressé hier un courrier préconisant une période d'isolement de 6 semaines pour les personnes à risque. »
- 21:32Christophe BZFait
« Nous vous demandons des chiffres. Vous nous avez répondu sur les besoins, sur les cibles, sur les capacités de production française de masque. »
- 24:15Député non identifiéFait
« Les soignants des cliniques privées de Perpignan sont en grève pour dénoncer l'épuisement physique et psychologique des équipes. »
- 24:58Député non identifiéFait
« Cette situation entraîne un report massif de patients vers l'hôpital public déjà sous forte tension. »
- 27:08Député Rassemblement NationalFait
« Pouvez-vous nous éclairer avec clarté et stabilité sur la dangerosité réelle de ce virus pour la population française ? »
- 31:33Député non identifiéFait
« Les soignants des cliniques privées de Perpignan sont en grève pour dénoncer l'épuisement physique et psychologique des équipes. »
- 32:17Député non identifiéChiffre
« Selon les éléments rappelés dans ce courrier, Santé publique France a recensé 75 cas humains en France hexagonale en 2024. Hors le département du Nord, on a enregistré 13 à lui seul. »
- 33:01Député non identifiéFait
« L'antavirus de l'ancien monde découvert en Corée en 1970. Cet antavirus-là, il existe dans nos pays, en Europe, dans notre pays avec une dizaine de cas connus par an. »
- 34:27Député non identifiéChiffre
« Santé publique France a recensé 75 cas humains en France hexagonale en 2024. Hors le département du Nord, on a enregistré 13 à lui seul. »
- 35:54Fait
« L'antavirus de l'ancien monde découvert en Corée en 1970. Cet antavirus-là, il existe dans nos pays, en Europe, dans notre pays avec une dizaine de cas connus par an. »
- 36:38Député Rassemblement NationalFait
« Pouvez-vous nous éclairer avec clarté et stabilité sur la dangerosité réelle de ce virus pour la population française ? »
- 38:48Député Rassemblement NationalFait
« Comment vous imaginez notre dialogue madame la ministre ? »
- 40:57Alim LatriceFait
« Depuis 2020, beaucoup de leçons ont été tirées. Des engagements importants ont dû être pris pour renforcer notre capacité d'anticipation et de réaction. »
- 41:41Alim LatriceFait
« Les Français souhaitent savoir si notre pays est réellement mieux préparé qu'il ne l'était il y a quelques années. »
- 45:21Député non identifiéFait
« Je viens bien sûr d'un territoire qui a payé un lourd tribu à la crise Covid. »
- 50:16Adrien ClouetFait
« Comment est-ce que vous voyez la suite ? Est-ce qu'il y aura régulièrement des points comme ça d'échange ? »
- 50:55Adrien ClouetFait
« En janvier 2020, la nouvelle maladie avait été découverte, la COVID. Le 12 janvier, on a vu la séquence génétique qui était partagée par la Chine. Le 24 janvier, la ministre avait dit que ça nous concernait pas. »
- 54:23Député non identifiéFait
« L'anticipation sanitaire ne peut pas toujours être pensée de manière uniforme entre l'hexagone et les territoires ultramarins. »
- 57:19Karine LebonFait
« Quels autres pays ? Puisque vous avez dit les nationalités présentes sur le bateau mais pas que. »
- 57:59Karine LebonFait
« La Réunion est connectée à Madagascar, à Maurice, à Mayotte, à l'Afrique australe, à l'Inde. La Guyane partage des frontières terrestres avec le Brésil et le Surinam. »
- 58:44Karine LebonFait
« On maîtrise pas la politique de santé des États-voisins, ni leur capacité de surveillance, ni leur protocole de dépistage, ni leur niveau de transparence épidémiologique. »
- 59:29Fait
« Pouvez-vous nous garantir que si un foyer épidémique apparaît dans un pays voisin ou dans une zone fortement connectée à un territoire ultramarin ? »
- 1:04:14Chiffre
« 9,8 millions de nos concitoyens vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. »
- 1:04:58Chiffre
« Début 2025, plus de 11 % des Français déclarent ne pas pouvoir chauffer suffisamment leur logement contre moins de 7 % en 2020. »
Temps de parole
- ?100 %
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poser la question, j'ai pas répondu. Donc on a un décret qui a été pris le 10 mai qui ce décret permet de prendre des arrêtés préfectoraux pour des mesures d'isolement nécessaires dans ce décret. Donc concernant concernant les 5 personnes du bateau et les 22 personnes des vols dans ce décret. Ce décret court pour 42 jours et tous les 14 jours, l'arrêté préfectéal doit être refait. comme je l'ai fait aujourd'hui de venir devant la commission, je évidemment euh viendrai euh devant chaque commission demandée, c'est le rôle du parlement de contrôler euh le gouvernement euh qui
prend dans ce genre de situation elle les responsabilités euh qu'elle a à prendre sur euh les déterminants, je les ai bien en tête pour votre information. Demain, j'ai des longues réunions avec des des experts scientifiques qui nous entour pour définir justement toutes ces stratégies, ces modélisations possibles et ça fait partie des éléments que nous prendrons en compte sur santé publique France. J'entends bien votre message, il est pas question je le redis, je l'ai dit à nombreuses reprises, j'ai pu faire des courriers. Euh le fait de pouvoir euh récupérer de
santé publique France euh de façon beaucoup plus directe en pilotage et notamment en crise euh des stocks stratégiques permet de renforcer la mission euh régalienne euh du moment de la crise. Mais aucune de ces évolutions de santé publique France n'ont interagi avec la la prise en compte de la crise là et notre action ensemble commune, quotidienne, bicotidienne, voire trois fois quotidienne n'est pas bousculée. Enfin, la dernier point c'était sur les fausses informations. C'est ce que j'essayais d'exprimer en début de de de de d'audition, c'est que à l'heure où énormément de fausses information
circule, on a encore plus de transparence à faire et à partager l'information. Donc, j'étais ce matin avec l'ensemble des professionnels de santé, syndicat et ordre pour pouvoir partager cette information et on a tous une responsabilité, je le crois, dans ce partage d'informations validées scientifiquement. Merci beaucoup Yannick Nader pour le pour la droite républicaine. Merci monsieur le président. Merci madame la ministre de pouvoir vous rendre disponible pour apporter euh les réponses et et aux parlementaires et finalement nous permettre d'exercer la mission de contrôle de l'action du gouvernement. Euh quatre quatre points s'il vous plaît. Le premier, permettez-moi quand même de rendre
hommage aux soignants et je le dis d'autant plus aisément dans cette commission que parfois lors des phases budgétaires, on leur fait porter quand même parfois toujours un peu de responsabilité. Donc, il faudra quand même qu'on trouve le juste mesure entre les accuser parfois de de dépenser euh l'argent et de les applaudir quand les crises euh arrivent, rappelant quand même que le taux de létalité de de ces virus sont importants et que un certain nombre d'entre eux sont s'exposent malgré les moyens de protection pour prendre soin des personnes contaminées. Le deuxième point, cet après-midi, madame la ministre, vous allez rencontrer vos homologues européens simplement quel est-ce que vous avez quelques points concrets de coordination, d'harmonisation que vous
souhaitez aborder avec vos collègues sur la définition notamment des cas contact et leur prise en charge sur les durées de quarantaine et puis comment est-ce qu'il y a la question de se poser sur la traçabilité des vols notamment en provenance des zones àar risques qui sont des sujets importants qui nit peut-être pas forcément des réponses cet après-midi mais j'imagine que c'est des sujets qui vont être évoqués. Le deuxème point, le troisème point pardon est au niveau national, c'est notre capacité de diagnostic sur le territoire. Nous avons 22 cas contact qui sont dans plusieurs villes. Donc est-ce que nos laboratoires sont en capacité de pouvoir réaliser ces PCR spécifiques pour la souche Handes de cet anirus ? Et est-ce que le Centre national de référence sur les fièvres
hémorragiques virales est en mesure d'absorber cette montée en charge ? Et puis dernier point pour faire écho à Aurélien Rousseau sur la désinformation, moi je dirais quand même que c'est un sujet extrêmement préoccupant. C'est pour ça que j'avais confié cette mission à trois scientifiques pour faire des des propositions et des préconisations. Et je crois que nous devons tous lutter contre la désinformation. Et quand je vois certains propos euh de personnalités politiques euh qui sont euh qui propagent des idées très populistes, et bien ce n'est pas de nature à à rassurer. Donc je crois que il faut raison garder. Je crois que les mêmes personnes qui disent que nous en faisons trop maintenant parlementaires inclus seront les mêmes qui diront qu'on en avait pas assez. Donc je crois que
nous avons tous à remettre à contrôler notre parole et à rappeler nos sources quand nous prononçons un certain nombre de sujets. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci euh monsieur le ministre Needet euh sur le les les la coordination euh entre les différents états de la zone européenne, euh les la coordination se fait, vous le savez, par l'OMS et puis par le centre de coordination européen. La position de la France souhaitée par le Premier ministre et que je soutiens est que nous puissions être un pays qui
pèse dans une stratégie de principe de précaution, je veux dire et qui qu'on a pris depuis le début en décidant d'hospitaliser les 22 personnes plus les cinq du bateau. Donc jusque là, il y a eu des échanges informels que j'ai eu avec les les certains des homologues des pays. Ce soir, ça sera une réunion un peu plus un peu plus formelle avec de nombreux pays. L'idée de cette réunion, elle est déjà de partager les informations et de pouvoir porter nos arguments de décision politique. En parallèle de ça, j'ai souhaité qu'il puisse y avoir et on est en train de travailler à ça un réseau d'experts
scientifiques aussi. Euh souvent les scientifiques se connaissent bien en plus sur ce sur ces pathologies et donc un réseau d'expert scientifique pour nous aider à faire ce à porter le poids de la France dans dans sa façon de faire envers les autres pays. Vous avez raison sur les tests. J'ai oublié de répondre d'ailleurs tout à l'heure sur cette même question, la capacité des tests. Vous savez que c'est des tests PCR, donc analyse du du gène qui se font à l'Institut Pasteur actuellement en terme de quantité de matériaux pour faire les tests. On n pas de sujet euh on n pas de sujet de de pénurie ou de trucs comme ça. Ça c'est pour le matériel nécessaire.
Le seul endroit en France actuellement où c'est fait, c'est à l'Institut Pasteur, centre nationale de recherche. Même avant que ce virus arrive sur notre sol, les la commission de recherche épidémiologique et biologique avait débuté un travail pour que ces tests puissent se faire dans les différents centres hospitaliers qu'on appelle les établissements les ESR établissement santé référence qui sont des centres donc dans les dans les centres hospitaliers universitaires où dedans il y a des infecctionologues, des virologues, des professionnels de santé où tout le monde est très formé par rapport à ces sujets infectieux. Et donc le le
ce travail d'installer la possibilité de faire des tests en région dans ces centres était déjà débuté. Nous l'accélérons, nous proposons de de l'accélérer. Merci beaucoup Marie-Christine. Marie-charlotte, pardon. Marie-charlotte Garin, excusez-moi, je sais pas pourquoi. Marie-Charlotte Garin, vous allez me contrarer, monsieur le président. Ouioui oui. Non mais un moment d'inattention, ça m'arrive. Attention. Merci monsieur le président. Madame la ministre, depuis plusieurs jours, notre pays découvre avec inquiétude la situation autour du navire MVondus et les cas dans un virus signalé à bord. Derrière l'émotion et l'inquiétude qui sont légitimes, il y a une question simple qui se pose et ça a déjà été évoqué dans cette commission. Avons-nous collectivement tiré toutes
les leçons des précédentes crises sanitaires ? Ce qui frappe aujourd'hui, c'est pas seulement la dangerosité potentielle du virus, c'est aussi le sentiment d'une gestion tardive insuffisamment coordonnée et insuffisamment transparente. Et ça, c'est l'héritage direct de la mauvaise gestion de la crise Covid. Il y a plusieurs décès qui ont été signalés, des passagers qui ont été débarqués dans différents territoires avant que les opérations de suivi des cas contacts ne soient pleinement engagées. Et j'ai évidemment une pensée pour les familles concernées et pour les soignantes mobilisées. Dans ce contexte, votre responsabilité, c'est évidemment de protéger la population avec sérieux, sans panique et sans minimisation. Il y a quand même une question qui traverse
cette crise, c'est est-ce que il y a pas eu des considérations économiques et touristiques qui ont pu peser dans la gestion sanitaire de la situation notamment au tout début. Dimanche soir, il y avait France info qui diffusait un documentaire qui mentionnait que les Espagnols avaient finalement refusé de garder le bateau àqu par crainte d'une baisse du tourisme, en tout cas d'un impact sur leur économie touristique. Une de mes questions, c'est pourquoi est-ce que la France n'a pas proposé de garder le bateau HA ? On a eu un large sentiment en fait de flottement ces derniers jours et peut-être que cette proposition là, ce choix-là, ça aurait pu permettre de prendre des décisions plus tôt ou plus fermement. Avec le groupe écologiste et social, on a d'autres questions sur la question de la
transparence. La priorité c'est de s'appuyer sur des instances scientifiques existantes existantes pardon sur leur expertise reconnue et sur leur indépendance plutôt que sur des communautés scientifiques adoc qui sont soumis aux politiques comme on l'a vu pendant le Covid. Justement l'indépendance de santé publique France aujourd'hui elle est menacé. Vous projetez de transférer leur mission de gestion des stocks de produits de santé en cas d'urgence sanitaire au ministère de la santé. Les agents seraient donc sous l'autorité directe du ministère. Et dans ce contexte-là, comment contester des décisions qui ne sont pas fondées scientifiquement dès lors qu'elles viennent d'un supérieur hiérarchique politique ? Plus largement, vous mentionnez des mesures assez floues sur
la question de la gestion des eoses. Est-ce que le gouvernement il prévoit très concrètement des dispositifs de surveillance dans un contexte de dérèglement climatique et de description des des écosystèmes ? Et donc, où en est la stratégie française de préparation prochaine pandémie et crise sanitaire émergente ? Je vous remercie. Merci madame Garin. Madame la ministre. Ouais. Je vais commencer par santé publique France. Santé publique France. Le fait de raccrocher les stocks stratégiques est une recommandation de Liga suite à la crise Covid. Donc on peut pas nous dire vous tirez pas les leçons de la crise Covid et en même temps voilà. Donc pour vous rassurer, euh l'indépendance de santé publique France n'est absolument pas euh euh concernée euh par ces évolutions.
D'ailleurs, je le je le dis, hier la conférence de presse que j'ai faite et tous les jours était faite avec la directrice Caroline Semille de Santé publique France qui est dans le groupe d'experts des scientifiques avec qui je travaille depuis le début. Donc évidemment que l'expertise indépendante de santé publique France est respectée et absolument nécessaire dans leurs compétences. Et c'est justement ce que nous renforçons et que nous voulons renforcer, c'est de la la compétence et l'indépendance d'expertise scientifique de santé publique France. Sur votre question pour le bateau, c'est une question importante puisque beaucoup de enfin quelques français en tout cas me l'ont posé. Pourquoi on n' pas laissé les gens sur le bateau ? Au moins, on
était sûr que le virus sorte pas du bateau. Alors déjà, si on a sa grand-mère sur le bateau, je pense qu'on pose pas la question. Euh mais de toute façon, si ces malades c'était aggravés, notre patiente actuellement qui est à Bicha serait aggravée sur le bateau, il aurait fallu parce qu'on ne laisse pas des personnes décédées sans rien faire, il aurait fallu aller la chercher à un moment où l'aggravation est très très rapide. En fait, dans cette maladie, visiblement, l'aggravation est très très rapide et donc dans des conditions très difficiles pour la personne avec une perte de de chance évidente. Et donc chaque nationalité de ce bateau, chaque gouvernement était responsable
de cette compétence là et donc devait rapatrier ces personnes. Et je suis désolée parce que j'ai oublié la dernière question, je crois.
et sur le le sur lesoses euh et sur les maladies infectieuses émergentes, je l'ai dit tout à l'heure, c'est un enjeu majeur qu'on a qu'on rentre dans le le une seule santé, le one else. Je rappelle qu'il y a toujours le soutien massif de la France dans le cadre de cette recherche qu'on continue d'une recherche très translationnelle avec la recherche industrielle, la recherche scientifique et que l'engagement de la France est est très importante pour travailler avec d'ailleurs les autres États-membres parce qu'on voit bien qu'il faut pas travailler que la France sur ce sujet euh depuis enfin et que le l'impulsion donnée par le président de la République
avec Wels nous permet de travailler sur ces sujets. Merci beaucoup Nicolas Turtois Turquois pour les démocrates. Vous avez un problème avec les noms, monsieur le président ? Non non non, c'est Merci merci madame la ministre de de venir. Donc comme ça a été dit par certains, mais moi je je tiens d'abord au préalable à saluer euh les mesures qui ont été prises et la communication que vous faites, que le gouvernement porte sur ce sujet. euh m'associer aussi au remerciements et et aux félicitations qu'on peut qu'on peut envoyer au soutien qu'on peut envoyer au personnel qui est prise en charge. Et je voudrais aussi euh souligner, moi je trouve qu'il y a un élément de responsabilité du gouvernement espagnol qui a pris la
responsabilité d'accueillir ce bateau à Ténérif pour prendre en charge et apporter une une prise en compte de des des personnels qui pouvaient être concernés. Mais de fait sur ce bateau, il y avait une centaine de personnes. La France met en place un dispositif très structuré de suivi des cas contact, mais 100 personnes de par le monde. Je ne suis pas sûr que tous les pays aient la même la même attention vis-à-vis de ces cas contacts potentiels parce que 100 personnes qui en rencontrent chacune 10, ça fait tout de suite un côté exponentiel. Comment envisagez-vous la stratégie au-delà même des pays européens ? parce que le le monde n'arrête pas de tourner,
les avions n'arrêtent pas de voler euh pour suivre euh ce que deviennent ces 100 personnes de par le monde et qui sont à risque potentiel pour demain ou après-demain. Merci monsieur le député, madame la ministre. Ouais, il y avait 147 personnes sur le bateau, 23 nationalités. On a on a euh il y a il y a il y a deux choses je pense qu'il faut avoir en tête, c'est qu'on n'est pas dans une épidémie de rouge ou dans une épidémie de COVID visiblement à ce jour avec les données de la science que nous avons sur ce virus connu. La transmission se fait beaucoup plus probablement de façon très rapprochée
effectivement par gouttelette aéroporté mais rapproché. On n'est pas on est probable dans les chiffres qu'on a des études dans Amérique latine. On n'est pas dans une contamination euh autant importante que d'autres virus. La question que vous posez, c'est comment au niveau international on met en place la récupération des information et alors c'est l'Organisation mondiale de la santé qui a organisé cette coordination internationale qui est étroite et là pour le coup c'est ce que je disais tout à l'heure on a appris du Covid parce que dans la même situation ça avait mis beaucoup plus de temps au niveau européen c'est la Commission européenne
qui a réuni quotidiennement très régul régulièrement le LCT Committe afin de partager toutes les évaluations sanitaires, coordonner les doctrines de prise en charge et préparer les opérations de rapatriement. Et en parallèle, l'OMS organisait des échanges réguliers quasi tous les jours euh entre les points Faucon nationaux afin d'assurer un suivi en temps réel de l'évolution de la situation et de coordonner le retour des croisiérismes dans leur pays respectifs. Et l'OMS, si vous avez vu tous les jours donne le nom de cas dans le dans le monde, en tout cas répertorie un nombre de cas. Nous sommes hier à 11 cas tous ce qui était
euh du bateau. Merci. Merci beaucoup madame Nathalie Colin Starle. Merci monsieur le président. Merci madame la ministre pour votre présence ce matin. Alors nous avons pris connaissance avec attention des éléments que vous avez partagés hier en conférence de presse et ce matin ici même. Et je voudrais dans un premier temps saluer cette transparence dans un contexte où évidemment la tentation du raccourci médiatique est très forte. Alors, vous avez eu raison de le dire. Nous ne sommes pas face à un nouveau Covid. La situation est même et les équipes scientifiques l'ont l'ont souligné, une fenêtre d'opportunité rare parce que nous disposons d'un foyer identifiable de cas contact dénombrable, donc d'une chaîne de transmission potentiellement maîtrisable. Mais c'est précisément
parce que cette fenêtre existe que je souhaite vous poser trois questions sur la manière dont le gouvernement traduit en pratique les recommandations scientifique. Tout d'abord, s'agissant du périmètre de de du principe de précaution. Vous avez appliqué des mesures strictes au passagers du navire et à ceux des cas contact de vol identifié. Mais compte tenu des incertitudes que vous avez vous-même rappelé notamment sur la contagiosité possible 48 he avant l'apparition des symptômes, est-ce qu'il ne faudrait pas envisager une interprétation plus extensive de ce principe en élargissant le cercle des personnes concernées quit à le resserrer à postérioré ? S'agissant ensuite de la durée de l'IS. Vous évoquez une hospitalisation minimale de 15 jours cas contact. Or, l'académie de médecine nous
a adressé hier un courrier préconisant une période d'isolement de 6 semaines pour les personnes à risque. Une durée qui correspond d'ailleurs au délai maximal que vous avez prévu dans votre propre décret. Donc, pouvez-vous dès lors clarifier si l'isolement a bien lieu pendant 42 jours et quelles sont les modalités précises de cet isolement ? Et enfin, et si un scénario plus pessimiste venait à se produire, ce que évidemment ne souhaitons pas, le gouvernement travaille-il déjà sur d'éventuelles mesures plus restrictives et est-il prêt à déclencher des mesures supplémentaires ? Je vous remercie. Alors, merci pour votre pour votre question. Vous l'avez dit, je pense c'est très important de le redire. On agit, on est dès le début euh d'un risque euh de de virus et donc il est
très important d'agir dès le début pour briser euh les transmission. C'est ce que nous avons mis en place avec un principe, je l'ai dit, de précaution qui a permis que toutes les personnes en France qui ont été alors dans le bateau dans le premier vol ou dans le deuxè vol soit hospitalisés des services spécialisés où les profit santé et les locaux sont adaptés à leur prise en charge pour éviter tout risque de transmission. Euh je pense qu'il y a des éléments importants sur le virus. C'est vrai que dans les 48 avant les symptômes, il y a probablement d'après les scientifiques des euh prodromes qui sont par exemple une fatigue. Donc ils
sont pas forcément signalés. La fièvre arrive 28 he après. Donc ça c'est ce que nous disent les scientifiques. Ce qui nous disent aussi c'est que quand vous avez un test négatif vous n'êtes contagieux, vous n'avez pas pu contaminer avant. Ça c'est important je penseonnement des cas contacts des contacts de contact parce évidemment nous travaillons sur tous ces scénarios qui est contact qui est contact de contact de contact de contact. Nous sommes avec les experts scientifiques qui m'accompagnent au travail sur ce sujet mais en tout cas un test négatif vous n'êtes pas contagieux avant. On aura l'ensemble des tests pour
l'ensemble de nos 22 alors les cin on a déjà les tests une positive et quatre négatifes. C'est refait tous les deux jours he test dans la prise en charge. Et pour l'ensemble des 22, nous aurons l'ensemble des tests ce jour. Ce qui veut dire que si l'ensemble des 22 a un test négatif ce jour, ils n'ont pas été contagieux avant. l'arrêté. Le décret que nous avons pris, que le premier ministre a pris, c'est 42 jours. Mais un arrêté préfectoral doit être pris tous les 14 jours. Mais on a couvert le décret pour ces 22 personnes + 5 pour 42 jours. Parce que oui, l'incubation et on est en accord avec l'académie de médecine, l'incubation est
en longue de 42 jours, nous avons pris un décret qui peut durer 42 jours et nous avons décidé qu'il y ait des arrêtés préfectoraux tous les 14 jours parce que nous savons aussi que la science évolue et que nous voulons avec les experts scientifiques qui nous entourent décider au fur et à mesure aussi de l'évolution des données scientifiques. Merci beaucoup Yannique Monet pour le groupe GDR. Merci monsieur le président, madame la ministre. Moi je salue votre intervention devant notre commission car elle répond à un besoin d'information transparente et régulière sur la situation actuelle et les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour y faire face. J'espère juste que cette situation ne sera pas parasitée de la présidentielle de 2027 dans les
réactions des responsable politique. Mais outre la transparence du gouvernement dans un cas comme celui qui nous préoccupe aujourd'hui, nous savons aussi à quel point l'expertise scientifique indépendante est cruciale pour guider au mieux la décision publique. Et je partage l'idée qu'il faut que les responsables politiques don sont partis soient responsables mais dès que nous posons des questions ne nous ont pas accusé de porter la suspicion. Et c'est pour ça que je voudrais vous parler, comme je l'ai écouté tout à l'heure, je voudrais vous parler de santé publique publique France. En 10 ans d'existence, santé publique France a montré toute la pertinence d'une agence publique alliance surveillance de l'état de santé de la population, veille et alerte sanitaire, prévention et
promotion de la santé. Cette cette agence permet de maintenir une distinction essentielle entre l'évaluation scientifique des risques d'une part et la décision politique d'autre part. Pendant la COVID, Santé Public France a assuré les fonctions essentielles comme l'analyse épidémiologique quotidienne, l'appui à la décision publique, la gestion logistique des produits de santé, des actions de prévention ciblée et cetera. Et et même si vous avez répondu à certaines préconisations, votre décision a immédiatement soulevé une vivomréhension et pas seulement des agents directement concernés. 350 scientifiques et professionnels de santé publiqu rapidement publié une tribune expliquant pourquoi affaiblir ou fragmenter cette agence constituerait une grave régression d'autant que les
risques épidémiologiques comme nous le constatons aujourd'hui ne sont pas derrière nous. Ma question est donc simple. À l'deactualité, pensez-vous qu'il soit vraiment opportun cette expertise publique scientifique et surtout indépendance en indépendante en santé. Merci. Merci beaucoup madame la ministre. Merci. Merci monsieur le président, monsieur le député. J'ai j'ai pu euh je je sais pas en fait comment je je peux le dire d'autres que effectivement les stocks et réserves stratégique conformément aux recommandations postcrise COVID de du rapport IGAS sont transférés au centre de crise direction de crise du ministère concernant la mission de surveillance de
sécurité sanitaire de santé publique France son évaluation son expertise est préservé. Nous n'y touchons pas. Mais je sais que dès le début, il y a eu des crainte et je les comprends en fait ces craintes. Nous avons une une agence indépendante de sécurité sanitaire. Enfin, je suis médecin, je je suis citoyen, j'y tiens à cette indépendance scientifique. Scientifique. Très bien. Merci beaucoup. On continue le le le feu des questions. Michel Lozanard. Non, très rapidement mais vous avez répondu madame la ministre à la question que je voulais vous poser sur la mutation et le séquençage. Alors, je
voudrais faire avoir une réflexion. Tout d'abord merci et beaucoup l'ont dit pour cette séance de de transparence que vous faites ce matin, que vous avez fait hier aussi et c'est très important. C'est une transparence et une mise au point scientifique. Mais on voit que pendant la crise du Covid et cette crise aussi, la santé c'est un terro vraiment fertile pour la désinformation et les fake news euh en particulier sur les réseaux et puis c'est l'occasion pour certains d'agiter les peurs pour en tirer un bénéfice politique, on l'a même vu dans cette commission. Donc, est-ce que Santé publique France ne pourrait pas être chargé d'une réponse scientifique autonome régulière sur toutes ces fake news médicales sur la santé qui se multiplie
plutôt que de créer des des au coup par coup des des comités scientifiques ? Parce que on l'a vu, ça a aussi été dit. Chaque fois qu'il y a un politique qui parle, il y a aussi une suspicion. Donc, il faudrait, me semble-t-il, un organisme scientifique indépendant mais qui soit chargé de cette réponse là. Madame la ministre. Ouais, merci. Sur la première question du séquençage, donc je l'ai dit, on est on est presque à 100 % du séquençage. À ce stade, il y a pas de mutation et dans les jours qui viennent, on va avoir la réponse est l'Institut Pasteur euh qui qui fait ce séquençage sur la lutte contre les fake news. C'est un travail quotidien. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu cette conférence
de presse avec les experts scientifiques, avec santé la directrice de santé publique France hier. En parallèle de ça et avant ce virus, nous travaillons à une structuration de d'infovigilance que j'aurais pour lequel je suis en train de de construire dans l'opérationnalité. J'avais pu annoncer déjà que on créait cette infovigilance. En gros, l'idée c'est qu'il puisse y avoir des groupes d'experts indépendants qui quand ils sont spécialistes d'un sujet puisse se coordonner pour répondre très vite aux fausses informations et casser là aussi le le l'acheminement de la fausse information. Donc
voilà. Euh Christophe BZ. Merci monsieur le président, madame la ministre. Alors oui, gouverner, c'est prévoir et c'est anticipé. Pour le groupe Rassemblement national, notre collègue Tam vous a posé tout à l'heure un certain nombre de questions précises et vous y avez apporté un certain nombre de réponses partielles. Madame la ministre, nous vous demandons des chiffres. Vous nous avez répondu sur les besoins, sur les cibles, sur les capacités de production française de masque. Mais nous n'avons pas de chiffre sur le reste. Nous avons posé la question des stocks de masques, la question de la date de péremption de ces masques, le nombre de blouses, le nombre de surblues, le nombre de tests et l'origine de ces tests. Madame la ministre, nos questions sont précises.
Nous attendons des réponses précises, même si évidemment nous pouvons comprendre qu'à ce stade, vous n'ayez pas toutes les réponses, mais dans ce cas-là, il suffit de nous le dire. Je vous remercie. Madame la ministre, merci. Sur les stocks stratégiques pour les masques, j'ai détaillé et été précise il me semble sur les blouses, les surblues tout à l'heure. Les blouses et les surblouses. Euh alors sur les blouses, nous madame la ministre, je va les redonner sur les blouses. Les surblouses, vous savez que c'est les établissements de santé. Moi, ce que je peux vous dire à ce jour, c'est que euh dès l'alerte OMS, nous nous sommes réunis euh avec la cellule de crise, nos directions,
direction générale de la santé à qui j'ai demandé de faire un point de situation sur l'ensemble des éléments si jamais on était dans une situation type pandémie grave. J'ai donc les éléments de rassurance sur tous les éléments que vous avez proposés, même d'autres que j'ai demandé qui à ce jour ne nous permettent pas enfin qui à ce jour ne donnent pas d'alerte particulière. Je pense que j'ai été clair notamment sur les masques. Madame Babana, merci monsieur le président. Madame la ministre à Mayotte, les épidémies frappent durement la population.
maladies vectorielles comme le paludisme, chikungunia, dingue, mais aussi maladies favorisées par la consommation d'eau non potable comme l'hépatite A, la tyhoïde ou la gastro-entérite. Pourtant, les Maoré constatent l'absence de message de prévention clair, massif et régulière de la part de l'ARS alors même que l'information sanitaire devrait être une priorité absolue. La situation est d'autant plus préoccupante dans les bidonvillees ainsi que dans le fameux camp de migrant de Tundzu situé dans une mangrove où les conditions d'hygiène et de promiscuité constituent un foyer épidémique dangereux d'abord pour les occupants mais aussi pour toute la
population de Mayotte. Madame la ministre, j'ai deux questions. À quoi sert aujourd'hui la RS de Mayotte si elle est incapable de piloter une véritable politique de prévention, d'alerte et de santé publique pour les Maoréis ? Deuxièmement, comment la RS pourra-t-elle gérer demain les mesures d'urgence liées à l'entirus, sachant que nous avons déjà le MPOX ? Je vous remercie. Merci madame la ministre. Merci madame la députée. Je sais votre intérêt sur le sujet puisque on est régulièrement en contact. Peut-être dire ici que l'ARS, le nouveau directeur de
l'ARS étant arrivé, il est accompagné des inspecteurs général des affaires sociales de Ligas pour faire la mise en place de toutes ces stratégies. Donc vous le savez, je le crois euh qu'il y a un engagement très important. D'ailleurs, j'auraai l'occasion euh probablement de venir euh prochainement. Merci. Merci beaucoup madame de Gorsuc. Merci monsieur le président. Madame la ministre, depuis 20 jours, les soignants des cliniques privées de Perpignan sont en grève pour dénoncer l'épuisement physique et psychologique des équipes. Les difficultés de recrutement du matériel vieillissant et parfois défectueux, des locaux inadaptés et la
dégradation continue des conditions de prise en charge. Cette situation entraîne un report massif de patients vers l'hôpital public déjà sous forte tension. Les conséquences sont lourdes, des opérations sont reportées, des traitements sont retardés, certaines chimiothérapies sont limitées. Derrière ces chiffres, il y a des patients, des familles et des soignants à bout de souffle. Ma question est donc simple. Comment notre gouvernement entend-t-il préparer notre système de santé à un risque sanitaire émergent dans un virus alors même que nos capacités hospitalières sont déjà saturées dans certains territoires, notamment les Pyrénées orientales ? Quelles mesures concrètes de surveillance de coordination avec santé publique France
de mobilisation hospitalière et de soutien au personnel soignant comptez-vous mettre en œuvre afin d'éviter d'une nouvelle crise sanitaire ne trouve notre système de santé une nouvelle fois affaibli et désorganisé ? Comment comptez-vous garantir la continuité des soins dans les Pyrénées orientales et accompagner à la fois les hôpitaux publics, les cliniques privé qui participe pleinement à la permanence des soins ? Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre. Merci. Alors, on est un peu loin de du virus mais je vais vous répondre redire quand même parce que votre question si des gens nous écoutent peuvent encore plus inquiéter sur la situation à
date liée au virus. La première chose, c'est que je vais répondre à votre question, mais la première chose, c'est quand même de bien redire il n'y a pas de circulation virale ce jour dans notre pays et tous les patients qui sont dans notre toutes les personnes qui sont dans notre pays qui auraient éventuellement été en contact sont en hospitalisation dans des services spécialisés qui avec des professionnels formés pour éviter de la transmission éventuelle de ce virus. Maintenant, vous posez la question sur l'état de nos établissements de santé publique en France. Je vous rappelle que lors du dernier PLFSS, budget de la sécurité sociale que nous avons monté, je rappelle, j'avais pu augmenter de 850
millions le budget prévu pour nos établissements de santé, un nom d'âame un objectif national de dépense d'assurance maladie de 3,1 %, ce qui nous a permis d'avoir des tarifs stables. Euh je pense que nous avons euh montré notre engagement depuis ces dernières années euh pour l'hôpital. Merci beaucoup. Monsieur Florquin, Madame la ministre, je souhaite vous interroger sur le risque sanitaire lié aux infections àirus, en particulier dans le département du nord. Nous vous avons adressé en début de semaine à l'initiative de mon collègue Alexandre Dufossé et des parlementaires Rassemblement national du Nord un courrier afin d'attirer votre attention
sur cette situation préoccupante. Selon les éléments rappelés dans ce courrier santé publique France a recensé 75 cas humains en France hexagonale en 2024. Hors le département du nord, on a enregistré 13 à lui seul, soit le niveau le plus élevé à l'échelle nationale. Cette situation appelle une vigilance particulière pour les personnes les plus exposées, notamment les agriculteurs, les forestiers, les chasseurs, les agents communaux ou les habitants des zones rurales ainsi que les randonneurs et usagers de bâtiments susceptibles d'abriter des rongeurs. Ma question est donc la suivante : Pouvez-vous nous préciser l'état de la surveillance épidémiologique de l'antavius dans le nord, les enseignements tirés des cas recensé en 2024 ainsi que les mesures que le gouvernement entendre pour
renforcer la prévention et l'information du public comme des professionnels exposés. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre. Alors, il y a des cas comme je l'ai dit au début d'antavirus en France tous les ans. L'antavirus, vous savez pourquoi ça s'appelle l'antavirus ? parce que c'était une rivière entre les deux Coréens. C'est des Coréens qui ont découvert ce virus dans les années 70 et comme c'est des Coréens qui ont découvert, ils ont pris le nom de la rivière Antane qui est entre les deux Corées et donc ça s'appelle l'antavirus. L'antavirus de l'ancien monde découvert en Corée en 1970. Cet antavirus là, il existe dans nos pays, en Europe, dans notre pays avec une dizaine de cas connus par an. Il ne
se transmet pas entre les hommes ce virus-là. Donc l'ancien monde euh et il donne des atteintes qui sont plutôt des atteintes rénales qui peuvent parfois être graves avec des insuffisances rénales. C'est typiquement euh la personne qui est en contact avec des des rats enfin qui a eu fait des excréments et qui balaye quelque chose. La poussière avec l'excrément va arriver, il va inhaller cette poussière là et peut avoir une atteinte d'antairus d'une souche qui est une souche de l'ancien monde. Nous ne sommes pas avec l'antavirus actuel du bateau sur les mêmes antavirus. C'est la même famille mais dedans il y a il y a beaucoup beaucoup de souches différentes. Sur la
souche du bateau, c'est la souche des Indes qui est la souche découverte dans les années 90 en Amérique latine. Et pourquoi il arrive ? parce que les deux personnes hollandaises ont été 4 mois en Amérique latine à regarder les oiseaux et probablement ont attraper cette souche des Indes. C'est important parce que je pense qu'il faut pas qu'on mélange les deux parce que scientifiquement il donnent pas les mêmes complications. La souche des zones donne des complications cardiopulmonaires alors que la souche de l'ancien monde donne des atteintes plutôt rénales avec une mortalité dans la littérature beaucoup plus basse que la mortalité dans la littérature de la souche des endes.
Merci beaucoup monsieur Müller. Merci monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues. Tout d'abord, au nom du groupe Rassemblement national, je souhaite rendre hommage à notre personnel soignant au personnel soignant de notre pays. La crise sanitaire liée au Covid-19 a révélé des dysfonctionnements majeurs dans la gestion de l'épidémie de nombreuses incohérences dans les consignes, des pénuries de matériel, masque, gel, test et de personnel soignant, ainsi qu'une communication parfois contradictoire, source de confusion pour les concitoyens et les professionnels de santé. Ces erreurs, dont les conséquences ont été lourdes ne doivent pas se reproduire. Aujourd'hui, face à l'émergence du virus antairus,
deux questions urgentes se posent. Premièrement, pouvez-vous nous éclairer avec clarté et stabilité sur la dangerosité réelle de ce virus pour la population française ? Nous attendons une réponse précise qui ne sera pas remise en cause dans les jours suivants, notamment lorsque Agnès Busin affirme sur TF1 que la létalité de ce virus s'élève de 30 à 50 %. Deuxièmement, et on le répète encore une fois, quel est l'état des stratégiques des hôpitaux français en masque, protection, gel hydroalcoolique et autres équipements essentiels ? Sommes-nous prêts à affronter une épidémie d'ampleur comparable au Covid-19 sans reproduire les erreurs du passé, notamment le manque de matériel et de personnel dans nos hôpitaux, la
transparence et la et la préparation sont essentiels dans les crises. Je vous remercie. Merci de de votre question. Il est impossible de donner une donnée scientifique en disant dans la même phrase, elle ne sera pas remise en cause. C'est le principe même de la science. Une donnée est remise en cause. C'est comme ça que les scientifiques avancent. Donc ce que je dis aujourd'hui, c'est à partir des données et c'est pour ça que dès le début, je suis entourée des experts scientifiques qui donnent les résultats des études qu'on a à ce jour. Et j'ai pu le dire au début euh de la de l'audition, cette situation va permettre aussi à la
science d'avancer. Aujourd'hui dans les études et dans notamment dans la l'étude correctement faite du New England Journal of Medicine, journal qui fait référence qui est un une étude d'un anniversaire qui s'est passé dans une zone rurale en Amérique du Sud, la mortalité puisque c'est ça votre question était de 32 %. Il y a d'autres études euh sur des plus petits nombres de cas en Amérique du Sud, toujours parce que c'est des zones rurales puisque c'est là où il y a les rongeur, voilà, toujours en Amérique du Sud dans des zones rurales montre une mortalité qui peut aller de 40 à 60 % avec cette souche aujourd'hui. Voilà le le taux de mortalité que je peux vous répondre
d'après la science. demain avec des gens qui sont hospitalisés, qui vont être hospitalisés dans des endroits où il y a des réanimations, où l'évolution des réanimation s'est fait, où il y a des poumons artificiels. Peut-être que la mortalité demain sera différente et vous direz peut-être comme ce que vous venez de dire là et qui et qui je trouve est important et je en fait je vous remercie de poser la question parce que ça permet d'expliquer que oui aujourd'hui je peux dire que la mortalité est de 32 % et peut-être que comme Agnès Busin l'avait fait à l'époque dans 3 mois je dirais qu'elle était un autre chiffre et c'est pas parce qu'on s'est trempé c'est parce que la science évolue. Merci beaucoup.
Monsieur Alim Latrice. Monsieur le président, merci. Euh madame la ministre, mes chers collègues, tout d'abord madame la ministre, je tiens à vous remercier de votre présence, de votre soutien auprès des patients et du personnel hospitalier. Cette actualité autour de l'antairus suscite naturellement des interrogations chez nos concitoyens, s'il vous plaît. Même si les autorités sanitaires indiquent à ce stade que la situation n'est peut-être ne peut être comparé à celle de nos à celle que nous avons connu pardon avec la COVID-19. Euh chacun comprend que les Français restent particulièrement attentifs à toute menace infectieuse émergente. Car
au-delà du virus lui-même, c'est aussi le souvenir encore très vif de la pandémie qui ressurgit. Depuis 2020, beaucoup de leçons ont été tirées. Des engagements importants ont dû être pris pour renforcer notre capacité d'anticipation et de réaction. amélioration de la surveillance sanitaire, meilleure coordination entre les agences de santé et les territoires, reconstitution des stock stratégiques, monté en puissance de certaines capacités industrielles, adaptation des protocoles hospitaliers et développement d'outils d'alerte plus rapide. Aujourd'hui, face à cette incertitude sanitaire, les Français souhaitent savoir si notre pays est réellement mieux préparé qu'il ne l'était il y a
quelques années. Ils veulent savoir si nous sommes en capacité d'identifier plus rapidement une menace émergente, si les hôpitaux disposent des moyens nécessaire pour faire face à une éventuelle montée en charge si les professionnels de santé pardon du terrain reçoivent des consignes claires et coordonnées et si l'État est en mesure d'assurer une information transparente, réactive et crédible. Madame la ministre, ma question est donc la suivante : qu'est-ce qui est aujourd'hui différent ? de la préparation sanitaire de la France par rapport à 2020. Merci madame la ministre. Merci. Merci pour votre question. Le le la
première chose quand vous êtes en responsabilité et qu' vous avez une alerte OMS, il y en a régulièrement des alertes. Il y a des ministres dans la santé de la santé dans la salle. Ils savent très bien, alors c'est souvent le weekend d'ailleurs, mais il y a souvent des alertes euh de d'épidémie virale. Dès que vous avez ces alerte là, vous les prenez en considération et vous mettez en fonction du niveau de l'alerte en en action l'ensemble des services du ministère, mais aussi, comme je l'ai pu le dire, des agences. Euh là, on s'est associé dès le début avec des experts euh scientifiques pour nous aider euh puisque c'était un virus connu. Et euh ensuite votre première euh vous prenez les mesures qui à prendre rapidement, c'est
l'arrêter pour les cinq personnes qui étaient euh dans le bateau et ensuite vous euh vous communiquez évidemment sur cet arrêté. C'est ce qu'on a fait alors avec des communiqués de presse à ce moment-là. Et puis ensuite vous envisagez et vous essayez d'anticiper. C'est ça votre responsabilité quand vous êtes au gouvernement. Et donc cette anticipation-là, la première chose a été de demander où en était la préparation de notre système concernant les stocks, concernant euh les différents établissements, ce que nous avons fait et puis maintenant, on est dans une phase et notamment qu'on travaille avec les scientifiques des différents scénarios qui pourraient arriver, donc des modélisations pour pouvoir à chaque fois mettre en face la déclinaison opérationnelle de tout ce qu'il y a à
mettre en place si jamais ces scénarios arrivaient. Merci beaucoup monsieur Califer. Merci monsieur le président. Merci madame la ministre de nous donner quelques précisions. Écoutez au moment où je prends la parole peut-être que vous avez décelé quelques émotions et peut-être une sensibilité particulière et comme vous le voyez, vous le sentez, je viens bien sûr d'un territoire qui a payé un lourd tribu à la crise Covid que nous avons connu tout dernièrement. Je ne sais pas s'il y a eu un véritable retour d'expérience sur nos territoires, mais tout ce que je sais, c'est que euh les États-Unis se sont retirés de l'OMS et que les antiiguyes sont proches des
États-Unis et que les gens vont continuer à circuler euh euh dans un temps qu'on ne connaît pas. Si euh ça va arriver tout de suite, ça s'aggraver tout de suite. Sauf que le président a dit dans sa dernière phrase, il y a une mobilisation pour le reste à venir. Et moi, je m'inscris dans ce reste à venir qui peut-être une aggravation. Madame la ministre pour essayer de corriger les choses que nous avons vécu sur nos nos territoires il y a quelques années, avez-vous mise en place avec la RS fiches réflexes euh actualisé sur le diagnostic et la prise en charge des cas
sévères au cas on aurait eu des cas sévères car vous avez dit qu'on a fait des choses pour la pour la France pour la nation mais souvent On oublie que les territoires ultramarins font partie de la nation. On oublie aussi de les agréger à toutes les mesures qui sont prises. J'aimerais vous demander aussi pour l'outre maire comment vous garantissez l'accès au test. Les tests se faisant euh seulement euh disons dans les euh les euh la Institut Pasteur, nous en avons chez nous, mais est-ce qu'ils font les tests ? Et les tests, il faut avoir une durée de 7 jours, quelque chose ainsi. Euh nous avons lors dernière crise
sollicité des respirateurs. Peut-être qu'il a un terme technique médical le plus précis que nous avons pas vu. Maintenant l'idée savoir est-ce que il y a des la mobilisation des médecins réanimateurs afin qu'on fasse fasse bien sûr pardon l'expression à toute aggravation de la situation de là où nous nous trouvons. Merci beaucoup madame la ministre. Merci euh monsieur le député. Ça me permet de saluer euh les agences régionales de santé avec qui euh depuis le début euh évidemment euh j'ai des réunions une à deux fois euh euh par euh par jour puisque c'est les agences régionales de santé notamment qui sont en lien pour euh hospitaliser les cas qui ont été identifiés
sur le sol et permettre leur hospitalisation. Donc avec les agences de régionales de santé depuis le début, nous travaillons et nous travaillons évidemment avec les agences régionales de santé des outremères aussi. Euh les mesures des agences régionales de santé, c'est évidemment, comme je l'ai dit tout à l'heure, on met tout l'état et les services de l'État et les agences en action à l'anticipation. Il n'y a pas de cas euh à ce jour enremè euh identifié. Euh s'il y avait besoin de réaliser des tests, on est en train de mettre en place mais par le biais des des institut pasteur euh c'est là est
possible sera possible euh de ce que je les experts m'ont encore dit euh hier soir sur les respirateurs. Je l'ai dit, nous n'avons pas d'alerte particulière si on n'est pas dans un virus qui qui a la même cinétique que le Covid. On peut pas calquer le Covid sur ce virus qu'on connaît quand même, sauf s'il y avait une mutation qui arrivait à ce virus mais à l'heure des données actuelles. Et donc je je crois que c'est normal d'avoir des craintes. C'est je comprends tout à fait. Euh et notre boulot est vraiment d'anticiper euh qu'il y ait pas de risque de pénurie ou
de manque de matériel évidemment. Merci euh Adrien Clouet. Merci monsieur le président. Merci madame la ministre. Je pense que cette séance elle est utile et elle est nécessaire. Ça me permettra moi de poser trois types de questions. première, ce c'est les raisons du choix qui a été fait de rapatrier les différents malades de cette euh de de cette forme d'antavirus plutôt que d'opter pour l'hypothèse d'un hôpital de campagne ou d'un hôpital provisoire qui aurait pu accueillir l'ensemble des personnes qui étaient sur le navire et ainsi opérer le travail d'isolement, surveillance, éviter la dissémination et du coup éviter de devoir vous interroger et vous-même de devoir interroger vos services sur les modes de transport qu'on peut prendre les uns les autres en
retournant dans leur pays. D'autant plus que certains pays, je pense aux USA, n'ont pas dispositif unifiés de quarantaine. Et donc c'est là évidemment que le bas blesse sur l'ensemble de la gestion potentielle de la crise à cette heure-là. Euh, on a entendu dire dans les médias qu'il se une des raisons avancées aurait été de préserver la saison touristique à Ténérive. J'espère que c'est pas la raison qui a conduit à trancher et puis surtout, on aurait de toute façon pu accueillir dans un tierlieu faire un hôpital de campagne ailleurs qu'à Ténérif si cette option avait été prise par les partenaires de la France. Deuxème interrogation, à l'heure où on se parle là, combien de gens étons capacés d'accueillir en France dans des soins intensifs si jamais il y avait un besoin plus
important de de d'assurer une oxygénothérapie pour des gens de détress respiratoire ? Combien de personnes aujourd'hui on peut prendre en charge ? Et la troisième interrogation, c'est celle sur les modalités que vous imaginez pour faire la transparence et rendre régulièrement des comptes. Je trouve que cette séance, elle est très utile. Comment est-ce que vous voyez la suite ? Est-ce qu'il y aura régulièrement des points comme ça d'échange ? Est-ce qu'il y aura des séances au Parlement qui seront organisé dessus ? Comment est-ce que vous imaginez les capacités à vous interroger, avoir des réponses à chaque étape de la crise ? Je dis parce que quand même évidemment que la COVID-19 est totalement différent sur la transmission, la létalité. Je fais pas la comparaison sur le fond des effets.
En revanche, on a quand même une expérience de gestion gouvernementale assez baroque à l'époque qu'on a pas tout à fait oublié. Je rappelle quand même sur le calendrier que en janvier 2020, la nouvelle maladie avait été découverte, la COVID. Le 12 janvier, on a vu la séquence génétique qui était partagée par la Chine. Le 24 janvier, la ministre avait dit que ça nous concernait pas. Début février, les spécialistes avaient dit pandémie possible. Le 7 février, la DGS avait avait sorti 800000 masques des stocks. Le 25 février, il y a eu le consensus scientifique d' Nature sur le fait que c'était une pandémie. Le 29, Olivier Verrand avait dit pas besoin de porter un masque. Le 2 mars, l'OMS avait dit il faut dépister tracé isolé. Le 6 mars, monsieur madame Macron était parti au
théâtre en disant il faut sortir. Bon, donc on a vu ce moment-là un peu compliqué. Comment vous imaginez notre dialogue madame la ministre ? Merci. On a un cas symptomatique d'un virus qu'on connaît d'une personne qui était sur un navire et qui est isolé strictement et suivi par des professionnels formés. Ça ça répond à plusieurs de vos questions en fait. Si à la première question à la première question ça répond puisque on chaque état a la compétence pour rapatrier ces personnes. Donc on ne les on peut pas les mettre tous sur un même bateau. Donc
faudrait envisager 23 bateaux hôpital provisoires. On prend quelle équipe ? celles qui travaillent déjà en soins intensifs à Bicha dont les autres patients ont aussi besoin. Donc il est le transfert de ces patients, il y a une bulle de sécurité qui a été faite autour d'eux. Il me semble que chacun d'entre nous, si ces gens étaient de notre famille, auraient souhaité ce rapatriement sur les capacités de réanimation et et ça répond aussi sur les capacités de réanimation. On est on n' pas le même virus dans sa mais même dans sa durée probablement de réanimation ou de choses comme ça. Donc on est on n pas d'alerte sur notre
situation de notre système euh à ce jour et rappeler vraiment que le virus diffuse pas aujourd'hui. Le virus n'a pas diffusé. Notre objectif c'est d'avoir pris les choses à temps. Ça c'est une amélioration depuis le Covid parce que l'OMS s'est organisé. on a eu une alerte et que c'est un virus qu'on connaît. Donc on on a euh tout ce qui est mis en place est fait pour briser la chaîne de transmission. L'autre la dernière de vos questions, c'est comment les points réguliers de transparence et de contrôle ? vous savez que j'ai j'ai été député et que évidemment je me plierai à tout ce qui sera demandé par les parlements
sur la nécessité de venir partager des informations. Mais je l'ai dit pour tous les Français aussi que dès qu'une nouveauté soit le premier ministre soit moi communiqueront dès qu'on avait du nouveau. En tout cas, pour ce qui est de la commission, vu l'état aujourd'hui de l'épidémie qui a été rappelée depuis 1h et3 par la ministre, il y a pas question de mettre en place un protocole de de de communication, de convocation, d'audition systématique. On verra et on s'adaptera au fur et à mesure bien sûr. Et l'audition de ce matin est la preuve que euh on so on tient à être réactif lorsque l'actualité nécessite. Alors monsieur Raten merci monsieur le président, madame la ministre, chers collègues, la crise du Covid a rappelé avec force que l'anticipation sanitaire ne peut pas
toujours être pensée de manière uniforme entre l'hexagone et les territoires ultramarins, mais aussi d'un océan à l'autre compte tenu de leur réalités géographiques, de leurs éloignements et de certaines fragilités structurelles. Aujourd'hui, le risque antairus sans être comparable au Covid interroge sur notre capacité à tirer pleinement les leçons de cette crise pour les outresemèes. Il s'agit d'un virus un virus principalement lié au rongeux, ce qui pose des enjeux de surveillance, de prévention, de préparation sanitaire dans des territoires déjà exposés à certaines pathologies liées à ces animaux comme la leptospyos notamment à la Réunion. dans ce contexte et à l'approche de période de forte mobilité notamment dans la zone
de l'océan Indien, mes questions sont les suivantes, même si vous avez déjà partiellement répondu, est-ce que les outremes disposent de consignes spécifiques par rapport à l'hexagone sur ce type de risque avec une capacité d'adaptation des doctrines et une stratégie logistique garantissant des stocks suffisants et immédiatement mobilisables en cas de circulation virale ? Comment est organisé la surveillance épidémiologique des rongeurs dans les dans les outresem et son articulation avec les agences régionales de santé ? et enfin enfin comment est assuré la vigilance et la préparation sanitaire face au risques émergentes ou importés dans un contexte de forte circulation régionale notamment avec les pays voisins comme l'Afrique du
Sud, la COI Commission Indien dont la France est membre est-elle déjà associée à une éventuelle circulation de la zone ? Merci madame la ministre. Merci. C'est c'est vraiment euh depuis la crise Covid, je crois qu'un des trucs qu'elle nous a appris, c'est et le président euh de la République a eu l'occasion de le redire plusieurs fois et c'est notamment euh son ambition aussi avec Ons, c'est que on ne peut pas euh considérer notre santé, mais qu'elle soit dans l'hexagone ou en notre mer, sans considérer l'interaction avec l'ensemble de l'environnement et notamment des autres pays. Et donc c'est tout le travail euh que nous faisons avec euh le dans sur le sujet One, c'est
aussi l'enjeu que j'ai échangé avec les autres pays actuellement, notamment ceux qui ont des des gens sur le bateau, mais pas que des autres pays pour essayer de de porter cette voie de coordination sur la santé, d'homogénéisation des stratégies sur la santé et enfin redire que les outre pas oublié, j'ai des réunions quasi quotidiennes avec les directeurs d'ont évidemment Il y a les directeurs d'ARS des outres. Très bien. Merci beaucoup. Dernière question, madame Karine Lebon. Merci monsieur le président, madame la ministre, merci pour ce temps d'échange. Alors ma question va rejoindre celle de mes collègues ultramarins. Donc vous avez indiqué échangé avec les autres pays. Mais quels autres pays ? Puisque
vous avez dit les nationalités présentes sur le bateau mais pas que. ce qui laisse un éventail assez large. Alors nos outreemers sont pas seulement des territoires éloignés de l'hexagone. Ils ont des frontières sanitaires actives enfin avec plusieurs bassins régionaux. Donc l'océan Indien, les Caraïbes, l'Amérique du Sud, le Pacifique. La Réunion est connectée à Madagascar, à Maurice, à Mayotte, à l'Afrique australe, à l'Inde. La Guyane partage des frontières terrestres avec le Brésil et le Surinam. La Guadeloupe et la Martinique s'inscrivent dans un espace caribéen où les circulations humaines maritimes et aériennes sont importantes. Mayotte se trouve au cœur de dynamique régional particulièrement sensible avec les Comor et l'Afrique de l'Est. La Polynésie française à Nouvelle-Calédonie
Walice et Futuna sont-elles aussi insérées dans des environnements régionaux où les coopérations sanitaires doivent être pensées avec les pays voisins et dans une politique dans une crise sanitaire. On maîtrise pas la politique de santé des États-voisins, ni leur capacité de surveillance, ni leur protocole de dépistage, ni leur niveau de transparence épidémiologique. Le monde est un village, on a on a l'habitude de le dire. J'aurais tendance à dire que c'est une succession de village et tous les villages n'ont pas les mêmes moyens de santé publique. Donc quelle stratégie spécifique l'État met-il en place pour les territoires ultramarins qui sont à la fois français, européens pour certains et pleinement insérés dans des bassins régionaux non
européens. Est-ce que alors vous avez indiqué échangé avec les ARS mais est-ce qu'il existe un protocole propre aux outreemes pour l'alerte sanitaire, l'information des voyageurs, le contrôle au point d'entrée, la coordination donc avec les ARS, vous avez répondu les les hôpitaux, les ports et les aéroports. Et surtout en fait, pouvez-vous nous garantir que si un foyer épidémique apparaît dans un pays voisin ou dans une zone fortement connectée à un territoire ultramarin ? Pouvez-vous nous garantir que il y a un pilote dans l'avion ? Pouvez-vous nous dire qui décide à quel moment et selon quel critère du renforcement des contrôles sanitaires, de l'information des passagers, du traçage des cas contact ou de la mobilisation hospitalière locale ? Merci. Merci beaucoup madame la ministre.
Merci pour votre question. Vous avez vu que le premier ministre organisait deux régions deux réunions par jour. Ces réunions, elles sont interministérielles. Il existe évidemment les affaires étrangères, les affaires européennes, mais aussi le ministre des transports avec qui nous travaillons, le ministre de l'intérieur. Enfin, euh ces réunions sont interministérielles. Et pour répondre à votre question, évidemment que à ce jour, la question ne se pose pas puisqu'il n'y a pas de cas identifié. Mais comme je l'ai dit, de la même façon que pour l'hexagone, nous anticipons tous les scénarios possibles qui pourraient arriver et donc les questions que vous avez posées, elles se font aussi dans ces scénarios et que nous travaillons, nous déclinons en
interministériel. L'autre chose que je voulais vous dire, c'est que au niveau de l'Organisation mondiale de la santé, il y a à partir de dimanche l'Assemblée générale mondiale de la santé à laquelle je vais me rendre et là aussi j'ai des rendez-vous d'ici là et nos représentants à l'OMS font ce travail là actuellement pour essayer de porter notre notre façon de de notre stratégie pour qu'elle soit aussi internationalisée et que cette coordination mondial puisse se faire et donc ça se fait aussi par un poids apporté à l'OMS de la France. Très bien. Merci beaucoup madame la ministre. On est arrivé au bout des
questions. Merci à vous chers collègues d'avoir participé à cette audition et une nouvelle fois je vous remercie a votre équipe d'avoir répondu rapidement à notre invitation à venir vous exprimer et donner toutes les informations nécessaires à la représentation nationale. On fait une pause de 2 minutes, pas plus mais vraiment 2 minutes maximum parce qu'on a encore un dernier point à l'ordre du jour et je regarde monsieur le Suelul que j'invite à se rapprocher de la de la tribune. Merci beaucoup madame la ministre.
Voilà mes chers collègues, au cours de la conférence des présidents du 28 av groupe socialiste apparenté a fait savoir qu'il souhaite exercer son droit de tirage pour la création une commission d'enquête sur les causes et les conséquences de l'augmentation de la pauvreté notamment pour les travailleurs seniors et les personnes âgées et les manquements des politique publique pour y faire face. La proposition de résolution créant cette commission d'enquête étant envoyée à notre commission, il lui appartient de constater si les conditions requises pour cette création sont remplies. Nous voudons nous devons d'abord désigner un rapporteur à cette fin et j'ai été saisi la candidature de Gérard Le Seul qui est à mes côtés. S'il n'y a pas d'objection et bien il est désigné rapporteur
aussitôt dit aussitôt fait et je lui donne tout de suite la parole. Merci monsieur le président, mesdames et messieurs des députés, chers collègues, je vous remercie de m'accueillir dans cette belle commission. Nous sommes effectivement réunis aujourd'hui dans le cadre du droit de tirage du groupe socialiste apparenté sur la la recevabilité de la proposition de résolution tendante à la création d'une commission d'enquête sur les causes et les conséquences de l'augmentation de la proprie en France et notamment chez les travailleurs seigneurs et les plus de 65 ans. Le constat qui motive cette initiative est sans appel. La pauvreté gagne du terrain dans notre pays. Selon les chiffres de l'INC en 2023. Le taux de pauvreté monétaire dans notre pays a
atteint 15,4 %, soit son niveau le plus élevé depuis 1996, date à partir de laquelle l'INC commence à mesurer cette donnée. Derrière ce pourcentage se casse se cache une réalité humaine brutale. 9,8 millions de nos concitoyens vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. Alors bien sûr la pauvreté est avant tout financière mais elle n'est pas qu'une affaire de revenu. Elle est aussi voire essentiellement une privation de dignité au quotidien. Or entre 2013 et 2025 le taux de privation matérielle et sociale a progressé passant de 11,7 % à 13,1 %. L'une des illustrations les plus criantes de cette précarité est le droit fondamental au logement et à la chaleur.
Début 2025, plus de 11 % des Français déclarent ne pas pouvoir chauffer suffisamment leur logement contre moins de 7 % en 2020. Ce sont les chômeurs, les locataires du parc social, les familles monoparentales et nos anciens qui subissent de plein fouet cette dégradation. On le sait, la pauvreté implique de nombreuses précarités. précarité sanitaire, alimentaire, mobilité limitée et notamment pour nos plus aînés. L'ensemble des associations de solidarité en atteste. Les seigneurs fréquentent de plus en plus les différents dispositifs locaux d'aide alimentaire. Les associations comme les petits frères des pauvres alertent depuis plusieurs années sur la hausse continue du taux de pauvreté des aînés,
le sentiment d'abandon des personnes concernées et la complexité croissante des démarches administratives dématérialisées. 2 millions de seigniors vistent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté fixé à 1216 € par mois pour une personne seule. Le taux de pauvreté des 65-74 ans est passé de 7,5 % en 2017 à 10,6 % en 2023 selon l'INC. La pauvreté des seigneurs résulte notamment d'une combinaison de trajectoire professionnelle fragilisé, chômage, temps partiel subis, carrière féminine discontinu, de réformes qui reculent les droits sans filets suffisants et d'une difficulté structurelle à accéder au dispositif d'aide existants. Face à cette situation, il est de notre devoir de
parlementaire d'interroger l'efficacité de nos politiques de solidarité. La commission d'enquête que nous vous proposons de créer doit ainsi non seulement évaluer la capacité des politiques publiques à prévenir la pauvreté, mais aussi investiguer la manière dont les politiques conduites depuis 10 ans ont pu aggraver ou non la situation des personnes précaires dans notre pays. Cette question n'est sans doute pas totalement consensuelle, mais j'estime que les chiffres que j'ai rappelés nous obligent à regarder cette réalité en face. Cette commission d'enquête devra donc dès lors poursuivre un triple objectif ambitieux. d'abord dresser un état des lieux précis de la hausse de la pauvreté sur la dernière décennie enant en analysant finement l'impact selon l'âge, la situation
familiale ou professionnelle. Ensuite, identifier les causes profondes.
Stéphanie Rist