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interviewPublic Sénat· 11 mars 2026 28 min

Municipales : Le RN en quête de crédibilité locale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

sur cette antenne et on continue notre tour de la campagne on vous emmène au coeur de ces campagnes sur le terrain ici une ville où se joue bien plus qu'une municipale un avenir présidentiel ancien bastion communiste ravi par la droite Le Havre est depuis 2010 le chef de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. Le maire sortant embrigue un troisième mandat et fait de ce scrutin une condition pour le maintien de sa candidature pour 2027. Mais la présence dure à L'Assemblement national pourrait bien permettre aux communistes de récupérer la ville.

Reportage en campagne signé Gaspard Bunel. Le Havre, sa plage, son port et sa figure, emblématique. Edouard Philippe, en poste depuis 2010, ne compte pas quitter son siège et veut rempiler pour un troisième « Nous prenons la campagne électorale au sérieux.

Et en réalité, quand on dit que nous prenons la campagne électorale au sérieux, c'est surtout qu'on prend les avraises et les avrais au sérieux. » Derrière son attachement à la cité-océane, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron mène sa campagne à horizon 2027. Premier candidat déclaré à l'élection présidentielle dès 2024, il a fait de sa victoire à Vraise une condition pour la course à l'Elysée.

Mais aujourd'hui, il tente de rassurer. Il est entièrement des voués aux enjeux locaux. Je crois qu'avoir un enracinement local, avoir un chez soi, avoir un endroit où on a appris, on a rencontré des gens, on a transformé des choses ou parfois on a réussi et où parfois on a échoué.

Être enraciné et détenir ce mandat de maire. C'est extrêmement précieux dans toute l'action politique. Annoncé deuxième au second tour en cas de triangulaire, Edouard Philippe Tang et voit la gauche contrarier ses plans.

Jean-Paul Lecoq, député communiste de Seine-Maritime, tient la barre d'une union des gauche, hors LFI. Ce serait tellement bien, tellement bien. Des fois on n'y croit pas trop mais bon.

L'ancien électricien axe sa campagne sur le logement, l'accès aux soins et la gratuité des transports. Lui ne Il ne veut pas entendre parler des élections nationales. Ma grand-mère a dit qu'il ne faut jamais chasser deux lièvres à la fois.

Après, peut-être qu'il n'a pas la même grand-mère que moi. Et même si, monsieur le journaliste, vous me posez la question de la question de nationalisation par Édouard Philippe, je vous répondrai le Havre, je vous répondrai l'avenir des Havraises et des Havrais, je vous répondrai les enjeux Havrais sont pour nous la priorité. Un autre candidat tente d'exister dans ce scrutin local. « Bonjour mesdames, le programme des élections, la liste de droite. » Frank Keller, candidat d'extrême droite pour l'union UDR Rassemblement National.

Il fait campagne au Havre le week-end et officie en tant que conseiller municipal la semaine à Neuilly sur scène, ce qui lui vaut l'étiquette de « parachuté ». « C'est une blague, c'est quoi un paraffutage ? Qu'est-ce que ça veut dire quoi un paraffutage ?

Est-ce que maintenant on juge les gens sur leurs origines ? Si M. Philippe ou si la gauche veulent juger les gens sur leurs origines, c'est quand même assez paradoxal.

Dans sa quête pour l'hôtel de ville, Frank Keller peut compter sur le soutien national de l'état-major de l'extrême droite. Jordan Bardella, Eric Ciotti ou encore Laurent Jacobelli, invités d'honneur de son meeting à Vrai. Devant plus de 200 électeurs, le porte-parole du RN ne s'en cache pas, les regards sont déjà tournés vers 2027.

Et en 2027, nous sauverons ce pays que nous en entendons. Mes amis ici, au Havre, vous allez écrire l'histoire. Avec un seul vote, on peut envoyer deux messages.

Oui, Edouard Philippe doit être changé comme maire parce qu'il n'a pas fait le travail. Et oui, effectivement, on rejette la Macronie parce qu'il en est l'incarnation. Les Havrais, eux, espèrent la levée du brouillard politique le 22 mars prochain.

Et on va regarder ensemble la liste de l'ensemble des candidats à la mairie du Havre et on vous le rappelle, le premier tour de cette élection. C'est dimanche, on va analyser tout ça avec nos experts, nos éditorialistes. Bonjour Françoise Degore.

Bonjour ma chère Henriette. Merci beaucoup d'être là et bonjour Hubert Coudurier. Merci également d'être avec vous directeur de l'information.

Mon cher Hubert, la droite est de retour, c'est ça du journal Le Télégramme. Voilà j'ai fini, la droite, la gauche, tout ça. On va commencer par la campagne des municipales au Havre et on l'a vu, au Havre c'est le chef d'Edouard Philippe et Edouard Philippe Françoise, il joue bien plus qu'une campagne municipal dans cette... – Oui, alors je vais enfoncer les portes ouvertes.

Edouard Philippe s'est lancé à un défi. Alors je le soupçonne d'avoir fait exactement ce qu'avait fait François Hollande. Il faut avoir un peu de mémoire.

François Hollande avant de se lancer dans la présidentielle, c'était lancer le défi de devenir président du conseil général de corrèze et il avait gagné en en faisant un triomphe alors que tout le monde savait dès le premier tour de chauffe que de toute façon cette élection ne pouvait pas lui échapper je pense qu'édouard philippe a voulu se propulser par rapport au panier quand je dis ça c'est pas le panier de crabe mais un peu quand même en tout cas par rapport aux autres se propulser en étant le vainqueur le triomphateur parce que c'est toujours très important d'être élu ou réélu et que d'une certaine Là, il y a quelque chose, il y a un dérapage dans le scénario parce que la réalité, c'est que les gens se disent oui ou non. Il est quand même en difficulté, en grande difficulté. Ce serait donc le 22 mars, un séisme total, parce que c'est l'élimination directe d'Edouard Philippe dans la campagne présidentielle.

Et le RN ? Pardon, Hubert, la donne par rapport à la dernière fois, c'est qu'il y a un candidat Et on imagine que le Rassemblement national va essayer d'éliminer Edouard Philippe de la course à la présidentielle dès le 22 mars. Comme partout, mais moi je ne fais pas de pronostic.

Il y a une prise de Édouard Philippe, c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron. Je ne dirais pas que le souvenir s'efface. – Oui, il y a un inventaire qui est créé. – Par rapport à Sébastien Lecornu, un petit avantage.

Ensuite, c'est le début du Premier quinquennat, avec des mesures économiques et fiscales, plutôt disons une première année en tout cas assez positive dans l'ambiance, jusqu'à l'affaire Benalla qui a commencé à marquer les difficulté. C'est un homme qui a une stature, qui est aussi grand, ensuite parce que il est responsable et qui à part quelques accros, notamment on lui a reproché les 80 km heure. Et puis la gestion des gilets jaunes aussi il est quand même un peu dedans.

Les gilets jaunes, bon ça a été très difficile mais pour tout le monde, on ne peut pas le lui apputer. Il y a eu l'affaire de Notre-Dame-des aussi, qui est quelque chose qui l'embarrasse un peu. Mais au-delà de ça, je veux dire, dans le tableau de la droite, c'est pas pour rien qu'il surplombe tout le monde, même si sa popularité quand même a baissé.

Est-ce lié aux propos par lesquels il s'est maladroitement distancié du président de la République ? Est-ce lié aussi à l'entrée en scène de Bruno Retailleau ? Parce qu'il était seul, en fait, jusqu'alors.

Et puis maintenant, il y a quand même beaucoup de concurrents à droite. Toujours est-il que cette élection est pour lui un prérequis, mais qu'effectivement, s'il était battu, ça change tout à droite, puisqu'on retrouverait Retailleau face sans doute à Gabriel Attal. Et ce serait une clarification, mais avec des candidats qui sont quand même 10 points en dessous de lui, même si lui-même a perdu 10 points.

Oui, mais parce que moi, je ne sais pas s'il faut...

Vous avez raison sur...

Je vais peut-être un peu vite, là. Je suis absolument d'accord avec vous. Je veux dire, c'est important d'aller un point plus un point égal entrée quand même en politique.

Ce n'est pas la peine non plus de se complexifier, évidemment. Je pense aussi quand même qu'Edouard Philippe a chuté parce que c'est l'entrée dans l Vous pouvez rester un candidat fantasmé. C'est merveilleux et c'est ce que disait Jacques Lacan.

Il y a un de ses élèves qui disait « Maître, qu'est-ce que c'est le réel ? » Et Jacques Lacan répond « Royal ». Le réel, c'est quand on se cogne.

Et ça arrive toujours aux gens qui surplombent avant de rentrer dans l'atmosphère, c'est arrivé un nombre à calcul à deux fois. Bon, il s'est cogné au réel. Et là, par contre, s'il se cogne véritablement à la réalité d'une défaite au Havre, on peut carrément dire que c'est véritablement terminé.

C'est pas la peine d'essayer de revenir, de refaire la course, etc. Il n'y arrivera absolument pas. – Il est un peu… il a un côté un peu grand commis de l'État, un peu comme Dominique de Villepin dans que c'est différent.

Effectivement, c'est plus tout à fait le genre d'homme politique aujourd'hui qui gagne les élections. – Il a besoin de cette décor en tout cas. – Il a un bilan qui n'est pas mauvais. – Mais il a eu raison de conditionner sa candidature.

Et il avait d'autres choix d'ailleurs que de conditionner sa candidature à la présidentielle. – Écoutez, il a pris son risque parce qu'il a besoin de faire la différence. Déjà, là où je suis d'accord avec Hubert, c'est qu'il s'est complètement planté d'être celui qui tient le couteau et le parricide, même s'il ne l'a pas fait et de cette manière-là, eh bien il n'en avait pas besoin. – Il a été très explicite et il a été suivi ou précédé par Gabriel Attal, le parricide comme ça à vouloir tuer l'homme qu'il a révélé en fait parce que c'est quand même qui connaissait Édouard Philippe, maire du Havre à part second précieux d'Alain Juppé. – C'est vrai que c'est Macron qui l'a fait malgré tout. – Donc c'est Macron qui l'a fait. – Mais en même temps il est entré effectivement, il s'est lancé avant tout le monde ce qui est aussi une garantie mais ses partisans attendent maintenant le fameux plan massif c'est à dire qu'en gros, ses partisans ne l'entendent pas suffisamment, il ne s'exprime pas, il était un peu trop en surplomb et en réserve. – Oui et c'est pour ça d'ailleurs je pense qu'il prend ce risque parce qu'il a besoin de l'onction à nouveau du suffrage universel, de l'onction à nouveau électorale pour mettre le start vous savez c'est pas de la com, c'est vraiment des mécaniques de politique assez classiques, assez simples.

Je jurerais même que si d'aventure il était élu le 22 mars il est tout à fait capable d'avancer sur la présidentielle directement dès le soir du 22 mars. N'oublions pas que c'est quand même un homme qui prend des positions parfois assez courageuses sur la retraite à 67 ans, sur l'accord de 68 avec l'Algérie il a dit d'ailleurs, il a donné une interview au point dans lequel il se disait en colère par rapport à ce manque de courage des hommes politiques aujourd'hui et finalement quelque part les français ne rejettent pas complètement ce genre d'augure c'est-à-dire que la démagogie, la facilité vous voyez à quel point aujourd'hui dans le contexte international les marges de manœuvres budgétaires sont tellement étroites qu'on ne sait pas trop ce qu'on va faire ça peut aussi le servir c'est un peu un mystère Hubert le père il n'est pas le seul père fouettard dans la ménagerie écoutez Bruno Retailleau et Gabriel Attal qui ne sait plus comment zigzaguer comment prendre à la fois à la droite et à la fois à la gauche si vous C'est pour ça que c'est Élise et Gabriel Attal. Mais honnêtement, Édouard Philippe n'est pas le seul père fouettard.

Sur l'économie et sur les réformes économiques, un peu quand même. – Allez, on poursuit notre tour de France de la La campagne, on passe du nord au sud-sud. On va à Perpignan.

Bonjour Pierre Mathis. Merci d'être la rédacteur en chef du journal L'Indépendant. Pierre, vous organisiez hier le débat entre les candidats à la mairie de Perpignan.

Alors, on va faire avec vous un point sur cette campagne avec un maire sortant, Louis Alliot, qui est en situation plutôt favorable ? Oui, en tout cas, le dernier pointage, comme on dit en sport, il date du mois de décembre. Nous, l'indépendant, on avait fait trois listes à gauche et une liste à droite.

Depuis le mois de décembre, quand même, la situation a un petit peu évolué. Tout le monde s'est un peu recentré. La liste à droite, entre-temps, a reçu l d'Horizon, du MoDem des Républicains de l'UDI.

Donc c'est un petit peu renforcé à ce niveau-là. La liste de gauche soutenue par l'EPS et places publiques, a fusionné avec une liste du centre. Et pour finir, Louis Alliot lui-même a proposé une liste assez surprenante puisqu'il y a 11 conseillers municipaux de la précédente liste, celle de Jean-Marc Bujol, c'est-à-dire celle du maire qui l'avait battu en 2020.

Il y a même quelques anciens de l'époque de Jean-Paul Alduit. Donc je vais vous dire si on est sur une normalisation au centre où tous les candidats essayent de capitaliser sur l'électorat du centre pour élargir leur base. – Et juste, Pierre, parce qu'il y a quand même une ombre qui plane sur le maire sortant Louis Addo, c'est le jugement du procès en appel des assistants européens du Front National. – Oui, alors c'est vraiment une ombre parce que c'est un sujet qu'il a réussi à ne pas trop évoquer pendant la campagne.

Il n'était pas notre débat d'hier, il était représenté par un de ses Xavier Colistier, Xavier Baudry. Il n'est pas non plus sur un débat de nos confrères de France 3. Si vous voulez, effectivement, il y a une énorme interrogation sur l'avenir de Louis Alliot comme maire de Perpignan, puisque je rappelle très rapidement le le calendrier judiciaire.

Le 7 juillet, on aura la décision définitive du tribunal en appel et il faut savoir que les réquisitions demandent trois ans d'inéligibilité pour Louis et à Lyon. Il ira plus que probablement en cassation, si le jugement ne lui convient pas, et cette cassation risque de prendre une petite année. Probablement le jugement devrait être rendu avant les présidentielles.

On comprend tout à fait pourquoi, puisqu'il est dans le même cas par exemple que Marine Le Pen. Donc ça veut dire que si les choses se passent mal pour lui, si la justice confirme l'inégibilité, il est plus maire de Perpignan dans un an. Et on ne sait pas quel plan a été mis en place, quelle solution de rechange et les électeurs vont voter sans savoir qui sera éventuellement maire d'ici de l'indépendant.

Merci Pierre Matisse. Pierre le disait, Hubert, Louis Alliot c'est un candidat favori mais finalement au sursis il y a une onde judiciaire. Oui alors d'abord regardons l enjeu du sud pour les candidats du rassemblement national.

Perpignan et Toulon semblent acquis, Toulon alors la valette. En revanche...

Alors Toulon, il y a des sondages qui sont de la mère sortante gagnante au second José Massy parce qu'il aura un accord avec la gauche. On en reparlera. Les enjeux c'est aussi Nice, Éric Ciotti et Marseille.

Bon on n'y croit pas trop mais quand même là pour le coup ça serait un séisme. En tout cas il y a un gros enjeu pour le rassemblement national dans des grandes villes du sud. Perpignan il est maire depuis longtemps, il a un bon bilan, un bilan évidemment sécuritaire comme tous ces maires qui effectivement ont développé, vidéoprotection, police municipale, aux effectifs mutés par deux ou trois, ce qu'on n'ose pas encore faire et qu'on commence à faire dans l'Ouest de la France que je connais bien et pour cause.

C'est un homme aussi assez peu connu, Louis Alliot. Finalement, c'est un historique du Rassemblement National. Il a été directeur de cabinet du Front National.

Il a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. On peut se demander d'ailleurs s'il avait été nommée élue présidente du Rassemblement National à la place de Jordan Bardella, ça aurait peut-être changé la face de l'histoire pour les élections présidentielles. C'est un homme intelligent, cultivé, qui a fait des études de droit assez poussées.

En fait, il reste encore largement déconnu. C'est donc, à mon avis, une interrogation sur la suite. Je suis d'accord sur la personnalité de louis à l'eau de louis adieu tout à fait et mais je ne suis pas d'accord alors je suis c'est un défi pour le rassemblement national le rassemblement national doit démontrer qu'il peut gagner autre chose que perpignan donc il ya deux cibles il y a marseille avec franck alizio que personne n'a vu arriver et que personne au début de la campagne ne voyait il ya une forme de faut pas sous-estimer l'adversaire et franck alizio est parfaitement marseillais dans le contexte de marseille c'est à dire que voilà il est véritablement c'est un vrai match entre alizio et benoît paillant alors que ça aurait pu être vraiment le poids lourd le poids lourd contre le poids plume en réalité personne n'a vu arriver franck Donc Alizio a ces hauteurs-là.

Deuxième point, Laure Lavalette à Toulon. Toulon, première ville de plus de 250 000 habitants conquise en 1995 par Jean-Marie Le Chevalier à l'époque Front national. Et Toulon, ce serait un retour, si vous voulez, vers le futur, si lors Lavalette prenait Toulon.

La réalité, c'est qu'on sait très bien qu'il y a...

On le sait très bien, évidemment, qu'il y a un accord entre José Massy qui a succédé à Hubert Falco, qui est la mère sortante, avec cette droite modérée assez républicaine. Il y aura un accord avec toute la gauche et tout l'on. Évidemment, pour moi, je ne mets Je suis d'accord avec Hubert sur est-ce que le RN arrive à reprendre Toulon, à prendre Toulon et donc à accrocher un scalp et un vrai trophée supplémentaire.

C'est un enjeu pour eux. Et moi, ce que je vais aller regarder, c c'est est-ce que le front républicain fonctionne encore ? Et si le front républicain fonctionne, vous avez Laure Lavalette qui est à 38, entre 36 et 38, donc très largement devant la mer sortante qui est à 21 et à 22.

Mais vous avez toute la gauche, le centre. centre-gauche et centre-droit. Avec des divisions de la droite au premier tour ?

Oui, avec Michel Bonnus, bien sûr, qui est l'ancien rugbyman du RCT. Michel Bonnus, sénateur républicain, qui lui est un peu dans les choix 14. Donc la réalité est qu'à Toulon, il y a deux enjeux.

Est-ce que le RN peut reprendre cette ville ? – Je crois que vous sous-estimez quand même le travail de terrain de l'Or-la-Balette. – Je peux finir la Le deuxième enjeu qui va être majeur pour la présidentielle à venir, est-ce que le front républicain fonctionne encore ?

Tout le monde dit que ce front républicain est mort. Moi je pense qu'il ne l'est absolument pas. Mais pardon François, quel front Je vous dis juste que pour le moment Le front républicain sur Toulon Il n'y a aucun problème C'est la gauche, le centre-gauche Et les modérés Et la droite républicaine face au rassemblement Mais plus généralement Est-ce que c'est municipal Il devrait être un anciennement pour le front – Le fond républicain est lequel ?

Moi, je pense qu'on aura un double fond républicain de toute façon. – Je suis part tourner à Toulon depuis six mois, donc ça a peut-être évolué, mais je ne crois pas beaucoup. Elle a fait un gros travail de terrain.

La droite est quand même éparpillée face au depuis la fin d'Hubert Falco qui a renié ses héritiers, je ne crois pas du tout que la droite puisse conserver. C'est le mandat qu'il y avait des confiés à Falco par Jacques Chirac. Mais je ne pense pas du tout que la droite reprenne la main et elle était la favorite.

La surprise des dernières semaines, c'est plutôt de savoir ce qui va se passer à Nice. Je pense qu'elle ne va pas gagner à Toulon. On peut avoir des surprises.

Par ailleurs, on va avoir de toute façon beaucoup de surprises, notamment le score de Ciotti qui paraît irréversible. Tout le monde se demande même s'il ne sera pas élu directement dès le premier tour Eric Ciotti. Ça c'est une vraie surprise.

On va parler justement de la droite françoise. Il va être scruté par les républicains et après on parlera du cordon sanitaire mais on va écouter Gérard Larcher, le président du Sénat sur les ambitions des républicains pour ces municipales. Notre ambition c'est que j'allais dire la vague bleue, la vague du centre et de la droite soit au rendez-vous dimanche.

Il peut y avoir une vague bleue? Non mais il y a le problème de...

La glette Hubert? Non je crois que la petite vaguelette. Ils n'en parlent plus de vague bleue.

Bah ils n'entendent pas les là. Oui mais c'est peut-être une erreur parce que autant le RN n'a rien à perdre, il a déposé 600 listes mais il a très peu d'implantation locale, autant la droite. Elle était puissante, elle risque de perdre Paris, elle risque de perdre Nîmes...

Elle va perdre Saint-Etienne à coup sûr. Je pense qu'elle peut gagner nier Nantes. Donc là, on n'est pas d'accord avec Françoise.

Mais je pense qu'à Nantes, elle a réussi, contrairement aux autres villes dans l'Ouest, à faire l'Union. D'ailleurs, ça agace un peu la présidente du Conseil général des Pays de Loire parce qu'elle estime qu'on ne lui a pas rendu l'appareil sur Rennes. – Christelle – Christelle Morencet, parce qu'ils sont désistés, bien sûr, parce que Nathalie Ampéré, en faveur des Républicains, c'est la mère de Rennes, socialiste. – Oui, pardon, pardon, excusez-moi. – Mais je pense que pour les Républicains...

Il va y avoir l'histoire qui va influer malgré tout l'échec ou pas d'Edouard Philippe au Havre qui aura un impact, un don négligeable. Mais malgré tout, je pense que pour les Républicains, il faut essayer de sauver des meubles. Là, c'est plutôt ça.

Je suis d'accord avec Hubert parce qu'on ne regarde que les grandes villes. Alors, c'est vrai que si on regarde que les grandes villes, si on et la droite. Moudin qui est en immense difficulté à Toulouse et Toulouse peut être reprise par la gauche.

Si on regarde par exemple Saint-Etienne, je le dis, eh bien c'est Régis Jouanico pour le Parti Socialiste, sans LFI, qui est très largement en tête dans les sondages si on regarde amiens alors on regarde les grandes vies mais regardons il ya beaucoup de gens qui ont quitté les républicains c'est bien sûr boudin qu'à toulouse donc oui mais d'accord mais si on parle de la droite et je pense que bruno Retailleau il a besoin d'accrocher deux scalps pour sauver sa soirée électorale le premier scalp c'est Paris est-ce que Rachida Dati malgré ce qu'elle dit fait accord avec Sarah Knafo auquel cas Paris deviendrait le laboratoire géant de l'union des droites pour la présidentielle avec pourquoi pas Sarah Knafo qui se dit je peux être l'alternative à Bardella moi dans cette histoire voyez ce que je veux dire Paris c'est immense l'enjeu et Bruno Retailleau a besoin d'accrocher le scalp de Paris et puis de Nantes et de Nantes voilà on peut dire ça il a gagné on peut dire que les républicains auront gagner leur soirée pop-corn s'ils ont ces deux villes s'ils n'ont pas ces deux villes et bien ils feront grisemine parce que il restera quand même beaucoup d'endroits où ils vont être battus ils vont perdre beaucoup de villes les républicains. Il y a un truc qui est quand même assez marrant c'est que 95 % des maires vont être élus au premier tour. Plus de 60 % je crois des villes n'ont qu 'une liste.

On dit que l'enjeu local est prédominant et effectivement les français aiment leur maire alors qu'ils rejettent les sites nationales. Mais dès le premier tour, la première préoccupation ça va être de nationaliser l'élection pour en tirer des enseignements à partir des grandes villes. Mais bien sûr on va faire ça à partir des grandes villes mais moi je voudrais dire deux choses par rapport à ces municipales.

D'abord je pense qu'elles sont invisibilisées en une minute. Je pense que évidemment comme pour 2020 elles ont été percutées par l'actualité internationale, 2020 c'était le Covid là c'est la guerre en Iran. Je pense qu'il y a des débats qui sont annulés tout simplement parce que les chaînes voient leurs audiences plonger.

Les gens n'ont pas la tête à ça, ils ont la tête à la guerre. Elles ont été invisibilisées et elles sont assez illisibles. Parce qu'est intervenu ce que vous disiez dans les 15 derniers jours, avec les dérapages antisémites de Jean-Luc Mélenchon, est intervenu le dilemme qui va se poser pour tout électeur de gauche.

Est-ce qu'il vaut mieux perdre une élection que son âme ? Avec LFI, ça va être le cas à Toulouse mais pas simplement. À Avignon, à Limoges, vous allez voir.

Ce dilemme-là va intervenir à gauche et le même dilemme, quoi qu'on en dise, il n'est pas une évidence folle pour la droite républicaine de gagner des villes avec l'extrême de droite, ça n'est pas encore quelque chose peut-être que sur les plateaux ça se discute mais dans les faits, pas évident donc elles sont illisibles pour moi à l'heure où on se parle, j'ai jamais vu un scrutin municipal aussi peu lisible je suis incapable de vous dire moi si Emmanuel Grégoire va gagner ou Rachid Alati, par exemple. À trois jours du scrutin, on savait déjà qu'Anne Hidalgo gagnait. Au niveau des enjeux, parce que non seulement le national, mais maintenant l'international écrase le local, mais en plus il y a des tas d'enjeux qui ont pris beaucoup d'importance et notamment le narcotrafic sur lesquels les maires n'ont pas vraiment la main.

Donc si vous voulez, c'est vrai que la démocratie locale a du mal à vivre dans ces conditions. Alors il y a par exemple hier, c'est génial que vous parliez de ça, Hubert, parce qu'hier il y a une photo qui m'a à la fois fait de la peine, qui m'a heurté, qui m'a un peu brisé le cœur et que j'ai trouvé un peu malaisante. C'est Amine Kessassi qui fait campagne sur le marché à Marseille, il est numéro 3 de la liste de Benoît Payan avec trois policiers de la BRI masqués, armes au poing pour le protéger.

Et donc là je trouve qu'il y a quelque chose qui a basculé dans cette campagne. La question est-ce qu'il faut faire...

Quand on est menacé de mort, est-ce qu'il faut faire un marché en risquant sa propre mort et la mort des gens qui sont autour, etc. Ça c'est une autre question. Mais quand même cette image, elle va rester pour moi.

Elle est un peu passée inaperçue dans le chambardement iranien. Mais cette image dit tout de ce que, exactement de ce que vient de dire Hubert, incroyable, le narcotrafic se soit invité dans la campagne à ce point. Il faudrait que pas que les élections qui suivent et notamment les présidentielles, soit elle aussi invisibilisée, comme elle l'a été par l'invasion de l'Ukraine. – En 2022 ? – Parce qu'effectivement la France change, il y a des enjeux extrêmement lourds aujourd'hui, il ne suffit pas de déployer le porte-avions au large de la Méditerranée pour résoudre les problèmes et pour exister au niveau international.

Et donc il va falloir que ces débats, au-delà des thèmes récurrents sur cordon sanitaire ou pas à l'égard de l'extra droite, mais aussi de l'extrême-gauche, qui sont des débats qui structurent notre vie politique depuis toujours, et qui commencent quand même un peu à s'effriter. Que les vrais débats, les vrais enjeux économiques et stratégiques soient occultés. Je suis d'accord avec Hubert.

Moi c'est ma grande angoisse, honnêtement. Vu comme on est parti sur ces municipales, je crains le pire, si vous voulez, avec finalement une présidentielle qui ne se fera qu'à coup de sondage et ça va être la jungle entre les sondeurs pour être celui qui fait le plus grand coup. Regardez ce sondage qui sort aujourd'hui avec Bardella et Mélenchon d'un seul coup en finale de présidentielle.

Ce qu'on oublie d'expliquer, c'est qu'il arrive Mélenchon en finale de présidentielle parce qu'il y a trois candidats ou quatre candidats à droite, ce qui n'arrivera jamais. Il n'y aura jamais Gabriel Attal et Edouard Philippe ensemble candidats. Et donc on crée comme ça des mouvements, on crée finalement, on crée des cabanes comme ça, on crée des choses virtuelles et on a besoin d'un vrai On est à un tournant parce que 45 % effectivement des français votent pour les extrêmes mais il y a encore 55 % qui ne le font pas et on est à un point de basculement.

Et J-4, on suivra bien évidemment la fin de cette campagne mais avant de se quitter je voudrais qu'on parle de ce petit pince qu'on a tous puisque Public Sénat est partenaire de l'opération une jonquille contre le cancer lancé par l'institut Curie et cette année la campagne met la lumière sur la recherche contre les cancers métastatiques qui représente près de 80 20 % des décès liés au cancer. Les chercheurs ont besoin de vous. Vous pouvez faire un don, vous le voyez, de 10 euros en envoyant dons, 10 par SMS au 92 002 ou en ligne sur le site unejonquillecontrelecancer .fr.

Chaque euro on compte pour permettre aux médecins de faire reculer les cancers et d'améliorer également la qualité de vie. On l'apporte tout loin de Mars, c'est ça ? C'est jusqu'au 20 mars !

Il faut quand même dire que sur les cancers, la recherche fait des progrès c'est fantastique, mais que la prévention reste fondamentale. – Exactement. – Les cancers deviennent des maladies chroniques, effectivement. – Et vous avez vu du coup le numéro, le site pour faire un don à l'Institut Curie.

Merci beaucoup Françoise Merci Oliver Coudurier d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve Zoban, avec grand plaisir.

Très bonne journée.