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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 mars 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Sébastien Chenu : "Macron a peur de la réaction de la communauté franco-algérienne !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce un camouflet pour la France ou pour Bruno Retailleau ?

  • 1:28RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il a cédé ? Parce qu'au final, il a fixé un ultimatum.

  • 1:41OuverteRéponse directe

    Qu'aurait-il dû, pu faire différemment ? Qu'est-ce que vous, vous auriez fait ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Parmi les leviers d'action évoqués, notamment l'aide au développement et le blocage des transferts de fonds privés, qu'en pensez-vous ?

  • 3:09RelanceRéponse partielle

    Ça veut dire que ça va être extrêmement pénalisant pour les Algériens qui vivent en France ?

  • 4:26RelanceRéponse directe

    Sur les transferts d'argent, je suis très dubitatif, parce qu'il existe pléthore d'applications mobiles de transferts d'argent.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32Invité politiqueFait
    « C'est évidemment une humiliation d'abord pour notre pays. »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « qui avait donné six semaines en transférant une pauvre petite liste de 60 noms. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « Je vous rappelle que le nombre d'Algériens en 10 ans a augmenté de 23% en France. »
  • 1:08Invité politiqueChiffre
    « Mais le nombre de détenus algériens dans nos prisons a augmenté dans ces mêmes 10 années de 117%. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « et que l'Algérie devrait reprendre, qu'elle ne veut pas reprendre, et pour lesquels, je suis désolé de le dire, le gouvernement est bien faible. »
  • 2:41Invité politiqueChiffre
    « Vous avez l'aide au développement. Vous avez la pression à faire sur la mosquée de Paris et ses 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dont on ne sait pas trop d'où ils viennent. »
  • 4:17Invité politiqueFait
    « D'ailleurs, le régime algérien, et c'est l'ancien ambassadeur de France qui en parle le mieux, Xavier Driancourt, nous dit que le régime algérien ne respecte que la force. »
  • 7:04Invité politiqueChiffre
    « Je vous rappelle d'ailleurs au passage que l'Algérie doit 45 millions d'euros aux hôpitaux français. »
  • 7:28Invité politiqueFait
    « Et qu'Emmanuel Macron, parce qu'il a peur de la réaction de la communauté franco-algérienne en France, et d'ailleurs en disant ça, il pense qu'elle va prendre forcément partie, »
  • 9:21Invité politiquePromesse
    « On aurait d'abord commencé effectivement par rompre, par revoir les accords de 68, en tout cas par les abrocher et les rompre, »
  • 9:38Invité politiqueFait
    « Or, les accords de 68 déséquilibrent la relation franco-algérienne. »
  • 10:17Invité politiqueFait
    « Et aujourd'hui, je crois que c'est la peur qui guide Emmanuel Macron et c'est l'incapacité à agir qui guide Bruno Retailleau. »
  • 10:43Invité politiqueFait
    « À part vouloir, en devenant ministre, piquer la place de Laurent Wauquiez comme candidat naturel des Républicains à la présidentielle. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu62 %
  • Présentateur17 %
  • Invité14 %
  • Locuteur non identifié7 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Sébastien Chenu, vous êtes le vice-président du Rassemblement National, député du Nord, en direct de l'Assemblée Nationale. Je précise juste que ce soir les députés débattent de la proposition de loi pour lutter contre le narcotrafic. Voilà pourquoi vous êtes encore à l'Assemblée Nationale à ceci. L'Algérie, Sébastien Chenu, a donc refusé de répondre à la demande de Bruno Retailleau de reprendre une soixantaine de ses ressortissants. Est-ce un camouflet pour la France ou pour Bruno Retailleau ?

0:28
Sébastien Chenu

C'est évidemment une humiliation d'abord pour notre pays. C'est une provocation, c'est une humiliation pour la France, pour le ministre de l'Intérieur qui n'est pas pris au sérieux, qui avait donné six semaines en transférant une pauvre petite liste de 60 noms. Et en quelques heures, le gouvernement algérien l'a renvoyé dans les cordes avec un mépris, un sens de la provocation qui évidemment abîme la relation que nous avons avec l'Algérie. Parce que moi je ne confonds pas, évidemment, le gouvernement algérien et la population algérienne. Mais nous avons en France un vrai problème avec les délinquants algériens. Je vous rappelle que le nombre d'Algériens en 10 ans a augmenté de 23% en France.

Mais le nombre de détenus algériens dans nos prisons a augmenté dans ces mêmes 10 années de 117%. Donc on a un vrai problème avec des délinquants qui sont algériens, dont certains effectivement sont sous OQTF et que l'Algérie devrait reprendre, qu'elle ne veut pas reprendre, et pour lesquels, je suis désolé de le dire, le gouvernement est bien faible.

1:28
Présentateur

Avant même ce refus d'Alger, vous affirmiez que Bruno Retailleau avait déjà cédé. Qu'est-ce qu'il a cédé ? Parce qu'au final, il a fixé un ultimatum. L'Algérie refuse cet ultimatum. Il passe aux sanctions avec donc une première étape qui a été annoncée, la suspension des accords de 2007. Qu'aurait-il dû, pu faire différemment ? Qu'est-ce que vous, vous auriez fait ?

1:45
Sébastien Chenu

Mais madame, pour faire un bras de fer, il faut avoir un bras. Donc ça veut dire qu'il faut mettre sur la table tous les éléments qui vous permettent de faire pression. Là, Bruno Retailleau agite les accords de 2007 qui sont uniquement sur les passeports diplomatiques. Mais vous avez des tas de leviers que vous pouvez activer.

1:58
Présentateur

C'est le principe de la riposte graduée, vous y allez par étapes.

2:01
Sébastien Chenu

Mais justement, nous nous considérons qu'il ne faut pas perdre de temps. Ne serait-ce que parce qu'il y a effectivement des OQTF à reprendre, que l'Algérie doit reprendre, mais aussi parce que Boilem Sansal est en prison. Quand Gérald Darmanin a ouvert 20 consulats supplémentaires sur notre territoire, 20 consulats algériens, qu'est-ce qu'on a eu en échange ? En échange de quoi ? Quand on accueille des imams pour le ramadan, c'est en échange de quoi ? En fait, tout ça, nous, nous ne l'aurions pas fait. Et puis évidemment, il y a un accord qui arrive, un accord entre l'Union européenne et l'Algérie. Il faut faire pression, cet accord, il est très au bénéfice de l'Algérie.

Il faut faire pression. Vous n'avez évidemment pas uniquement les visas diplomatiques, vous n'avez pas uniquement les passeports diplomatiques. Vous avez les visas sur lesquels il faut évidemment faire une pression énorme. Vous avez l'aide au développement. Vous avez la pression à faire sur la mosquée de Paris et ses 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dont on ne sait pas trop d'où ils viennent. Vous avez énormément de leviers à activer.

2:51
Présentateur

Alors justement, parmi les leviers d'action qui sont évoqués, notamment par Marine Le Pen ce soir sur les réseaux sociaux, effectivement, vous l'avez dit, notamment l'aide au développement, mais aussi le blocage des transferts de fonds privés. Vous disiez il y a quelques minutes, il ne faut pas confondre le gouvernement algérien et la population algérienne. Et là, vous voulez bloquer les fonds, le transfert des fonds privés. Ça veut dire que ça va être extrêmement pénalisant pour les Algériens qui vivent en France ?

3:17
Sébastien Chenu

Pas uniquement. C'est une façon de faire pression. Nous devons activer tous les leviers. Et c'est parce que sa population sera évidemment ennuyée, empêchée, que le gouvernement serait obligé de bouger, évidemment. Mais si nous ne faisons rien, qu'est-ce qu'on va faire ? On va avoir un régime algérien qui va continuer à se moquer de nous, qui va continuer à faire traîner les choses, qui va laisser mourir Boalem Sansal dans ses geôles parce que le régime algérien n'a strictement rien à faire de l'image qu'il renvoie à la communauté internationale. Et nous, nous avons un pays qui, chaque jour, est davantage humilié.

C'est-à-dire que nous avons beaucoup donné et nous donnons beaucoup à l'Algérie, que ce soit, je l'ai dit, en argent, en soutien économique, mais également, je vous l'ai dit, en ouvrant ici, ce qu'a fait Gérald Darmanin, 20 consulats supplémentaires. Et qu'est-ce qu'il y a en retour dans ce partenariat ? Il y a un régime qui refuse de reprendre ses délinquants. Ce n'est pas possible. La situation ne peut pas se faire... La réponse ne peut pas être graduée. On ne peut pas, tous les mois, envoyer une lettre ou demander, implorer à genoux, s'il vous plaît, ce que vous pourriez regarder. Non, il faut un moment faire preuve de force.

D'ailleurs, le régime algérien, et c'est l'ancien ambassadeur de France qui en parle le mieux, Xavier Driancourt, nous dit que le régime algérien ne respecte que la force. La France n'est pas forte avec ce gouvernement.

4:26
Présentateur

Guillaume Fardin.

4:27
Invité

Sur les transferts d'argent, je suis très dubitatif, parce qu'il existe pléthore d'applications mobiles de transferts d'argent. Je ne vois pas très bien comment on pourrait empêcher quelqu'un de disposer de son argent et de l'envoyer à quelqu'un d'autre à l'autre bout de la planète. Mais je voudrais simplement revenir sur... C'est par un levier plausible selon... Je voudrais revenir sur un point très précis, qui est la question de la fermeté de l'Algérie et de M. Doualem. Il y a un cas d'école qui s'est présenté. Le ministre de l'Intérieur a voulu renvoyer l'influenceur Doualem en Algérie. Il a posé les pieds à Alger et il y a eu retour à l'envoyeur.

Alors comment est-ce que le Rassemblement national, s'il avait été en responsabilité à ce moment-là, aurait empêché qu'il remonte dans l'avion pour la France ? Est-ce qu'il aurait pris le risque, par exemple, que les Algériens emprisonnent nos deux policiers de la police aux frontières qui ont réalisé cette escorte ? Comment concrètement, eux, s'ils seraient pris, c'est une question que je voulais poser, à la place de M. Rotailleau, dans ce cas très précis, de quelqu'un qu'on a expulsé, qui est algérien, qui a posé les pieds en Algérie, mais que les Algériens ont contraint à ce que les Français le reprennent ?

5:22
Sébastien Chenu

Je vous rappelle que c'est la loi, et notamment un amendement des Républicains que présidait Bruno Rotailleau au Sénat, qui a permis ce cas de figure. Donc c'est la loi qu'il faut évidemment modifier. Mais de toute façon, vous nous découragez tout de suite en nous disant, finalement, les transferts d'argent, ce n'est pas possible, les transferts d'argent, il ne s'agit pas d'empêcher des transferts d'argent, il s'agit de les taxer et de les surtaxer, par exemple, voyez-vous ? Ce n'est pas uniquement les empêcher. Oui, mais c'est une façon aussi de faire pression.

Donc on a toute une palette de leviers, et c'est ce que vous ne voulez pas comprendre quand vous dites « mais vous auriez fait quoi ? ». Nous, on vous explique qu'il y a des tas de solutions, des tas de leviers activés qui ne sont pas activés, pour quelles raisons ? C'est la question qu'il faut se poser. Pourquoi est-ce que la France n'active pas ces leviers sur les visas, sur l'accord avec l'Union Européenne, sur tout ce que je vous ai indiqué,

6:06
Présentateur

sur la pression sur la mosquée de Paris ? Sur le gel des visas, enfin encore une fois, ça a déjà été fait, et ça n'a pas fonctionné. C'est Jean-Noël Barraud qui le disait. Il disait que le gel des visas en 2021 n'avait pas été efficace, et il disait qu'en revanche, la signature d'un accord de coopération en 2022 avait permis de tripler les expulsions d'étrangers en situation irrégulière, et c'est pour ça qu'ils le prennent davantage pour un dialogue diplomatique plutôt qu'un bras de fer.

6:27
Sébastien Chenu

Alors là encore, tout ça est assez faux, parce qu'en fait, quand vous dites tripler les expulsions, on n'est pas revenu au niveau de l'avant-Covid. Donc en fait, on part de très loin. Donc ça ne veut rien dire de dire tripler. On parle de quoi ? Je vous rappelle que ce sont les Algériens qui sont aujourd'hui la deuxième communauté étrangère qui est le plus accueillie dans notre pays après le Maroc de mémoire. Donc si vous voulez, on a un effet excessivement important de gens qui viennent parce qu'ils bénéficient des accords de 68, les accords de sécurité sociale.

Tiens, voilà encore un accord qui donne une prééminence, une prévalence, en tous les cas pour les Algériens, qui les aligne sur les Européens. Les accords de la sécurité sociale, nous pourrions là aussi les revoir. Je vous rappelle d'ailleurs au passage que l'Algérie doit 45 millions d'euros aux hôpitaux français. Ça aussi, ça ne semble pas préoccuper ce gouvernement. Vous voyez, les accords de sécurité sociale, ça aussi on peut les revisiter. Pas uniquement les accords de 68. Donc vous voyez, il y a beaucoup de leviers, il y a beaucoup de dossiers à mettre en œuvre, à ouvrir en tous les cas.

Et moi, je trouve que ce gouvernement est très timoré parce qu'Emmanuel Macron, tout en haut l'a dit, il n'est pas question de remettre en cause des accords de 68. Et qu'Emmanuel Macron, parce qu'il a peur de la réaction de la communauté franco-algérienne en France, et d'ailleurs en disant ça, il pense qu'elle va prendre forcément partie, faite et cause pour le gouvernement algérien, ce qui est probablement mal connaître la communauté franco-algérienne en France, parce qu'Emmanuel Macron a peur de cette réaction, et bien il ne veut pas bouger.

7:45
Locuteur non identifié

Yves Tréard. Non, oui, effectivement, il y a les accords de 1982 sur la sécurité sociale. La seule chose qu'on peut dire aussi, c'est que les accords de 1968 ne peuvent être rompus qu'avec, que par le président de la République. Ce ne sont pas des accords, c'est un traité international. Donc seul le président de la République peut les...

8:02
Présentateur

Et d'ailleurs, Bruno Retailleau a mis sa démission dans la balance, il n'était pas mis sur ce dossier. Deuxième chose...

8:07
Sébastien Chenu

Raison pour lesquelles, on vous dit qu'il y a d'autres leviers qu'on ne focalise pas uniquement sur... Et d'ailleurs, ce qu'a dit Marine Le Pen, on ne focalise pas uniquement sur les accords, l'aide au développement.

8:15
Locuteur non identifié

Ça ne pourra se régler que sur un plan diplomatique, cette histoire, parce que de toute manière, l'Algérie, on les connaît, va faire monter les enchères. Troisième chose que j'aurais quand même remarqué, si on exclut le contexte des rapports, des relations franco-algériennes qui sont détestables, aujourd'hui, c'est que ça fait des années et des années que tous les pays dont sont issus nombre de OQTF nous refusent de les laisser passer consulaires. Mais attendez, il n'y en a que 6% qui se sont exécutés.

8:43
Invité

Et il est même arrivé qu'avec beaucoup de mauvaise foi, l'Algérie refuse que des avions du ministère de l'Intérieur se posent sur le sol algérien, alors même que leurs passagers étaient tout à fait en règle du point de vue de l'expulsion. Donc en fait, il y a une mauvaise foi effrayée, mais c'est pour ça que je posais la question à laquelle je n'ai pas tout à fait eu la réponse, de dans le cas de l'influence sur Doualem, qu'est-ce qui aurait été différent si le RN avait été en responsabilité ?

Puisque quand les Algériens vous disent « Non, mais celui-là, il repart, qu'on le met dans l'avion et qu'on menace d'emprisonner des policiers français par mesure de rétorsion si on ne s'exécute pas », est-ce qu'eux seraient allés au bras de fer ? Est-ce qu'ils auraient empêché l'avion derrière Algérie d'atterrir à l'aéroport de Roissy ?

9:21
Sébastien Chenu

On aurait d'abord commencé effectivement par rompre, par revoir les accords de 68, en tout cas par les abrocher et les rompre, parce qu'en fait, on ne peut évoluer dans un cadre qu'à partir du moment où ce cadre est équilibré. Et on ne peut se retrouver dans des cas de figure comme ceux que vous décrivez et les voir aboutir à partir du moment où on évolue dans un cadre qui est équilibré. Or, les accords de 68 déséquilibrent la relation franco-algérienne. Mais je rappelle qu'il y a des pays avec lesquels, sur d'autres sujets, par exemple sur les mineurs non accompagnés, ça se passe mieux. Par exemple, avec le Maroc, ça ne se passe pas trop mal.

C'est même notre administration, en réalité, qui n'applique pas correctement les accords avec le Maroc sur les mineurs non accompagnés parce qu'elle juge que les mineurs non accompagnés ne seraient pas bien accueillis au Maroc. Donc là, c'est même l'administration française. Donc il y a des pays avec lesquels ça avance mieux. Mais on voit bien qu'Emmanuel Macron, parce qu'Yves Tréard disait que ça se règle au niveau international, et je suis d'accord avec lui, que la pression que devrait mettre Emmanuel Macron, elle ne vient pas. Elle met Bruno Retailleau dans une situation intenable. Mais il le savait déjà, c'est-à-dire celle de ne pas avoir de résultat.

Et aujourd'hui, je crois que c'est la peur qui guide Emmanuel Macron et c'est l'incapacité à agir qui guide Bruno Retailleau.

10:24
Présentateur

– Alors justement, la faute à qui ? La faute à qui à Emmanuel Macron, à Bruno Retailleau ? Parce qu'on a entendu beaucoup de critiques de la part du Rassemblement national sur le manque de fermeté de Bruno Retailleau. Est-ce que vous appelez, comme on a pu l'entendre chez certains opposants, à sa démission ? Est-ce que vous dites qu'il doit retirer ses conséquences aussi ?

10:40
Sébastien Chenu

– Non mais ils sont liés. Mais qu'est-ce que M. Retailleau est allé faire dans cette galère ? À part vouloir, en devenant ministre, piquer la place de Laurent Wauquiez comme candidat naturel des Républicains à la présidentielle. Qu'est-ce qu'il est allé faire là-dedans ? Il est dans un gouvernement dans lequel le socle qui le soutient est à moitié socialisant, à moitié socialiste et refuse, à travers cette partie du Bloc central, de revoir les accords de 68. Le président de la République ne veut pas les revoir. Il y a des ministres, je pense à Elisabeth Borne, ou le ministre des Finances, M. Lombard, qui ne veulent pas revoir ces accords.

Et Bruno Retailleau se retrouve dans cette situation intenable. Donc il y est allé pour faire avancer son agenda personnel et pas l'agenda de la France. Et ça, ce n'est pas acceptable, voyez-vous.