Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (22 juin 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:36PrésentateurChiffre
« Ils ont tué plus de 260 personnes depuis 2015, plus de 350 Français. »
- 3:34PrésentateurFait
« On n'applique même pas l'article 411.4 du Code pénal, qui punit d'une peine de 30 ans de détention criminelle, des actes d'intelligence avec l'ennemi. »
- 5:08PrésentateurChiffre
« 200 adultes sont revenus sur notre sol, sans parler des enfants. »
Temps de parole
- Présentateur87 %
- ?13 %
≈ 111,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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La parole est à M. Nicolas Dupont-Aignan, dernier orateur inscrit. Madame la Présidente, Madame la Ministre, Madame la Rapporteure,
mes
chers collègues,
Votre
proposition de loi part d'une intention louable,
d
'une obligation impérieuse, urgente,
qui
consiste à pallier le vide juridique
pour
assurer la protection de nos concitoyens face à des terroristes
qui,
à la sortie de prison, restent profondément dangereux
pour notre
nation. Malheureusement, Votre proposition de loi n'est pas du tout à la hauteur du défi, et de surcroît l'amendement de suppression du port obligatoire du bracelet géolocalisé l'a vidé d'une des dispositions les plus notables qui auraient pu être utiles, et nous verrons l'état de la discussion. Mais d'une manière générale,
les
propos, notamment de Mme la Garde des Sceaux, révèlent la naïveté, l'inconscience, la mise en danger des Français par votre gouvernement et votre majorité.
Un
jour,
les
historiens se demanderont
pourquoi
notre République
s
'est évanouie devant des barbares
qui
se sont attaqués à nos valeurs, à notre nation, à nos concitoyens. Pourquoi tant d'égards, tant de précautions envers ceux qui nous ont déclaré la guerre ? Car c'est de cela dont il s'agit.
Il
s'agit bien d'une guerre, d'ailleurs, puisque les présidents successifs de François Hollande à Emmanuel Macron ont ordonné par nos forces armées la liquidation de leurs chefs sur les théâtres extérieurs.
Alors
les historiens se demanderont pourquoi, au nom de nos valeurs,
qui
sont attaquées, niées de notre civilisation,
nous
nous effondrons sans combattre. Pourquoi nous laissons les terroristes continuer à être sur notre sol
? Les
historiens se demanderont pourquoi d'autant de faiblesses, car il ne s'agit pas, chers collègues, de délinquants ordinaires.
Il
s'agit de Françaises ou d'étrangers ou de Français qui se sont mis hors de la communauté nationale. Cela n'a rien à voir avec les discussions habituelles.
Ils
ont tué
plus
de 260 personnes depuis 2015,
plus
de 350 Français.
Et
les familles des victimes sont indignées de cette espèce d'hésitation permanente. Alors j'entends les mots d'équilibre, de ligne de crête.
Mais
ce sont des ennemis de la République.
Et
notre République s'est constituée avec fermeté à lutter pour avoir cette paix civile et ce respect.
Et
nous disparaissons. Vous disparaissez. Alors les historiens se poseront trois questions précises. Et je me les pose. Et les Français se les posent devant votre inconscience. Pourquoi d'abord des condamnations si légères ? Parce que s'ils restent si dangereux au terme de leur condamnation et de leur libération, c'est bien parce qu'on ne les a pas condamnés suffisamment sévèrement.
Dans
la plupart des démocraties, ils auraient eu la peine de mort.
Parce
qu'ils ont combattu la nation et ils ont affronté nos soldats.
Et
ils ont tué lâchement.
Au
moins la perpétuité, non.
30
ans, non.
On
n'applique même pas l'article 411.4 du Code pénal, qui punit d'une peine de 30 ans
de
détention criminelle, des actes d'intelligence avec l'ennemi, que celui-ci soit un État ou une organisation qui agit contre la France. Or, qu'est-ce que Daesh
? si
ce n'est une organisation qui agit contre la France
?
Alors pourquoi cette faiblesse ? Pourquoi ces condamnations si laxistes
qui
aboutissent pour être terroristes à des condamnations de 8 ans, 10 ans, 12 ans ?
Mais
comment peut-on accepter cela dans notre pays ? Les Français sont indignés à juste titre. Et alors, bien évidemment, puisqu'on les condamne si légèrement, ils sortent. Ils sortent avec la même haine de la République, avec la même haine de nos valeurs, avec la même haine de notre civilisation. 31 en 2020, 62 en 2021, 50 en 2022.
Et
les services de police, d'ailleurs,
et
de renseignement n'ont pas les moyens de les surveiller. Alors, il faut bien sûr prendre des dispositions. Mais, ils ont alerté les services de renseignement. Mais alors, pourquoi cette incapacité, deuxième question, à aller jusqu'au bout,
quand
même ? Le port d'un bracelet électronique géolocalisé,
c
'est une atteinte
si
grave pour des gens qui ont tué, qui ont assassiné, lâchement, qui veulent recommencer.
Qui
sont en complicité avec des organisations terroristes ? Mais jusqu'où allons-nous aller dans la faiblesse collective ? C'est incompréhensible. Mais il y a pire, et c'est la troisième question, Madame la Garde des Sceaux. Et je suis content que vous soyez là pour pouvoir vous la poser, les yeux dans les yeux. Comment pouvez-vous accepter de rapatrier des djihadistes sur notre sol ?
Vous
avez déclaré en mars 2019, et je n
'ai
pas les nouveaux chiffres, 200 adultes sont revenus sur notre sol,
sans
parler des enfants. Mais au nom de quoi ? Ils se sont exclus de la communauté nationale ? Ils ont été combattres contre notre pays
? Au
nom de quoi ?
Les
rapatriez-vous ?
Vous
créez des bombes volantes sur notre sol ? Nous n'en avons pas assez dans notre pays
? Il
faut continuer ? C'est une honte. Alors oui, moi je recommande davantage la fermeture des mosquées salafistes, mais ça, bien sûr, il en reste 130. Lutter contre la folie islamique sur Internet.
La
déchéance de nationalité qu'avait même proposé François Hollande au Congrès après les attentats terribles, souvenez-vous, et puis qu'a disparu.
L
'expulsion des fichiers S étrangers et une cour de sûreté de l'État, car visiblement la
justice de la République a oublié de défendre la République. La
discussion générale est close. Merci, Madame.