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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 6 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

LOUIS ALIOT est l'invité de SONIA MABROUK sur BFM !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Peut-être une première question d'actualité au sujet du voile.

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous dites oui ? Tout le monde a le droit d'évoluer ?

  • 2:29RelanceRéponse directe

    Vous-même, n'avez-vous pas évolué sur l'interdiction du voile ?

  • 2:46ComplaisanteRéponse directe

    On peut évoluer aussi, donc, au RN.

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Vous soumets de réaction.

  • 4:24RelanceRéponse directe

    Vous êtes prêt à une telle hypothèse dans le scénario où vous arriverez au pouvoir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Oui, mais au regard de la situation, je pense que lui a fait un simple calcul politique, c'est tout. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il est allé, après le fameux rapport de Terranova à l'époque, qui avait dit que la gauche devait changer un électorat ouvrier qu'il n'avait plus par un électorat, notamment de Français d'origine immigrée. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Non, après, c'est une question de méthode, mais cette affaire du voile, entre guillemets, ça fait longtemps qu'elle dure en France. Depuis Creil, 1989, je veux dire, c'est pas nouveau. »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « Notre loi, on a fait une loi sur l'islamisme, elle a 39 articles. L'article sur les signes ostentatoires, entre guillemets, ce n'est qu'un article, et ça ne concerne pas la laïcité. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « Les frères musulmans, qui, je le rappelle, sont interdits aux Émirats arabes unis, en Égypte et dans quelques autres pays, mais qui, en France, jouissent d'une bienveillance qui me paraît un peu suspecte. »
  • 4:49Invité politiqueFait
    « Moi, je considère qu'elle est un agent d'Alger. »
  • 7:31Invité politiqueFait
    « Mais ce qui n'est pas normal, c'est que des candidats sérieux ne puissent pas obtenir ces signatures. »
  • 11:25Invité politiqueFait
    « Il faudrait. Ce serait une bonne nouvelle pour une fois avec M. Macron. »
  • 11:51Invité politiqueFait
    « Beaucoup d'Africains, demande à ce que ces relations sont suivies avec la France pour que précisément le développement économique de l'Afrique permette une baisse de cette pression migratoire. »
  • 19:56Invité politiqueChiffre
    « On a proposé 1225 milliards d'économies. »
  • 21:03Invité politiqueFait
    « Moi, chez moi, à Perpignan, les gens, beaucoup vont faire le plaid en Espagne. C'est 50 à 70 centimes d'euros moins cher. »

Temps de parole

  • Louis Aliot66 %
  • Présentateur28 %
  • ?4 %
  • Invité2 %

≈ 11,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Dans quelques instants, c'est le maire RN de Perpignan qui va nous rejoindre, Louis Alliot. On posera la question également des éventuels bisbis ou différences, ou alors un parfum, un contexte de flottement peut-être entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, même si en arrivant sur ce plateau, M. Alliot réprouve déjà cette présentation. Merci d'être là et bonsoir à

0:22
Locuteur

vous.

0:22
Présentateur

Peut-être une première question d'actualité au sujet du voile. Jean-Luc Mélenchon, lui Alliot, assume un revirement total. Le leader de la France insoumise a reconnu hier avoir changé d'avis, évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique, qu'il qualifiait à l'époque de signe de soumission patriarcale. Est-ce que vous dites oui ? Tout le monde a le droit d'évoluer

0:42
Locuteur

?

0:43
Louis Aliot

Oui, mais au regard de la situation, je pense que lui a fait un simple calcul politique, c'est tout.

0:48
Locuteur

Je

0:49
Louis Aliot

pense qu'il est allé, après le fameux rapport de Terranova à l'époque, qui avait dit que la gauche devait changer un électorat ouvrier qu'il n'avait plus

0:57
Locuteur

par

0:58
Louis Aliot

un électorat, notamment de Français d'origine immigrée. Il a totalement pris ce logiciel-là. Et d'ailleurs, dans les campagnes électorales auxquelles nous participons, on peut voir que la France insoumise est le plus souvent en train de faire campagne dans les quartiers à forte population d'origine immigrée qu'elle tente de, j'allais dire, manipuler d'une manière ou d'une autre. Ce n

1:21
Locuteur

'est

1:21
Louis Aliot

pas une forme

1:21
Locuteur

d'essentialisation,

1:23
Présentateur

d'essentialiser une population que de la réduire à une question

1:26
Locuteur

? Oui,

1:27
Louis Aliot

évidemment, mais c'est en plus une espèce de manipulation, puisqu'on voit bien que par rapport à l'antisémitisme, il y a évidemment une ambiguïté de plus en plus évidente, et que LFI aujourd'hui porte un message qui est suivi par les plus radicaux dans ces quartiers-là, et donc il est à la recherche d'une clientèle électorale.

1:48
Présentateur

Écoutons ces mots, parce que c'est assez habile aussi par ailleurs, de dire, écoutez, vous pouvez me renvoyer mes anciennes positions, j'ai changé et je l'assume. Jean-Luc Mélenchon.

1:57
Locuteur

J

1:58
Invité

'ai rencontré des femmes

1:59
Locuteur

qui

2:00
Invité

portaient le voile, ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile, et des femmes qui n'étaient pas croyantes, mais qui disaient, chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque. Et puis, au terme de la discussion, en plus, c'était des gens souvent qui étaient de mon bord, politiquement, et puis, pas cruche, d'accord ? Oh oui, non, mais

2:19
Locuteur

il

2:20
Invité

y a un voile, mais il y

2:20
Locuteur

a

2:20
Invité

quelque chose dessous, c'est un cerveau. Donc, eh bien, j'ai été convaincu, et j'ai changé d'avis, je me suis dit, j'ai fait une erreur terrible.

2:29
Présentateur

Vous-même, n'avez-vous pas évolué, pas sur le voile en tant que tel, mais sur l'interdiction du voile.

2:34
Locuteur

Il

2:34
Présentateur

y

2:34
Locuteur

a

2:34
Présentateur

quelques années, vous sembliez vous-même, M. Allieu, plus prudent sur la possibilité d'une interdiction totale dans l'espace public. Aujourd'hui, vous épousez, si je puis dire, la proposition du RN et de Marine Le Pen. On peut évoluer aussi, donc,

2:45
Locuteur

au RN.

2:46
Louis Aliot

Non, après, c'est une question de méthode, mais cette affaire du voile, entre guillemets, ça fait longtemps qu'elle dure en France. Depuis Creil, 1989, je veux dire, c'est pas nouveau. Et malheureusement, la France n'a pas pris les mesures pour éviter qu'on en arrive à la situation dans laquelle on est. C'est pas que le voile, c'est l'ensemble d'une idéologie qui fait référence à une religion, mais qui n'est pas une religion.

C'est-à-dire que, dans nos propos, c'est pas attaquer l'islam en tant que tel, ou attaquer les musulmans en tant que tel, c'est attaquer un projet politique qui est porté par un certain nombre de pays et une école de pensée, qui finance sous nos yeux un certain nombre d'actions positives, sportives, culturelles, etc. C'est contre ça qu'il faut se battre. Et au milieu de tout cela, il y a le voile qui est, en quelque sorte, un signe politique et non pas religieux. D'ailleurs, notre loi, on a fait une loi sur l'islamisme, elle a 39 articles. L'article sur les signes ostentatoires, entre guillemets, ce n'est qu'un article, et ça ne concerne pas la laïcité.

C'est sur le projet politique, et notamment, puisqu'on en parle, les frères musulmans, qui, je le rappelle, sont interdits

3:58
Locuteur

aux

3:59
Louis Aliot

Émirats arabes unis, en Égypte et dans quelques autres pays, mais qui, en France, jouissent d'une bienveillance qui me paraît un peu suspecte.

4:06
Présentateur

Vous soumets de réaction. Jean-François Copé estime qu'il est trop tard. Et Ségolène Royal, peut-être là où vous pourriez réagir, estime que ce serait craquer, en réalité, une allumette sur un baril de poudre, en réalité que vous seriez responsable, dans ce cas-là, d'affrontements assez rugueux et durs dans le pays. Vous êtes prêt à une telle hypothèse dans le scénario où vous arriverez au

4:25
Locuteur

pouvoir ?

4:25
Louis Aliot

Tout ne se fait pas du jour au lendemain. C'est d'abord l'interdiction dans les services publics, dans les universités.

4:33
Locuteur

Vous

4:33
Présentateur

voyez, vous avancez en reculant.

4:34
Locuteur

Donc maintenant, c'est par l'État. Mais

4:35
Louis Aliot

pas du tout. La loi sera votée et elle sera appliquée au fur et à mesure par cercle concentrique. Il y a aussi un outil diplomatique. Enfin, Mme Ségolène Royal,

4:48
Locuteur

qu

4:48
Louis Aliot

'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Moi, je considère qu'elle est un agent d'Alger.

4:51
Locuteur

Il

4:52
Louis Aliot

faut savoir d'où elle parle. mais elle est plus souvent en train de défendre les positions de l'Algérie que les positions de la France. Mme Royal,

4:58
Locuteur

vous estimez aujourd

4:59
Présentateur

'hui qu'elle est la ligne directe avec M. Tebboune en France

5:02
Louis Aliot

? Oui,

5:02
Locuteur

oui.

5:03
Louis Aliot

Oui, bien sûr.

5:04
Locuteur

Vous avez des preuves ? Ce n'est pas rien de

5:06
Présentateur

dire à un agent d'influence

5:06
Locuteur

aujourd'hui dans le pays. Il suffit de

5:07
Louis Aliot

regarder ses déclarations systématiquement à la défense du pouvoir algérien, même dans ses pires décisions. Et si je prends M. Copé, il est l'archétype de cette droite à qui les Français ont fait confiance pour changer les choses et qui, une fois au pouvoir, ont fait strictement l'inverse de ce pour quoi ils ont été élus. Ils se demandent d'ailleurs aujourd'hui pourquoi ils sont à 7-8% dans les sondages. Eh bien précisément parce que lorsqu'ils ont été au pouvoir, ils n'ont réglé aucune de ces situations que le peuple français veut que nous réglions, nous, et nous le ferons lorsque nous serons aux affaires.

5:40
Présentateur

Je poserai la question tout à l'heure à Jean-François Copé. Il sera notre invité à partir de 20h30. Je m'étonne du procès qui est fait à Ségolène Royal parce que comme le procès vous a été fait sur la Russie, est-ce que vous n'êtes pas finalement tombé dans le même piège de vos anciens détracteurs ?

5:55
Louis Aliot

Non, pas du tout. Parce que nous, avec la Russie, on n'avait pas de lien particulier. Nous discutions avec le pouvoir russe comme eux d'ailleurs ont discuté tous les partis politiques et tous les chefs d'État français. Je rappelle l'amitié de Jacques Chirac pour M. Poutine. Je rappelle que le premier président...

6:13
Locuteur

Il était un

6:14
Présentateur

temps, oui.

6:15
Locuteur

Je rappelle

6:15
Louis Aliot

que le premier président étranger qui est venu en France après l'élection de M. Macron, c'est M. Poutine. Donc, il faut arrêter de faire croire qu'il y

6:24
Locuteur

a

6:24
Louis Aliot

les bons et les mauvais. Il y a l'intérêt supérieur du pays et quelquefois et souvent, l'intérêt supérieur du pays, c'est de discuter avec des gens avec lesquels nous n'avons rien à voir.

6:36
Locuteur

Comme l

6:36
Présentateur

'Algérie ? Vous dites qu'on n

6:38
Locuteur

'a

6:38
Présentateur

rien à voir ?

6:38
Louis Aliot

Oui, mais bien sûr qu'avec l'Algérie, il faudra discuter. Mais on n'est pas obligé de se mettre à plat ventre systématiquement. Et notamment sur la question mémorielle où Mme Ségolène Royal, et j'allais dire, veut faire plus que ce que demande de même l'Algérie pour reconnaître la responsabilité de la France dans un certain nombre de choses que nous ne reconnaissons pas, nous.

7:00
Présentateur

Si je vous ai parlé de la Russie, lui, à lui, c'est qu'il y avait à l'époque une possibilité de financement. C'était une autre époque pour le Rassemblement national. Il y a la question financière, il y a la question aussi des parrainages, évidemment, quand on s'engage dans une campagne présidentielle. Vous êtes d'une nature optimiste et confiante, généralement. Vous l'avez été ce matin parlant déjà de 400, voire 500, presque 500, 400 signatures. Donc vous êtes près des 500

7:25
Locuteur

parrainages. Je suis assez confiant

7:26
Louis Aliot

puisque ce sont les nôtres. Oui, donc effectivement,

7:28
Locuteur

le

7:28
Présentateur

calcul est plutôt facile

7:30
Locuteur

à faire. Donc j

7:30
Louis Aliot

'ai donné ce chiffre. Mais ce qui n'est pas normal, c'est que des candidats sérieux ne puissent pas obtenir ces signatures. Et ce matin, l'exemple a été donné de M. Mélenchon, qui n'en a que 200, et de M. Lysnard, qui en a déjà 500. Ce système n'est pas un bon système parce qu'il permet, par des calculs politiciens, de faire pression sur les maires sans étiquette afin qu'ils ne signent pas pour les uns et

7:53
Locuteur

pour les autres. Vous avez encore

7:54
Présentateur

aujourd'hui des maires sans étiquette qui sont sensibles à la

7:56
Locuteur

pression faite par

7:57
Présentateur

certains.

7:57
Locuteur

Mais

7:57
Présentateur

bien sûr. Donc vous représentez toujours un épouvantail pour eux ?

8:01
Louis Aliot

Mais nous, on trouvera les signatures. Je pense que M. Mélenchon les trouvera. Mais à la fin, un maire qui n'a pas d'étiquette, on lui dit de signer pour un candidat X. Mais la population, après, lui demande des comptes. Et c'est ce système-là qui n'est pas le bon. Et je rappelle qu'à l'origine, les maires n'étaient pas, le nom des maires n'était pas rendu public. Et ce n'est qu'après que ce système-là a été mis en place.

8:24
Présentateur

Ils doivent, en tous les cas, s'ils le font, pour votre parti parrainer une candidate Marine Le Pen. Que répondez-vous, lui alliot, à ceux qui font référence en cette rentrée à un contexte de flottement, de différence, de divergence, de bisbis entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Je vous vois sourire, Jean-François Copé, encore lui, décidément, vous allez me dire, parle de Jordan Bardella comme d'un poison lent pour Marine Le Pen, une sorte de goutte à goutte qui finira, finalement, par affaiblir ce qu'on appelait un duo.

8:50
Louis Aliot

Oui, mais je ne crois pas. Le poison lent, ça a été M. Copé pour les LR. Souvenez-vous déjà, lors de l'élection interne au LR, où ils avaient fait l'actualité et, j'allais dire, la risée de l'ensemble des Français. Non, Jordan Bardella est le président du mouvement. Marine Le Pen est la candidate. Le mouvement est au service de la candidate et, évidemment, le programme et la parole sont dictées par la candidate. Et moi, je n'ai jamais entendu dire, je n'ai jamais vu, je n'ai jamais entendu Jordan Bardella aller à l'encontre de

9:20
Présentateur

ce

9:21
Locuteur

que disait Marine Le Pen,

9:22
Louis Aliot

mais il peut y avoir des sensibilités et, quelquefois, des nuances dans la manière d'exprimer les choses. Ça s'est matérialisé, à mon avis, à tort, d'ailleurs, sur l'histoire de la retraite, mais on verra au cours de cette année que les positions sont beaucoup plus alignées que la presse veut bien le dire.

9:40
Présentateur

Difficile de, comment dire, de confirmer que la position de M. Bardella, qui a vu d'ailleurs son conseiller économique personnel partir, M. François Durby, et vous dites aujourd'hui qu'il n

9:50
Locuteur

'y

9:50
Présentateur

a pas un papier, une feuille de papier de cigarette entre eux. On connaît les positions pro-business de M. Bardella, il n'en a jamais fait mystère. Pourquoi ne pas, au contraire, parier sur deux

9:59
Locuteur

possibilités, deux offres, deux sensibilités à la tête du rassemblement national ? Mais est-ce que pour autant, on est anti

10:04
Louis Aliot

-business de notre côté de la structure du Front National ? Ce n'est pas vrai. Il y a des nuances et dans ces nuances-là, vous avez des gens qui sont tournés plutôt vers les entreprises et d'autres plutôt vers l'économie réelle. Notre ami Jean-Philippe Tanguy fait partie de ces bons connaisseurs des mécanismes budgétaires et économiques. Et vous avez d'autres leaders du rassemblement national qui sont plutôt tournés vers l'entreprise. Moi qui suis fils d'artisan, je suis effectivement très attentif à la vie des commerces, des artisans, de ceux qui font vivre l'économie française.

Parce qu'on s'intéresse toujours aux grands groupes nationaux, tout le monde parle de Total, de ceci, de cela, mais personne ne va voir le commerçant du coin, l'artisan du coin et tous ceux qui aujourd'hui ont du mal à remplir leur carnet de commande, à payer les charges, à payer les salaires, ceux-là, j'ai l'impression qui sont un peu mis de côté. Et dans cette campagne-là, il y a aussi chez nous des gens qui veulent mettre en avant cette catégorie de la population dont je rappelle qu'ils sont les premiers employeurs de France, contrairement aux grandes entreprises.

11:09
Présentateur

Autre sujet, l'immigration, lui a lieu au cœur des discussions entre Paris et Londres, entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique. Est-ce que vous croyez véritablement cette fois, après des mois, des années, véritablement de tensions, parfois paroxystiques, à une entente, à une vraie coopération ?

11:25
Louis Aliot

Il faudrait. Ce serait une bonne nouvelle pour une fois avec M. Macron. Mais tout ce qu'il a entrepris jusque-là ne s'est jamais matérialisé par une réussite. Mais nous souhaitons qu'il y ait des relations, des coopérations avec les pays qui font face à une immigration incontrôlée. Mais ce n

11:40
Locuteur

'est

11:40
Louis Aliot

pas valable que pour la Grande-Bretagne. C'est aussi valable avec tous les pays qui nous envoient de l'immigration. Et moi qui connais beaucoup de contacts en Afrique, beaucoup d'Africains, demande à ce que ces relations sont suivies avec la France pour que précisément le développement économique de l'Afrique permette une baisse de cette pression migratoire. Parce que si nous continuons comme cela avec un continent africain qui souffre énormément et avec cette pression migratoire, effectivement, on se retrouvera comme dans la situation de Ceuta en Espagne avec des vagues entières d'immigration et la situation et la

12:17
Locuteur

situation

12:17
Louis Aliot

deviendra à la fois difficile et explosive à terme, ce qu'elle commence à être, il faut bien le dire, depuis une dizaine d'années.

12:24
Présentateur

Parlons-en, vous avez vu ces images de manifestations perlées un petit peu partout en Espagne pour soutenir, pour venir soutenir les habitants de Ceuta. Rappelons qu'après la crise migratoire et cette vague dont vous venez de parler, il y a aujourd'hui 5 000 ou un peu plus de migrants qui sont restés dans cette petite enclave. les habitants au micro de BFM et au micro des médias du monde entier affichent leur mécontentement. Vous au pouvoir, que dites-vous aujourd'hui au gouvernement espagnol

12:50
Locuteur

?

12:51
Louis Aliot

C'est à lui de régler la situation.

12:53
Présentateur

Oui, mais il y a Schengen, il

12:54
Locuteur

y

12:54
Présentateur

a l'Europe.

12:55
Louis Aliot

Oui,

12:55
Locuteur

mais

12:55
Louis Aliot

justement, il est censé contrôler...

12:57
Présentateur

Il met un coup de canif à la crédibilité de Schengen,

12:59
Locuteur

selon vous

13:00
Louis Aliot

?

13:00
Locuteur

Il est

13:00
Louis Aliot

censé contrôler les frontières à l'extérieur de l'Union. Soit il est capable de le faire, soit il n'est pas capable. Si l'Espagne n'est pas capable de le faire, à ce moment-là, c'est à la France de rétablir ses frontières. J'entendais tout à l'heure dans votre débat un socialiste qui disait qu'on ne peut pas rétablir les frontières intérieures. Mais c'est faux, parce que ça l'a été, et notamment pendant le Covid. Donc on voit bien que...

13:21
Présentateur

Ponctuellement, sur des crises exceptionnelles. Oui, d'accord. Vous estimez que celle-ci l'est.

13:24
Louis Aliot

Celle-là est exceptionnelle à Ceuta. Mais on peut bien se rendre compte que la carence du contrôle des frontières à

13:32
Locuteur

l

13:32
Louis Aliot

'extérieur de l'Union peut contribuer à des choses gravissimes à l'intérieur de l'Union et dans notre propre pays. Parce que, ne vous inquiétez pas, Mme Mabrouk, tous ceux qui rentreront en Espagne d'une manière ou d'une autre, à un moment donné, iront vers le système social le plus rémunérateur et le plus profitable pour eux, c'est-à-dire, en l'occurrence, la France. Et encore une fois, ce sont les Français qui paieront les pots cassés de la mauvaise politique à la fois européenne et espagnole.

13:58
Locuteur

Autre

13:59
Présentateur

situation sur le front, si je puis dire, plus large avec Vladimir Poutine. La directrice de la DGSI, lui a lieu, Céline Berton, a quelques jours à alerter sur de possibles actions violentes sur notre sol. Ici même, hier, sur ce plateau, Frédéric Ancel, qui est géopolitologue, affirme que celui qui pourrait critiquer une sorte de riposte, graduer notre riposte face à Poutine, il ferait état d'un esprit municois. C'est-à-dire, interroger une riposte face à ce qui nous est opposé, cette guerre hybride,

14:29
Locuteur

c

14:29
Présentateur

'est être municois. Que répondez-vous à ce type de discours ?

14:32
Louis Aliot

C'est la facilité, c'est le manichéisme qu'on connaît sur tous les sujets d'ailleurs. Si vous êtes contre l'immigration, vous êtes un fasciste. Si vous mettez de la nuance dans les conflits internationaux, vous êtes au service soit de Trump, soit de Poutine, soit de je ne sais qui. Voilà, la France, c'est devenu ça aussi. Il n

14:48
Locuteur

'y a

14:48
Louis Aliot

plus de débat. Et donc, le problème, c'est de remettre du débat. Mais

14:51
Présentateur

quel est le débat sur

14:51
Locuteur

cette

14:52
Louis Aliot

situation

14:52
Locuteur

?

14:52
Louis Aliot

Le débat, c'est d'ailleurs de protéger nos intérêts. Moi, je ne suis pas suffisamment savant pour connaître le niveau de menace, mais je fais confiance à ce que me disent les États-majors des armées en nous disant que oui, il y a une menace réelle. Et donc, il faut prendre cette menace au sérieux. Et donc, que ça vienne de la Russie ou que ça vienne d'ailleurs, le premier devoir d'un politique, c'est de prendre en compte évidemment cette menace. En l'occurrence,

15:16
Présentateur

là, semble-t-il, ça vient de Russie. C'est certain, ça vient de Russie. Eh

15:20
Louis Aliot

bien, il faut la contester, il faut user...

15:22
Présentateur

Avec quelles mesures très concrètes

15:24
Locuteur

?

15:24
Présentateur

On voit bien que l'Europe aujourd'hui se prépare, mais on ne sait pas quelle peut être cette gradation de la réponse.

15:29
Louis Aliot

Justement, ce qu'il faut éviter, c'est la guerre. Nous

15:32
Locuteur

n'y

15:32
Présentateur

sommes pas déjà pour vous ?

15:33
Louis Aliot

On est en guerre, mais pas directement. Moi, je ne veux pas que mes enfants soient demain engagés dans une troisième guerre mondiale, ce que certains, d'ailleurs, évoquent aujourd'hui. Donc, il faut tout faire pour l'empêcher et tout faire pour l'empêcher, c'est à la fois

15:46
Locuteur

s

15:46
Louis Aliot

'armer, se réarmer,

15:48
Locuteur

se

15:49
Louis Aliot

doter d'outils beaucoup plus performants pour assurer notre défense nationale, mais c'est, j'allais dire aussi, discuter. Avec qui ? Avec les pouvoirs qui nous menacent. Monsieur Poutine ? Et pourquoi vous ne voulez pas discuter

16:01
Locuteur

avec M. Poutine

16:01
Présentateur

?

16:02
Locuteur

Je

16:02
Présentateur

ne

16:02
Locuteur

sais

16:02
Présentateur

pas, je

16:02
Locuteur

sais qu'il vient d

16:04
Présentateur

'attaquer, semble

16:04
Locuteur

-t-il, dans tous les cas selon l

16:06
Présentateur

'enquête allemande,

16:07
Locuteur

l'aéroport de l'Égypte. On parle

16:07
Louis Aliot

avec

16:08
Locuteur

tous les

16:08
Louis Aliot

pays du monde. Dans tous ces pays du monde, beaucoup ne sont pas des démocraties. Quelques-uns sont même des régimes totalitaires. Et pourtant, nous discutons. Eh bien, moi, je préfère aujourd'hui faire de la diplomatie, même de la diplomatie offensive, pour défendre nos intérêts, en allant discuter avec ceux qui nous veulent du mal,

16:30
Locuteur

et

16:31
Louis Aliot

puis arrêter de considérer que tout est blanc ou tout est noir, en fonction des intérêts de quelques-uns, que nous ne maîtrisons pas. La France doit défendre son intérêt national d'abord. Et je m'aperçois que son intérêt national, d'abord, n'est pas quelquefois, j'allais dire, le même que l'intérêt d'autres nations d'Europe. Et c'est bien le problème que nous avons avec cette Union européenne.

16:54
Locuteur

Mais

16:54
Présentateur

parlons-en, parce que là, en l'occurrence, c

16:57
Locuteur

'est

16:57
Présentateur

l'Allemagne qui est ciblée, c'est la guerre hybride, avec sur cet aéroport de Leipzig qui est un véritable hub logistique, donc ce drone explosif qui n'a pas finalement explosé, mais véritablement, c'est une enquête qui a été menée par les Allemands. Donc l'Allemagne visée, la France se dit non, c

17:12
Locuteur

'est

17:12
Présentateur

d'abord mes intérêts à moi

17:13
Locuteur

que

17:13
Louis Aliot

je

17:13
Locuteur

protège.

17:13
Louis Aliot

Non, mais vous pouvez condamner, vous pouvez mettre en garde.

17:17
Locuteur

Ça ne mange

17:17
Présentateur

pas de pain, monsieur. Oui,

17:18
Louis Aliot

non, mais d'accord, vous voulez faire quoi ?

17:20
Locuteur

Faire tuer des jeunes Français pour aller défendre quoi

17:23
Présentateur

? Je vous pose la question.

17:24
Louis Aliot

Eh bien, écoutez, il faut observer de près, être attentif, être même en alerte, mais je ne pense pas qu'il faille se montrer, entre guillemets, plus Allemands que les Allemands. Voilà, il faut soutenir l'Allemagne puisque c'est un membre fondateur de l'Union et que nous sommes engagés par ailleurs avec l'Allemagne dans le couple franco-allemand. Mais, c'est-à-dire, il faut aussi raison garder et savoir d'une manière graduelle la manière dont on porte le combat

17:52
Locuteur

avec... Mais qui a perdu la

17:52
Présentateur

raison, alors, selon vous ? Est-ce que vous appelez à la raison, semble-t-il, à une

17:57
Locuteur

forme de course ? La raison, je parle d'une

17:58
Louis Aliot

guerre en Ukraine qui dure maintenant depuis 4 ans. Alors, on ne peut pas nous suspecter, si vous voulez, de plutôt soutenir la Russie. On a condamné l'agression russe et la guerre que la Russie mène à l'Ukraine depuis 4 ans. J'ai moi-même à Perpignan reçu des références

18:13
Locuteur

des

18:13
Louis Aliot

réfugiés ukrainiens qui vivent encore dans ma propre ville. Donc, il n

18:16
Locuteur

'y a

18:16
Louis Aliot

pas de sujet là-dessus. Le sujet, c'est que cette guerre, elle a appauvri l'Europe, elle a affaibli l'Europe et qu'on voit bien qu'on n'en sort pas et que d'autres pays qui, pourtant, sont dans les affaires du monde très influents, se désintéressent de tout cela, mais à leurs propres bénéfices et c'est bien le problème

18:36
Locuteur

aussi.

18:36
Présentateur

Oui, donc concrètement, vous au pouvoir, si M. Zelensky demande davantage d'argent, de financement, d'économie de prêt, justement, vous dites, ce n'est plus possible. La France, qui déjà vit à crédit, n'a plus de crédit, on coupe le robinet.

18:48
Louis Aliot

On coupe le robinet, on ne peut plus, le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes pour défendre l'Ukraine. Moi, je veux bien, mais qui paye tout ça ? Qui paye cette guerre-là ? Il faut aussi savoir arrêter une guerre. Mais

19:08
Présentateur

qui ne sait pas l'arrêter, M. Lowe, c'est intéressant, qui ne sait pas l'arrêter ?

19:12
Louis Aliot

Je ne sais pas, moi, je n

19:13
Locuteur

'ai

19:13
Louis Aliot

pas tous les éléments, mais il

19:14
Locuteur

est évident, il est évident,

19:17
Louis Aliot

il est évident qu'on a affaire à un pays, la Russie, qui ne fait aucun effort, manifestement, pour l'arrêter, mais qu'inversement, engagés avec l'Ukraine contre la Russie, un certain nombre de pays, dont la France, eh bien, maintiennent une pression, mais une pression qui coûte cher. Or, nous n'avons plus les moyens. Parlons

19:35
Présentateur

-en, justement, c'est une conséquence concrète, j'allais dire, sur notre facture, plus largement, du pouvoir d'achat, d'électricité, les candidats prétendant à l'Élysée redoublent de propositions. Dites-nous, comment on fait, justement, pour avoir autant de propositions, y compris du côté du Rassemblement national, quand il n

19:51
Locuteur

'y

19:51
Présentateur

a plus rien dans les poches

19:52
Locuteur

?

19:52
Louis Aliot

Ça dépend, si vous faites de l'économie subventionnée ou si vous faites des économies. On a proposé 1225 milliards d'économies. On a proposé de revenir, c'était le débat précédent,

20:04
Locuteur

le système

20:04
Louis Aliot

européen de l'énergie qui a torpillé littéralement le prix de l'énergie en France. Et d'ailleurs, beaucoup de petits commerçants, de petites entreprises sont directement en difficulté parce que le coût de l'énergie est trop cher. Pourquoi continue-t-on à favoriser ce système-là ? Alors que, par exemple, on vous l'a expliqué tout à

20:21
Locuteur

l

20:21
Louis Aliot

'heure... Pourquoi, selon vous ? Mais c'est bien le problème. On n'en sait

20:24
Locuteur

rien. Vous devez avoir

20:25
Présentateur

un début de

20:26
Locuteur

réponse

20:26
Présentateur

si vous posez la

20:27
Locuteur

question. Non, mais écoutez, pour jouer

20:28
Louis Aliot

bêtement,

20:29
Locuteur

l'Europe, l'Europe, l'Europe. Là, vous faites la

20:31
Présentateur

naïveté ou

20:32
Louis Aliot

fausse naïveté

20:33
Locuteur

?

20:33
Louis Aliot

Mais écoutez, qu'est-ce qui fait qu'un président de la République et un gouvernement aillent à ce point contre l'intérêt de son propre pays dans les affaires intérieures et notamment le pouvoir d'achat et l'économie de chaque Français les plus modestes d'entre eux ? Ça, c'est une véritable interrogation.

20:48
Présentateur

Contre les intérêts, vous dites

20:49
Locuteur

? Contre

20:50
Louis Aliot

les intérêts de chacun. Moi, je vois des gens ouvriers, artisans, les gens du peuple qui souffrent aujourd'hui, qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois, parce que ce système-là, aujourd'hui, ne permet pas, par exemple, de baisser le prix de l'essence de 50 centimes d'euros. Moi, chez moi, à Perpignan, les gens, beaucoup vont faire le plaid en Espagne. C'est 50 à 70 centimes d'euros moins cher. Alors, on se demande pourquoi l'Espagne, oui, et nous, non. Voilà, ça, c'est une vraie question.

21:19
Locuteur

Sous

21:19
Louis Aliot

-titrage Société

21:19
Locuteur

Radio-Canada