Pas vu à la télé #5 – Le contrôle au faciès – Invité : Issa Coulibaly
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Avant d'en parler, on commence par un petit zapping qui nous met dans l'ambiance : en France, pour effectuer un contrôle, les policiers doivent avoir des raisons plausibles de soupçonner un délit. Un noir et un arabe avaient respectivement 7 et 8 fois plus de chance d'être contrôlé qu'un Blanc. Vous êtes déjà fait contrôler par la police ? Pour quelle raison ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Vous dites que vous lutterez contre les contrôles au faciès, mais pas contre les contrôles d'identité nécessaires. Les policiers devront-ils délivrer un reçu à chaque contrôle d'identité ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Le ministre de l'Intérieur estime que les contrôles au faciès sont des cas isolés. Pourquoi faire cette émission si le problème est marginal ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez 294 plaintes pour discrimination en 5 ans. Comment expliquer cette résignation des victimes à porter plainte ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Il n'existe aucune statistique sur les contrôles d'identité en France. Vous en êtes sûr ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quelle est la réaction d'une personne contrôlée arbitrairement ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour nous voici réunis pour un nouvel épisode de pas vu à la télé aujourd'hui je suis avec Monsieur Issa Coulibali que voici bonjour bonjour euh bon on va parler d'un problème très particulier et c'est justement le problème c'est qu'il est particulier il ne concerne que peu de monde et c'est justement le problème ça concerne peu de monde si bien que tous les autres ont l'impression qu'il y a pas de problème ça s'appelle le contrôle au faciè bon avant d'en parler on commence par un petit zapping qui nous met dans l'ambiance en france pour effectuer un contrôle les policiers doivent avoir des raisons plausibles de soupçonner un délit un noir et un arabe avait respectivement si et près de fois plus de chance d'être contrôlé qu'un Blanc vous êtes déjà fait contrôler par la police pour quelle raison je March vous marchez voilà l'habitude de toujours se faire contrôler mais je suis sûr que si j'étais d'une couleur différente je l'aurais dit mes papiers sont en règle il arrive et il regarde ma sœur et tout il lui dit toi tu fermes ta gueule tu fermes ta gueule tu fer mais il l'a dit trois quatre fois à tel point enfin je veux dire il était comme si il avait perdu il avait perdu le contrôle je lutterai non pas contre les contrôles d'identité qui sont nécessaires je lutterai contre les contrôles au Fest qui sont inaccepbles les policiers vont-ils devoir délivrer un reçu à chaque contrôle d'identité c'était une proposition de François Hollande pour lutter contre les contrôles en fciè cette annonce a immédiatement braqué l'ensemble des syndicats de police contre leur nouveaux patron ça compliquera le travail à partir du moment où ça fait de la papera supplémentaire à partir du moment où ça serait susceptible de créer des fichiers supplémentaires et puis lorsqu'une personne exhibera le répicé et bien il faudrait la recontrôler pour savoir si elle est bien la titulaire et la bonne personne sur le répicé donc tout ça n'a pas de sens il apparaît clair que c'est une préoccupation pour de nombreux citoyens qui sont quotidiennement pour la plupart victimes d'une discrimination majeure des députés PS écologistes ont proposé la mise en place d'un récipic dans le cadre du projet de réforme pénale amendement rejeté le ministre de l'Intérieur estime que les contrôles au fciè sont des cas isolés l'attestation de contrôle identité ça fonctionne à New York ça fonctionne à Toronto ça fonctionne dans des villes en Espagne ça fonctionne à Londres 294 plainte pour discrimination en 5 ans rapporter au nombre de contrôles qui ont eu lieu pendant ces 5 ans ça montre que le phénomène est totalement [Rires] marginal parce que le le noir est suspect bon alors ministre de l' ériur a dit qu'il y avait pas de problème pourquoi on fait cette émission là on se le demande ah ou je sais pas je crois que je vais rentrer chez moi alors bah il y a un problème et tout le problème c'est l'invisibilité du problème d'accord euh c'est que le problème concerne une certaine catégorie de la population dont on ne fait pas grand cas bon je veux bien croire à son chiffre de 294 plintes en 5 ans je veux bien y croire je le comprends il y a une énorme résignation qui qui qui qui qui fait que bon ben voilà aller voir la police pour se plaindre du comportement de la police pour beaucoup de gens c'est absolument aucun sens bon vu c'est curieux qu'il soit pas poser la question parce que c'est la première idée qu'on a on dit mais c'est évident que tu veux pas aller à la police te plainre de la police c'est pas surt parce que la police t'a contrôlé c'est c'est très difficile et puis la deuxième la deuxième chose dans son intervention c'est par rapport au multitudes de contrôle d'identité qui existe il est incapable de donner un chiffre il y a absolument aucun chiffre sur les contrôles d'identité en France personne n'est en mesure de dire combien de contrôle par jour par mois en fonction des li dire que il y a aucune statistique sur le sujet vous êtes sûr de ça c'est le seul acte de procédure pénale qui ne donne lieu à aucune trace aucune trace donc on on voit toute la la la discrétion qui est laissée au policier pour faire un petit peu ce qu'il veut à partir du moment où le contrôle ne débouche pas sur quelque chose donc une arrestation une poursuite quelconque il y a absolument aucune trace et c'est un des gros problèmes ah oui c'est vrai vous avez raison de me dire ça je me souviens du débat il y a bien des années de ça au Parlement on traitait des contrôles aux alentours des gares on trouvait que c'était abusif bon on était un certain nombre à trouver ça mais vous avez raison on aurait dû penser à l'idée comment contrôler une chose pareille comment avoir une idée de l'empleur est-ce que vous avez le sentiment qu'il y a beaucoup de contrôle d'identité alors c'est c'est c'est c'est pas qu'un sentiment hein c'est enfin c'est un sentiment personnel et partagé partagé par énormément de personnes le problème des contrôles d'identité enfin c'est pas un problème le seul souci c'est que les contrôles auaciess les contrôles abusifs ceux qu'on dénonce sont basés sur l'apparence des personnes et pas sur leur comportement peu importe le le le nombre de contrôle s'il est basé sur le comportement de la personne voilà il a il a eu une attitude il a fait un geste il a il correspond à ça peut se comprendre mais le simple fait de se faire contrôler pour son apparence alors c'est la couleur de peau beaucoup dire il y a aucune raison particulière y a aucune raison particulière la la l'ultra majorité des contrôles et ce qu' le montre bien parce qu'en France il y a pas de chiffre donc c'est assez difficile à à à à démontrer mais du coup c'est aussi assez difficile à démentir c'est dans les autres pays européens l'extrême majorité des contrôles ne débouche sur rien donc dans le meilleur des cas merci au revoir et dans le pire des cas vas-y dégage maintenant c'est vraiment l'ultra majorité desôles oui c'est les formules des policiers c'est comment ça comment le contrôle se termine euh il s il s'est rien passé c'est absolument invisible et toute la question c'est comment rendre ça visible ça a des ça a un impact ça a un impact je vous laisse imaginer ce que ça peut être en tant que jeune moi j'ai grandi dans ce quartier là juste autour en tant que jeune d'être contrôlé très souvent par les policiers c'est le mais qu'est-ce que vous appelez très souvent très souvent alors c'est c'est c'est c'est ça ça peut être plusieurs fois dans la même journée ça peut être plusieurs fois dans la même journée c'est pas tous les jours plusieurs fois mais ça peut être plusieurs fois dans la même journée ça c'est très souvent entre 12 13 ans et la vingtaine d'années parce que c'est quelque chose qui se concentre et c'est tout le problème notamment sur ces âgesl euh c'est c'est plusieurs fois par semaine c'est plusieurs fois par mois euh alors ce point est est le plus le plus important dans notre entretien parce que avant de qu'on se voit euh j'ai fait des petits tests avec mes amis en demandant qui avait déjà été contrôlé et combien de fois h et ce qui était extraordinairement surprenant c'est que personne n'avait jamais été contrôlé jamais de sa vie euh si bien qu'on était tous en en parlant sidéré de se dire ah bon mais qui est contrôlé ou juste évidemment je répondait bah justement on va en parler regarder l'émission et tout ça mais c'est cette ce que vous disiez tout à l'heure c'est cette invisibilité absolument qui qui fait qu'on en parle pas c'est ça mais vous alors quelle est la réaction moi j'imagine ce que ça peut être he si on me cherchit comme ça j'imagine la réaction de plein de gens comment qu'est-ce qui se passe qu'est-ce que vous ressentez à ce moment-là c'est c'est le le le sentiment c'est l'humiliation c'est clairement l'humiliation et pourquo l'umiliation parce que bah on ne l'explique pas on est incapable de de de de mettre un raisonnement derrière le comportement qu'on a face à nous voilà d'accord donc c'est c'est c'est vraiment un sentiment fort d'humiliation et puis enfin voilà pour un gamin de 12 ans 13 ans 14 ans 15 ans euh c'est c'est c'est c'est très compliqué euh de comprendre de de de de de de comprendre et puis c'est euh la construction du rapport à la République à la communauté nationale c'est clairement une manière de dire toi toi toi vous êtes sur le côté vous êtes pas comme les autres je pense que ça a énormément d'impact dans la construction des jeunes dans les quartiers comme celui-là par exemple c'est un phénomène qui se concentre beaucoup au-delà des gares au-delà des des des points de passage c'est un phénomène qui se concentre énormément dans les quartiers populaires attendez on va s'attarder un peu là-dessus qu'est-ce que vous êtes en train de me dire on parle pas de de contrôle dans les gares dans les aéroports ou on parle dans le quartier on parle aussi de cela parce que cela aussi et il y a a une étude en 2009 qui l'a montré très clairement ils ont fait une étude scientifique enfin voilà irréprochable qui unanimement don dont la solidité est unanimement reconnue ils ont fait ce contrôle là au niveau des gares et au niveau des gares ils ont montré que les contrôles étaient très majoritairement basés sur l'apparence des personnes et pas sur leur comportement que un noir avait six fois plus de chance de se faire contrôler qu'une personne perçue comme blanche qu'un arabe avait une personne perçue comme arabe avait 8 fois plus de chance d'être contrôlé que et puis et puis ils ont montré comme ça tous les tous les éléments d'apparence qui pouvaient entrer en jeu dans la sélection par rapport à la population disponible pour être contrôlé ça va être les jeunes ceux qui ont un style vestimentaire identifié comme jeunes ceux qui ont sont un petit peu à la marge c'est quelque chose chose qui va toucher aussi je sais pas les gothiques les les les donc il y a vraiment un fort prisme sur l'apparence dans la sélection des contrôles d'identité donc ça c'est la question des gar d'acord mais je dis pas que ça soit excusable parce que c'est une gare mais j'avais du mal à comprendre pourquoi dans le lieu de résidence où la police est quand même c'est la police du qui au bout d'un moment tout le monde tout le monde et et ce qui est abérrant c'est que moi plusieurs fois ça a été Isa et papiers ah ouais donc le policier savait exactement donc le contrôle avait un autre objectif que simplement de contrôler de contrôler l'identité de la personne et donc voilà on essaie de de de comprendre on essaie d'expliquer et en fait euh c'est quelque chose qui relève de la de de la relégation de la relégation social euh c'est c'est c'est assez c'est très dur à vivre mais attendez qu'on comprenne bien ce point donc vous êtes dans votre votre quartier vous habitz vous habitez d'habitude les policiers qui sont là c'est ceux du commissariat du du du poste qui a à 50 m voilà donc tout le monde connaî tout le monde tout le monde connait tout le monde tout le monde voit tout le monde plusieurs fois par jour bon et quelle est l'explication qui est donnée quand là vous êtes contrôlé combien de fois on va dire dans une journée à vous on va parler de vous hein comme ça moi moi j'ai étéer trois fois quatre fois dans une journée la plupart du temps il y a aucune explication qui est donnée même quand elle est demandée pourquoi vous me contrôlez il y a absolument aucune explication qui est donnée même quand on demande même quand on demande et au contraire le fait de demander ça peut être quelque chose qui va faire monter la tension et faire dégénérer le contrôle c'est c'est c'est un des autres problèmes du contrôle c'est que à partir du moment où on n pas résigné on baisse pas la tête on baisse pas les yeux voilà en croisant les doigts pour que ça se finisse le plus vite possible il y a de très fortes chances que ça dégénère ça dégénère en invective verbal en coup oh et et puis ensuite beaucoup plus grave en outrage et rébellion en enfin voilà c'est comment ça l'rage rébellion vous vous rbellez vous outragez non on se rebelle pas on noutrage pas on en est absolument pas là mais le fait de demander au policiers pourquoi on contrôle le fait de contester quelque part verbalement même sans c'est quel la porte ouverte à l'accusation d'outrage ça va très vite absolument c'est l'accusation et les conséquences derrière parce que c'est de la prison c'est des fortes amendes et puis il y a aussi un système qui fait que un policier qui va porter plainte pour amende va recevoir des dommages intérêt pour lui donc il y a aussi une espèce d'incitation euh à l'outrage donc la le le fait que le contrôle d'identité soit euh ne soit absolument pas réglementé euh ouvre la porte à énormément de choses énormément de conséquences après je vous épargne le circuit on se retrouve en prison pour outrage à cause d'un contrôle qui a dégénéré on se retrouve dans l'école du crime et cetera donc il y a beaucoup beaucoup de choses qui qui sont cristallisé dans ce contrôle d'identité dans ce contrôle offaciess aujourd'hui on parle beaucoup de radicalisation diverses et varié pour moi le fait par exemple de ne pas voter c'est une forme de radicalisation la radicalisation religieuse politique ou quelle qu'elle soit je pense que pour les populations qui vivent dans les quartiers elle a beaucoup de de de de racines dans ses premières expérien expence très difficile vécu et puis la police dans les quartiers c'est la seule institution à laquelle un jeune fait face il y a l'école bien sûr heureusement mais dans un rapport beaucoup plus long et beaucoup assez différent quand même mais pour un jeune dans un quartier l'État c'est la police la République c'est la police énormément beaucoup plus que l'école l'école du fait que ce soit quelque chose de quotidien c'est plutôt des personnes ça va être un attachement très personnel au prof au différents personnels de l'Éducation nationale on va pas forcément faire le lien tout de suite avec l'État la République mais le policier donc c'est l'uniforme et puis et donc pendant tout un temps de de construction c'est lui qui va représenter l'état la République et puis donc son comportement va forcément influer sur la perception que que que la personne va en avoir de cette république oui moi je vous crois volontiers parce que il y a déjà plus d'une vingtaine d'années on observait que dans certains cas les contrôle permanent sur bon un type de population du type tous les habitants tous les jeunes de tel quartier he peu importe qui c'était en fait il faut bien avouer que ça se concentrait quand même toujours sur les mêmes ça finissait par rendre ces jeunes hommes absolument foudrage et il y avait ce que vous décrivez c'està dire tout d'un coup un jour ça éclate on sais pas pourquoi parce que c'est une tr le 4e contrôle et on a affaire à des jeunes bon ben comme tous les jeunes du monde quoi qui ont un rapport tendu à l'autorité celle de leur père absolument et un jour on est à clichi sous bois on a 15 ans et on part en courant parce que il y a des policiers qui veulent nous contrôler et on meurt c'est ça pour vous l'origine de ce drame là enfin faut vraiment se s'enterrer la tête dans le sol pour ne pas voir que c'est ça c'est c'est que ça et c'est absolument ça et puis tout le monde enfin il me semble que aujourd'hui tout le monde en convient c'était pas le cas tout de suite il y a eu énormément de contestation on a expliqué que c'était des malfras et cetera mais enfin voilà quoi c'est c'est c'est pas rien et c'est une blessure vous dites et ça reste ouais absolument ça reste alors la vie n'est pas faite que de ça heureusement parce que sinon on serait dans un sal état mais mais mais mais absolument ça reste c'est c'est c'est profondément ancré et donc d'où l'intérêt de de de d'essayer de lutter contre ça d'essayer de faire prendre conscience au plus grand monde de de de ces choses-là parce que comme vous le dites moi aussi j'ai énormément d'amis voilà qui ont pour parce que ils n'ont pas vécu dans ces quartiersl et et pourtant ils ont des couleurs de peau euh euh douteus on va dire en rigolant euh parce que parce que ils ont la bonne couleur de peau ils ont jamais jamais vécu ça c'est vrai ils ont jamais été contrôlés et puis il y en a certains qui l'ont été une fois et comme par hasard cette fois-là ils étaient avec un noir ils étaient avec un arabe il y a aussi beaucoup de gens qui qui l'ont vécu indirectement ou bien deux personnes une blanche et une noire qui se baladent ensemble le policier vient faire son contrôle et ne contrôle que le noir et même la personne perçue comme blanche qui est à côté insiste pour être contrôlé aussi parce que c'est son ami il veut essayer d'êre dans une forme d'équité non c'est c'est c'est c'est c'est très courant très courant c'est très courant non vous êtes antiflic ou quoi non moi non vraiment aucunement à mon avis pour arriver à faire quelque chose sur cette question là il faut le faire avec la police il faut que l'institution policière prenne conscience de ses dérives et participe à les résoudre c'est aussi simple que ça bon alors justement on a on a une question là-dessus on va la regarder bonjour jeanluc bonjour Isa pour régler le problème des contrôles au fè ne faudrait-il pas travailler sur la formation des policiers merci alors euh oui bien sûr que la formation des policiers c'est un des axes sur lesquels il faut travailler aujourd'hui les policiers n'ont pas de de règles précises sur ils ont une formation mais le contrôle du d'identité ça reste quelque chose d'assez flou je me pose vraiment la question de ce qu'on leur enseigne mais on on on voit que pour résoudre la question du contrôle au faciè il y a plusieurs choses qui entrent en en ligne de compte et notamment la question de la formation euh donc dans le cadre de la lutte contre ces contrôles moi je participe à une plateforme d'association une dizaine d'associations de syndicat de de de de d'association de lutte pour les droits de l'homme euh qui se sont mis en semble au moment du renoncement de Hollande à son engagement numéro 30 HE parce qu'il y avait eu toute une toute une lutte qui avait abouti à lui faire intégrer dans sa campagne de 2012 l'engagement de lutter contre ces contrô faciè on l'a vu dans le zapping au début euh mais très vite ça a été à ce qui me semble son premier renoncement en juin cétait enterré en juin 2012 c'était enterré il y a eu une polémique une petite polémique une intervention deux interventions trois interventions du Premier ministre du ministre de l'intérieur des syndicats et hop circuler il y a plus rien à voir donc la vitesse à laquelle on a été trahi parce que c'est vraiment le sentiment qu'on a eu ceux qui avons lutter pour que cette cet engagement soit pris et pour que les populations dans les quartiers entendent que cet engagement avait été pris donc c'était pas rien il y avait eu énormément de gens qui se sont impliqués et qui si à la prochaine campagne ils retournent dans leur quartier pour dire il faut voter ils vont se faire cracher dessus c'est sûr et certain donc c'est c'est c'est pas rien ce qui s'est passé sur ce runiment euh et euh et donc les C ces différentes associations se sont mises ensemble pour essayer de de de de maintenir la question dans l'actualité on fait on commençait par mettre en place six propositions parmi lesquelles euh la formation des policiers c'est un élément très important la la prise de conscience de de de ces dérives de l'institution elle passe notamment par les éléments qui sont donnés au cours de la formation pardon je voudrais juste vous interrompre sur ce point ça fait plusieurs fois vous parlez de dérivve je comprends pourquoi mais je voulais vous dire une chose Monsieur Coulibali figurez-vous que c'est le point de départ qui n'est pas acceptable parce que maintenant on s'est habitué mais un contrôle d'identité ce n'est pas acceptable on on a le devoir de faire un contrôle d'identité quand il y a un comportement qui paraît délictueux mais le contrôle d'identité comme ça pour dire Batia on contrôle l'identité des gens normalement dans un état de droit ce n'est pas normal ABS absolument donc déjà le contrôle d'identité sans objet euh est en soi condamnable et il faudrait pas que moi je le dis très tranquillement que parce que il y a le la crainte du contrôle au fciè on finisse par oublier que c'est contrôler l'identité qui est un problème les gens ils sont tellement habitués c'est ça mais en fait ça ne touche pas grand monde finalement parce que dans la pratique c'est vraiment concentré sur des populations invisibles à moindre capacité à se faire entendre euh c'est et c'est c'est c'est vieux c'est c'est c'est des choses qui étaient déjà énoncé dans le rapport Guichard de 1976 ah bon c'est ce qui constitue la base de la marche contre le racisme et l'égalité en 1983 on l' oublié ouais celle qui est d desbur euh on l'a oublié mais le point de départ c'était ça alors à l'arrivée ça a abouti sur plein de choses la carte de 10 ans pour les résidents et cetera qui sont des très bonnes choses mais le point de départ c'était ça c'était le rapport police citoyen par rapport à certains citoyens c'était le contrôle au faciè c'était le harcèlement policier sur certaines personnes euh donc c'est c'est ça fait 30 ans 40 ans que c'est une revendication des populations des quartiers populaires maisf on peut on peut s'asseoir dessus en en un mois après son élection vous excusez-moi je vous inter non on y est on y est dans l'essentiel mais je sais moi qui vous a interrompu vous étiez sur le point 1 de la plateforme des associations qui sont regroupé donc c'est c'est ces fameuses propositions donc il y en a si il y en a six la première c'est la réforme du contrôle d'identité mettre clairement parce qu'aujourd'hui l'article 782 du code de procédure pénale qui encadre les contrôles d'identité et trop flou et trop flou et permet cette discrétion c'est le point à mon avis fondamental c'est exactement comme vous disiez de de de clairement mettre dans la loi que seul le comportement alors ça c'est c'est pas formulé comme ça mais seul le comportement doit guider le contrôle d'identité bien sûr le contrôle le comportement un signalement précis d'un F qui vient de se dérouler des choses comme ça aujourd'hui c'est pas le cas aujourd'hui dans dans le dans le l'article il y a quatre alinéas et en gros si on fait la synthèse je vous je vous épargne l'analyse de chacun des derur je pourrais la faire mais on peut contrôler qui on veut quand on veut et c'est tout le problème exactement comme vous disiez euh le deuxième point je reprends je me permets je pas je suis pas encore un expert de de la parole euh le deuxième m les experts même les experts super joue au promte comp on a pas de compteur absolument et ni d'oreillette absolument la la la deuxième chose c'est l'encadrement des palpations de sécurité ce qu'on appelle les palpations de sécurité parce que une des dimensions humiliantes du contrôle d'identité c'est pas de présenter ses papiers c'est que il est systématiquement accompagné d'une fouille d'une palpation de sécurité comme elle est appelé dans le jargon technique c'est pareil ça fait partie des dimensions humiliantes un policier c'est très bien ce qu'il faut faire pour accent accentuer cette humiliation accentuer cette cette forme de pression sur une personne et puis enfin voilà ça ouvre vous avez peut-être suivi l'actualité d'il y a quelques mois il y a des jeunes qui ont porté plainte dans le 12e et parmi les éléments sur lesquels il portaient plainte il y a certains policiers qui s'amusaient à leur mettre des doigts dans les fesses pendant les contrôles d'identité pour moi ça s'appelle une agression sexuelle je sais pas donc c'est c'est vraiment des choses qui peuvent aller très loin et bon voilà donc la gradation entre une palpation normale pour s'assurer que euh la personne n'a pas d'objet dangereux pour pour la sécurité du policier et en arriver à des agressions sexuelles il y a quand même une gradation je vous laisse imaginer tout ce qu'il est euh possible pour un policier de faire donc il s'agit d'encadrer juridiquement cette pratique ce qui n'est pas le cas aujourd'hui euh le le le le TR la troisème proposition c'est le réépissé euh la remise d'un répissé à chaque contrôle du tité ah oui bon alors justement là on a une question et on va la regarder on parle d'état d'urgence on le combat pour certains mais ce qu'il faut savoir c'est que des millions de personnes des Cartier entier vivent dans une ambiance d'état d'urgence c'est ça depuis des décennies le contrôle au faciè c'est le contrôle permanent d'une partie de la population au Royaume-Uni où je me rends régulièrement la police donne un reçu après contrôle j'en ai moi-même fait l'expérience d'autres pays ont ce genre de pratique pensez-vous que ce genre de mesure soit suffisante merci alors ah alors oui absolument c'est nécessaire de de de de se répicier absolument nécessaire les toutes les expériences qui ont été suivis qui ont été documentés à l'étranger le montrre mais c'est pas suffisant la question c'est est-ce que c'est suffisant non ce n'est pas suffisant il faut un est-ce qu'on peut comprendre comment ça marche par c'est absurde vous vous faites contrôler on vous donne un récipicer puis quoi la fois d'après vous sortez le récipissé non absolument pas et c'est comme ça que la mesure a été discréditée pendant justement après l'élection de Monsieur Hollande au moment du renement sur cet engagement numéro 30 euh oui ça a été présenté comme un espèce de passe al je me fais contrôler une fois et puis d'un seul coup je peux sortir voilà j'ai une carte vous me contrôlez plus ou bien je la passe à mon copain et cetera et cetera c'est absolument pas du c'est pas du tout ça l'objet du répici l'objet du rép il est il est au moins double il est déjà d'avoir une traçabilité des contrôles d'identité aujourd'hui personne dans le pays comme je l'ai dit tout à l'heure n'est capable de dire combien il y a de contrôle d'identité on peut pas dire que dans les quartiers populaires il y a plus de contrôle d'identité qu'ailleurs parce que il y a aucune trace il y a aucun chiffre on peut pas il y a eu une condamnation par exemple de l'État en juin 2015 l'État a été condamné pour contrôle au faciè et une des raisons pour lesquelles il a été condamné c'est qu'il était incapable de dire qu'il y avait pas eu de contrôle il y a aucune trace c'est le seul acte de procédure pénale qui ne laisse aucune trace donc le répicié vient combler ce manque flagrant criant c'est la transparence de l'action du service public tout simplement donc c'est absolument nécessaire un autre un autre point sur lequel le le répissé vient c'est il y en aura un troisième c'est le policier le policier avant de faire le contrôle il va devoir se mettre en situation et se dire bon quel cas quelle case je vais cocher dans le répic il va falloir qu'il motive son contrôle et donc il va falloir qu'il se remette dans le contexte de ah le contrôle je dois le faire si il y a un comportement suspect là j'allais le contrôler mais a priori a pas donc c'est vraiment quelque chose qui permet de faire essayer de diminuer le nombre des contrôles et ça les expériences à l'étranger l'ont très bien montré en Espagne je me souviens d'une expérience en Espagne alors ils ont mis en place tout un tas de mesures dont le répic dont des éléments de formation et cetera et ils ont ils ont divisé les contrôles par deux et ils ont multiplié le leur efficacité par 3 ça veut dire que en suivant ces critères là en ne contrôlant que les personnes qui ont un comportement suspect il y a moins de contrôle et les ô sont plus efficaces parce que parce que le comportement est forcément un critère de sélection et d'investigation beaucoup plus pertinent que l'apparence bien sûr tout simplement donc dans une période de vache maigre budgetaire par exemple c'est du temps pour les policiers pour faire des choses plus utiles à nous tous lutter contre le terrorismees contrôles bah c'est c'est c'est toute la question c'est toute la question est parce que bah ils sont inefficaces ils produisent de de de de de la relégation sociale moi c'est ce que je peux observer de la place où je suis ils ont aussi une une en partie une efficacité il y a des contrôles qui débouche sur quelque chose la bah en fait sur l'atteinte des objectifs chiffrés des policiers la la 6e proposition si je la reformule de la plateforme si je la reform c'est revenir sur la politique du chiffre en matière de sécurité c'est un mouvement voilà qui date des des années 2000 à peu près et qui va en se renforçant on demande aux policiers de faire tant d' et pour aller vite les les les les les les choses les infractions les plus simples pour atteindre ces chiffres c'est les infractions à la législation sur les stupéfiants et les les infractions à la législation sur les étrangers c'est les deux choses monsieur cou c'est très facile de vérifier ce qu'on exactement exactement par exemple très bonne très bonneci j'avais pas penser mais ch je vous provoque parlem infraction et ces infractions là on la la la particularité d'être résolu au moment même où elles sont découvertes mais oui et puis donc on part du principe que oh ce mec là il doit avoir un petit bout de chichon sur lui c'est génial pour mes petits bâtons la bâtonite euh lui il a une tête de 100 papiers j'ai une chance sur deux ou trois de de tomber sur un 100 papiers alors je vais aller le contrôler et c'est comme ça qu'on va produire du contrôle au faciè en masse et le gouvernement le reconnaît il y a une polémique il y a quelques semaines et et et ils ont clairement dit oui nous on fait du contrôle au fciè pour euh pour la chasse au sans papier enfin gouvernement de gauche qui dit ça c'est enfin voilà pour nous c'est hallucinant ou et un gouvernement républicain tout cour parce que déjà déjà bon juger les gens sur leur notre se de tolérance a beaucoup bougé avec les gouvernements précédents mais que que que que qu'un gouvernement socialiste en vienne à dire des choses comme ça on est vraiment dans l'allucination totale c'est pareil pour la fameuse affaire que j'évoquais l'État a été condamné en appel par le tribunal de Paris pour contrôle au faciè l'État se porte en cassation et quand on regarde son argumentaire enfin voilà on est absolument donc c'est encore une fois c'est pourquoi quel est l'argument de l'État dans ce cas-là l'argument de l'État c'est à peu près celui-là c'est à peu près celui-là oui on cherche des sans papiers alors c'est normal qu'on contrôle des noirs et des Arabes ah donc pour des noirs et des arabes qui sont français vous pouvez imaginer enfin voilà vous évoquiez dans la conversation ensemble comment le le ce type de contrôle à répétition sous les yeux du public qui lui n'est pas contrôlé produisait un fait de d'amplification des discriminations vous pouvez expliquer ça parce que je trouve c'est très intéressant bah en fait une des dimensions humiliante du contrôle c'est qui se passe sur la voie publique au vu et au su de tout le monde alors quand c'est en plus dans son quartier et qu'on voit son professeur passé pendant qu'on se fait contrôler la famille la belle famille quand on voit euh ça rajoute énormément à la dimension humiliante les personnes vont systématiquement se dire euh bah il a fait quelque chose ils ont pas une seconde s'imaginer que à moins de l'avoir vécu eux-mêmees et d'être au courant àranchi ce qui n'est pas le cas de la majorité de la population euh on va se dire bon benah il a fait quelque chose ce ce typel est bizarre voilà si demain il y a quelqu'un que je croise et qui qui m'a vu me faire contrôler et que je vais solliciter un emploi dans son dans son entreprise j'ai 10 chances sur 10 de ne pas être pris forcément c'est une association de euh automatique et euh et et et ça renforce les préjugés les stéréotypes ratiau de voir euh tout le temps euh des personnes de couleur se faire contrôler euh moi par exemple quand je croise je croise des personnes et je leur fais peur je provoque chez ellees un mouvement de recul ê grand et barraqué ouais ouais j'ai des fois je me dis ça mais ça c'est plutôt valorisant ouais c'est pas agréable oui oui pas mais absolument absolument et en creusant et en en échangeant indirectement avec une personne qui régulièrement avait ce ce ce mouvement de recul quand elle croisait une personne de couleur euh euh on on on sa justification c'était celle-là c'était bah ils se font tout le temps contrôler donc c'est normal que j'ai peur donc c'est vraiment quelque chose qui vient renforcer les stéréotypes ratio euh et alimenter la machine à préjuger déjà que les préjugés sont fondés sur l'ignorance bah d'un seul coup on se dit voilà j'ai un élément tangible pour me dire que ces personnesl sont suspectes regardez les policiers se concentrent sur eux donc c'est c'est aussi une des raisons pour lesquelles il faut encadrer pouvoir mettre des chiffres pour pouvoir les comparer au chiffres des condamnations par exemple et comme ça arriver aussi à lutter contre les préjugés bon alors justement on a une question sur le sujet voyons ça tout de suite bonjour je m'appelle Virginie j'ai une petite question à vous poser j'aimerais savoir quels sont les recours et par quel biais et à qui doit-on se plaindre si nous subissons un contrôle arbitraire discriminatoire merci c'est assez difficile théoriquement on pe se plaindre dans n'importe quel commissariat de police mais vu le sujet il y a de fortes chances qu'on se fasse renvoyer dans ces pénates euh on peut les les les alternatives sont de porter plainte auprès du Procureur de la République et ça marche pour tous les dépôts de plainte donc par courourrier directement on peut faire ça aussi attendez attendez allez pas trop vite donc vous avez été contrôlé une fois deux fois abusive absolument donc vous prenez votre beau stylo et vous faites une plainte au Procureur de la républque alors qu'est-ce qu'il faut mettre dedans alors alors il faut mettre autant que faire ce peut les circonstances du contrôle et signifier qu'on souhaite déposer plantees et que engager des poursuites contre les personnes alors par rapport à ça c'est assez compliqué déjà c'est une rédaction à faire hein déjà il y a absolument rien de simplifié sinon il y a la question de l'IGPN de de la police des polices et qui a notamment mis en place une plateforme internet pour déposer plainte contre des policiers bon c'est les les les les voies à peu près normal on a constaté que déjà sur la question du contrôle au faciè on est face à une résignation énorme dans l'imaginaire collectif et particulièrement des populations qui sont ciblées par ce contrôle au faciè les policiers ont tous les droits donc déjà de faire l'effort d'aller porter plainte ça va être assez rare et on observe que ce sont des personnes un peu plus instruite que les autres un peu euh qui qui qui qui le subissent de manière moins quotidienne et que vraiment ça va heurter et qui ont les moyens le le le le le capital culturel de pour aller porter PL absolument absolument qui fait que on en arrive et qui fait qu'on en arrive à 294 plaintes euh en 5 ans soi-disant c'est quand même beaucoup non mais c'est c'est c'est enfin on va pas remettre en en doute les chiffres de Monsieur le Ministre si si mais on peut on peut admettons qu'on le croit euh bon 294 plin mettons 300 sur 5 an ça fait quand même beaucoupou çait si vous imaginez qu'il y en a CIN qui ont été contrôlés pour un qui a été se spin ce qui déjà une proportion inou c'est inoui c'est c'est c'est c'est c'est plutôt proption vraiment c'est c'est un qui va se plaindre pour 5000 qui se font contrôler abusivement au minimum et je suis très très très gentil donc alors s'il en a un pour 5000 qui va se plaindre on doit donc multiplier 5000 par tr 300 ouais ah oui ça commence à comm mais vraiment et et et c'est pour ça que les syndicats luttent contre la la la traçabilité des contrôles contre ce fameux cpicé qui pourrait permettre de de de de de quantifier de chiffrer euh enfin voilà tout le monde tombera de sa chaise le jour où il y a quelque chose qui va être mis en place et qui va permettre de savoir combien de contrôle d'identité sont effectués ah oui c'est vraiment parce qu'on va tomber sur une très grande proportion euh dont en fait on choisit un multiplicateur entre celui qui porte plainte cel qui porte pas plainte et puis on va s'apercevoir que ça fait un très grand nombre sur une population très réduite c'est ça finalement par rapport à la population globale absolument bien sûr les recours possibles ils sont donc institutionnel comme j'ai expliqué police des polices plainte au commissariat au procureur de la République au défenseurs des droits j'ai à titre personnel été vraiment surpris de de de de l'écoute du Défenseur des droits alors que le Défenseur des droits pour moi c'était des personnages en plus c'était des personnages de droite et tout donc j'avais une suspicion au départ mais il y a vraiment une écoute et une sensibilité à ce sujet j'en viens presque à croire que la fonction transforme l'homme chez le Défenseur des droits dans le sens où un monsieur comme Jacques Toubon en vient à être un de ceux qui en tout cas son institution est assez en pointe sur ce sujetl c'est une bonne voie de recours pour voir son recours dans ces CASL aboutir c'est bien de s'appuyer sur le Défenseur des droits je crois que c'est sans doute la méthode la plus indoleure non c'est c'est la méthode la plus indoore absolument après en terme de recours il y a pas que le le le fait de porter plainte et l'action juridique quelque part moi j'ai envie d'ussi de d'ouvrir sur qu'est-ce qu' est possible de faire en tant que personne quand on subit ça euh quels sont nos droits et je pense qu'il y a un un travail de formation d'éducation populaire à faire pour que les gens sachent euh ce qu'ils ont droit de faire ce que les policiers ont le droit de faire ou pas et puis le reste de la population aussi celui qui assiste au contrôle h euh c'est important d'observer les contrôles par exemple c'est très important d'observer les contrôles c'estàdire de s'arrêter pour regarder ex pour regarder Obs contrôle ça a TR effets le premier effet c'est que sous le regard des personnes et c'est ça marche encore mieux quand c'est une personne âgée de de sexe féminin et et bien blanche ça marche encore mieux qui observe le contrôle le policier va moduler son comportement et son attitude face à la personne euh deuxè deuxè effet de de l'observation des contrôles c'est la possibilité de de de venir en soutien d'une éventuelle procédure parce que voilà le simple fait d'attester ce qu'on a vu lors du contrôle peut être d'une très grande utilité à la personne qui l'a subi si elle veut porter plainte et le troisième élément c'est simplement pour la personne qui se fait contrôler sentir la solidarité de la communauté ah oui c'est quelque chose de de très important de se dire bon ok j'ai fait face à un salot qui a qui a eu un comportement abusif face à moi futile pour policier mais il y a aussi à côté des personnes qui bah sont venus dire bon benah j'ai vu je suis prêt à soutenir si tu veux si tu veux contester te plaindre et cetera je pense que c'est trois choses là déjà vous venez de nous apprendre quelque chose et je crois que c'est très important la fonction dissuasive de l'observateur son recours éventuel mais pas obligatoire n'allons pas dire à chaque personne que si elle s'arrête elle sera forcément impliquée dans une procédure et le dernier élément que moi je trouve très for don ce que vous dites c'est que celui qui observe il rassure celui qui estôlé il il se sent partie prenant d'une communauté humaine il n'est pas à part abandonn éventuellement à à des comportements abusifs si c'est le cas donc je crois que ça ceux qui nous écoute il faut qu'ils en tiennent bien compte parce que vous nous avez donné une leçon là vous nous avez appris ce que nous pouvons faire dans cette circonstance parce qu'il faut bien dire les choses dans cette circonstance c'est vous qui faites preuve du plus grand sangfroid et de de ouverture d'esprit la plus grande donc il faut que chacun d'entre nous aussi entende ça et se dire et moi qu'est-ce que je peux faire bon alors on va continuer à écouter les les revendications de la plateforme parce que on s'aperçoit que ce sont des choses très concrètes et qui peuvent être bien utiles pour pour savoir quoi faire alorsy on a vu trois des des des des propositions de la plateforme les trois autres sont la formation des policiers mais on en a parlé tout à l'heure avec la question de Louis il y a il y a la question de modifier les critères d'évaluation de promotion des policiers ça veut dire en fait sortir de la politique du chiffre et le le dernier élément et que je pense très important c'est le dialogue organiser un dialogue entre la police et la population je pense que ça c'est un des points très importants la question du du rapport police population il y a énormément de travail à faire làdessus et il y en a pas beaucoup qui est fait alors je connais des localités où il y a des gens assez formidables qui font ce travail euh des policiers qui font ce travail de mise en lien d'organiser un rapport police citoyen et c'est des endroit où la situation est meilleure qu'ailleurs mais de manière il y a rien d'organisé de manière globale et je pense que dans ce cadre de toutes ces propositions pour lutter contre le contrôle au faciè c'est une très bonne occasion de euh bah de de d'échanger de faire un dialogue sur la police et la population sur ses contrôles d'identité ça intéresse tout le monde de savoir combien de contrôles sont faits dans le quartier ça intéresse autant ceux qui estiment en subir trop que ceux qui euh ont un sentiment d'insécurité bah on se réunit entre policiers et population avec des chiffres avec des éléments et on discute et on échange oui vous avez le sentiment de subir trop de contrôle mais c'est pour telle et telle et telle raison on reçoit tant d'appel pour tel délit et et et donc voilà c'est dans le dialogue et que bah que que que il y aura une porte de sortie c'est un des éléments qui peut être facilement oublié dans les proposition de la passant mais je pense qu'il est il est quand même assez central je pense qu'il est très important pour la suite de ce que nous aurons à faire pardon monsieur coubali je fais une petite parenthèse politique euh d'abord sur la politique du chiffre et de l'évaluation qui est une calamité euh en réalité elle vient directement d'une conception du management comme dont vous savez qu'elle est très typée et c'est vrai dans toutes les entreprises on part de l'idée que l'évaluation les bordero à remplire les les les cases à cocher euh bon qui sont une perte de temps considérable c'est pour ça que ça me fait rigoler quand un des syndicalistes dans le zapping disait ouais ça fait de la paperass en plus mais oui bah oui ils sont dans déjà dans cette paperasse euh bon donc il y a une il y a une lutte contre cette méthode qui consiste à gérer les gens par l'illusion d'un contrôle sur chacun de leurs actes euh en pensant que de cette manière on va évalu correctement la situation alors que certains éléments du travail dans une équipe comme la confiance ou la coopération des agents entre eux est beaucoup plus important mais est inquantifiable absolument et beaucoup plus productive mais difficile à chiffrer absolument voilà donc on est bien d'accord que il y a là une culture de la tout à l'heure on parlait de culture de l'institution mais on a introduit aussi dans cette institution une culture du management qui n'a rien à voir avec les activités considérées et puis après vous avez évoqué un point que je crois très important et qui est directement politique au plus haut niveau dans l'idée que je me fais d'une révolution citoyenne c'est la réappropriation par les citoyens de tous les éléments de leur vie quotidienne que ce soit ce qu'il y a dans leurs assiettes hein la nourriture qu'est-ce qu'on mange qu'il produit comment mais aussi toutes ces relations qu'il y a dans la société qui peuvent pas être des relations au moi je crois que c'est une erreur de de tout séparer c'estd il y a des policiers ils font le travail de policier consiste à contrôler tout le monde puis après rentre chez eux c'est fini ils changent d'habit et ils sont contrôlés par d'autres s'ils ont pas la bonne couleur bon et ainsi de suite et que le le moment où la population et l'institution parce que il y a pas d'institution plus importante que celle où nous délégons le pouvoir l'autorité la violence légitime qui est celle de l'État à des personnes à qui on met un uniforme ben je crois que c'est très important ce que vous avez expliqué il y a un instant et si on doit changer la vie dans ce pays je pense que c'est votre méthode que la bonne il faut que les gens se mettent ensemble h et de l'action de police comme d'une action qui concerne tout le monde parce que l'action de police est pas faite contre la population en principe c'est une action qui est faite au service de la population donc il est normal que que cet échange que vous avez vous appelez dans votre plateforme il moi je trouve ça formidable que ce soit quand même des victimes qui viennent demander ça parce que là dans ce que vous nous dites victime c'est quand même vous ou mais on refuse de se vivre comme victime et donc on essaie de prendre chos en M parfait donc c'est le la lutte contre l'idée de victimisation absolument donc et c'est très bien ça alors donc attendez moi j'apprends des choses là donc là vous êtes vous êtes partis sur le pied consiste à dire mais nous non on n pas du tout on n'est pas victime on veut contrôler notre police parce qu'elle est à nous absolument elle est nécessaire j'ai j'ai une mère j'ai des sœurs enfin voilà je je suis capable malgré les choses que j'ai pu subir de la part de de detitution de la police ou de policiers je suis tout à fait comprend capable de comprendre le rôle d'une police dans une société et bon voilà j'ai pas de recette magique pour la remplacer ou quoi donc la question c'est pas un monde sans police les les voilà l'idée c'est de travailler avec la police pour l'améliorer et c'est c'est totalement dans son intérêt lutter contre le contrôle offaciè c'est augmenter l'efficacité policière vraiment c'est travailler sur ce dialogue et ces relations c'est mettre les policiers en capacité de venir récupérer du renseignement dans les quartiers sur des choses vraiment intéressante pertinente salir créer ce climat de relation exérable entre la police et une partie de la population c'est se couper de tout un tas de de de de ressources utiles à la communauté nationale donc on n vraiment pas antipolice on est pour une meilleure police alors moi j'ai insisté sur sur l'intérêt que présente votre votre revendication l'idée qu'on euh il s'agit de créer une un lien entre une institution qui appartient à tout le monde la police il s'agit pas de la mettre au ban de la société je je trouve que c'est une vision très concrète et très pragmatique et ça touche à ce qu'on appelle un peu pompeusement le vivre ensemble bon tout ça sont des grands mots là ce que vous proposez vous c'est de réparer à un endroit bien précis qui empêche de de vivre ensemble alors qu'il y a aucune raison mon engagement il il vient de là il vient de l'envie euh d'agir pour le vivre ensemble pour l'amélioration un des poisons du vivre ensemble c'est la discrimination pour moi euh je suis bien placé pour le savoir euh et dans le cadre de la discrimination la discrimination sur le contrôle au fciè ça me semblait un combat intéressant c'est même pas forcément des choses qui demandent beaucoup d'effort c'est c'est que du bon sens tout ce dont on a parlé c'est du bon sens la question de du répicé qui serait qui peut être un bon point de départ déjà mais pas tout seul pour ne serait-ce que chiffrer quantifier le problème c'est un décret ça veut dire que c'est une décision demain voilà on fait un décret ce serait bien de commencer par l'expérimenter quelque part et puis de le généraliser en fonction des résultats donc tout ça je pensais que c'était quelque chose d'assez facile et bah le ne serait-ce que l'effet d'entraînement que provoque la victoire sur une lutte comme ça et et c'est pas une lutte catégorielle c'est vraiment lut pour le bien commun j'espère avoir réussi un peu à le montrer et oui c'est ce qui est fascinant dans l'entretien que vous nous donnez c'est que on a on comprend que c'est une c'est pas votre lutte personnelle ou celle de je ne sais quelle communauté c'est une lutte pour quelque chose qui est le bien de tous exactement et donc l'idée c'était comme ça de l'idée c'est comme ça de euh de plus généralement arriver à mieux vivre ensemble arriver à euh à plus d'égalité à donner du corps à la question de fraternité moi je suis président d'une association de quartier de ce quartier qui s'appelle Pasapa Belleville euh voilà une association de jeunes Pasapa pourquoi ah bah comme comme son nom l'indique dans dans cette dans cette perspective de bah de de d'agir déjà euh d'agir chacun à son échelle à son R rythme et et et que c'est comme ça qu'on qu'on transforme les choses alors dans l'association pasap pas maises mes mes amis de l'association vont m'en vouloir parce que parce que j'en aurais pas beaucoup parler mais cette association pas à pas participe à cette plateforme alors une plateforme une forme non ins institutionnelle pour pour que chacun garde son autonomie sa capacité à prendre part à telle ou telle action qui est menée par l'ensemble ou pas et puis c'est ce qui permet aussi d'agréger ensemble à la fois des syndicats des des des des grosses associations de droits de l'homme des des des desutes des petites associations comme la nôtre de quartier des associations intermédiaires donc voilà mettre ensemble ce ce ce cet aropage un peu un peu de forme et de taille très diverse les faire travailler ensemble c'est cette forme là qui qui convient le mieux donc voilà la plateforme s'appelle en finir avec le contrôle au faciè on a vécu plusieurs années sans avoir de nom mais maintenant on a décidé que c'était en finir avec le contrôle au fciè et euh bon ben on espère y arriver bientôt h c'est très impressionnant parce que à travers cette question vous touchez à à beaucoup beaucoup de sujets et par exemple comment faire fonctionner un grand ensemble sans écrabouiller les composants et sans que l'institutionnel écrase l'initiative je pense que là euh peut-être que vous le savez mais vous touchez à des questions extrêmement transversales ça concerne aussi bien l'action politique ou l'action même des des institution bon alors j'espère que tout le monde aura été bien impressionné et je vous écoutais lorsque vous avez dit de manière très très pragmatique bon vivre ensemble bon très bien c'est très important par quel bout on prend pas à pas av vous dit je trouve que c'est une c'est bien que vous en ayez fait quasiment un slogan parce qu'on noserait pas le le dire et ça me rappelle ça me rappelle la légende que vous connaissez que qu'on raconte la légende du Colibri dans dans la forêt alors il y a le feu dans la forêt et tous les animaux sont là se tiennent la tête et discutent entre eux dis mais qu'est-ce qu'on peut faire le feu avance ah d là on pourrait creuser des tranchées a dit l'autre on pourrait appeler nos amis les éléphants pour qu'ils viennent cracher de l'eau dessus et tout le monde discute et pendant ce temps le feu avance et on voit passer et repasser un petit colibbrri les autres mais qu'est-ce que tu fais toi à voler là alors qu'on est en train de discuter du feu et dit ben moi je me contente d'aller jeter un peu d'eau dessus et peut-être qu'à force j'arriverai à l'éteindre je trouve que vous êtes cette sorte de de colibri qui nous oblige tous à interrompre nos colloques savants pour nous demander concrètement si la société n'a pas déjà elle-même trouvé le remède au mal le mal que vous avez décrit qui est très insidieux parce que euh ni vous ni moi n'avons l'intention de mettre en cause l'existence d'une police vous l'avez dit tout à l'heure sans ambigué pour autant nous nous sentons pas obligés de multiplier les compliments pour ne pas nous rendre suspect hein euh vous avez raison de dire que nous n'avons pas intérêt à nous présenter comme des victimes je pense que là nous avons appris quelque chose de vous parce que la police comme la République nous appartient à tous donc je pense que là on a reçu de vous beaucoup de leçons ce que je crois le plus important c'est que ceux qui vont nous écouter euh ils vont nous écouter je ne sais pas pourquoi peut-être parce que ils vont trouver le sujet intéressant que vous moi on a une tête qui leur convient pour le coup là ça sera la faveur de faciess mais surtout je pense qu'il faut que tout le monde comprenne bien que ce qu'on fait là c'est très sérieux il y en a Mar des contrôles faci il SME un poison un venin dans la jeunesse quasi quotidien insidieux qui meurte qui humilie et ça ne se VO pas parce que la plupart d'entre nous ne sommes jamais contrôlés et donc nous ne savons pas ce que subissent les gens qui le sont trois fois quatre fois et Monsieur Coulibali a mis beaucoup de mesures dans son propos mais je puis témoigner parce que je le sais que parfois ces contrôle se multiplie et on se demande si leur objet n'est pas de provoquer la rébellion bon ce n'est pas le cas général mais que chacun comprenne bien qu'il suffit que ce soit possible pour que ce soit fait on le sait bien donc je pense que si quand il va y avoir beaucoup de grands discours sur la manière de vivre ensemble et tout ça entre nous qu'on se souvienne qu'il y a des des sujets bien précis où on peut régler de manière bien précise le problème qui nous est posé bon maintenant c'est le moment du coup de cœur parce qu'il faut que j'en ai un paraî-il à chaque à chacune de nos rencontres là mon coup de cœur euh il est en faveur d'un film alors ce film moi je suis allé le voir mais vous vous ne l'avez pas vu et vous ne pourrez pas le voir avant le mois de novembre quand il va sortir dans les circuits ça s'appelle la sociale euh c'est un film de Gilles Perret c'est pas le premier film qu' fait il a fait un autre qui était superbissime qui s'appelait les jours heureux sur la façon avec laquelle avait été élaboré le le programme du Conseil National de la Résistance et là ça parle de la sécurité sociale comment elle est née d'un personnage dont personne ne parle jamais le ministre communiste qui l'a institué en bras Croisard alors bon vous verrez le le film B c'est à la à la Pérée il y a un fil conducteur c'est toujours un être humain le fil conducteur c'est pas une une institution euh bon là euh c'est un des monsieurs qui a construit la sécu al il est pas tout jeune hein mais euh au-delà de l'histoire moi ce qui m'a fasciné euh c'est tout ce moment où le gars nous raconte que ils ont eux-mêmes créé la sécu il y avait pas de bureau il y avait rien et ils ouvrent des bureaux et ils commencent à recevoir et à faire les papiers pour quelque chose dont personne n'avait jamais entendu parler on n'arrivve même pas à imaginer que ce truc existe hein c'est-à-dire que c'est une invention absolument magique chacun donne selon ses moyens personne est appelé à donner plus que ce qu'il peut mais tout le monde reçoit selon ses besoins bon si vous avez une maladie grave et ben vous êtes soigner quel que soit la la le niveau de votre contribution et ce truc évidemment ça marche mes amis c'est le contraire qui marche pas et on voit comment depuis que ça existe tous ceux qui qui veulent faire du F sur la santé sur les les différentes vicissitudes de l'existence ont passé leur temps à essayer de déconstruire ça à essayer de rétablir le marché pour refaire du fric bon il y a des moments il la rend vous allez voir il y a un inergumen qui est là qui arrive au milieu et qui explique pourquoi la sécurité sociale c'est un vol de masse et qui dit que en fait à cause de la sécurité sociale en réalité la France est un pays communiste et alors bon comme ça a pas l'air de le troubler l'énormité de la bêtise qui dit il dit bon et ben d'ailleurs c'est pour ça que le Parti communiste fait plus des gros scores parce qu'il y a plus besoin le communisme est fait alors on voit on arrive pas à le croire et vous voyez ce type qui dit ça 200 fris et vous vous dites mais c'est pas possible il le croit vraiment et oui il le croit figurez-vous mais ça nous permet comme vous dit tout à l'heure c'est très concret quoi euh comment dire la bêtise ça passe par des gens qui sont bêtes il faut toujours s'en rappeler voilà ça sera tout pour aujourd'hui merci et à bientôt [Musique] les Français ne supportent plus le système français de sécurité sociale ils ont fabriqué un système qui a tué l'économie française le fond politique français c'est réellement le communisme qui est partout camarade les gens se rendent pas compte tant qu'ils sont sur un petit risque que finalement la CQ elle est fondamentale et que tout le monde aura un gros risque forcément puisqu'on meurt je le dernier poilu de la sécurité sociale un des derniers qu'est-ce que ça veut dire vivre sans protection sociale ça veut dire que lorsqu'on est malade on travaille pas donc on a pas de salaire et on fait comment pour vivre dans notre projet nous avons uni toutes les classes de la société celui-ci prévoit la remise complète entre les mains des assurés eux-mêmes de la gestion des organismes de sécurité sociale ce qui se joue en 46 c'est la démonstration de la capacité de pouvoir du mouvement envoyé bonjour la jeunesse bonjour on était des travailleurs donc la sécurité sociale c'était pour nous alors on savait ce qu'on voulait pour notre bien-être ça on le savait ça tout à coup les corps se sont relevés tout à coup on avait le droit de vivre parce que la sécurité sociale ça n'est rien le droit de vivre donc ce que je vais vous expliquer c'est une histoire de la [Applaudissements] France quand on fait croire aux gens qu'on peut pas augmenter les budgets de la sécurité sociale ou c'est une question de choix politique c'est une question d'engagement [Musique]