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Discours / meetingJérôme Guedj· 18 février 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéJustice

Mort de Quentin DERANQUE : Le cri d'alarme de Jérôme GUEDJ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Fait
    « Ce qui s'est passé ces dernières années, c'est que là où c'était plutôt du côté de l'extrême droite qu'il pouvait y avoir cette porosité avec la violence, on a vu ressurgir et revenir par la gauche une tentation du recours non pas organisé à la violence mais bienveillant. »
  • 2:12Fait
    « Quand on utilise des mots qui brutalise, il faut pas s'étonner que certains les prolongent dans une violence. »
  • 3:38Fait
    « Face à une violence politique, il y a une seule violence qui est possible, c'est le monopole de la violence légitime. C'est l'État, c'est la police, c'est la justice. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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après-midi, c'éit un moment de gravité parce que au cœur de la démocratie parlementaire, la question qui traverse le rapport à la politique a été posé. Quel est le rapport à la violence en politique ? Voilà, c'est ça la raison même d'être d'un parlement et de la démocratie. C'est la dispute apaisée, une confrontation qui se règle par les urnes, par le débat, par la parole et qui a été et qui a été très clair dans le bannissement de la violence. Vous me parliez mon rapport passé avec Jean-Luc Mélenchon. En républicain sincère, il érigeait précisément cette digue comme infranchissable. Euh à gauche, c'est un débat qui a été tranché dans l'histoire, le rapport à la violence, à la violence révolutionnaire, euh la passion parfois qu'elle peut déclencher. Ce qui s'est

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passé ces dernières années, c'est que là où c'était plutôt du côté de l'extrême droite qu'il pouvait y avoir cette porosité avec la violence, on a vu ressurgir et revenir par la gauche une tentation du recours non pas organisé à la violence mais bienveillant. Rappelez-vous au moment des émeutes euh en juillet 2023 après la mort du jeune Naël quand la phrase prononcée par Jean-Luc Mélenchon à l'époque est de dire "Nous n'appelons pas au calme, nous appelons à la justice." Ne pas appeler au calme quand on est un républicain alors que des émeutes euh embrasent les banlieux, détruisent des services publics, des MJC ou des centres sociaux, c'est une forme de complaisance pour la violence. Et cette ligne là qui se qui s'anticipe déjà par la brutalisation du

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débat politique, la stigmatisation, la tension permanente, ça fait système. Donc moi, je suis pas à dire que dans le cas d'espèce, pénalement, il y a une responsabilité de la France insoumise, mais quand on crée une ambiance politique, alors il faut en assumer la responsabilité. Et je suis pas d'accord avec Mathine Panot quand elle dit il n'y a pas de responsabilité morale ou alors elle est illusoire. Quand on utilise des mots qui brutalise, il faut pas s'étonner que certains les prolongent dans une violence. Or, la responsabilité d'un décideur politique, c'est justement de faire la part des choses, de considérer que le bruit et la fureur peuvent aboutir peuvent aboutir bien sûr que c'est pas délibéré ou intentionnel et que un discours d'apaisement n'interdit pas d'avoir une confrontation

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démocratique saine. C'est en tous les cas comme ça que je conçois le débat démocratique. Encore une fois, je je distingue euh les faits qui vont être pénalement traités. Moi, je suis attaché à l'état de droit. confiance dans ce que la va faire et il faut que toute la vérité soit donnée donc pas d'instrumentalisation parce que ce serait justement donner du crédit à une sorte de fièvre obsidionnale de la part de de la France insoumise qui dirait tout le monde veut nous veut s'attaquer à nous et et et s'en prendre à nous si cette piste est confirmée mais évidemment que il y a une contradiction majeure. Voilà. Alors, d'abord, je ve juste ajouter un point parce que je veux pas exonérer la violence de l'extrême droite. Elle

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existe à Lyon. Les bandes identitaires euh fasciste qui défilent, qui déroulent dans des euh dans des rues et qui font des ratonnades. Ça existe. Ce sont même les plus ce sont même les plus nombreux. Même les plus nombreux. Vous voyez bien la nuance sémantique est introduite là qui est de dire les euh la violence défensive ou offensive, l'idée selon laquelle on pourrait s'organiser en autodéfense face à une violence politique, ça pour moi c'est la négation même de la République parce que face à une violence politique, il y a une seule violence qui est possible, c'est le monopole de la violence légitime. C'est l'État, c'est la police, c'est la justice. Et c'est pas chacun qui se organise sa propre défense parce que sinon on introduit la loi du plus fort. Et ça c'est

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totalement contradictoire avec la raison même d'être de la démocratie de la République du débat de la confrontation. Donc si on veut introduire une subtilité comme je l'entends là à l'instant dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon en disant il y a une violence défensive qui pourrait être comprise et une violence offensive qui serait inacceptable. Non, ces nuances là et cette gradation, c'est déjà une défaite de la pensée que d'accepter parce que ça prolonge justement l'argument et la rhtorique dans le débat politique qui est de dire nous pouvons être violents dans les mots, nous pouvons être violents verbalement parce qu'il faut justement réveiller les esprits à soupis, chloroformés, endormis de qui s'intéressent pas à la politique. Et pour ça, il faut parler haut et fort, le

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fameux bruit et la fureur. pas un risque de le faire et d'une certaine manière c'est un retour de balancier de ceux qui ont joué avec le feu.