François Asselineau invité sur Fréquence Morvan - 19/06/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Peut-on avoir confiance dans la politique aujourd'hui ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette conférence en milieu rural, ici Château-Chinon ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce désintéressement des électeurs vis-à-vis de la politique actuellement ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quel est votre bilan de la politique actuelle d'Emmanuel Macron ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quel est votre sentiment sur la réforme de la SNCF ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Un dernier message aux auditeurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30François AsselineauChiffre
« Aux élections européennes, on atteint parfois 70% à 75% d'abstention. »
- 22:00François AsselineauFait
« La France est un pays avec au moins 1 000 ans d’histoire depuis l'accession d’Hugues Capet au trône de France en 987. »
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Info mag, le magazine de la rédaction. [Jingle] Merci d'être avec nous pour cette nouvelle édition de l'info mag, aujourd'hui en ce mardi 19 juin. Au sommaire, le président de l'UPR, l'Union populaire républicaine, François Asselineau donnera une conférence samedi 23 juin à Château-Chinon avec pour thème : « Peut-on encore avoir confiance dans la politique ? ».
Elle se déroulera la MJC à partir de 14h30. Pourquoi avoir choisi Château-Chinon ? Pourquoi en milieu rural ?
Ce sont quelques-unes des questions que nous lui avons posées. Nous écouterons François Asselineau dans quelques minutes. [Jingle] Et puis nous vous le disions en titre : peut-on avoir confiance dans la politique ?
Une vaste question qui sera débattue ce 23 juin à Château-Chinon. François Asselineau, président de l’UPR, l’Union populaire républicaine, sera présent à la MJC à partir de 14h30 afin de rencontrer les concitoyens particulièrement éprouvés par le recul de l’État qu'imposent les grandes orientations de politiques économiques. L'entrée est libre et gratuite.
Nous écoutons François Asselineau qui nous a accordé quelques instants. Ancien candidat à la présidence de la France, il sera présent à Château-Chinon pour une conférence-débat. Nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui le président de l'UPR, M.
François Asselineau. Bonjour. — Bonjour, et bonjour à tous vos auditeurs. — Cette conférence aura lieu ce samedi 23 juin avec pour thème principal : « Peut-on avoir confiance dans la politique ? ».
François Asselineau, moi ça sera la première question : peut-on avoir confiance dans la politique aujourd'hui ? Permettez-moi d'abord de signaler que ça se situe à 14h30 samedi, à Château-Chinon, à la Maison de la jeunesse et de la culture. C'est au 120 avenue Vauban, pour que vos auditeurs qui le souhaiteraient puissent venir.
Peut-on avoir confiance en la politique ? Écoutez, je vais présenter cette conférence au public avec PowerPoint. Avec un ordinateur et une vidéo pour que ça soit assez attractif.
Je vais leur présenter un certain nombre d'éléments de réflexion. Depuis maintenant un certain nombre d'années, l'abstention ne fait que s'amplifier dans toutes les élections. Au point qu'on a eu plus de 50% d'abstention aux deux tours des législatives (corrigé) l'année dernière.
C'est du jamais vu. Aux élections européennes, on atteint parfois 70% à 75% d'abstention. Le deuxième point, c'est que nous disposons de sondages, qui sont réalisés par des instituts de sondage, où on demande aux Français année après année ce qu'ils pensent de la politique, des responsables politiques.
Et on constate qu’année après année, il y a de plus en plus de Français qui ne font plus du tout confiance aux responsables politiques ni à la politique. Alors dans cette conférence, je vais présenter les faits : l'abstention, les sondages. Et puis après, je vais essayer d'expliquer aux gens qui voudront bien venir m'écouter pourquoi il en est ainsi.
Pourquoi est-ce que les Français, de plus en plus, ne croient plus en la politique. Je vais leur expliquer que c'est parce que tout simplement, lorsqu'ils votent à droite ou lorsqu'ils votent à gauche, en fait, ils ont toujours la même et unique politique, à quelques détails près. Mais en matière économique, sociale, diplomatique, militaire, etc., ils ont la même politique et je vais leur expliquer pourquoi il en est ainsi. — J'aimerais savoir aussi, pourquoi cette conférence en milieu rural, ici Château-Chinon, terre de François Mitterrand ?
D’abord, j’essaie de faire des conférences depuis maintenant 11 ans et demi que j’ai créé l’UPR. L’Union populaire républicaine qui appelle les Français à se rassembler au-dessus du clivage droite-gauche pour faire sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Lorsque j’ai créé ce parti politique, il y a onze ans et demi, après avoir travaillé dans les cabinets ministériels auprès de Mitterrand, auprès de Jacques Chirac, les gens pensaient que j'étais fou.
Sauf que depuis 11 ans, la scène a beaucoup évolué et vous voyez bien maintenant que la question européenne est sur le devant de la scène un peu partout à travers l’Europe. C’est-à-dire que les analyses que je fais ont été confirmées par les événements. Alors pour exprimer mes analyses, c'est difficile.
Parce qu'elles prennent à rebrousse-poil beaucoup d'idées reçues et j'ai eu les plus grandes difficultés à avoir accès aux grands médias. Je me suis donc dit que pour développer ces idées, il fallait être présent sur Internet et notre site internet upr.fr est désormais le site le plus consulté de tous les partis politiques français.
C'est pas moi qui le dis, c'est Alexa Ranking de Google, parce qu'il y a énormément d'informations dont les Français ne disposent pas et qui sont en libre-service sur ce site. Et puis j’ai parcouru la France et j’ai été reçu ici ou là, notamment par des radios de la bande FM et des télévisions web. J’en profite pour vous remercier, Radio Morvan.
Vous nous avez déjà donné la parole au cours des années écoulées. Et donc je m'adresse à tous les Français. Et je vais en particulier dans les zones rurales parce que d’abord, mon nom, Asselineau, est un nom de la région.
J’ai d’ailleurs une maison de campagne près de Cosne-sur-Loire dans la Nièvre. Ça, c'est la première chose. C'est un département que j'aime beaucoup.
C'est un peu le berceau de ma famille, la Nièvre et le Loiret. Mais en plus de ça, il est important d'aller porter la bonne parole – si j'ose dire – dans les zones rurales. Parce que souvent, il y a beaucoup d'auditeurs qui, parfois, n'ont pas Internet, ne consultent pas Internet et donc n'ont pas accès, justement, à nos analyses privilégiées.
Et puis moi, je considère que tous les Français sont égaux et donc je ne vois pas pourquoi je me contenterais d'aller dans les grandes villes. Notez bien, d'ailleurs, que je vais en zone rurale en dehors des périodes électorales, parce qu'il faut labourer le terrain, si j'ose dire, et aller expliquer, notamment en zone rurale, qu'est-ce qui se passe. Pourquoi est-ce que les villages se dépeuplent ?
Pourquoi est-ce que l'agriculture est en déclin rapide ? Pourquoi certains agriculteurs sont dans une situation épouvantable ? Pourquoi est-ce qu'on voit fleurir des centres commerciaux autour des préfectures, des sous-préfectures, au détriment de la vie des villages ?
Eh bien tout ça, ce sont des éléments d'information que les Français doivent avoir à l'esprit. Alors maintenant, dernière question que vous m'avez posée : Château-Chinon. J'y vais pour plusieurs choses.
D'abord parce qu'effectivement, c'était le fief de François Mitterrand, dont je rappellerai un certain nombre de propos qu'il a tenus à la fin de son double septennat. Donc c'est un peu un clin d'œil, bien sûr. Deuxièmement parce que j'ai déjà fait des conférences dans la Nièvre, à Nevers ou à Pougues-les-Eaux.
Donc j'ai voulu aller dans une zone plus rurale cette fois-ci. D'autant plus que notre délégué départemental habite à Moulins-Engilbert, donc juste à côté. J'ajoute également que la mairie de Château-Chinon a gentiment accepté de nous prêter la Maison de la jeunesse et de la culture, comme je le disais tout à l'heure.
Donc tout ça, ça fait des éléments convergents. Et un dernier point, c'est que le samedi après-midi, à partir de 14h30, je ferai cette conférence qui est gratuite et ouverte à tout le monde. Donc tout le monde peut venir de façon anonyme pour écouter les analyses et ce que j'ai à dire.
Mais le matin, j'irai également avec des amis et des adhérents de l'UPR à Bibracte, qui n'est pas très loin, pour faire un petit pèlerinage – si on peut dire – historique. Puisque vous savez qu'à Bibracte, c'est là que se réunirent les tribus gauloises, sous la houlette de Vercingétorix, pour tenir tête à l'envahisseur romain. Donc c'était un peu le symbole de la nécessité de rassembler les Français en cas de malheur. — François Asselineau, d'après vous, pourquoi ce désintéressement des électeurs vis-à-vis de la politique actuellement, peut-être même un ras-le-bol ? — Parce que, je le disais tout à l'heure, on leur a fait croire que M.
Macron allait régler tous les problèmes. Il était jeune. Il avait un programme « marketing », comme on dit.
C'est-à-dire qu'il disait « Pensez printemps, les amis ! ». Il y a des gens qui se sont laissé un petit peu embobiner par des paroles comme ça de marchand de tapis.
Parce que si vous y réfléchissez deux secondes, « Pensez printemps, les amis ! », c'est pas un programme politique. C'est rien.
C'est un simple slogan. Moi, l'année dernière, rappelez-vous, il y a beaucoup de Français qui m'ont découvert. Mais en l'espace de quelques semaines.
Et ils ont découvert quelqu'un qui leur disait la vérité. Qui leur parlait des articles des traités européens qui nous ligotent à la Commission européenne à Bruxelles, à la Banque centrale européenne à Francfort et puis à l'OTAN qui est géré depuis Washington. Et donc, ils ont découvert quelqu'un.
Alors je rappelle quand même que, l'année dernière, M. Macron a eu droit à 28% du temps de parole sur les grands médias nationaux. C'est pas moi qui le dis.
C'est le CSA. Alors que moi, j'ai eu droit à 1%. Et puis M.
Macron a été entouré de tout un discours des grands médias, de tous les journalistes. Disant qu'il était formidable, il était jeune, il était dynamique, il allait redresser la France. Alors que moi, lorsque je suis arrivé, j'ai été accueilli par un concert de critiques sur le fait que j'étais complotiste, conspirationniste, extrémiste, etc.
Seulement voilà. Les Français qui m'ont écouté à l'époque, ils ont vu que je tenais des argumentations précises. J'expliquais précisément ce qui allait se passer.
Notamment, l'une des dernières apparitions que j'ai faites, c'était sur France 2. Il y avait eu un « débat » avec tous les candidats. J'avais dit : « Quel que soit le candidat qui sera élu à l'Élysée, s'il reste dans l'UE et dans l'euro, voilà ce qui va se passer : » Et j'avais dit : « la remise en cause du droit du travail, la privatisation des services publics, l'affaiblissement des retraites, l'augmentation du chômage, etc. » Or tout ceci, c'est exactement ce qui est en train de se passer.
Donc de plus en plus de gens sont en train de dresser l'oreille en se disant : « Il y avait quand même un monsieur. On le connaissait pas bien l'année dernière. Eh bien voilà.
C'était quand même lui qui, finalement, avait raison. » C'est la raison pour laquelle notre mouvement politique n'est pas du tout sur le déclin. Bien au contraire, on va bientôt atteindre les 31 500 adhérents.
C'est beaucoup, vous savez. Par rapport à d'autres mouvements politiques, notre mouvement est en pleine ascension et de surcroît, nous allons être présents à l'élection européenne l'année prochaine. Il y aura une liste nationale et j'espère bien que ce sera l'occasion de faire un peu une revanche de l'élection présidentielle.
Parce qu'on pourra dire en 2019, l'année prochaine : « Voilà. Tout ce qu'on a dit depuis deux ans s'est révélé exact. » — François Asselineau, concrètement, si vous deviez, en quelques mots, dresser un bilan de la politique actuelle d'Emmanuel Macron, quelle serait-elle ?
Je dirais qu'en définitive, c'est pas si différent que ça de la politique qui était celle de François Hollande avant et de Nicolas Sarkozy auparavant. C'est toujours la même politique, puisque de toute façon, comme je l'explique, c'est pas vraiment la politique de Macron, de Hollande, de Sarkozy. C'est la politique qui est définie dans les traités européens et qui est fixée aussi par la Commission européenne, la Banque centrale européenne dans le cadre de l'euro.
Donc de toute façon nous sommes dans un univers très contraint. Regardez, les Français ne regardent pas seulement la France, ils regardent aussi ce qui se passe à l'extérieur. Au Royaume-Uni, ils voient que les Britanniques ont décidé de sortir de l'UE.
Donc déjà, ils ont découvert que c'était possible. Parce que moi, quand j'ai créé ce mouvement politique il y a 11 ans, quand je disais qu’il fallait que la France sorte de l’UE, les gens rigolaient en disant : « Mais non, c’est impossible. Etc. » Déjà, les gens ne rigolent plus du tout, parce qu'ils découvrent que c'est tout à fait possible, et un grand peuple comme le peuple britannique a décidé d'en sortir.
D'ailleurs, contrairement à ce qu'on dit dans les médias français, ça se passe plutôt très très bien. Je rappelle que le taux de chômage au Royaume-Uni est moitié moindre qu'en France et qu'il y a beaucoup d'investissements étrangers. Donc les prophéties catastrophistes qui avaient été faites à l'occasion du référendum au Royaume-Uni ont été démenties.
Puis les Français ont vu aussi ce qui se passe en Italie. C'est-à-dire que lorsque le nouveau gouvernement italien a voulu nommer un ministre qui voulait sortir de l'euro, – on est dans une sorte de cohabitation en ce moment en Italie – le président de la République italienne l'a empêché. C'est-à-dire que les Français peuvent découvrir que pour les partisans de la construction européenne, les peuples ont le droit de choisir leurs dirigeants, mais à condition que ça ne change rien.
C'est-à-dire que si un peuple décidait de sortir de l'euro, bah c'est pas bien. Alors ça veut dire que nous sommes dans une dictature qui ne dit pas son nom. Et j'aurai l'occasion lors de la conférence que je fais samedi à partir de 14h30 à Château-Chinon, – après la présentation de la conférence – de répondre aux questions du public et j'espère qu'il y en a qui vont poser des questions précises sur l'intérêt de sortir de l'UE et les conséquences de la sortie de l'euro.
Parce qu’on a mis dans la tête des Français que sortir de l’euro serait une catastrophe. On mettrait en cause leur épargne, etc. J'expliquerai que c'est exactement le contraire qui est vrai.
C’est en ce moment qu’a lieu la catastrophe. C’est en ce moment que les gens s’appauvrissent. C'est en ce moment que nous risquons de mettre en cause l'épargne des Français, parce que – j'aurai l'occasion de l'expliquer – l'euro est de toute façon très mal parti et va finir par exploser comme toutes les monnaies du même genre qui ont existé dans l'Histoire. — François Asselineau, avant de se quitter, si vous le voulez bien, une question d'actualité : la réforme de la SNCF vient tout juste d'être votée.
Quel est votre sentiment ? — Mon sentiment, j'en parlais tout à l'heure avec les services publics. Mon sentiment profond, c'est que si on avait demandé aux Français par un référendum s'ils voulaient ce qui est en train de se passer...
Parce que là, c'est une réforme présentée de façon anodine. Mais ce qui se cache derrière, c'est la privatisation à terme de la SNCF. Ce qui se cache derrière, c'est la mise en concurrence.
Ça veut dire qu'à terme, dans 6 mois, 2 ans, 5 ans, on pourra voir circuler, par exemple, entre Nevers et Paris des trains allemands avec, à l’intérieur, du personnel de bord pour servir des sandwichs qui sera roumain ou bulgare. C’est ça l’objectif. Est-ce que c’est vraiment ce que souhaitent les Français ?
Je n’en suis pas sûr du tout. Je suis même sûr du contraire. Sauf qu'on ne leur présente jamais les choses clairement.
M. Macron, dans son programme, n'avait jamais dit – d'ailleurs, il continue à ne pas le dire – que ce qui se cache derrière tout ça c'est la privatisation rampante de la SNCF et la démolition de tous nos services publics. Ce que j'explique, c'est que cette politique eût été également celle de M.
Fillon, M. Hamon, Mme Le Pen et M. Mélenchon puisqu'ils ne veulent pas sortir de l'UE.
Parce que tous ces responsables politiques, s’ils avaient été élus, se seraient retrouvés dans la même situation que M. Macron. C'est-à-dire obligés de respecter, notamment, l'article 106 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui prévoit justement la démolition des services publics, la mise en concurrence généralisée des services publics.
Ils auraient été obligés d'accepter également le rapport des grandes orientations des politiques économiques publié chaque année par la Commission européenne qui dit à la France, comme d'ailleurs à chacun des autres États de l'UE ce que doit être notre politique économique, sociale et en matière, justement, de service public. — Je vais donc le rappeler, François Asselineau, président de l'UPR, sera en conférence-débat ce samedi 23 juin à partir de 14h30 à Château-Chinon. Peut-être avant de se quitter, un dernier message que vous souhaitez délivrer aux auditeurs. — Je voudrais surtout délivrer aux auditeurs un message d'espoir, c'est-à-dire qu'il ne faut pas que les gens laissent tomber la France.
Il ne faut pas que les gens disent : « De toute façon, tout est fichu, tout est foutu, etc. » Parce que je vois beaucoup ça. Je vois beaucoup de gens qui disent : « Oh !
Tout ça, c'est des politiciens. La politique, je ne veux plus en entendre parler. » Ça va d’ailleurs être le thème central de ma conférence.
Non ! Il faut que les Français se rappellent le fait que la France est un pays avec au moins 1 000 ans d’histoire depuis l'accession d’Hugues Capet au trône de France en 987 à Noyon, qui fonde la dynastie des Capétiens. C'est un pays qui a 1 500 ans d'histoire depuis le baptême de Clovis, et 2 000 ans d'histoire depuis Bibracte dont je parlais tout à l'heure.
Donc c'est un très vieux pays et toute notre histoire nationale montre qu'à plusieurs reprises dans l'Histoire, les Français ont été submergés par l'étranger, ont perdu leur indépendance et leur souveraineté nationale et à toutes les périodes de l'Histoire, au bout du compte, les Français se sont rassemblés au-dessus du clivage droite-gauche à titre provisoire pour retrouver leur indépendance et leur souveraineté nationale. La dernière fois où ça s'était passé, c'était entre 40 et 44 avec le Conseil national de la Résistance pour que la France récupère son indépendance nationale. Alors évidemment, à chaque période historique, c'est une façon différente.
La guerre de Cent Ans, ce n’est pas la même chose que les guerres révolutionnaires de 1792. C'est pas la même chose que 1870 après la bataille de Sedan. C'est pas la même chose que 1940 après la défaite.
Là, nous sommes dans une autre phase de l'Histoire mais on est dans la même situation que lors des grands évènements historiques que je viens de citer. En fait, le grand secret, c'est que la France, les Français, le peuple français ne peut plus décider librement de son avenir collectif. Eh bien moi qui suis un amoureux de l'Histoire, je peux annoncer une bonne nouvelle au peuple français.
S'il se ressaisit, en particulier s'il écoute nos analyses et nos programmes, je leur dis : « Il suffit de se ressaisir et la France peut très bien redevenir ce qu'elle a toujours été, c'est-à-dire, étymologiquement, le pays des hommes libres. Il n'appartient qu'à nous de le décider. » — François Asselineau, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation et de nous avoir accordé quelques instants. — Merci beaucoup à vous. — Merci beaucoup, au revoir. — Au revoir.
Vous avez donc rendez-vous ce samedi 23 juin à la MJC de Château-Chinon à partir de 14h30. La conférence sera suivie d'un dîner avec les militants et les élus locaux. Vous pouvez réserver en téléphonant au 06 38 47 18 16.
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François Asselineau