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Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 5 septembre 2026 91 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalOutre-mer

Peut-on combiner économie bleue et protection des océans ? - #CamPuS2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:52Fait
    « la mer des océans qui qui a été peut-être pas assez pris en main au sein du Parti socialiste. faire en honorable alors que aujourd'hui ça joue un rôle essentiel dans les évolutions que nous constatons au niveau des dérèglements climatiques »
  • 3:35Chiffre
    « C'est également 90 % hein des excès de chaleur qui sont captés par les océans »
  • 3:35Chiffre
    « C'est également l'équivalent de 4,9 millions d'emplois en Europe avec des valeurs ajoutées estimées à 263 milliards d'euros »
  • 3:35Chiffre
    « la France, vous le savez, c'est le deuxème espace maritime mondial avec 90 % tout de même de ces espaces qui sont sur le pays des océans »
  • 3:35Chiffre
    « avec une valeur ajoutée là aussi en terme d'économie de 43 milliards et 525000 emplois »
  • 12:17Loï Chené GirardFait
    « si on aime l'océan et si on veut le préserver, cela passe nécessairement par un dialogue international et par la construction de consensus qui dépasse largement nos frontières »
  • 13:01Loï Chené GirardChiffre
    « le PIBON dépend à plus de 20 % maintenant de l'océan »
  • 15:58FrançoisChiffre
    « l'océan se accumule des excès de chaleur 90 % de ce qui est lié de émission de gaz effet de serre y compris en profondeur jusqu'à plusieurs milliers de mètres de profondeur »
  • 15:58FrançoisChiffre
    « Il séquestre le CO2 à hauteur de un/art un/ers de des émissions de cashfè d'origine en anthropô venant de nous »
  • 25:14Mélanie Veron FouasChiffre
    « 80 entre 80 et 90 % des échanges commerciaux passent par la mer les océans »
  • 25:59Mélanie Veron FouasFait
    « notre souveraineté industrielle de notre futur, elle passe par de la décarbonation »
  • 27:29Mélanie Veron FouasChiffre
    « le transport maritime ça pollue et ça représente aujourd'hui 3 % des émissions carbone mondiales »
  • 28:12Mélanie Veron FouasFait
    « aujourd'hui pour rester compétitive, l'industrie navale, elle a elle passe par trois enjeux. notre capacité à exporter, notre capacité à innover et à déployer nos innovations et enfin notre capacité à bénéficier d'un cadre réglementaire qui nous permette de faire face à une concurrence internationale »
  • 29:41Mélanie Veron FouasChiffre
    « Les Coréens avaient annoncé en 2024 vouloir récupérer 80 % des parts de marché mondial des navires de nouvelles génération qui sont donc les navires bécarbonés et les navires digitalisés »
  • 30:24Mélanie Veron FouasChiffre
    « En 2025, il a représenté 70 % des navires des commandes mondiales de navires civilés qui sont aujourd'hui de plus en plus décarboné »
  • 36:58Lucile LabaFait
    « On nous guit trop rapidement, comme on l'a déjà mentionné à plusieurs reprises, que les activités maritimes dépendent du capital naturel que ressent nos mères européennes »
  • 39:04Lucile LabaFait
    « les Étatsmembres n'ont pas atteint les objectifs qu'on avait fixés pour 2020 dans le cadre de la directive C stratégie pour le milieu marin »
  • 41:13Lucile LabaChiffre
    « chaque euro investi dans la restauration pour la nature génère jusqu'à 38 € de bénéfice »
  • 48:25Béatrice BéléChiffre
    « 97 % de l'espace maritime français est situé dans les pays des océans dit d'outre mer »
  • 57:45Béatrice BéléChiffre
    « les pays des océans représentent 97 % de la puissance maritime, ils sont loin d'avoir 97 % du pouvoir de décision de cette puissance maritime et ils sont également loin d'en avoir 97 % des revenus »
  • 59:14Chiffre
    « il y a que 10 lycées maritimes par exemple euh en France. Comment dont quatre en Bretagne donc quatre à Bretagne. »
  • 1:02:47Chiffre
    « Cette année rentrée 26, on voit une augmentation du nombre d'élèves dans les lycées maritimes. »
  • 1:04:15Fait
    « la région bretagne a des petits ports dans lesquels on fait des frégates qui sont aujourd'hui indispensables pour la souveraineté européenne. »
  • 1:04:57Chiffre
    « ils sont 200 à 1000 fois plus gros que les ports bretons. »
  • 1:05:38Fait
    « Si on laisse partir la filière en Chine, demain matin, on aura peut-être des électrons un peu moins chers, mais des électrons qui seront pas les nôtres et qui pourront se couper à distance. »
  • 1:07:01Fait
    « dès que il y a des plans de gestion sur des espèces en effet en difficulté, la règle européenne interdit le financement public du coup pour les bateaux. »
  • 1:07:46Chiffre
    « Passage à nouveau bateau consomme 30 % de gasol en moins. »
  • 1:08:30Chiffre
    « nous, on a 17 millions d'euros ne serait-ce que sur le fin pour la pêche. Sauf que dans le PO 2021 2027 pour l'instant, on est à 30 13 % de consommation. »
  • 1:09:14Chiffre
    « ils ont des petites embarcations avec un moteur de au mieux de 100 chevaux maximum »
  • 1:14:58Chiffre
    « les grands fonds marin, c'est pas le sujet principal, il y a 0,001 % un 100 mè vous avez bien entendu, des fonds marins qui ont été visités par un robot ou par un sous-marin habité. »
  • 1:16:25Fait
    « l'océan dans les politiques publiques de recherche actuell mais ça n'est pas récent hein, ça existait déjà avant. Il est invisibilisé et fragmenté. »
  • 1:17:53Chiffre
    « il faut environ 30 mois pour obtenir les autorisations d'utilisation d'espace qui aujourd'hui ne sont pas forcément utilisés. »
  • 1:18:33Fait
    « Donner en 2020 un objectif à 2030 2040 pour décarboner l'entièreté de la flotte. C'était pas possible. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Locuteur

Nous allons commencer cette table ronde. Donc c'est enregistré, c'est pour ça que je me déplace pour utiliser le micro. Euh c'est diffusé et c'est organisé pour que on puisse en servir sur sur les formations aussi internes au plus grand nombre. Euh on est bien dans une démarche sur ces campus euh d'échange de formation euh pour au bénéfice euh de nos militants élus et nos militants sur le terrain.

Donc on est dans une euh table ronde que au sein du Parti socialiste, malheureusement dans le passé, on a peut-être euh pas assez euh mis en avant la thématique la mer et des océans qui sont pourtant à l'origine de la vie et on y reviendra et qui jouent un rôle fondamental aujourd'hui à à plusieurs niveaux. Et on a on a la chance en plus d'avoir autour de la table ben des intervenants de de qualité avec l'expérience d'élus, l'expérience de terrain puis l'expérience de la recherche et de la science nécessaire à ces sujets.

Donc pour du coup aborder cette thématique et pour en parler, on [grognement] a Loï Chené Girard qui est le président de la région Bretagne, région emblématique sur les sujets MA et océan et on va pouvoir bénéficier vraiment de son expertise, son expérience en tant que président d'un exécutif qui joue un rôle essentiel sur ces sujets. Merci vraiment Loï de d'être présent. On sait on sait ta présence précieuse pour nous ce matin.

Béatrice Bélé qui est députée de la Martinique euh le une des îles du pays des océans comme on aime le dire euh avec là aussi euh des ces pays d'outre mer, ces pays des océans qui ont depuis longtemps finalement été des lieux d'alerte pour les sujets que que nous aborderons. Lucile Laba qui est responsable du programme qualité de l'eau et de la santé pour surf rider fondation pardon. François qui est le président directeur général de de l'IFRE et enfin Mélanie Veron Fouas qui est responsable des affaires européennes du Gan. Euh merci vraiment à toutes et tous de votre euh de votre présence ce matin. Puis moi moi Linar, je suis je suis également militant socialiste.

Je suis président d'une intercommunalité dans le sud de la France en Méditerranée. Euh une agglomération celle de la ville de 7 en fait et de tout le bassin de dos. là aussi nous des enjeux forts sur les sujets que nous évoquerons et je j'officie auprès de auprès de Christophe Perlerge qui est secrétaire national sur ces sujets en tant que délégué sur les ports et l'économie l'économie bleue. Euh je vous disais on est sur un thème la mer des océans qui qui a été peut-être pas assez pris en main au sein du Parti socialiste.

faire en honorable alors que aujourd'hui ça joue un rôle essentiel dans les évolutions que nous constatons au niveau des dérèglements climatiques et et l'été que nous venons de de passer en est un démonstrateur réel. Euh la mer les océans bien sûr je disais c'est à l'origine de la vie. C'est le lien de l'évolution aussi de l'humanité dans ses déplacements, dans l'appropriation qu'il y a eu des espaces et c'est un rôle essentiel sur le climat avec 30 % des CO2 absorbés. Euh on on parle souvent des poumons verts, on oublie de parler de de l'indispensable fonctionnement aussi de la mer des océan sur la question du CO2.

C'est également 90 % hein des excès de chaleur qui sont captés par les océans. Euh et les travaux de l'économiste sur l'écologie Robert Constanza évaluent à plus de 20 euh milliers de dollars par an les services rendus par les océans. Donc, on est face à un sujet important pour le fonctionnement de nos de nos de notre biodiversité et également de nos enjeux économiques et stratégiques puisque c'est 90 % des échanges commerciaux qui passent par la main des océans. C'est également l'équivalent de 4,9 millions d'emplois en Europe avec des valeurs ajoutées estimées à 263 milliards d'euros.

Et puis la France, vous le savez, c'est le deuxème espace maritime mondial avec 90 % tout de même de ces espaces qui sont sur le pays des océans, cher Béatrice, avec une valeur ajoutée là aussi en terme d'économie de 43 milliards et 525000 emplois. Et enfin, c'est un espace fragile puisque euh ces hausses de température constatées euh ont des conséquences très claires. Aujourd'hui, déjà constaté sur l'acidification des océans, sur euh le réchauffement des océans qui ont des conséquences sur le la biodiversité marine avec notamment euh des modifications de la chaîne alimentaire avec une indisponibilité des nourritures pour la biodiversité marine qui est qui est constatée.

Et puis la modification de courant peut avoir aussi des effets [raclement de gorge] sur les climats tempérés que nous connaissons et notamment en Europe, sans parler des pollutions et on l'abordera aussi sur les pollutions plastiques et autres conséquences sur les milieux. Et enfin, c'est aussi des nouvelles opportunités euh sur les énergies marines, sur les stratégies portuaires, sur la réindustrialisation à l'échelle française ou européenne et notamment l'UNOC euh qui a fait euh des qui a effectué en fait son premier rassemblement l'année dernière année. Ça avait listé un certain nombre d'enjeux et de priorités euh à mettre en place autour de ces sujets à l'échelle mondiale.

Je serai pas plus loin sur ces propos à l'introduction. Donc ça doit nous amener à pouvoir échanger justement sur le fait de combiner la protection des océans avec l'économie bleue. Euh est-ce possible sur les constats que nous faisons ? Euh il y a-t-il vraiment des vecteurs de développement ? Comment cela peut se structurer ? à tour de rôle, nos intervenants vont pouvoir poser un diagnostic, un regard sur leur champ de compéten et nourrir les échanges. On aura également un temps possible sur [raclement de gorge] les questions sur un deuxième tour de parole sur les rebonds que nous pourrons faire autour des expressions qui seront posées. J'ai assez parlé.

Je vous propose du coup laisser pas la parole en tout premier lieu à Loï, notre président de la région Bretagne pour nous témoigner concrètement de son expérience en tant que président d'un exécutif assez emblématique sur ces questions. Merci à toi. Bonjour à tous. Je salue les collègues intervenants qui sont à mes côtés.

ravi de pouvoir échanger sur ce sujet stratégique et d'avenir qui est l'océan avec une salle qui est certes peu nombreuse mais qui finalement représentative de ce qui se passe dans notre pays, c'est-à-dire une forme de méconnaissance voire de désintérêt de l'océan alors que l'essentiel de notre vie est connecté d'une manière ou d'une autre à ces grandes étendues d'eau qui couvrent la planète dont la France est l'un des états qui a le plus de lien avec l'océan et qui montre qu'encore une fois nous avons à en tirer à mon sens une politique qui intègre pleinement et complètement les enjeux mais aussi les atouts que cela peut nous donner.

Ce sera vraisemblement l'exemple qui sera donné dans quelques instants avec nos territoires ultramarins bien entendu. Je vais me consacrer me concentrer pardon sur le sujet de la Bretagne. Mais avant toute chose, vous dire que ça a été dit dans l'introduction, le sujet de l'océan touche notre vie quotidienne à tous les étages depuis la régulation climatique, l'élévation du niveau de la mer, mais aussi le commerce, la défense, l'énergie, la santé, l'alimentation.

L'essentiel de nos sujets du quotidien touche à un moment donné le sujet des océans et l'essentiel de ce que nous portons et du mobilier, du matériel qui est ici dans cette salle, y compris en passant par ce PC, et passer sur les océans avant d'arriver dans cette salle. Il faut que cette prise de conscience existe pour qu'on se rende compte encore une fois de la place du rôle de l'océan liquide sur la planète pour nous les passe dans le D3 d'Ormous montre combien le blocage de telle ou telle zone peut impacter l'entièreté de de l'économie mondiale de manière très rapide.

Pour ce qui concerne la Bretagne, l'enjeu pour nous est finalement de répondre à la question qui est posée pour cette table ronde. Concilier économie bleue et protection des océans. Poser cela comme une question me semble désespérant. Peut-on concilier économie bleue protection des océans ? C'est pas peut-on ? C'est oui et quand et comment nous allons devoir et comment nous allons organiser la conciliation entre l'économie bleue et la protection des océans parce que s'il n'y a pas protection des océans, à terme, il n'y a pas d'habitabilité de la planète.

Et donc l'entièreté de nos activités humaines doit intégrer le vivant et donc doit intégrer la protection des océans dans ces politiques publiques. Pour ce qui concerne le conseil général de Bretagne, nous avons depuis plusieurs années fait plusieurs choix qui permettent de mettre en œuvre concrètement ce que je viens d'indiquer à savoir intégrer l'océan dans l'ensemble de nos politiques.

d'abord en intégrant l'interface termaire dans l'ensemble de nos documents stratégiques, dans l'ensemble de nos réflexions et de nos politique, y compris les politiques agricoles puisque nous avons euh non pas la certitude mais la science nous le montre la la preuve que l'activité humaine impacte les activités maritimes sur l'estrant et sur l'ensemble de la bande côtière bretonne loin dans la mer et inversement ement l'activité en mer peut avoir un effet très positif sur les activités humaines, loin dans les terres, puisque lorsque l'on parle Bretagne très rapidement, on peut réduire [grognement] l'image de la Bretagne à quelques ports ou à quelques filières [raclement de gorge] comme la pêche ou la défense, mais l'activité maritime en Bretagne dépasse très largement les ports bretons et et impacte l'activité économique très loin dans les terres.

Donc le premier point, c'est d'intégrer dans l'ensemble de nos stratégies le sujet de l'océan. de travailler le sujet de l'interface termaire comme étant un sujet stratégique et notamment par exemple dans nos documents de planification de faire en sorte que la bande des 12000 soit intégrée dans la réflexion des élus pour que ils puissent mettre en œuvre les politiques publiques en intégrant ce qui n'était même pas signifié sur les cartes précédemment que quand vous preniez un péluis un Scott ou un SRADET av limites territoriales des communes comme si l'océan existait pas.

Nous avons fait ajouter l'océan pour une prise de conscience psychologique des élus mais aussi pour bien matérialiser encore une fois l'impact. Et puis ensuite il y a les différentes filières sur lesquelles nous avons l'ambition de continuer à intervenir. Et pour pas être trop long, vous dire que la durabilité de l' de chacune de ces activités économiques dépend justement de notre capacité à intégrer la protection d'océan. Bien entendu, la pêche et ce sujet est stratégique pour l'avenir de la Bretagne.

La condition pour continuer à pêcher en Bretagne, c'est la durabilité du système avec tout d'abord la préservation de la ressource avec les grands enjeux et choix qui ont été faits par l'Union européenne sur la politique commune des pêches. Il faut continuer absolument de mener cela de manière concertée et cohérente tous ensemble. et puis l'ensemble des autres activités qui peu à peu intègrent la décarbonation et intègrent les limites planétaires comme les autres, même si peut-être pour l'océan, la prise de conscience de des limites planétaires a été un peu plus tardive que sur Terre où très vite on s'est retrouvé confronté physiquement nos limites plus rapidement.

Dernier mot pour lancer ce débat pour dire que l'océan est en plus un une comment dire euh un lieu où on ne peut pas agir seul. Et pour un débat socialiste, ça me semble intéressant de le poser là. Celles et ceux qui dans le débat politique national actuellement font comme si on allait pouvoir sauver le monde tout seul sans parler de traités internationaux, sans parler de débat à l'échelle européenne, sans parler de discussion et de gouvernance mondiale sur le sujet de l'océan se trompe complètement et sont finalement des menteurs face à l'opinion publique.

Donc si on aime l'océan et si on veut le préserver, cela passe nécessairement par un dialogue international et par la construction de consensus qui dépasse largement nos frontières, y compris les frontières de l'Union européenne. Voilà rapidement ce que je peux vous dire. Si dernier point, le PIBON dépend à plus de 20 % maintenant de l'océan. Ce qui montre encore une fois que pour toutes celles et ceux qui vivent dans ce territoire, l'enjeu de la durabilité et l'enjeu de la préservation de l'océan pour permettre de conserver nos emplois doit être vécu comme un atout et quelque part une stratégie positive pour l'avenir.

Et c'est ainsi que j'essaie de de piloter la stratégie régionale pour l'avenir de la Bretagne et donc des océans. Merci. Merci Loï pour pour cette intervention. un rebond peut-être avec deux trois éléments que que tu citais. Je vais me tourner vers vers François qui est qui est directeur du Fremut fondamental sur les travaux de recherche et [toux] l'accompagnement justement aux prises de décisions ou aux gestions qu'évoqué l'OIG par rapport aux directives européennes sur la gestion des ressources. Euh Loï évoquait aussi le lien Term hein qui sont forcément interconnectés interconnectés sur pour les bons états de fonctionnement et et de bonnes gestions.

Et enfin peut-être aussi la question justement par rapport au au mutations en cours et le rapport à la règle et la gestion dictée par notamment les directives européennes. Est-ce que est-ce que on n'est pas dans une perte charnière aussi où il y a une dissonance entre ce qu'on exige sur le terrain, l'évolution du milieu et un décalage finalement qui empêche aussi certaines bonnes gestions. Je pense notamment à la pêche en tout cas chez nous en Méditerranée, on on le on le pointe du doigt plus particulièrement. François, merci, bonjour. Je suis très heureux de pouvoir être là et merci pour effectivement l'invitation. Euh juste un mot rapide sur l' fréère.

Donc on n'est pas les seuls à s'intéresser en à faire de la recherche sciences et technologie sur la mer, mais on est l'établissement qui est dédié. Donc il y a des universités, il y a séresse, il y a d'autres qui s'intéressent mais nous on est l'établissement dédié et on opère de la côte aux large compris le très grand large de la surface jusqu'aux abisses 6000 m de profondeur de l'hexagone aux autres mers et c'est essentiel pour nous parce que et puis bientôt demain d'un pôle à l'autre.

Moi, j'ai plutôt centré mon propos effectivement sur les questions qui ont déjà été évoquées par Luig à savoir les questions plutôt d'habitabilité, les questions environnementales de santé et puis ouvrir sur l'Europe. Les les autres enjeux, j'en vois deux autres qui sont importants mais j'imagine qu'ils seront évoqués et qui nous concernent. Il y a des enjeux de souveraineté qui [toux] [raclement de gorge] vu qu'ils ont beaucoup monté ces 5 si dernières années qui étaient pas si présent que ça au départ quand j'ai rejoint l'fremmer en 2018.

Et puis des enjeux aussi bah d'économie bleue, ce sont qui ont été évoqués tout à l'heure euh sur le sur la et je me reconnaît dans beaucoup de choses qu'a dit le Chen Girard tout à l'heure, mais sur l'habitabilité, l'océan n'est pas notre habitat. Nous n'y habitons pas. Certains d'entre nous, ils travaillent, certains vivent au bord de l'océan, mais nous n'y habitons pas. Et pourtant, comme ça a été dit par le et je vais revenir sur ce point-là parce que je pense c'est essentiel et ben c'est un fondement de l'habitabilité de la terre prise globalement. Euh moi je j'arrive des Alpes. Euh je suis sur le chemin de Brest même euh le climat des Alpes à certains égards.

Ça a été évoqué pour le commerce tout à l'heure aussi par le chez Néra. tout tout beaucoup nous sommes tous concernés par par l'océan euh sur la question de sa de sa santé euh quand même rappeler deux trois choses alors qu' ont déjà été dites aussi par le bah l'océan se accumule des excès de chaleur 90 % de ce qui est lié de émission de gaz effet de serre y compris en profondeur jusqu'à plusieurs milliers de mètres de profondeur donc ça existe.

Il séquestre le CO2 à hauteur de un/art un/ers de des émissions de cashfè d'origine en anthropô venant de nous en même temps il s'acif et donc ça des impacts par exemple sur la conchiculture et il se désoxygénise et donc ça aussi des impacts sur un certain nombre de voilà d'écosystèmes et de et de donc ça c'est ça c'est une réalité physique biologique qui est qui est essentielle en même temps C'est c'est connu pour le plastique mais il accumule des pollutions de toute nature.

Et ces pollutions, elles sont alors celle qui est connue, c'est le plastique mais aussi les pollutions chimiques, les pol éternelles, voilà et puis des pollutions organiques et puis bah les effets par exemple de l'agriculture existent. Ça a été évoqué tout à l'heure par par le gira. Donc il faut savoir jouer sur ce continuum termé. Et quand même l'essentiel de ces pollutions sont d'origine continentale. L'essentiel c'est pas la totalité hein. Donc il y a bien aussi des choses à faire mieux en mer par exemple du du côté de la pêche.

Et donc l'enjeu d'habitabilité c'est si on essaie de de l'illustrer, c'est je sais pas s'il y a des élus du littoral ou des en tout cas il y aura des gens du littoral par là. La montée du niveau de la mer, [toux][raclement de gorge] c'est allez pour une petite moitié ou une grosse moitié la fonte des calottes continental et puis un peu des glaciers continentaux. Mais une petite moitié, c'est la dilatation thermique de l'océan et donc le réchauffement. Et cette montée du niveau de la mer, c'est aujourd'hui un enjeu majeur. Moi quand j'ai rejoint l'Ifré en 2018, quand on rencontrait les élus du littoral, il nous parlaient un petit peu de la bonté du niveau de la mer.

Quand on rencontre les mêmes élus du littoral aujourd'hui, il nous en parle avec beaucoup plus de force. Alors évidemment, ça dépend de la nature de la côte, des installations, de la manière dont elle est habitée, était plus ou moins pas. Donc mon niveau de la mer. euh les événements extrêmes, il y en aura pas forcément plus dans le contexte climatique on a mais ce dont on sait ce qu'on sait c'est qu'ils seront plus intenses, plus violents et donc euh et et donc ça c'est quelque chose d'important. la pêche qu' a évoqué tout à l'heure le président de la région Bretagne.

Ben aujourd'hui quand on discute avec des pêcheurs, ils nous disent et ça rejoint un peu la question de la politique européenne. On a un cadre politique pour réguler la pêche. L'Europe a fait des progrès sensibles en matière de durabilité de la pêche. On est passé d'une quinzaine 15 20 % de population de poisson durablement exploité ou géré au début des années 2000 à aujourd'hui à peu près 45 50 55 %. Euh mais euh mais on l'a fait avec un cadre conceptuel qui était euh comme si le climat était stable. Et aujourd'hui bah qu'est-ce qu'on quoi ce qu'on voit quand on discute avec les pêcheurs ?

Ils nous disent "Bah les populations de poisson sont en train de migrer, on pêche plus tout à fait les mêmes choses au mêmes endroits, euh on capture moins et en même temps ben on a l'impression que cette durabilité elle ne progresse plus beaucoup et on a de moins en moins de juvéniles, c'estd jeunes poissons dans l'océan. Donc on va avoir un problème un peu de soutenabilité de la ressource. C'est ce qui tout à l'heure président de la région Bretagne et et donc il pas changement [toux] climatique derrière ça mais on va retrouver peut-être de la pollution et voilà donc on a des enjeux de durabilité. On a la même chose sur des questions. Bah vous voyez que l'inares doit connaître ça à 7.

La citification et le réchauffement menace certaines activités qu' chilico euh ou stricole. Alors pas de la même manière si la question venait tout à l'heure évidemment selon qu'on est à Arcachon ou selon qu'on est à ta bah et vu les contexte on aura pas forcément les mêmes impacts de à la fois du réchauffement et puis de l'acidification selon qu'on est en Bretagne. Euh voilà donc cet enjeu d'habitabilité on le voit voilà à différents égards parce que le climat bah c'est c'est le nôtre. les poissons, on les mange, les huîtres, on les consomme, euh la pêche, on envie. Voilà.

Donc je moi je voulais insister sur ces sur ces sujets-là et peut-être terminer par une ouverture sur donc ça pose des questions d'imation si on pense au dérèglement climatique après l'été qu'on vient de vivre, on a à la fois les questions d'atténuation mais là d'une certaine manière beaucoup de choses se passent à terre mais il y a quand des choses qui se passent en mer. La décarbonation du transport maritime, c'est un enjeu pour le monde maritime. Euh il y a des choses qui se passent aussi pour la limitation des pollutions à terre en mer également. Puis après, il y a beaucoup d'enjeux d'adaptation, hein.

Adapter le cadre politique de la politique commune des pêches, adapter les techniques aquacoles et austrayicoles, adapter le l'aménagement du littoral parce qu'on sait qu'il va se passer des choses. Donc il y a des enjeux d'atténation et d'adaptation qui sont typiquement essentiels pour la les politiques publiques et et comme tout à l'heure le le président de la région Bagne le disait, dire par ailleurs c'est un moment un peu particulier. Bon, l'année dernière, on a eu cette conférence des Nations- Unies qui s'est tenue à Nice sur l'océan. Euh nous, on avait organisé CRS fréur, toute la communauté scientifique, un grand congrès scientifique.

Et à cette occasionlà, on avait on a produit un manifeste et on a dit quand on saigne, et il y a des choses que je vous ai dites qu'on saigne, voilà, bah on agit et donc en terme de politique publique, il y a des choses qu'il faut faire en terme d'atténuation, d'adaptation qu'il faut faire dès maintenant. Il y a des cas où on sait pas assez. Euh par exemple la géoingénierie marine, c'est pas le sujet cette table ronde. Il y a des voilà, il y a des gens qui imaginer des choses [toux][raclement de gorge] assez bizarres sur le science. Je suis pas sûr que ce soit très mur. Vaudrait mieux que la science avance.

Les grands fonds marins vaudrait mieux laisser la science avancer avant d'aller imaginer comme le font les États-Unis aujourd'hui vouloir exploiter. Et dans tous les cas, je crois que ça a été aussi évoqué par le président de la région Bretagne, il faut travailler avec les parties prenantes. Alors les parties prenantes sur l'océan, c'est compliqué parce que personne n'y habite mais qu'on est tous concernés. Donc ça je crois que c'est voilà c'est quelque chose d'important. Et l'autre élément de du moment particulier mais je pense que que Christophe Clerge veut intervenir tout à l'heure le le redira. Ben, c'est que au niveau européen, il y a eu un pacte pour l'océan.

Il va y avoir une loi pour l'océan, un act. Euh et donc il y a des initiatives qui sont prises. Il y a eu aussi un traité de la haute mer. Alors là, on est traité de la haute mer. On peut dire on est loin, on est loin de la politique publique nationale parce que la haute mer c'est c'est au-delà des juridiction nationale. Mais ce traité d'UT mer, il est maintenant entré en vigueur en janvier dernier et donc il y a des enjeux de protection de l'océan qui sont au niveau internationaux qui sont tout à fait significatifs. Voilà.

Donc on est dans ce moment où il y a quand même, je pense, une prise de conscience malgré ce qu'a dit tout à l'heure Loï en disant "Ouais, on n'est pas très nombreux et c'est illustratif du fait qu'on oublie l'océan. Il y a quand même un mouvement qu'on voit en France, qu'on voit en Europe, qu'on voit dans le monde de prise de conscience de l'importance." Et donc si j'en ai que deux exemplaires qui restent puisque j' déjà épuisé mes trois de mes mais nous on fait un Tour de France science socique et politique publique et donc on a commencé à Cherbourg, on a continué au Havre, on ira à 7 on est accueilli le conseiller régional de Bretagne ou son bureau exécutif à à Brest.

on est allé à Concarneau, on va aller dans d'autres endroits, mais donc on veut pouvoir rencontrer voilà les élus euh et pas que les élus notamment [toux][raclement de gorge] les élus soit nationaux ou européens dans dans l'année qui vient qui est une année dans laquelle on veut faire mettre l'océan et les séances océaniques à la jeunelle. Merci François. Euh quand on sait, on agit, quand on ne sait pas, on est prudent et on investit dans la science. Et on investit dans la science.

C'est c'est tout à fait ce qu'on pense et d'ailleurs nous dans le projet socialiste, on a acté cette notion de bien commun, la question des des au fonds, la question en fait de la prudence en tout cas de ne pas essayer de reproduire finalement les limites qu'on constate aujourd'hui dans le développement. Et donc c'est bien un des enjeux dans la démarche aussi collective he qu'évoquait Loï tout à l'heure et la structuration nécessaire face à face à ces enjeux. Mais on reviendra peut-être dans un deuxième tour de parole et en rebond aussi nous par rapport aux questions. Mais il y a aussi un sujet que tu as évoqué et qui en lien aussi avec le poids de l'économie en fait maritime mondiale hein.

80 entre 80 et 90 % des échanges commerciaux passent par la mer les océans, je le disais à l'introduction. Et là la question ben de la décarbonation, [toux] la question aussi peut-être de la réindustrialisation. On a aussi l'Europe à travailler sur le sujet et on a la chance d'avoir Mélanie avec nous aujourd'hui qui a piloté pour le GCAN ces sujets. Euh donc je lui laisse la parole. Bonjour à tous et merci Loï pour cette présentation. Vous m'entendez ? Oui, je suis plus euh alors pour répondre en très bref à la question de la décarbonation et de la souveraineté industrielle aujourd'hui c'est pas du tout des notions qui s'opposent.

notre souveraineté industrielle de notre futur, elle passe par de la décarbonation et ça nos concurrents non européens, notamment les Chinois et les Coréens, l'ont très bien compris et ont intégré toutes ces politiques de décarbonation au cœur de leur stratégie industrielle maritime. Mais alors avant de développer un peu mon propos sur la décarbonation et ce dont on a besoin pour et soutenir la décarbonation et la souveraineté de notre industrie française et européenne, je vais dresser un peu le panorama de la construction navale. La construction navale aujourd'hui, c'est un facteur de la puissance maritime française qui est selon le gicant trop souvent sous-estimé.

L'industrie de la construction navale, c'est notamment notre capacité aujourd'hui à concevoir des navires mais aussi à les fabriquer, à les réparer, à les décarboner et à les maintenir et à les exporter, que ce soit des des navires civils ou militaires. Et pas seulement des navires mais aussi des systèmes embarqués, des innovations, des infrastructures pour les énergies marines renouvelables, des drones et des solutions de décarbonation.

Et cette base industrielle, elle repose sur un une filière principalement constituée de PME et d'entreprises de taille intermédiaire qui sont présentes partout sur le territoire français et qui représentent aujourd'hui 59000 emplois en France, notamment dans ce qu'on appelle au niveau européen des régions périphériques marites. Et à l'heure actuelle, dans une économie qui ralentit, le secteur naval a lui connu une croissance industrielle au cour de cette dernière année et depuis 2008, on est le 4e, on est l'industrie 4e plus gros créateur d'emploi net en France depuis 2008. Oui, le transport maritime ça pollue et ça représente aujourd'hui 3 % des émissions carbone mondiales.

Mais pour décarboner le transport maritime, il faut impérativement passer par la construction navale et par de l'innovation. Donc on est un secteur très innovant et très proactif. Par contre, ces bonnes nouvelles, donc ces facteurs de croissance, ces facteurs d'emploi, ces facteurs d'innovation et de décarbonation ne doivent pas non plus masquer aux yeux des Français le fait qu'on fait face à de vrais défis aujourd'hui, notamment de concurrence internationale, de coût de production qui reste élevé en France, de tension dans les recrutements et de vieillissement de certaines de nos infrastructures. Aujourd'hui, pour rester compétitive, l'industrie navale, elle a elle passe par trois enjeux.

notre capacité à exporter, notre capacité à innover et à déployer nos innovations et enfin notre capacité à bénéficier d'un cadre réglementaire qui nous permette de faire face à une concurrence internationale. Alors, vous avez mentionné le CHN Act, mais en avril en mars 2026 pardon, la Commission européenne a également publié sa stratégie industrielle maritime sur laquelle monsieur Clot vous avez également beaucoup travaillé. Cette stratégie, elle prend quelque part la dimension industrielle de la volonté européenne et elle est à voir comme une feuille de route. C'est une des premières actions de la Commission depuis quelques décennies sur ce sujet-là, industrie maritime.

Mais ce n'est pas du tout une fin en soi, c'est un premier pas. Et aujourd'hui, ce qu'il est impératif de faire, c'est de s'assurer sa mise en œuvre au niveau européen, mais également au niveau français. Et sa mise en œuvre, ça passe par ce que je vais vous résumer en deux grands enjeux majeurs. Notre capacité à innover. Innover, c'est aussi décarboné. Innover, c'est essentiel. Euh les Coréens avaient annoncé en 2024 vouloir récupérer 80 % des parts de marché mondial des navires de nouvelles génération qui sont donc les navires bécarbonés et les navires digitalisés. Accompagné de ces annonces, ils ont eu 6,25 milliards d'euros investis sur 5 ans.

Les Chinois, eux ont à coup de plans de plan quinquenau, de made in China 2025, de stratégie pour la décarbonation du maritime, ont également investi des sommes colossales [raclement de gorge] qui pas toujours traçable sur la décarbonation du maritime. En 2025, il a représenté 70 % des navires des commandes mondiales de navires civilés qui sont aujourd'hui de plus en plus décarboné. Le tout est lié. La décarbonation aujourd'hui en Europe, on la finance, on la finance sur des niveaux de maturité initiaux et en fait on a un très gros gap, un peu une vallée de la mort sur tout ce qui est phase première démonstration et de déploiement des technologies.

Donc financer l'innovation maritime, c'est pas seulement financer euh la décarbonation des nouveaux carburants. Les énergies renouvelables, ça passe par d'autres systèmes de propulsion et ça passe aussi par de l'efficacité énergétique avec tout ce qui tourne autour de l'écoconception. Mais financer cette décarbonation pour que ça bénéficie aujourd'hui à nos citoyens, il faut aussi s'assurer qu'on puisse assurer les premières phases de démonstration et la production qui suite en Europe.

Sinon, on risque d'investir des données publiques pour innover et ensuite que cette innovation soit reprise et bénéficie finalement à des pays tiers, notamment la Corée et la Chine qui peuvent récupérer certaines de nos innovations. L'innovation, elle est également financée par des financements européens, notamment dans le cadre du prochain cadre financier plurié annuel par la Banque européenne d'investissement. Et il est impératif que ces financements européens et que les financements publics bénéficient à des acteurs européens et français. On ne peut plus aujourd'hui se permettre de financer la décarbonation de nos concurrents qui le font très bien le même.

Mes collègues du Gan en collaboration avec Armateur de France et l'Union des ports français ont également travaillé à un plan stratégique de carbonation du maritime qui doit pouvoir être financé par les bénéfices reçus perçus par la France sur la taxe carbone maritime. La taxe carbone elle est là pour financer la décarbonation. Donc soutenir notre compétitivité, c'est soutenir notre décarbonation mais ce n'est qu'un facteur. C'est un facteur clé sur lequel on ne peut pas se permettre de passer mais ça ne peut pas être le seul facteur et ça a trop longtemps été pris en compte comme le seul facteur de compétitivité.

Aujourd'hui, il et là, j'en viens à mon deuxième enjeu majeur qui est la mise en place d'un cadre réglementaire qui nous permettrait de faire face à la concurrence internationale. Pour pouvoir réindustrialiser, il faut mettre en œuvre une grande partie de ce que euh la stratégie industrielle maritime européenne appelle les Étatsmembres à mettre en place, notamment lancer un plan de modernisation de l'outil industriel. notre compétitivité, ça passe aussi par la modernisation de nos infrastructures, leur robotisation pour qu'on puisse gagner en productivité ou et pour qu'on puisse rester compétitif.

Il faudrait simplifier et stabiliser aussi le cadre réglementaire en limitant les surtranspositions européennes et en révisant certaines règles navales inadapté notamment self face à la concurrence internationale et à la défense commerciale. Soutenir la préférence européenne, c'est essentiel notamment dans les marchés publics et dans les financements publics. L'autre intérêt des marchés publics, c'est qu'on sait anticiper une grande partie du besoin des futurs marchés publics. L'industrie navale est aussi une industrie qui fonctionne sur le temps long. On peut avoir plusieurs décennies entre l'identification du besoin, la conception du navire et sa livraison.

Pour pouvoir répondre à vos besoins, pour pouvoir répondre aux besoins de ces marchés publics, nos industriels, ils ont besoin donc de faire des investissements bien en amont. On parle de cycle qui tournent sur des décennies. anticiper les marchés publics et assurer qu'ils reviennent à des acteurs européens. Ça permet à nos industriels de pouvoir engager ces modernisations et ces investissements dont il [toux][raclement de gorge] enfin en dernier point il faut aussi comme beaucoup de secteurs industriels pouvoir assurer l'attractivité de notre secteur pour motiver et pour garder une main d'œuvre qualifiée assurer la passation des savoirs.

Les [raclement de gorge] Américains et les Anglais l'ont connu bien avant nous. Ils ont perdu une grande partie de leur capacité à savoir construire des navires et aujourd'hui ils ne savent plus construire des navires. On a même les États-Unis qui font appel à la Corée pour construire leur fréquate. Voilà tout ça pour conclure en très bref. Euh c'est il faut mettre en œuvre cette stratégie industrielle européenne et il faut que la France en 2027 mette en œuvre une politique européenne, une politique nationale maritime holistique qui prennent tous ces éléments en compte. Merci. Merci [raclement de gorge] mes amis sur ces propos clairs sur un sujet stratégique pour la France et pour l'Europe.

J'ai bien noté la question du cadre réglementaire, la superposition et du coup la clarification et la simplification peut-être aussi par moment de l'accès au marché public et la modernisation nécessaire pour essayer de travailler sur ces notionsl et peut-être on pourra questionner un président d'exécutif après sur ces enjeux mais avant et dans pour faire le lien aussi avec la [toux] question réglementaire le sujet de l'état des océans de des pollutions et notamment plastique a fait partie aussi de de nombreux travaux lors de l'UNOC avec une décision qui était de réduire vraiment euh la question du coup de l'utilisation des des plastique à l'échelle du coup de la production.

Euh mais ce lien terremè ces pollutions, euh la science participative, la connaissance de terrain, c'est vraiment des sujets que au niveau de l'ONG surf Rider Fondation vous travaillez. Euh donc on souhaiterait aussi avoir vos regards sur sur ces sujets, enfin ton regard sur ces sujets Lucile du coup pour alimenter pour alimenter nos réflexions et puis après Béatrice en en intervention pourra je pense aussi donner à voir et à comprendre finalement pas mal de de témoignages qui ont été portés là aujourd'hui sur la question du pays des océans. Oui, merci beaucoup euh de me donner l'opportunité de prendre la parole à cette table ronde et de participer à ces échanges très riches.

Euh bon, déjà beaucoup d'éléments ont été mentionnés, donc ça va me faciliter [toux][raclement de gorge] la tâche. Je vais essayer d'éviter les redites. Très souvent, on met en opposition la protection de l'environnement et l'économie bleue en considérant l'un comme le coût de l'autre. Il se trouve que bah cette vision là montre qu'on est vraiment victime d'une vision très courttermiste en réalité euh se focalisant sur des enjeux qui sont très immédiats et qui occultent totalement finalement les grandes problématiques auquelles notre société doit faire face dès aujourd'hui mais aussi pour les décennies d'avenir.

On nous guit trop rapidement, comme on l'a déjà mentionné à plusieurs reprises, que les activités maritimes dépendent du capital naturel que ressent nos mères européennes. Et pour être durable, les activités humaines actuelles et futures en mer comme à terre doivent s'inscrire dans les limites écologiques actuelles de ces écosystèmes. On a parlé d'économie bleue beaucoup. Euh on sait que ces activités répondent à des besoins sociétaux spécifiques qui sont essentiels. Se nourrir, produire de l'énergie, avoir des échanges commerciaux, transporter des passagers et cetera et cetera. Certaines de ces activités sont établies, elles existent déjà depuis longtemps.

D'autres sont émergentes et prennent de l'ampleur. [toux][raclement de gorge] Certaines peuvent être mobiles, d'autres fixes. On voit qu'on fait face vraiment à une une réalité très complexe avec énormément d'interconnexion. Mais ces enjeux-là doivent pas occulter le reste de la problématique qui sont que comme on l'a déjà mentionné les mers ne sont pas que des étendues d'eau. Même si personne n'y habite directement, elles sont le fondement de l'habitabilité de la terre. Ce sont des écosystèmes dynamiques qui sont indissociables de notre capacité à rester en vie, en bonne santé et à assurer notre sécurité économique.

Une grande partie de ces liens s'expriment à travers un nombre de services écosystémiques comme la sécurité alimentaire, la protection littorale, la régulation du climat. on en a déjà parlé. Mais donc pour résumer, notre bien-être, le bien-être de nos sociétés et notre existence même dépend de Mersen qui abrite une vie marine florissante. Or, vous avez parlé d'ici plus politique un peu plus tôt et effectivement, on peut rebondir là-dessus. historiquement, notamment la politique européenne, mais en France, la politique maritime s'est construite autour d'une poursuite effrainée de la croissance bleue.

Pas on faisait pas forcément référence à l'économie bleue, mais réellement à la croissance bleue. C'est ce qui a poussé les mèmes au bord du gouffre. Les Étatsmembres euh si on regarde les chiffres très clairement, les Étatsmembres n'ont pas atteint les objectifs qu'on avait fixés pour 2020 dans le cadre de la directive C stratégie pour le milieu marin euh qui visait à assurer un bon état écologique des mères. Ces objectifs là ont échoué pour ce qui concerne les polluants, l'autrophisation, les espèces exotiques envahissantes, la flèche commerciale, les déchets et cetera et cetera. Et donc si on regarde les pressions individuellement, on voit qu'on est dans le rouge.

Mais il faut aussi prendre en compte le fait que ces pressions exercées sur les écosystèmes marins et côtiers ne s'y limitent pas uniquement à cette vision en silo d'activité par activité mais aussi aux impacts cumulés de chacune de ces activités, un peu comme un effet cocktail. Il reste difficile à mesurer mais malgré tout on se rend compte des risques encourus pour la résilience de nos écosystèmes.

Je suis ravie qu'on ait parlé à plusieurs reprises euh de l'enjeu de nos littéoraux et des communautés qui vivent sur ces zones-là et de du besoin aussi de prendre en compte des activités sur terre puisque là cette table ronde parle d'économie bleue mais en réalité on en a bien parlé l'interface termire est aussi essentielle et il faut prendre en compte aussi la gestion des pollutions continentales pour assurer [toux] un environnement marin. Et donc qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? Qu'on continue à à penser en silo essentiellement. On assiste à une espèce de partage de gâteau sans réflexion réellement autour de l'état de ces espaces et des risques liés aux impacts cumulés des activités.

Et donc, il est essentiel de repenser la planification de l'espace maritime et d'avoir une réelle réflexion autour des usages et de la répartition juste de cet espace. À nouveau pour revenir à la question de départ sur quel est le coût de la protection environnementale par rapport à l'économie bleu, on met souvent ces éléments en opposition mais en réalité quand on parle d'une transition vers une économie bleue plus sobre à faible impact et bas carbone ça amène aussi tout son lot de bénéfice. Par exemple, des chiffres récents qui ont été publiés par la Commission européenne montrent que chaque euro investi dans la restauration pour la nature génère jusqu'à 38 € de bénéfice.

Euh, de la même manière, les solutions basées sur la nature qui sont une approche qui nous permettrait aussi bah de viser une adaptation de nos de nos milieux marins et litoraux. Ces solutions basées sur la nature, elles offrent la possibilité de renforcer la protection littorale et on estime leur avantage supérieur à un facteur 3,5 enfin à un facteur supérieur à 3,5 au coût qu'ils engendrent. Donc il y a aussi tout un champ d'opportunités qui sont encore trop peu discutés, trop peu exploré quand il s'agit d'une transition vers une économie plus sobre. On a encore du mal à quantifier la valeur des services écosystémiques, mais il faut surtout pas les les sous-estimer.

Et donc en revenant à la question de départ de la table ronde, peut-on combiner économie bleue et protection de l'environnement ? Je pense qu'en réalité, il faut vraiment changer de paradigme quand on considère ces deux éléments. C'est important de transitionner vers une économie plus sobre, de mener une réflexion qui soit dirigée par des principes clés. le principe de précaution, les l'approche basée sur les écosystèmes, de se reposer sur la science et les principes de justice sociale afin de garantir la transition vers une économie qui se fasse dans le respect des limites planétaires et qui permettent d'assurer la résilience de nos écosystèmes.

Je pensais l'aborder par la suite, mais puisqu'on a aussi parlé de dissence politique, je trouve que c'est intéressant d'ouvrir peut-être, j'ai parlé historiquement mais d'ouvrir sur ce qui est en jeu aussi aujourd'hui. Donc je suis chargée de clédoyer à Bruxelles, donc dans les affaires européennes pour Star Friter Foundation et je voulais aussi relever le fait que cette dissonance politique, on la voit revenir en réalité après toute une vague qui est très qui était très vertueuse et qui donnait beaucoup d'espoir aussi dans l'avenir, notamment au précédent mandat européens avec l'adoption du pacte vert, la mise en place de politique environnementale très ambitieuse.

Il [toux][raclement de gorge] y a quelque chose à dire mais très ambitieuse. Aujourd'hui, on voit un réel retour en arrière et un changement de cap complet. On observe énormément de pressions qui sont exercées sur les décideurs et tout un mouvement en je pense que vous le voyez en France comme en Europe, mais qui tend vers une simplification qui déborde vers de la dérégulation et on observe tout un détricotage en en réalité des acquis environnementaux qu'on a mis autant de temps à construire.

Et on voit bien par rapport à tout ce qui a été mentionné autour de cette table ronde que la situation est à l'urgence et qu'on a plus le temps d' tricoter et on doit aller de l'avant et on doit au contraire renforcer les efforts [toux] pour [raclement de gorge] protéger nos océans et garantir leur résidence. Merci. Merci Lucile. Merci. C'est une invitation à s'organiser politiquement euh pour être justement très actif et peut-être en rebond par rapport à ça. Euh je je me questionne hein sur ce que tu décris très bien en effet sur la situation politique qui est finalement l'image aussi de ce qui se passe dans nos sociétés. Forcément peut-être qu'on peut ouvrir deux réflexions à ce sujet.

D'une part, la question des lobbyes, des puissances qui ont intérêts à défendre qui pèsent vraiment euh sur ce que tu décris là, mais également peut-être aussi l'humilité dont on va faire face tous euh sur quelque chose aussi de bien réel, c'est-à-dire les blocages inconscients psychologiques face à ces changements, face à des à des à un climat anxiogène sur des changements de modèles, sur des changements de repère. Et cette question sociologique psychologique, elle fait peut-être pas assez partie aussi nos réflexions et de nos politiques publiques.

En tout cas, moi sur le sur le territoire, puisque j'ai entamé des travaux sur l'évolution du trait de côte, on est un territoire très impacté sur ces sujets. On on l'intègre vraiment dans la démarche. Il y a des métiers aujourd'hui qui n'existent pas au sein de nos administrations qu'il faut vraiment intégrer. Et la question en effet que tu soulèves sur les sur les changements sur l'accompagnement au changement pour pour tendre vers un monde plus résilient, plus robuste, hein, on peut s'inspirer aussi des travaux d'Olivier sur sur la question. Il s'agit vraiment de bah oui, de se servir du vivant.

Euh on ça nous interroge sur le fait que nous sommes des vivants parmi les vivants et ça c'est un des enjeux politiques du moment et au sein du Parti socialiste, on essaie en tout cas de le mettre au corps du débat. Béatrice, euh pour conclure ce premier tour avant les rebonds, même si on a euh pris un peu de temps euh parce que tu symbolises vraiment aussi un territoire, la Martinique qui qui vit au milieu euh de l'océan justement, qui est interconnecté dans sa culture, dans son fonctionnement euh et il se passe des choses. Il se passe des choses. Donc on aimerait bien avoir ton ton témoignage.

On parlait du trait de côte, on parlait du changement de des milieux et les conséquences aujourd'hui que tu peux observer. Je sais que tu que tu es sur ces sur ces sujets-là. On aimerait bien avoir ton regard. Bien souvent d'ailleurs euh les territoires des océans, vous avez été précurseur sur les questions de monté des eaux, d'évolution justement euh des milieux et même vous avez entamé des travaux peut-être pas assez relayés et pas assez dont on s'est pas assez inspiré sur à l'échelle continentale. [toux] Merci. Bonjour à toutes et à tous.

Nous avons probablement collectivement, mais vous avant moi, puisque moi je je vis sur ce territoire situé à 8000 km dans la mer des Caraïbes et bercé par l'océan Atlantique, nous avons probablement à entamer en y fait une vision de basculement et de rupture. La France est la deuxième puissance maritime parce que il y a des pays des océans et elle ne peut pas dire nos pays comme si elle était propriétaire de quelque chose mais elle doit désormais se vivre comme une entité une République archipélagique.

C'est ce qui change finalement aussi la vision et probablement l'appropriation de cet espace dont vous avez parlé à juste titre de son lien avec l'habitabilité puisque nous c'est le cœur de notre sujet. Donc je suis évidemment pas en rupture mais en basculement parce que la considération qui est donnée au territoire à leur capacité de résilience à aussi ce qui a été déjà fait pour nous permettre de vivre au milieu de de la mer n'est souvent pas prise en considération ou par exemple au niveau européen vu de façon exceptionnelle alors que sur la question de la mer, nous ne sommes pas l'exception, nous sommes la majorité et le centre de gravité. Voilà.

Donc 97 % de l'espace maritime français est situé dans les pays des océans dit d'outre mer. Donc moi, je préfère pays des océans. Pourquoi ? Parce que une fois qu'on a dit outreem, on a l'impression qu'on fait un seul package, que tout le monde allait d'ailleurs comme vous demandez, j'ose plus demander parce que du coup j'ai je suis presque un peu gênée voir agacé mais quand on demande aux gens où se situe la Martinique, la Guadeloupe, la Nouvelle-Calédonie, la Réunion, la Polynésie, on vous met tout ce petit monde à peu près au même endroit. Voilà. Euh ou comme diraient les gens dans le sud à Pista Adénas.

Bon, il y a parfois des on fait des bons coups, mais c'est quand même assez rare malheureusement. Et c'est pour ça que je dis que la République doit se voir de façon archipélagique, c'est-à-dire que chacune et chacun doit comprendre que elle s'étend, elle s'étend sur la totalité de ce globe et que elle y a non pas seulement des intérêts mais des vies des vies à organiser, à préserver et pas à la marge dans leur entier et dans leur entièreté. Donc une puissance mondiale avec malheureusement des territoires qui ne tirent pas avantage de l'eau mais qui sont des territoires dépendants au milieu de l'eau puisque différents sujets nous ont préoccupé et nous préoccupent toujours les pollutions.

de Clord par exemple qui pour ce qui est de la Martinique de la Guadeloupe condamne plus de 35 % de notre espace de pêche. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui nous n'assurerons côté fourniture de nourriture de la mer. La mère ne n'assure que 25 % de notre besoin. Et donc nous achetons au-delà de chez nous des poissons congelés qui viennent parfois du Venezuela. Au mieux par exemple pour les crustacés de Guyan. Donc on est un peu voilà c'est ça reste mais sinon c'est beaucoup d'importations qui viennent des grands congélateur de Ringis du Vietnam des origines diverses et variées qui ont déjà fait le tour du monde alors que nous sommes au milieu de la mer.

Donc nous sommes des territoires avec dépendants au milieu des mers dont dans lesquels nous habitons. Donc dépendant aussi du des produits de la mer. Je parlais des pollutions. Oui, il y a aussi la question pour la Martinique, la Guadeloupe, un peu la Guyane, un peu moins la Guyane qui est sur le continent sud-érica, mais de la montée du trait de côte. Et de ce côté-là, oui, nous avons des précurseurs ou nous avons des élus précurseurs à qui par ailleurs l'État a laissé toute la charge de quelque part la réflexion sur ces les sur les dispositifs à mettre en place aujourd'hui alors que ce ne sont pas nos territoires qui sont les plus polluees.

Ce sont en revanche ceux qui payent cher le coût de la pollution, de l'augmentation de du niveau de la mer. et nous sommes allés ces dernières années jusqu'à une évolution de près de 1 m de la montée du trait de côte.

Et à cette vitesse-là et bien nous devons d'ors et déjà prévoir le déplacement évidemment des populations comme on l'a vu aussi dans certains endroits de la la côeste française où des personnes ont dû être déplacées mais de façon là préventive un certain nombre de déplacements en Martinique le nord de la Martinique est prévu des des remontées de personnes qui habitent finalement sur les côtes et qui doivent désormais remonter un peu plus un peu plus haut parce que dans moins de 10 ans euh leur habitat sera sera en péér.

Alors moi je je propose finalement parce qu'on a la thématique c'était l'économie bleue allié l'économie bleue alors vous vous aurez compris que en matière économique nous n'avons pas la chance d'avoir de grandes bases navales très créatrices d'emploi et et c'est dommage d'ailleurs. Il y a certains territoires comme la Guyane par exemple qui un territoire comme la Guyane c'est la taille de du Portugal. On pourrait penser à ce que la Guyane puisse devenir un hub naval suffisant à l'échelle euh de la Caraïbe en tout cas des Amériques. Bon euh souvent ces territoires sont pourtant oubliés.

Pourquoi je parle de la Guyane et que je me dis que ça pourrait être une politique publique intéressante, c'est que la Guyane, 97 % du foncier Guyana appartient à l'État. Donc des décisions politiques peuvent être prises de façon plus facile. Voilà. Donc je je un ange laïque passe mais [rires] [grognement] donc il faut quelque part changer la définition. L'économie bleue finalement doit répondre à mon sens à à à plusieurs attendus. Euh une économie bleue, c'est une économie qui nourrit, [toux] une économie [raclement de gorge] qui protège, une économie qui forme, une économie qui soigne, une économie qui relie et une économie qui prépare l'avenir.

Qui prépare l'avenir parce que notamment à l'Unoc, on a eu à discuter dans le cadre du sarcope qui est cette instance caribéenne de discussion, d'observation, de gestion des sargas. Sargas. Alors on en parlait à l'instant avec monsieur le président. Lui, il a les algues vertes qui sont d aux exploitations des des cochons. Donc à chaque fois, alors il y a pour les algues, nous notre pendant c'est la Bretagne. Pour la continuité territoriale, c'est la Corse. En gros, vous recevez plein de tunes pour gérer votre question des algues vertes et nous, pas grand-chose.

C'estd que nous, on dit, on a eu euh euh l'eau qui euh pas grand-chose, non, c'est pas grand-chose par rapport au défis pour nos territoires. C'est c'est malheureux, c'est c'est c'est triste mais enfin nous on aurait à la rigueur, on veut même pas plus, juste la même chose au moins. Voilà, c'est c'est la seule fois où vous m'entendrez parler de de d'égalité parce que je suis plutôt pour l'égalité par la différenciation. C'est-à-dire qu'on n pas obligatoirement toujours besoin des des mêmes choses pour arriver au mêmes résultats. Mais au moins là, en matière de moyens, on aurait aimé parce que sur la gouvernance de la mer, ben on se retrouve évidemment dans les mêmes problématiques.

C'est-à-dire que tant que les algues restent en mer, elles sont de la compétence de l'État. Et puis quand elles arrivent sur le littoral, on dit au maire, bah démerdez-vous. Et puis là, on a un état qui arrive avec sa cape. Mais je vais vous aider. Bon euh sauf qu'il faut finalement mettre des barrières, il faut des machines. Alors nous on appelle des sargators. Donc vous voyez, il y a un petit côté voilà ça aurait pu être le super sargas mais c'est Sargator le truc qui va détruire les sargass et tout ça mais il y en a pas assez.

Et les villes qui sont particulièrement touchées et qui ne sont pas riches évidemment doivent y mettre beaucoup beaucoup d'argent, du personnel, euh des investissements dans les machines de l'innovation doivent également financer une partie de cette innovation autour des sargas et puis en plus d'élier tout un imaginaire porté par les moi je sais tout qui disent mais vous savez des sargas, on peut en faire c, on peut en faire ça, on peut en faire des briques, on peut en faire des engrais et tout ça.

Et qui oublie que bah les sargass bah les algues, elles absorbent un peu toutes les merdes que les gens mettent dans nos océans et notamment bah du coup le chlore déconne et puis bah un peu d'hydrocarbure et puis un peu de métau lourd et puis un peu de tout ça. Et donc avant de les utiliser, il aurait fallu les dépolluer, ce qui va représenter aussi un coût important. Donc on a probablement aujourd'hui à l'échelle, je vais pas parler de tous les territoires, mais on pourrait parler de la Polynésie, on pourrait parler de la Nouvelle-Calédonie, on pourrait parler de la Réunion avec des enjeux qui sont tous différents.

On a probablement euh besoin aujourd'hui d'un d'une vision évidemment autour des océans qui respecte les limites écologiques, améliore l'état des écosystèmes et évidemment on a parlé de soutenabilité euh tout à l'heure. On a besoin aussi d'une vision autour des océans qui diminue la dépendance alimentaire pour ceux qui y vivent en tout cas vivent au milieu de de ces océans dépensaires, énergétiqu technologique et troisièmement euh une vision ou un projet d'économie bleue s'il doit y en avoir un qui laisse dans le territoire davantage d'emploi de compétences de revenus de pouvoir de décision qui ne lui en retire.

Aujourd'hui, si les pays des océans représentent 97 % de la puissance maritime, ils sont loin d'avoir 97 % du pouvoir de décision de cette puissance maritime et ils sont également loin d'en avoir 97 % des revenus. Et donc il faut et je pense que c'est une vision socialiste de le dire, il faut une plus juste répartition de la richesse. Il faut une plus juste répartition également euh et un équilibre dans ce qui peut retourner au territoire.

on va en rebond peut-être en parler euh mais dans le cadre des projets qui peuvent être les nôtres, créer des fonds qui participe justement de cette euh protection des écosystèmes, de l'amélioration et de l'ingénierie autour des bases navales, de la formation également puisque moi dans le cadre de ma présence à Lunov, nous avions également visité à Marseille, le Stade Olympique et vu qu'il y avait aussi tout un principe tout à l'heure on a parlé de prise de conscience, mais c'est à nos jeunes générations qu'on va devoir parler. Elles doivent connaître leur milieu.

Euh et sur le stade de Marseille, il a été mis en place une sorte d'école de la mer où tous les jeunes enfants vont passer et vont apprendre à reconnaître un certain nombre de choses dans leur milieu. C'est un peu ce qu'on fait en Martinique avec notamment la mangrove mais je pense que nos jeunes générations doivent être davantage sensibiliser que le système voilà deuxème puissance maritime j'ai presque envie de dire qu'on devrait penser à l'éducation nationale à mettre en place une une obligatoirement une matière qui parle de l'eau, des océans et des milieux aquatiques. Voilà pour l'instant. [soupir] Merci. Merci Béatrice. Euh pour réagir en effet, euh tu finissais par l'éducation.

Euh j'ai plus le chiffre exact parce que j'avais le chiffre en métropole mais j'ai j'ai pas le chiffre après sur tous les outresemes mais il y a il y a que 10 lycées maritimes par exemple euh en France. Comment dont quatre en Bretagne donc quatre à Bretagne. Et et du coup du coup oui enfin ça illustre finalement ce qu'on se dit depuis le début. On est sur un sujet qui est essentiel sur plein sur plein d'aspects et pas assez considéré sur le rôle qui joue et dans les politiques que nous développons.

et tu as à travers ton intervention aussi touché, il me semble un sujet qu'on avait pas encore abordé, c'est enfin en partie sur la question vraiment de développement industriel, la question de marché public, la question des règles, mais d'une manière générale, on est aussi face à un changement de culture nécessaire, même un changement philosophique dans l'approche en fait des modèles de de de recettes à à aller chercher, de redistribution bien sûr, mais également de changement de règles.

Autrement dit, pour le dire différemment, on peut pas faire différemment aujourd'hui et demain, c'est bien l'enjeu que nous avons avec les mêmes règles qu' nous avons peut-être nous socialistes des choses à proposer et à dire. Je vous propose, il nous reste un quart d'heure peut-être en réaction avec ce ce tour là d'horizon qui a été dressé par les différents intervenants. Je vous remercie pour la qualité de vos interventions. Peut-être des rebonds possibles de votre côté avant quelques questions dans la salle et puis nous concurrons. Loig je t'ai vu réagir sur deux trois interventions si tu veux bien. Je je vais essayer d'être court.

J'ai j'ai parlé effectivement de gouvernance mondiale et d'organisation des États pour pouvoir piloter l'avenir de l'océan et de fait pour que cela fonctionne, il faut en parallèle et de manière obligatoire la subsidiarité et la capacité de laisser les territoires s'organiser pour que les populations locales n'aient pas le sentiment d'être empêché dans leur ambition et parce que les populations locales connaissent les enjeux et comprennent les enjeux et peuvent participer à la protection son océan, je le vis avec le parc marin d'iroise sur la pêche. Je le vis avec les réserves que nous voulons mettre en œuvre sur nos territoires.

Si c'est décidé par les habitants, décidé par les acteurs locaux en lien avec les scientifiques bien entendu, alors on peut répondre aux injonctions et aux ambitions européennes de manière plus pertinente que des cartes qui nous descendent de Paris ou de Bruxelles. Ça c'est un point qui me semble très important pour garder encore une fois contact avec nos citoyens qui à un moment donné sinon le rejette dans le vote et on le voit en bretenne.

De redire que la science est à la base de tout et je le dis pas pour faire plaisir François Rouetier mais on a quand même besoin de se redire que en France la situation budgétaire est quand même tendue et que nos universités nos labos il fremè vont vivre des moments compliqués dans les années qui viennent si on n'y prend pas garde. Et moi, j'appelle à euh une souveraineté européenne, c'est écrit ici, hein. Et la souveraineté européenne, elle passe par quoi ? Elle passe par des budgets très forts dans la science, la connaissance, indispensable.

Si on s'arme pas ensemble sur ces sujets, voir si on n'envisage pas une flotte océanographique européenne avec ensuite des déclinaisons dans les États en respectant encore une fois leurs ambitions et et leur propre souveraineté, on n'y arrivera pas. Ça me semble indispensable. Deuxème point rapide, l'humain, les hommes et les femmes, les lycées maritimes, euh le NSM, tous ces outils qui sont indispensables pour préparer les gens de mer de demain. Ça c'est stratégique pour l'avenir. Un chiffre pour vous dire que cette année rentrée 26, on voit une augmentation du nombre d'élèves dans les lycées maritimes.

Ça montre quand même une envie, une envie de notre jeunesse d'aller demain dans la marine marchande, d'aller demain sur des plateformes offshore, d'aller demain sur des bateaux de pêche. J'en suis très fier. Il faut inculquer cette cette certitude que l'océan est notre avenir. Donc ça c'est un point important. Et pour parler au plus petit, nous nous avons relancé région Bretagne un programme classe de mer. On a relancé un programme casse de mer parce que on voit que des petits enfants qui habitent Rennes ne connaissent pas la mer, ne savent même pas ce que c'est.

Et donc si on veut qu'il préserve l'océan plus tard, si on veut qu'ils intègrent cela comme étant un enjeu stratégique, il faut que petit connaisse la mer et ça c'est un un enjeu qui me semble considéré. Enfin, sur les filières, ça a été très bien dit tout à l'heure par Mélanie Veron Fougas. Il faut absolument que la stratégie européenne s'affirme sur ces filières industrielles avec une vraie ambition et derrière qu'on ait la capacité au niveau local et là aussi subsidiarité de pouvoir agir. La région bretagne a des petits ports dans lesquels on fait des frégates qui sont aujourd'hui indispensables pour la souveraineté européenne.

Quand le patron de Naval Groupe vient nous voir et nous dit "J'ai besoin de place parce que malheureusement la situation internationale fait qu'il va falloir construire plus de fréquades dans les qui viennent le sous-marin France le porte-avion France libre et des et des tranches de sous-marins à tel ou tel endroit et que pour pouvoir investir dans un port en Bretagne de par les règles, je dois notifier à la Commission européenne et que j'ai 1 an 2 ans, 3 ans de délais pour pouvoir dire à Naval Group OK c'est bon, je vais pouvoir faire ton projet", c'est pas comme ça qu'on va sauver le pays et l'Union européenne. Face à nous, nous avons des ports en Asie.

Écoutez bien, ils sont 200 à 1000 fois plus gros que les ports bretons. 200 à 1000 fois plus gros que les ports breton. Donc il faut respecter encore une fois les populations locales. À partir du moment où les populations locales, le maire, les habitants, le président de région ambitionne de développer tout en respectant l'environnement, tout en respectant les populations locales, il faut qu'on puisse agir vite et pas en attendant des notifications qui tardent à venir de manière considérée. Même chose dans l'éolien en mer, l'éolien en mer, stratégie européenne indispensable. Nous sommes encore dans le jeu sur les non mer.

Si on laisse partir la filière en Chine, demain matin, on aura peut-être des électrons un peu moins chers, mais des électrons qui seront pas les nôtres et qui pourront se couper à distance. Une éolienne, ça se coupe à distance. D'ailleurs, en ce moment, avec les pics solaires que l'on a eu, on coupait nos éoliennes de 11h à 14h, les coupages d'éoliennes se font depuis Paris. Ça peut se faire depuis Pécar. Voilà. Donc ça c'est un sujet de stratégie qui est indispensable pour l'avenir. Et puis sur la pêche, il y a deux grandes doctrines chers amis socialistes. Soit on va protéger l'océan en arrêtant la pêche. Mon œil parce que ça a été très bien dit.

Si c'est pour nous amener des produits congelés de bateau de plus de 100 m qui viennent piller nos océans, ça n'a pas de sens. Ou alors il faut s'armer d'une flottille de pêche qui respecte l'environnement, qui respecte la biodive et qui respecte nos marins pêcheurs au passage. Et ça ça nécessite de l'argent public pour fabriquer des nouveaux bateaux. et donc de mettre dans la tête des gens, notamment une partie de la gauche, que nouveau bateau égale destruction de la planète, c'est une folie. La moyenne d'âge d'un bateau breton, c'est 23 ans. Qui a envie d'envoyer son enfant pêcher sur un bateau de plus de 23 ans ? Ça n'a pas de sens et c'est pareil dans nos territoires océaniques.

Il faut absolument regarder ça en face si on veut encore une fois se donner un peu d'espoir pour l'avenir et je pense [grognement] qu'il y a un vrai avenir dans le domaine. Merci Loï. Béatrice veut réagir aussi juste avant pour comprendre [toux] ce dont Loï parlait là sur l'investissement public nécessaire pour le renouvellement des flottes. C'estàd que dès que il y a des plans de gestion sur des espèces en effet en difficulté, la règle européenne interdit le financement public du coup pour les bateaux.

C'est le cas nous vraiment en Méditerranée, on a un plan de gestion Westm qui est basé en plus sur le suivi d'une espèce dont on pense que c'est les évolutions climatiques qui font que en partie elle est fragilisée. Tout est mis sur la question de la surpêche et du coup on a une nouvelle génération d'investisseurs pêcheurs qui ne peuvent pas le faire parce que le modèle économique est fragilisé et que les subventions publiques ne peuvent pas venir alors qu'ils seraient prêts à travailler sur une meilleure sélectivité, à revoir justement aussi les volumes de pêche mais ils sont empêchés et ils sont coincés. Euh nouveau bateau veut pas dire pêcher plus.

Avoir nouveau bateau et pêcher autant voire moins. Passage à nouveau bateau consomme 30 % de gasol en moins. Tout à fait. C'est c'est plutôt l'idée de mieux pêcher même demain avec le renouvellement de des flottilles. Béatrice, si vous voulez réagir. Oui. Je dire justement sur la [toux][raclement de gorge] question de la pêche et de la vision à l'échelle européenne, nous on a 17 millions d'euros ne serait-ce que sur le fin pour la pêche. Sauf que dans le PO 2021 2027 pour l'instant, on est à 30 13 % de consommation. Pourquoi ? parce que les ambitions qui sont vues à l'échelle européenne ne correspondent pas du tout aux besoins et aux modalités de pêche locale.

Nous, on veut pas des gros bateaux. En fait, nos pêcheurs ne veulent pas obligatoirement aller tous en haute mer, partir avec des grands chaloutiers et tout ça. On a un système, c'est des yols. Ils partent le matin très tôt, ils veulent rentrer chez eux le soir et ils veulent faire de la pêche vivrière. ils rentrent euh ils veulent des équipements pour pouvoir transformer, pour pouvoir vendre dans des bonnes conditions sanitaires et qui vont permettre de nourrir. Ils veulent une application qui me permette à moi de savoir que aujourd'hui il y a de la carte, demain il y a du ton, que c'est tel prix qui me permettent peut-être de réserver auprès de mon pêcheur.

Voilà les attentes de nos pêcheurs. et ils ont des petites embarcations avec un moteur de au mieux de 100 chevaux maximum avec évidemment une décarbonation de plus en plus fort de ce type de moteur également mais ils ont pas ils sont pas là en train de faire des plans sur la comète à l'échelle notamment martiniicaise. Ils sont concurrencés par quoi ? Bah par des grands chalutiers qui ne respectent rien d'Amérique du Sud. Et eux disent à quel moment l'Europe nous protège ? à quel moment l'Europe participe à notre [raclement de gorge] vision parce que l'article 349 est vu comme un un article du traité qui voit la spécificité des régions ultrapériphériques.

Nous voit [toux] justement comme voit cet article comme une façon de corriger légèrement les règles générales alors qu'il nous faut des règles propres. C'est-à-dire qu'elle que c'est à partir du 347 qu'on doit 349 qu'on doit créer les politiques publiques, pas créer les politiques publque et les ajuster à la marge pour ce qui sera des territoires parce que nos réalités sont différentes et nous avons des réalités. Pourquoi je dis pays ? C'est pas on parle pas de statut d'un territoire, mais en fait les problématiques que nous avons, elles sont des des problématiques de petits pays. On on concentre tout en même temps. Toutes les problématiques, on les concentre.

Celles du coût pareil de l'emprunt. Alors, nous on a un autre business et celui-là, il est florissant, je vous assure. Il y en a qui l'ont compris d'ailleurs que la mer c'est un parfait outil. Euh la mer, c'est euh en l'occurrence le plus bel instrument de transport des narcotrafiquants et le font à partir d'embarcation par ailleurs. Ils connaissent tous les chemins et [rires] très moderne, très rapide finalement qui sont très rentables. Mais mais ce que je veux dire c'est que le le commerce dans la zone caribéenne, les échanges qui se font et même les échanges pour des matières illicites existent mais ne sont pas obligatoirement reconnus.

Ils sont dénoncés évidemment pour ce qui est du narcotrafic mais ne sont pas obligatoirement reconnus quand un pêcheur a des difficultés même avec sa il a peut-être un ami à Saint-Lucci pour ce qui ne concerne à la Dominique et va pouvoir le repêcher. comment les gars parlent créole parce que c'est notre notre langue commune et tout ça est malheureusement mal abordé notamment à l'échelle européenne et moi je suis pour un posé Christophe c'est à toi que je m'adresse en fait un poésie imposé merpêche. Bon je sais pas comment on va réussir à discuter dans ce nouveau cadre de dispositifs plus adaptés à nos territoires. Mais mais c'est il faut un dispositif permanent simplifié mais pas simpliste.

Simplifier pour donner accès à ceux qui aujourd'hui travaillent la mer et puis à ceux qui font de la recherche. Bah leur donner la capacité de vrai au bénéfice de nos pays des océans. Et j'ai vu François réagir justement sur ces ces sujets pêche. Tu voulais nous dire quelque chose ? Moi, j'avais peut-être trois choses qui me sont venues à l'esprit euh sur la Alors, je j'ai bien entendu ce qui a été dit euh à propos du pays des océans. Enfin, j'ai pas recommandé des choses qui ont été très bien dites hein euh ou ou parloï tout à l'heure, mais sur la pêche euh pour revenir à ça a été évoqué tout à l'heure à propos, c'est peut-être toi qui a parlé d'Olivier Amand.

Euh nous sommes dans un cadre de réflexion ancien pour lequel on imaginait que tout était stable. Et dans ce cadre stable, on optimisait, on est aujourd'hui de fait sur l'océan dans un cadre qui est en transition dérèglement climatique et cetera, pollution. Et donc dans un cadre de ce type là, il faut que nous repensions, on va continuer de pêcher, il faut continuer de le faire mais il faut que les cadre conceptuel soit visent plutôt la résilience, la robustesse que l'optimisation parce que ça se décale tous les ans. C'estd que on a plus les mêmes références puisqu'on ne pêche plus les mêmes poissons aux mêmes endroits et et que le voilà.

Donc je crois que ça c'est un point et et c'est difficile pour nous scientifiques parce que euh tout ce qui avait été imaginé par des gens de qualité qui sont toujours des chercheurs de qualité, ça nécessite de repenser la science et ça nécessite si je me tourne vers Christophe qui représente ici l'Europe, ça nécessite aussi de repenser bah le cadre conceptuel de la politique parce que parce qu' tout ça aujourd'hui est complètement à chassé. France Europe sciences française sciences européenne. La deuxième chose, ça c'est qu' pas quelque chose qui nous concerne nous directement l'hrimmer mais auquel on est très sensible, c'est la question de la formation.

C'est que d'une certaine manière, si on parle de durabilité, de soutenabilité, il faut qu'on transmette des écosystèmes qui se régénérer et cetera. Mais il faut aussi, vous l'avez dit, qu'on puisse transmettre les compétences, les connaissances et que les jeunes soient au courant. Donc il y a un véritable enjeu, c'est pas le boulot des scientifiques euh en tant que tel, mais on a une petite part de boulot à faire. enfant peut faire le petit petit colibri sur le sujet et puis le troisème point mais j'ai réagi parce que l' ché girard qui invite c'est sur la science moi il se trouve que moi j'ai présidé l'institut national de la recherche agronomique.

J'ai aucun regret de ce que j'ai fait ce tempslà [toux][raclement de gorge] je vous dis juste deux choses. La première chose c'est que nous investissons infiniment moins dans la science marine que dans la science agronomique. Je ne veux pas dire là qu'il faudrait couper les crédits de recherche, c'est pas ça à mon propos. Mais si vous regardez, vous donner juste un chiffre, les grands fonds marin, c'est pas le sujet principal, il y a 0,001 % un 100 mè vous avez bien entendu, des fonds marins qui ont été visités par un robot ou par un sous-marin habité. Ça vous donne une idée de ce que nous savons sur ça. On nen sait pratiquement rien et ça coûte cher d'aller dans ces endroitsl.

Alors, c'est peut-être pas le sujet principal de de de cette mais ça donne une mesure de ce qu'on sait pas. Donc la science marine, ça coûte cher, intréquent et c'est assez mal financé aujourd'hui. Et c'est pas une critique partisane de qui que ce soit. De fait, c'est vrai en France et c'est vrai en Europe et c'est vrai argent. Donc, on a un véritable enjeu de de financement.

Le deuxième point sur la science quand on a fait l'Unoc enfin quand on a fait l'UNOC j'ai pas fait l'UNOC assisté à l'UnOC j'ai fait le congrès scientifique qui précédait l'Unoc on l'avait appelé One Ocean Science Congress pour dire qu'il y avait un seul océan si vous regardez l'organisation de la recherche océanique actuellement en France pour le coup là ça peut être considéré comme un tout petit peu partisan mais voilà mais je vois que notre recherche alors nous l'frémèer évidemment mais quand on a fait des agences de programme on l'a éclaté Les énergies marines renouvell marine renouvelable c'est ici. Le lien à la biodiversité c'est ailleurs.

Le lien à l'industrie navale on n'y a pas pensé le lien à la pêche c'est considéré comme le subalterne. Et donc l'océan dans les politiques publiques de recherche actuell mais ça n'est pas récent hein, ça existait déjà avant. Il est invisibilisé et fragmenté. Alors que dans le même temps au niveau international, on parle d'unan Ocean, d'un seul océan et donc et d'éléments, je crois pas table ronde ici qui sont connectés parce que si on veut concilier l'économie bleue, sa durabilité, régénération de l'océan, enfin les différents éléments, mais il faudrait qu'on en ait une vision un peu globale aussi au niveau scientifique.

Aujourd'hui, ces choses-là sont réparties et donc on a un véritable enjeu en la matière. Merci François. Lucide Mélanie [raclement de gorge] des Oui, oui, rapidement et désolé de maintenir dans cette salle, euh j'avais des rebonds à faire sur tout ce qui était simplification administrative notamment non la simplification ce n'est pas la dérégulation. Clairement, quand je parle de simplification et vous en avez donné l'exemple typique, on estime qu'il faut environ 30 mois pour obtenir les autorisations d'utilisation d'espace qui aujourd'hui ne sont pas forcément utilisés. Vous avez le cas de nouvel [toux] groupe que vous avez cité.

On a eu d'autres cas de chantiers qui avaient des commandes, qui avaient du business et qui ont demandé à leur région de pouvoir utiliser la cale d'un ancien chantier qui n'était plus utilisé et qui ne l'ont pas eu. Alors qu'il fallait créer des emplois, alors que la région avait annoncé vouloir créer des emplois, alors qu'ils avaient des carnets de commande et il y avait pas de création de site. C'est de ça dont on parle quand on parle de simplification. Il faut simplifier la lourdeur administrative qui aujourd'hui nous empêche de maintenir notre outil de production.

Non, on ne veut pas produire les chantiers comme ils ont fait en Chine en mergen ou leur chantier et on ne veut pas, on ne produit plus aujourd'hui en Europe des navires, des gros portes-conteneurs. On produit des petits navires. On produit des petits navires qui sont utilisés dans la vie de tous les jours. C'est pas c'est ça qu'on entend par simplifier.

Et quand je parlais aussi euh de législation européenne mieux conçuse mieux mieux conçu il y a 5 ans sur le pacte vert, je me souviens d'un premier rendez-vous que j'avais fait avec une députée européenne qui n'était pas du Parti socialiste à qui on avait expliqué à qui on avait expliqué que les objectifs de décarbonation étaient très ambitieux mais qui répondaient pas aux problématiques des nos chantiers. En fait, un navire peut vivre jusqu'à 50 ans environ. Il vit environ 30 ans. Donner en 2020 un objectif à 2030 2040 pour décarboner l'entièreté de la flotte. C'était pas possible. Et on a besoin de financement pour décarboner. Je [toux][raclement de gorge] dit non, on n pas de financement.

Il faut que vous trouviez un moyen de répondre à ces objectifs dans les 15 prochaines années. C'est ça qu'on entend. On n'est pas contre descarbon décarboner. On veut protéger ces océans. On a juste besoin d'avoir des plans en fait qui soient rationnels. Et en parlant de rationalité, on a trop souvent aujourd'hui dans les politiques européennes, moins depuis début 2026, des technologies de décarbonation, on en a énormément. Et je vous renverai au panorama du Gigant qui est notre site sur notre site internet qui développe toutes les solutions qui sont aujourd'hui développées en France. On ne peut pas se permettre de prioritiser sur une seule solution.

Les carburants renouvelables ne sont pas la seule solution qui existe et en fonction des différentes applications, des tailles de nair et des utilisations qui en sont faites, on ne parviendra pas à la même solution. Donc je vais réutiliser votre phrase qui était très bien faite. Euh monsieur Willet quand on ne sait pas, on continue d'investir. Aujourd'hui, on ne sait pas quelle est la technologie de demain pour le martier. Au passage, on a un sujet sur décarbonation de la photos scénographique française et sa modernisation, mais c'est pas l'objet. Est-ce qu'il y a deux trois questions du fil ?

Je te laisse réagir et si vous avez deux trois questions après voilà en rebond avant de conclure, on pourra compléter des échanges. Je vais faire très court. C'est juste pour clarifier mon propos et revenir sur cette question de simplification des régulations. Effectivement, on n'est pas du tout contre la question de simplifier certains processus. Les certaines législations deviennent de vraies 1000 feuilles administratifs et effectivement il y a il y a énormément de marges de progression à faire là-dessus.

Mais malgré tout, il faut quand même pas non plus ignorer la réalité et le fait que ce terme-là est grandement instrumentalisé et on le voit dès aujourd'hui à l'échelle européenne, il y a eu énormément de d'initiatives qui ont été mises en place où euh on appelait ça des paquets Omnibus, donc des processus où on incluait différentes législations avec des espèces de révisions ciblées euh vraiment donc en accélérant un petit peu le processus de révision habituelle pour pouvoir accéder à certaines demandes Euh je m'éloigne un petit peu de tant que ça finalement du milieu marin, mais je prends un exemple très récent et sur lequel Soft Rider est très impliqué.

On travaille aussi sur la directive CAD sur l'eau. Donc effectivement plus tellement milieu marin complètement mais il y a un lien avec les eau côtières et quand on prend en compte le cycle de l'eau entier, il y a il y a des impacts qui se répercutent. Euh cette directive 4 sur l'eau, la commission a annoncé fin décembre son intention de réévaluer la directive et de proposer potentiellement une révision ciblée de cette directive notamment pour faciliter l'accès de permis pour les le secteur minier.

Euh et ça, on a pu l'observer hein avec de nombreux autres ONG environnementales qui travaillent à Bruxelles que ça a été le résultat de mois et de mois et de mois de pression du secteur minier qui exigeait justement une simplification parce qu'apparemment les permis n'étaient pas suffisants. Or, on observe encore aujourd'hui, il y a même des États-membres qui s'opposent à cette décision là, y compris la France, il me semble. on observe que ça n'empêche pas de développer d'autres projets miniers qui sont dans le respect du cadre actuel de la directive.

Euh mais donc c'est un élément qui est parfaitement instrumentalisé pour essayer de pousser et s'engouffrer effectivement dans ces démarches de simplification et le détourner de l'objectif premier. Donc c'était plus une mise en garde et aussi un appel du pied euh pour les décideurs et les politiques puisque on est à l'université d'été du PS euh que ben il y a des encore des décideurs qui défendent euh ces valeurs-là qui ont des ambitions et donc d'être présent de les défendre en France, en Europe.

Aujourd'hui, on est beaucoup dans une position défensive où on essaie de protéger les acquis mais on attend législateurs qu'il légifère, qu'il mettent en place des législations ambitieuses et qui permettent de protéger les populations, les communautés et de nous assurer un futur durable. Voilà. Merci Lucile. Il y avait une question alors je je je la reformulerai au micro pour l'enregistrement. Bah j'ai Ouais, moi je suis marin professionnel donc j'ai un peu vécu sur l'eau. Euh de réflexion déjà euh on a parlé de 2è puissance maritime, je corrigerai comme 2è ZE zone exclusive parce qu'en puissance maritime la France c'est quand même pas grand-chose.

Euh protection euh du milieu du milieu marin euh de la pêche, on a des zones de protection qui sont pas protégées par l'État. euh soit-disant des zones protégées, mais en fait les pêcheurs ils y vont et les industriels. Donc euh si on veut une vraie protection, avec quel moyen qui paye ? On sait qu'il y a plus de crédit au niveau de l'État, mais on a besoin de des services de l'État pour pour assumer cette protection. On en est très loin. Euh si on veut protéger toutes les surfaces maritimes sur toute la planète les zones françaises, bah c'est des dizaines de navires qu'il faudrait commander. Euh on voit pas le premier centime du crédit.

Quand on parle de l'industrie proprement dite, euh la France est plutôt concentré sur les navires de plaisance. Bon, petit navire, navire militaire et pour les plus gros chantiers l'Atlantique, c'est euh les navires de passagers. Est-ce que c'est l'avenir ? On veut parler sur du anticité. Est-ce qu'on veut continuer à à construire des gigas pas beau avec 10000 passagers dessus ? Je suis pas sûr que ça soit la super méga idée. Enfin, quand on veut protéger euh les océans en ti de la pêche industrielle en Europe, alors que l'Europe finance les les les navires industriels 100 m essentiellement hollandais, il y a quelque chose à faire.

Et quand on sort de l'Europe, on sait très bien que c'est les Chinois et là on peut rien faire qui épillent tous les océans sur toute la planète. Il y a pas mal de pistes mais il y a encore énormément à faire. Merci. Merci pour cette contribution finalement euh et sur notamment la question en effet de du rapport entre aide européenne et pêche industrielle qui était finalement aussi évoqué à travers les changements de modèle. Oui. Une dernière réflexion, j'ai aussi travaillé dans le secteur de pétrolier. Euh on dit que vous avez cité tout à l'heure que rechercher, faire des études sur les grands fonds, c'est extrêmement. Bah dans le pétrole, on forge jusqu'à plus de 3000 m de profondeur.

Donc quand il y a de l'argent derrière, bah il y a des fonds pour rechercher, pour trouver. Les géologues chez les pétroliers, bah il y en a. Et là effectivement dans le secteur minier avec les les nodules polymétalliques et les terres qu'ils espèrent y trouver et ben il y a des il y a des très gros fonds de pension qui sont en train d'investir et est-ce qu'on va réussir à les montrer ? Ça rejoignait tout à l'heure en effet les doctrines qu'on a essayé de poser en tout cas qu'on a défendu au sein du de la France et du Parti socialiste sur la question des Haups.

Je je ferai référence peut-être à l'où on a pris certaines positions dans le passé en France pour mettre fin à l'exploration potentielle envisage Guyan et se dire que on voulait changer de modèle en terme de production énergétique et ça oppose forcément la cohérence d'une politique d'ensemble où on voit bien qu'aujourd'hui c'était évoqué tout à l'heure par Mélanie.

On voit bien aussi quelle est la politique des États-Unis de Trump sur ces questions là, sur ces sujets en fait les espaces ouverts et ce qui est en plus paradoxal semble que la fonte des glaciers ouvre des nouvelles voies maritimes, ouvre des nouvelles prospections possibles justement sur la question minière sous-marine alors que nous avons exprimé à l'échelle française voir européenne justement beaucoup de prudence là-dessus et de pas continuer à explorer quelque chose qui aujourd'hui aujourd'hui à entraîner les conséquences des règlements climatiques que nous connaissons.

Euh forcé de constater un effet que cette politique internationale n'est pas tenu par tous et que là-dessus il y a un rapport de force politique à établir. Est-ce qu'il y a une ou deux questions Christophe une intervention une réaction sur la question comment sur la question je très très rapide. La première chose, c'est une remarque. On a soigneusement choisi le mot combiné et non pas concilié dans l'intitulé de la table ronde. Et dans la discussion, on est toujours revenu à concilier.

Ça montre bien qu'on a besoin d'un changement d'approche parce qu'effectivement la question n'est pas de balancer l'un par l'autre mais d'avoir une approche écosystémique des océans et de voir comment l'océan peut répondre à l'ensemble des besoins humains en étant protégé au fil du temps. Ça c'est la première remarque. La deuxième remarque c'est avec Loï, on va persévérer. Merci à toutes et à tous d'avoir été présents et merci aux intervenants.

Et moi, je proposerai bien à Loï, à Lig, à Béatrice et à d'autres élus, quel que soit le gagnant de la primaire qu'on ait je sais pas en janvier-février, un temps fort de publication d'une charte sur la dimension océan, maritime, littoral et des îles pour que ce sujet soit présent dans ce que sera la campagne de la gauche socialiste. Et puis 3è point euh une des raisons merci [applaudissements] et une des raisons de faire cet atelier maintenant c'est qu'on va avoir l'adoption de cette loi européenne sur les océans et de l'accélérateur industriel sur les pour sur lequel il y a une table ronde hier matin et que c'est maintenant qu'il faut mettre des décisions dans la loi européenne.

Et si on prend l'exemple concret de l'accélérateur industriel, si le maritime est dedans, bah demain par exemple les féries qui font la desserte des île ou même qui font le trafic transmanche et qui sont pour l'essentiel acquis dans le cadre de marché public ou lié à des soutiens publics pourraient être des féri fabriquées en France et en Europe et on a encore les cas et le savoir-faire pour le faire. C'est une décision politique d'avoir des féries verts fabriqués en Europe pour répondre aux besoins des territoires européens.

Pareil pour les navires de cabotage ou aux États-Unis, tous les navires de cabotage sont obligatoirement fabriqués aux USA, ce qui n'est évidemment pas le cas en France et en Europe. Donc on est au moment où on peut prendre des décisions. Donc il faut qu'on se mobilise les uns et les autres pour qu'elles soient prise dans les bonnes directions, dans les mois qui viennent. Merci Christophe. Et on dira que c'est la conclusion parce qu'on a on a dépitser le temps. J'irai cette conclusion finalement ce à quoi nous renvoie aussi à mon sens à les océans.

C'est-à-dire que c'est un milieu sous-marin qui n'est pas dans notre champ de vision, qui alimente beaucoup notre imaginaire, parfois positivement, parfois malheureusement illustré par la littérature ou par le cinéma comme danger et qu'on a aussi cette accuration au rôle que jouent ces milieux dans notre quotidien à travailler philosophiquement, politiquement, mais dans l'action. Et là, je rejoins Christophe. Est-ce qu'on peut se dire qu'en conclusion, oui, cette combinaison entre économie bleue et protection est nécessaire. Elle est même peut-être demain une des conditions de la survie de l'humanité parce que c'est de ça dont il est question au final.

Donc merci à toutes et tous de votre participation. C'est un premier marqueur pour travailler. En effet, une démarche affirmée politiquement. Comptez sur nous, on va y travailler. Merci à toutes et tous.

1:31:06
Non speech

[applaudissements]