ENA, corps préfectoral, inspections générales : Macron détruit la structure de la France
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« Je m'adresse à vous parce que c'est vraiment très grave et ce serait bien à tort que certains pourraient se réjouir de ces décisions qui sont prises au bulldozer et qui consistent en fait à mettre à bas des structures pluriséculaires et qui ont assuré la colonne vertébrale et le bon fonctionnement de l'État. »
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« si l’on supprime l'ENA, on risque d'avoir un système qui conduit à un accès aux plus hautes responsabilités de la fonction publique, mettant de côté les concours anonymes et promouvant des procédures qui font tomber l'anonymat, comme les oraux. »
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« Ce serait la porte ouverte au favoritisme, au népotisme, à des réseaux d'influence, d'amitié, au racialisme, et au communautarisme. »
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« La société américaine, c'est la société des écarts de richesse absolument énormes, d'une couverture sociale extrêmement faible des plus pauvres. »
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« On nous a expliqué depuis un an et demi que l'État allait recréer des lits d'urgence. Non pas du tout ! En réalité, on fait prévaloir toujours les contraintes financières et on a continué la décrue du nombre de lits d'urgence. »
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« Ceux qui attaquent les énarques, les Inspecteurs des Finances, les Préfets, les sous-préfets ne disent jamais rien contre les Commissaires européens, contre les fonctionnaires de Bruxelles, que personne ne connaît, qui sont payés des fortunes et qui, en fait, gouvernent la France, sans n’avoir de comptes à rendre à quiconque. »
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« Si on les supprime, on va accélérer dans la population française la perte de tous les repères rassurants qu’ils connaissaient depuis leur enfance, tous les repères de l'identité française. »
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Tout ceci a démarré voici il y a à peu près 1 mois par l'annonce ultra démagogique par Macron de la suppression de l'Ecole Nationale d'Administration, l’ENA, et et qui devrait être remplacée par l'Institut de Service Public, l’ISP. Ensuite, M. Macron nous a annoncé la suppression de l'Inspection Générale des Finances, de l'Inspection Générale des Affaires Sociales, de l'Inspection Générale de l'Administration et puis Hier même le Premier ministre, M.
Castex a annoncé comme ça, tout à trac, la suppression du corps des préfets et des sous-préfets. Je m'adresse à vous parce que c'est vraiment très grave et ce serait bien à tort que certains pourraient se réjouir de ces décisions qui sont prises au bulldozer et qui consistent en fait à mettre à bas des structures pluriséculaires et qui ont assuré la colonne vertébrale et le bon fonctionnement de l'État. Mais si on supprime l'ENA, il faut bien quand même avoir une structure qui permette de sélectionner les hauts fonctionnaires de l'État.
Or, depuis la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, il est constitutionnel de postuler que tout le monde a accès aux emplois publics en vertu des seuls talents. Et ce que je crains personnellement – je suis pas le seul d'ailleurs – c’est que si l’on supprime l'ENA, on risque d'avoir un système qui conduit à un accès aux plus hautes responsabilités de la fonction publique, mettant de côté les concours anonymes et promouvant des procédures qui font tomber l'anonymat, comme les oraux. Tout le monde sait que lorsqu'il y a une épreuve orale, il n’y a plus d'anonymat par définition.
Il faut donc fortement craindre que, à la mode américaine, on mette en œuvre maintenant un recrutement des plus hautes fonctions de l'État fondé sur ce que l'on appelle les « discriminations positives ». Ce serait la porte ouverte au favoritisme, au népotisme, à des réseaux d'influence, d'amitié, au racialisme, et au communautarisme. C'est qu'on ne tiendrait plus compte de la compétence intrinsèque d'une personne mais de savoir dans réseau d'amitiés elle est, ou de savoir quelle est la couleur de sa peau… Autre idée : supprimer l’Inspection générale des finances, étant moi-même Inspecteur général des finances, je sais de quoi je parle.
Qu'est-ce que l'on va faire si l’on n'a plus l'Inspection Générale des Finances ? Eh bien, la réponse est déjà toute trouvée. Pour vérifier le bon fonctionnement des politiques publiques, pour essayer de les optimiser, les ministres n’auront plus l'Inspection générale des finances ou d'autres inspections - je vais y revenir dans un instant - qu'est-ce qu'ils vont faire ?
Ils n'auront pas d'autre choix que d'avoir recours à des cabinets d'audit privés et qui sont presque tous anglo-saxons, que ce soit Price Waterhouse Coopers Peat Marwick et qui se font payer leurs prestations à prix d'or. Il faut donc bien voir que ceux qui estiment que les suppressions de ces inspections vont rapporter de l'argent à l'État se mettent le doigt dans l'œil jusqu'au coude puisqu'en réalité, ce que l'on va payer au privé sera certainement beaucoup plus cher. Mais ça n'est pas la seule raison.
C'est aussi que ces cabinets d'audit privé anglo-saxons véhiculent une vision du monde qui se traduit toujours, toujours par les mêmes recettes de réformes. Quelles sont ces recettes ? Je le dis parce que je l' ai vu, de mes yeux vu. 1- Ringardiser le concept de service public. 2- Rechercher la rentabilité à outrance. -3 Réduire drastiquement tous les budgets -4 Tailler dans les effectifs qui sont systématiquement trop nombreux -5 Désengager l'État d'une action de service public Or, l'État, sa caractéristique numéro 1 c’est quoi, c’est qu’il doit être impartial, il doit veiller au service de tous les Français et le dernier point, eh bien c’est de tout brader à quelques grands investisseurs privés.
Avec en bout de course finalement une américanisation, une vision américaine de la société française, c'est-à-dire le contraire même de ce qu'est la société française. La société américaine, c'est la société des écarts de richesse absolument énormes, d'une couverture sociale extrêmement faible des plus pauvres, c'est ce que l'on trouve tout à fait normal dans le monde protestant anglo-saxon. Quelqu'un qui est riche, c’est normal.
Quelqu'un qui est pauvre, c'est normal aussi. Tout le contraire de ce que nous ont légué les siècles d'histoire de France. Ce que je dis, certains pourront dire « ce sont des élucubrations, des vaticinations ».
Non, non, c'est déjà en cours en matière sanitaire et sociale. On le voit avec l’affaire de la pandémie. On nous a expliqué depuis un an et demi que l'État allait recréer des lits d'urgence.
Non pas du tout ! En réalité, on fait prévaloir toujours les contraintes financières et on a continué la décrue du nombre de lits d'urgence. Le véritable objectif de M.
Macron il est ailleurs. Premièrement, c’est de cacher aux Français les véritables raisons de l'effondrement de la France. Ceux qui attaquent les énarques, les Inspecteurs des Finances, les Préfets, les sous-préfets ne disent jamais rien contre les Commissaires européens, contre les fonctionnaires de Bruxelles, que personne ne connaît, qui sont payés des fortunes et qui, en fait, gouvernent la France, sans n’avoir de comptes à rendre à quiconque.
Et puis, la deuxième chose que poursuit M. Macron, c'est que, en supprimant les préfets, les sous-préfets dans toute l'histoire des romans du XIXe siècle notamment ou du XXe siècle, on trouve beaucoup de romans où on trouve un préfet, un sous-préfet ça fait partie de l'ADN de la France, comme j'en parlais il y a quelques jours ici même avec le président du Souvenir napoléonien et avec le prince Joachim Murat. La période napoléonienne nous a laissé, nous a légué toute une série de structures.
La restauration aussi après d’ailleurs puisque l'Inspection générale des finances a été créée sous Louis XVIII à la Restauration. Ce sont des structures qui ont 200 ans et qui ont contribué à faire la France. Si on les supprime, on va accélérer dans la population française la perte de tous les repères rassurants qu’ils connaissaient depuis leur enfance, tous les repères de l'identité française et je prends ici l'engagement que si nous, nous arrivons au pouvoir nous rétablirons les préfets et les sous-préfets parce que sinon c'est d'ailleurs la porte ouverte à une accélération de l'insécurité.
Nous rétablirons les grandes inspections des grands ministères, nous rétablirons une École Nationale d'Administration mais qui sera rétablie à Paris et non plus à Strasbourg, et qui sera conforme à la volonté de Charles de Gaulle de 1946 en rétablissant une école qui soit là pour faire de la promotion sociale fondée uniquement sur la promotion du seul talent conformément à la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.