Racisme : Mathilde Panot (LFI-NFP) interpelle le premier ministre sur Bally Bagayoko
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:03OuverteRéponse directe
Madame la présidente Panot, la parole est à monsieur le premier ministre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Fait
« Balioko n'est pas seul. Il fait notre fierté. Il fait la fierté de toutes celles et ceux qui ont été trop longtemps privés de représentation politique. »
- 1:26Fait
« Emmanuel Macron appelle Éric Zémour pendant 45 minutes quand celui-ci est pris à parti dans la rue, mais n'a rien à dire au maire de la deuxième ville d'Île-de-France lorsqu'il est traité de singe sur les plateaux. »
- 2:46Fait
« La semaine dernière, le président Stéphane Peu, député d'ailleurs de la circonscription de Saint-Denis, m'a interpellé sur ce sujet et sur lequel il faudrait affirmer, et je l'ai dit avec force, le racisme n'est pas une opinion et donc il doit être combattu à chaque moment et à chaque instant. »
- 3:30Fait
« Ce qui est abject pour le racisme est abject pour l'antisémitisme, pour l'homophobie, pour l'ensemble des discriminations. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[applaudissements] Présidente, monsieur le Premier ministre, à Saint-Denis, dans la ville des rois morts et du peuple vivant, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisé samedi pour proclamer un fr antifasciste et dire non au racisme. Cet événement historique est né du déferlement de haine qu'a subi Bali Bagayoko depuis son élection. Que les racistes se tiennent pour dit : "C'est toujours par milliers que nous leur tiendrons tête. Balioko n'est pas seul. Il fait notre fierté. Il fait la fierté de toutes celles et ceux qui ont été trop longtemps privés de représentation politique.
Si un siècle de combat philosophique et politique nous ont appris une chose, c'est que les êtres humains sont jetés dans le monde avant de pouvoir se définir. Le racisme a ceci de les réduire, de les déshumaniser, de les assigner et ce avant même qu'il ne prennent la parole. Comble de l'horreur pour ses opposants, Bali Bagayoko n'est pas seulement un élu noir, c'est un élu noir qui veut partager les richesses. Voilà ce que vous ne supportez pas. D'ailleurs, vous avez immédiatement attaqué son arrêté antiexpulson. Collègues, il faut dire le moment politique que nous vivons, celui d'un racisme répugnant où ressurgissent les structures héritées de l'histoire coloniale.
Les responsables sont connus et récidives à toute occasion. Car pour une chaîne comme CS, le racisme n'est jamais un dérapage. C'est un modèle économique. À cet instant, certains silences sont intolérables. La France insoumise ne se laissera pas donner des leçons de République de la part de ceux qui ont tant tardé à réagir. Vos condamnations à retardement, votre soutien à reculon et le silence de l'homme qui est censé présider la République. Emmanuel Macron appelle Éric Zémour pendant 45 minutes quand celui-ci est pris à parti dans la rue, mais n'a rien à dire au maire de la deuxième ville d'Île-de-France lorsqu'il est traité de singe sur les plateaux.
[acclamation] Monsieur le Premier ministre, faut-il être condamné pour provocation à la haine raciale pour recevoir un geste de solidarité du président de la République ? Si l'on ne s'entend pas sur l'évidence que la République refuse le racisme, alors il ne vous faudra plus parler de République.
[applaudissements]
Merci beaucoup. Madame la présidente Pano, la parole est à monsieur le premier ministre. [applaudissements] Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Panot. La semaine dernière, le président Stéphane Peu, député d'ailleurs de la circonscription de Saint-Denis, m'a interpellé sur ce sujet et sur lequel il faudrait affirmer, et je l'ai dit avec force, le racisme n'est pas une opinion et donc il doit être combattu à chaque moment et à chaque instant. Et c'est pour cela que j'ai demandé au préfet de la scène Saint-Ni de se porter partie civile auprès et au côté du maire de Saint-Denis justement dans les démarches qu'il a fait.
La justice s saisie et les enquêtes devront effectivement dire le droit. Mais vous voyez sur la première minute de votre question madame la présidente Panot j'étais d'accord avec vous et puis au bout d'une minute c'est plus fort que vous. vous avez joué de l'ambiguïté laissant à entendre au fond que le gouvernement de la République pouvait être raciste, laissant entendre que celles et ceux qui soutiennent ce gouvernement pouvait être raciste. Et je le redis avec beaucoup de force, vous participez à une banalisation du mal. Vous participez à la banalisation de ce racisme et c'est dangereux justement pour cette cause.
Autre ambiguïté, madame la présidente, il ne peut pas y avoir de discrimination à la carte. Ce qui est abject pour le racisme est abject pour l'antisémitisme, pour l'homophobie, pour l'ensemble des discriminations. Car la République, c'est le refus de toutes les discriminations. C'est la différence entre le communautarisme et la défense de la République. Donc, refusons le racisme, refusons l'antisémitisme, refusons l'homophobie avec la même force et pas à la carte. Merci [applaudissements] beaucoup monsieur le premier ministre. La parole est à présent monsieur