"Il faut choisir son camp entre la violence et la République", déclare le Premier ministre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:29OuverteRéponse directe
Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les Français ?
- 2:13RelanceRéponse directe
L'ordre public est-il le préalable à tout ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Quel soutien aux forces de sécurité intérieure ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Transparence sur l'état de la menace et ce qui s'est passé samedi dernier ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Quelles initiatives pour sécuriser les manifestations ?
- 5:06RelanceRéponse directe
Mode opératoire inédit des violents : quelles preuves ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Premier ministreChiffre
« 1000 policiers et gendarmes blessés le weekend dernier. »
- 5:50Premier ministreFait
« On y reviendra. La réalité c'est que ce mode au territoire évidemment il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée. »
- 7:19Premier ministreChiffre
« 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour se faire. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, il n'y a pas de camp à choisir. Il n'y a rien qui se construire dans la violence et le désordre. Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile. La loi de la violence, c'est la loi de la meute et la loi du plus fort et c'est l'exact inverse de la démocratie. La violence débridée ce ne sera jamais une réponse aux inquiétudes des jeunes et de leurs parents qui s'interrogent sur leur avenir et celui du monde. Ni une solution à la crise du pouvoir d'achat ou à la peur du déclassement. Et leur désordre finit toujours tôt ou tard par engendrer la servitude et d'abord par frapper les plus faibles. La violence c'est la paralysie. Ne rien y
céder, c'est la condition même pour apporter des solutions concrètes. Ceux qui érigent la violence en alternative politique ou ceux qui espèrent prospérer sur le chaos portent la responsabilité de désespérer un pays qui sait pourtant se dépasser lorsqu'il s'unit. S'ir contre la violence, ça ne devrait pas être une question. Et pour nous députés démocrates, ça n'en est pas une. Rétabli l'ordre et la paix civile, c'est le moins que l'on doit vos français. Mais nous devons aussi avancer pour bâtir, pour réparer, pour réconcilier. Monsieur le Premier ministre, vous réunissez jeudi les forces politiques à Matignon, c'est nécessaire. Mais les Français qui ressentent de la honte et de la colère attendent surtout
des actes. Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les Français ? sans quoi rien ne sera possible et l'ordre rétabli comme préalable à tout. Quelles initiatives politiques comptez-vous prendre pour redonner des perspectives à notre jeunesse et engager notre pays sur le chemin de la réconciliation ? Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président Fenot. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre, monsieur le président Marc Fenot. Euh permettez-moi à travers votre question mais aussi les questions qui suivront de développer des thèmes assez différents. Mais au fond, votre question pose bien le débat. Oui,
l'ordre public est le préalable à tout et dans une démocratie qui fonctionne, dans ce préalable à tout, contrairement à ce que nous venons d'entendre, nous croyons en la responsabilité individuelle. Lorsqu'il y a de la casse et des pillages, ce sont les casseurs et les pilleurs qui sont responsables et non l'introduction d'une rhtorique qui laisserait à penser que les pouvoirs publics seraient à l'origine de cette casse et de cette pille. Si l'ordre public est le préalable de tout, monsieur le ministre, le soutien aux forces de sécurité intérieure est le préalable de tout. 1000 policiers et gendarmes blessés le weekend dernier. Il faut que la représentation nationale leur apporte un soutien clair, franc et
massif. car ils sont les policiers et les gendarmes, non pas d'un gouvernement mais de la République, des gouvernements précédents, des gouvernements précédents et aussi des gouvernements qui suivront, c'est la permanence de l'État, ce qui vaut pour les policiers, les gendarmes, vaut pour les enseignants, vaut pour celles et ceux qui rendent le service public. Et je m'étonne de devoir rappeler à chaque fois cette évidence car c'est la permanence de la République. Chemin faisant, monsieur le ministre, euh je vais me permettre par votre question puisque c'est la première de revenir avec ordre et méthode sur plusieurs éléments et le premier c'est évidemment la transparence car le
gouvernement le doit au représentant de la nation que vous êtes. d'abord transparence sur l'état de la menace et ce qui s'est passé exactement samedi dernier et ensuite transparence sur ce qui n'a pas fonctionné pour y mettre aussi un tout petit peu de rationalité de raison dans un débat politique préélectoral qui démarre aussi assez fort et dans lequel je le sens bien le yaka faucon est assez présent dans l'ensemble des matinales radios la première des choses il faut le comprendre ça fait depuis très très longtemps de manière manière structurelle qu'il n'y a pas eu autant de rassemblement non déclarés, non signalé et vous le savez, vous avez été ministre de l'agriculture en plus dans
l'organisation de l'expression de la liberté syndicale. On en parlera demain. Il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester, y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, des systèmes de déclaration qui doivent être respectés. Il y aura une commission d'enquête parlementaire. Je vois le président de la commission des lois. C'est la première des choses sur lequelle il faudra revenir sans compter les difficultés liées à l'assision des cortèges. La deuxième des choses, monsieur le ministre, c'est et les services de renseignement, il reviendront devant vous, j'imagine, pendant cette commission. C'est un mode opératoire inédit dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s'y sont pris samedi
dernier. D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez, les violents s'insèrent dans les cortèges et créent la pagaille et le chaos. Les gouvernements précédents ici en savent quelque chose en fin de cortège et en fin de manifestation. Pour la première fois, on a un mode opératoire, on l'a vu dès le début du départ du cortège d'ailleurs de la CGT à Paris. On l'a vu à Marseille dès le matin où un certain nombre d'individus violents de l'extrême gauche radicale et de l'ultra gauche ont décidé de fonctionner en essin et de semer la violence avec méthode et avec une organisation numérique. Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, vous avez quand même une
difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra. La réalité c'est que ce mode au territoire évidemment il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée. Troisième des choses et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre, c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche. Là ce qui s'est passé sur la mairie de Limoge en est un exemple. Vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin, le garde des sauces exprimé, je n'y reviens pas. Cet individu interpellé et malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était
fichier S. Donc, on aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans un une forme de négation de la réalité, de la participation de ces gropuscules violents dans cette affaire. pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaent notamment marcher sur l'Élysée. Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate, quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République, dans notre démocratie, on ne tolère pas que des gropuscules facux puissent marcher sur l'Élysée, sur Matignon, parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale où le Sénat et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont députés. Enfin, phénomène sur lequel nous aurons
l'occasion de revenir, c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche. C'est évidemment une rejointe par une délinquence plus générale, jeune, majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça, avec le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. Évidemment, c'était un objectif de pliage avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux. Alors, ce qui n'a pas fonctionner, plusieurs évidences. La première, la capacité de notre enseignement à tout voir. Je dis bien tout voir. Notre enseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. ce qui vient encore créer une eupre et une nouvelle infamie par les députés de la
France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre a du renseignement politique. C'est faux. C'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien. Donc il n'est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses information et comme le ministre de l'intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Deuxième des choses, le dispositif mise en place, monsieur le ministre Marc Fenot était un dispositif au fond trop statique et pas assez mobile. Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez, j'imagine dans le cadre de cette commission d'enquête. Le ministre de l'intérieur a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M qui a fait preuve de beaucoup
d'efficacité parce que précisément face aux essins de délinquant, de pilleur ou de casseur, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace et donc de cela, nous en tirons évidemment un certain nombre de conclusions assez rapides. Troisème chose, le ministre de l'intérieur et le ministère de l'intérieur a fait un choix et moi je le respecte pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme, c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée pour les policiers et les gendarmes qui avaient été largement sollicités en hexagone en Outreem. Et je le rappelle, s'il n'y a pas de bavures ou de nombreuses bavures hors celle que l'gypen est en train de regarder au cas par cas et qui ne sont pas la majorité du genre contrairement à ce que certains
veulent bien raconter, c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police du militaire de la gendarmerie fait aussi partie des décisions de commandement. De cela, je voulais aussi vous en rendre compte. Alors, l'objectif est assez simple, c'est le retour à l'ordre immédiat, vous l'avez dit vous-même. La première des choses, ce sont ces couvre-feux et ces couvre-feux localisés sont efficaces. En tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets. Et cela évidemment euh nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront. Ensuite, la judiciarisation, deux types de judiciarisation. le garde aussi a pris de nombreuses fois la parole et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours. Une une
judiciarisation à chaud, nombreuses interpellations, nombreuses garde à vue évidemment samedi et et dimanche dernier, mais aussi une judiciarisation à froid notamment sur les pillages. Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquêtes notamment du côté du ministère de l'intérieur inédit parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé pour la plaque parisienne pour vous donner un chiffre. C'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour se faire. Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile. Bien nous a pris de présenter en conseil des ministres le projet de loi casseur payeur. On ne peut
pas au moment où nous avons autant de difficultés d'argent public à chaque fois faire appel au contribuable et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé. Et donc cette responsabilité civile, la capacité à aller chercher sur les comptes bancaires de celles et ceux qui ont cassé, y compris sur les allocations sociales, en tout cas certaines d'entre elles, est absolument indispensable. Et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme. Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle. Il y a l'occasion de faire œuvre utile avant justement cette élection présidentielle. Ensuite, il y a les manifestations à venir. Le ministre de l'intérieur a déjà donné des instructions euh aux préfectures. Le dispositif de samedi
prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra. Il sera présenté au ministre de l'intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. On y reviendra avec évidemment les formations politiques que je réunirai jeudi à Matignon parce que un certain nombre d'entre elles m'ont saisi de la sécurité de la campagne présidentielle. Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi pour le dire. Ça pose la question de la sécurisation d'un exercice démocratique absolument majeur. Demain, avec les organisations syndicales, on reviendra sur la sécurisation aussi de la liberté d'expression des syndicats. Il y aura pas que cette ce thème là à l'ordre du jour, mais j'y reviendrai dans les questions gouvernement qui viendront avec un agenda de fond. Évidemment, je
reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions sur aussi la question des lycéens et sur les réponses que le gouvernement entend apporter. Enfin, vous l'avez dit vous-même, le retour à l'ordre est le préalable de tout. Et lorsqueau côté des forces de l'ordre dans la nuit de samedi au dimanche policier et gendarme je me suis rendu, j'ai effectivement 17 phrases par laquelle vous avez commencé et j'y crois beaucoup parce que on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarme mobile. On peut toujours déposer tous les amendements, toutes les propositions de loin de la terre. J'ai le sentiment qu'and dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis monsieur le ministre, il faut une
bonne fois pour toutes choisir son camp entre la violence et la République. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Aleluya.
Sébastien Lecornu