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Podcast / conversationBACKSEAT· 8 février 2025 27 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asile

Budget : Victoire pour Bayrou ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26IntervenantFait
    « Cette semaine a été marquée par l'adoption du budget 2025 avec l'utilisation du 49-3 par François Bayrou qui a échappé à une motion de censure déposée par les communistes, les insoumis et les écologistes. »
  • 2:14IntervenantFait
    « Oui, c'était un peu le deal. Genre, ils étaient là, OK, on adopte le budget, parce que quand même, c'est le sbol, et tout le monde est en train de gueuler, notamment les élus locaux, parce qu'il y a de l'instabilité, et que ceci et que cela. »
  • 2:33PrésentateurFait
    « Sur les valeurs. Oui, sur les valeurs, notamment sur la submersion migratoire. »
  • 4:00IntervenantFait
    « Les maîtres de l'horloge, c'est en grande partie le Rassemblement national, bien plus que le PS. »
  • 5:39IntervenantFait
    « D'ailleurs, il y a eu un test, la ville de Neuf-Saint-Georges. On voit bien que LFI n'arrive pas à remporter des élections vraiment locales, et notamment municipales, sans alliance. »
  • 9:45IntervenantFait
    « Effectivement, l'EPS n'a pas intérêt aujourd'hui à se séparer de la France insoumise. Et respectivement, la France insoumise n'a aucun intérêt à se séparer du Parti socialiste aujourd'hui. »
  • 13:39PrésentateurFait
    « Ils regardent ce que leur électorat veut un moment ou un autre, ils ne vont pas plus loin que ça. »
  • 14:02IntervenantFait
    « C'est toujours la désiabolisation qui reste le maître mot pour Marine Le Pen. »
  • 15:00IntervenantFait
    « On a un président de la République qui se met en retrait, qui nous l'a joué un peu c'est-à-dire la vie politique intérieure, tout ça, ça ne me regarde pas. »
  • 19:30IntervenantFait
    « Je reprends le vocable d'Emmanuel Macron. Il va vouloir faire typiquement un traité constitutionnel européen. »
  • 20:42IntervenantFait
    « Et moi, je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron ne ressort pas sa réforme des institutions. »
  • 21:58IntervenantFait
    « Le budget de François Bayrou, ce n'est pas un budget de droite. Ils ne sont pas d'accord avec ce budget. Ça ne leur va pas du tout. »

Temps de parole

  • Intervenant40 %
  • Présentateur28 %
  • Intervenant 217 %
  • Intervenant 315 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Intervenant

Salut c'est Jean Macier, juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que si tu veux faire partie des soutiens de l'émission, le meilleur moyen c'est de rejoindre le Club Backseat pour 15 euros par mois. Cette semaine a été marquée par l'adoption du budget 2025 avec l'utilisation du 49-3 par François Bayrou qui a échappé à une motion de censure déposée par les communistes, les insoumis et les écologistes. Ça s'est passé hier et le vote définitif a eu lieu au Sénat dans la foulée. Est-ce que selon vous François Bayrou a passé le plus dur avec ce budget, avec l'adoption de ce budget par 40-3 ?

0:37
Présentateur

De la semaine tu veux dire ?

0:39
Intervenant

Justement, de ma question, est-ce que c'était l'échec de Michel Barnier qui a été conjuré avec cette adoption de budget ou est-ce que ce n'est qu'une micro-étape dans un chemin semé d'embûches qui se présente devant le Premier ministre ? En tout cas, c'est ce dont on nous parlait depuis cet été, au moment des élections, avec le résultat des élections, depuis le résultat, on disait attention, il y a le budget à la rentrée, il y a le budget à la rentrée, c'est ce qui va être décisif comme vote et sur lequel, en vrai, on est obligé de voter un budget.

Donc, effectivement, je pense que c'était le principal problème ou en tout cas la « deadline » et que là, en fait, il n'aura qu'à composer sur les choix, je ne sais pas ce qu'il va y avoir comme projet de loi, mais ce sera beaucoup plus simple, entre guillemets, dans le sens où ils verront bien comment est l'Assemblée, sur quel sujet il y aura plus de consensus et donc plus de possibilités de voter. Mais ouais, pour moi, il s'en sort bien quand même, là. Est-ce que vous pensez que François Bayrou peut durer dans le temps ? Tu vois, en tant que personne ? En tant que Premier ministre, dans une Assemblée tripolarisée.

Là, il a échappé à une motion de censure importante, parce que je rappelle quand même que le budget, c'est le texte le plus stratégique, le plus important, le plus fondateur pour une politique. Déjà, il n'est pas à l'abri d'une motion de censure hors 49-3, parce qu'en réalité, les 49-3 sont quand même limités, hors budget, effectivement. Il ne va pas vous pouvoir le sortir à chaque projet de loi qu'ils vont essayer de défendre à l'Assemblée, là, pour le coup. Donc, ça va être... Et en plus de ça, les députés peuvent aussi déposer des motions de censure en dehors du 49-3. Alors, j'ai entendu dire que les socialistes avaient l'intention de déposer une motion de censure.

Oui, c'était un peu le deal. Genre, ils étaient là, OK, on adopte le budget, parce que quand même, c'est le sbol, et tout le monde est en train de gueuler, notamment les élus locaux, parce qu'il y a de l'instabilité, et que ceci et que cela. Et du coup, ils ont dit, OK, mais on déposera une motion de censure derrière. Ils l'ont fait ?

2:32
Présentateur

Sur les valeurs. Oui, sur les valeurs, notamment sur la submersion migratoire.

2:37
Intervenant

Oui, voilà, c'est ça, sur la submersion migratoire. Mais bon, après, c'est un peu absurde, dans le sens où quand même, tu votes un budget où il y a Retailleau. Enfin, bref, c'est vraiment pour la forme, quoi. Mais ils l'ont pas fait, finalement. Enfin, en tout cas, il n'y a rien. En tout cas, j'en ai pas entendu parler.

2:50
Présentateur

Non, c'est la semaine prochaine, normalement. Ah, c'est lundi, ouais. En tout cas, Olivier Faure, hier, quand il était interviewé, je crois que sur BFM, il disait qu'ils allaient déposer ça la semaine prochaine.

2:58
Intervenant

Ils en parlaient pour lundi, ouais.

2:59
Présentateur

Mais sur Bayrou, durée dans le temps, en fait, je pense que ce qui s'est passé, c'est que quand tu regardais les sondages qui pouvaient être faits, t'avais quand même une très large majorité de la population, autour de deux tiers, qui voulaient pas que le gouvernement soit censuré. Et justement, et au contraire, t'as aussi à peu près les deux tiers de la population qui sont totalement opposés à la politique de François Bayrou. Et c'est là où c'est... Ouais, c'est intéressant. Où t'as des partis qui se sont retrouvés dans une situation où ils étaient embêtés. C'était totalement... Enfin, le RN ou le PS. C'est de se dire, globalement, on a déjà censuré la fois précédente.

Nos électeurs nous demandent une certaine stabilité, mais en même temps, ils sont pas d'accord avec la politique de Bayrou. Donc là, c'était peut-être pas le bon moment pour le censurer, parce que globalement, tu retournes toujours dans le même cycle. Mais de vouloir durer dans le temps, au-delà de l'été en tout cas, ça semble quand même ultra compliqué. Parce qu'au bout d'un moment, pour le RN et à nouveau pour le PS, ça deviendra beaucoup plus stratégique de pouvoir le censurer et potentiellement déclencher de nouvelles élections législatives.

4:00
Intervenant

Alors, je suis d'accord avec toi, surtout pour cet argument-là, qui est que l'été prochain, la différence avec aujourd'hui, c'est qu'on pourra à nouveau dissoudre l'Assemblée nationale. Les maîtres de l'horloge, c'est en grande partie le Rassemblement national, bien plus que le PS. Je suis pas sûr que le PS ait envie d'être la seule assurance-vie du gouvernement de François Bayrou. Tant que le RN s'abstient de voter la censure, ça convient. Donc, c'est effectivement probablement l'été prochain, plutôt qu'on aura une censure qui sera adoptée, si d'aventure, la gauche et l'extrême droite estiment qu'ils ont un intérêt à avoir une élection rapidement. Ouais. Est-ce que ce sera le cas ?

Parce qu'il y a aussi la question de dans quel état elle est la gauche, suite à cette motion de censure, déposée donc par une partie du NFP et pas votée par les socialistes. Ça tend considérablement les relations entre les insoumis et les socialistes, qui étaient déjà pas au beau fixe. Où est-ce qu'on en est ?

4:48
Présentateur

Mais je pense que tu vois, sur les relations au sein de la gauche, c'est sûr que là, c'est pas bon pour le NFP ce qui s'est passé.

4:54
Intervenant

Alors ça, c'est un tweet qui a été retiré par la France insoumise après avoir été diffusé.

4:58
Présentateur

Mais néanmoins, il faut quand même se souvenir que le NFP, il est né en l'espace de deux semaines, alors qu'ils n'avaient fait que de se taper dessus au moment des européennes. Donc, si tu avais une nouvelle dissolution qui apparaissait cet été, je pense que tu aurais quand même une énorme pression de la base, de la société civile, pour que ces parties de gauche réussissent à s'unir. Et cette pression étant si forte, ils auraient quand même du mal à ne pas s'unir.

5:21
Intervenant

Après, moi, je pense qu'il y a peut-être aussi la volonté du PS de se distinguer dans une perspective, je pense, qui, à mon avis, joue les municipales aussi. Cette volonté de s'affranchir, en quelque sorte, de LFI, parce qu'on l'a bien vu. D'ailleurs, il y a eu un test, la ville de Neuf-Saint-Georges. On voit bien que LFI n'arrive pas à remporter des élections vraiment locales, et notamment municipales, sans alliance. Et en l'occurrence, le PS a encore une certaine assise au niveau territorial.

Et je pense que là, ils essaient effectivement de se distinguer pour essayer peut-être d'être les têtes de liste, les figures de proue, un peu d'une potentielle union ou de potentielles unions, effectivement, de circonstances. Parce que c'est ça, en fait, des unions de circonstances à chaque fois. Bien qu'il y ait quand même une base programmatique commune. Ça, il faut le rappeler, il y a quand même une base programmatique commune. Donc, affaire à suivre. Mais je pense qu'il y a une stratégie, à mon avis, qui est dessinée par le PS, de vouloir, effectivement, reprendre un peu la main dans la perspective des municipales, à mon sens.

Est-ce qu'il y a des marges de manœuvre d'opinion, d'électorat, que le PS peut réussir à gagner en ne censurant pas un François Bayrou ? Parce que les électeurs énervés d'Elafi, ils ne cherchent pas à les séduire. Niveau national, au niveau local, dans quelle perspective ? Perspective de prochaines élections législatives, j'en sais rien. Parce que là, techniquement, sauf censure, sauf dissolution, effectivement, les prochaines échéances électorales, c'est les municipales, c'est 2026. Oui, ça, c'est vrai. Il y a effectivement les municipales.

D'ailleurs, ce qui explique en partie le fait que les socialistes n'aient pas censuré le gouvernement à ce moment-là, c'est parce que le PS est quand même composé par énormément d'élus locaux qui ont tous fait remonter à Paris. Écoutez les gars, nous, l'instabilité politique à Paris, c'est un vrai problème dans les territoires. On a besoin d'un budget, on ne peut pas continuer à avoir des remaniements sur remaniements, etc. Donc, le PS s'est retrouvé, effectivement, à prendre cette décision-là. Mais je repose ma question. Est-ce que le PS peut véritablement réussir à gagner des points à gauche, au centre, auprès des Macronistes ? Qu'est-ce que tu en penses, toi, Antoine ?

7:33
Présentateur

Mais je pense que déjà, le PS n'existe pas. C'est-à-dire que tu as vraiment deux... Et ça, j'avais fait une étude avant même le... avant 2022, où tu voyais clairement que tu avais moitié du PS qui était... Enfin, moitié des sympathisants du PS qui étaient pour faire une alliance avec LFI, qui était pour l'union de la gauche, et tu avais moitié des sympathisants du PS qui étaient totalement opposés à ça. Donc, ce n'est pas du tout monolithique avec une seule... Enfin, ils ne parlent pas du tout d'une seule voix.

7:56
Intervenant

D'ailleurs, il y en a qui ont voté la censure.

8:00
Présentateur

Et tu en as quelques-uns qui ont voté la censure. Et même au-delà de ça, je pense que globalement, ils n'étaient pas... Enfin, tu as vraiment des courants différents au sein du PS. Et globalement, Olivier Faure a toujours été plutôt unioniste par rapport au sein du Parti Socialiste, alors que tu as d'autres courants qui sont beaucoup moins unionistes et qui ne peuvent pas voir LFI en peinture, globalement. Mais après, sur la stratégie de différenciation par rapport à LFI, ce que tu voyais, en tout cas au moment des Européennes, c'est que Glucksmann, à l'époque... Je sais qu'on en avait parlé là, d'ailleurs.

Il avait réussi à choper des électeurs de Mélenchon d'un côté et de choper des électeurs de Macron de l'autre, mais pas sur les mêmes sujets. Les électeurs de Macron, c'était plutôt une différenciation sur les sujets nationaux, alors qu'avec LFI, c'était plutôt sur les sujets internationaux. Mais globalement, la stratégie à l'heure actuelle du PS, c'est quand même de se différencier, en tout cas, sur la question de la respectabilité et sur le côté « Nous, au moins, on est sérieux. » Certes, on n'est pas d'accord avec le gouvernement, mais quand même, on ne veut pas procurer de l'instabilité.

8:55
Intervenant

Et ça, tu penses que ça peut marcher électoralement pour un parti socialiste qui remettrait de ses cendres sur une gauche plus modérée ?

9:01
Présentateur

Ça dépend sur quel électorat. Je pense que sur la base, LFI, ils ne peuvent pas du tout entendre ce discours-là. Non, mais ce n'est pas grave, ça. Pour le PS, en tout cas, ce n'est pas grave. Mais globalement, oui, c'est un électorat qui a quand même envie de mesures sociales, mais aussi que les choses soient tranquilles et que l'instabilité, ce n'est pas quelque chose de positif. Oui, ils peuvent avoir un discours qui s'entend.

9:19
Intervenant

Après, en dehors d'une potentielle alliance à gauche, moi, je ne leur donne pas énormément de... Je ne vois pas les chances qu'ils pourraient avoir à partir tout seuls, typiquement, sur une élection nationale. Sur une élection nationale et sur une élection au scrutin majoritaire. C'est pour ça qu'il y a aussi la question, et j'ai vu dans le chat que plusieurs personnes en ont parlé, la question de la proportionnelle. Je n'ai pas encore réentendu parler, donc je trouve ça très bizarre d'ailleurs que Bayrou n'ait pas ressorti ce dossier-là qui est pourtant demandé par beaucoup de gens. Effectivement, l'EPS n'a pas intérêt aujourd'hui à se séparer de la France insoumise.

Et respectivement, la France insoumise n'a aucun intérêt à se séparer du Parti socialiste aujourd'hui. Ce serait un suicide collectif. Et ce serait très probablement une victoire du Rassemblement national. Donc, c'est pour ça que la fin du NFP, la fin du NFP jusqu'à la prochaine élection. Rappelez-vous la NUPES. Rappelez-vous la NUPES. La fin de la NUPES, la fin de la NUPES. C'était tous les trois matins. Non, mais c'était tous les trois matins. Il y a un cauchemar, ils se sont hurlés dessus. Le lendemain matin, matinale de France Inter, il faut créer un nouveau Front populaire. Oui, parce qu'ils ont intérêt. Ils savent le faire quand il faut le faire.

Oui, eux-mêmes parlent d'alliance électorale. De toute façon, ils se mettent à portion un programme. Mais là, ils sont tous en train de dire non, mais c'est une alliance électorale. Il n'y a pas de sujet sur le fait qu'il y ait des désaccords ensuite. Et puis demain, quand il y aura des élections, le problème, c'est aussi, moi, ce qui m'interroge, c'est quel signal ça envoie aux électeurs. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui peuvent le prendre comme un aspect très opportuniste, de la manière dont on voit la politique. C'est-à-dire que, finalement, quand vous voulez être élu et que vous voulez vos places, là, il n'y a pas de problème, vous vous mettez d'accord.

En revanche, à d'autres moments politiques, comme ceux-là, où il n'y a pas d'élection, vous êtes incapable de vous mettre autour d'une table et de discuter pour, entre guillemets, le bien du pays. Et c'est ça aussi, en fait. C'est ça qui est extrêmement dangereux, je trouve, dans ce sujet d'alliance électorale. Surtout, comme tu disais, Léa, ils ont une base de programme commune. Donc, normalement, sur le fond, ils sont d'accord. Mais, effectivement, quel signal ça envoie aux gens ? Au-delà du fait que, d'une part, tu as Macron qui ne respecte pas le résultat des urnes. Et donc, les gens, ça les invite encore moins à aller voter.

Et de l'autre côté, tu as la gauche, en tout cas pour les électeurs de gauche, une gauche qui sait se mettre d'accord, encore une fois, à la veille d'élection et pas le reste du temps. Moi, ça m'inquiète énormément sur, effectivement, où est-ce que ça dit de la politique et ce que ça va encore donner envie aux gens d'aller voter s'il y a des législatives l'an prochain ou même aux municipales dans deux ans, qui est pour les gens l'élection la plus importante, en fait, et puis c'est l'élu qui est le plus proche d'eux, finalement. D'autant qu'on est quand même dans une conjoncture qui fait que la gauche, là, concrètement, ne va pas être en mesure de porter des changements concrets.

Là, ce n'est pas possible. Il n'y a rien qui va passer. C'est évident. Contextuellement, là, dans cette assemblée, non. Oui, voilà. Donc, effectivement, ça ne peut que renforcer ce sentiment de vous vous mettez d'accord uniquement pour choper des places. Mais la réalité, quand il s'agit de changer concrètement nos vies, qu'est-ce que vous vous foutez, quoi ? Oui, et puis le PS, c'est un peu enorgueilli d'avoir obtenu, de ne pas avoir la suppression des 4000 postes d'enseignants ou deux ou trois choses. En fait, ce n'est pas des avancées. C'est juste qu'ils ont évité des reculs, mais ils n'ont rien obtenu, en fait. Ils ne sont pas dans une position...

Enfin, ils peuvent un peu dealer, mais en réalité, c'est quand même... Enfin, la marge de manœuvre est assez ténue, quoi.

12:34
Présentateur

C'est vrai que ça crée de l'illisibilité, quand même. Parce que si tu es un citoyen qui ne suit pas forcément la politique de manière ultra précise, un peu distante, et qui te dit, mais attends, du coup, ils censurent le gouvernement Barnier. Bon, là, c'est le gouvernement Bayrou, à peu près pareil, avec un budget à peu près pareil. Mais là, ils ne censurent plus, mais par contre, ils vont déposer une motion de censure sur les valeurs qui n'ont aucune chance d'être votées, alors qu'ils ne veulent pas voter celle... Enfin, tu as quand même ce côté-là qui peut...

13:01
Intervenant

Parlons aussi du Rassemblement national. Pourquoi le Rassemblement national ne censure pas Bayrou alors qu'ils ont censuré Barnier ? Là, eux aussi, je me demande quel est leur argument en interne et vis-à-vis de leurs électeurs. D'ailleurs, il paraît qu'en interne, ça fait des remous au sein du groupe du Rassemblement national qui se demandent pourquoi on ne l'a pas censuré François Bayrou.

13:18
Présentateur

Mais pour la stabilité, eux, le RN, en l'occurrence, ils ont un vrai enjeu d'apparaître comme un parti respectable, respectueux des institutions, qui, justement, est à l'opposé de ceux qui veulent faire le bordel à l'Assemblée nationale et qui garantissent un fonctionnement, un bon fonctionnement des institutions. Donc là, globalement, mais je pense qu'ils regardent tout simplement les sondages, ils regardent ce que leur électorat veut un moment ou un autre, ils ne vont pas plus loin que ça. Au moment où ils censurent le gouvernement Barnier, ils voient que leur électorat, ils veulent la censure.

Et d'ailleurs, on l'a su derrière, c'est en fonction de ça, c'est parce qu'il y avait ces sondages-là qu'ils se sont dit, OK, on ne peut pas ne pas censurer le gouvernement Barnier. Alors que là, maintenant, leur électorat dit, on a plus besoin de stabilité, là, on n'en peut plus d'avoir un Premier ministre qui change tous les trois jours. Donc là, ils ne sont plus la même...

14:00
Intervenant

Non, effectivement, ta raison, c'est la désiabolisation. C'est toujours la désiabolisation qui reste le maître mot pour Marine Le Pen. Enfin, quand ça les arrange, parce que les institutions, quand il s'agit de chier dessus, c'est les premiers aussi, notamment leur judiciaire, tu vois. Mais effectivement, je comprends la stratégie. Il faut quand même soulever l'incohérence, c'est important. Mais je comprends effectivement la stratégie de la désiabolisation. Il y a un acteur quand même qui a un petit peu disparu de la scène politique dans ce pays, c'est Emmanuel Macron, le président de la République. J'avoue. Pourquoi ça vous fait marrer ? C'est vrai ?

Le président de la République est très en retrait. Ce qui n'est pas pour nous déplaire. Moi, le premier, d'ailleurs, on a presque l'impression d'avoir un parfum de cohabitation non, ce n'est pas ça une cohabitation des enfants. Une cohabitation, c'est quand le président de la République et le premier ministre se détestent. Là, ce n'est pas le cas. Il n'y a pas de détestation entre les deux hommes.

En revanche, il y a une organisation des responsabilités qui est beaucoup plus nette où on a un premier ministre qui est effectivement à la manœuvre, qui s'occupe des choses et on n'a pas le commentaire d'Emmanuel Macron tous les deux jours dans la presse, des propos rapportés, des interviews, une omniprésence dans les médias, etc. On a un président de la République qui se met en retrait, qui nous l'a joué un peu c'est-à-dire la vie politique intérieure, tout ça, ça ne me regarde pas. Tout ça, c'est M. Bayrou qui s'en occupe. Moi, je m'occupe de faire des annonces sur le musée du Louvre, ce genre de truc hyper consensuel, etc. À choisir, très bien, je préfère.

Ça s'appelle un régime parlementaire, j'aime bien, moi. Quand le président de la République l'a fait, c'est un régime parlementaire à condition qu'il y ait une véritable cohérence entre la majorité présente à l'Assemblée nationale ou en tout cas dans la chambre des représentants, peu importe, et le Premier ministre. Mais là, il n'y a pas de majorité. Voilà. Mais donc, on ne s'inscrit pas tout à fait dans un véritable régime parlementaire non plus. On ne s'inscrit pas non plus dans un régime présidentiel à partir du moment où c'est les députés qui peuvent décider en appuyant sur un bouton de faire dégager François Bayrou, c'est bien un régime parlementaire.

Oui, mais ce n'est pas comme s'il y avait non plus une... Comment dire ? Comme tu disais, ce n'est pas une vraie cohabitation, quoi. Ben non. Non, non, non. Ce n'est pas une vraie cohabitation pour autant. Mais d'ailleurs, les périodes de cohabitation ont toujours été des moments de parlementarisme. Donc, je ne sais pas. Est-ce que pour vous, c'est une tactique ? Est-ce qu'il a raison de faire ça ? Est-ce que... Je rappelle qu'Emmanuel Macron n'a pas d'enjeu personnel. Il ne peut pas se représenter à la présidence de la République.

16:10
Présentateur

Donc, à quoi il joue ? Antoine ? L'enjeu personnel d'Emmanuel Macron, c'est Emmanuel Macron. C'est-à-dire que... Oui, c'est vrai. Je suis bien résumée, oui. Je pense qu'il va revenir à un moment ou à un autre. Et on en parlait. Le fait qu'on entend parlait d'un nouveau référendum. C'est un peu sorti ces derniers jours. Je pense qu'il va se remettre sur le devant de la scène à un moment ou à un autre. Ne serait-ce que parce qu'il ne peut pas s'en empêcher. Mais là, il juge certainement que ce n'est pas le meilleur moment pour lui de s'exposer et qu'il a compris ce qui s'était passé.

16:43
Intervenant

Au demeurant, tu as raison. Tous les présidents de la République ont connu un moment de prise de distance. Je prends de la hauteur, etc. Il ne faut pas être... Même Nicolas Sarkozy, l'omni-président, l'hyper-président, même Nicolas Sarkozy dans les années 2010 nous avait fait un moment de je prendre la distance et tout, je laisse le Premier ministre gérer. Mais Macron l'a déjà fait, mais il se concentrait sur les affaires internationales. Mais là, ce qui est surprenant, c'est qu'on ne l'entend même pas sur les affaires internationales. Oui, c'est vrai.

Alors que pourtant, franchement, dans le genre pourfondeur de Trump, pendant le premier mandat de Trump, c'était le premier, Emmanuel Macron à s'exprimer, make our planet great again, etc. Il était dans l'opposition à Donald Trump, etc. Et là, tu as raison. Oui, je suis d'accord avec toi. D'ordinaire, il se passe des dingueries. Il va se poser... C'est ce qu'il a fait cet été. Latifa, Emmanuel Macron, semblerait tenter de déclencher un référendum. Il l'avait teasé dans son message de Bonne Année. Oui. Dans les vœux, effectivement, elle a dit qu'il consulterait directement les Français sur certains sujets. Donc, on ne sait pas lesquels.

Mais effectivement, je pense juste qu'il est en train de nous, comment dire, nous préparer une petite tambouille dont il a le secret encore. Et on ne sait pas ce que ce sera exactement. Mais effectivement, on a parlé d'un référendum. Le sujet, c'est est-ce qu'il va avoir, comment dire, l'irresponsabilité ou l'audace de le mettre sur l'immigration ? Parce que si Retailleau n'a pas son projet de loi, comme Bérou, lui, l'a fait comprendre, on peut se dire que Macron se dit tiens, si on prévoyait un référendum sur ce sujet-là ou sur, je ne sais pas, on parlait du modèle social français ou quelque chose. C'est Gabriel Attal dans sa rentrée qui a parlé du modèle social français par référendum.

Je ne sais pas ce que ça veut dire. Voilà, que des sujets un peu nébuleux. En plus, franchement, ça prend du temps. Donc, je pense qu'il est en train de peut-être travailler là-dessus, mais ça prend du temps. Au-delà du sujet du référendum, c'est comment est formulée la question, la période de la campagne. Et donc, voilà, moi, je pense qu'effectivement, il est en train de nous préparer une petite sauce qui sera encore difficile à avaler. Surprise !

18:44
Présentateur

Mais le sujet du référendum, c'est qu'on n'a pas le sujet, finalement. C'est quand même ultra particulier comme manière de faire parce que d'habitude, tu as un texte où justement, tu te demandes comment la population va réagir et tu te dis est-ce que la meilleure façon, c'est de le voter ? Est-ce que la meilleure façon, pour les textes constitutionnels, de le faire passer en congrès ou au contraire, de demander à la population ? Et là, tu dis, je fais un référendum parce que tu as ce problème-là et que tu as envie d'avoir la population qui répond à une question. Mais là, tu n'as même pas la question.

C'est juste, tu ne peux pas te réveiller un matin en disant tiens, je vais faire des référendums. Vous n'avez pas une idée de sujet. Normalement, tu ne fonctionnes pas de cette manière-là. Normalement,

19:20
Intervenant

le sujet émerge en fait et on se dit il y a besoin de trancher. Je pense que, je n'ai pas le sujet du référendum mais je pense qu'Emmanuel Macron, tactiquement, va vouloir faire un référendum dont la réponse scinde la vie politique française en deux entre le bloc central et les extrêmes. Je reprends le vocable d'Emmanuel Macron. Il va vouloir faire typiquement un traité constitutionnel européen. Tu as le camp du oui dans lequel tu as toute la vie politique raisonnable, PS et UMP compris, et le camp du non qui bat à l'extrême droite d'un côté avec le Front National et tu as l'extrême gauche de l'autre côté avec le Parti Communiste et la couche du PS et tout.

Imagine, il fait un truc sur le Frexit. Non, mais à mon avis, il va nous dégainer un truc comme ça. Tout est possible. Il va nous dégainer un truc comme ça qui va fracturer la gauche et la droite. Un truc typiquement macronien. Un truc typiquement macronien. Est-ce que vous aimez Jean-Luc Mélenchon ? Il va nous faire un référendum sur la brutalité dans la vie politique française. Il va nous sortir un truc comme ça. Faut-il interdire de crier dans l'hémicycle ? Voilà. Référendum, ça, ça va bien diviser.

20:21
Présentateur

En tout cas, tu as raison que sur le sujet du référendum, c'est exactement ce qu'il aura intérêt à faire. De fracturer, de montrer que c'est la même chose les extrêmes et que lui, c'est le camp du bien. Après,

20:30
Intervenant

il cherche aussi une forme de plébiscide, je pense. Dans ces cas-là, il dirait est-ce que je peux faire un troisième mandat ? Oui ou non ? Non, mais je pense que c'est la Tifa a raison sur un truc. Et moi, je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron ne ressort pas sa réforme des institutions. Justement, sur ce côté prise de hauteur, un truc un peu gaullien, je vous présente un package complet dans lequel il y a la proportionnelle, dans lequel il y a plus de démocratie, dans lequel il y a une forme de référendum d'initiative citoyenne à discuter de la forme, etc. Et puis, par ailleurs, il y a aussi le nombre de mandats successifs du président de la République.

En s'appuyant sur l'instabilité qu'il a lui-même causé. Oui, absolument. C'est typiquement Macron, ça. Il provoque des choses et après, il les utilise pour dire « Mais regardez la situation, il faut qu'on fasse quelque chose. » Il va ressortir sa réforme de 2018. Mais tu ne fractures pas

21:19
Présentateur

si tu fais ça. Non, tu ne fractures pas. Si il fait ça, en gros, il peut répondre à des attentes qui sont à la fois des propositions du Rassemblement national et des propositions de la France insoumise et qui seraient du coup les siennes également sur la proportionnelle. Donc là, dans ces cas-là, ce n'est pas forcément ça qui leur permettrait de recréer son camp autour de ce référendum.

21:39
Intervenant

En même temps, est-il vraiment nécessaire de fracturer davantage ? C'est déjà bien.

21:43
Présentateur

La gauche et la droite.

21:43
Intervenant

Qu'est-ce qu'il reste à fracturer ? Ils le font comme des grands la gauche de se fracturer entre eux. Tout le monde se débrouille. Très bien. Et la droite, dans tout ça, les Républicains s'interrogent quand même sérieusement sur leur soutien à François Bayrou. Ils l'ont dit. Le budget de François Bayrou, ce n'est pas un budget de droite. Ils ne sont pas d'accord avec ce budget. Ça ne leur va pas du tout. Il y a beaucoup trop de dépenses publiques, pas assez de réformes structurelles, etc. Est-ce que ce n'est pas Éric Ciotti qui va récolter les fruits de cette colère à droite ? Je l'avais oublié, lui. Oui, mais il marque des points. Tu as vu qu'Éric Ciotti, il a dégainé une tronçonneuse.

Hein ? Il a dégainé une tronçonneuse dans une conférence de presse pour faire exactement comme Javier Milei en Argentine. C'est plaisante ? Non, je te jure, il a sorti une tronçonneuse. Alors, comme c'est Éric Ciotti, c'est une tronçonneuse électrique, ce qui fait un peu pitié, je trouve, mais peu importe. Et il s'est coupé. Il a sorti une tronçonneuse. Alors, il ne l'a pas brandi comme Javier Milei le faisait, etc. Mais il l'a posé sur le côté. Il a dit, voilà, conférence de presse sur la gabegie financière de l'État, sur les agences et les comités théodules. Nous, l'UDR, on propose avec Marine Le Pen. Mais est-ce qu'il va bien ? Moi, je m'inquiète pour lui quand même.

Moi, je ne m'inquiète pas pour lui parce que j'ai l'impression qu'il fait partie de ceux qui ont percuté la vague démagogique et populiste de l'extrême droite qui est en train de déferler sur l'Europe et il est en train de marquer des points bêtes et méchants avec ce genre de posture débile. Mais ça cartonne. Parce que la stratégie des diabolisations de Marine Le Pen, la stratégie de la cravate, le fait d'apparaître bien poli, etc. Est-ce que ça satisfait une partie de l'électorat qui est en recherche de radicalité et de rupture et qui préférait peut-être Jean-Marie Le Pen ?

23:11
Présentateur

Mais ils sont fidèles ces électeurs-là. C'est-à-dire que je suis d'accord que globalement, ils préféraient certainement le discours de Le Pen père parce que c'était plus radical, etc. Mais néanmoins, tu regardes, lors de la dernière présidentielle, t'avais Zemmour qui, là, pour porter un discours encore plus radical que Le Pen, pendant un moment, disait qu'il va écraser Le Pen parce que justement, ça correspond mieux aux aspirations de cette frange radicale, encore plus radicale de la population. Mais dans les faits, elle a quand même réussi à largement battre Zemmour.

Donc, il y a cette fidélité au Rassemblement national, même chez des personnes qui aimeraient certainement que ce soit encore un petit peu plus radical.

23:45
Intervenant

C'est pas mal, déjà.

23:48
Présentateur

Tu peux toujours me mieux faire ? C'est quand même

23:51
Intervenant

chaud, quoi. Oui, oui, mais ça, c'est vrai. Mais en même temps, pour revenir à Ciotti... Revenons à Ciotti ! Revenons à Ciotti !

24:03
Présentateur

Je veux dire,

24:04
Intervenant

quel est son avenir politique sur Bonhomme ?

24:08
Présentateur

Déjà, est-ce qu'il a mis des choses sur son bureau ? À part la tronçonneuse parce que la dernière fois qu'on avait vu une photo de son bureau, c'était bien vide, quand même.

24:13
Intervenant

Quand il était retranché dans le bureau de...

24:15
Présentateur

Il voulait montrer qu'il était bien à la manœuvre et que son bureau était tout vide. Est-ce qu'il a pris une tronçonneuse plutôt pour se protéger

24:21
Intervenant

des assauts des autres ? Des assauts des autres ? Non, non, mais moi, je pense qu'Éric Ciotti va très bien, qu'il s'est émancipé des Républicains, qu'il est maintenant un allié de Marine Le Pen et qu'il veut jouer un rôle central dans un futur gouvernement par délai. Et je pense qu'un Éric Ciotti, ta matière a en fait un ministre de l'Intérieur. Franchement, je ne sais pas... Son groupe n'est pas énorme. Je rappelle un LUDR, l'Union des Droites pour la République, le groupe parlementaire d'Éric Ciotti, c'est 16 députés. À un moment donné, il va falloir qu'on se pose la question de notre karma collectif. Genre, qu'est-ce qu'on a fait pour en arriver là ?

Et puis, sur la vague d'extrême droite qui déferle sur l'Europe, j'en parlais au téléphone avec UZU, on disait qu'en fait, on va arriver à un moment où l'union de la gauche ne sera pas suffisante, il va falloir faire réunion avec les macronistes. UZU, il a dit ça ? En fait, il y a un moment... Ce oeuf de ouf ! C'est-à-dire que les picadilles des histoires de plus jamais PS ou pas plus jamais PS, en fait, ce n'est pas du tout le sujet. Le sujet, c'est si tu as Jordan Bardella qui a 45% des députés dans l'Assemblée, tu fais quoi ? Tu fais une alliance avec les macronistes et toute la gauche ? Parce que tu n'as pas le choix ! Tu fais un front républicain !

Sauf les macronistes qui vont aller faire alliance avec Bardella !

25:38
Présentateur

Ceux-là, ils iront avec Bardella ! En même temps, en faisant ça, si les seules propositions de ce qui n'est pas le Rassemblement national, c'est de battre le Rassemblement national quoi qu'il en coûte pour reprendre les paroles de quelqu'un, tu ne proposes rien et en plus, tu es vraiment complètement dans l'argumentaire du Rassemblement national qui est de dire finalement, à l'époque, c'était UMPS, mais maintenant, ce serait tous les mêmes, etc. Donc globalement...

26:02
Intervenant

C'est déjà l'argumentaire du Rassemblement national qui le répète à l'envie en disant la gauche fait semblant d'être anti-macroniste, mais dès qu'il s'agit de voter pour Emmanuel Macron au second tour, ils le font à chaque fois. La gauche, alors vos bonnes leçons d'anti-macronisme, etc., vous êtes les alliés objectifs du macronisme. Ça, c'est l'argumentaire du RN et ils le sortent à chaque motion de censure en répétant à l'envie que la seule alternative, c'est Marine Le Pen et que c'est à cause de la gauche si Macron est au pouvoir. En attendant, si aujourd'hui, Bérou est encore Premier ministre, c'est aussi grâce au RN. En partie. En partie. Ils ne sont pas cohérents, ces gens-là.

Non, mais c'est pour ça que l'accusation d'être alliés objectifs de l'autre... En plus, les Insoumis aussi sont à chaque fois accusés de faire le jeu objectif du Rassemblement national puisqu'ils votent les mêmes motions de censure ensemble. Tout le monde fait le jeu de tout le monde de toute manière ou de l'autre. Tout le monde fait le jeu de tout le monde à chaque fois, c'est qu'il y a un moment où ça devient lourd comme argument. Soit on décide une fois pour toutes que c'est de la merde et on arrête de l'utiliser. Soit on continue à le faire à géométrie variable en fonction de qui on aime et qui on n'aime pas dans le paysage politique. Les scénarios catastrophes, là...

On peut recommencer le quiz à la con, s'il vous plaît ? C'est vachement bien. Alors, doucement sur les catastrophes. Je suis en postpartum, ok ? Doucement.

27:10
Locuteur

Tranquille.