Déclaration conjointe avec le Président de la République d’Irak Barham Saleh.
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« La France reste un partenaire et un soutien, un appui à l'Irak jusqu'à la fin de la guerre contre le terrorisme pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région. »
- 4:30Emmanuel MacronFait
« Dans le cadre de la coalition internationale, aux côtés de l'Irak et du peuple irakien, nous avons lutté et continuerons de lutter. »
- 5:30Emmanuel MacronFait
« Depuis 2017, nous avons aussi largement investi à vos côtés pour permettre à l'ensemble des déplacés de pouvoir revenir le plus vite possible dans la région. »
- 9:30Emmanuel MacronFait
« Nous avons réussi à mettre tout le monde autour de la table, chefs d'États et de gouvernements, ministres, pour que l'ensemble de ces pays qui parfois ne se parlaient plus puissent coopérer à nouveau. »
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Je suis heureux d'accueillir notre ami et l'ami de l'Irak, le président Macron, à Bagdad. C'est la deuxième visite du président à Bagdad en un an, et c'est un honneur de l'accueillir ici aujourd'hui. C'est une occasion de réaffirmer notre appréciation pour le soutien français aux irakiens pour se libérer de la répression ces dernières années, et également nos remerciements pour le soutien de la France dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme.
Nous avons eu avec le président des discussions sur la coopération entre nos deux pays et l'opportunité qui nous est donnée de renforcer ces relations au service des intérêts communs. La France reste un partenaire et un soutien, un appui à l'Irak jusqu'à la fin de la guerre contre le terrorisme pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région. Elle reste un partenaire économique et commercial et travaille à nos côtés dans la reconstruction de l'Irak aujourd'hui.
Nous allons réaffirmer un certain nombre de contrats et de domaines de coopération entre le gouvernement irakien, le gouvernement français et les entreprises françaises, en particulier dans le domaine de l'énergie et de bien d'autres qui sont d'intérêt commun. Le président Macron vient aujourd'hui en visite pour participer à la Conférence du dialogue régional. Il s'agit là d'un événement important pour l'Irak, qui, pendant des années et des années, a été synonyme de conflits, de guerres et de morts dans la région.
Et voilà Bagdad qui, aujourd'hui, accueille les dirigeants, les représentants de la région pour affirmer le soutien à l'Irak, à son indépendance, à sa souveraineté et à sa prospérité. Il s'agit là d'un élément d'intérêt commun entre l'ensemble des pays de la région : l'Irak, indépendant et souverain, l'Irak sûr avec son peuple et avec ses voisins, et un pilier d'un mécanisme ou d'un système régional basé sur les intérêts communs pour lutter contre le terrorisme, et pour la complémentarité et la coopération économique entre nos peuples et nos pays. Il y a de nombreux défis extrêmement importants entre l'Irak et les pays de la région qui doivent être confrontés ensemble, avec le soutien de la communauté internationale.
La France, pays ami et membre important de l'Union européenne, sera extrêmement importante pour accompagner ces développements dans la région, réaffirmer la stabilité et la paix, et aussi renforcer la coopération économique et lutter contre les conséquences graves du changement climatique dont les effets se font sentir dans notre pays et la région. Nous avons beaucoup de domaines possibles de coopération entre nos pays. Une occasion historique se présente aujourd'hui.
Nous espérons de cette visite tout le bien pour notre pays. Notre coopération sera importante, pas uniquement pour l'Irak et la France, mais pour l'ensemble de la région. Soyez le bienvenu, cher ami.
Merci, Monsieur le Président, cher ami. Je suis en effet très heureux de retrouver le président Barham Saleh aujourd'hui, presqu'un an jour pour jour après l'échange que nous avions eu ici-même. D'abord, je veux dire que, comme vous l'avez rappelé, la France se tient aux côtés de l'Irak face aux défis qui sont les siens depuis plusieurs années, au premier chef celui de la lutte contre le terrorisme.
Dans le cadre de la coalition internationale, aux côtés de l'Irak et du peuple irakien, nous avons lutté et continuerons de lutter. Car si le califat territorial a été défait, il est très clair qu'il y a encore aujourd'hui un terrorisme islamiste dans la région et des risques qui sont là, vous en êtes parfaitement lucide. Et nous restons à cet égard pleinement engagés.
Je veux dire ici que le soutien et l'engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme ne dépendent d'aucune autre décision que de la réalité de la situation sur le terrain et des besoins qui seront les vôtres, Monsieur le Président. Je veux ici le dire très clairement, à vous et au peuple irakien. Ensuite, depuis 2017, nous avons aussi largement investi à vos côtés pour permettre à l'ensemble des déplacés de pouvoir revenir le plus vite possible dans la région.
Je sais votre attachement à ce sujet : développer de nombreux projets d'infrastructures, d'accès à l'eau, aux services publics. Demain encore, nous annoncerons plusieurs projets en la matière, que ce soit dans les domaines de l'éducation ou de la santé, qui permettront à ces populations déplacées de revenir au plus vite sur leur territoire. Cette coopération économique est absolument essentielle, et depuis quatre ans, nous l'avons renforcée pour accompagner le travail du gouvernement et de votre État.
Et nous continuerons de le faire. Vous avez rappelé l'importance de plusieurs projets en matière de défense, en matière d'infrastructures, en matière d'énergie, qui sont importants aussi pour à la fois la stabilité, la souveraineté et le quotidien du peuple irakien. Il y a aussi de nouveaux défis que nous allons intégrer à la relation bilatérale : la lutte contre les dérèglements climatiques, qui touchent très profondément votre peuple, la nécessité aussi de renforcer les éléments de sécurité et de stabilité.
Sur tous ces points, nous allons renforcer évidemment la coopération bilatérale et lui donner dans les prochains mois un cadre encore plus formel et plus riche. Je veux aussi ici rendre hommage au travail qui est le vôtre, Monsieur le Président, et à vos côtés celui du gouvernement, pour apporter une réponse en termes de croissance économique à votre peuple, pour permettre aussi un meilleur cadre en termes de gouvernance, et permettre la tenue d'élections libres et transparentes le 10 octobre prochain, ce qui, je peux le dire, est une véritable avancée à elle seule dans le contexte que nous connaissons. Á cet égard, et je terminerai sur ce point, il y a évidemment, au-delà de la relation bilatérale, le travail dans la région.
La conférence qui se tient aujourd'hui est une victoire pour l'Irak. Je veux dire ici qu'elle vous doit beaucoup, parce que je me souviens des premières discussions que nous avons eues ensemble il y a deux ans, cher Président, des projets que nous avons au début formalisés, qui étaient pour certains de doux rêves, des premiers papiers que nous avons échangés. Il y a un an, nous avons reformulé encore les choses ensemble ici même.
Les termes pouvaient en paraître étranges pour ceux qui nous écoutaient, il y a un an peut-être, à ce point de presse. Et puis il y a eu tout un travail que nous avons fait, et une étape importante est la tenue même de cette conférence. Une étape, mais pas tout le résultat !
D'abord parce que, dans le contexte géopolitique que nous connaissons, international et plus particulièrement régional, cette conférence est essentielle. Elle va permettre de poser les termes d'une souveraineté, d'une stabilité de l'Irak dans la région avec l'ensemble de ses voisins et de ses partenaires. Elle va permettre de poser le cadre de coopération pour lutter contre le terrorisme tous ensemble, mais aussi pour porter des projets de développement économique et de vraies réponses aux défis de la région.
Ensuite, parce que le format de cette conférence est à lui seul, au moment où nous nous parlons, un succès et l'invention d'une forme de coopération nouvelle. Nous avons réussi à mettre tout le monde autour de la table, chefs d'États et de gouvernements, ministres, pour que l'ensemble de ces pays qui parfois ne se parlaient plus puissent coopérer à nouveau pour trouver des solutions ensemble pour la région. Je veux vraiment rendre hommage au travail de l'Irak, vraiment dire au peuple irakien combien il peut être fier de ce moment, et remercier tous les dirigeants qui ont accepté d'y prendre part.
Je le disais, ce n'est qu'une étape, et notre objectif est aussi de construire un processus qui va nous permettre de poursuivre ce dialogue, de bâtir une paix soutenable, qui va passer aussi par la construction de mécanismes de dialogue qui permettront les désescalades lorsqu'elles s'imposeront, qui permettront de prévenir les tensions, mais surtout de construire des cadres de coopération nouveaux en matière d'infrastructures de transports, en matière de lutte contre le réchauffement climatique, en matière d'énergie, en matière de sécurité. Á cet égard, la conférence d'aujourd'hui est pour moi une étape très importante, et je veux vous dire combien je sais votre rôle, l'importance aussi de notre amitié, et vous dire que la France se tiendra aux côtés de l'Irak et de la région, compte tenu de notre histoire et de notre rôle un peu particulier, comme une voix indépendante, amoureuse de la liberté et de la souveraineté et amie de votre pays et de toute la région. Merci, Président.
Merci, choukran. Merci beaucoup.