Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet face aux inquiétudes des élus
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:53OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous présent à cet événement ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Quel est l'état d'esprit au sein des collectivités ?
- 6:42OuverteRéponse directe
Les mairies peuvent-elles prendre des mesures impopulaires ?
- 9:29RelanceRéponse directe
Pourquoi rien n'a bougé sur la décentralisation ?
- 19:19OuverteRéponse directe
Que disent les résultats sénatoriales sur les préoccupations des élus ?
- 21:30OuverteRéponse directe
Comment faire entendre les changements de réglementation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:31Fait
« une lettre d'un premier ministre qui me dit "J'ai été président de conseil départemental, donc je vous explique la musique" »
- 5:15Chiffre
« un effort pour les collectivités qui pour le moment est estimé entre 5 et 6 milliards d'euros »
- 11:40Fait
« depuis 15 ans, depuis 20 ans même, nous vivons une recentralisation »
Temps de parole
- ?100 %
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[musique]
Les élections municipales en mars dernier ont lancé un nouveau cycle dans les communes. Les maires ont 6 ans pour répondre aux préoccupations des habitants et si possible tenir les promesses de campagne. Un nouveau mandat qui s'ouvre dans des conditions très délicates. Les finances publiques sont sous tension. Les subventions allouées aux collectivités sont en baisse. Les frais de fonctionnement des mairies aussi augmentent à cause de la hausse des prix du carburant et de l'énergie. Des difficultés qui obligent les maires à prendre des décisions fortes. Alors, quelles sont leurs attentes vis-à-vis de l'État et des institutions nationales, en particulier le Parlement ?
Pour répondre à cette question, j'ai avec moi un plateau d'exception, cinq invités. D'abord monsieur Pierre Font, vous êtes président de l'Union des maires des Yvelines. Jacques Kowusski, vous êtes président de l'association des maires des Hautes SCES. Avec moi, à ma gauche, Pierre Biédier, conseil président du conseil départemental des Yvelines et également avec moi Gérard Larcher, président du Sénat et Yel Bron Pié, président de l'Assemblée nationale. Voilà pour les présentations. D'abord, avant de commencer ce débat, une petite question. On a deux locaux de l'étape avec nous, Garcher, il y a Elbron Pivé. Pourquoi vous êtes présent à cet événement ?
[rires] Mais on est toujours présent avec le président du Sénat parce que on a besoin d'avoir un lien très étroit avec les élus locaux. Ce lien, vous le savez, on l'a tout au tout au long de l'année, 365 jours sur 365. On est en contact très fréquent, que ça soit avec le président du département, avec les maires, les maires de nos communes. C'est important parce qu'on a besoin de travailler main dans la main et d'aller dans la même direction.
euh l'intérêt de nos concitoyens, l'intérêt de notre pays et euh Gérard et moi, je pense qu'on veut toujours réaffirmer euh notre soutien mais aussi notre admiration pour le travail qu'ils font au quotidien en proximité à porortter d'engueulades comme on le dit souvent et qu'on n'y arrivera que si on avance ensemble. Ça n'est pas en se confrontant, ça n'est pas en tirant dans tous les sens que nous parviendrons euh à aller euh bien euh pour nos concitoyens et pour notre pays. Et donc euh cette confiance renouvelée, euh nous voulions évidemment la manifester aujourd'hui comme hier et comme tous les ans.
Gércher, d'abord euh heureux d'être invité et heureux de ces universités qui permettent de partager entre Yveline et Hautsen quand je salue les deux présidents, les préoccupations des élus. préoccupations qui certaines sont très communes, je pense à la partie plus urbaine. D'autres, nous étions ce matin avec la nouvelle présidente des maires ruraux qui relève plutôt du secteur rural et donc naturellement je n'oublie pas article 24 de la Constitution que les sénateurs représentent les collectivités territoriales. Donc je le dis devant le président du département, les 258 communes, mais aussi le conseil départemental mais aussi le conseil régional, c'est le rôle du Sénat.
Et c'est vrai, il y a une particularité dans ce département qui est le choix qui a été fait par les députés, par les sénateurs, c'est qu'à nous deux, nous formons le congrès du parlement et qu'on est dans le même département et qu'avec des sensibilités différentes mais complémentaires, on se dit qu'ensemble, il faut être au côté de nos collectivités territoriales. C'est le sens profond de notre présence. Pierre Bédier, quel est l'état d'esprit au sein des collectivités ? Est-ce que ces difficultés elles empêchent un fonctionnement qui soit optimal au profit des administrés ?
Je vous confirme que s'il n'y avait pas le dévouement, le talent, l'énergie développée par les élus locaux et en particulier les maires et leurs conseils municipaux pour compenser les difficultés financières absurdes que nous connaissons, je ne sais pas où nous en serions. Fondamentalement, la France est dans une situation financière dramatique. Les collectivités doivent prendre leur part de l'effort, mais il y en a marre de décisions qui sont prises par des gens qui ne connaissent pas les réalités.
Moi, j'ai reçu et ça sera mon coup de gueule du matin, une lettre d'un premier ministre qui me dit "J'ai été président de conseil départemental, donc je vous explique la musique euh et qui m'annonce deux soi-disants bonnes nouvelles qui n'en sont pas vraiment." Et le lendemain, on publie un projet de loi de finance qui met dans le rouge les finances du département des Yvelines. Donc j'ai l'impression que on n'est pas sur la même planète. Donc il faut qu'on atterrisse. Il faut que tout le monde fasse un effort, il faut que tout le monde fasse un pas vers l'autre. Autrement, ça finira très très mal.
Et en tout cas, moi je salue la mobilisation aussi bien de du Sénat dans son rôle constitutionnel, mais aussi des députés que je rencontre pour essayer d'améliorer cette loi de finance. qui relève pas de l'intérêt des élus, qui relève de l'intérêt des habitants des communes qui sont les Français. Ce projet de budget 2027, il prévoit à ce stade 54 milliards d'euros d'économie. On demande un effort pour les collectivités qui pour le moment est estimé entre 5 et 6 milliards d'euros. Est-ce que si effectivement ce projet venait à s'appliquer, on a encore les moyens dans les mairies de bien faire son travail ?
Bah, il y a dans les mairies euh d'abord des hommes et des femmes, hein, qui sont euh dévoués et qui par leur action, par leur présence euh maintiennent la République dans euh dans les communes. Et je crois qu'il faut souligner euh l'ensemble des Français qui participent à un conseil municipal, qui soit maire, maire adjoint, conseillers municipaux, ça fait une ossure et cette ossature, elle perdure et elle existe. Après, il y a des équilibres qu'il ne faut pas rompre. J'entends le président du conseil départemental, ben l'équilibre, le lien département commune, c'est le lien fondateur du fonctionnement de la République dans les territoires.
Et si les départements n'ont plus de moyens, d'une manière ou d'une autre, ce lien ne peut plus exister. Au travers du soutien, c'est très concrètement des constructions d'écoles, des aménagements de voirie, des aménagements d'assaignissement, enfin tout ce qu'on peut imaginer. Et donc il faut pas imaginer que en réduisant le budget de l'un on préserve le budget de l'autre. C'est interconnecté et là on va vers une diminution forte du service à nos concitoyens. Et pire on va vers une sorte de désespérance de nos concitoyens par rapport au fonctionnement de la France. Chaqueowski moins de dotations alloué aux collectivités.
Est-ce qu'on peut s'imaginer que des mairies prennent des mesures impopulaires pour compenser par exemple en augmentant les impôts locaux ou en diminuant ces services publics ? En premier lieu, je voudrais d'abord remercier le président disons du 78 d'accueillir un homme du 92. Donc je me sens presque bien accepté. Merci. La deuxième chose, c'est jeis que il y ait ce symbole qui est très fort dont vous n'avez peut-être pas parlé, c'est d'avoir le président du Sénat et la président de l'Assemblée nationale. Ça c'est le point fort, c'est les fondements de la République. C'est bien de les avoir. Maintenant, ce qu'il faudrait c'est que nos majorités soient identiques.
Ça serait quelque chose de bien. Maintenant, en ce qui concerne les mesures, bien entendu, si vous prenez des mesures qui sont impopulaires, ça fera pas plaisir, mais on n pas le choix. Nous devons voter un budget en équilibre, ce qui n'est pas le cas de l'État et ce n'est pas le cas aussi du département. Il doit avoir un budget en équilibre. Donc faut faire des efforts. Alors faut essayer de les faire passer, comprendre. C'est la difficulté parce que les administrés veulent bien faire des efforts mais ils veulent que rien ne change. Toujours pareil. Mais monsieur le maire, vous avez toujours des solutions ? Non, on n pas de solution. Il y a des moments les solutions, c'est les économies.
Quand vous partez en vacances, si vous pouvez pas aller dans tel endroit, vous n'y allez pas. Vous allez dans un endroit où vous pouvez. On essaie de leur faire comprendre cela. C'est compliqué. Dans ce combat budgétaire, il y a le bron pivé. Est-ce que les députés peuvent être un soutien pour les maires ? Voilà, ils le sont toujours parce que on oublie même si effectivement c'est le Sénat la chambre des collectivités, il y a beaucoup de parlementaires qui sont aussi élus locaux ou qui l'ont été. Soit qu'ils soient membres de conseils municipaux, de conseils départementaux, de conseils régionaux ou alors j'ai beaucoup d'anciens maires et cetera.
Donc les députés sont évidemment en lien très étroit avec leurs élus locaux et donc évidemment ils sont au soutien des collectivité. Maintenant, il faut pas se cacher derrière son petit doigt. Le président du conseil départemental l'a dit, l'état des finances publs est très compliqué et donc il va le falloir que chacun fasse un effort. Et l'effort, il doit être justement réparti, il doit être équitable. Et moi ce que j'entends c'est que nos concitoyens sont capables de faire de de des efforts, sauf ce qu'ils ne veulent plus, c'est que l'argent en fait serve à arroser le sable. Ils veulent que leurs efforts soient utiles et que ça soit perceptible.
Et donc, il faut que l'on organise mieux nos pouvoirs publics. On sait bien qu'on a un vrai problème de répartition des compétences. C'est un 1000 feuilles qui est devenu inextricable. On a adopté un certain nombre de lois pour essayer de le démêler mais ça ne suffit pas. On ne sait pas toujours clairement à qui incomble la responsabilité des choses et nos concitoyens ont aussi besoin de clarté et de visibilité. Et ça, je pense que c'est devant nous et ça devrait être l'objet d'un des débats de l'élection présidentielle de 2027. Remettre de la clarté, remettre chacun dans ses compétences fondamentales et qu'on arrête de s'occuper de tout. L'état le premier, hein. L'état le premier.
Je pense que la clarté, ça va aussi avec de la confiance. Faire confiance. faire confiance aux maires faire confiance aux présidents départementaux présidents de conseils régionaux quand on leur délègue des compétences qu'on arrête de se mêler de tout et tout tout le temps. Il y a un an Sébastien Lecorn le premier ministre promettait plus de décentralisation plus d'autonomie pour les territoires. Pourquoi rien n'a bougé Gérard Larch ? Est-ce que vous le rêtez surtout ?
D'abord, je voudrais dire que ce qui tient le pays aujourd'hui, pays fracturé, divisé, que j'ai qualifié de tendu après la tourne le Tour de France que j'ai fait depuis la mi-août, ce sont les 34850 communes et les départements. En fait, deux collectivités qui sont d'ailleurs issues de la Révolution française, c'est-à-dire deux collectivités qui forment chacune des communautés et notamment, je qualifie souvent la commune, de petites Républiques dans la grande et à un moment où la République est fragile, nous voyons bien que c'est 44 34850 pièces de puzzle, ils sont tout à fait essentiels. Il faut qu'on y fasse extrêmement attention. Il faut qu'on repositionne aussi l'État à sa place.
L'État est nécessaire, le régalien est nécessaire, mais quand je vois la perte d'autorité des préfets par rapport à d'autres services de l'État, nous avons besoin du couple préfet maire. Nous avons besoin du couple maire, président de conseil départemental. C'est à mon avis au soubassement de la République. Et la première des crises, elle est pas financière. Elle est d'abord une crise de confiance et de répartition de l'autorité. À partir de ce moment-là, il faut conduire à la décentralisation.
Vous posiez la question pourquoi le Premier ministre qui s'était engagé il y a un an à conduire une décentralisation en fait il n'a pas été en capacité du tout de le conduire y compris parfois avec des propositions que le Sénat lui a demandé de retirer qui était le pouvoir de substitution du préfet par rapport au maire ou au président de conseil départementaux. C'est l'inverse de la décentralisation. Depuis 15 ans, depuis 20 ans même, nous vivons une recentralisation. Notre pays ne peut pas s'en sortir si on ne s'appuie pas sur les collectivités territoriales. Alors, budgétairement, Elbr Pivé l'a évoqué, c'est vrai que les temps sont complexes.
Notre pays est quand même dans une situation financière. Je rappelle que la seule montant des intérêts de la tête ont sans doute approché 70 milliards cette année que peut-être la semaine prochaine on va emprunter au-dessus de 5 % que la différence avec l'Allemagne devient de plus en plus importante. C'est vrai, le président l'a dit il va falloir que tout le monde fasse des efforts. Et la lettre du premier ministre, je le dis avec tendresse, a toujours une première page positive et une deuxième page plus acide. D'un côté, il nous dit "Je je vais vous apporter la garantie de 5 milliard 5 et nous repique 5 milliards 4 à la page suivante.
Quand vous allez l'inflation, vous voyez bien que les collectivités qu'ell contribuent à l'effort, ça me semble légitime. En même temps, ça doit être discuté, partagé et négocié. Et il y a des propositions actuellement, je le dis clairement, qui ne sont pas acceptables sur le FCTVA rétroactif. Je le dis clairement, quand la parole de l'État est donnée, elle doit être tenue. Même chose, ça parlera au maire, le dilico qui devait être remboursé sur 3 ans, maintenant on nous parle de 5 ans. Je pense que pour rétablir la confiance, on peut demander les efforts, mais il faut respecter la parole de part et d'autre, aussi bien les collectivités que l'État.
Pierre Bédier, sur la question de l'autonomie des collectivités, vous avez des situations un peu absurdes qui aujourd'hui sont sont en situation de blocage à cause justement de cette main mise de l'État. Oui, c'est pas tant le département. Je dois dire que cet échelon n'est pas aussi impacté par les injonctions contradictoires de l'État que l'échelon communal. Le on a un cas typique nous dans les Yvelines, vous avez une loi la loi SU que certains dans les services de l'État veulent appliquer avec une rigueur robespieriste.
Mais à côté de ça, d'autres services veulent appliquer une défense de l'environnement avec une rigueur tout aussi Robert Pieriste et qui est en contradiction totale avec la capacité de construire qui est nécessité par la loi SRU. Et une fois qu'on a mélangé tout ça, ben vous vous retrouvez quand vous êtes maire avec une énorme amende que vous essayez de négocier auprès du préfet en disant "Mais j'ai une injonction contradictoire de l'État" et ça dépend des préfets. On a des préfets plutôt intelligents dans les Yvelines mais ils sont parfois contraints et donc même s'ils essayent de minorer, ils sont obligés de prélever. Donc c'est absurde, c'est insupportable.
Donc ce qu'a aidé ce qu'a évoqué Gérard, moi je cette élection présidentielle, si je peux faire un vœu pieux, il faut qu'elle donne deux libertés, la liberté d'entreprendre parce que sans la liberté d'entreprendre, il y a pas de croissance et s'il y a pas de croissance, le pays continuera à être malheureux et on ne pourra pas s'en sortir parce que l'austérité ne fait pas un programme mobilisateur. Et de l'autre côté, il faut la liberté d'administrer les élus locaux. sont des entrepreneurs de service public local, ils ont besoin de liberté.
Et donc la solution, c'est d'avoir un parlement qui légifère sur des grands principes et des échelons locaux qui transforme en règlement les grands principes et ainsi on aura un système qui fonctionne. Alors, je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire mais en tout cas c'est la seule voix qui vaille et c'est ce que j'espère voir apparaître dans un débat dont je me permets de dire que je le trouve bien mal parti parce que chacun veut être candidat mais je suis pas certain qu'il pense d'abord à la France. Chakosowski Pierfond êtes d'accord avec ce que vient de dire Pier Médier ?
Ben oui et il y a un combat, on parle des des finances et bien évidemment ce ce sujet est fondamental mais le combat des normes est un combat tout aussi essentiel. Alors euh d'ailleurs, j'ai l'impression d'enfoncer une porte ouverte, tout le monde est d'accord là-dessus, mais de plan de modernisation en plan de simplification, en choc de simplification, on a fait en fait dans la réalité que compliquer les choses. Et chaque fois c'est vraiment le le respect de laadage, l'enfer est pavé de bonnes intentions. C'est-à-dire qu'on a un objectif qui soit environnemental, qui soit d'accessibilité, tout ce qu'on veut. Et pour le traduire, on crée de la norme.
Et de norme en norme, comme il n'y a pas de cohérence entre les normes, vous paralysez l'action publique des collectivités comme vous paralysez l'action de l'État ou vous paralysez d'ailleurs l'action des entreprises. C'est-à-dire que aujourd'hui en France, pour créer une entreprise, ben il faut respecter l'ensemble et là vous perdez du temps, ça prend voilà et c'est et c'est pas possible parfois. Vous voyez le la construction de logement, c'est l'exemple même de comment paralyser un marché en multipliant les normes. Certaines normes ont sorti 30 % du du logement du marché. Et après on dit bah c'est marrant, les gens ont du mal à se loger et cetera et cetera. Voyez avec des surcoups.
Donc il y a un vrai moi je je si j'avais un vœu pour la prochaine présidentielle, c'est un vœu de cohérence, simplification et cohérence. et puis s'inscrire dans la durée en sachant quelles sont nos priorités. Loger les Français, c'est une priorité. Et ben pour ça, il faut que tout soit soumis à cette obligation et à cette priorité et pas sans arrêt multiplier des freins et faire en sorte que la priorité l'objectif n'est jamais atteindre. Chacos aussi, c'est l'enjeu, la simplification. Vous savez, je disais tout à l'heure, ce qui est important pour nous, c'est d'avoir un budget en équilibre. Si nous n'avons pas un budget en équilibre, la ville ne peut pas fonctionner.
Donc, prenons exemple sur nous puis écoutons un peu les élus. Nous, on est en contact tous les jours de la population. On sait bien les ce qu'ils ont besoin. Alors, on peut pas toujours dire oui à tout, mais on sait ce qu'ils ont besoin. Aujourd'hui, c'est une catastrophe dans nos villes. Les gens sont tristes. Ils se demandent où on va se raccrocher. Et aujourd'hui, il y a personne qui aujourd'hui nous importe quelque chose. Avant, il y a quelques années, j'avais envie de voter. J'avais mon candidat qu'il soit de droite, de gauche, on avait un candidat parce que il l'avait comme idée le pays, la France. Aujourd'hui, on ne parle plus de la France. Terminé.
On dit voilà on va vous donner on va essayer de faire si non on a besoin de remettre la France au centre du problème. Si on remet la France au centre du problème il y aura une très très forte adhésion. Une petite aparté. Regardez quand le pape est venu. Vous avez vu tous les Français quel que soit leur sensibilité, l'adhésion qu'ils ont eu parce qu'ils croyaient à quelque chose. Alors maintenant on met la religion de côté et notre pays simplement. Et ça ça nous manque. Laissons faire les élus. Les élus, ils remettent leur mandat tous les 6 ans en jeu. S'ils ne font pas ce qu'ils disent, ils sont dégagés. Donc, on sait ce qu'on doit faire. Et si on est là, c'est pour apporter quelque chose.
Appuyons-nous sur nous et laissez-nous faire. On a la responsabilité que ça soit dans le logement, que ça soit dans les entreprises. On parle aussi très peu des entreprises. Or, les entreprises, c'est elles qui nous font vivre. Essayons d'aider les entreprises. Écoutons-les. On en a besoin. Moi, je suis j'ai un territoire qui est sur la défense. C'est une catastrophe en ce moment. Même si ça reprend petit à petit, le gouvernement se désintéresse complètement à la défense. Il laisse les villes s'en occuper. C'est pas le c'est pas le rôle, c'est la tête d'État qui doit s'en occuper. Charles Archer, il y a quelques jours, c'était les élections sénatoriales.
Bravo d'ailleurs pour votre réélection. Euh 95 % du corps électoral de cette élection est composé d'élus municipaux. Quand vous regardez les résultats avec un un parti enfin la droite et le centre qui est réaffirmé le RN et LFI qui fait son entrée au Sénat, qu'est-ce que ça dit ces résultats au regard des préoccupations des élus municipaux ? Il se donne l'exacte représentation au travers du suffrage universel indirect de ce qu'ont été les élection municipal au printemps dernier la représentation des départements. C'est vrai que pour les familles qui vont du centre gauche à la droite républicaine, ça a été des bonnes élections municipales.
Il a l'apparition de force politique qui se situe aux extrêmes. Le suffrage universel indirect a traduit cette représentation de manière très exacte. Et pardonnez-moi, je vais revenir sur les observations de nos deux présidents. Pour ceux qui vont nous regarder, ce qui mesure qu'en 10 ans au moment où je quitte la mairie de Rambouiller et aujourd'hui au moment où Véronique Matillon est maire de Rambouiller, le code de l'urbanisme plus 40 %. Hop !
en 20 ans le code général des collectivités territoriales, ce que les maires ont administré avec leurs directeurs généraux des services, avec les secrétaires de mairie, je pense aux mairies rurales 300 % en plus quant au code de l'environnement et ça rejoint la préoccupation pas simplement collectivité mais aussi entreprise en 20 ans plus 1000 %. Comment voulez-vous que le pays ne soit pas paralysé ? Je pense qu'on peut avoir une politique car il n'est pas question de nier la réalité environnementale de l'évolution climatique.
Mais chez nous, on ne sait que légiférer dans la complexité, monsieur le président, alors qu'il faudrait donner au territoire une partie de la responsabilité notamment de l'administration. Je pense qu'une partie de la réglementation n'est plus du tout adaptée aujourd'hui. Ça c'est un des enjeux majeurs des temps qui viennent. Et Yel Bron Pivé disait tout à l'heure, je souhaite que le débat présidentiel pose les vraies questions. Les vraies questions d'abord, c'est comment on redonne à ce pays une espérance, un dynamisme, une perspective. Comment on leur dit qu'il faut continuer à en croire à la France, à sa place dans l'Europe et à la place de la citoyenneté de la République ?
C'est ça les enjeux des semaines qui sont devant nous. Vous parlez de confiance, vous parlez aussi de changer les réglementations. Il y a le W PV, comment on fait entendre ? Quel canau existe à l'Assemblée nationale pour faire entendre et peut-être appliquer ces changements ? En fait, ça fait des décennies qu'on parle de surréglementation dans notre pays, de normes qui s'en pilent et qui parfois sont incohérentes entre elles.
Pierre Bédier tout à l'heure les pointait du doigt en matière de de loi SRU qui se percut avec les lois environnementales et on pourrait rajouter la préservation de notre patrimoine quand l'architecte des bâtiments de France vient lui aussi percuter les injonctions des lois SRU.
Donc on voit bien qu'on a beaucoup d'injonctions contradictoires, beaucoup de législations qui se superposent parce que en fait on malheureusement on est bien souvent pris dans l'immédiateté et on voit bien qu'en fait il y a une il y a une problématique qui se pose dans l'opinion publique, dans l'actualité et tout de suite la réponse du gouvernement et quel qu'il soit quelle que soit sa couleur politique c'est une loi une loi dans laquelle on n' pas pris le temps d'évaluer les lois précédentes et on finalement on fait cette rép réponse et on n'applique pas nécessairement la loi suivante. Donc en fait, on a des lois qui s'empilent et finalement tout le monde se moque de leur effectivité.
C'est ça qui va pas. Donc il y a un moment où il faut lever le stylo, simplifier réellement ce qu'on ne fait pas. Quand on simplifie, c'est ce que disait Pierre Fond tout à l'heure, en fait, bien souvent, on complexifie encore davantage et il faut prendre sujet par sujet. Il faut être vraiment besogneux en la matière. Il faut arrêter de faire des grandes déclamations, que chacun dans son secteur accepte d'aller à la mine, d'aller dans la soute. Non, mais c'est vraiment ça. Et il faut prendre texte par texte, code par code pour simplifier parce qu'effectivement on a besoin de liberté mais on n pas besoin d'anarchie. On a besoin de conserver l'égalité républicaine.
Donc il faut qu'on regarde ça attentivement, qu'on fasse pas n'importe quoi. Il s'agit pas d'y aller à la tronçonneuse. Tous ceux qui promettent ça, en fait, ils promettent n'importe quoi. Il y a il y a pas il y a rien de plus difficile que de simplifier. Il faut en avoir conscience. Maintenant, c'est pas une raison pour ne pas le faire. Donc, il faut s'y attaquer avec les acteurs. On a parlé d'un certain nombre de codes. Le code du travail, c'est la même chose. Tous les employeurs, toutes les entreprises le disent. Donc, il faut simplifier mais sans perdre de vue notre idéal républicain, d'équité et d'égalité républicaine. Et il faut faire confiance.
Donc ça c'est le la tâche qui nous attend demain et lors des prochaines années. La dernière intervention, elle est pour vous Gérard Archer. Ah pour moi, je vais prendre un exemple concret qui va toucher les Yvelines et les hautes scènes. La manière dont on envisage la fermeture de la A13 pendant un certain nombre de mois. une décision qui a été prise sans concertation avec les élus, sans concertation avec les entreprise, sans information des citoyens qui a été prise par un état d'ailleurs dont une partie des responsables, je pense au préfet ont découvert ce qui avait été préparé. Je crois que ça ne peut pas construire la confiance.
C'est un exemple concret d'un dossier qui doit être repris, il me semble. C'est essentiel pour la vie économique parler, j'allais dire aux entreprises de cinquantains de Versailles de l'arrondissement de Saint-Germain de cette réalité-là. Parler aux citoyens, parler aux conséquences tout à l'heure nous évoquions avec la maire de Ville d'Avray un certain nombre de réalités. C'est l'exemple même d'un nouveau fonctionnement qu'il nous faut mettre en place où on fait confiance aux collectivités territoriales. Les élus sont capables de comprendre qu'il faut faire des travaux, qu'il faut conduire la modernisation des infrastructures.
Mais quand il découvre uniquement sur le panneau autoroutier, pardonnez-moi, ça n'est pas une manière de concerter et de concevoir la République et le pays. Et bien la confiance, ce sera le mot de la fin. Merci à tous les cinq d'avoir répondu à toutes ces questions et je vous libère. Je pense que vous êtes très occupé ce matin. Bonne journée à tous les 5.
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