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InterviewMarion Maréchal· 5 mars 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Marion Maréchal invitée de BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à ces images d'un drone français et d'un avion russe en Méditerranée orientale ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Vous voulez dire que c'est une réponse à Emmanuel Macron ?

  • 5:00RelanceÉludée

    Pour vous, c'est la France qui est responsable de cette escalade ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Les États-Unis sont-ils en train de trahir l'Europe ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'Ukraine doit-elle abandonner les territoires perdus depuis 2014 ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Envoyer des soldats européens en Ukraine pour le maintien de la paix, pourquoi y êtes-vous opposé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Marion MaréchalFait
    « c'est tout à fait possible qu'on soit face à un acte d'intimidation »
  • 3:00Marion MaréchalFait
    « à partir du moment où la France et le discours de la France aujourd'hui consiste à s'inscrire dans une logique de jusqu'au boutisme et d'escalade sur ce dossier »
  • 7:00Marion MaréchalFait
    « les Américains aujourd'hui ne veulent pas poursuivre la guerre et qu'on ne peut pas les remplacer »
  • 13:00Marion MaréchalChiffre
    « 73 % des Français les Américains ne sont plus des alliés »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

d'un drone français de cet incident majeur qui a donc eu lieu dimanche selon le ministre des Armées Sébastien le Cornu au-dessus de la Méditerranée orientale des images d'un incident entre un drone français et donc un avion russe il a précisé que c'était une action agressive c'est ce qu'il a dénoncé le ministre sa bien le Cornu une action inacceptable c'est ce qu'il dit et on l'a entendu il y a quelques instants tous les les spécialistes le général Palomeros parle d' un acte d'intimidation de la part de la Russie comment vous réagissez à ces images oui bah c'est tout à fait possible qu'on soit face à un acte d'intimidation on est dans une logique d'escalade et deux tensions hein quand la France aujourd'hui menace d'envoyer potentiellement des troupes et des hommes sur le sol ukrainien pour rentrer dans le cadre du conflit qui nous qui les oppose aujourd'hui à la Russie on est dans une logique d'escalade donc c'est pas totalement je veux dire c'est regrettable et condamnable mais c'est c'est pas totalement surprenant si vous voulez qu'on ait ce genre de de manœuvre par derrière vous voulez dire que ça c'est quoi c'est un un une réponse à Emmanuel Macron bah c'est c'est possible je on n pas toutes les informations mais ça y ressemble au regard de la concomitance et mais à partir du moment où la France et le discours de la France aujourd'hui consiste à s'inscrire dans une logique de jusqu'au boutisme et d'escalade sur ce dossier on y reviendra bah il faut s'attendre à ce qu'il y ait une réponse russe je veux dire on peut pas imaginer derrière quand on annonce potentiellement demain envoyer des troupes au sol et donc rentrer dans le cadre du conflit que les Russes restent passifs voilà ça veut pas dire que c'est pas regrettable et condamnable mais c'est dans la logique des choses mais donc pour vous si je vous entends c'est la France qui est responsable de cette escalade non c'est pas ce que je suis en train de dire ce je veux dire c'est qu'à partir du moment où on se met dans cette disposition d'esprit de pouvoir demain rentrer en cobelligérance donc être partie prenante au conflit dire pas seulement en soutien militaire humanitaire logistique ou financier mais en soutien humain et militaire direct on on se met en situation de de provoquer une guerre et de rentrer dans la guerre directement et donc c'est logique à certains égards qu'il ait une réaction russe non mais évidemment mais si vous voulez dans ce on a l'impression que depuis 3 ans maintenant que cette guerre est lancée on est toujours dans les dans les mêmes questions et on est on est presque aujourd'hui à l'étape d'après j'ai envie de vous dire c'est que c'est terrible mais ce qui est en train de se passer et ce qui s'est passé d'ailleurs depuis ce bureau de de évidemment bureau oval et de la Maison Blanche démontre qu'aujourd'hui nous sommes à certains égards dans une forme de conclusion de la guerre que ça nous plaise ou que ça nous plaise pas c'est-à-dire qu'à partir du moment où les Américains décident de leur point de vue de vouloir se retirer de ce conflit et d'y mettre en fin queles que soient finalement les conditions on se rend compte et c'est bien malheureux d'ailleurs qu' aujourd'hui les Européens ne sont pas en capacité sur le plan militaire d'entrer en substitution des États-Unis pour pouvoir poursuivre cette guerre et qu'à partir de là il faut en tirer toutes les conclusions c'est-à-dire que le mieux que l'on puisse faire aujourd'hui est pas tant selon moi de vouloir à tout prix poursuivre une guerre d'usure dont on voit bien que l'écart démographique finalement entre la Russie et l'Ukraine se fera nécessairement à son détriment que de vouloir et bien accepter cette situation même si elle nous déplaît et faire en sorte d'en tirer le plus d'avantage possible pour les Ukrainiens en soutien des négociations donc faut dire à voladimir zelensk de déposer les armes et moi ce que je crois si vous voulez c'est qu'on peut jamais je j'entends les discours des uns et des autres qui parfois pour des raisons émotionnelles affectives et légitimes au regard du drame qu' a vécu l'Ukraine depuis maintenant 3 ans et du nombre de morts évidemment qu'ils ont subi disent oui mais on peut pas on peut pas s'arrêter là c'est pas possible c'est pas admissible mais il faut à un moment donné accepter de poser le but de guerre est-ce que le but de guerre c'est de par exemple reconquérir militairement les territoires perdus l'Ukraine ça n'est pas possible non mais c'est dire on pourrait on pourrait le souhaiter que l'Ukraine retrouve sa souverainé pleine enti 201 la Crimée ou ceux qu'quis depuis 20ement on pourrait souhaiter légitimement que l'Ukraine retrouve la pleine et entière souveraineté de ces territoires ça n'est pas militairement possible l'Ukraine n'est pas en capacité de le faire donc à partir de là vous dites que la l'Ukraine doit aussi abandonner les territoires perdus depuis 20 je suis en train de dire que c'est le réel qui qui s'impose à nous je ve dire que ça nous plaise ou non et que aujourd'hui le réel c'est que l'Europe n'est pas en capacité d'entrer en substitution du soutien du soutien américain et donc aujourd'hui de fait l'armée ukrainienne mais enfin ça experts que vous recevez le disent mieux que moi est en extrême difficulté que aujourd'hui les Américains parce c'est le point de vue de Donald Trump on peut le déplorer on peut le regretter on peut le condamner de de notre point de vue d'Européen mais lui il a gagné l'élection américaine en disant j'arrêterai cette guerre son seul objectif aujourd'hui c'est de détacher la Russie de la Chine pour défendre au mieux évidemment les intérêts américains face à la concurrence chinoise et son dernier objectif c'est de dire je veux que la paix arrive au plus vite et je veux pouvoir tirer un un maximum de Bénéfic on le sait sur les terres rares et autres à la suite de cette guerre au regard des engagements financiers c'est du vous trouvez ou pas voilà et donc bah moi je trouve pas ça évidemment élégant je vais pas vous dire que je suis heureuse de voir la manière dont se déroule et se sont déroulé une partie de ces échanges par qu'on a vu on eff fait 10 minutes sur sur les 50 minutes c ça vous a choqué d'ailleurs c'est en quelques instants qu'on regard imagesta c'était brutal et c'était évidemment humiliant et moi vous voyez ce que je me suis dit à l'issue de cela après avoir regardé les 50 minutes la seule question que j'ai eu à l'issu de ça c'est que un président français aujourd'hui ne se retrouve demain plutôt ne se retrouve jamais dans cette situation c'est ce que dit très justement me semble-t-il pierre pierre Lelouche qui qui a beaucoup travaillé sur ce sujet et et qui dit finalement quand on est dans une situation de vaincu ou de vassal et bien on a le risque demain de se retrouver dans cette situation humiliante où on n pas les cartes en main dans et donc on est tenu mais c'est ce que je suis en train de vous dire mais oui c'est ce que je dis mais ce que je veux dire aussi c'est que je trouve un peu vain de de de SAR uniquement sur la forme et pas sur le fond je veux dire on est pas dans psychologie magazine je veux dire qu'on ait pu être choqué par le comportement d'un tel ou d'un tel la réalité c'est que les États-Unis sont dans la trajectoire que je vous ai indiqué pour les raisons que je vous ai indiqué ça nous plaît ça nous plaît pas c'est comme ça que Zelinski bien légitimement lui essaie de défendre au maximum ses intérêts de voilà de continuer bien sûr de pouvoir obtenir un maximum de choses même si aujourd'hui je pense que l'adhésion à l'OTAN il y renonce et que la poursuite des combats il semble là encore IR renoncer et que nous Européens et bien aujourd'hui je crois que la leçon que nous devons tirer c'est la construction en effet à l'issue de ce conflit dont nous tirons pas grand bénéfice c'est le moins qu'on puisse dire et et et pas beaucoup de de mérite puisque à l'issue de tout ça et malgré les milliards que nous aurons investis je crains que et bien l'Ukraine finisse avec un territoire amputé et et et une partie de son territoire maîtrisé par les Américains quand je pense évidemment au terres rares et donc maintenant la question de savoir demain c'est comment on organise une défense européenne on va y venir voilà qui nous permet de ne pas nous retrouver ce que vous nous dites très clairement c'est que la Russie a gagné cette guerre et qu'il faut l'accepter bah je suis en train de dire qu'on arrive à l'issue du conflit voilà et que la situation militaire aujourd'hui est au bénéfice des Russes que ça nous plaise ou pas pour une raison simple c'est que pour des raisons d'écart démographiqu et du fait du refus tout à fait compréhensible hein et que je partage de des armées utaniennes de ne pas aller sur le terrain en renfort humain je veux dire numériquement il faut l'acter voilà et que les Américains et et qu'il faut l'accepter et que les Américains aujourd'hui ne veulent pas poursuivre la guerre et qu'on ne peut pas les remplacer moi je veux bien qu'on on fasse des grandes phrases qu'on des slogans des postures on ira jusqu'au bout on continuera mais à un moment donné la réalité elle est celle-ci qu'elle nous plaise ou pas deux questions courtes vous l'avez évoqué il y a quelques instants envoyer des soldats européens et donc des soldats français en Ukraine non pas pour combattre mais pour assurer le maintien de la paix une fois que ce conflit serait réglé ou en tout cas qu'il y a un accord qui serait trouvé pourquoi vous y êtes opposé j'y suis opposé parce que c'est changer la dimension du conflit c'est-à-dire que moi je je suis étonné parce que j'entends beaucoup de contradictions sur les les commentaires dans ce conflit depuis le début on a des gens qui nous disent depuis le départ demain la Russie peut être à Berlin à Paris et ce sont les mêmes gens en général qui nous disent que la Russie a perdu la guerre en Ukraine donc c'est pas très cohérent parce que si la Russie a perdu la la guerre en Ukraine je doute que demain elle puisse aller à Berlin ou Paris et la réalité d'ailleurs c'est que cette cette Russie patine depuis 3 ans en Ukraine ça c'est indéniable et et et c'est vrai que on a un autre discours qui consiste à dire depuis le début l'Ukraine se bat pour nous pour nos valeurs pour la démocratie donc c'est aussi notre guerre mais ça n'est surtout pas une guerre autant Russie Russie sauf que la réalité c'est que quand on voit aujourd'hui l'attitude de la plupart des dirigeants européens oui bien sûr c'est devenu une guerre autant Russie enyer sold pour le maintien de la paix et c'est là où c'est dangereux non mais il sauf que le problème si vous voulez c'est que ça n'est pas une fois de plus que souhaitent les Américains et que en l'état actuel nous ne pouvons pas garantir la sécurité de président Trump l'avait évoqué avec le président ma n'est de fait plus à l'ordre du jour et qu'aujourd'hui même Zelinski lui-même est passé à l'étape supérieure vous avez certainement lu sa dernière déclaration à 17h aujourd'hui il va se poser à la table des négociations et et qu'est-ce que vous pensez d'ailleurs du fait qu'ils disent je propose une trêve dans les airs en mer je suis prêt à travailler sous le leadership du président Trump je je je constate qu'il a tiré toutes les conclusions aujourd'hui de la volonté de retrait des États-Unis et que il tire bah la conclusion que demain il ne peut pas se passer du soutien américain que les Européens eux-mêmes d'ailleurs dans ce dans ce tweet c'est c'est malheureux ça fait mal au cœur pas une seule fois il ne cite les Européens mais est-ce qu'il sde pas plutôt à la brutalité de Donald Trump contre un et forcé bah je de fait je pense que oui je pense que si lui avait pu choisir il aurait évidemment continué la guerre alors la question étant de savoir est-ce que c'était opportun est-ce que c'était intelligent est-ce que ça pouvait aboutir à une victoire ça personnellement je ne le crois pas mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu' du point de vue ukrainien il a voulu défendre jusqu'au bout les intérêts ukrainiens et il se retrouve de ha mur et contraint par les événems un accord de paix ça veut dire que demain vous avez confiance en Vladimir Poutine pour qu'il le respecte mais si vous voulez à un moment donné quand vous concluez un accord de paix vous êtes contraint par les circonstances de de faire confiance aux deux parties prenantes ça veut pas dire qu'il doit pas y avoir une vigilance de la part des Européens et ça ne veut pas dire et c'est la réponse que nous devons apporter que nous ne devz pas nous donner les moyens de garantir le respect de de cet accord ça veut dire comment très concrètement si on envoit pas des soldats pour assurer ce maintien mais alors non mais c'est au-delà si vous voulez du du du sujet russseau ukrainien parce que si demain on craint la puissance militaire russe et qu'il puisse y avoir d'autres véléités russes à d'autres sur d'autres parties sur d'autres parties du territoire bah disons quand je vois comment l'armée russe a patiné depuis 3 ans en Ukraine euh je doute qu'elle puisse demain imaginer attaquer un pays membre pour le coup un pays membre de l'OTAN qui activerait automatiquement vous le savez le contenu du traité de l'OTAN qui consiste à ce que les ensemble des armées utaniennes américaines compris dans ce cas-là rentre en conflit direct avec la Russie vous signeriez que la Russie jamais n'envahira la Pologne les pay je signe jamais rien parce que je crois que d'ailleurs cette affaire ukrainienne nous a tous enseigner la voilà la la prudence et et la vigilance mais ce que je veux dire c'est que le cas polonais est très différent du cas ukrainien pour une raison très simple c'est que la Pologne est membre de l'OTAN ce que n'était pas l'Ukraine et ce que a priori ne sera pas l'Ukraine implications sont pas les mêmes les est-ce que les Américains et Donald Trump sont en train de trahir l'Europe ils sont en train de ils sont en train de défendre des des un point de vue et des intérêts américains qui sont en contradiction avec une partie de des intérêts européens voilà c'est évident je veux dire quand aujourd'hui il il typiquement nous écarte totalement des négociations alors que nous sommes parties prenantes évidemment du fait de notre participation commune avec l'Ukraine à ce à ce continent c'est évidemment regrettable quand il il il a comme seule obsession de se rembourser à certains égards sur sur le dos ukrainien en accaparant les terr rare ukrainienne quand ils tentent d'avoir l'exclusivité parce que c'est ça dont on parle he des exactement et et des et des des cadres du cadre de la reconstruction évidemment ça se fait au détriment des Européens vous dire que c'est toujours des alliés les Américains pardon je je pose quand même alors voilà je pose quand même une question parce que ce qui me ce qui me dérange un peu dans la dialectique que j'entends la rhétorique plutôt que j'entends depuis maintenant de ou 3 jours c'est que j'ai le sentiment chez certains européens et notamment auprès de la commission que parfois ils veulent continuer la guerre moins pour les Ukrainiens que contre Donald Trump voilà et je voudrais faire j'appelle un peu à la vigilance attention si vous voulez à ce qu'aujourd'hui cette réaction d'orgueil que je peux entendre he moi-même ma vanité européenne a été éteurtée par ce qui est en train de se passer ah vous êtes heé quand même mais bien sûr évidemment puisque en plus ce que je vous dis c'est que je pense que nous serons les grands perdants de C les grands perdants de de tout cela je me sens française et je me sens penne et je pense qu'on sera les grands perdants de de cette guerre depuis depuis 3 ans évidemment à côté des Ukrainiens mais est-ce que c'est des alliés est-ce que ce sont juste question claire est-ce que les Américains aujourd'hui sont toujours oui ou non des alliés ah bah ce sont toujours des alliés de fait enfin je veux dire tant que le traité transatlantique existe tant que le système utanien perdure et que donc nous n sommes bah liés à eux par un traité de sécurité commune ce sont des alliés et puis ce sont des alliés par ailleurs à bientôt autres égardard pH parle de trahison l for dit que ce ne sont plus des alliés regardez cette étude réalisée par notre partenaire ilab qui dit que pour 73 % des Français les Américains ne sont plus des alliés sondages qui a été réalisé ces derniers jours euh mais je comprends mais on est dans la on est dans la réaction et l'émotion et et l'orgueil naturel qu'on peut avoir à l'issu de tout ce qui se passe mais de fait et factuellement tant que l'ut temp existe excusez-moi les Américains aujourd'hui désolé de le rappeler mais une grande partie de l'Europe a fait dépendre sa sécurité du système de défense américain si ça ça n'est pas une alliance je ne sais pas ce que c'est et beaucoup de pays à l'heure où je vous parle la France a toujours fait un peu bande à part de ce point de vue là ne sont pas dans la volonté de remettre en cause cela une fois de plus je mets juste en garde sur une chose attention attention à ce que cette volonté de poursuivre l'effort de guerre ne se fasse pas vous dites la Commission européenne est en guerre contre Donal trum je dis juste attention à ce que ça ne se transforme pas en une en en un soutien pour les Ukrainiens vers une une volonté d'être surtout contre Donald Trump et une guerre idéologique contre Donald Trump parce que c'est un peu si vous voulez dans la manière dont s'est présenté l'impression que ça me donne voilà on voit les responsables américains certains responsables républicains qui appellent au départ de volodimir Zelenski est-ce que pour vous le président ukrainien aujourd'hui c'est le dernier obstacle à la paix non je ne crois pas d'ailleurs preuve en est les dernières déclarations de Vladimir Zelinski sont très claires puisque lui-même explique aujourd'hui que bon il est prêt à négocier à s'asseoir au aour de la table et et à avancé de ce point de vue-là donc non non je crois pas du tout je pense que à un moment donné il y a eu un un une volonté de de de l'administration trumpienne de mettre en effet un énorme coup de pression voyant que Vladimir Zelinski résistait à un certain nombre de leur de leur demandes voir ne voulait pas négocier ou continuer de mettre ce dossier d'adhésion de l'OTAN sur le sur la table et que donc il a voulu c'est c'est d'ailleurs la méthode trumpienne mettre un une forme de d'état de sidération et de provocation pour arriver à ses fins il y ait manifestement parvenu on peut d'ailleurs le regretter mais je crois pas du tout qu'aujourd'hui ce soit Zelinski qui soit le le sujet principal alors vous le regrettez vous dites que vous avez été heurté vous vous sentez quand même européenne vous le dites vous étiez à Washington au moment de l'investiture de Donald Trump est-ce que ce soir après ce qu'on a vu ces derniers jours vous regrettez d'avoir soutenu Donald Trump non alors je ne regrette pas du tout d'être maître enu à Washington j'y suis allé en tant que vice-président du parti européen ECR auquel appartienent d'ailleurs les Italiens de fratellit d'Italia notamment j'y j'y suis allé invité par le Parti républicain et je considère qu'aujourd'hui il faut garder un contact avec les États-Unis nous avons déjà perdu tout contact pour des raisons évidentes avec la Russie est-ce que demain l'objectif c'est de perdre tout contact avec les États-Unis est-ce entre parentès est-ce qu'il faut reparler à Vladimir Poutine est-ce qu'Emmanuel Macron doit Ren cont estce que non mais est-ce que de toute façon si nous rentrons dans une phase de négociation et si on veut que les européens soient partie prenant de la négociation mécaniquement il va falloir accepter de discuter avec avec avec Vladimir Poutine voilà maintenant tout ce que je dis pour tirer les leçons de tout ça sur vous parliez de Donald Trump vous vous sentez toujours proche idéologiquement de lui mais vous savez toujours que c'était une bonne nouvelle pour les é le fait le fait que je puisse partager un certain nombre de combats évidents avec Donald Trump qui s'agisse de la lutte contre le WIS de la lutte contre l'immigration illégale par exemple est-ce que vous partagez sa vision internationale ne veut pas dire mais non mais j'y viens précisément ne veut pas dire que les États-Unis ne sont pas euh des concurrents voire parfois des adversaires sur le plan commercial non je dirais pas des ennemis c'est pas ça un ennemi mais un des adversaires des adversaires résolus parfois sur le sujet commercial on le on le sait en France on le vit régulièrement en France donc les intérêts ne sont pas toujours communs et et d'ailleurs parce que les intérêts nationaux parfois prennent le pas sur le reste et cette cette concurrence cette adversité avec les États-Unis qui s'exprime de différentes manières elle peut d'ailleurs perdurer euh sous l'administration de gauche comme sous l'administration de droite parce que ça relève en fait finalement de de des intérêts nationaux moins que que des des comment dire des positions idéologiques Mario maréchal à l'instant le président Macron salue je cite la volonté de voladimir zelensk justement je cite de réengager le dialogue avec Donald Trump vous êtes député européenne la présidente de la commission Ursula vanerlen propose un plan de 800 milliards d'euros pour la défense européenne est-ce que vous allez le soutenir ce plan bah écoutez pour l'instant c'est un chiffre qui est sorti un peu du chapeau hein parce que la réalité de ce qui a été annoncé par Ursel V Leon c'est que elle énonce bon des fonds nationaux à la bonne volonté des états qui pourrait être ça pour le coup c'est une bonne nouvelle euh extrait finalement des des 3 % de déficit donc les dépenses de main militaires seraient extrait du calcul des 3 % de déficit c'est une mesure que je soutenais par ailleurs donc ça pour le coup je m'en félicite euh on parlerait de fonds privés on on on on parlerait de de de réorientation de fonds européens déjà existants comme le mécanisme de de stabilité par exemple on parle d'éventuels emprunts supplémentairire donc tout ça pour l'instant est très évanescent maintenant ce que je dis derrière cela c'est plusieurs choses un euh la défense européenne et le renforcement de la défense européenne pour moi et de mon point de vue doit d'abord et avant tout être le renvers le renforcement de défense européenne nationale est-ce qu'on peut peser face aux États-Unis face à la Russie qui sont en train de se repartager le monde au niveau nationale et bien précisément je crois et j'en suis convaincu que oui ce qui ne veut pas dire qu'il ne doit pas y avoir par ailleurs des coopérations comme c'est déjà le cas d'ailleurs en matière de de de matériel de défense au niveau européen ce qui ne veut pas dire qu'il doit pas y avoir et ça nous allons nous battre pour ça une priorité d'achat de matériel européens à partir de demain parce que qui dit achat américain ou extraeuropéens dit dépendance évidemment à l'égard de ces pays notamment pour les les comment dire si on utilise des composants américain vous le savez avec la réglementation ITAR on est dépendant du bon vouloir des États-Unis pour pouvoir exporter ce matériel une coopération sur le nucléaire aussi placer l'Europe sous le parapluie nucléaire français oui ou non et bien tout dépend de ce qu'on met derrière c'est-à-dire que je comprends idée et ça je peux la soutenir bien évidemment que si demain on veut être parfaitement souverain et indépendant ça implique qu'une qu'un pays tel que la France puisse apporter un substitut de de parapluie nucléaire au parapluie américain première chose aujourd'hui nous ne sommes pas tout à fait en capacité de pouvoir le faire la deuxième chose c'est que il ne s'agit en aucun cas ça a été manifestement écarté donc tant mieux de partager la décision donc ça c évidment question sur la question de que que les intérêts vitaux puissent être compris dans la défense nos partenaires européens ça fait de toute façon partie de la doctrine française depuis depuis depuis longtemps et déjà dego l'avait envisagé pour les pays limitrophes donc c'est pas choquant la dernière question que ça pose et ça moi je suis pas du tout au style sur le principe c'est que demain nous puissions avoir des armements nucléaires c'est à travers des vecteurs et des silots dans des pays partenaires euh donc des matériel nucléaire français nous n'en avons pas besoin d'un point de vue technique parce qu'on peut frapper sans être présent dans ces pays mais si d'un point de vue psychologique ça peut on peut dire rassurer des pays partenaires européens euh dans dans la capacité de la France à remplacer les Américains pourquoi pas aller vers cela oui Marion maréchal le Premier ministre qui dit hier nous sommes face à les situations historiques la plus grave et la plus dangereuse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale le ministre des Affaires étrangères qui dit que chaque jour le front se rapproche un peu plus de nous est-ce que vous avez peur que ce conflit s'importe en France c'est ce qu'on voit dans les études d'opinion oui mais ils ont raison quand ils disent ça bah jeux dire faut faut pas jouer avec la guerre donc c'est pour ça que c'est attention aussi aux déclarations intempestives attention à un risque d'escalade ça fait 3 ans que de toute façon j'alerte moi personnellement là-dessus parce que je trouve qu'il y a parfois beaucoup de légèreté dans les déclarations beaucoup de légèreté dans ceux qui font la guerre par par Ukrainiens interposés hein depuis leur depuis leur canapé il y a beaucoup il y a beaucoup de sang et de malheur derrière tout ça ce qui est sûr c'est qu'une fois de plus si demain nous voulons éviter j'y reviens qu'un président français puisse vivre l'humiliation qu'a vécu Vladimir zedinski dans ce bureau oval et bien il faut se donner les moyens d'être une nation respectée et une nation respectée et qui compte aujourd'hui dans le grand jeu des puissances c'est une nation qui a une vraie capacité militaire et une vraie capacité économique donc ça veut dire des choix nationaux radicaux ça veut dire réorienter aujourd'hui une partie de la dépense publique moins vers la dépense sociale he qui est quand même le grand la grande facilité française depuis des décennies mais davantage vers notre notre système de défense sans céder à la tentation d'une fédéralisation parce que je crois que le la pire des réponses pourrait être demain de tendre c'est pas le cas aujourd'hui mais vers une armée européenne un étatmajor européen je sais pas un ministre de la Défense européen parce que là ça nous condamnerait à l'inertieci merci beaucoup Marion maréchal d'avir été