Loi RIPOST, voyageurs et permis de tuer
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans cette nouvelle émission en séance dédiée aujourd'hui à la loi Repost. Donc pour en discuter, nous aurons trois plateaux et je vous présente tout de suite le premier plateau avec donc Antoine Léomand député LFI NFP. Nous avons également avec nous Hercilia Soué Bonjour.
Député également et les filles NFP. On a également avec nous Antoine Saer. Vous êtes vous êtes membre de l'association représentative des gens du voyage et enfin au rasio de Mestre, vous êtes membre du collectif Zor.
Donc si nous prenons ce temps, c'est déjà pour parler de la loi poste et de l'impact qu'elle aura sur les voyageurs. Donc peut-être déjà Hercilia, est-ce que tu peux nous rappeler ce que c'est que la loi Ripost et ce qu'elle contient en terme de mesures liberticides pour les voyageuses et les voyageurs spécifiquement ? En fait, alors pour faire euh pour faire un peu les choses de pour dire les choses de façon un peu schématique, euh la loi Ripost concrètement, [grognement] c'est euh une loi qui prétendument euh est là pour régler les troubles à l'ordre public et qui euh en vérité s'en prend à des personnes précaires euh qu'on pourrait en fait euh j'ai envie de dire que un article égale une catégorie de personnes précaires, c'est un peu ça pour schématiser les choses et à chaque fois l'idée c'est d'augmenter les amendes de façon drastique, de mettre les gens en prison et cetera quoi.
Et donc concernant concrètement les voyageurs, il s'agit d'augmenter les amendes forfaitaires délictuelles. Donc c'est-à-dire des amendes qui sont données sans aucun passage devant le juge. Et et alors quand je parle d'augmentation, c'est vraiment des augmentations vraiment considérables.
C'est-à-dire que on parle de passer de 500 € à 1000 € et alors quand il y a comment dire des circonstances aggravantes là ça prend vraiment des proportions extraordinaires. C'estàd que là d'un coup on se retrouve avoir des amendes de 75000 € et 5 ans d'emprisonnement quoi. Et quand on parle de circonstances aggravantes, ça peut être des atteintes à l'environnement, des dégradations de bien d'autrui et cetera, mais finalement ça reste assez flou.
Donc euh concrètement de quoi on parle ? Et puis enfin voilà, c'est concrètement euh je sais pas moi si euh un portail se retrouve abîmé. Est-ce que du coup les personnes vont se retrouver à devoir payer des amendes des tirambiques ?
Sachant que vraiment encore une fois on parle de personnes vraiment très précair donc enfin c'est pas le porte-monnaie des voyageurs qui est le mieux rempli quoi. Donc je vois même pas concrètement comment c'est applicable en l'état. Merci beaucoup Hercilia.
Donc je me tourne vers toi au rasio. Donc ce texte finalement il va durcir l'évacuation administrative des voyageuses et des voyageur. Il va criminaliser finalement les conséquences de de de du défaut d'accueil des voyageuses et des voyageurs.
Tu fais partie du collectif Zor. Comment est-ce que vous vous militez contre contre [raclement de gorge] cette loi Ripost ? Il y a eu des manifestations notamment.
Bah on n pas commencé avec la loy poste. On essaie plus évoluer. On va se battre et on va essayer que ça change.
Moi je trouve ça pas normal de payer une amende 1000 € alors qu'en France le SMIC a 1200. Dites-moi comment sont les familles pour vivre après et pour se nourrir et ont pu payer bah nous moi j'habite sur une aire d'accueil. Du coup, on paye les loyers, on paye l'eau, l'électricité et euh du coup voilà, un un élément à expliquer, c'est peut-être quelle est votre situation à vous les voyageurs parce que souvent vous êtes stigmatisé par les pouvoirs publics, pas que par les pouvoirs publics.
D'ailleurs, il y a beaucoup de de de racisme qui existe dans la société contre les voyageurs et c'est vrai que la société connaît peu quelle est la situation matérielle des voyageurs. les aires d'accueil qui se font fermé, les difficultés matérielles qui vous sont mises dans les roues d'une certaine manière pour essayer d'éviter l'installation des voyageurs dans un certain nombre d'endroits. Donc peut-être expliquer ça à nos auditrices et à nos auditeurs, ça peut être utile.
Bah moi, j'habite sur une a d'accueil pollué par une usine à béton, une concasserie, un champ pesticide. On respire la poussière, on mange poussière, on dort poussière, poussière, poussière. Euh les enfants, ils sont asthmatiques et l'expérience de vie chez nous, elle dépasse pas 65 ans.
Euh après euh [grognement] il y a les brancoliques aussi. Il y a bah beaucoup de maladies, beaucoup de maladies qui enchaînent à cause de la poussière et de l'environnement. Comme je vous disais, on paye cet endroit où on vit pas mais on meurt clairement.
Euh pour moi, c'est pas normal de vivre dans un endroit pareil. Euh c'est-à-dire que c'est les aires d'accueil peut-être contrairement à ce que croit un certain nombre de personnes qui souvent pensent que c'est gratuit ou que c'est une installation libre. En réalité c'est payant et c'est un loyer quoi.
Qui est versé à la commune. Euh bah nous c'est la Melle. D'accord.
Chez nous à Lille la métropole. Ouais c'est la métropole lilloise et du coup bah c'est la métropole lilloise qui vient et du coup on paye le loyer chaque mois. Ça peut aller à des à des salaires de des salaires, excusez-moi, des euh des loyers de plus de 400 € par mois.
Euh en été, ça peut monter à cause de l'eau. Et euh bah moi je trouve pas normal de payer dans un endroit comme ça, de payer 400 € dans un endroit comme comme je l'ai dit, tu vis pas mais tu meurs. Et bah voilà.
Euh oui et il y a également la loi Bessan normalement qui demande la création des aires d'accueil mais selon un bilan de fait par la délégation interministérielle de l'hébergement et à l'hébergement et à l'accès au logement, il y aurait seulement 12 départements qui respectent cette loi baissant et tous les aires d'accueil qui sont construits, ils sont tous construits dans les endroits pollués, que ce soit chiterie, que ce soit concasserie, que ce soit usine à béton, que ce soit n'importe quoi, c'est que des endroits où ils sont qui sont C'est ça en fait on a un problème qui est double en fait on a à la fois des aires d'acquil qui sont pas suffisamment construites et quand elles le sont en fait bah dans 80 % des cas elles sont dans des zones extrêmement polluées comme c'est le cas Ronchin et c'est pour ça qu'effectivement on a une durée de vie qui est beaucoup moindre par rapport au reste de la population voilà AO il parlait de effectivement du fait que personne ne dépasse les 65 ans sur son air d'accueil et en fait effectivement santé publique France atteste que l'espérance de vie des voyageurs par rapport au reste de la population elle est de 15 ans de moins. Donc voilà, donc problématique qui est double effectivement. Oui.
Ben je vous propose justement de de regarder un un petit magnéto justement sur cette situation de pollution qui qui est le cas. Oui, il y a la bétonneuse, il y a le champ de pesticide, il y a le site LCNCF en fait tout est mis en place pour qu'on crève quoi. Et le mot est faible.
Je suis désolé de le dire comme ça. C'est une réalité que on vit et l'État peuvent pas dire qu'ils sont pas au courant parce qu'avec notre association et notre lutte, on a bien été bien partout. Même au ministère de santé, on a envoyé des cartes postales avec des photos des enfants.
On n' pas eu de retour. Les seuls trucs qu'on a eu, c'est une infirmière qui est venue faire un rapport dans le terrain en écrivant ce qu'un analyse ou quoi que ce soit. Alors qu'il y avait déjà une bétonneuse, ils avaient pas le droit de mettre des habitants.
Mais comme le sait les gens du voyage, éit pas du tout considérés comme des comme des êtres humains. Donc ils ont construit. Et ensuite ben la concasserie par contre qui est juste là, elle elle avait pas le droit d'être d'avoir d'avoir une activité mais comme le propriétaire avait un ami au niveau de la préfecture, il a réussi à faire signer son accord sans qu'il prenne en compte les habitants parce qu'on était là depuis plus de 2 3 ans quand même avant qu'ils construisent.
Ils ont construit malgré le fait qu'on habitait. Le champ de pesticide qui est juste là, bon il était là avant nous aussi. Donc euh il y a l'usine en plus, c'est on est entouré de tout ce qui qui pollue.
Ceux qui connaissent les gens du voyage réellement leur vie, ils ont constaté que on nous place tout le temps dans des endroits où personne n'en veut. Comment on est considéré comme des déchets pour la société et que jamais ils nous prennent en compte, ben on nous met là où on met les déchets. Voilà le champ derrière aussi. [grognement] Vir qui est pas loin.
Alors Antoine toi donc tu es tu es membre de la RGV par rapport à cette loi repost. Donc est-ce que tu pourrais un peu plus nous expliquer les mesures qu'elles comportent vis-à-vis des voyageurs particulièrement ? Ben, en lisant euh ce que la Loirie propose, c'est complètement euh [soupir] on peut pas on peut pas prendre ça en compte.
C'est c'est complètement illogique parce que une loi n'est pas appelée à détruire le pays mais bien à le construire. Et cette loi est appelée à à aggraver la situation qu'on vit déjà sur le pays. On peut pas parler de la loi Ripos sans parler de la loi Baissant comme il a été dit par rasio.
La loi Baissant oblige les communes à accueillir les gens du voyage. On leur laisse pas le choix. C'est la loi française qui oblige les communes à créer des aires d'accueil et des aires de grand passage pour les voyageurs.
Cette loi a été écrite il y a plus de 36 ans, on l'a dit tout à l'heure, il y a environ 12 départements qui respectent sur 95 l'accueil des gens du voyage. Et puis il respecte si vous voulez les réalisations d'air d'accueil mais avec une grande problématique avec plus de 80 % en zone CVSO, en zone gravement polluée et dangereux, ce qui tout à fait ce qui amène des familles à vivre 15 ans de moins que toutes les autres familles au niveau national. Donc pour vous expliquer une petite anecdote qu'on a vécu sur une aire en scène Saint-Ni, une aire d'accueil qui est là depuis 25 ans.
Euh il y a pas de trottoir, il y a pas d'accès à la voie publique, c'est une voie rapide au niveau du triangle de Goness et un monsieur est sorti pour pouvoir rejoindre le grand centre commercial juste à côté et malheureusement s'est fait percuter. Il est décédé. Donc ils sont situés dans des zones qui sont pas du tout piéton de base, qui sont à côté comme l'a dit Aasio, de zones très polluantes où personne voudrait vivre.
D'ailleurs, l'air d'accueil en dans les Yvelines est situé à côté de la plus grande station d'épuration d'Europe. Il y a aucune maison autour. Ils ont mis des dizaines de champs de lavande.
Et le seul emplacement, une odeur, c'est ça spécifique dans les stations d'épuration pour ceux qui connaissent pas parce que c'est c'est les stations d'épuration. C'est des odeurs qui sont terribles et pestilentielles, quoi. Donc vivre à côté c'est son de la vente et c'est l'aire d'accueil la plus chère au niveau tarif.
Ah bon ? Oui, bien sûr. C'est pour ça qu'elle est majoritairement vide et c'est pour ça qu'on voit souvent, on a créé des aires d'accueil mais elles sont vides, les voyageurs veulent pas entrer, c'est normal, on peut pas manger dehors, on est obligé de mettre des masques.
Euh donc c'est un peu compliqué. Ouais. Donc par rapport à la loi Besson, j'ai fait mon petit parcours étant le fondateur de l'association ARGV qui a pour but premier de lutter contre les installations illicite pour trouver des des solutions durables pour les familles.
Moi, je fais partie du groupe des voyageurs en errance forcée. C'est différent avec l'itinérance commercien le rappelle souvent. L'itinérance c'est un choix.
On accroche notre caravane, on part dans le sud, dans le nord, en Bretagne ou dans le Grand Est a de grand passage quand ils sont réalisés ou à droite à gauche où on peut s'installer. Moi, c'est différent. Je suis un voyageur qui a été scolarisé de la maternelle au lycée.
C'est très rare de trouver chez nous la scolarisation parce que on est on subit les rances forcées, les expulsions H24. Là, j'ai vu par rapport à la loi poste, on veut accélérer les expulsions alors que il y a 3 ans en arrière, je suis resté 15 jours sur les routes avec les caravanes, avec des personnes âgées, avec des nourrissons et cetera. Donc, ils veulent durcir mais pour une loi qui est déjà pas respectée.
J'ai alerté beaucoup d'élus, beaucoup de maires de différentes communes en expliquant que on avait besoin de pouvoir se poser. Malheureusement, ils sont dans le refus immédiat de respecter la loi baissant. Donc on nous appelle souvent les heures la loi, les voleurs de poule et cetera, les mangeurs d'hérissons, les stéréotypes.
Mais il faut bien se dire que on appelle les élus à respecter la loi pour que la loi puisse être respectée, pour que nous on puisse la respecter ensuite parce que c'est difficile. Aujourd'hui, moi je suis en errance forcée avec les caravanes, avec ma famille. On sait pas où aller.
Si demain on est expulsé, en ce moment, je suis sur la circonscription d'cilia sur la ville de Clessoui en Saint-Mar où j'ai grandi. Et si demain on est expulsé, on sait pas où aller. Oui.
Donc c'est c'est c'est un peu enfin parce que les gens connaissent peu la situation des voyageurs et c'est aussi pour ça qu'on a voulu faire un temps dans l'explication de la loi poste sur le sujet. On a un peu l'impression que si les outils étaient mis en place effectivement, ils sont prévus par la loi et que s'ils étaient mis en place d'une certaine manière, il y aurait moins de problèmes posés de parce que souvent ça va être des conflits de voisinage quoi. C'est-à-dire d'un seul coup, il y a des gens qui s'installent, les gens sont les habitants qui sont sédentaires, on va dire, sont pas nécessairement prévenus, sont pas au courant.
Et on a l'impression que si les choses étaient mieux organisées par les pouvoirs publics, en particulier les départements et les communes, bah finalement les choses se passeraient beaucoup plus simplement et beaucoup plus tranquillement. et compris que peut-être une partie des euh des des pr des préjugés racistes ou des choses comme ça sur les sur les sur les voyageurs pourrait aussi être travaillé d'une manière plus solide si jamais il y avait cette discussion. Moi, j'avais vu un reportage justement où euh vous disiez que quand euh les gens euh viennent discuter avec vous, bah ça fait tomber d'un seul coup beaucoup de préjugés sur euh sur les voyageurs, quoi.
Oui. Mais il y a une vraie responsabilité des pouvoirs publics et euh et en fait ce que effectivement ce qu'on peut regretter déjà c'est que effectivement la loi riposte ne s'attaque finalement qu'au voyageur mais mais ne s'intéresse pas du tout à la question des élus qui ne respectent pas la loi des sons et et rien n'est prévu du tout pour en fait leur justement les comment dire les obligés à le faire en sachant que après voilà ça réglerait pas tout non plus parce que déjà il y a une problématique qui est que les schémas départementaux commencent quand même un petit peu à dater et puis en plus il ils s'appuyent sur quel chiffre parce que concrètement on n pas de chiffre officiel du nombre de voyageurs en France. Ah oui donc voilà.
Donc en fait on a juste une vague estimation qui ne sortit. J'ai entendu parler de 500000 mais je ne sais même pas sur quoi ça se base réellement parce qu'il y a pas de de chiffres mais déjà pour une simple raison c'est que les voyageurs déjà il y a une époque où vous aviez un livret de circulation ce qui était d'ailleurs complètement raciste. Alors ça a été aboli.
Mais ça pose quand même la question du coup ben comment on sait combien il y en a ? Et en fait ça montre bien d'ailleurs les limites de la loi de la loi baisson aussi. Euh c'est-à-dire que qui d'ailleurs en fait si elle était bien faite euh pourrait permettre à toute personne qui voudrait voyager euh au sens voilà euh effectivement un peu comme enfin finalement comme les voyageurs bah de pouvoir s'installer euh sur des terrains et cetera.
Là c'est vraiment pensé d'un point de vue euh alors communautariste entre guillemets mais avec une sorte de communauté qu'on a inventé. Ça veut dire que on a inventé la la communauté des gens du voyage qui serait une communauté parce que c'est marqué vraiment dans la loi Baisson, c'est marqué que en fait cette loi, elle s'applique en gros aux caravanes, à ceux qui ont une caravane comme logement traditionnel mais ça veut dire que forcément on ne peut pas devenir voyageur si c'est censé être un mode de vie traditionnel. Et donc c'est comme si on on crée une enfin j'ai c'est pour ça que parfois je compare un peu les voyageurs au enfin aux Indiens et en fait avec le ces aires d'accueil qui serait comme les réserves d'indiens en fait.
Moi, c'est comme ça que je vois un peu la loi baisson. Ouais. C'est-à-dire que la loi elle-même dans sa manière d'organiser les choses, elle crée une forme d'exclusion.
Parce que par exemple pour des questions assez euh matérielles, vous parliez tout à l'heure de la scolarité, il y a des éléments qui peuvent être contradictoires. La loi française dit que la scolarisation est gratuite et obligatoire, mais à partir du moment où il y a euh un déplacement, un déplacement forcé parce que vous êtes expulsé, c'est aussi pour ça que on parle de de violence d'état, mais quand il y a des expulsions qui sont forcées, ça veut dire donc pour la scolarisation des enfants que j'imagine c'est particulièrement. Et c'est ce que je rappelais parce que je suis également membre de la commission consultative des gens du voyage et je le rappelais la dernière fois la dernière plainère au défenseur des droits qu'il est difficile d'amener un enfant à l'école quand il a pas pu prendre sa douche, quand il a pas pu déjeuner, quand il a pas d'électricité et qu'il a pas d'eau.
Aujourd'hui, on est vraiment au plus bas des plus bas. Aujourd'hui, la France est un pays en pleine évolution et cetera. On a tout, on est bien, tout le monde vient travailler ici pour aalair et cetera.
Alors que vraiment concernant la communauté d'ident du voyage, ils sont vraiment au plus bas des plus bas. Ils essayent de mettre des lois. Là, je lisais tout à l'heure une proposition de loi qui m'a été envoyée.
Alors, dès qu'il y a une installation illicite, Oui. Ils ont le droit de saisir le véhicule tracteur qui a amené la caravane sur le terrain. Comment qu'ils font pour réfléchir ?
Ils font comment pour enlever la caravane s'il y a plus de véhicule tracteur qui est devant ? Non, mais quand même, c'est vraiment des lois qui sont écrites. C'est un coup de pensée, un coup de chat GBT.
La loi est écrite, on est débarrassé, on essaie de la déposer, on essaie de la faire passer. Alors qu'il y a des dizaines de nourrissons qui sont en danger, il y a des dizaines de personnes âgées qui sont en danger, il y a des familles complètes qui sont en danger. Beaucoup disent que les voyageurs ne volent et ne travaillent pas.
Et je peux prouver le contraire parce que je travaille, on paye des impôts, on paye des cotisations et aujourd'hui je suis là, c'est pour démontrer tous ces préjugés qui n'existent pas. Il est vrai que certains voyageurs ne travaillent pas. Il est vrai que certains voyageurs sont au chômage comme pour toutes les autres.
Il est vrai que certains voyageurs sont entrepreneurs salariés mais en fait il aliment catégorie de la population. La commission nationale consultative des droits des droits humains chaque année dans son rapport montre que les voyageurs sont le groupe finalement le plus stigmatisé en France. Et je vous propose justement qu'on regarde un deuxième où tu apparais justement Antoine.
Donc c'est encore une question de racisme et de discrimination encore. Donc ils ont fait ça pour vous empêcher de vous installer. Bien sûr.
Là, il y avait un camp en installation aussi illicite de Il y a des gens là qu'on voit là où on va descend sûr, mais c'est c'est une route qu'ils ont pas condamné parce qu'ils ont peut-être pas eu l'idée de Il a combien de personnes qui viennent ici là ? Oui, il y a une cinquantaine de personnes et on va dire une trentaine de caravanes puis des enfants qui ne peuvent pas être scolarisés parce que ils vont être expulsés aussi dans pas longtemps. Il y a la machine à laver et le sèche d'à côté.
Le séchange à côté. Oui. Comme j'ai l'habitude de dire, on vit pas en survie.
Les familles survivent ici hein. C'est très difficile pour eux. Ils ont peur d'aller travailler, d'être expulsé.
Ils ont peur de revenir et puis que la police elle est là, qu'il faut partir. Si on bloque la route qui est juste ici là, qui vient de Sergie Pantoise et qui va jusqu'à Paris, euh il va avoir un gros problème pour les communes là qui traversent, pour les gens qui vont travailler, pour les gens qui doivent ouvrir des entreprises et cetera, qui doivent ouvrir des boutiques et cetera, ça va causer beaucoup de soucis. Et ben malheureusement, si on a pas le choix de le faire, on le fera parce que c'est la seule chose qui nous restera à faire.
On aura pas d'autres choses à faire pour éviter les 75000 € d'amende et les 3 ans d'emprisonnement. Vous savez, quelqu'un qui va en prison, c'est un délinquant et on n'est pas des délinquants pour ceux qui nous connaissent et qui s'approchent de nous. Pour les mères qui s'approchent de nous, parce qu'il y a parfois des mères que comme ils apprennent à nous connaître, on leur fait une petite grillade et ils mangent un peu avec nous.
Ils comprennent qu'on n'est pas des délinquants, qu'on est pas des sauvages et on a seulement envie de vivre. Et ben, s'il faudra forcer et qu'il faudra forcer, on forcera jusqu'à tant qu'on obtiendra parce qu'on a pas envie d'aller en prison pour vivre notre vie. Tous Français qui vivent leur vie vont pas en prison, ils vivent.
Ben, nous, on a seulement envie de vivre. Ben merci beaucoup à toutes et tous. Je pense que c'était vraiment très important qu'on fasse ce plateau là un petit peu pour pour déjà combattre ces stéréotypes qui finalement alimentent l'antitiganisme, l'antitigyme qui peut aller parfois jusqu'à la mort.
Et également pour parler spécifiquement de cette loi poste, est-ce que vous voudriez euh est-ce que vous voudriez avoir un dernier mot pour finir ? Oui, c'est le la prochaine axe qu'on va travailler. Oui.
Euh beaucoup pendant longtemps, les voyageurs ne se sont pas intéressés à la vie politique de notre pays parce que aucun je le dis au effort, aucun parti politique s'est intéressé au voyageurs et pendant longtemps longtemps, aucun parti politique s'est intéressé au voyageurs. Aujourd'hui, on vit une pression sur notre pays qui est horrible et on a compris et je remercie madame Soudé de s'être déplacé à nombreuses reprises sur les terrains en installation illicite chez des propriétaires voyageurs, chez des familles qui s'étaient condamnées d'expulsion et cetera et elle a bien compris le domaine que on subissait et aujourd'hui avec sa motivation en tant que présidente du groupe Jean du Voyage de l'Assemblée nationale, elle nous a positionné à bien faire entendre notre voix. Et aujourd'hui, on est motivé avec les membres de la commission nationale, avec les les collectifs de jeunes, avec les collectifs de femmes à se mobiliser parce que je l'ai dit la dernière fois aux amis que longtemps les voyageurs n'ont pas voté mais aujourd'hui on comprend que certains partis politiques s'engagent auprès de nous et bientôt nous irons à voter dans les urnes comme tous les citoyens français parce que généralement on s'abstenait un peu parce que bon ben rien nous regardait de trop mais aujourd'hui on a compris que le bulletin parle pour nous et on met on On va mettre des bulletins dans les ures.
Bah c'est pareil pour nous en max en mars dernier avec le collectif Zor, on a fait un un pareil on s'est mobilisé pour que tout le monde vote pour les les maires municipal Ouais. pour les municipales. On s'est tous mobilisé et on a on a quand même mobilisé beaucoup de personnes pour qu'il aillent voté.
Et l'année prochaine, on va faire pareil avec le collectif et essayer de de faire pareil avec les présidentiels et mobiliser tout le monde pour aller voter. Et on on espère que Mélanchan va passer. Sachant qu'il doit y avoir une vraie question d'inscription sur les listes électorales parce que quand on est quand on passe d'un c'est encore une autre question par rapport aux domiciliation.
Ouais, ça effectivement je peux en témoigner très rapidement mais je me je me suis souvent retrouvé confronté à cela en parlant avec des voyageurs des voyageurs qui parfois étaient on leur refusait même l'inscription sur les listes électorales même quand ils étaient installés depuis longtemps. Moi c'est le cas dans ma circonscription. Il y a des voyageurs qui sont là depuis 20 ans et ils peuvent pas voter.
Euh et puis il y en a d'autres effectivement qui aussi se comment dire s'inscrivent sur enfin euh via des associations en fait. Donc je sais que par exemple il y a une association à Aubervilier qui euh en fait permet à plein de personnes d'avoir une adresse et qui à partir de là leur permettent de pouvoir s'inscrire quoi. Mais le problème après évidemment c'est que c'est pas forcément en lien avec leur lieu de vie mais en tout cas pour les élections nationales ça ça permet aux voyageurs en question de pouvoir s'exprimer.
Voilà. Et après vraiment, si je vais avoir juste un mot pour euh pour la fin, moi c'est vraiment de dire que euh on est beaucoup beaucoup dans la défense souvent. Là, c'est le cas notamment pour face à la loy post mais en tout cas euh voilà ce que ce que j'appelle de mes vœux voilà c'est que on puisse l'emporter et puis justement proposer des choses beaucoup plus euh positives pour les voyageurs.
Ben merci beaucoup, c'est un très beau mot de fin plutôt que de se battre pour perdre des droits plutôt aller en conquérir d'autres. Donc ça ça passe aussi par les élections présidentielles. Merci à toutes et tous.
C'était très intéressant. Et tout de suite donc on va passer à notre deuxième plateau avec nos deux co-chefs de fil sur la loi repost. Merci encore Hugo Bernalis, André Tourinia, vous êtes tous les deux députés les filles NFP, vous êtes nos cochef de fil sur ce projet de loi repost.
Donc déjà, est-ce que vous pourriez nous faire un petit peu un état des lieux d'où sont, où sont [raclement de gorge] les où en sont les discussions parlementaires sur ce projet de loi ? Et bien, je commence. Allez, alors donc on en sort juste là.
On a quand même eu une belle victoire juste là avant de sortir. On a réussi à confirmer la suppression de l'article 6 qui prévoyait donc une aggravation des peines pour la consommation des stupéfiants. Et un petit peu avant, on a réussi aussi à confirmer la suppression de l'article 4 qui visait les supporters.
Voilà. Alors supporteur de foot pour des interdictions de stade administratif et voilà diverses interdictions. Donc on a quand même voilà deux victoires mais euh bon on sait que la pataille est pas finie, que ce soir il y a un match de foot, que nous on a mobilisé nos troupes [rires] et qu'on espère qu'on sera nombreux parce que évidemment les autres qui ont pas de conscience politique et qui sont un peu fignants, ils seront peut-être pas là et on va pouvoir peut-être euh confirmer toutes les suppressions qu'on avait obtenu en commission des lois.
Oua c'est peut-être ça qu'il faut expliquer, c'est que cette Loiri contient beaucoup beaucoup de disposition. Enfin, elle en contenait beaucoup au point de départ mais que le travail en commission qu'on a mené ensemble a mené à beaucoup réduire la portée de ce texte pour l'instant. En commission des lois.
Ouais. Donc faut peut-être expliquer aux gens ce qui s'est passé dans cette commission, ce qui était le projet de loi au point de départ, ce qui s'est passé dans la commission etce que du coup est obligé de faire le gouvernement pour essayer de repasser ces éléments. H vous peut-être non mais parce que en fait bon effectivement le projet de loi repost au départ c'est impossible de vous résumer les grandes lignes puisque ça part tellement dans tous les sens que il y a pas il y a pas de fil conducteur si ce n'est d'aggraver les peines de créer des pouvoirs pour les préfets qui étaient avant de l'autorité judiciaire vers l'autorité administrative.
Voilà moi j'ai fait une petite blague dans la motion de rejet préalable. Je dis quel est le point commun entre j'ai fait la liste de tous les trucs qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. Vas-y, peut-être dis euh quelquesuns des quelquesunes des choses pour que les gens puissent comprendre ce que le le fichage et l'interdiction de vente de certains mortiers d'artifice, feu d'artifice en tant que tel, les interdictions administratives de stade, le jet de projectile dans les hippodromes, la l'aggravation des peines pour les rodé motorisés, la création de délit, de nouveaux délits dans le cadre de participation à des rêves parties.
Il y a la question des squats dans les alors attends mais pas n'importe quel squat, les squats dans les meublés de tourisme. On est on est donc ça c'est les c'est les Airbnb quoi. Ouais les Airbnb.
Non enfin franchement parce queen plus le Sénat est passé par là. C'estd que nous on a on a récupéré le texte déjà il y avait plein de trucs qui avaient rien à voir les uns avec les autres dans le texte initial de Nunes. Plus de 30 articles.
Le Sénat on a rajouté 32 plus. Nor c'est la chacun a mis ce qu'il voulait sa petite idée qui lui passait par la tête de nouveaux délit de nouvelles répressions à faire et Nunz arrive par là quoi. Donc le seul point commun c'est Laurent Nunz en fait à la fin [rires] puisque puisque c'est son texte en vrai la vérité c'est que c'est son texte.
Il y avait un autre texte qui était dans dans la tuauterie parlementaire dont il nous avait dit qu'il était extrêmement important indispensable de le faire très très vite parce que il y en avait besoin. C'était les polices municipales et le fait que les policiers municipaux puissent faire des amendes forfaite déellectuelle. On l'a examiné il y a quand même maintenant quasiment un mois en commission des lois et puis plus de son plus d'images parce que monsieur Nunes veut que soit son texte ripost parce que faut savoir que les police municipale en fait c'était retaillot, ils peuvent pas se voir entre eux.
Bon du coup ils étaient pas là en commission et qu'est-ce qui s'est passé vu qu'ils étaient pas là en commission ? André je te passe le relais. [rires] Ben en fait on a réussi à supprimer beaucoup d'articles.
Il il en resté je sais pas sur les 69 qu'on a dû examiner enfin qu'on devait qu'on a examiné. Euh je crois que il en restait plus qu'une dizaine. Voilà.
Euh tout cassé. Non mais c'était enfin on avait jamais vu enfin moi j'avais jamais vu ça en commission des lois hein. C'est-à-dire que comme on savait qu'on avait la majorité, on défendait même pas nos amendements.
On disait défendu, supprimé, défendu, supprim. Sachant qu'ils ont fait un un mauvais pari politique au point de départ puisque c'est une loi qu'ils essayent de faire passer avec les voies de l'extrême droite puisque sur ce texte là c'est à peu près la politique de l'extrême droite qu'ils essayent de mettre en œuvre aggravation des peines amende dans tous les sens et cetera mais que en commission il y avait en même temps le projet de loi fin de vie qui était qui mobilisait beaucoup l'extrême droite et que les macronistes on a un peu l'impression d'une perte de sens d'ailleurs je ne sais pas si vous avez ce sentiment-là mais on a l'impression qu'ils Ils sont fait un peu enfin moi en tout cas j'ai l'impression qu'ils sont fait un peu remonter les bretelles parce que ils sont assez présents en hémicycle contrairement à la commission. Ouais, peut-être ils étaient un peu présent plus.
Oui, je sais pas si ça va durer hein. Mais réponse non plus. Ouais.
Après ce qu'on a vu quand même de très intéressant là, juste avant de de quitter l'hémicycle, c'est que sur cet article 6 là qui touche les consommateurs de stupéfiant, cet cet article, on avait réussi à le supprimer en commission des lois et euh bizarrement, contrairement aux autres articles supprimés, l'amendement le gouvernement n'avait pas déposé un amendement pour le rétablir et en fait c'est le Rassemblement national qui a déposé un amendement pour le rétablir et Nugèz a donné un avis favorable à cet amendement. C'est-à-dire que voilà, quand le ministre donne un avis favorable à un amendement, évidemment la Macronie vote pour. Et donc elle a quand même, ils ont été très embêtés parce que bah on a pu leur dire que c'était avec le Rassemblement national qui défendait ce texte.
Mais on peut on peut raconter le ce qui les coulisses hein si vous voulez qu' passe des choses. Peut-être juste vu que vous parlez entre députés, peut-être ce serait bien de rappeler aux spectateurs un petit peu comment la différence entre commission des lois, entre hémicycle et cetera, c'est pas forcément des choses qui sont évidentes pour alors là ce texte donc étape une, Laurent Lunez arrive avec ses ses gros bras, il tout il veut tout régler les problèmes dans la France évidemment en créant des infractions, des délits, des AFD, tout ce que vous voulez. et il dépose son texte de loi en conseil des ministres et il décide parce que hein euh il c'est comme ça euh de le faire examiner d'abord au Sénat.
Donc là, on passe à l'étape Sénat. Donc eux ils le passent en commission des lois au Sénat. Il rajoutent des articles.
Donc je crois qu'on est passé de 30 33 à 69. Ah non pas 69, d'abord à 40 parce qu'on avait tu sa on a fait une réunion tous les deux pour examiner à la sortie de la commission des des lois du Sénat. On est passé à 48 quelque chose comme ça.
Hop, ils l'ont envoyé en séance. Ils ont encore rajouté. On arrive à 69.
Faut pas le laisser trop longtemps en sénat. Ils ont trop d'idées après c'est trop compliqué avec des trucs lunaires sur les hippodromes. C'était le jet de projectile dans les hippodromes.
C'est [rires] tu sais le problème qui concerne beaucoup de Français de projectile mais c'est parce que tu sais pourquoi ça parce qu'ils sont à cheval sur la loi. Bref, [rires] alors je reviens à notre sujet. Ensuite, il nous il nous le renvoie à l'Assemblée nationale.
Donc nous, on l'examine en commission des lois et c'est là où normalement ils auraient dû soit maintenir le périmètre du Sénat ou conforter enfin en tout cas amender le périmètre de Sénat parce qu'il a pas proposé trop de trucs en plus et ils se sont retrouvés à être pas assez nombreux, on a tout supprimé, beaucoup trop de choses, pas tout quand même trop facilement. Euh et donc ils se sont dit bah c'est pas grave parce que quand on supprime des choses euh en commission euh dans l'hémicycle, ils peuvent réintroduire la la le la disposition qui a été supprimée. Mais ça devient un amendement pour réintroduire.
Ah ouais. Donc vous pouvez supprimer euh des éléments en commission des lois, des articles, ils peuvent être ajoutés finalement quand il va quand le projet de loi va être examiné en hicycy. C'est ce qui se passe en ce moment.
Et donc pourquoi comment ça se fait que ça même ça puisse exister finalement ? Enfin, ça paraît assez ça paraît assez délirant pour quelqu'un. Mais nous, ça nous arrange d'habitud.
Faut expliquer quand même Non, mais attends, faut expliquer quand même que en commission Oui. Le texte du gouvernement qui était poussé augmenté par les sénateurs, on a fini par voter pour. Alors peut-être faut expliquer pourquoi.
Parce que c'est bizarre, c'est bizarre. On est conté pour J'ai même dit André B alors qu'est-ce qui se passe [rires] ? On vote les lois de leur Oui parce que normalement on vote contre sauf que là le texte était tellement vide que pour pouvoir avoir le le texte de la commission c'est-à-dire vide pour pouvoir avoir ce texte là dans l'hémicycle ben il faut qu'on vote pour.
Bah oui parce que si on avait voté pour on arrive à des trucs un peu bizarres parce que eux les macroonis ont voté contre du coup. [rires] Voilà c'est ça. OK mais si on avait tous voté contre qu'est-ce qui se serait passé André ?
Et ben en fait, on aurait eu le texte initial, on serait revenu au 69 demand. Ouais. C'est donc toutes les là on voit toutes les c'est c'est compliqué toutes les subtilités on va dire toutes les tribulations de laisation tous les articles jus on est à l'article 6 les articles précédents qu'on avait réussi donc à supprimer pour ces articlesl le gouvernement a déposé un amendement [raclement de gorge] de rétablissement et ce qui est ce qui est assez étonnant et là par contre il a dû oublier je sais pas ce qui s'est passé pour l'article 6 et donc oui mais était quand même embêté parce que il a donné un avis favorable à l'amendement du Rassemblement national peut-être pour rappeler l'article 6 qui concerne qui augmentait l'amende forfaitaire dlicuelle pour la consommation de stupéfiants de 200 à 500 € puisque Emmanuel Macron trouvait que les petits bourgeois c'était pas assez de 200 € pour eux vraiment il a dit ça à une couffe de presse je sais plus à quel moment et hop direct ça ça se finit par un article de loiement du RN le RN fait la volonté de Macron voilà en plus et surtout en fait la vérité c'est que la raison pour laquelle ils l'ont pas réintroduit c'est qu'ils Ils ont des des difficultés au sein du groupe EPR, donc des Macronistes et même du bloc central parce que il y a des députés quand même chez eux qui se sont opposés à cette augmentation de l'amand forfaitaire délictuelle qui était présent en commission des lois.
Voilà, mais pas que il y a le président du parti de la liberté, tu sais. Bon bref, on va pas lui faire sa promotion mais en gros du coup ce qui fait qu'ils ont perdu le vote vraiment à la loyale entre guillemets, c'estd qu'il y avait pas un manque de mobilisation à ce moment-là dans la commission des lois. C'est pas parce qu'ils étaient pas là tout, il y avait du monde et ils ont perdu le vote.
Donc ils sont dit "Ah, on va savoir." Et ça allait refaire la même chose dans l'hémicycle. Donc pour pas perdre la face, le gouvernement n'a pas déposer d'amendements pour réintroduire l'article a laisser faire des députés LR, Eren et cetera.
Mais ça veut pas dire qu' on a gagné complètement. On a gagné à ce stade. On va pouvoir dire "Ah, on a gagné, on leur a bien mis la misère, on est majoritaire." Sauf que la vérité c'est qu'à la fin ce qu'ils vont faire, je mets dans le 1000, c'est que lors de la commission mixte paritaire qui est l'étape d'après, une fois qu'on a voté le texte à l'Assemblée, mais qu'on le vote ou qu'on le vote pas, d'ailleurs peu importe, ils peuvent faire une commission mixte paritaire où ils se réunissent dans une pièce avec les sénateurs et ils pourront remettre c'est ça la l'amand forfaitaire de 200 à 500 € et à la fin le texte final ce sera apprendre ou à laisser dans le package complet.
C'est que les macronises qui étaient contre que ce truc-là vont quand même se faire enfler euh à la fin puisqu'ils devant le au pied du mur. Ils vont pas désavouer pour l'intégralité du texte et non pas article par c'est ça exactement. Ouais.
Ouais. Mais sur ce point spécifique, je crois qu'il y a chez les Macronistes, parce que là on parle de la question de la consommation de stupéfiants, de la répression de la consommation de stupéfiant et je crois que notamment le travail parlementaire qu'on a fait avec euh Ludovic Mendz qui est donc un député macroniste, au final, il proposait carrément d'aller d'aller assez loin, d'aller jusqu'à une dépénalisation, c'est-à-dire l'inverse et de traiter la question de la consommation de de drogue par la le volet de la santé publique et de lutter contre la l'entrée dans la consommation. et puis essayer de faire baisser la consommation, voir de sortir les gens de la dépendance.
Et je crois que sur ce sujet pour le coup, il y a pas nécessairement que d'éclivage gauche-droite. C'est-à-dire, il peut y avoir des gens à gauche qui vont se dire "Ah bah tiens, la répression, les amendes, ça fonctionne." Et il peut y avoir des gens à droite qui disent ça fonctionne pas.
C'est quand même c'est quand même plutôt plutôt gauche droite. Mais tu as des gens à droite aussi qui disent que c'est important que tu dises que ça comme si c'était une évidence ou comme si on avait un question. Enfin moi je réagis en disant c'est une évidence à gauche, on va être contre l'augmentation de la m forfait. même contre l'amand forfaitaire.
Pourquoi ? Oui. Non mais bien sûr que je sais je connais l'histoire des amendes forfaitaires déluelles introduites par la gauche hein.
Alors pas sur les stupes mais le principe et le fonctionnement. La vérité c'est que Antoine André chers camarades nous avons gagné une hégémonie culturelle à gauche sur tout un tas de sujets notamment répressif en tout cas dans l'hémicycle. Après quand ils ressortent, ils vont sur les plateaux télé, ils font la gauche de droite he qui pensent que pour il faut mettre des délites, des infractions pour pouvoir avoir l'air sérieux et solide sur ces questions-là.
Mais la vérité c'est que dans l'hémicycle, on a conquis une hégémonie culturelle à gauche où tout le monde s'est aligné sur nos positions. Voilà. Et et c'est une victoire dont on peut se revendiquer et être et être fier.
Euh parce que il faut dire que avant la France insoumise euh la sécurité et la gauche, c'était quand même un truc bah de droite quoi. Peut-être vous pouvez donner des éléments sur comment ça se passe là en en hémicycle l'examen. Il y a des points sur lesquels on a obtenu des victoires, il y en a d'autres sur lesquels c'est plus compliqué.
Alors, c'est quoi les sujets sur lesquels euh on n pas réussi à convaincre disons largement ? parti et expliquer peut-être ce qui est ce qui est prévu à l'intérieur pour que les gens comprennent bien quelle est la la logique de ce en fait ce qui est prévu presque dans tous les articles, c'est le doublement des peines des sanctions, des peines de prison multiplié par 2, des amendes multipliées par de et puis surtout ce qui reste c'est des sanctions administratives et c'est ce que nous enfin c'est ce quoi nous on est opposé parce que voilà on est dans dans l'arbit Et en en plus ce texte arrive comment dire dans une semaine très difficile où on a [raclement de gorge] déjà eu on a déjà perdu le le vote sur la loi sûre. Don c'est déjà moins de justice, une justice au rabé.
Euh on a aussi perdu sur le le droit de de tuer. Donc voilà, on est quand même sur une semaine du tout répressif, vraiment tout répressif. Et euh ça se sent dans l'hémicycle parce que on voit que le Rassemblement national vote évidemment avec la Macronie, il se enfin voilà, il secour après les uns les autres.
Et bien sûr euh quand le gouvernement dépose un texte, le Rassemblement national fait des amendements pour aller plus loin et parfois les macronistes ou la droite la droite vote avec le Rassemblement national. Donc on est vraiment dans un enfin ça ça fait ça fait peur quand même hein cette société là qui qui est en train d'être d'être votée à l'Assemblée nationale. Alors ce qu'on fait nous bah c'est qu'on essaie de résister comme on peut et effectivement il y a des amendements qu'on perd.
Euh, il y en a d'autres qu'on gagne mais en tout cas voilà, on met un point d'honneur à à défendre notre vision de la justice. Si si je peux faire mon doyen de l'équipe euh puisque bah oui, je suis le plus vieux député, le plus jeune sur ce plateau. Mais le plus vieux en député.
Non, pas je suis pas le plus jeune sur le plateau mais surtout en plus jeune député du plateau. Ah oui, plus jeune député. OK.
OK. OK. Non, c'est on est tous les deux les plus jeunes.
Lui, c'est le plus jeune. Bon, je suis là depuis 9 ans. Voilà, [rires] ça que je voulais dire.
On était daron. On et ce que je peux vous dire c'est que en fait en réalité les amendements du RN qui vont plus loin que ceux du gouvernement de la position du gouvernement sont en fait un décalage puisque ceux du gouvernement d'aujourd'hui étaient les amendements du RN d'hier qui allaient plus loin. Parce que moi j'étais là, je veux dire en 2017 2018 que le RN proposait d'augmenter la FD de 200 à 500 € puis alors ils avaient mis 500, il av 1500 qu' avait même un truc à 10000 à un moment donné complètement dingo.
Mais du coup c'est le glissement il est là, on peut le voir en fait très concrètement dans les prises de position du gouvernement et les amendements déposés par les macronistes pour beaucoup d'amendements. Ils ont déjà été déposés précédemment par le RN sur d'autres textes où ils avaient dit "Ah non, on peut pas aller jusque là, ça va trop loin, faut une position d'équilibre entre fermeté et efficacité." Enfin bref, voilà, des trucs comme ça.
Donc le glissement, il est il est il est tangible est factuel, on peut le constater sur ce texte-là sur les feux d'artifice ou sur les les les rêves parties ou les rodé motorisés. C'est les mouvements en fait, ils sont ils sont effectivement de de passer de de sanctions dans le cadre judiciaire d'augmenter le quantum de peine. OK.
On pense un an de prison, c'est à 2 ans de prison comme si les gens ils allaient faire "Ah zut, non, cette fois-ci c'est 2 ans, je vais pas le faire." Bon, ça se passe jamais comme ça. Euh ensuite, il y a ce il y a ce premier mouvement là, il y a le deuxième mouvement, c'est ils disent "Bon, on augmente les peines mais la justice, c'est trop long.
Donc il faut qu'on fasse un truc rapide." Donc là, c'est les amendes forfaitaires dctuelles. Donc c'est le policier qui directement ou le gendarme sur place et juge parti procureur parce qu'il est il est poursuites il joue tous les rôles tout seul comme un grand là.
Voilà, il fait ce qu'il veut. Euh ça c'est le deuxième point. Et troisième mouvement, c'est en plus pour prévenir la commission d'infraction et cetera, il faudrait peut-être pouvoir interdire préalablement des rassemblements des feux d'artific et cetera.
Donc là, c'est toutes les armes administratives d'interdiction de paraître ou d'arrêter d'arrêter d'interdiction de manifester ou de se rassembler à certains endroits en vue d'envoyer la police et que si vous y allez quand même et ben vous devenez ensuite délinquant puisque comme ça a été interdit euh en l'espace d'un instant, vous êtes la même personne au même endroit, vous faites la même chose mais vous êtes vous êtes devenu un délinquant qu'on peut poursuivre devant un tribunal mais même là le tribunal c'est trop loin donc re amand forfaitaire druel voilà voilà le et en fait ça ça marche pour les feux d'artifici ça marche pour les rodé motorisé ce qui était le cas notamment sur les interdictions administratives de Paret sur la question du sport euh où on a obtenu une victoire. C'était Ouais mais là aussi tu vois je me souviens plus quelle est cette députée qui a pris la parole pour dire que elle elle était gênée aussi par cette interdiction parce qu'elle connaissait quelqu'un. Voilà.
Alors c pas n'importe qui. Je connais une député mais c pas c'était qui une ancienne ministre Agè Rach Runaché. Ouais, c'est ça.
Mais parce que elle est supporte. Alors faut c'est le Racing Club de lance, elle va pas se raconter de l'histoire. Elle va au stade [rires] machin tout ça, elle fait des photos.
Moi je la connais pas personnellement. Non mais c'est ça la vérité, c'est leur clientèle électorale. Dire que euh il y a il y a il y a les bons délits et les mauvais délit.
Enfin, ça devient ridicule à la fin toutes leur toutes leurs histoires. Et le pire, c'est qu'on sait que ça marche pas tous ces machins là parce que ça fait des années qu'ils le font et ça baisse pas le nombre d'infractions qui disent pour vouloir poursuivre. C'est enfin tout ça est est assez insupportable.
Donc, on a remporté quand même quelques victoires euh ponctuelles là sur le fond et en vis-à-vis des présents. La question là, c'est pour les joueurs à venir, vendredi euh euh samedi matin euh est-ce qu'ils vont se reprendre euh euh des défaites coup sur coup du fait de leur fa mobilisation ? Sans doute puisqu'ils ont repoussé un certain nombre d'examens d'articles à la toute fin.
Ils ont déjà anticipé de pouvoir sur lesquels il sur lesquels ils ont peut-être moins d'enjeux. C'est ça. Oui.
Ceux du Sénat en fait dont ils pensent que de toute façon ils seront censurés par le Conseil constitutionnel parce que ces gros nigu qu'est-ce qu'ils nous disent en off quand on les voit dans les couloirs les rapporteurs hein ? Qu'est-ce qu'ils nous disent ? Oui, bon c'est vrai, on sait que vous avez raison, que c'est pas constitutionnel mais bon, faut bien le défendre et le dire.
C'est d'un ridicule. C'est tout ça est lamentable. C'est vraiment la fin de règne totale quoi.
Mais même en commission, il y a des articles qui avaient été rajoutés par le Sénat sur lesquels le enfin le le rapporteur avait posé un amendement de suppression. Alors on comprenait même plus. Ouais.
Ouais. Et peut-être juste pour finir, il y a également des dispositions dans ce projet de loi sur l'utilisation d'outils algorithmiques pour le traitement de la vidéosurveillance. Est-ce que vous pourriez un peu nous en nous en parler peut-être l'utilisation justement de de modèles de surveillance ?
Il y a les drones, il y a les lapis, les lecteurs automatiques de plaque d'immatriculation. Exactement. Oui, ben ça c'est la surveillance généralisée contre laquelle on s'était déjà élevé notamment dans le cadre de la réforme de le projet de des Jeux Olympiques déjà au départ avec le risque d'erreur que avec le risque d'erreur que ça inclut mais mêmeà du risque d'erreur fichage généralisé ouà du risque d'erreur mais même dans leur perspective euh c'est pas tout à fait euh c'est pas si [grognement] efficace qu'il le pens même l'industrialisation d'une forme de répression Clairement pour les lapis, c'est ça.
C'est-à-dire que il y a alors il y a plusieurs [grognement] mouvements en fait en réalité là-dedans. Il y a alors il y a des trucs clairement, ils se sont fait jetés à plusieurs reprises par le Conseil constitutionnel et c'est une grosse bande de forceurs et ils reviennent à la charge en espérant que le conseil constite ait un avis différent en mettant les mots dans un autre ordre en mettant deux trois garanties pseudo garantie temporelle et de périmètre et en espérant que ça passe cette fois-ci. Ça c'est un élément. 2e élément, en réalité derrière aussi euh euh ils ont déjà testé des LIA ou euh dans un certain nombre de répressifs, c'était le cas pour les JIO, mais les bilans quand ils sont fait sérieusement, c'était le cas pour les JIO montrent que ça marche pas très bien et donc leur leur running gag c'est parce que on n' pas mis le périmètre assez large, on on s'est pas autorisé à l'utiliser assez longtemps, on en a pas mis assez de caméra donc c'est la fuite en avant permanente quoi.
Bon et et effectivement pour le lapis c'est le clairement normalement c'est pour la plaque d'immatriculation c'est le nom hein lecteur lecture automatique des plaques d'immatriculation comme c'est des caméras qui filment pour faire ça ils sont dit ben e on a un flux vidéo et il y a pas que les plaques dans le flux vidéo et si on regardait les gens qui sont au téléphone au feu rouge ce genre de truc et donc ils vont pouvoir capter ça derrière mais même là en fait on sait très bien que il y a une limite y compris dans le domaine contraventionnel à l'efficacité de la répression c'est qu'à un moment donné juste les gens ils vont pas changer de comportement y compris parce qu'ils vont peur de se prendre une contravention et donc du coup ça juste ça c'est juste une une taxe déguisée comme le sont les am stationnement dans plein de ville en fait je viens de me souvenir d'un des amendements du Sénat pour lequel il y avait un avis défavorable de du rapporteur et c'était le l'amendement qui enfin le l'introduction du Sénat qui proposait d'utiliser l'intégralité des caméras de vidéosurveillance du pays toutes celles qui ont été installées dans l'espace public pour faire de la vidéosurveillance de l'espace public pour justement faire des contrav Vention routière. Ah oui et et c'est ils vont tenter d'en discuter. Non je je pense pas si.
Et alors parce que aujourd'hui ça peut être fait la vidéoverbalisation mais ça doit être en temps réel. Et en fait pourquoi c'est en temps réel et par un être humain qui doit voir de ses yeux ? parce qu'on s'est dit c'est pas la machine qui doit euh verbaliser, il faut que se mon être humain.
Mais il y a une autre raison, c'est queà un moment donné l'industrialisation de la répression, ça nous fait basculer dans un autre système politique, hein. Voilà. Il y a il y a des beaux bouquins qui ont été faits par plein de gens sur laour de la science-fiction euh sur des des des sociétés comme ça euh panoptiques où on surveille tout le monde et au et on met des amendes à tout le monde et le conseil constitutel se dit que le niveau de répression doit aussi être dosé quoi.
Et donc l'automaticité euh est un problème en soi puisque là ce qu'il propose c'est que en gros tu puisses revoir les bandes à postériori et que si dans un délai court tu arrives à voir qu'il y a eu des infractions bah tu peux les mettre quand même. Voilà, c'est donc dans un premier temps, c'est ça qu'ils vont faire quoi. Et bon, c'est insupportable parce que en réalité à la fin encore une fois ça ne résout pas le problème de fond qu'il nous pose parce que les infractions ou les nuisances dont il parlent, elles existent.
On va pas raconter l'histoire. C'est juste que le chemin pour aboutir au résultat, il est quand même minable quoi. Et à chaque fois, il est à la fois de classe et on peut s'y dire de race parce que en réalité bah ce sont toujours les mêmes qui se font plus verbaliser que les autres que ce soit par les amendes forfaitaires des habituelles ou les quatre interventions.
Mais tu as raison de de d'appuyer là-dessus parce que en fait nous aussi chaque fois qu'on prend la parole, on essaie de leur demander de réfléchir aux causes des problèmes qu'ils essaient de résoudre en parlant de de prévention, d'éducation et cetera. Et ça en fait on a jamais aucune réponse. Jamais aucune réponse.
D'accord. Ben donc c'est vraiment un texte pour pour fliquer plus, pour pour éprimer davantage mais pour surtout ne pas donner de réponse immédiat au phénomènes qui troublent l'ordre public. C'est le titre Ripost.
Ça veut dire ça c'est ça veut dire vas-y de tête de tête le le la pense immédiate phénomène troublant l'ordre public et la tranquillité et la sécurité et donc si vous êtes si vous êtes malin vous vous rendez compte que il y a pas toutes les premières lettres de tous les mots pour faire repost parce [raclement de gorge] que sinon ça ferait enfin voilà ça ferait un truc pas prononcé alors que ça donne un peu un côté là Ah bah ça donne clairement un côté après reconquête c'était C'est déjà pris. Il y a déjà pas mal de trucs qui sont déjà présentés. [rires] Donc il ils ont brainstormé avec McKinse ou un truc dans ce boul quoi.
Et puis c'est pr puis ça fait anglais et puis c'est comme sûr la réforme la justice sûre parce que ça ça paraît bien, ça paraît positif quoi mais en fait [rires] voilà c'est parce que c'est Ouais. [grognement] Ben merci beaucoup. Ben on va s'arrêter sur ces touches d'humour et merci à vous deux.
Et tout de suite, on va passer à notre 3è plateau avec Thomas Porte et Sami Khelfouawi du collectif Stop aux violences d'État. Donc je lance tout de suite un magnéto fait justement par le collectif Stop Violence d'État. Si la loi doit encadrer et définir des limites pour assurer la protection des institutions et des personnes, depuis 2017, l'article L435-1 brouille ses repères et crée un flou juridique qui transforme certains policiers en juge sur le terrain.
Un flou à rendre la justice aveugle. Save stop aux violences d'état présentes. Avant 2017, la légitime défense obéissait à un cadre strict.
Trois conditions devaient être réunies. Un danger immédiat, une attaque avérée et une riposte absolument nécessaire et proportionnée. C'était une protection pour les citoyens comme pour les forces de l'ordre.
Un équilibre fragile mais clair. Un cadre qui garantissait le droit et limitait l'arbitraire. Avec l'article L435-1 du code de la sécurité intérieure, ce cadre a été bouleversé.
Une notion nouvelle a surgi, la menace potentielle. Derrière ces mots, le glissement du droit vers la supposition. Le danger n'a plus besoin d'être réel.
Une attaque n'a plus besoin d'avoir lieu. Il suffit qu'un agent pense qu'un danger pourrait survenir et en un instant, il peut tirer. Mais que veut dire menace potentielle ?
Un geste trop brusque, un regard fuyant, un refus d'obtempéré ? Le texte de loi laisse la porte ouverte à l'interprétation. Non pas une interprétation neutre, mais une projection, celle d'un homme sous tension, influencé par ses peurs, ses préjugés, son histoire [musique] personnelle, parfois même son idéologie. [acclamation] Dans cette fraction de seconde, c'est son monde intérieur qui décide et la vie de l'autre en dépend.
Depuis 2017, 35 morts, plus de 400 tires. Combien répondait à une menace réelle ? Combien était proportionné nécessaire ?
Combien aurait pu être évité ? L'article L435-1 prétend encadré mais il a desserré les gardes fous. Il a brouillé les repères et permis que la violence armée soit justifiée après coup par le doute quand le droit devient flou, quand la vie dépend d'une perception, d'un ressenti, d'une peur.
C'est le droit à la vie qui s'efface. Alors pour ce plateau, on accueille Thomas Porte qui est député et NFP. Bonsoir Thomas.
Bonsoir. Et on a également avec nous Sami Alfoui. Bonsoir.
Euh donc vous êtes membre du collectif Stop aux violences d'État qui est un collectif fondé en 2023 par des familles de victimes. Vous êtes aussi la tente de Swell qui est mort à la suite d'un tir policier à Marseille le 4 août 2021. Merci à tous les deux d'être venus.
Donc on voulait bien sûr parler déjà de la proposition de loi qui vise à reconnaître la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Il y a une pétition que le collectif stop violence d'État a amorcé qui a recueilli 1 demi million de signatures. C'est exceptionnel et on vous invite toutes et tous à continuer de signer, à signer, faire signer parce qu'on a besoin de montrer aussi qu'il y a une mobilisation populaire très forte.
Il y a pas que la bataille législative, il y a aussi la bataille dans la rue, la bataille populaire montré qu'on est nombreux à s'opposer à cette proposition de loi et donc on va en discuter tout de suite ensemble. Donc euh Samia, est-ce que tu pourrais un petit peu nous présenter donc cette proposition de loi et euh et ce que ce qu'elle contient et pourquoi est-ce qu'il faut lutter contre elle et la signer signer la pétition ? [grognement] OK.
Donc euh la proposition de loi est une proposition de présomption euh de légitime défense. En fait, c'est une loi qui a tenté d'être passée en fait par le groupe LR en janvier. C'est grâce en fait à toute la gauche et à toute l'obstruction qu'il y a eu durant leur niche parlementaire qu'elle n'est pas passée.
Si les gens regardent les vidéos parce qu'on les retrouve quand même de ce jour de niche parlementaire, on verra que qu'à la fin, à l'issue de de de ce vote qui a pas pu se faire du coup parce que on atteignait les minuits, Laurent Nunes, donc notre ministre de l'intérieur a a fait une espèce de crise d'hystérie vraiment. Il hurlait comme quelqu'un qui va très mal. Il hurlait très fort en disant que la prochaine fois ça ne sera pas présenté en niche parlementaire mais ça sera présenté par le gouvernement et donc par lui et que ça passera.
Et donc il a euh fait ce qu'il avait à faire pour que ça passe. Faut savoir que si sur le premier texte les parlementaires ont pu débattre en commission des lois et cetera, sur ce texte qui a qui a été présenté, il a fait des le gouvernement l'a repris et en fait c'est passé en présomption de tir légitime. Donc ça veut dire quoi ça ?
Ça veut dire parce que c'est c'est une strate au-dessus. C'est encore pire. Euh nous euh l'association Stop violence d'État, on milite depuis la date du décès de Mondeveu en fait hein, depuis le 4 août 2021.
On milite parce que quand Montveu est mort en fait il est il est mort un 4 août 2021. Il est mort. Euh, on a appris qu'il était mort.
Le le le commandant de police est venu voir mon frère à l'hôpital alors qu'il le cherchait depuis des heures et qu'on lui avait menti sur le fait qu'il était bien dans cet hôpital et venu voir mon frère en lui disant que en fait il était là alors que le policier qui avait qui qui avait un policier qui était entre la vie et la mort parce que mon neveu lui aurait foncé dessus. Nous, on a on a entendu cette version là. Quand vous êtes pas en fait touché par un drame comme ça, vous vous dites "C'est dingue, qu'est-ce qu' lui a pris ?
Vous vous êtes dans l'émotion, vous réalisez pas." Donc c'est comme ça qu'on a appris. À 22h30, j'allume la télé en état de choc mais j'essaie de comprendre ce qui se passe et là il y a un syndicat de police.
Et en fait moi, j'étais totalement extérieure au droit, totalement extérieur à cet univers là. comme tout le monde, j'avais fait des grandes marches contre le racisme, d'autres choses, mais j'étais pas directement impacté. Et là, j'entends un syndicat de police et j'entends des mots qui sortent comme ça.
J'entends refus d'obtempéré. J'entends que mon neveu était un forceé. J'entends qu'il avait un casier judiciaire.
J'entends le mot légitime défense. Je me souviens de la réaction de la de l'animatrice qui qui s'interloque et dit "Mais en fait, pourquoi vous parlez de légitime défense ? À ce stade, vous pouvez pas le savoir.
J'entends le syndicat de police, donc monsieur Barcelotti qui répond bah en fait si je vous le dis de par mon expérience, c'est ça, tout ça est dans ma tête. J'arrive le lendemain matin sur place et là en fait je comprends avec mon frère immédiatement que en fait on nous a menti puisqu'en fait la voiture de monde veœveux était en marche arrière et c'était encastré en arrière. Donc déjà la marche avant ne tenait pas.
On savait qu'il avait pas de casier judiciaire et cetera. Donc en fait notre combat il a démarré tout de suite parce que quand ça s'est passé on a compris qu'en fait il est mort d'un tir policier d'un tir qui avait été permis par l'article 435-1 du code de sécurité intérieure que cet article de loi est né durant l'état d'urgence. Encore une fois une loi maudite qui est liée au PS.
Nos plus nos plus dégueulasses lois sont le PS donc en fait elle est elle est née durant ce moment-là. C'était pas un décret, c'était une loi. Alors que dans l'histoire de France, il n'y avait eu que deux moments où en fait il y avait eu des un élargissement des conditions de tir.
C'était sous Vichi et pendant la guerre d'Algérie. Mais un décret, on y revient, une loi c'est très dure à abroger. Et donc, on a commencé ce travail euh de de militance, de sensibilisation sur cet article de loi, sur ce permis de tuer, sur cet élargissement des conditions de tir depuis ce moment-là et on a en parallèle travaillé sur du plaidoyer.
Et donc, on a commencé à créer cet écosystème avec des chercheurs, des sociologues, avec des avocats spécialisés puis ensuite avec des députés et cetera pour faire pour faire avancer les choses. Lorsque la niche parlementaire n'est pas passée et qu'on a entendu les menaces de Laurent Nunes, nous on commençait déjà à se préparer parce qu'on savait que ça allait arriver et c'est arrivé. Donc en quoi ça consiste ?
Si vous voulez l'article 435-1 pour simplifier a élargi les conditions de tir et donc a permis au policiers de tirer et en fait cette PPL permet aux policiers de tirer sans avoir à rendre de compte. Donc aujourd'hui, à chaque fois qu'un policier si cette loi passe, parce qu'elle n'est pas encore définitive et je pense que c'est important qu'on l'explique au public, si cette loi passe, en fait euh le tir qu'il s'agisse d'un policier ou d'un gendarme sera considéré comme étant euh légitime de fait et donc proportionnel fait dans dans le cadre de loi légale. Et donc ça sera au famille de devoir prouver que le tir n'était pas justifié.
Ça signifie quoi concrètement pour tous les citoyens ? Ça signifie que quand demain le tir sera effectué et bien en fait il n'y aura plus de garde à vue. Et quoi qu'on nous raconte à la télé les syndicats de police, la garde à vue, elle est là pour punir personne.
Un policier qui a tiré parce que en fait sa vie en dépendait celle de son équipage ou qui défendait quelqu'un parce que c'était entre sa vie ou celle de de quelqu'un d'autre. La garde à vue ne fait que permettre que la parole soit protégée, qu'il n'y ait pas de concertation et qu'on ait euh l'information la plus juste. C'est à ça que ça sert pour tout citoyen, rien d'autre.
C'est pas une punition, c'est pour permettre ça. Il y en aura plus. Il y aura plus euh de récupération des vidéos et les serveurs sont externes.
Donc quand vous les récupérez pas tout de suite, bah vous les récupérez plus. dans voilà quand c'est un tir policier c'est souvent dans on est d'accord que les tirs se font en extérieur donc quand ces tirs se font en extérieur bah vous voyez il y a il y a il y a aussi des douilles il y a des choses sur le terrain la préservation de la zone du crime en fait il y en aura plus non plus par qu'on considère pas qu'il y ait de crime quand quand Laurent Nunes vous nous explique que on va toujours pouvoir faire des choses on va pouvoir faire des choses à retardement sans aucune preuve et avec une version policière vs une version d'un autre citoyen. Et déjà avec le le cadre du du 435-1, les policiers sont dans le code de sécurité intérieure.
Ils ont une légitime défense qui leur est propre et ils sont déjà dans un cadre qui n'est pas la légitime défense de tout le monde. Donc on leur parole a toujours plus de valeur sauf si on nous on arrive à prouver le contraire. Donc à part si en fait on met en gros une puce euh qu'on intègre dans tous les êtres humains en France et que il filme tout le temps en permanence et que je sais pas, il y a quelque part des serveurs qui enregistrent ça pour tous les racises de France, je vois pas bien comment son système peut fonctionner sans ce ce temps nécessaire au début qui l'empêche et et alors il il empêche Et en fait, il fait dysfonctionner l'appareil judiciaire dans sa globalité puisque en fait comment concrètement un juge d'instruction, un procureur vont pouvoir agir alors qu'en fait on leur retire toute possibilité d'investiguer.
Exactement. Oui. Ou oui.
Et donc euh on parlait de la pétition, on parlait du travail parlementaire et du vote mardi. Est-ce que vous pourriez nous en parler, nous nous dire déjà à quoi sert la pétition, où est-ce qu'on en est au niveau de de cette proposition de loi ? Cette proposition de loi, elle est venue en en première lecture à l'Assemblée nationale.
Donc elle doit repartir au Sénat pour qu'il y ait ce qu'on appelle la navette parlementaire. Et un des risques, c'est qu'elle soit ce qu'on appelle votée conforme, c'est-à-dire voter dans la même disposition que ce qui a été voté à l'Assemblée. Ce qui veut dire qu'elle est maintenant tel qu'elle est maintenant, retour dans ce qu'on appelle une commission mixte paritaire et après un vote solennel, c'est-à-dire plus de débat à l'Assemblée nationale sur ce texte de loi qui est Sami qui est un texte d'initiative LR mais surtout ce que les gens qui nous regardent doivent comprendre, c'est que ce texte, il vient pas de nulle part.
Il est pas sorti du chapeau de Laurentè ni même de Laurent Voquy en vérité, il est dans le programme de Jean-Marie Le Pen depuis 2002. Exactement. L'extrême droite défend ce texte sur demande des syndicats policiers d'extrême droite depuis des années pour dire les policiers sont en danger, les policiers sont tout le temps menacés donc il faut leur permettre de tirer.
Et à quoi ça sert la pétition ? Je crois qu'il faut remercier Samia et l'ensemble des collectifs qui ont mené cette bataille-là parce que nous on peut mener une bataille parlementaire et on le mène à chaque fois, c'est pas un problème. Mais ça met une ambiance quand même dans le pays, ça met une ambiance dans l'hémicycle.
Quand vous commencez le débat à l'assemblée un mardi avec à l'époque 350000 signatures, les familles de victimes qui sont là dans les tribunes, ça met déjà un climat pour dire attention celles et ceux qui s'apprêtent à voter cette loi vont voter un texte qui aura des conséquences mortelles. Donc il faut maintenir la mobilisation. Je radis, on était à 540000.
L'objectif maintenant c'est d'atteindre le million. C'est incroyable. D'ailleurs, j'ai vu qu'il y avait un un un enfin un influenceur qui s'appelle Michou qui a partagé sur Instagram le fait d'aller signer la pétition contre la loi légitime défense.
Donc c'est en train ça irriguer au-delà des cercles habituels de collectifs de lutte contre les violences policières de militant politique rendez pas bien compte. Et donc il y a un vrai il y a un vrai sujet parce qu'en fait tout le monde peut être concerné par ce texte de loi. Tout le monde peut être concerné et c'est intéressant et je termine là-dessus c'est que cet après-midi vous avez vu OK sûrement la loi repost avant avec Hugo euh Bernalici André Touria on a eu tout un débat cet après-midi sur la question des refus d'obtempéré sur la question d'augmenter les peines et de passer à 45000 € d'amende d'interdiction de permis pendant 10 ans.
Enfin, c'était absolument lunaire. Sauf que avec de telles lois, les conséquences, c'est que les gens, le lien entre la police et la population qui est déjà totalement éclaté dans notre pays, regardez ce qui s'est passé, il va encore se tendre. Et aujourd'hui, on a des gens qui demain avaient des avec qui vont être soit suscepti d'être arrêtés ne vont pas s'arrêter parce qu'ils auront peur d'être victime de tir policier.
C'est ça ce qui est quand même déjà un petit peu le cas. C'est déjà le cas mais ça va s'accélérer. Tout à fait. parce que en fait ça reste quand même euh les personnes noires ou arabes sont 20 fois plus contrôlées que le reste de la population et sur la tranche des 18 25 ans, c'est sur eux que qu'il y a le le plus de contrôles aux facièes.
Donc plus de 41 % des contrôles sont faits d'après la défenseuse des droits sur cette cible là. et ils sont faits par pas parce qu'en fait ils sont en train de de mener une action euh ou euh parce qu'en fait il ils sont en train de de commettre quelque chose de d'illégal. Ils sont contrôlés juste parce qu'ils ils ressemblent à ce qu'ils sont.
Donc c'est uniquement du profilage et c'est vrai que déjà aujourd'hui il y a beaucoup de parents, il y a beaucoup de gens qui ont la crainte dès qu'un enfant prend la voiture dès qu' même quand il conduit pas et qu'il sort le soir et qu'il est homme, c'est c'est vraiment une peur. On on n'arrête pas de régulièrement nous dire que en fait la police est dans un désarrois, que à chaque fois que vous êtes sur un procès, je l'ai encore vu à l'assemblée, on nous explique la mortalité des policiers. Mais en fait, si on observe les chiffres, la mortalité euh policière, elle s'est énormément réduite sur ces dernières décennies et parce que on n'est plus en France, on n'est plus à l'époque de de mes plus ces époques-là.
Donc en fait, ils ne sont plus dans ces situations là. Et la mortalité, pourquoi on n'arrive pas à préciser les chiffres de la mortalité policière ? C'est parce que c'est le ministère qui gère ces chiffres là et ils englobent dedans toutes les suicides de la police.
Et si la police se suicide, c'est très triste et je pense qu'il faut trouver des solutions. Mais c'est certainement pas en en allant dans une voie qui qui qui de surenchère. Voilà, parce que le pacte social bah il va être de plus en plus compliqué à maintenir et à équilibrer et donc le rapport police population ne va faire que s'exacerber encore plus.
Donc en fait c'est c'est c'est une loi qui a qui a été mis à l'ordre du jour uniquement parce que c'était une promesse. J'étais sur un plateau de BFM au moment de la de la mort de Naël et je me souviens très bien de la pression des syndicats de police. le ministre du pont Morétier devait rentrer et juste avant en fait, il y a eu le communiqué Alliance qui qualifiait en fait les jeunes de nuisible, d'indés et que en fait si on ne faisait pas quelque chose contre eux ou leur famille que en gros les policiers allaient déposer les armes et et en fait ben du monsieur Dupour Morretétier est arrivé en en expliquant queen fait ils allaient retirer des droits sociaux aux parents des jeunes.
En fait, c'est toujours de la pression policière. Laurent Nunz aujourd'hui apparaît comme celui qui d'une manière très pédagogique nous dit que c'est rien. C'est quasiment une loi administrative.
Alors que lui-même était bah oui. Alors que lui-même était préfet. lui-même a à connaissance et et conscience que les 24 heures euh les premières 24 heures sont décisives. lui aujourd'hui est ministre de l'intérieur et qu'il sait que en tant que ministre de l'intérieur en fait il est le patron de cette police et que cette police a la force létale que nous n'avons pas et qu'à partir du moment où on octroit une force létale à des individus dans une société, ils doivent être contrôlés et c'est le rôle de l'État de d'être garant de nos vies et donc c'est à l'État de vérifier à chaque fois qu'il y a usage de larme et qu'elle est morte mortelle de s'assurer que c'était il n'y avait pas d'autres solution parce que jusqu'aujourd'hui la doctrine a toujours été en cas de doute ne tirait pas et il est en train de transformer cette doctrine il est en train d'octroyer au policiers le choix de vie ou de mort sans contrôle et donc il leur donne un permis de tuer et il leur offre ce bouclier juridique qui va être la mortalité de nombreux jeunes en France et c'est pas une qu'un une histoire.
C'est pour ça que je pense que les gens commencent à le comprendre. C'est pas qu'une histoire de de racisé ni une histoire de jeunes issus des quartiers populaires. C'est d'abord eux effectivement mais ça va toucher tout le reste de la population.
Je pense que tout le monde a vu les images de Sainte Soline. Tout le monde les a vu. C'est c'est c'était pas des racisés hein, c'était des c'était une d'autres gens.
Vous voyez ? Donc ça va toucher les féministes, ça va toucher les écologistes, ça va toucher toute personne qui ne rentrera pas dans le cadre de plus en plus rigide de ce gouvernement. Donc il y a il y a un vrai enjeu à ce que tout le monde se mobilise.
Et quand j'entends des députés eren aller à la télé qualifier les familles qui étaient sur place de racaill alors qu'on a dû subir pendant 4 heures des insultes où eux nous ont des députés hein nous qualifi racaill de multirécidiviste et cetera alors qu'ils ne nous connaissent pas et qu'il nous et qu'on a du sterre pendant 4 heures parce que si on bougeait d'un poil en fait les huissiers nous sortaient et ils arrêtaient pas de nous le répéter. et que la seule chose qu'on a fait, c'est c'est à la fin de juste rappeler que en fait nous sommes les justes et c'est nous qui défendons l'état de droit et c'est eux qui sont en dehors de l'arc républicain et qu'on se laissera pas faire et que cette loi elle n'est pas définitive et qu'on continuera et qu'on a juste levé le point en disant pas de justice paspa et qu'ils osent nous qualifier de racaille alors que leur chef de fil ce jour-là se nar le même jour Ouais même le même jour c'était un cadeau qui a qui a été fait quand même un cadeau héritage de son père à la fille qui quand même est parti partout s'afficher en déclarant qu'elle allait être présidente. On oublie complètement que quand même elle est multirécidiviste, que c'est quelqu'un qui est condamné, qui a volé des millions à un peuple et ce peuple là, elle veut en devenir présidente et on nous qualifie nous de racaille alors que leur leur chef de fil et leur future candidate est la actuellement l'une des plus grandes racailles de France.
Donc en fait, c'est quand même assez folklorique et quand j'entends quand je vois le tweet de monsieur Rotaillot également qui dit que nous sommes la honte de la République, euh qu'on s'entende euh si vous regardez les vidéos euh je je ne rentrerai pas dans toutes les dingueries qu'il a faites euh qui qui n'ont qu'un seul but qui est un but électoraliste. Je ne rentrerai pas dedans. Si vous regardez juste la cohérence quand même d'arrin qui avait le le qui avait le même poste qu'à Nunz en 2022 était sur tous les plateaux à se à se moquer du du programme de de Marine Le Pen en disant que c'était impossible la présomption de légitime défense et il a justifié partout en disant que c'était pas possible en fait que c'était normal de contrôler la police.
En fait, il était quand même ministre de l'intérieur en 2022. Aujourd'hui, c'est le ministre de la justice et voilà. on on change le récit, on raconte autre chose.
C'est effectivement, votre titre est très bien, dans toute époque euh de dérive fasciste et ben c'est ce qui se passe en fait. On inverse les rôles, on change le sens des mots. Euh la racaille, c'est plus Marine Le Pen, c'est moi qui n'ai aucun casier judiciaire.
Euh c'est ça en fait, on on retourne les situations. Donc ça peut marcher peut-être euh chez Trump euh qui a un électorat où en fait en gros euh bah il utilise des mots de 5e en pensant que ça marche aux États-Unis. Je pense qu'en France, vu notre héritage de droits humain, vu euh notre notre éducation et notre culture et notre accès à tout ça, qu'on soit riche ou pauvre, ils vont avoir plus de mal. [grognement] Excusez-moi, mais je suis mais je suis un peu fatiguée mais je suis surtout Tu as raison.
Et tu as raison. Et il reste à rappeler qu'en plus la France a été interpellée à trois reprises par des organes par l'ON nu comme le pays de l'Union européenne avec le plus grand nombre de blessés ou de tués par des agents de la force publique. On est en moyenne à 60 morts par an des mains de la police quand même.
Alors que par exemple en Allemagne c'est un tous les 10 ans et on et on nous dit que c'est normal. Et d'ailleurs, ça me je sais pas si tu le vois mais dans tous les articles, ils disent que euh euh que en fait vous en tant que partie de gauche euh vous dites que il y a priori euh que la France est a priori championne d'Europe de enfin je veux dire c'est pas a priori c'est factuel c'est des données scientifiqu sachant sachant qu'en plus il y a une enfin jusqu'à très récemment il y avait une différence dans les chiffres entre la police et la gendarmerie. Ça ça exte pas la gendarmerie de sa responsabilité, notamment dans la la mort d'Adamoré où c'était d'ailleurs les 10 ans.
On est cette séquence, elle est quand même particulière parce qu'ils inscrivent ce texte de loi le jour du procès de Le Pen et il donnent une victoire à Le Pen parlementaire et euh le surlendemain de de l'anniversaire de la la mort de d'Adama Traoré. Donc cette cette ambiance là, moi j'ai trouvé que dans l'Assemblée nationale, elle était particulièrement tendue, mais jusqu'à présent, il y avait quand même une une différence dans les méthodes entre police et gendarmerie. Côté gendarmerie, ce que ce qu'il font plutôt, c'est quand il y a un tir, le la convocation, elle est censée être la règle et la garde à vue la règle.
Et là, la police demande un droit spécifique euh qui du coup sera étendu au gendarme. Et dans le même temps, Retaillot quand il était ministre de l'intérieur, il a mis des nouvelles consignes aux gendarmes sur les refus d'optempéré qui sont les des consignes de poursuite. Or, tout ça et est et il y a il y a il y a les tirs et il y a le risque d'augmentation du nombre de morts parce que dans la question euh des refus d'obtempéré, il y a trois phénomènes qui sont les principaux euh qui sont à l'origine des refus d'obtempérés. défaut de permis, enfin pas de permis quoi, défaut d'assurance ou consommation euh d'alcool la plupart du temps ou de stupéfiant, mais c'est plutôt d'alcool que la majorité c'est de la c'est c'est de l'alcool la drogue de et les défauts de permis, c'est aussi beaucoup lié en France, on a quand même un permis avec des points qui se sont réduits.
On a aussi un kilométrage enfin des vitesses qui se sont un permis qui est cher, voilà, qui se sont réduits, on a un permis qui est cher. Donc il y a aussi tout ça qui explique et avec la le la nouvelle méthode là qui a été mise en place, il y a un risque d'augmentation mais par ailleurs enfin je veux dire tu parles de la circulaire du mois de mai sur les courses poursuites cet après-midi mais c'est faut faut faut je je je le dis aux personnes qui nous écoutent il y a peut-être des gens qui peuvent se dire ah ouais mais c'est logique si quelqu'un s'enfuit bah c'est logique que la police ou la gendarmerie le poursuivent mais on vient de parler je viens de dire que un des cas c'était les personnes qui ont consommé de l'alcool Donc la logique même si jamais une personne a consommé de l'alcool, c'est qu'elle va mettre en danger des personnes sur la route en roulant. Et si on la fait conduire encore plus vite parce qu'on on la prend en chasse, ben on risque de de d'augmenter le les risques qui existent sur la route.
Mais la loi permitué, moi le le la chose la plus grave que j'ai que j'ai vu, c'est la manière dont ça s'est passé dans l'assemblée parce qu'en fait en en activant l'article 442 de la Constitution qui enlevait tous nos amendements, nous faut voir quelle était notre stratégie parlementaire, c'était de bloquer la loi. On va pas se mentir, on est contre. Donc on voulait déposer des sous-amendements et puis essayer de bloquer ce machin 600 je crois plus que ça. [rires] On en avait un paquet un gros paquet mais l'article 442 pour expliquer bah ça supprime tous les amendements qui ont pas été étudiants en commission.
Il restait donc quatre amendements. Quatre amendements ça veut dire 8 minutes de débat. Enfin 2 minutes par amendement plus le débat qu'il peut avoir lieu après.
Mais ça voulait dire une une trentaine de minutes grand maximum de de débats sur le sujet. Et à partir du moment où ils ont activé l'article 402, en fait il nous restait rien. Oui, votre arsenal il était ce qui mais ce qui est intéressant parce que je trouve aussi au travers de cette loi, c'est que ça montre aujourd'hui la dérive du ministère de l'intérieur qui est en vérité ne commande plus la police mais subit en tout cas obéi aux ordres des syndicats policiers d'extrême droite parce que il y a eu une révélation cette semaine du canard enchaîné qui dit quand même que sur une mobilisation des syndicats policiers sur des questions de revalorisation salarielle le syndicat Alliance police a fait pression sur Nounè pour qu'il octroie des droits syndicaux que ces policiers puissent manifester et être payés ce qui est quand même assez lunaire [raclement de gorge] parce que dans ce pays quand vous manifestez [grognement] que vous faites grève, vous êtes pas payé, vous payez de l'argent, vous perdez de l'argent.
Donc là, il y a une pression d'Alliance police qui est quand même le syndicat à la manœuvre et qui depuis des années influe dans dans les différents ministères, fait avancer ses propositions et aujourd'hui le ministre de l'intérieur, mais c'était déjà le cas avant, c'est plus le ministre de l'intérieur de la de la police, c'est en gros le porte-parole d'Alliance police. Ces gens viennent livrer les éléments de langage des syndicats policiers. C'est une charmante affiche où il est en pentin comme ça.
Donc c'est donc c'est c'est extrêmement c'est le pentin de du syndical. C'est extrêmement gravissime. Mais je pense que il faut aussi quand même mesurer que il s'attendaient pas à ce qu'il y ait une telle mobilisation citoyenne autour de ce sujet-là.
Parce que moi, je suis convaincu personnellement que déposer ce texte le 7 juillet, c'était une volonté de le passer sous silence parce qu'il y avait l'affaire Le Pen. En disant on va régler ça quatre amendements, allez en 2 heures parce qu'ils vont faire des interruptions de séance, ils nous connaissent. On va le faire voter rapidement.
On va parler que de Marine Le Pen, un peu de Rima Hassan et rien sur le permis de tuer. Sauf qu'il y a eu une telle mobilisation, il y a eu des le collectif ça va a fait un tel travail d'élargissement avec des avocats, des prises de décision du syndicat de la magistrature, du syndicat des avocats de France que finalement le soir toute la presse en parler, il y a des dépêches à FP qui aujourd'hui document le fait qu'on est à 200000 300000 400000 500000 signatures. Je crois qu'ils [grognement] sont aperçus que finalement ce sujet ça concernait pas quelques collectifs de famille de victimes, quelques députés de gauche et quelques syndicalistes.
C'était un sujet sociétal qui met quand même dans ce pays le fait qu'aujourd'hui un policier pourra tirer, tuer et ne pas être poursuivi. Parce qu'il y a il y a beaucoup de j'ai lu beaucoup de chercheurs qui disent en fait ça va être désinhibé le policier c'estd que on vient de te dire tire et tu seras protégé par la loi. C'est ça le message l'avocat même parce que quand vous assistez au au procès policier c'est très souvent un même avocat, c'est maître Liénard.
Et à chaque fois sur tous les procès de l'article 435-1, il indique tout le temps dans sa plaido que en fait ce n'est pas la faute du policier, c'est le cadre législatif qui a instauré un flou avec cette notion de susceptible d'eux qui fait que en fait il sait pas s'il doit tirer, pas tirer et cetera. C'est pas de son fait. Et donc le monde qui a fait un article le jour où en fait il y avait euh il y avait le vote à l'Assemblée euh il ils lui ont posé la question et il a répondu très clairement queen fait il il était défavorable à cette loi parce que en fait même si ça ne concernait pas tous les policiers que le message qui allait être passé c'est lâchez-vous.
Donc même le l'avocat qui défend les policiers généralement dit qu'il est contre sachant que 40 % des policiers n'ont pas fait leur séance de tir. Tout à fait réglementaire c'est aussi un autre sujet. Tout à fait.
Oui. Puis en fait il y a il y a il y a ils ont effectivement trois fois dans l'année 40 tirs à faire et ils ils disent tout le temps qu'ils ne peuvent pas les faire. Euh on compare euh on octroie les mêmes droits aux policiers aux gendarmes.
Or les gendarmes sont militaires de formation. Les policiers municipaux. Faut savoir qu'en France quand même, ben c'est un métier qui a un désaveu mais qui est qui est surtout lié à la manière dont en fait ils sont instrumentalisés euh et que du coup il faut quand même des policiers et donc euh et ben en fait on recrute à ils ont abaissé la note.
Euh non mais la note d'entrée elle est devenue tellement basse que n'importe qui peut rentrer. On a abaissé la note. On a réduit le temps qui était de 12 mois.
On l'a réduit de 3 mois et aujourd'hui on assiste à des procès. Le dernier procès auquel j'ai assisté et qui montre combien les premières heures sont nécessaires parce qu'il y a quand même des policiers et ça c'est important qu'on le dise, il y a quand même des policiers qui font leur travail. On l'a vu avec le le procès d'Olivier Com qui, je rappelle a amené la plus grande condamnation, soit 10 ans pour un pour un policier.
C'était la première fois. Il est reparti en fourgonnette. On narrivait pas à y croire tellement ça n'était pas arrivé au préalable.
Mais pourquoi ça a été possible ? Parce qu'en fait, il y a eu immédiatement une juge d'instruction qui a qui a été nommé que la version policière, celui qui a tiré, a dit que en fait il avait course poursuité cette voiture parce que elle zigzaguait d'une voix à l'autre et qu'elle était en en de grande vitesse. Les caméras ont prouvé qu'il était sur la route.
C'était le juste au début du confinement. Il était sur un kilométrage qui était totalement normal. Si en fait il y avait pas eu en fait la possibilité de de tout de suite enquêter, elle aurait jamais pu récupérer les caméras.
Elle aurait jamais pu récupérer euh faire que ce monsieur ait une garde à vue et que ce monsieur qui a eu une garde à vue qui a été quand même décalé de 48 he bah il s'est avéré que dans son téléphone portable parce que je pense que les gens doivent comprendre où on en est avec la police, dans son téléphone portable, bah il y avait une petite note, hein, une petite note qui euh expliquait au policier qui avait tiré en en gros, il a révisé, il y avait une note qui expliquait au policier qui avait tiré alors tu dois dire que tu as fait ça. Tu dois dire que tu as tiré là. Tu dois dire que quand on t'a touché, tu t'es réveillé, que tu étais dans un effet tunnel.
On lui a raconter les trois départements qui ont été voilà tunnel, on lui a tout raconté pour que ça rentre dans le cadre de la 435. Faut aussi rappeler que ce policier qui était de la BAC en fait il était dans un groupe télégram qui était un groupe télégram de refus d'aempéré et que quand un des policiers a un refus d'aempéré, il le balance dans le groupe et en fait bah il a informé tout le long de tout ce qu'il a fait et en fait il y avait de l'excitation d'autres policiers. Alors qu'est-ce qui se passe ?
Vas-y, vas-y. C'est quand même à ces gens-là parce que c'est pas toute la police, mais il y a des gens comme ça dans la police qu'on va confier nos vies et qu'on va penser qu'ils ont un juste discernement. Alors que vous savez comment il était appelé dans le centre de tir, celui qui a tué, il il s'appelait euh euh Gilbert dans le M ou quelque chose comme ça parce que depuis qu'il était petit, son père était gendarme et en fait il faisait que tirer.
Donc en fait de n'importe où, il visait bien. Il a eu les pires notes, il a pas pu rentrer dans la police. Il était tout le monde disait qu'intellectuellement il était assez limité.
Il est passé par agent de sécurité, c'est un autre parcours pour ensuite rentrer dans la police. Et il est rentré dans la bague de nuit qui est censé être quand même l'élite de la police parce qu'il tirait comme ça. Il est rentré pour ça dans la police.
Et donc c'est à cette personne-là qu'on confie nos vies. Une personne qui parce que dans le dans la le le code de la police, il y a une notion de discernement en fait. Mais pour avoir du discernement et une capacité euh de juger des choses, il faut quand même avoir un été bien formé, deux avoir la capacité de comprendre et donc il faut qu'il y ait un travail de contrôle euh lors de de de le de leur formation pour s'assurer queen fait les textes sont très clairement compris et pour qu'il le soit au plus large et au plus grand nombre, ils doivent être dans un cadre très clair et cette loi, elle ne l'était pas. l'article 435-1 et au lieu de réviser cette loi qui a été euh euh l'ONU euh toutes les toutes les associations de défense des droits humains ont indiqué qu'elle était dans un cadre flou, au lieu de reprendre cette loi-là, on élargie, on l'élargit et on l'aggrave en disant "OK, tu as le droit de tirer et puis écoute, bah si tu tires, de toute façon, on te on tu n'auras pas à rendre des comptes, fais-toi plaisir." C'est ça que ça veut dire.
Donc c'est un permis de tuer. Et ce qui est important de rappeler, c'est qu'effectivement parce qu'il y a beaucoup de gens qui à un moment donné se sont dit on continue, on continue pas la pétition parce que la loi est passée. La loi elle est pas passée.
Oui. Voilà. Il faut expliquer à quoi ça sert de continuer de signer de la pétition.
La loi elle est pas applicable puisque c'est une première lecture. Donc la loi, elle est aujourd'hui elle peut être retirée, elle peut être battue au Sénat, elle peut être battue même si on n pas trop d'espoir, elle peut être battue au retour sur un vote mais surtout il faut maintenir la la pression. Donc il faut signer signer faire tourner partager parce que c'est en fait c'est la pression populaire qui va faire reculer le gouvernement et qui va faire qui va au bout d'un moment le ministre va se dire ce texte il est trop explosif un an d'une élection présidentielle donc finalement on l'enterre parce que c'est trop dangereux.
Le ministre de l'intérêt d'Arman était quand même à l'époque contre ce texte. Donc ça ça veut dire quand même le climat dans lequel on a évolué. C'estàd que des gens qui des gens qui a 2 ans disaient ce texte cette proposition de l'extra est dangereuse.
Ça va entraîner des morts font les mêmes qui aujourd'hui vient d'expliquer qu'il faut la mettre en place. Donc continuez à signer cette pétition, faitesla tourner, faites-la circuler parce que c'est en étant le plus nombreux possible qu'on pourra faire reculer ce gouvernement et les soutiens qu'il a. Il faut comprendre je crois moi on m'en a parlé à deux reprises aujourd'hui dans la rue des gens qui m'ont croisé qui m'ont dit "Bravo la bataille que vous avez mené et cetera.
Euh et ça des moments parlementaires qui passent de manière assez rapide et assez large dans la population parce que je vois les les vidéos qui soit de la séance soit des gens qui ont fait des vidéos pour expliquer parmi nos nos députés euh c'est des vidéos qui font un nombre de vues qui est assez hallucinant qui sont très viral des millions de vues des millions de vues sur des vidéos qu'on est en période presque de vacances là en plein été C'est ça. C'était Marine Le Pen qui était au centre de l'actualité médiatique. Donc quand il y a des enfin en tout cas nous c'est comme ça qu'on l'analyse sur les les réseaux.
Quand il y a des sujets comme ça qui vont aussi vite et où je veux dire quand on en parle dans la rue c'est que ça devient un sujet de société quoi. Les les personnes qui m'en parlaient elles étaient en train d'en parler entre elles et elle me voit passer ell dis elle disent "Oh là là trop bien la bataille." Quand c'est comme ça, les politiques qui votent ce type de loi, ils se disent "Ou là ça craint !
Ou là ça craint parce que ça veut dire que il y a des gens qui vont venir les voir et leur dire "Mais toi, tu as voté quoi sur la loi permis de tué ?" Et quand c'est comme ça, il y a la possibilité justement de faire reculer parce que tous les gens qui prennent ces décisions là, c'est des politiques. Que ça soit ceux qui sont au Sénat, que ça soit ceux qui sont à l'Assemblée ou que ça soit les gens au gouvernement, c'est des gens qui sont censés rendre des comptes à un moment donné et notamment dans les élections.
Et ben, il y en a, je pense qu'ils sont aujourd'hui, mardi, ils étaient déjà pas très fiers pour certains de voter ce truclà. Aujourd'hui, ils sont dans un état d'esprit qui est assez un certain nombre de macronistes d'ailleurs qui ont pas voté la loi, ce qui ce qui est quand même ils sont ils sont c'est pas souvent qu'ils sont autant éclatés sur un vote. En général, ils viennent jamais voter parce qu' ils font pas grand chose en ce moment mais quand ils votent en général ils votent à peu près pareil. et le fait qu'il y en ait quand même une quinzaine qui est qui est votée contre et des noms qui sont quand même assez connus dans les parlementaires macronistes.
Ça veut dire que ils sont pas très à l'aise avec ce texte [grognement] de loi. Euh ils étaient pas d'accord en 2022 sauf que là c'est le texte de leur ministre donc ils sont toujours pris dans espèce de truc vraiment passé en force quoi. Enfin, en fait, on a pas eu de il y a pas eu de débat sur ce sur texte, mais c'est vrai parce que à chaque fois en vrai, à chaque fois qu'il y a un sujet que nous on identifie comme dangereux, on essaie de faire ce qu'on fait là, c'est-à-dire faire monter le sujet, casser euh l'espace médiatique pour le mettre et on y arrive pas très souvent, il faut être honnête sur un certain nombre de textes.
Et là, c'est vrai qu'en moins d'une semaine qu'on s'est retrouvé sur la conférence de presse à l'Assemblée où en vrai, à part les initiés, personne n'en parlait. Aujourd'hui, dans ce pays, tout le monde est quasiment au courant qu'il y a un texte de loi qui va permettre au policier de tuer. Donc, c'est quand même étit plusieurs semaines qu'on était dessus.
Et parce qu'on avait peur que ça arrive, on en parlait souvent avec les parties de gauche qui disaient "Non, mais c'est peut-être à la rentrée, c'est peut-être" et on et on se préparait en fait avec parce que on avait on a démarré ça avec l'ONG Flagrandie, il y a eu Amnistie Internationale, la Ligue des droits de l'homme et ensuite on nous ont rejoint plusieurs syndicats le syndicat des avocats de France, le syndicat de la magistrature, l'association des avocats pénalistes et en dernier ça a été les plus durs à à raller, mais parce que je pense qu'ils avaient besoin de voir où on allait euh les avocats euh du barreau de Paris. Et derrière quand quand quand on a compris que c'était au calendrier et cetera, bah c'est vrai qu'on a organisé euh on a demandé au parti de de nous rejoindre et donc on voulait qu'il y ait toute la gauche et quand on a commencé, c'était une petite réunion entre nous, on savait pas comment ça allait sortir et on s'est donné de la force, on s'est donné des outils, chacun a à travaillé. Nous on a organisé avec la la pétition.
Vous avez aussi un outil d'interpellation des députés sur votre site. Exactement. Il faut signer à tous les députés.
Je tiens je tiens à préciser qu'on a écrit à tous les députés et en fait les seules réponses avec un argumentaire préparé avec le syndicat des avocats de France pour expliquer que c'était pas une loi police ou antipolice mais c'était juste sur un point de vue de droit humain, de droits européen, d'état de droit. en fait, on on est on est on était pas bon et qu'il fallait vraiment euh ne pas voter cette loi. Et bien en fait, les seules réponses qu'on a eu, ça a été euh honnêtement, c'était que des députés euh France insoumise qui nous ont dit bah évidemment qu'on va voter contre et euh quelques députés PS euh et PC, mais tout le reste, il y a eu aucune réponse, rien du tout. les avocats euh le syndicat des avocats de France a même fait des des courriers plus particuliers au au aux députés centristes euh puisqu'on avait vu Ouais. parce qu'on avait vu quand même que sur la liste des centristes en gros un/4 de cette liste là sur des lois euh euh type des lois immigration votaiit en général contre et donc était possiblement récupérable.
Donc en fait, ils étaient entre 50 et 60. Ben en fait ils ont spécifié des choses avec eux. Mais pour autant nous ce qui nous a frappé en tant que famille depuis le balcon, c'était de voir combien en fait euh le centre parce qu'on parle souvent du centre en fait, bah il y en a plus vraiment.
En fait, c'était vraiment la gauche euh jusqu'au Parti socialiste et puis et puis après bah en fait tout le reste, ils applaudissaient ensemble quand toute la gauche vous étiez debout, que vous faisiez des rappels aux lois et tout. Il vous observaient comme si en fait on était aux eaux et que en fait c'était des animaux en face. Enfin, c'était vraiment il y avait il y avait a il y a plus de d'arc républicains, il y a plus de de centres.
Ça c'était assez frappant et ça nous a interpellé en nous disant "OK, donc en fait ce qui se passe là parce que il y avait aussi tout le discours, les signes, leur manière de nous parler et cetera, on s'est dit OK, donc en fait c'est un avant-goût de 2027 quoi." Et euh et ça c'était assez flippant. Merci beaucoup.
Quelqu'un voudrait nous faire un mot de la fin peut-être ? Thomas, Samia, Antoine ? Non, moi je simplement dire que merci au collectif.
Ouais, merci au collectif pour et bravo, bravo, bravo pour ce que vous faites malgré les conditions un peu difficiles et le fait que ce soit personnel. Oui, parce que le gros de la bataille, c'est quand même les collectifs qui le font. C'est-à-dire nous, on est dans les myycle, on parle et on fait nos vidéos et c'est on a des équipes qui nous aident et tout.
C'est on est dans un confort. Moi, je veux bien rajouter un petit truc parce que les gens ont souvent l'impression que stop aux violences d'état, les gens pensent parfois même qu'on est une ONG. [rires][souffle coupé] Je rappelle juste qu'en fait on est une association, on est H en tout. euh une moitié à Marseille, une moitié à Paris que en fait on a aucune subvention d'État parce que étant donné nos sujets, c'est un peu compliqué.
Euh donc en fait, j'invite toutes les personnes qui nous regardent à euh à à s'abonner à notre page pour suivre. Euh j'invite toutes les personnes qui qui ont suivi euh un petit peu notre notre travail euh et qui ont envie de s'investir euh pour la suite de s'engager avec nous parce qu'on a besoin de force euh et euh parce qu'il faut un petit peu de sous pour la lutte, de pas hésiter à faire des dons quel que soit le montant. On est quand même beaucoup en France et et voilà, c'est pas pour se payer, c'est juste pour pouvoir faire les actions communes.
Vous avez dû voir, il y a une qualité quand même de travail, de graphisme, de contenu, tout ça. Bah, c'est quand même voilà, c'est du travail et le travail ben en fait, il même une expo itinérante qui tourne en France. Oui, c'est le projet 435-1 Maté qui est un projet de sensibilisation.
On a fait plusieurs villes. Oui. Oua, j'ai vu les vidéos.
Tu as vu les vidéos ? Vous pouvez aller sur le site, vous allez voir, c'est vraiment un travail de sensibilisation sur l'article 435 avec une série de fresques qui ont été faites par un artiste qui s'appelle Jérémy qui avait travaillé sur un projet au préalable qui s'appelait Distorsion pour ceux qui se souviennent avec Emmanuel Macron en gilet jaune et Bornier, Marine Le Pen voilé, c'était lui. Et en fait donc ça ça explique le parcours des familles depuis le deuil jusqu'à on espère l'abrogation de la loi.
On a fait déjà civil en France. On sera présent cet été aux universités euh d'été de la France insoumise, donc où vous allez pouvoir voir l'exposition, elle est elle est vraiment superbe. Et ensuite, on sera à la fête de l'huma.
Euh donc voilà, donc on espère vous rencontrer et faire que vous veniez nous rejoindre. Ben merci beaucoup. Merci à toutes et tous.
Donc on signe la pétition, on la fait signer, on interpelle les députés et on va mettre on va mettre le lien de votre site et de votre compte Instagram en bio comme ça enfin en commentaire plutôt comme ça vous pourrez vous abonner et faire des donations. Donc merci à toutes et tous et on vous souhaite une très bonne journée, soirée et merci d'avoir suivi cette émission. Au revoir.
Andrée Taurinya