Budget : «Il va falloir résister au délire fiscal qui nous menace à nouveau», prévient François-Xavier Bellamy
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Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est en train de se passer dans le pays, François-Xavier Bellamy ?
- 2:12OuverteRéponse partielle
Ce que vous voyez, c'est aussi la conséquence du chaos migratoire ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Quelle doit être la stratégie de Beauvau ?
- 4:55FerméeRéponse directe
Il y a eu 1793 gardes à vue depuis lundi. Qu'est-ce que méritent ces voyous ?
- 5:10RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est suffisant quand on agresse des policiers ?
- 6:47ComplaisanteRéponse directe
Il faut bloquer les allocations familiales aux familles qui ne tiennent pas leurs enfants.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueFait
« Ce n'est pas une mobilisation lycéenne. Ce n'est pas un mouvement lycéen. »
- 0:53Invité politiqueFait
« La note du renseignement qui a été publiée hier le confirme par vos confrères du Figaro. Elle montre que tout cela a été déclenché d'une manière extrêmement rapide, parfaitement artificielle. »
- 1:17Invité politiqueFait
« C'est un laboratoire du chaos. »
- 1:27Invité politiqueFait
« La France insoumise est en train d'organiser la répétition générale du chaos qu'elle cherche à organiser en France. »
- 1:49Invité politiqueFait
« l'effondrement éducatif, la déconstruction de l'autorité, le chaos migratoire. »
- 2:25Invité politiqueFait
« notre pays a organisé pendant des années une immigration massive, tout en déconstruisant l'autorité et en refusant de transmettre. »
- 3:55Invité politiqueFait
« Une femme qui, hier, s'est fait brûler au visage par un jeune qui l'asperge avec un spray et un moyen de... »
- 5:25Invité politiqueFait
« Il suffit d'appliquer les peines prévues aujourd'hui dans le code pénal. »
- 6:14Invité politiqueChiffre
« Le lycée Nelson Mandela, 77 millions d'euros qui a été brûlé. Le lycée Paul-et-Loire, devant lequel était M. Bali Bagayoko, 45 millions d'euros de restauration qui a été dégradée. »
- 8:51Invité politiqueFait
« l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'État et avec cette première dépense publique, nous avons aujourd'hui le système éducatif qui décroche le plus en Europe. »
- 9:44Invité politiqueFait
« ils ont été privés des moyens même d'articuler une phrase dans un français normal, d'avoir plus de dix mots de vocabulaire courant, de commencer ou de finir une expression sans un wesh ou un wala. »
- 10:28Invité politiqueFait
« Je crains moins le choc des cultures que le choc des incultures. Nous y sommes, nous y sommes. »
- 16:16Invité politiqueFait
« on a regardé avec une attention fébrile si les taux d'intérêt à 10 ans de la France allaient dépasser les 5%. »
- 17:20Invité politiqueFait
« Résister au délire fiscal qui nous menace à nouveau. »
- 17:45Invité politiqueFait
« la dette est un risque existentiel pour le pays. »
Temps de parole
- François-Xavier Bellamy82 %
- Présentateur16 %
- ?2 %
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La grande interview européen CNews, Romain Desarbres. 8h13, la grande interview CNews européen avec ce matin François-Xavier Bellamy. Bonjour François-Xavier Bellamy. Merci beaucoup d'être avec nous, vice-président des Républicains et député européen. On va balayer toute l'actualité, mais on va commencer évidemment par ce qui se passe en ce moment. L'actualité autour de cette mobilisation lycéenne qui est en train de virer au chaos. Des milliers de lycéens, de militants d'extrême gauche et des milliers de racailles, il faut le dire, dans les rues de France, hier notamment. Ils volent, cassent, agressent, incendient, dégradent.
Qu'est-ce qui est en train de se passer dans le pays, François-Xavier Bellamy
? D
'abord, il faut dire une chose très simple. Ce n'est pas une mobilisation lycéenne. Ce n'est pas un mouvement lycéen.
Et
la vérité, c'est que la note du renseignement qui a été publiée hier le confirme par vos confrères du Figaro. Elle montre que tout cela a été déclenché d'une manière extrêmement rapide, parfaitement artificielle. C'est la raison pour laquelle on constate tous la pauvreté des revendications supposées par ceux qui animent ce mouvement. En réalité, on ne brûle pas des lycées parce qu'il y a cours le samedi matin. Ça n'a strictement aucun sens. Ce n'est pas un mouvement lycéen. C'est un laboratoire du chaos. Et je crois qu'il faut le dire et il faut voir ce que nous avons sous les yeux et dire ce que nous voyons aujourd'hui.
La France insoumise est en train d'organiser la répétition générale du chaos qu'elle cherche à organiser en France. Et ce que nous sommes en train d'observer, ça dépasse d'ailleurs la France insoumise, c'est je crois le condensé de tout ce qui menace
notre
pays, son unité, son avenir. Tout ce qui le menace, c'est-à-dire, c'est vrai, l'effondrement éducatif,
la
déconstruction de l'autorité, le chaos migratoire. Depuis des décennies, tout cela s'agrège et s'accumule pour produire ce que nous voyons aujourd'hui, ce cocktail de vide intérieur, de violence, d'absurdité organisée, ce cocktail de destruction qui en réalité ne peut que représenter un risque existentiel pour l'avenir de notre société.
François
-Xavier Bellamy, ce que vous voyez, c'est aussi la conséquence du chaos migratoire ?
Bien
sûr, mais pas seulement, mais aussi cela. Et encore une fois, ce qui est explosif dans la situation, c'est que nous avons organisé, notre pays a organisé pendant des années une immigration massive, tout en déconstruisant l'autorité et en refusant de transmettre. Et je crois que c'est l'addition de ces facteurs qui fait qu'aujourd'hui, nous nous trouvons dans une situation où des jeunes sont, d'une certaine manière, piégés eux-mêmes dans ce vide vers lequel ils sont entraînés. Je ne veux pas dire par là qu'ils ne soient pas responsables. Je n
'ai
pas la culture de l'excuse sociale comme le sociologue que j'entendais hier sur une radio du service public nous expliquer que ces jeunes ne sont pas coupables quand ils brûlent des camions de pompiers, qu'ils sont seulement mal considérés, que c'est nous qui sommes coupables de la manière dont nous les regardons. Non, ça n'a aucun sens. Évidemment que chacun doit assumer sa responsabilité. Et c'est par là que commencera le retour de l'autorité qui ramènera la paix dans le pays. Mais on voit bien aujourd'hui, on voit bien, et tous les Français le savent et tous les Français le voient. Et c'est un nouvel exemple de ce qui nous le prouve aujourd'hui. Il faut tout reconstruire maintenant, tout.
Tout est à reconstruire. Ce sociologue,
vous
l'avez entendu sur France Info.
Exactement. Quelle doit être la stratégie de Beauvau ? Quelle doit être la stratégie du ministère de l'Intérieur et du ministre de l'Intérieur, et donc du gouvernement ? Il faut frapper fort au risque qu'il y ait une bavure, ou il faut laisser faire au
risque que ce mouvement dure ? D'abord, le plus important,
c
'est de maintenir l'ordre, et pour maintenir l'ordre, de garantir que tout acte violent sera suivi de sanctions, et que ces sanctions soient immédiates et qu'elles soient visibles. Je voyais, je prends un exemple parmi 100 autres que nous avons vus sur les réseaux sociaux. Une femme qui, hier, s'est fait brûler au visage par un jeune qui l'asperge avec un spray et un moyen de... On l'a montré dans la matinale de CNews. Ce jeune-là, il repart paisiblement, presque les mains dans les poches, sur les images. Il faut qu'il soit évidemment interpellé, que tout le monde le sache, et que ce jeune soit puni, et que, s'il est mineur, ses parents soient aussi tenus responsables.
Parce que l'effondrement éducatif, c'est bien sûr l'effondrement de l'école, que je l'énonce depuis des années, mais c'est aussi la responsabilité parentale qui, aujourd'hui, est en cause. Il faut que les familles
sachent
que, si elles laissent leurs enfants partir dans des mouvements violents comme ceux-là, elles auront, elles aussi, à en rendre des comptes. Parce que si on ne frappe pas, aujourd'hui, directement, par la sanction... Et encore une fois, je le redis, il ne s'agit pas de changer la loi, il s'agit juste de faire en sorte qu'enfin la loi s'applique correctement. Si on ne fait pas en sorte que ce soit le cas, alors on continuera dans la spirale du désordre et du chaos.
Il y a eu 1793 gardes à vue depuis lundi. Qu'est-ce que méritent ces voyous ? Qu'est-ce que méritent ces individus ? Quelle peine, exactement ? Tout
dépend
de ce qu'ils ont commis, mais il y a un arsenal législatif
parfaitement...
On va être très concret, à Belfort, deux adultes qui ont agressé des policiers ont été condamnés. L'un a du sursis, l'autre a des travaux d'intérêt général. Est-ce que c'est suffisant quand on agresse des policiers
?
Mais bien sûr que non, et encore une fois, ce qui est frappant...
Ce sont des adultes,
pas des mineurs.
On n'a même pas besoin de changer le droit. Il suffit d'appliquer les peines prévues aujourd'hui dans le code pénal. Et je suis loin d'être un spécialiste du code pénal, mais je sais sans avoir...
Les
juges sont
indépendants.
Je sais sans avoir besoin de l'être que si vous agressez un policier, vous risquez d'apprendre notre code pénal beaucoup plus que du sursis. Il faut par ailleurs, et je le répète,
c
'est un point très important parce que ça a été trop peu souligné dans ce que nous sommes en train de vivre. Il faut rétablir les dispositions de la loi anti-casseurs, qui était portée d'ailleurs, une mesure qui était portée par Bruno Retailleau pour faire en sorte qu'une personne,
par
le seul fait qu'elle a participé à un attroupement violent, peut être rendue responsable des conséquences d'une violence commise en groupe. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, si vous prenez ces lycées, vous voyez, j'entends les députés de la France Insoumise ou leurs élus s'agiter devant des établissements scolaires en dénonçant la misère qui est faite à nos élèves. Mais la vérité, c'est que le lycée Nelson Mandela, 77 millions d'euros qui a été brûlé. Le lycée Paul-et-Loire, devant lequel était M. Bali Bagayoko, 45 millions d'euros de restauration qui a été dégradée. Eh bien, ces dégradations, il est difficile d'en imputer la responsabilité à une personne.
Et
donc, aujourd'hui, tout le monde s'en sort. Mais non, la loi anti-casseur, c'est que si vous avez participé à un attroupement qui a conduit, par exemple, à incendier ou à détruire un établissement scolaire, vous êtes responsable de cela. Et je crois qu'il faut absolument revenir à cette responsabilité.
Il faut bloquer les allocations familiales aux familles qui ne tiennent pas leurs enfants.
Oui,
je le redis, il faut que les parents soient considérés. Je l'ai dit tout à l'heure. D'accord,
mais on bloque les allocations familiales. Il faut que la responsabilité soit établie. Encore une fois, quelle que soit la manière dont la sanction se passe, ça peut être à travers les allocations familiales, ça peut être par d'autres moyens. Mais les familles doivent savoir, les parents, qu'ils sont responsables de leurs enfants mineurs.
Mais
quels autres moyens ? Si vous bénéficiez, on en a là encore beaucoup parlé, mais si vous avez une famille qui bénéficie d'un logement social et qui, de manière évidente, se montre incapable d'assurer l'autorité nécessaire sur des enfants qui ensuite dégradent l'environnement même de ce logement dont ils bénéficient, on l'expulse de son logement et on ne le reloge pas. Mais il y a encore une fois...
Aujourd'hui,
on peut expulser, mais on reloge. Le vrai problème dans ce pays, c'est qu'on est rentré dans un régime d'irresponsabilité générale.
Et
ça vaut pour les citoyens, comme malheureusement bien souvent pour les élus. Il faut revenir à la responsabilité. Il n
'y a
pas de civilisation qui tienne sans responsabilité. Et je pense qu'il faut le redire en particulier à ces jeunes, c'est le message qui doit passer aujourd'hui, parce que si ce message ne passe pas, c'est leur avenir aussi qui en est détruit.
Le lycée de Nantes, le lycée Nelson Mandela de Nantes, vous en parliez à l'instant. Les Français l'ont payé avec leurs impôts. Ils vont payer à nouveau les réparations. Est-ce que vous ne craignez pas que s'installe petit à petit un recul du consentement à l'impôt
?
Le fait est que je pense qu'on parlera sans doute des questions de budget peu après, mais le plus grave dans ce qui se passe n'est même pas d'ordre budgétaire. Bien sûr que c'est effarant de voir que ce lycée tout neuf qui avait coûté 75-77 millions d'euros a été détruit. Bien sûr que ça rend encore plus effarant cette espèce de lamentation absurde alimentée par LFI qui consiste à expliquer aux jeunes que la société ne fait rien pour eux.
Mais
à la fin, je crois que vous savez, le plus important,
c
'est que quand on voit ce lycée brûler,
on
ne peut que se demander ce qui pouvait bien se passer dedans. Le plus important, c'est que l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'État et avec cette première dépense publique, nous avons aujourd'hui le système éducatif qui décroche le plus en Europe et que ce que nous vivons, ce que nous voyons sous nos yeux, c'est le résultat de l'effondrement intérieur de notre école.
Et
c'est ça qui doit tous nous préoccuper, plus que même la question du prix des murs, c'est la question du prix que nous mettons tous les jours dans une école qui ne parvient plus à transmettre les savoirs fondamentaux. Moi, c'est ce qui me frappe et je le dis comme citoyen, mais aussi comme prof. J'ai enseigné pendant 12 ans. Quand je vois ces images, je retrouve ce que j'ai connu, le drame absolu de notre éducation nationale.
Et je pense aujourd'hui à tous les professeurs, à tous les personnels éducatifs qui sont confrontés tous les jours à cet immense mensonge d'État qui est devenu notre éducation nationale, des jeunes qui aujourd'hui sont au lycée, en effet, qui vont passer leur bac, en effet, qui pour beaucoup d'entre eux auront leur bac. Alors que manifestement,
ils
ont été privés des moyens même d'articuler une phrase dans un français normal, d'avoir plus de dix mots de vocabulaire courant, de commencer ou de finir une expression sans un wesh ou un wala, de parler correctement pour exprimer ce qu'ils pensent, de
penser même, de
conquérir les moyens de leur propre pensée, l'effondrement de la pensée critique, l'effondrement de la subtilité, de la nuance, de la capacité de regarder le monde avec parfois, bien sûr, la révolte qu'il inspire, mais aussi l'émerveillement qu'il peut parfois susciter. Cet appauvrissement profond de la condition humaine qui est le résultat de cette crise éducative, tout cela se condense aujourd'hui dans la violence que nous sommes en train de vivre aujourd'hui. Je l'écrivais dans Les Déshérités, c
'était
en 2014, je crains moins le choc des cultures que le choc des incultures. Nous y sommes, nous y sommes. Et encore une fois, je ne dis pas cela pour excuser ces violences.
Je
le dis parce que nous avons le devoir de comprendre si nous voulons réparer le pays demain et si nous voulons rendre un avenir aussi à la jeune génération. Vous avez fait normal
sur vous, ça vous a triste d'entendre ces wesh, wala, ces ouh
ouh
ouh quand il y
a
une agression
dans
les
vidéos.
Et vous savez, moi, j'ai eu la très grande chance et je me sens profondément redevable à la France de ce que j'ai reçu d'elle. J'ai eu la grande chance de faire des études, de découvrir par l'école la littérature, la science, la philosophie et d'en faire d'ailleurs mon métier. Et cette chance-là, vous voyez, Pierre Bourdieu avait en 1964 expliqué que tout le problème de la France venait des héritiers qui avaient organisé la ségrégation scolaire. Mais moi, je suis un héritier, pas parce que ma famille était particulièrement riche, mais parce que j'ai eu la chance de recevoir cette richesse incroyable de la culture. Je ne me sens pas coupable de cela.
Je pense qu'il faut qu'on arrête d'être coupable de l'héritage qu'on a reçu. C'était aussi le grand message du pape quand il est venu à Paris.
C
'était il y
a
quelques jours et ça paraît si loin malheureusement. Mais cet héritage-là, notre devoir maintenant, c'est de le transmettre avec générosité, mais avec exigence, sans faiblesse, sans lâcheté, de transmettre ce que nous avons reçu pour sortir de cette désagrégation du pays à laquelle nous sommes en train d'assister.
François-Xavier Bellamy, invité de la grande interview C News Europe 1 ce matin. Quelle est la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon dans ce qui est en train de se passer
et
de la France insoumise ?
Prenez les déclarations des élus de la France insoumise ces derniers jours. Jean-Luc Mélenchon nous a expliqué que les élus de la France insoumise n'avaient jamais appelé à des manifestations. Je pense qu'il a la mémoire extraordinairement courte parce qu'il suffit de regarder les messages publiés ces derniers jours, ces dernières heures pour voir que les élus de la France insoumise non seulement appellent à la mobilisation, mais même appellent à la violence. Que fait Louis Boyard quand il dit aux lycéens n'ayez pas peur, relevez la tête, ils ont peur de vous. Que fait Thomas Porte quand il dénonce la sauvagerie policière sans limite ?
Que fait Jean-Luc Mélenchon lui-même quand il explique que les militants insoumis doivent se mobiliser parce qu'entre ceux qui frappent les enfants et eux, il y aura une interposition systématique ? S'interposer devant les forces de l'ordre, c'est de ça qu
'on
parle. Évidemment, et Bruno Retailleau avait parfaitement raison. Cette note des renseignements le confirme de dire que la question de la dissolution de la France insoumise doit être posée aujourd'hui, bien sûr.
Qu
'est-ce que vous dites
quand vous entendez Olivier Faure, le numéro 1 du Parti Socialiste, dire qu'il pourrait à nouveau s'associer et se soumettre, j'allais dire, à la France insoumise ? Comment vous réagissez
? Écoutez,
malheureusement, il n
'y a
pas de surprise. La gauche a fait le choix, malheureusement, depuis des années de se soumettre, en effet, à l'extrême-gauche, même quand l'extrême-gauche pratique le pire. Je le rappelle, le même Olivier Faure qui signait un communiqué quelques jours avant les élections législatives de 2024 pour dénoncer le fait que la France insoumise dérivait vers les eaux brunes de l'antisémitisme.
Ça
ne
l
'a pas empêché, quelques jours seulement plus tard, de s'allier de nouveau avec la France insoumise.
François-Xédube, l'ami, Robert Ménard, il était jugé avant-hier pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF. Le parquet a requis 7 500 euros d'amende délibérée remis au 1er décembre. C'est le monde à
l
'envers de vouloir condamner un maire pour ça. Je vous soutenais, Robert Ménard ? Eh
bien,
je voudrais redire mon soutien absolu à Robert Ménard qui a fait exactement ce que les Français espèrent que leurs élus fassent, faire respecter la loi. L'État qui interdit à un individu de rester sur le sol français ne peut pas ensuite contraindre un maire de faire comme si cette interdiction n'existait pas. Ça n'a littéralement aucun sens. Et bien sûr, la loi doit être changée et c'est évidemment aberrant que la gauche ait fait tout ce qu'elle pouvait pour faire obstruction à la loi qui allait enfin sortir les maires de cette situation ubuesque.
Moi, je suis très heureux que Bruno Retailleau et David Lysnard aient été ensemble, l'un comme ancien ministre de l'Intérieur, l'autre comme président de l'Association des maires de France, témoigné en faveur de Robert Ménard à son procès. Je crois qu'il est évidemment nécessaire qu'il soit absolument relaxé. Celui qui était coupable en l'espèce, c'est cet individu sous OQTF et c'est l'État qui n'a rien fait pour empêcher cet échec de notre lutte face à l'immigration illégale.
2027. Là, la présidentielle, le compte arbo est lancé. On est déjà dans la campagne. Dans 200 jours, se tiendra le premier tour. Le 18 avril 2027, Marine Le Pen fait la course en tête. Où en est Bruno Retailleau
?
Bruno Retailleau,
il creuse son sillon. Vous savez, on est tout début octobre. La route sera longue. Je pense que tout le monde le voit bien. Cette campagne sera pleine de surprises et je ne doute pas un instant qu'à la fin, les Français choisiront dans ce moment de très grande inquiétude pour l'avenir du pays. Le seul projet qui assume d'être de droite, de manière cohérente, sur
le travail, sur l
'économie. Pour l'instant,
il
n
'est
pas nous en tour. Mais pour l'instant, on est au début de la campagne. Vous n'aurez pas échappé que dans les élections passées, si les sondages d'octobre avaient fait le résultat d'avril, on n'aurait probablement pas eu exactement les mêmes élections aux présidentielles précédentes. Quel déclic pourrait se produire pour que sa campagne décolle
? Mais
encore une fois, vous savez, la seule chose qui compte, c'est de manière paisible et sereine de dérouler un projet cohérent, solide, structuré. Et tout montre que Bruno Retailleau avait raison, il y a quelques semaines, de présenter un projet de réforme constitutionnelle qui permettra justement de sortir notre droit du non-sens dans lequel il est piégé aujourd'hui, de sortir l'état de l'impuissance face à la montée de la violence ou à l'immigration illégale. Tout montre que Bruno Retailleau a raison aussi quand on voit le risque budgétaire immense dans lequel nous sommes, pas demain, aujourd'hui. Je ne
sais
pas si vous savez qu'hier, on a regardé avec une attention fébrile si les taux d'intérêt à 10 ans de la France allaient dépasser les 5%. L'étranglement financier, il est déjà là maintenant. Et donc Bruno Retailleau a raison de parler d'une réforme courageuse des retraites. Il a raison de parler de la nécessité de remettre la France vers le chemin du travail et du travail rémunéré correctement et sérieusement, revenir vers une France qui produit ce dont elle a besoin. C'est, je crois, toutes ces intuitions qui sont nécessaires pour préparer l'avenir du pays.
Le gouvernement a présenté hier son budget qui vise à ramener le déficit à 5% du PIB l'année prochaine. Cette année, on le dépasse. Les LR doivent le voter
?
D'abord, on va
rentrer
dans le débat budgétaire. Moi, je pense que notre ligne rouge,
c
'est absolument éviter...
Rentrer dans le débat
budgétaire, ça
veut dire
réécrire le projet du gouvernement. Bien sûr, ça veut dire, en tous les cas, négocier pied à pied sur chaque sujet. Je ne doute pas que la gauche va tout faire pour essayer de nous attirer vers le pire et donc il va falloir résister. Résister au délire fiscal qui nous menace à nouveau. Moi, je ne crois pas une seule seconde qu'on puisse s'en sortir. Et ça n'est pas la copie du gouvernement, mais c'est le risque du débat parlementaire. On n'a aucune chance d'en sortir en augmentant les impôts. Il faut baisser la dépense publique et pas augmenter encore les recettes d'un État qui n'a jamais autant prélevé du travail et de
l
'effort des Français. Et puis, faire en sorte que notre pays évite l'effondrement budgétaire. Parce qu'on en est là, encore une fois, je le répète. Aujourd'hui, il faut que tous les Français qui nous écoutent aient conscience. Et nous sommes les seuls à l'avoir dit, depuis la campagne de François Fillon en 2017, de manière constante, la dette est un risque existentiel pour
le pays.
On s'endette à 4,8%. Aujourd'hui, on pourrait se rapprocher des 5% dangereusement. Ça va tenir jusqu'à l'élection, c'est en crise financière
?
Je
ne
sais
pas, il faut que le pays tienne.
C
'est
pas
évident. Non, ça n'a rien d'une évidence. Et encore une fois,
mais
quelle colère de se souvenir maintenant de ce que nous disaient les macronistes quand ils étaient au pouvoir. Je me souviens des leçons de morale qui nous étaient assénées par ceux qui, à l'époque, levaient de la dette sans limite en nous expliquant « Ah non, mais vous comprenez, les taux d'intérêt sont bas. Ce serait absurde de ne
pas
s'endetter. Évidemment que la dette n'est pas un problème. Et nous qui essayons de tirer la sonnette d'alarme, y compris pour ce qui me concerne au Parlement européen, quand je combattais l'idée portée par Amélie de Montchalin, par Emmanuel Macron, de créer une dette européenne, eh bien on m'expliquait que j'étais vraiment le dernier des ringards parce que je n'avais pas compris que dans le nouveau monde, l'argent était gratuit. Eh bien voilà, nous y sommes aujourd'hui. Nous sommes à l
'heure
des conséquences. Et je vois Amélie de Montchalin maintenant, présidente de la Cour des Comptes, qui se retourne d'un seul coup en disant « Mais qui a pu faire un tel trou dans la caisse ? » Maintenant, il faut que chacun, je le redis, assume aussi sa responsabilité. Je pense que c'est un sujet important pour reconstruire la confiance des Français dans la vie politique du pays.
Le pape Léon XIV est venu nous voir, est venu visiter la France, a passé quatre jours en France. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui et qu'est-ce que vous retenez de son message,
François
-Xavier Bellamy, en quelques mots ? Ça nous fait du bien de reparler de ce moment-là parce qu'on a le sentiment qu'on a vécu une parenthèse enchantée et que cette parenthèse, malheureusement, s'est trop vite refermée avec les images de ces derniers jours. Mais je crois que cette parenthèse ne doit pas être une parenthèse. Ce que le pape nous a montré, c'est que la France
sait
se retrouver autour de ses racines, que tous ceux qui font vivre, qui font grandir, qui servent le pays, qui transmettent, qui éduquent, qui préparent l'avenir, qui prennent soin de leur famille, de leurs aînés. Tout cela était capable de se retrouver. Et moi, ce qui m'a beaucoup marqué dans cet incroyable moment, c'était bien sûr de voir et d'entendre le pape, mais aussi de voir toute la France qui venait voir le pape et l'entendre. Cette France-là qui est toujours là, à qui on a expliqué qu'il était temps de baisser les bras, de quitter la scène, à qui on a tellement expliqué qu'il fallait déconstruire son passé. Cette France, elle sait que son avenir est dans ses racines.
Et je crois qu'au Stade de France en particulier, on a vu à travers cette extraordinaire jeunesse qui était rassemblée, on a vu l'avenir du pays.
Merci beaucoup François
-Xavier Bellamy
d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée, à bientôt. Bonne
journée à vous aussi.
Merci François-Xavier Bellamy. Merci Romain Desarbres. Dans un instant, vos signatures Europe 1 du vendredi. Catherine Neugénie Bastier, votre Club Culture. A tout de suite.
Merci
François-Xavier Bellamy.
François-Xavier Bellamy