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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 2 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheImmigration & asileBudget & impôts

Budget : «Il va falloir résister au délire fiscal qui nous menace à nouveau», prévient François-Xavier Bellamy

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui est en train de se passer dans le pays, François-Xavier Bellamy ?

  • 2:12OuverteRéponse partielle

    Ce que vous voyez, c'est aussi la conséquence du chaos migratoire ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Quelle doit être la stratégie de Beauvau ?

  • 4:55FerméeRéponse directe

    Il y a eu 1793 gardes à vue depuis lundi. Qu'est-ce que méritent ces voyous ?

  • 5:10RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est suffisant quand on agresse des policiers ?

  • 6:47ComplaisanteRéponse directe

    Il faut bloquer les allocations familiales aux familles qui ne tiennent pas leurs enfants.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas une mobilisation lycéenne. Ce n'est pas un mouvement lycéen. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « La note du renseignement qui a été publiée hier le confirme par vos confrères du Figaro. Elle montre que tout cela a été déclenché d'une manière extrêmement rapide, parfaitement artificielle. »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « C'est un laboratoire du chaos. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « La France insoumise est en train d'organiser la répétition générale du chaos qu'elle cherche à organiser en France. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « l'effondrement éducatif, la déconstruction de l'autorité, le chaos migratoire. »
  • 2:25Invité politiqueFait
    « notre pays a organisé pendant des années une immigration massive, tout en déconstruisant l'autorité et en refusant de transmettre. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « Une femme qui, hier, s'est fait brûler au visage par un jeune qui l'asperge avec un spray et un moyen de... »
  • 5:25Invité politiqueFait
    « Il suffit d'appliquer les peines prévues aujourd'hui dans le code pénal. »
  • 6:14Invité politiqueChiffre
    « Le lycée Nelson Mandela, 77 millions d'euros qui a été brûlé. Le lycée Paul-et-Loire, devant lequel était M. Bali Bagayoko, 45 millions d'euros de restauration qui a été dégradée. »
  • 8:51Invité politiqueFait
    « l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'État et avec cette première dépense publique, nous avons aujourd'hui le système éducatif qui décroche le plus en Europe. »
  • 9:44Invité politiqueFait
    « ils ont été privés des moyens même d'articuler une phrase dans un français normal, d'avoir plus de dix mots de vocabulaire courant, de commencer ou de finir une expression sans un wesh ou un wala. »
  • 10:28Invité politiqueFait
    « Je crains moins le choc des cultures que le choc des incultures. Nous y sommes, nous y sommes. »
  • 16:16Invité politiqueFait
    « on a regardé avec une attention fébrile si les taux d'intérêt à 10 ans de la France allaient dépasser les 5%. »
  • 17:20Invité politiqueFait
    « Résister au délire fiscal qui nous menace à nouveau. »
  • 17:45Invité politiqueFait
    « la dette est un risque existentiel pour le pays. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy82 %
  • Présentateur16 %
  • ?2 %

≈ 16,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La grande interview européen CNews, Romain Desarbres. 8h13, la grande interview CNews européen avec ce matin François-Xavier Bellamy. Bonjour François-Xavier Bellamy. Merci beaucoup d'être avec nous, vice-président des Républicains et député européen. On va balayer toute l'actualité, mais on va commencer évidemment par ce qui se passe en ce moment. L'actualité autour de cette mobilisation lycéenne qui est en train de virer au chaos. Des milliers de lycéens, de militants d'extrême gauche et des milliers de racailles, il faut le dire, dans les rues de France, hier notamment. Ils volent, cassent, agressent, incendient, dégradent.

Qu'est-ce qui est en train de se passer dans le pays, François-Xavier Bellamy

0:39
Locuteur

? D

0:40
François-Xavier Bellamy

'abord, il faut dire une chose très simple. Ce n'est pas une mobilisation lycéenne. Ce n'est pas un mouvement lycéen.

0:46
Locuteur

Et

0:47
François-Xavier Bellamy

la vérité, c'est que la note du renseignement qui a été publiée hier le confirme par vos confrères du Figaro. Elle montre que tout cela a été déclenché d'une manière extrêmement rapide, parfaitement artificielle. C'est la raison pour laquelle on constate tous la pauvreté des revendications supposées par ceux qui animent ce mouvement. En réalité, on ne brûle pas des lycées parce qu'il y a cours le samedi matin. Ça n'a strictement aucun sens. Ce n'est pas un mouvement lycéen. C'est un laboratoire du chaos. Et je crois qu'il faut le dire et il faut voir ce que nous avons sous les yeux et dire ce que nous voyons aujourd'hui.

La France insoumise est en train d'organiser la répétition générale du chaos qu'elle cherche à organiser en France. Et ce que nous sommes en train d'observer, ça dépasse d'ailleurs la France insoumise, c'est je crois le condensé de tout ce qui menace

1:41
Locuteur

notre

1:42
François-Xavier Bellamy

pays, son unité, son avenir. Tout ce qui le menace, c'est-à-dire, c'est vrai, l'effondrement éducatif,

1:49
Locuteur

la

1:49
François-Xavier Bellamy

déconstruction de l'autorité, le chaos migratoire. Depuis des décennies, tout cela s'agrège et s'accumule pour produire ce que nous voyons aujourd'hui, ce cocktail de vide intérieur, de violence, d'absurdité organisée, ce cocktail de destruction qui en réalité ne peut que représenter un risque existentiel pour l'avenir de notre société.

2:12
Locuteur

François

2:12
Présentateur

-Xavier Bellamy, ce que vous voyez, c'est aussi la conséquence du chaos migratoire ?

2:16
Locuteur

Bien

2:17
François-Xavier Bellamy

sûr, mais pas seulement, mais aussi cela. Et encore une fois, ce qui est explosif dans la situation, c'est que nous avons organisé, notre pays a organisé pendant des années une immigration massive, tout en déconstruisant l'autorité et en refusant de transmettre. Et je crois que c'est l'addition de ces facteurs qui fait qu'aujourd'hui, nous nous trouvons dans une situation où des jeunes sont, d'une certaine manière, piégés eux-mêmes dans ce vide vers lequel ils sont entraînés. Je ne veux pas dire par là qu'ils ne soient pas responsables. Je n

2:49
Locuteur

'ai

2:49
François-Xavier Bellamy

pas la culture de l'excuse sociale comme le sociologue que j'entendais hier sur une radio du service public nous expliquer que ces jeunes ne sont pas coupables quand ils brûlent des camions de pompiers, qu'ils sont seulement mal considérés, que c'est nous qui sommes coupables de la manière dont nous les regardons. Non, ça n'a aucun sens. Évidemment que chacun doit assumer sa responsabilité. Et c'est par là que commencera le retour de l'autorité qui ramènera la paix dans le pays. Mais on voit bien aujourd'hui, on voit bien, et tous les Français le savent et tous les Français le voient. Et c'est un nouvel exemple de ce qui nous le prouve aujourd'hui. Il faut tout reconstruire maintenant, tout.

Tout est à reconstruire. Ce sociologue,

3:26
Locuteur

vous

3:26
François-Xavier Bellamy

l'avez entendu sur France Info.

3:28
Présentateur

Exactement. Quelle doit être la stratégie de Beauvau ? Quelle doit être la stratégie du ministère de l'Intérieur et du ministre de l'Intérieur, et donc du gouvernement ? Il faut frapper fort au risque qu'il y ait une bavure, ou il faut laisser faire au

3:41
François-Xavier Bellamy

risque que ce mouvement dure ? D'abord, le plus important,

3:45
Locuteur

c

3:45
François-Xavier Bellamy

'est de maintenir l'ordre, et pour maintenir l'ordre, de garantir que tout acte violent sera suivi de sanctions, et que ces sanctions soient immédiates et qu'elles soient visibles. Je voyais, je prends un exemple parmi 100 autres que nous avons vus sur les réseaux sociaux. Une femme qui, hier, s'est fait brûler au visage par un jeune qui l'asperge avec un spray et un moyen de... On l'a montré dans la matinale de CNews. Ce jeune-là, il repart paisiblement, presque les mains dans les poches, sur les images. Il faut qu'il soit évidemment interpellé, que tout le monde le sache, et que ce jeune soit puni, et que, s'il est mineur, ses parents soient aussi tenus responsables.

Parce que l'effondrement éducatif, c'est bien sûr l'effondrement de l'école, que je l'énonce depuis des années, mais c'est aussi la responsabilité parentale qui, aujourd'hui, est en cause. Il faut que les familles

4:32
Locuteur

sachent

4:34
François-Xavier Bellamy

que, si elles laissent leurs enfants partir dans des mouvements violents comme ceux-là, elles auront, elles aussi, à en rendre des comptes. Parce que si on ne frappe pas, aujourd'hui, directement, par la sanction... Et encore une fois, je le redis, il ne s'agit pas de changer la loi, il s'agit juste de faire en sorte qu'enfin la loi s'applique correctement. Si on ne fait pas en sorte que ce soit le cas, alors on continuera dans la spirale du désordre et du chaos.

4:55
Présentateur

Il y a eu 1793 gardes à vue depuis lundi. Qu'est-ce que méritent ces voyous ? Qu'est-ce que méritent ces individus ? Quelle peine, exactement ? Tout

5:05
Locuteur

dépend

5:06
François-Xavier Bellamy

de ce qu'ils ont commis, mais il y a un arsenal législatif

5:09
Locuteur

parfaitement...

5:10
Présentateur

On va être très concret, à Belfort, deux adultes qui ont agressé des policiers ont été condamnés. L'un a du sursis, l'autre a des travaux d'intérêt général. Est-ce que c'est suffisant quand on agresse des policiers

5:20
Locuteur

?

5:20
Présentateur

Mais bien sûr que non, et encore une fois, ce qui est frappant...

5:22
Locuteur

Ce sont des adultes,

5:22
Présentateur

pas des mineurs.

5:23
François-Xavier Bellamy

On n'a même pas besoin de changer le droit. Il suffit d'appliquer les peines prévues aujourd'hui dans le code pénal. Et je suis loin d'être un spécialiste du code pénal, mais je sais sans avoir...

5:33
Locuteur

Les

5:33
Présentateur

juges sont

5:33
Locuteur

indépendants.

5:34
François-Xavier Bellamy

Je sais sans avoir besoin de l'être que si vous agressez un policier, vous risquez d'apprendre notre code pénal beaucoup plus que du sursis. Il faut par ailleurs, et je le répète,

5:42
Locuteur

c

5:42
François-Xavier Bellamy

'est un point très important parce que ça a été trop peu souligné dans ce que nous sommes en train de vivre. Il faut rétablir les dispositions de la loi anti-casseurs, qui était portée d'ailleurs, une mesure qui était portée par Bruno Retailleau pour faire en sorte qu'une personne,

5:54
Locuteur

par

5:55
François-Xavier Bellamy

le seul fait qu'elle a participé à un attroupement violent, peut être rendue responsable des conséquences d'une violence commise en groupe. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, si vous prenez ces lycées, vous voyez, j'entends les députés de la France Insoumise ou leurs élus s'agiter devant des établissements scolaires en dénonçant la misère qui est faite à nos élèves. Mais la vérité, c'est que le lycée Nelson Mandela, 77 millions d'euros qui a été brûlé. Le lycée Paul-et-Loire, devant lequel était M. Bali Bagayoko, 45 millions d'euros de restauration qui a été dégradée. Eh bien, ces dégradations, il est difficile d'en imputer la responsabilité à une personne.

6:31
Locuteur

Et

6:31
François-Xavier Bellamy

donc, aujourd'hui, tout le monde s'en sort. Mais non, la loi anti-casseur, c'est que si vous avez participé à un attroupement qui a conduit, par exemple, à incendier ou à détruire un établissement scolaire, vous êtes responsable de cela. Et je crois qu'il faut absolument revenir à cette responsabilité.

6:47
Présentateur

Il faut bloquer les allocations familiales aux familles qui ne tiennent pas leurs enfants.

6:50
Locuteur

Oui,

6:51
Présentateur

je le redis, il faut que les parents soient considérés. Je l'ai dit tout à l'heure. D'accord,

6:54
François-Xavier Bellamy

mais on bloque les allocations familiales. Il faut que la responsabilité soit établie. Encore une fois, quelle que soit la manière dont la sanction se passe, ça peut être à travers les allocations familiales, ça peut être par d'autres moyens. Mais les familles doivent savoir, les parents, qu'ils sont responsables de leurs enfants mineurs.

7:08
Locuteur

Mais

7:08
François-Xavier Bellamy

quels autres moyens ? Si vous bénéficiez, on en a là encore beaucoup parlé, mais si vous avez une famille qui bénéficie d'un logement social et qui, de manière évidente, se montre incapable d'assurer l'autorité nécessaire sur des enfants qui ensuite dégradent l'environnement même de ce logement dont ils bénéficient, on l'expulse de son logement et on ne le reloge pas. Mais il y a encore une fois...

7:30
Locuteur

Aujourd'hui,

7:31
François-Xavier Bellamy

on peut expulser, mais on reloge. Le vrai problème dans ce pays, c'est qu'on est rentré dans un régime d'irresponsabilité générale.

7:38
Locuteur

Et

7:39
François-Xavier Bellamy

ça vaut pour les citoyens, comme malheureusement bien souvent pour les élus. Il faut revenir à la responsabilité. Il n

7:44
Locuteur

'y a

7:44
François-Xavier Bellamy

pas de civilisation qui tienne sans responsabilité. Et je pense qu'il faut le redire en particulier à ces jeunes, c'est le message qui doit passer aujourd'hui, parce que si ce message ne passe pas, c'est leur avenir aussi qui en est détruit.

7:57
Présentateur

Le lycée de Nantes, le lycée Nelson Mandela de Nantes, vous en parliez à l'instant. Les Français l'ont payé avec leurs impôts. Ils vont payer à nouveau les réparations. Est-ce que vous ne craignez pas que s'installe petit à petit un recul du consentement à l'impôt

8:12
Locuteur

?

8:15
François-Xavier Bellamy

Le fait est que je pense qu'on parlera sans doute des questions de budget peu après, mais le plus grave dans ce qui se passe n'est même pas d'ordre budgétaire. Bien sûr que c'est effarant de voir que ce lycée tout neuf qui avait coûté 75-77 millions d'euros a été détruit. Bien sûr que ça rend encore plus effarant cette espèce de lamentation absurde alimentée par LFI qui consiste à expliquer aux jeunes que la société ne fait rien pour eux.

8:41
Locuteur

Mais

8:41
François-Xavier Bellamy

à la fin, je crois que vous savez, le plus important,

8:43
Locuteur

c

8:44
François-Xavier Bellamy

'est que quand on voit ce lycée brûler,

8:46
Locuteur

on

8:46
François-Xavier Bellamy

ne peut que se demander ce qui pouvait bien se passer dedans. Le plus important, c'est que l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'État et avec cette première dépense publique, nous avons aujourd'hui le système éducatif qui décroche le plus en Europe et que ce que nous vivons, ce que nous voyons sous nos yeux, c'est le résultat de l'effondrement intérieur de notre école.

9:08
Locuteur

Et

9:08
François-Xavier Bellamy

c'est ça qui doit tous nous préoccuper, plus que même la question du prix des murs, c'est la question du prix que nous mettons tous les jours dans une école qui ne parvient plus à transmettre les savoirs fondamentaux. Moi, c'est ce qui me frappe et je le dis comme citoyen, mais aussi comme prof. J'ai enseigné pendant 12 ans. Quand je vois ces images, je retrouve ce que j'ai connu, le drame absolu de notre éducation nationale.

Et je pense aujourd'hui à tous les professeurs, à tous les personnels éducatifs qui sont confrontés tous les jours à cet immense mensonge d'État qui est devenu notre éducation nationale, des jeunes qui aujourd'hui sont au lycée, en effet, qui vont passer leur bac, en effet, qui pour beaucoup d'entre eux auront leur bac. Alors que manifestement,

9:45
Locuteur

ils

9:46
François-Xavier Bellamy

ont été privés des moyens même d'articuler une phrase dans un français normal, d'avoir plus de dix mots de vocabulaire courant, de commencer ou de finir une expression sans un wesh ou un wala, de parler correctement pour exprimer ce qu'ils pensent, de

10:01
Locuteur

penser même, de

10:02
François-Xavier Bellamy

conquérir les moyens de leur propre pensée, l'effondrement de la pensée critique, l'effondrement de la subtilité, de la nuance, de la capacité de regarder le monde avec parfois, bien sûr, la révolte qu'il inspire, mais aussi l'émerveillement qu'il peut parfois susciter. Cet appauvrissement profond de la condition humaine qui est le résultat de cette crise éducative, tout cela se condense aujourd'hui dans la violence que nous sommes en train de vivre aujourd'hui. Je l'écrivais dans Les Déshérités, c

10:28
Locuteur

'était

10:28
François-Xavier Bellamy

en 2014, je crains moins le choc des cultures que le choc des incultures. Nous y sommes, nous y sommes. Et encore une fois, je ne dis pas cela pour excuser ces violences.

10:39
Locuteur

Je

10:39
François-Xavier Bellamy

le dis parce que nous avons le devoir de comprendre si nous voulons réparer le pays demain et si nous voulons rendre un avenir aussi à la jeune génération. Vous avez fait normal

10:47
Présentateur

sur vous, ça vous a triste d'entendre ces wesh, wala, ces ouh

10:50
François-Xavier Bellamy

ouh

10:50
Présentateur

ouh quand il y

10:51
Locuteur

a

10:51
Présentateur

une agression

10:51
Locuteur

dans

10:52
François-Xavier Bellamy

les

10:53
Locuteur

vidéos.

10:53
François-Xavier Bellamy

Et vous savez, moi, j'ai eu la très grande chance et je me sens profondément redevable à la France de ce que j'ai reçu d'elle. J'ai eu la grande chance de faire des études, de découvrir par l'école la littérature, la science, la philosophie et d'en faire d'ailleurs mon métier. Et cette chance-là, vous voyez, Pierre Bourdieu avait en 1964 expliqué que tout le problème de la France venait des héritiers qui avaient organisé la ségrégation scolaire. Mais moi, je suis un héritier, pas parce que ma famille était particulièrement riche, mais parce que j'ai eu la chance de recevoir cette richesse incroyable de la culture. Je ne me sens pas coupable de cela.

Je pense qu'il faut qu'on arrête d'être coupable de l'héritage qu'on a reçu. C'était aussi le grand message du pape quand il est venu à Paris.

11:34
Locuteur

C

11:34
François-Xavier Bellamy

'était il y

11:34
Locuteur

a

11:34
François-Xavier Bellamy

quelques jours et ça paraît si loin malheureusement. Mais cet héritage-là, notre devoir maintenant, c'est de le transmettre avec générosité, mais avec exigence, sans faiblesse, sans lâcheté, de transmettre ce que nous avons reçu pour sortir de cette désagrégation du pays à laquelle nous sommes en train d'assister.

11:50
Présentateur

François-Xavier Bellamy, invité de la grande interview C News Europe 1 ce matin. Quelle est la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon dans ce qui est en train de se passer

11:57
Locuteur

et

11:58
Présentateur

de la France insoumise ?

11:59
François-Xavier Bellamy

Prenez les déclarations des élus de la France insoumise ces derniers jours. Jean-Luc Mélenchon nous a expliqué que les élus de la France insoumise n'avaient jamais appelé à des manifestations. Je pense qu'il a la mémoire extraordinairement courte parce qu'il suffit de regarder les messages publiés ces derniers jours, ces dernières heures pour voir que les élus de la France insoumise non seulement appellent à la mobilisation, mais même appellent à la violence. Que fait Louis Boyard quand il dit aux lycéens n'ayez pas peur, relevez la tête, ils ont peur de vous. Que fait Thomas Porte quand il dénonce la sauvagerie policière sans limite ?

Que fait Jean-Luc Mélenchon lui-même quand il explique que les militants insoumis doivent se mobiliser parce qu'entre ceux qui frappent les enfants et eux, il y aura une interposition systématique ? S'interposer devant les forces de l'ordre, c'est de ça qu

12:44
Locuteur

'on

12:44
François-Xavier Bellamy

parle. Évidemment, et Bruno Retailleau avait parfaitement raison. Cette note des renseignements le confirme de dire que la question de la dissolution de la France insoumise doit être posée aujourd'hui, bien sûr.

12:55
Locuteur

Qu

12:55
François-Xavier Bellamy

'est-ce que vous dites

12:55
Présentateur

quand vous entendez Olivier Faure, le numéro 1 du Parti Socialiste, dire qu'il pourrait à nouveau s'associer et se soumettre, j'allais dire, à la France insoumise ? Comment vous réagissez

13:06
Locuteur

? Écoutez,

13:07
François-Xavier Bellamy

malheureusement, il n

13:08
Locuteur

'y a

13:08
François-Xavier Bellamy

pas de surprise. La gauche a fait le choix, malheureusement, depuis des années de se soumettre, en effet, à l'extrême-gauche, même quand l'extrême-gauche pratique le pire. Je le rappelle, le même Olivier Faure qui signait un communiqué quelques jours avant les élections législatives de 2024 pour dénoncer le fait que la France insoumise dérivait vers les eaux brunes de l'antisémitisme.

13:29
Locuteur

Ça

13:30
François-Xavier Bellamy

ne

13:30
Locuteur

l

13:30
François-Xavier Bellamy

'a pas empêché, quelques jours seulement plus tard, de s'allier de nouveau avec la France insoumise.

13:35
Présentateur

François-Xédube, l'ami, Robert Ménard, il était jugé avant-hier pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF. Le parquet a requis 7 500 euros d'amende délibérée remis au 1er décembre. C'est le monde à

13:49
Locuteur

l

13:49
Présentateur

'envers de vouloir condamner un maire pour ça. Je vous soutenais, Robert Ménard ? Eh

13:52
Locuteur

bien,

13:53
François-Xavier Bellamy

je voudrais redire mon soutien absolu à Robert Ménard qui a fait exactement ce que les Français espèrent que leurs élus fassent, faire respecter la loi. L'État qui interdit à un individu de rester sur le sol français ne peut pas ensuite contraindre un maire de faire comme si cette interdiction n'existait pas. Ça n'a littéralement aucun sens. Et bien sûr, la loi doit être changée et c'est évidemment aberrant que la gauche ait fait tout ce qu'elle pouvait pour faire obstruction à la loi qui allait enfin sortir les maires de cette situation ubuesque.

Moi, je suis très heureux que Bruno Retailleau et David Lysnard aient été ensemble, l'un comme ancien ministre de l'Intérieur, l'autre comme président de l'Association des maires de France, témoigné en faveur de Robert Ménard à son procès. Je crois qu'il est évidemment nécessaire qu'il soit absolument relaxé. Celui qui était coupable en l'espèce, c'est cet individu sous OQTF et c'est l'État qui n'a rien fait pour empêcher cet échec de notre lutte face à l'immigration illégale.

14:53
Présentateur

2027. Là, la présidentielle, le compte arbo est lancé. On est déjà dans la campagne. Dans 200 jours, se tiendra le premier tour. Le 18 avril 2027, Marine Le Pen fait la course en tête. Où en est Bruno Retailleau

15:05
Locuteur

?

15:06
Présentateur

Bruno Retailleau,

15:07
François-Xavier Bellamy

il creuse son sillon. Vous savez, on est tout début octobre. La route sera longue. Je pense que tout le monde le voit bien. Cette campagne sera pleine de surprises et je ne doute pas un instant qu'à la fin, les Français choisiront dans ce moment de très grande inquiétude pour l'avenir du pays. Le seul projet qui assume d'être de droite, de manière cohérente, sur

15:26
Locuteur

le travail, sur l

15:27
François-Xavier Bellamy

'économie. Pour l'instant,

15:28
Locuteur

il

15:28
François-Xavier Bellamy

n

15:28
Locuteur

'est

15:28
François-Xavier Bellamy

pas nous en tour. Mais pour l'instant, on est au début de la campagne. Vous n'aurez pas échappé que dans les élections passées, si les sondages d'octobre avaient fait le résultat d'avril, on n'aurait probablement pas eu exactement les mêmes élections aux présidentielles précédentes. Quel déclic pourrait se produire pour que sa campagne décolle

15:45
Locuteur

? Mais

15:47
François-Xavier Bellamy

encore une fois, vous savez, la seule chose qui compte, c'est de manière paisible et sereine de dérouler un projet cohérent, solide, structuré. Et tout montre que Bruno Retailleau avait raison, il y a quelques semaines, de présenter un projet de réforme constitutionnelle qui permettra justement de sortir notre droit du non-sens dans lequel il est piégé aujourd'hui, de sortir l'état de l'impuissance face à la montée de la violence ou à l'immigration illégale. Tout montre que Bruno Retailleau a raison aussi quand on voit le risque budgétaire immense dans lequel nous sommes, pas demain, aujourd'hui. Je ne

16:16
Locuteur

sais

16:16
François-Xavier Bellamy

pas si vous savez qu'hier, on a regardé avec une attention fébrile si les taux d'intérêt à 10 ans de la France allaient dépasser les 5%. L'étranglement financier, il est déjà là maintenant. Et donc Bruno Retailleau a raison de parler d'une réforme courageuse des retraites. Il a raison de parler de la nécessité de remettre la France vers le chemin du travail et du travail rémunéré correctement et sérieusement, revenir vers une France qui produit ce dont elle a besoin. C'est, je crois, toutes ces intuitions qui sont nécessaires pour préparer l'avenir du pays.

16:46
Présentateur

Le gouvernement a présenté hier son budget qui vise à ramener le déficit à 5% du PIB l'année prochaine. Cette année, on le dépasse. Les LR doivent le voter

16:57
Locuteur

?

16:58
Présentateur

D'abord, on va

16:58
Locuteur

rentrer

16:59
François-Xavier Bellamy

dans le débat budgétaire. Moi, je pense que notre ligne rouge,

17:02
Locuteur

c

17:02
François-Xavier Bellamy

'est absolument éviter...

17:04
Locuteur

Rentrer dans le débat

17:04
François-Xavier Bellamy

budgétaire, ça

17:05
Présentateur

veut dire

17:05
François-Xavier Bellamy

réécrire le projet du gouvernement. Bien sûr, ça veut dire, en tous les cas, négocier pied à pied sur chaque sujet. Je ne doute pas que la gauche va tout faire pour essayer de nous attirer vers le pire et donc il va falloir résister. Résister au délire fiscal qui nous menace à nouveau. Moi, je ne crois pas une seule seconde qu'on puisse s'en sortir. Et ça n'est pas la copie du gouvernement, mais c'est le risque du débat parlementaire. On n'a aucune chance d'en sortir en augmentant les impôts. Il faut baisser la dépense publique et pas augmenter encore les recettes d'un État qui n'a jamais autant prélevé du travail et de

17:35
Locuteur

l

17:35
François-Xavier Bellamy

'effort des Français. Et puis, faire en sorte que notre pays évite l'effondrement budgétaire. Parce qu'on en est là, encore une fois, je le répète. Aujourd'hui, il faut que tous les Français qui nous écoutent aient conscience. Et nous sommes les seuls à l'avoir dit, depuis la campagne de François Fillon en 2017, de manière constante, la dette est un risque existentiel pour

17:53
Locuteur

le pays.

17:54
Présentateur

On s'endette à 4,8%. Aujourd'hui, on pourrait se rapprocher des 5% dangereusement. Ça va tenir jusqu'à l'élection, c'est en crise financière

18:04
François-Xavier Bellamy

?

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Locuteur

Je

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François-Xavier Bellamy

ne

18:05
Locuteur

sais

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François-Xavier Bellamy

pas, il faut que le pays tienne.

18:06
Locuteur

C

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François-Xavier Bellamy

'est

18:06
Locuteur

pas

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François-Xavier Bellamy

évident. Non, ça n'a rien d'une évidence. Et encore une fois,

18:09
Locuteur

mais

18:09
François-Xavier Bellamy

quelle colère de se souvenir maintenant de ce que nous disaient les macronistes quand ils étaient au pouvoir. Je me souviens des leçons de morale qui nous étaient assénées par ceux qui, à l'époque, levaient de la dette sans limite en nous expliquant « Ah non, mais vous comprenez, les taux d'intérêt sont bas. Ce serait absurde de ne

18:26
Locuteur

pas

18:26
François-Xavier Bellamy

s'endetter. Évidemment que la dette n'est pas un problème. Et nous qui essayons de tirer la sonnette d'alarme, y compris pour ce qui me concerne au Parlement européen, quand je combattais l'idée portée par Amélie de Montchalin, par Emmanuel Macron, de créer une dette européenne, eh bien on m'expliquait que j'étais vraiment le dernier des ringards parce que je n'avais pas compris que dans le nouveau monde, l'argent était gratuit. Eh bien voilà, nous y sommes aujourd'hui. Nous sommes à l

18:49
Locuteur

'heure

18:49
François-Xavier Bellamy

des conséquences. Et je vois Amélie de Montchalin maintenant, présidente de la Cour des Comptes, qui se retourne d'un seul coup en disant « Mais qui a pu faire un tel trou dans la caisse ? » Maintenant, il faut que chacun, je le redis, assume aussi sa responsabilité. Je pense que c'est un sujet important pour reconstruire la confiance des Français dans la vie politique du pays.

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Présentateur

Le pape Léon XIV est venu nous voir, est venu visiter la France, a passé quatre jours en France. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui et qu'est-ce que vous retenez de son message,

19:16
Locuteur

François

19:17
François-Xavier Bellamy

-Xavier Bellamy, en quelques mots ? Ça nous fait du bien de reparler de ce moment-là parce qu'on a le sentiment qu'on a vécu une parenthèse enchantée et que cette parenthèse, malheureusement, s'est trop vite refermée avec les images de ces derniers jours. Mais je crois que cette parenthèse ne doit pas être une parenthèse. Ce que le pape nous a montré, c'est que la France

19:34
Locuteur

sait

19:35
François-Xavier Bellamy

se retrouver autour de ses racines, que tous ceux qui font vivre, qui font grandir, qui servent le pays, qui transmettent, qui éduquent, qui préparent l'avenir, qui prennent soin de leur famille, de leurs aînés. Tout cela était capable de se retrouver. Et moi, ce qui m'a beaucoup marqué dans cet incroyable moment, c'était bien sûr de voir et d'entendre le pape, mais aussi de voir toute la France qui venait voir le pape et l'entendre. Cette France-là qui est toujours là, à qui on a expliqué qu'il était temps de baisser les bras, de quitter la scène, à qui on a tellement expliqué qu'il fallait déconstruire son passé. Cette France, elle sait que son avenir est dans ses racines.

Et je crois qu'au Stade de France en particulier, on a vu à travers cette extraordinaire jeunesse qui était rassemblée, on a vu l'avenir du pays.

20:17
Présentateur

Merci beaucoup François

20:18
Locuteur

-Xavier Bellamy

20:18
Présentateur

d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée, à bientôt. Bonne

20:21
Locuteur

journée à vous aussi.

20:22
Présentateur

Merci François-Xavier Bellamy. Merci Romain Desarbres. Dans un instant, vos signatures Europe 1 du vendredi. Catherine Neugénie Bastier, votre Club Culture. A tout de suite.

20:29
Locuteur

Merci

20:29
Présentateur

François-Xavier Bellamy.