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InterviewRadio France (sur Site radio)· 27 octobre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-mer

"On nous proposait une autonomie vidée de toute sa substance et on ne pouvait pas l'accepter", Gilles Simeoni

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Gilles Simeone, Paolo Zantobarij a claqué la porte du processus d'autonomie ce lundi soir à Paris.

  • 1:27RelanceRéponse directe

    Dès cet amendement-là, on pouvait déduire qu'il n'y aurait pas de statut de résident, de statut de la langue, etc.

  • 2:53RelanceRéponse directe

    Pour vous, la disparition du terme communauté, ça ne méritait pas de rester, de voir si cet espoir de pouvoir législatif à travers les 30 autres amendements n'était pas possible ?

  • 3:37RelanceRéponse directe

    Vous aviez des alliés, je pense par exemple à certains sénateurs socialistes qui, en délimitant ses habilitations dans la durée, laissaient la porte ouverte à un pouvoir législatif. C'était impossible pour vous à ce stade ?

  • 4:39RelanceRéponse directe

    Une sorte de coup de théâtre ce soir, finalement, comme si vous tombiez un peu de la chaise. Vous parliez de la semaine dernière, vous n'avez pas vu venir le coup avant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « 'est une décision bien sûr lourde, importante. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Il l'a prise et nous l'avons prise de façon collective. »
  • 1:12Invité politiqueFait
    « C'était en tout cas l'accord qui avait été pris avec l'ensemble des parties prenantes sur un véritable statut d'autonomie. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Et ce soir, les éléments substantiels de cet accord étaient en train d'être remis en cause et détricotés par une majorité archaïque au Sénat. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « la droite locale en Corse, y compris les Républicains avait validé la notion de communauté, même de peuple. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « Et ce qu'ils avaient validé en Corse, ils sont venus demander à leurs représentants au Sénat de le déconstruire. »
  • 2:36Invité politiqueFait
    « que la volonté très claire était par la suite de priver le statut de toute possibilité de pouvoir législatif réel qui dit absence de pouvoir législatif et dit absence d'autonomie. »
  • 4:29Invité politiqueFait
    « l'autonomie qu'ils étaient en train de nous proposer, c'est une autonomie privée de toute sa substance et nous, bien évidemment, nous ne pouvions pas l'accepter. »

Temps de parole

  • Gilles Simeoni72 %
  • Invité17 %
  • Présentateur10 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

R.C.F.M. L'invité de la rédaction. 8h moins le quart, la soirée a tourné au bras de fer politique au Sénat autour de l'autonomie de la Corse ce lundi à l'occasion de l'examen du projet de loi. En séance publique, le sénateur de Haute-Corse, Paolo Zantobarij, a annoncé le retrait des nationalistes du processus de Beauvau et dénoncé la remise en cause d'un compromis politique négocié en 2022 et validé par les élus corse. L'ancien président du conseil exécutif est toujours en charge de ce dossier. Gilles Simeone, il lui a apporté son soutien. Il est ce matin invité de la rédaction d'Hélène Batigny, un entretien enregistré dans la soirée au Sénat à Paris.

0:35
Invité

Gilles Simeone, Paolo Zantobarij a claqué la porte du processus d'autonomie ce lundi soir à Paris. Cette décision, il ne

0:42
Locuteur

l'a

0:42
Invité

pas prise seule ?

0:43
Locuteur

C

0:43
Gilles Simeoni

'est une décision bien sûr lourde, importante. Il l'a prise et nous l'avons prise de façon collective. Vous avez noté que Paolo Zantobarij a parlé au nom de tous les nationalistes qui ont soutenu le processus de Beauvau et qui ont participé depuis plus de 4 ans de manière sincère à la recherche d'une solution politique et à la construction d'une solution de compromis qui devait nécessairement déboucher. C'était en tout cas l'accord qui avait été pris avec l'ensemble des parties prenantes sur un véritable statut d'autonomie. Et ce soir, les éléments substantiels de cet accord étaient en train d'être remis en cause et détricotés par une majorité archaïque au Sénat.

1:27
Locuteur

Cette

1:27
Invité

décision, elle intervient dès le premier amendement de la présidente de la commission des lois, Muriel Jourdat. Elle concerne ce mot, patrimoine au lieu de communauté. Communauté, vous n

1:37
Locuteur

'y

1:37
Invité

étiez pas vraiment attaché. Ça valait le coup de partir de fuite ?

1:40
Locuteur

Oui,

1:41
Gilles Simeoni

mais vous avez bien compris que cette première discussion et ce premier alinéa ne faisaient que laisser présager ce qui allait se passer ensuite. et dont on avait très bien vu les contours à travers à la fois les interventions mais également les amendements qui avaient été déposés devant le Sénat principalement par le groupe Les Républicains soutenu d'ailleurs par la droite locale qui a remis en cause ces engagements puisque je le rappelle, la droite locale en Corse, y compris les Républicains avait validé la notion de communauté, même de peuple. Ils avaient validé la notion de statut de résident, la notion de co-officialité.

Et ce qu'ils avaient validé en Corse, ils sont venus demander à leurs représentants au Sénat de le déconstruire.

2:20
Invité

Dès cet amendement-là, on pouvait déduire qu'il n'y aurait pas de statut de résident, de statut de la langue, etc.

2:25
Gilles Simeoni

Ça a été dit de façon claire et on a vu également à travers les amendements qui étaient portés par la présidente de la commission des lois au nom du groupe Les Républicains que la volonté très claire était par la suite de priver le statut de toute possibilité de pouvoir législatif réel qui dit absence de pouvoir législatif et dit absence d'autonomie. Donc, l'accord était totalement remis en cause, volé en éclats.

2:51
Invité

Justement, pour vous, la disparition du terme communauté, ça ne méritait pas de rester, de voir si cet espoir de pouvoir législatif à travers les 30 autres amendements n'était pas possible ?

3:01
Gilles Simeoni

Vous avez bien compris qu'une discussion de quelques heures, elle se construit en amont à travers les échanges,

3:07
Locuteur

elle

3:07
Gilles Simeoni

se construit à travers les amendements qui sont déposés, elle se construit également à travers les prises de position. La volonté très claire de cette majorité archaïque, principalement de droite, au Sénat, c'était de faire voler en éclats l'accord qui a été pris, c'était de fermer la porte à l'espoir et nous ne pouvons pas continuer à cautionner cette façon de faire en restant présents.

3:28
Invité

Vous aviez des alliés, je pense par exemple à certains sénateurs socialistes qui, en délimitant ses habilitations dans la durée, laissaient la porte ouverte à un pouvoir législatif. C'était impossible pour vous à ce stade

3:40
Locuteur

?

3:40
Gilles Simeoni

Oui, mais c'est vrai, je crois que Paris l'a dit également. Il faut remercier la ministre Edatel qui a été parfaitement loyale. Il faut noter que, bien sûr, dans le groupe de Paolozante, les centristes ont en permanence cherché à trouver les bons points d'équilibre et qu'au-delà du groupe centriste,

3:55
Locuteur

il

3:55
Gilles Simeoni

y a eu dans tous les groupes, notamment le Parti Socialiste, mais d'autres également, une volonté de préserver l'accord politique, de conserver l'esprit et, pour l'essentiel, la lettre, ce qu'avait su faire l'Assemblée nationale du projet d'écriture constitutionnelle. Mais cette volonté, elle a été battue en brèche par les manœuvres qui avaient commencé la semaine dernière et qui se sont cristallisées ce soir autour d'une majorité archaïque dont la seule volonté était, en fait, de déconstruire l'accord politique et de fermer la voie à l'autonomie tout en prétendant être favorable à celle-ci.

Sauf que l'autonomie qu'ils étaient en train de nous proposer, c'est une autonomie privée de toute sa substance et nous, bien évidemment, nous ne pouvions pas l'accepter.

4:36
Invité

Une sorte de coup de théâtre ce soir, finalement, comme si vous tombiez un peu de la chaise. Vous parliez de la semaine dernière, vous n'avez pas vu venir le coup avant

4:44
Locuteur

?

4:45
Gilles Simeoni

Non, mais écoutez-moi, je pense que, de toute façon, il faut toujours faire le pari de l'intelligence collective et de la volonté la plus large possible de trouver des points d'équilibre et de sortir de logiques de conflit qui durent depuis des décennies. Mais ça ne peut pas se faire, et nous avons toujours été clairs, au prix du renoncement à notre idéal, à nos convictions les plus profondes et à des points essentiels. Donc, il y avait la place pour trouver ces points d'équilibre. La majorité, principalement constituée du groupe Les Républicains, appuyée par la droite Corse, a fait un autre choix. C'est leur choix. Et bien maintenant, chacun assume ses choix.

5:19
Invité

Et maintenant, Gilles Siméoni,

5:20
Locuteur

le

5:20
Invité

vôtre

5:21
Locuteur

?

5:21
Gilles Simeoni

Maintenant, nous allons bien sûr rentrer en Corse, nous réunir, nous réunir collectivement, voir nos militantes, nos militants, voir l'ensemble des forces vives, voir la très grande majorité des Corses, parce que la très grande majorité des Corses, vous le savez, soutiennent l'idée d'une véritable autonomie, d'une solution politique et d'un peuple qui soit reconnu dans son existence et dans ses droits. Et nous allons envisager sereinement la suite.

5:42
Locuteur

Merci.