Delga Dit Solution Finale Sur Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:51Fait
« Le RN n'a pas fait le ménage parce que le rassemblement national prometidé raciste. »
- 5:31Fait
« Il existe un peuple français de souche, un peuple historique, une identité. »
- 6:48Fait
« Il faut savoir reconnaître l'existence d'un peuple historique. »
- 10:06Fait
« Des dizaines de démocraties européennes ont durci le voile, l'asile, la nationalité. Aucune n'a ouvert un camp d'extermination. »
- 10:43Fait
« Elle fusionne le fidèle, le voile, le projet politique exactement ce qu'elle reproche à l'autre camp. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Donc il y a un truc qui m'a frappé dans la gueule, c'est pas un scoop, c'est pas une révélation, c'est un réflexe de plateau, de femmes, de tabou et le pays qui n'arrive plus à dire la même phrase de jours de suite sans que quelqu'un sorte le gaz. Donc Garol Delga, présidente de région au Sud Radio, Jacques Cardos en face et elle lâche ça comme on commande un café. La base des idées du R, c'est des idées racistes, les mêmes qui ont conduit à la choa des gens gazés parce qu'ils étaient juifs gitant au mot résistant. La solution finale, elle dit c'est le substrat même des idées de l'extrême droite. Le RN a été écrit par Jean-Marie Le Pen avec un ancien WEF SS. Voilà, elle est pas en train de commenter un programme secret, elle est en train de parler d'une
proposition interdire et verbaliser le voile dans la rue et c'est ça dans sa bouche qui ramène à Awitz. Donc on va respirer une seconde et on va regarder. Le RN n'a pas fait le ménage. J'ai pas mis le son autant pour moi. Voilà, on recommence. Le RN n'a pas fait le ménage parce que le rassemblement national prometidé raciste. Je voudrais quand même rappeler avec gravité la banalisation des idées de l'extrême droite que certains essaient de promouvoir bien sûr des membres du Rassemblement national mais également une partie de la droite en France. C'est gravissime parce qu'on arrive à se réjouir qu'il puisse y avoir un être humain, un enfant qui soit buté
parce que il a une couleur de peau différente de la mienne ou parce qu'il a une religion différente de la mienne. Il faut rappeler à cette antenne que les idées de l'extrême dans notre pays ont amené à ce que des enfants en 39 45 soient mis dans des wagons et soient gazés. Il ne faut rien lâcher face aux idées de l'extrême droite parce que le pire est toujours possible. Et quand j'entends que madame Le Pen n'est pas d'extrême droite de la part de certaines personnalités politiques ou même de certains journalistes, l'extrême droite est toujours la même chose. C'est du racisme, c'est la haine de l'autre. C'est la haine de Marine Le Pen le RN sont racistes. Mais bien sûr. Mais bien sûr. Parce que la base des idées du Rassemblement national, ce sont des idées racistes qui
ont amené, je le rappelle, à ce qu'il y ait vraiment la choix, à ce qu'il y ait des personnes parce qu'ils étaient gitants, parce qu'ils étaient homosexuels, parce qu'ils étaient juifs, parce qu'ils étaient résistants à être gazés. La solution finale qui a été mise en place par le régime nazi, c'est vraiment le substrat même des idées de l'extrême droite et le rassemblement national a été créé, il faut le rappeler, par monsieur Le Pen et avec un ancien vafen SS. C'est cela la réalité. En quoi les propos récents du Rassemblement national ont-ils un lien avec ce qu'on vient d'entendre là ? Mais quand à ce moment-là on veut stigmatiser euh dans euh la rue, mais quand on veut stigmatiser dans la rue une femme parce qu'elle est voilée, c'est du racisme contre les musulmans.
C'est toujours la la même chose. Moi euh le je suis vraiment très ferme sur la laïcité. Je ne veux aucun signe religieux dans les écoles. L'abaya dans les lycées, c'est non. Voilà. Parce que la Baya, c'est un signe religieux. dans l'espace public chacun dans l'espace public dans la rue chacun s'habille contraire et là quand vous avez madame Le Pen qui veut euh voilà interdire et verbaliser euh les femmes voilées c'est du racisme contre l'ind pas verbaliser les femmes voilées on veut verbaliser l'islamisme les symboles religieux islamiques c'est vouloir assimiler à des intégristes tout ça vraiment ce sont des idérances mais le laisse tomber donc on est le le 9 septembre
2026, on n'est pas en 1942. Personne ne construit des chambes, personne ne dessine des trains. On discute d'un signe religieux dans l'espace public. Un débat que la Belgique, la Suisse, le Danemark, l'Autriche ont déjà eu sans appeler ça un génocide. Et là, patronne d'une région française sort la solution finale. Non, mais le mécanisme est vieux comme le Parti socialiste he qui a eu peur qui a peur de 2027 he tu prends le mot le plus lourd du 20e siècle, tu le poses sur l'adversaire et tu n'as plus du tout argumenter. Voilà. Si Le Pen Hitler, alors Delga n'a plus besoin d'expliquer pourquoi sa région vote de plus en plus à droite et elle a juste besoin d'un micro et d'un cadavre historique. Et le problème c'est pas qu'elle déteste le RN, ça on le savait.
Le problème c'est le tarif, une amende pour un voile dans la rue et hop, on est dans le camp. On est dans les camps là. C'est bon, on est retour en 42 là. Et ça à ce rythme là, bah un contrôle d'identité bah c'est Nurenberg. Un QTF c'est Trébelinka et un référendum de c'est Minecov en format Flyer. Bah oui. Bah oui. Et Cardose il a cette tête là. Regardez-moi cette tête du mec là qui entend le mot et qui sait qu'il peut pas le laisser passer mais qui sait aussi qu' s'il insiste trop, il passe pour le défenseur de Marine Pend. Ah c'est c'est le piège. Dès que tu dis "Attendez ce souvenir c'est pas un slogan". Bah tu es tu es déjà suspect. En fait le mot a été posé, la charge est partie, le débat il est mort. Et Delga le sait, elle est pas idiote. Elle est socialiste, un
présidente des régions de France, elle pousse Gluxman pour 2027. Elle a besoin que le RN reste un objet impur, pas un adversaire, un virus. Si tu acceptes que Le Pen parle du voile comme un marqueur politique, tu acceptes que des millions de français, bah ils aient raison. Donc tu sors le four. Allez, comme ça, c'est plus simple. Et maintenant, 2 jours plus tôt, même pays, autre plateau, autre interdit aussi hein. Donc Sarah Knafo Sonia Mabrook, BFM TV, bandeau rouge, salue une vague d'extrême droite en Europe. Et au milieu de ça, elle dit une phrase que la moitié du studio traite comme une grenade. Il existe un peuple français de souche, un peuple historique, une identité. Ce n'est pas honteux de le dire. On lui doit de la reconnaissance. Vous êtes d'accord pour dire qu'il y a
des français de souche ? Il y a des Français effectivement qui sont français depuis des siècles qui ont pas des origines qui remontent comme peut-être pour vous de dire qu'il y a des français de souche on est toutes les deux d'accord pour le dire. En tous les cas, on est tous les deux d'accord qu'il y a des Français qui sont français depuis des siècles et qu'il y a des français qui ont des origines diverses. Don vous faites partie historique qui mérite d'exister, qui mérite qu'on le reconnaisse, qui a eu l'hospitalité de nous accueillir, d'accue il est en danger ce pape historique comme vous dites. C'est manifeste. Je pense qu'on sera toutes les deux d'accord sur ce pointl. C'est moi qui vous interroge. Vous avez vous avez parlé de nos deux profils en disant toutes les deux
lorsqu'on ser en Allemagne, je n'inverse rien du tout. Je nous mets comme vous l'avez fait à égalité sur ce point-là. Donc il y a un peuple il y a un peuple français de souche c'est pas mon de fou en fait les deux peuple on doit être reconnaissant à ce peuple toutes les deux d'ailleurs et tous ceux qui ont été accueillis par ce peuple magnifique qui nous a accueilli qui a accueilli nos familles. On doit être reconnaissant et on doit reconnaître son existence. C'est le moindre des respects de reconnaître à minima son existence. L'assimilation, l'intégration. L'assimilation bien sûr. Moi, j'entends beaucoup de gens qui vont jusqu'à nier l'existence du peuple français parfois même par des français de souche et ça me choque quand j'entends ça. Je me dis mais c'est à nous française de branche
d'aller défendre cette identité. Ces valeurs, ces traditions qu'on nous a transmis, on est en train de les renier. C'est de branch. Absolument. S'il y a des Français de souche, il y a des françaises de branch. D'ailleurs, et d'ailleurs j'en suis fier. Oui, je suis on est devenu on l' devenu mais il faut savoir reconnaître l'existence d'un peuple historique. Il y a un peuple chinois et on le reconnaît. Il y a un peuple indien. Il y a un peuple américain qui a été formé génération après génération. Pourquoi tous les peuples du monde devraient avoir le droit à la reconnaissance de leur existence ? On entend d'ailleurs beaucoup le discours, vous savez, néocolonial venu d'une certaine extrême gauche qui veut qu'on reconnaisse des droits à des peuples autochtones, par
exemple en Nouvelle-Calédonie. Donc, on leur reconnaît leur existence. le peuple français serait le dernier peuple. Donc là, on voit le décalage, hein. D'un côté, tu peux aligner Choa, Gaz, Wafen, SS et voile sur le même micro et ça passe pour de la fermeté républicaine. Et de l'autre, tu diras qu'il y a un peuple d'accueil, un peuple antérieur à 1962, un peuple qui a une langue, des morts, une terre et la journaliste se met à chercher un mot moins sale, français tout court, comme si deux souches brûlaient la langue en fait. de direche. Voilà, c'est c'est interdit hein. Knafo qui joue un coup précis, elle n'est pas née dans un village de la Creuse, famille juive marocaine, grands-parents arrivés en 67 et elle le sait. Maou non plus, elle n'est pas née à Chartre. Tunis 77 et elle le sait
aussi. Gnafo la prend par le col et lui dit "Toi et moi, on est les invités. Il y a une maison ! La maison a des murs et les murs existaient avant nous." Et c'est ça qui bloque Magrou. C'est pas le racisme, c'est la hiérarchie. français tout court, c'est la formule tout confort hein. Tout le monde est français, donc personne n'est le peuple d'origine. Donc personne n'a le droit de dire merci. Donc personne n'a le droit de dire stop. C'est propre, c'est lisse, ça tient 5 minutes jusqu'à que tu ouvres un manuel d'histoire hein. Le le peuple historique, ça existe. Les Japonais enin, les Corériens, les Polonais, les Israéliens, le CRI, les les Algériens aussi. Et d'ailleurs, dès qu'il s'agit de leur sol en France, le jour où tu le nommes, bah tu es un dangereux. Le jour
où tu compares une verbalisation de voix à la solution finale, tu tu es une conscience en fait et les deux scènes se tiennent la main, hein. Delg a besoin que le peuple français n'existe pas comme sujet, juste comme public. Un public coupable, un public à rééduquer, un public qui vote mal surtout hein. Et si ce public a une identité, alors l'immigration n'est plus un destin, c'est une politique et une politique qui peut on peut la changer. Donc il faut que le mot souche reste imprononçable et que le mot choa reste disponible surtout. Donc Nafo fait l'inverse, elle force le mot, elle le dit sans demander pardon et elle le dit à une journaliste qui a fait fortune en France en parlant de la France. Et le studio se met à bégayer fort parce que là donc moi je m'en fous hein que Gnafo
soit reconquê, je m'en fous que Delgas soit PS. Ce qui m'intéresse, c'est le prix des mots, hein. Solution finale, c'est c'est un crime nommé, daté, chiffré, jugé, 6 millions, des noms, des fausses, des procès et tu le sors pour un débat vestimentaire. Bah, tu ne grandis pas le débat hein. Tu raptis un le crime, tu habitues l'oreille et un jour le mot ne fera plus mal. Et c'est ça a déjà commencé. On l'a collé partout. le pas sanitaire, les retraites, les ZFE, maintenant le voile et bientôt il ne restera plus qu'un injure de plateau français de ch de souche, c'est un c'est un syntagme moche hein, daté, récupéré. Oui, on peut le discuter mais on peut dire peuple historique français de naissance majorité culturelle, on peut le détester mais nier qu'il y a un peuple antérieur
aux vagues d'après-gerre faire semblant. C'est regarder les monuments morts et dire bah ça c'est à tout le monde donc c'estes personnes. Donc la France est le seul pays où tu as le droit d'inventer un génocide par analogie et où tu n'as pas le droit de nommer le peuple qui habite encore les villages. Delgat parle d'idées qui ont conduit à la choa mais le verbe il est choisi. Conduire c'est comme s'il y avait un rail unique. Préférence nationale le matin, chambre à gaz le soir. C'est une théorie de l'engrenage et elle est fausse hein. Des dizaines de démocraties européennes ont durci le voile, l'asile, la nationalité. Aucune n'a ouvert un camp d'extermination. Donc l'angrenage, c'est un compte pour électeurs qui ont peur de regarder les chiffres. Et les chiffres
d'Elga les connaît hein. Sa région, ses villes, ses quartiers. Elle sait pourquoi le mot musulman revient dans sa phrase. Elle le dit même hein, elle-même hein, racisme antimusulman. Pas anti-islamiste, pas anti, elle dit anti musulman. Elle fusionne le fidèle, le voile, le projet politique exactement ce qu'elle reproche à l'autre camp. Sauf que quand c'est elle, ça s'appelle de la vigilance et quand c'est Le Pen, ça s'appelle 1942. Donc Sarah Knafou, elle fusionne autre chose. Souche, reconnaissance, identité et elle dit aux enfants de l'immigration "Vous êtes là. Merci à ceux qui étaient déjà là." C'est paternaliste pour une partie de la gauche, c'est évident pour une partie du pays. Les deux peuvent être vrais en même temps. Ce qui n'est pas vrai, hein,
c'est de traiter ça comme une violence et de traiter solution finale comme une analyse. Donc, on a inversé les seuils. Le mot qui devrait faire lever le monde dans le studio, c'est utilisé comme argument électoral. Et le mot qui fait lever tout le monde, c'est souche. C'est ça le problème. Voilà le pays en 2026, une présidente de région qui recycle la choa pour coller une contravinion et une eurodéputée qui doit négocier le droit de dire que la France existait avant ses grands-parents. Et une journaliste qui propose euh "On peut pas dire français tout court." Non mais comme si l'histoire était une étiquette de supermarché hein. Le plus drôle c'est que les deux femmes par d'identité he desgâs défend une identité morale. Nous les justes contre les héritiers du SS.
et Knafo défend une identité historique, un peuple, une dette, une continuité. Donc le premier a le droit d'être brutal et le second en fait, on doit juste sourire. Voilà. Donc moi, je veux bien qu'on interdise le voile et qu'on laisse ou qu'on la laisse en fait. Mais je veux bien qu'on débatte de l'assimilation jusqu'à 4h du mat hein. Ce que je veux plus, c'est ce sens chantage au cadavre. Tu n'as pas le droit de voler 6 millions de morts pour gagner un micro de rentrée. Et tu n'as pas le droit non plus de faire comme si la France était tombée du ciel en 75. Déjà métissé, déjà coupable et déjà muette. Il y a un peuple, il y a des arrivées, il y a des règles surtout hein. Il y a des mots qui pèsent une tonne et des mots qu'on décide d'enterrer. Et tant qu'on
continuera à échanger les uns contre les autres, on ne parlera plus de politique, on parlera de sacré. Et le sacré en démocratie, ça finit toujours par interdire la phrase suivante. Donc vive la France ai de rester ici. Je vous dis à la prochaine.
Carole Delga