JULIEN ODOUL : « Marine Le Pen est la seule à pouvoir redresser la France ! » (France Info)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse partielle
Pourquoi ni Marine Le Pen ni Jordan Bardella n'ont répondu positivement à cette invitation ?
- 1:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous êtes d'accord avec la condamnation de la violence par Lecornu ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu cible particulièrement la France insoumise. Est-ce qu'il a raison de faire ça ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau veut interdire la France insoumise. Est-ce que ça vous semble approprié ?
- 4:06OuverteRéponse directe
Marine Le Pen affirme que la commission d'enquête est discréditée. Pourquoi boycotter ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes inquiet par le rassemblement contre le RN à Orléans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Invité politiqueFait
« Il a légitimé la violence avec les députés LFI. Il encourage et incite à des comportements sédicieux. »
- 1:52Invité politiqueFait
« La légitimation de la violence, les appels à la légitime violence, qui ont été ceux du maire de Saint-Denis et les filles de Jean-Luc Mélenchon, ont eu une répercussion et ont eu des conséquences sur les dévastations qu'on a connues le week-end dernier. »
- 1:57Invité politiqueFait
« Ce parti, aujourd'hui, est hors du champ républicain. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Quand vous faites alliance avec ce parti, le parti macroniste a fait alliance avec le parti LFI au moment des législatives en 2024. »
- 2:24Invité politiqueFait
« On ne peut pas, deux ans après, se dire, mon Dieu, ce parti est violent, ce parti est antisémite, ce parti appelle à la violence. »
- 2:57Invité politiquePromesse
« Déjà, il faudrait interdire et dissoudre tous les proxys de la France insoumise, tous ces groupuscules d'extrême-gauche. »
- 3:17Invité politiqueChiffre
« c'est à 95% des groupuscules d'extrême-gauche qui sèment le chaos. »
- 4:15Invité politiqueFait
« Oui, c'est une commission fantoche, ça ne sert strictement à rien. »
- 4:35Invité politiqueFait
« Le Rassemblement national devait avoir un rapporteur, en l'occurrence notre collègue Michael Taverne. C'était l'engagement de Yael Braun-Pivet. »
- 4:43Invité politiqueFait
« Donc finalement, c'était une réunion de gauchistes où on va s'en prendre à la police, où les bons constats ne seront pas faits. »
- 9:18Invité politiquePromesse
« Nous demandons des très courtes peines pour les primo-délinquants. »
- 9:20Invité politiquePromesse
« Nous demandons l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans. »
- 9:23Invité politiquePromesse
« Nous demandons aussi la fin de l'immigration de peuplement parce qu'il y a un lien évident entre les émeutes que nous avons vues, les pillages et l'immigration hors contrôle. »
Temps de parole
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Bonjour
Julien Audoul.
Bonjour Alice Bouillaguet.
Sébastien Lecornu reçoit à 14h30 les représentants des partis pour évoquer notamment les événements du 17 octobre et la sécurisation de la campagne. Ce sera Edwige Diaz et Louis Alliot qui vont se rendre à ce rendez-vous. Pourquoi ni Marine Le Pen ni Jordan Bardella n'ont répondu positivement à cette invitation
?
Le mouvement est représenté. Comme vous le savez, Marine Le Pen est candidate à la présidentielle et elle
a
un agenda extrêmement chargé. Pareil pour Jordan Bardella, président du Rassemblement National, en vue de notre congrès de ce week-end à Orléans. Le Rassemblement National sera représenté. Est-ce que nous attendons des éléments, un changement, un bouleversement par rapport à la doctrine du gouvernement sur le maintien de l'ordre ? Malheureusement, l'expérience de ces derniers mois, voire de ces dernières années, nous laisse que peu d'espoir.
On va revenir sur ce maintien de l'ordre, mais Sébastien Lecornu a posé un préalable à cette réunion, celui de la condamnation de la violence. Aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence. C'est ce qu'il a écrit à tous les partis. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça
? Nous
sommes tous d'accord avec ça, sauf qu'il y a un parti qui n
'est
pas d'accord avec cela, qui est la France Insoumise. Jean-Luc Mélenchon a fait savoir d'ailleurs qu'il allait pourrir la réunion. On en est là. Vous avez un candidat à la présidentielle, chef de file d'un parti politique, qui vous dit qu'il va pourrir la réunion et que lui, son souci, ce n
'est
pas le maintien de l'ordre, c'est le chaos et le désordre. Il a légitimé la violence avec les députés LFI. Il encourage et incite à des comportements sédicieux. Ah si, il a légitimé. Balibagayoko a très clairement appelé
à la légitimation. Dans certaines circonstances, il a bémolisé, si je puis dire, cette légitimation de la violence. Il faut être très clair.
La légitimation de la violence, les appels à la légitime violence, qui ont été ceux du maire de Saint-Denis et les filles de Jean-Luc Mélenchon, ont eu une répercussion et ont eu des conséquences sur les dévastations qu'on a connues le week-end dernier. Donc ils ont une responsabilité écrasante. Ce parti, aujourd'hui, est hors du champ républicain.
–
Sébastien Lecornu cible particulièrement la France insoumise. Est-ce qu'il a raison de faire ça ?
–
Il a raison de faire ça, sauf qu'à un moment donné, il faut prendre ses responsabilités. Quand vous faites alliance avec ce parti, le parti macroniste a fait alliance avec le parti LFI au moment des législatives en 2024. Il a fait désister ses candidats pour faire élire les députés d'extrême-gauche. On ne peut pas, deux ans après, se dire, mon Dieu, ce parti est violent, ce parti est antisémite, ce parti appelle à la violence. Donc très clairement, il faut que le parti macroniste et que tous les partis d'ailleurs du champ républicain dressent un cordon sanitaire pour empêcher LFI de continuer à perturber la République.
– Bruno Retailleau, le candidat à la présidentielle républicain, veut interdire la France insoumise. Gérard Larcher, qui est le président du Sénat, d'une certaine manière dit pourquoi pas. Est-ce que ça vous semble approprié ?
– Déjà, il faudrait interdire et dissoudre tous les proxys de la France insoumise, tous ces groupuscules d'extrême-gauche, tous ces groupuscules qui n'ont qu'un seul but, semer la haine et la dévastation.
– Et la même chose pour les groupuscules d'extrême-gauche. – Bien sûr, Marine
Le Pen a été très claire, sauf que vous l'avez remarqué lors des différentes manifestations, c'est à 95% des groupuscules d'extrême-gauche qui sèment le chaos. Donc il faudrait tous les dissoudre. Est-ce que le gouvernement l'a fait ? Non. On observe une complaisance, voire une lâcheté vis-à-vis des groupuscules d'extrême-gauche qu'il faut laisser en place. Donc ça, déjà, il faudrait y mettre bon ordre. Et ensuite, comme je l'ai dit, il faut empêcher la France insoumise, par tous les moyens démocratiques, d'avoir des élus. Il faut les rendre résiduels dans notre pays.
– Donc pas interdire le parti politique, la France insoumise.
– Vous savez, c'est très difficile d'interdire un parti politique en France. Et la meilleure des manières, c'est finalement de les combattre et de les battre sur le terrain démocratique. Et ça passe par des positionnements extrêmement clairs. Nous, nous sommes clairs, nous sommes le rempart face à l'extrême-gauche avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Visiblement, les macronistes ont souvent été la passerelle.
– Une commission d'enquête parlementaire sur le 17 octobre doit faire la lumière sur ces événements. Marine Le Pen affirme que cette commission est discréditée avant même d'avoir débuté ses travaux. Elle parle de mascarade. Elle va la boycotter, cette commission. Pourquoi ?
– Oui, c'est une commission fantoche, ça ne sert strictement à rien. Il était convenu…
– Ce n'est pas
bien d'essayer de faire la
lumière de manière transpartisane
sur ces
événements ? –
Justement, là pour le coup, c'est plus partisan que trans, si vous me permettez l'expression. Parce que tous les partis devaient être représentés. Le Rassemblement national devait avoir un rapporteur, en l'occurrence notre collègue Michael Taverne. C'était l'engagement de Yael Braun-Pivet. Et finalement, il y
a
eu un accord entre la gauche et les macronistes pour exclure le Rassemblement national. Donc finalement, c'était une réunion de gauchistes où on va s'en prendre à la police, où les bons constats ne seront pas faits, où la police va être accablée en permanence. Donc évidemment, nous n'avons pas du tout d'utilité à faire figuration dans cette mascarade.
–
Plusieurs milliers de personnes sont attendues samedi en marge du congrès du Rassemblement national qui va se tenir à Orléans. Un rassemblement contre le racisme, le fascisme et l'impérialisme. Plusieurs personnalités y sont attendues, notamment le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, le maire LFI. Est-ce que vous êtes inquiet
? – Alors
déjà, c'est un rassemblement contre la démocratie. Parce que quand vous faites un rassemblement pour interdire un congrès d'un parti politique, c'est-à-dire que vous ne respectez pas nos institutions, vous ne respectez pas le pluralisme démocratique, vous ne verrez jamais des militants ou des adhérents ou des élus du Rassemblement national défiler pour contrer un congrès, un meeting, une manifestation d'un autre parti politique, ça n'existe pas. Quant à M.
Bagayoko, qui encore une fois est un incendiaire en chef, qui a appelé plusieurs fois à légitimer la violence, cet homme-là devrait plutôt se consacrer à sa ville, qui a bien des soucis, à la fois sur le front sécuritaire, à la fois sur le front social. On a l'impression qu'il est maire de Saint-Denis à temps partiel et qu'il préfère sa petite Gloriole, ses petites manifestations, ses plateaux télé.
On ne sait pas quand il s'occupe de sa ville. – Il ne sera pas le
seul, il y aura aussi la patronne de la CGT, Sophie Binet, il y aura également le socialiste Olivier Faure.
–
Ils n
'ont
pas d'autre chose à faire ces gens-là ? Sophie Binet à la tête de son syndicat, est-ce qu'il ne ferait pas qu'elle défendre justement les travailleuses et les travailleurs plutôt que de faire de la petite politique politicienne ? Très clairement, tout cela n'est pas sérieux. Nous avons un beau rassemblement ce week-end à Orléans, qui va être le point de départ de la Renaissance pour la France aux côtés de Marine Le Pen, Jordan Bardella. Et je le dis pour rassurer nos adhérents, tout va bien se passer, les conditions de sécurité seront réunies. Donc venez, n'ayez pas peur, venez à ce beau lancement de campagne.
– Samedi, il y a donc cet appel à une nouvelle mobilisation. Le gouvernement met en place un dispositif XXL dans les rues de France. Il y aura le jeu IGN,
il
y aura le RAID, il y
aura
les forces sentinelles. Faire appel à l'armée, est-ce que c'est une dérive ou est-ce que c'est du bon sens en ce moment ?
–
Non, mais on sent que ce gouvernement ne contrôle plus rien. Alors il y a beaucoup de communication, il y a des effets d'annonce pour essayer de masquer ou de tenter de masquer une impuissance publique. Aujourd'hui, nous le disons avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, nous avons les moyens de rétablir l'ordre. Il faut en avoir la volonté et surtout le courage. Ce gouvernement n'a aucun courage, il est gangréné par la peur. Il ne veut pas s'attaquer justement à cette élémentaire mission qui est celle de rétablir la sécurité dans notre pays,
de l'assurer pour nos concitoyens. – Non, mais là, le dispositif,
il vous semble au niveau ?
– Mais je n'en sais rien, nous n'en savons rien malheureusement. On aimerait croire le gouvernement, on aimerait que dans la septième puissance du monde, on puisse gérer des débordements, des manifestations. Mais malheureusement, avec M. Nunez, comme il disait à l'intérieur, malheureusement, avec la doctrine qui est celle du laxisme et de la lâcheté, on voit les échecs depuis dix ans.
– Hier, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, annonçait 2500 gardes à vue et 174 incarcérations. La main du gouvernement ne trempe pas tout à fait. –
Non, mais c'est dérisoire, c'est dérisoire. Déjà, le nombre d'interpellés est dérisoire par rapport au nombre de délinquants et de pilleurs. C'était le préfet des Bouches-du-Rhône qui avait recensé le nombre de pilleurs à 30 000. 30 000 pilleurs qui ont ravagé Marseille. Combien d'interpellés ? Quelques dizaines. Combien de condamnations ? On verra. On a vu les réquisitions des parquets. Mais quelles seront les décisions des magistrats du siège ? Aujourd'hui, nous le voyons et nous avons l'expérience des émeutes de 2023, nous avons l'expérience des matchs du PSG. Les condamnations ont été dérisoires, faméliques, ridicules. Et elles incitent à la récidive et au débordement.
– Vous n'avez pas appelé à l'état d'urgence. Donc il y a eu, Emmanuel Macron a décidé de faire des couvre-feux ciblés, localisés. Il y en a encore eu hier à Paris. Bruno Retailleau, lui, continue de le réclamer, cet état d'urgence. Pour vous, ça n'a pas d'intérêt
?
–
Je
sais
que
M. Retailleau a envie de se faire connaître. Il a envie de monter dans les sondages parce qu
'il
est en train de décrocher. Mais M. Retailleau, qui est dans une surenchère verbale permanente, qu'est-ce qu'il a fait quand il est ministre du intérieur ? – Rien. Donc aujourd'hui, nous avons les moyens, nous le disons, sérieux. Nous avons les moyens pour rétablir l'ordre. Nous avons des mesures extrêmement concrètes avec Marine Le Pen. Nous demandons d'ailleurs des comparaisons immédiates. Nous demandons des très courtes peines pour les primo-délinquants. Nous demandons l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Nous demandons aussi la fin de l'immigration de peuplement parce qu'il y a un lien évident entre les émeutes que nous avons vues, les pillages et l'immigration hors contrôle.
Donc tout ça, nous avons effectivement les mesures pour rétablir l'ordre.
– Le
président américain Donald Trump, mais aussi J.D. Vance, attribue les violences du 17 octobre à l'immigration. Je cite le président américain, « Une immigration venue d'un monde totalement différent aurait brisé la France. » Est-ce que vous partagez cette analyse
? –
Malheureusement, il y a une part effectivement dans ces émeutes qui est liée à l'immigration de masse. J'en veux pour preuve, selon les annonces du préfet des Alpes-Maritimes, qu'un tiers des personnes interpellées dans ce département étaient étrangères. Un tiers, c'est énorme. On l'a vu
dans les images.
– Étrangères, c'est ce qu'a annoncé le préfet des Alpes-Maritimes. Et puis au-delà de la part des étrangers, vous avez des Français qui n'ont pas été assimilés, vous avez des racailles de banlieue qui détestent la France, qui à chaque fois, à chaque événement, chaque match, chaque manifestation, ça donne leur passe-temps favori, qui est de pourrir tout, de détruire tout et de tout piller.
– Donald Trump qui a apporté une forme de soutien à Marine Le Pen, hier pour lui c'est la voie conservatrice en France. On a senti quand même Marine Le Pen un peu embarrassée par ce soutien.
– Marine Le Pen, encore une fois,
ne doit
rien à personne. Le seul soutien de Marine Le Pen, c'est celui du peuple français. Il n'y a pas de soutien à l'étranger, il n'y aura pas d'ingérence étrangère. Il faut arrêter les visions complotistes de M. Macron. Nous comptons sur le peuple français pour faire renaître la France et ce sera l'enjeu du 2
mai 2017. –
Merci Julien Audou.
Julien Odoul