Racisme contre Bally Bagayoko : certains silences sont intolérables - Mathilde Panot | #QAG
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Présidente, monsieur le Premier ministre, à Saint-Denis, dans la ville des rois morts et du peuple vivant, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées samedi pour proclamer un froid antifasciste et dire non au racisme. »
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« Le racisme associe de les réduire, de les déshumaniser, de les assigner et ce avant même qu'il ne prennent la parole. »
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« Bali bagayoko n'est pas seulement un élu noir, c'est un élu noir qui veut partager les richesses. Voilà ce que vous ne supportez pas. »
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« vous avez immédiatement attaqué son arrêté antiexpulson. »
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« À cet instant, certains silences sont intolérables. »
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« La France insoumise ne se laissera pas donner des leçons de République de la part de ceux qui ont tant tardé à réagir. »
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« vos condamnations à retardement, votre soutien à reculon et le silence de l'homme qui est censé présider la République. »
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« Emmanuel Macron appelle Éric Zemour pendant 45 minutes quand celui-ci est pris à parti dans la rue, mais n'a rien à dire au maire de la deuxième ville d'Île-de-France lorsqu'il est traité de singe sur les plateaux. »
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« Monsieur le Premier ministre, faut-il être condamné pour provocation à la haine raciale pour recevoir un geste de solidarité du président de la République ? »
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« Si l'on ne s'entend pas sur l'évidence que la République refuse le racisme, alors il ne vous faudra plus parler de République. »
Temps de parole
- Mathilde Panot99 %
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Présidente, monsieur le Premier ministre, à Saint-Denis, dans la ville des rois morts et du peuple vivant, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées samedi pour proclamer un froid antifasciste et dire non au racisme. Cet événement historique est né du déferlement de haine qu'a subi Bali Bagayoko depuis son élection. Que les racistes se tiennent pour dit : "C'est toujours par milliers que nous leur tiendrons tête. Bali bagayoko n'est pas seul. Il fait notre fierté. Il fait la fierté de toutes celles et ceux qui ont été trop longtemps privés de représentation politique.
Si un siècle de combat philosophique et politique nous ont appris une chose, c'est que les êtres humains sont jetés dans le monde avant de pouvoir se définir. Le racisme associe de les réduire, de les déshumaniser, de les assigner et ce avant même qu'il ne prennent la parole. Comble de l'horreur pour ses opposants, Bali Bagayoko n'est pas seulement un élu noir, c'est un élu noir qui veut partager les richesses. Voilà ce que vous ne supportez pas. D'ailleurs, vous avez immédiatement attaqué son arrêté antiexpulson. Collègues, il faut dire le moment politique que nous vivons, celui d'un racisme répugnant où ressurgissent les structures héritées de l'histoire coloniale.
Les responsables sont connus et récidives à toute occasion car pour une chaîne comme Cs, le racisme n'est jamais un dérapage. C'est un modèle économique. À cet instant, certains silences sont intolérables. La France insoumise ne se laissera pas donner des leçons de République de la part de ceux qui ont tant tardé à réagir. vos condamnations à retardement, votre soutien à reculon et le silence de l'homme qui est censé présider la République. Emmanuel Macron appelle Éric Zemour pendant 45 minutes quand celui-ci est pris à parti dans la rue, mais n'a rien à dire au maire de la deuxième ville d'Île-de-France lorsqu'il est traité de singe sur les plateaux.
Monsieur le Premier ministre, faut-il être condamné pour provocation à la haine raciale pour recevoir un geste de solidarité du président de la République ? Si l'on ne s'entend pas sur l'évidence que la République refuse le racisme, alors il ne vous faudra plus parler de République.
[applaudissements]
Merci beaucoup madame la présidente panu.
Mathilde Panot