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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 septembre 2024 5 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsInstitutions & élections

Le RN est la première force politique du pays - Jean-Philippe Tanguy (RMC)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06FerméeÉludée

    Des hausses d'impôts sont envisagées à Matignon. Si c'est le cas, vous continuerez à soutenir ou vous censurerez ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Donc pour vous, augmenter les impôts pour les plus solvables, pourquoi pas, mais il faut aussi baisser les impôts sur les plus modestes. C'est l'un et l'autre ?

  • 1:20FerméeRéponse directe

    Donc ça veut dire que vous attendez des précisions, mais que s'il n'y a que la première partie, c'est-à-dire les hausses d'impôts, mais qu'il n'y en a pas de baisse pour d'autres, dans ce cas-là, vous pourriez censurer le nouveau gouvernement Barnier ?

  • 2:34FerméeRéponse partielle

    Alors, s'il s'agit de hausses temporaires, notamment sur les sociétés, est-ce que ça, ce serait acceptable pour vous ?

  • 4:10RelanceRéponse directe

    Je me suis dit que c'est quand même dingue la situation dans laquelle on se retrouve. Je vous ai dit, mais alors, s'il y a plus d'impôts pour les plus riches, mais moins pour les plus modestes, est-ce que dans ce cas-là, ça vous paraîtra acceptable ?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    C'est vous qui tenez le gouvernement Barnier. Alors après, il faudrait que cette censure soit signée à la fois par vous et par LFI et que vous vous mettiez d'accord sur cette censure.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:07Invité politiqueChiffre
    « L'année dernière, on était quand même à 48% du PIB, c'est-à-dire la moitié des richesses des Français en impôts »
  • 1:49Invité politiqueChiffre
    « nous sommes face à une crise telle qu'il faut trouver 110 milliards d'euros en trois ans »
  • 2:19Invité politiqueChiffre
    « en 2025, si on ne fait rien, le déficit sera à plus de 6% du PIB, alors que M. Macron nous avait promis 4% »
  • 3:34Invité politiqueChiffre
    « depuis 10 ans, avec les taux bas de la Banque centrale, M. Macron avait créé 900 milliards de dettes »
  • 3:49Invité politiqueChiffre
    « la charge de la dette, c'est-à-dire l'argent des Français qui paient les intérêts de la dette, sont à égalité avec le premier budget de l'État qui est l'éducation »
  • 4:38Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes premiers en suffrage à 37% des voix »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy62 %
  • Présentateur38 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous êtes député, député RN de la Somme et vous êtes notamment en charge des questions économiques au parti. Des hausses d'impôts sont envisagées à Matignon. Si c'est le cas, vous continuerez à soutenir ou vous censurerez ?

0:14
Jean-Philippe Tanguy

Mais il y a une très forte ambiguïté dans cette proposition parce que nous, nous voulons que la pression fiscale baisse sur les classes populaires et classes moyennes. Et c'est ce qu'on avait compris quand M. Barnier parlait de plus de justice fiscale. Si la justice fiscale, c'est uniquement augmenter les impôts des plus favorisés et des entreprises dites profitables, c'est mieux que les entreprises en faillite, c'est sûr, que sans baisse d'impôts concomitantes sur les classes moyennes et classes populaires, ce n'est pas de la justice fiscale, c'est juste plus d'impôts et ça n'a aucun sens.

0:43
Présentateur

Donc pour vous, augmenter les impôts pour les plus solvables, pourquoi pas, mais il faut aussi baisser les impôts sur les plus modestes. C'est l'un et l'autre ?

0:53
Jean-Philippe Tanguy

Ah bah oui, c'est le sens de la justice fiscale. Sinon, c'est toujours plus d'impôts. Or, vous n'êtes pas sans savoir sur votre antenne que les impôts sont déjà à un niveau très élevé, avec plusieurs records de taux de prélèvement obligatoire sur le PIB fait par M. Macron. L'année dernière, on était quand même à 48% du PIB, c'est-à-dire la moitié des richesses des Français en impôts et dans ce lot, les classes moyennes paient un très lourd tribut, en particulier sur la TVA et les taxes sur la consommation.

1:20
Présentateur

Donc ça veut dire, Jean-Philippe Tanguy, que vous attendez des précisions, mais que s'il n'y a que la première partie, c'est-à-dire les hausses d'impôts, mais qu'il n'y en a pas de baisse pour d'autres, dans ce cas-là, vous pourriez censurer le nouveau gouvernement Barnier ?

1:35
Jean-Philippe Tanguy

Oui, tout simplement parce que ce serait la continuité de la politique de M. Macron, avec toujours plus d'impôts et aucune réduction des dépenses. Ce que la Cour des comptes a confirmé, ce que j'avais dit pendant les élections législatives, c'est que nous sommes face à une crise telle qu'il faut trouver 110 milliards d'euros en trois ans, et qu'il faut donc couper dans les dépenses structurelles de l'État, faire des économies très importantes sur le train de vie, sur les gaspillazes, les gabgis. Sinon, vous savez, c'est le mythe du tonneau des Danaïdes, c'est-à-dire que cette peine qui consiste à mettre toujours plus d'eau dans un tonneau sans fin, et qui ne peut donc jamais être remplie.

Et là, c'est la situation budgétaire de la France, c'est qu'on a des records d'impôts et des records de dépenses, et toujours plus de déficit, avec des niveaux très inquiétants, puisque vous savez qu'en 2025, si on ne fait rien, le déficit sera à plus de 6% du PIB, alors que M. Macron nous avait promis 4%.

2:29
Présentateur

Il avait promis 4%, il avait même envisagé une perspective à 3%. Alors, s'il s'agit de hausses temporaires, notamment sur les sociétés, c'est ce que révèlent nos confrères du journal L'Opinion ce matin, est-ce que ça, ce serait acceptable pour vous, Jean-Philippe Tanguy ?

2:45
Jean-Philippe Tanguy

Mais une fois de plus, ça dépend de ce qu'on en fait. Moi, je ne vais pas vous mentir, vous le savez, dans le programme de Marine Le Pen et Jordan Bardella, il y avait des hausses d'impôts sur les plus privilégiés et sur les surprofits, ces profits exceptionnels, et donc temporaires, faits par les multinationales sur le dos des consommateurs et des contribuables. Donc, on ne va pas changer d'avis. Mais oui, on ne va pas changer d'avis. Par contre, il y avait un but à ce rééquilibrage fiscal, c'était, je vous l'ai dit, il n'est pas répété… D'alléger la pression fiscale sur les classes moyennes. Voilà, c'était aussi d'investir dans certains secteurs d'avenir.

En plus, c'est pour alimenter ces dérives de dépenses. Vous savez qu'on est aux 50e années, 50 ans de déficit systématique du budget de l'État. Ce n'est pas le Rassemblement national qui l'invente, ce sont les faits. Et on ne peut plus continuer comme ça pour l'intérêt des contribuables. Parce que c'est vrai que depuis 10 ans, avec les taux bas de la Banque centrale, M. Macron avait créé 900 milliards de dettes. On avait l'impression que ça ne coûtait pas aux Français. Mais là, les taux augmentent et donc ça coûte très cher aux Français.

Vous savez que dans les quelques documents qu'on a eus sur le budget de 2025, la charge de la dette, c'est-à-dire l'argent des Français qui paient les intérêts de la dette, sont à égalité avec le premier budget de l'État qui est l'éducation.

3:56
Présentateur

Et d'ailleurs, la question des taux d'intérêt, j'en parlerai tout à l'heure avec mon invité, qui est précisément le gouverneur de la Banque de France, François-Villeroy de Gallo. Jean-Philippe Tanguy, il y a quand même un truc fou. Je ne sais pas si vous avez entendu la question que je vous ai posée moi-même, en tout cas en l'entendant. Je me suis dit que c'est quand même dingue la situation dans laquelle on se retrouve. Je vous ai dit, mais alors, s'il y a plus d'impôts pour les plus riches, mais moins pour les plus modestes, est-ce que dans ce cas-là, ça vous paraîtra acceptable ?

Sous-entendu, au fond, moi-même, je fais la démonstration par mes questions, que vous êtes celui, vous êtes l'ERN, ceux qui tenaient ce gouvernement et qui pouvaient à un moment couper la ficelle, couper la corde.

4:36
Jean-Philippe Tanguy

Mais oui, nous avons fait plus de 11 millions d'électeurs. Nous sommes premiers en suffrage à 37% des voix. Donc c'est une évidence.

4:43
Présentateur

Moi, j'ai fait la soirée électorale sur votre plateau.

4:47
Jean-Philippe Tanguy

C'est vrai que le soir, j'avais dit que nous n'avions pas perdu les élections comme essayer de le faire croire la gauche. On n'a pas eu les sièges, donc nous, on ne refait pas le match. Mais évidemment, nous sommes la première force politique dans le pays du fait du vote de France.

4:56
Présentateur

C'est vous qui tenez le gouvernement Barnier. Alors après, il faudrait que cette censure soit signée à la fois par vous et par LFI et que vous vous mettiez d'accord sur cette censure. Mais enfin, tout de même, on le sent, effectivement. Vous êtes dans une position où vous pouvez poser vos conditions. Merci, Jean-Philippe Tanguy, en tout cas, d'avoir répondu à mes questions ce matin sur RMC, député RN de la Somme.