🔴 Réunion publique : Villeurbanne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 50 %Défensif 12 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:51Manuel BompardChiffre
« 2,7 millions de foyers attendent un logement social, plus 24 % en 5 ans, 7 ans d'attente en moyenne et plus 17 % d'expulsion de logements sociaux en 2024. »
- 26:03Gabriel AmarFait
« Il ne servira à rien de reconnaître l'état de Palestine quand il sera vidé de son peuple. »
- 28:09Gabriel AmarPromesse
« La régularisation de tous les étrangers qui travaillent en France. »
- 30:59Gabriel AmarPromesse
« Augmenter le SMIC de 15 %. Indexer les salaires sur l'inflation. Nationaliser les autoroutes et la SNCF. »
- 1:07:21Manuel BompardPromesse
« Mettre en place une taxe de 2 % sur le patrimoine des 147 milliardaires qui existent aujourd'hui en France. »
- 1:12:56Fait
« la semaine prochaine à l'Assemblée nationale va venir une proposition de loi qui a d'abord été adoptée au Sénat, qui est une proposition de loi qui vise à réintroduire la possibilité d'utiliser un certain nombre de pesticides, en particulier les néonicotides »
- 1:13:38Fait
« cette proposition de loi qui va arriver lundi prochain à l'Assemblée nationale dont personne n'a parlé vise à faciliter la multiplication des projets de mégabassine »
- 1:14:17Fait
« le gouvernement a l'intention de couper l'indépendance des autorités indépendantes comme l'ANCES qui sont précisément les autorités qui sont chargées de délivrer ou pas des autorisations de commercialisation de certains pesticides »
- 1:15:37Fait
« le Rassemblement national comme toujours va être le premier à aller voter. Les républicains sont là et répondent aux injonctions du président de la FNSEA »
- 1:21:57Fait
« le jour du vote en France, c'est dans sans doute la seule journée dans votre vie où vous avez autant de poids, autant de pouvoir, autant de puissance sur le déroulement des événements que Bernard Arnaud, Emmanuel Macron, Bruno Rota ou je ne sais pas qui »
- 1:24:02Chiffre
« Marine Le Pen était annoncée à 30 % au premier tour de l'élection présidentielle. et Jean-Luc Mélenchon a été annoncé à 8 %. Et 3 jours avant le vote du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen était annoncé à 24 % et Jean-Luc Mélenchon était annoncé à 17 %. »
- 1:24:44Fait
« Jean-Luc Mélenchon, il était à 22 % et Marine Le Pen, elle était à 23 %. Pourquoi ? parce que des gens se sont mobilisés, parce que des gens se sont mis en mouvement »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir villeurbane. Quelle joie de vous voir si nombreuses et si nombreux ici ce soir rassemblés au CCVA. Ce soir, nous sommes réunis pour accueillir Manuel Bonpard, coordinateur de la France insoumise et député de Marseille. Merci à lui d'être avec nous ce soir. Je voudrais pour ma part prendre un peu de votre temps pour vous parler de ce qui se passe ici concrètement à Villeurbane. Nous militants insoumis sillon depuis 12 semaines les quartiers populaires de notre ville, les marchés, les halls
d'immeubles pour présenter une grande enquête populaire. non pas un gadget de communication, mais un vrai travail de terrain de porte à porte, d'écoute pour recenser vos colères, pour comprendre les urgences, pour porter vos propositions et cela nous le faisons pour nourrir notre action politique et porter vos propositions à l'Assemblée nationale, notamment à travers notre député de combat, Gabriel Amar. [Applaudissements] D'ailleurs, des formulaires sont disponibles sur les sièges et à l'entrée. Et n'hésitez pas, si vous le
souhaitez à nous rejoindre ce vendredi à 18h au totem à pour continuer cette enquête populaire et recenser les colères. Ces bases étant posées, vous aurez compris que nous les insoumis, nous ne sommes pas de ceux qui disparaissent après les élections. Nous ne sommes pas de ceux qui une fois après avoir compté les bulletins vous disent merci et à la prochaine. Non, nous nous sommes en campagne permanente pour la dignité du peuple parce que nos vies, nos luttes, nos combats ne s'arrêtent pas entre deux échéances électorales. Et nous le savons car depuis des mois le président de la République Emmanuel Macron piétine la démocratie lorsqu'il a
refusé de nommer à la tête du gouvernement une première ministre du Nouveau Front populaire alors que le NFP était arrivé en tête lors des dernières élections législatives et que la jeunesse s'est exprimée largement pour un projet de rupture. Il gouverne seul comme un monarque méprisant et pire encore pour faire passer ces lois injustes et xénophobes. Il n'hésite pas à s'allier avec la droite la plus dure qui existe. Vous savez celle des rotaillot des Darmanins qui stigmatisent jour à jour nos compatriotes musulmans et organisent leur mise en danger quotidienne. Face à cette situation dangereuse, face
à cette alliance mortifère du bloc bourgeois d'une part et de l'extrême droite, nous nous avons choisi de tenir bon parce que le racisme il avance sans masque et pas seulement qu'à l'Assemblée nationale, pas seulement sur les plateaux télé, pas seulement dans les urnes, il a progresse aussi ici à Villeurbane. dernière législative, le Rassemblement national a fait une percée historique à 200 voix du second tour dans une ville qui n'a rien à voir avec eux, qui ne leur ressemble pas. Et ce n'est pas qu'une question électorale. Il y a quelques semaines, place des passementiers dans le quartier des Charpen à Villeurbane, une dizaine de
militants fascistes sans sont pris à nos camarades de la jeune garde, cagoulé, armé, en pleine ville, en plein centre-ville. Voilà ce qui nous attend. Les fascistes ne se cachent plus et ils viennent désormais dans une ville qui ne leur ressemble pas. Alors non, nous nous ne sommes pas dupes. Nous ne méprisons pas le Rassemblement national en pensant que cela suffira à les faire reculer. Ici, le Rassemblement national est notre principal adversaire et nous le combattons comme tel. C'est pour cela par exemple qu'à la France insoumise, nous avons vu naître des initiatives comme par exemple le réseau
insoumis antifasciste depuis villeurbane et qui se déploie désormais partout dans le pays. Face au RN, nous les insoumis de la 16e ville de France, nous bâtissons une force populaire prête à entrer en campagne contre l'extrême droite, contre le racisme et pour porter notre projet, l'avenir en commun pour une vie meilleure. C'est pourquoi dans notre assemblée municipale insoumise, les militants et les militantes de villeurbane ont désigné des représentants, non pas des chefs, mais des camarades de confiance qui porteront notre voix lors des prochaines élections municipales. Je vous demande de bien
vouloir accueillir mes camarades désignés chef de fil à l'assemblée municipale Mathieu Garabédjan et Gael Fabriguet. Bonsoir à toutes et à tous. Merci d'être venu aussi nombreux ce soir. Je voulais tout d'abord remercier les militants villeurbanais et villeurbanaises d'avoir participé et d'avoir été indispensable à l'organisation de cette réunion depuis plusieurs semaines. Ce soir, ce que nous faisons ici, ce n'est pas simplement une réunion publique, c'est une promesse. La promesse que le combat que nous menons ne fait que commencer et qu'il ira jusqu'au bout. Car à Villeurbane, nous n'oublions pas d'où nous venons. Ville Orbane, c'est une ville ouvrière,
populaire, solidaire, une ville qui a toujours su choisir son camp. Août 1944, Lyon est encore occupé. Ici, au gratciel, le peuple se soulève. On dresse des barricades, on tient tête à la barbarie. 2 ans plus tôt, en 1942, c'est Jean Moulin qui posait les bases de l'unité de la résistance ici même à Ville Urbane. Et aujourd'hui encore, l'histoire nous appelle car la menace est là. L'extrême droite est à nos portes. Elle dirige des villes, elle dicte l'agenda du gouvernement. Elle dit elle diffuse sa haine xénophobe et islamophobe sur tous les plateaux. et elle rêve du pouvoir main dans la main avec une droite décomplexée qui reprend
ses obsessions identitaires. Alors, soyons clair, ici à Ville Urbane, nous ne les laisserons pas faire. Ville urbane cèdera pas. Cette résistance ne sera pas seulement un refus, elle sera un projet. Un projet à la hauteur des urgences, des colères, des espoirs. Un projet de rupture fondé entre autres sur notre boîte à outil programmatique pour les municipales 2026. Nous appliquerons notre programme, rien que notre programme, mais tout notre programme. Depuis plusieurs semaines, nous menons une grande enquête populaire sur villeurbane et les premières réponses sont sans appel. Les injustices du quotidien, les besoins fondamentaux
bafoués, les droits niés et d'abord le logement. C'est une colère sourde mais immense. 2,7 millions de foyers attendent un logement social, plus 24 % en 5 ans, 7 ans d'attente en moyenne et plus 17 % d'expulsion de logements sociaux en 2024. La France est en pénurie, la crise est là. Le logement social n'est pas le problème, il est la solution. Dans nos communes, nous imposerons des standards clairs. 30 % de logements sociaux dans toutes les nouvelles constructions, 40 % en zone tendu. Réquisition des logements vacants, fin des ghetaux de riches, refus de la loi élan et de la privatisation rampante, transparence des attributions et anonymisation des
dossiers. Parce que le droit au logement, c'est le droit à la dignité. Et garantir la sécurité pour toutes et tous, c'est offrir un toit à chacun. La sécurité, c'est un droit naturel et imprescriptible présent dans la déclaration des droits de l'homme dans l'article 2. Et justement, cette sécurité, parlons-en, les villes urbanaises s'en préoccupent à juste titre et pourtant la politique répressive menée depuis ces 20 dernières années a échoué. Elle n'a ni protégé, ni apaisé, ni libéré nos quartiers. Elle a seulement stigmatisé les plus précaires. Alors, il est temps de changer de cap. Nous portons une approche globale, humaine, cohérente. Mener des campagnes de santé publique, prévenir dès le collège, accompagner les usagers, créer
des véritables parcours de sortie. C'est ça reconstruire la sécurité, c'est ça garantir la tranquillité. Pas avec de la surenchère répressive, mais avec des services publics et de l'accompagnement. Et puis il y a un autre cri puissant qui monte de notre enquête, la guerre. De très nombreuses voix villeurbanaises nous disent "Je refuse que ma commune reste silencieuse." Pendant que nous parlons ici à Gaza, un génocide est en cours. Des dizaines de milliers de morts, des enfants, des femmes, des civils écrasés sous les bombes. Macron refuse de nommer le génocide et continue de participer à armer le gouvernement de Netaniau. Et dans le même temps, son gouvernement cherche à faire terre celles et ceux qui dénoncent la vérité. Nous réaffirmons
ici ce soir tout notre soutien à Urgence Palestinée à la jeune garde visé par une dissolution autoritaire ordonné par un ministre de l'intérieur qui présente la lutte antiraciste et le soutien au peuple palestinien comme une menace pour la République. Nous sommes au côté de celles et ceux qui antiracistes solidaires se battent pour la justice, la paix et la liberté. Alors nous agirons. Les communes insoumises prendront leur responsabilité. Nous voterons dans nos conseils municipaux une motion pour défendre une paix durable à Gaza et en 6-jordanie. Nous reconnaîtrons l'état de Palestine, la fin de la parteille dans 6 Jordanie et la levée immédiate du blocus à Gaza. Parce que la diplomatie des peuples
commence dans nos communes. C'est ça le nouveau communalisme insoumis. Un projet profondément humain, une réponse concrète, une alternative politique. Nous ferons mieux. Et c'est ça que nous construisons ici ensemble à Ville Urbane. C'est un mouvement porté par le peuple, par vous, ancré dans les quartiers, porté par les luttes, les solidarités et les résistances. Un mouvement qui ne pactise ni avec l'extrême droite, ni avec ceux qui ont trahi les classes populaires. Car nous ne défendons pas seulement une mémoire, nous portons ensemble un avenir. Un avenir juste, solidaire, antiraciste, féministe, écologiste. Un avenir où vieille urbane restera ce qu'elle a toujours été, un bastion de
résistance populaire. [Applaudissements] Merci Gaë. On est donc les deux co-chefs de fil de ville urbane. Alors forcément nos nos discours vont un peu se répondre mais en tout cas je suis très heureux d'abord de vous accueillir. Un grand merci et tu l'as déjà fait Gaë mais un grand merci à tous ceux qui ont tracté, qui ont collé les affiches, qui ont envoyé des messages, qui ont organisé la soirée depuis plusieurs semaines. Merci. [Applaudissements] Mais merci surtout à vous d'être là ce soir, vraiment dans une période où beaucoup de gens perdent espoir, où la résignation peut gagner du terrain. Vous êtes là parce que oui, aujourd'hui le danger est bien réel en France. Il a un nom, l'extrême droite. Jamais elle n'a été aussi haute dans les sondages. Jamais elle n'a été aussi banalisée dans les médias. Jamais elle n'a été aussi proche du pouvoir. Et que fait-elle ? Elle recycle les vieilles recettes. Elle cherche des bouqu émissaires. Les étrangers, les pauvres, les musulmans, les jeunes des
quartiers populaire, elle ment, elle divise, elle stigmatise. Mais nous nous disons pas chez nous, pas ville [Applaudissements] urbane. Ici, nous connaissons la fraternité. Ici, nous savons ce que solidarité veut dire. Ici, nous nous battons ensemble pour l'égalité réelle. Avec Gabriel Amar, notre député, avec les militantes et les militants insoumis, Samir en a parlé, Ga également, on a lancé depuis plusieurs semaine une grande enquête populaire. Une enquête pour écouter, pour comprendre, pour faire émerger les propositions des habitants de Villeurbane. Déjà, des centaines de villes urbanaises et villes urbanaises ont répondu, on le disait, dans les marchés, dans les hall d'immeubles,
pendant les fêtes de quartier. Et qu'est-ce qu'on entend ? On entend la galère des loyers, les services publics qui lâchent, les discriminations à l'embauche, les contrôles aux facièes, les humiliations du quotidien, mais on entend aussi de la dignité, de la solidarité, une envie de justice, de respect. Et c'est ça qui doit nous guider parce que l'extrême droite grandit là où la République recule, là où la parole politique devient incompréhensible ou méprisante, là où on abandonne les gens. En 2026, forcément, il y aura un rendez-vous, l'occasion de parler d'une vision insoumise pour ville urbane. Alors, ce soir, et pour compléter celle que Gael a déjà pu vous
donner, voici quelques priorités concrètes tirées de ce que les gens nous ont dit dans l'enquête et de ce que nous défendons aussi au niveau national. D'abord, assumer ville urbane comme une ville antiraciste inclusive. Dire quoi ? Ça veut dire agir contre les discriminations, pas juste les condamner. ouvrir notre maison de l'égalité des droits, former tous les agents de la ville et les élus, lancer des campagnes d'éducation populaire, soutenir les association qui se battent. Et quand une personne est victime de racisme, d'islamophobie, d'antisémitisme, de sexisme, de LGBTI phobhobie, la doit être à ses côtés, partie civile dans les procès, si elle le souhaite bien
entendu. C'est également faire de ville urbaine une ville de dignité. Aujourd'hui, des enfants dorment dehors. Des personnes vivent dans des logements insalubres. On en a encore visité cet après-midi pendant que d'autres spéculent sur l'immobilier, c'est inacceptable et les communes ont des leviers pour agir. Nous avons commencé à ville urbane. Nous devons continuer et empilfier nos efforts. Ensuite, assumer ville urbane comme une ville refuge. On en a marre d'entendre parler de submersion migratoire, de grands remplacements. Ce sont des mensonges, des peurs inventées pour semer la haine. Les migrations font partie de l'histoire humaine. Elles apportent des
richesses du lien entre nos pays. Personne ne quitte son pays par
plaisir. Accueillir dignement, c'est juste humain. C'est aussi faire de ville urbane une ville des communs grâce à nos services publics. Les services publics, c'est ce qui tient une société debout. Garantir ses services publics communaux, c'est assurer les besoins essentiels de l'existence. se loger, se nourrir, boire, se déplacer, se cultiver, se soigner. Nous voulons rendre les cantines gratuites, bio et locales. Nous voulons renforcer nos maisons de services publics dans les quartiers et investir dans la santé de proximité. C'est aussi une ville qui a confiance dans sa jeunesse. Aujourd'hui, ses précarités à tous les étages, études, logement,
boulot. Les jeunes dépensent la moitié de leur revenus pour se loger quand ils trouvent un logement. et un sur deux a un contrat précaire. On ne peut pas leur dire faites des efforts alors qu'on leur retire les moyens de vivre. Nos communes doivent soutenir la jeunesse avec de l'espoir et des
moyens. Et enfin, une ville qui assume une nouvelle culture démocratique plus radicale. Il faut que les citoyens interviennent plus directement dans les sujets qui les concernent. des assemblées de quartiers renforcées, des référendums locaux sur les grands projets, des budgets participatifs ambitieux sur le les politiques locales. Il faut que les habitants puissent contrôler, interpeller, proposer, décider. C'est dans les communes que se construira la 6e [Applaudissements] République. Voilà des idées, nos idées, un chemin et ce chemin on veut le faire ensemble dans les quartiers, sur les
places, dans les luttes, dans les bureaux de vote. Parce que la meilleure réponse à l'extrême droite, c'est un peuple organisé, un peuple qui ne se tait pas, qui débat, qui décide, qui agit. Et c'est ça que veut construire la France insoumise ici à [Applaudissements] Villeurbane. Alors pour conclure, je veux vous dire camarades, amis curieux venus nous écouter ce soir, organisons-nous, résistons, avançons. Vive la solidarité, viveilleurbane insoumise, vive la République. Merci Gaë, merci Mathieu
pour votre travail essentiel, pour ces remontées d'enquête populaire et pour ses propositions. Je veux vous dire que nous les militantes et militants insoumis avons confiance en vous et connaissons la sincérité de votre engagement pour mener la prochaine bataille aux élections municipales. Alors maintenant, j'ai l'honneur d'accueillir un camarade qui s'est battu pour faire de ville urbane une circonscription insoumise depuis 2022. Il porte haut notre ville à l'Assemblée nationale et n'hésite pas à défendre nos idées jour à jour dans l'hémicycle. Je vous demande de bien vouloir accueillir chaleureusement Gabriel Amar, député de Villeurbane. Vous pourrez leur dire en dehors de ces
murs, insultez-nous, salissez-nous, regardez le résultat. [Applaudissements] Nous voilà grâce à votre engagement quotidien de tête dur, nous voici renforcés, plus nombreux encore ce soir. Merci [Musique] Manu que le soir nous lançions ici même le nouveau front populaire à ville urbane. Nous vous le devons. Sachez que cela nous donne mandat et responsabilité. Nous n'avions pas prévu de mollir ni de plier un genou, quel que soit l'agenda et le rythme qui nous est imposé à l'Assemblée nationale. Mais je dois dire que je vais y retourner peut-être même jusqu'à dimanche soir avec toute l'énergie que vous m'aurez transmis par votre rassemblement et votre démonstration de force que les militantes et les militants, les citoyennes et les citoyens sensibles à notre rassemblement en soit remercié. En tout
cas, pour ma part, je vous en serai éternellement reconnaissant. Ce jour contrat pour l'avenir de la construction de notre mouvement, de notre audience politique alors même que nous sommes si près du but. J'y reviendrai. Gael et Mathieu vous l'ont dit, nous inscrivons ce rassemblement comme un point d'étape dans une enquête populaire. qui a été déclenché par le travail parlementaire que j'anime, mais qui a été rapidement à ma grande stupéfaction rejoint par des jeunes et moins jeunes qui consacrent quotidiennement du temps à recueillir les colères, les priorités et qui finalement [Musique] Ce qui devait me donner moi mandat pour défendre des amendements, des propositions notamment à l'occasion du projet de loi de finance 2026 de la République a fini par donner mandat à un
point que Mathieu et Gaë vous annoncent qu'ils animeront des ateliers participatifs pour que vous-même vous trouviez les réponses adéquates. dans une ville et une métropole qui en ont les moyens aux colères et aux souffrances du
quotidien. Qu'est-ce qui émerge ? Je ne serai pas exhaustif. Des thèmes viennent d'être déjà évoqués par nos chefs de fil. Mais je retiens trois idées qui sont en haut de la liste. La première, c'est le cri des villes urbanaises et des villesurbanais qui disent assez de génocide à Gaza. Oui à la paix. Oui. À la reconnaissance de l'État [Applaudissements] palestinien. Assez de misère. Oui, il nous faut l'égalité des droits en France et oui, il faut que chacun puisse vivre dignement. Nous sommes tous semblables en humanité. Nous le méritons.
À ceux qui nous disent que c'est impossible, que c'est une utopie, que ça coûterait trop cher ou que c'est trop compliqué. Nous répondons : "C'est une question de volonté politique et nous nous l'avons nous l'avons démontré. par la résistance des citoyennes et des citoyens qui se fédère autour de nos mots d'ordre de résistance, de nos avancées, mais aussi nous le sentons à la fois en porte à porte chaque jour. Nous nous en donnons les moyens à l'Assemblée nationale comme au Parlement européen et je crois que nous pouvons adresser à l'ensemble des insoumises et des insoumis qui chacun à leur poste de combat tiennent la tranchée sous les boules puantes, sous les menaces, parfois même les menaces de mort dont nous sommes destinates. Depuis 2023, les horreur s'enchaîne à
Gaza. Des dizaines de milliers de civils assassinés, des enfants mutilés, des hôpitaux visés. Et pendant ce temps, la France macroniste tergiverse, temporise, regarde ailleurs. Mais la France insoumise, elle n'a pas tremblé dès la première minute en condamnant tous les crimes de guerre et en exigeant le cesser le feu immédiat. Aucun crime de guerre ne peut légitim un génocide. Nous avons nous avons [Musique] [Applaudissements] soutenu nous avons soutenu la saisine des juridictions internationales. Nous demandons à ce que tous les crimes minè de guerre soient arrêtés, jugés et condamnés. Nous avons appelé un moratoire sur les ventes d'armes au gouvernement Netaniaou. Nous avons demandé la reconnaissance immédiate de l'État de Palestine. Nous avons dénoncé le double standard du gouvernement français face à
ce massacre, premier génocide du 21e siècle. Et pendant ce temps-là, qu'a fait le rassemblement national ? Un pèlerinage politique à Telvive. [Musique] Bardella en visite officielle Le Pen justifiant les déplacements de population une manière polie tout simplement barbare de dissimuler le nettoyage ethnique en cours. Ne vous y trompez pas. Derrière leurs grandes envolées sur la sécurité d'Israël, il n'y a rien pour la paix. Rien pour la justice, rien pour les droits humains. Nous disons pas de paix durable sans justice, pas de justice sans droit international. Et l'honneur de la France, c'est de se tenir du côté du droit et pas du côté des génocidaires. À monsieur Macron, nous disons il ne servira à rien de reconnaître l'état de Palestine quand il sera vidé de son peuple.
[Applaudissements] Et ici en France, des murs des murs invisibles, discriminant, c'est certain, excluant toujours. Il y a ceux qu'on contrôle aux facièes, ceux à qui on ferme la porte d'un logement, d'un emploi, d'un avenir. Et pendant ce temps-là, que fait le RN ? Il vote la loi immigration de Dharmanin. Il applaudit les campagnes de stigmatisation. Il réclame la préférence nationale, autrement dit, la division du peuple pour que les belles personnes puissent se gaver en paix. Avec la France insoumise, nous avons lancé un groupe d'études parlementaires sur les discriminations raciale et religieuse. Nous étions dans la rue le 22 mars à Lyon comme partout en France. Nous proposons à un commissariat à l'égalité, un réépissé pour que les contrôles de
police cesse d'être à répétition sur les mêmes personnes minutes après minute, quart d'heure après quart d'heure. La fin des discriminations à l'embauche et le rétablissement du droit du sol. Tu nes en France, tu es français. Liberté, égalité, fraternité. Tu vis en France, tu deviens français. [Applaudissements] Avec nous, ce sera la régularisation de tous les étrangers qui travaillent en
France et surtout la République est une promesse non tenue si elle n'assure pas l'égalité des droits. Ensuite, le racisme, on va leur rappeler, ce n'est pas une opinion, c'est condamné par le code [Applaudissements] pénal. Alors, je le dis à mon tour, nous refondrons la police de la cave au grenier. [Applaudissements] Et nous donnerons à la République les moyens de poursuivre et condamner toutes celles et tous ceux qui parlent et agissent en [Applaudissements] raciste. Le racisme est une arme de diversion massive pour faire oublier les vraies causes de la misère. Pendant que les prix explosent, pendant que les loyer monte, pendant que les fins de mois commencent de plus en plus
tôt, les milliardaires eux n'ont jamais été aussi riches. Et qui a voté contre l'augmentation du SMIC à 1600 € ? Le RN. Qui vote contre le gel des loyers ? Le RN. Qui vote contre la taxe sur les super profits ? Le RN encore. Qui a voté contre l'abrogation de la réforme des retraites ? Qui est contre l'égalité salariale entre les hommes et les femmes ? Toujours le RN. Et au Parlement européen, attardons-nous. Quand il s'agit de voter un salaire minimum décent pour 25 millions d'Européens, c'est Bardé là qui dit non. Il préfère des contrats d'entreprise, je cite, pour faire encore plus de cadeaux au multinational. Je rajoute à la France insoumise, nous avons un plan clair sur cette question. rappelez-le partout et tout le temps. Ils nous ont volé l'élection du mois de juillet. Nous pouvions par décret et nous ne l'avons pas oublié en
chemin, nous le ferons. Augmenter le SMIC de 15 %. Indexer les salaires sur l'inflation. Nationaliser les autoroutes et la SNCF, bloquer les prix de l'énergie, la gratuité des premiers m c d'eau potable à l'instard de ce que Florest Angrou et les associations et collectifs d'usagers avec haut bien commun obtenu à la métropole de Lyon.
les kilwatts indispensable à la vie gratuite, des fournitures scolaires, des protections périodiques, pas un minima social en dessous du seuil de pauvreté, pas une retraite complète en dessous du SMIC et ce sera aussi l'ISF climatique bien sûr et la taxe sur les super profits. Le peuple tout entier a le droit au bonheur, au plaisir simple de la vie. Notre programme, c'est vivre dignement plutôt que survivre péniblement.
Alors pendant que la droite macroniste, les rotaillot et consort et l'extrême droite s'emploie à diviser le peuple dans nos quartiers. Les réseaux mafieux s'enracinent, les fusillades se répètent, les familles vivent souvent dans la peur. Et que répond le gouvernement ? des opérations de com place net on pousse le problème plus loin des drones des caméras qui coûtent fort cher aux collectivités [Musique] locales qui auraient tant besoin d'être remplacé par des moyens humains. Et que propose le RN ? Le retour de la peine de mort. Ouais. Ouais. Vous avez bien entendu la peine de mort pour les trafiquant mais toujours aucune solution pour casser les réseaux à la source. La France insoumise quant à elle
concrètement propose une stratégie globale et claire. Frapper les têtes de réseau, pas nos enfants dans les quartiers. renforcer la police judiciaire, légaliser le cannabis et encadrer sa vente, affecter les recettes fiscales à la prévention et aux soins. Confier cette politique au ministère de la santé et pas au ministère de [Musique]
l'intérieur. citoyenne, citoyen. La guerre à la drogue, c'est la guerre au peuple quand elle ne vise pas les vrais responsables. Pensez-y, parce que là encore, il y a beaucoup d'enfumage. Et si nous n'avons pas voté le texte de loi à l'Assemblée nationale contre le narcotrafic, c'est parce que c'est de la COB et qu'il n'y a pas les moyens pour éradiquer le problème à la source. Vous avez compris, nous voulons la paix, la justice, la dignité. Nous voulons une France fidèle à sa devise : liberté. égalité, fraternité et à celles et ceux qui se demande encore si c'est possible, je commencerai par la formule de Nisson Mandela. Cela semble toujours impossible jusqu'à ce que ça soit fait.
Et au moment où la France n'a jamais été aussi riche de son histoire, pendant 2 mois à l'automne hiver 2024, nous l'avons fait avec Mathilde Panot Emmanuel Bonpard à l'Assemblée nationale. Nous avons travaillé avec ceux de nos partenaires qui à l'époque n'avaient pas encore oublié ce pourquoi ils avaient été élus. Nous avons fait la démonstration qu'il était possible de réduire le déficit de la France à moins de 3 % et de trouver 75 milliards de recettes
supplémentaires pour financer nos écoles, nos services publics de proximité et nos hôpitaux. Nous l'avons fait mais vous avez vu ce que nous avons fait ensuite quand monsieur Barnier s'est permis de jeter la copie et de partir au Sénat pour continuer sa petite chanson qui consistait à casser encore plus de sucre sur les collectivités locales leur prenant 10 milliards alors qu'elles sont déjà à l'os et de retirer encore 50 milliards au service public de la République. Nous l'avons
censuré, nous l'avons renvoyé à la maison et je me demande encore pourquoi nous ne l'avons pas fait alors que nous avons déposé des motions de censure en ce sens pour que monsieur Berou soit à son tour congédié jusqu'à ce que nous obtenions que les élections de 2024 soient respectées par celui-là même qui les a
provoqué. Il me faut
finir. Aidez-nous. Il manque si peu. Six voix par bureau de vote pour être au 2e tour en 2022. C'est à votre portée. Non.
à toutes les élections. Nous rassemblerons, nous fédérerons. Tout le monde est le bienvenu, mais nous ne renoncerons pas à ce pourquoi nous faisons la marche en tête pour fédérer le peuple et anéantir les mots et maux à la racine pour proclamer enfin la République sociale en France. Je vous remercie.
On est là. Merci. Merci Gabriel pour ton éclairage sans détour et pour ton travail à l'Assemblée nationale. En effet, nous l'avons vu à l'Assemblée nationale, il n'y a qu'une force politique qui se bat concrètement pour l'augmentation des salaires, pour le pouvoir d'achat, pour un cesser le feu et contre le racisme. C'est la France insoumise et personne d'autre. Alors maintenant, j'ai le plaisir d'accueillir son coordinateur, celui que nous attendons toutes et tous depuis le
début de la réunion, Manuel Bompard. [Applaudissements]
Je vous remercie beaucoup. Je vous remercie pour la chaleur de votre accueil et je me permets de corriger l'intervenant juste avant moi. Il y a pas que moi que vous attendiez. Je crois que vous avez aussi euh écouté avec beaucoup de satisfaction et beaucoup de bonheur aussi le travail le travail qui est fait par votre député Gabriel Amar dont vous pouvez être fier parce qu'il se bat, il l'a dit sur l'ensemble des sujets à l'Assemblée nationale au côté des autres parlementaires de la France insoumise. Je crois que vous avez été fier aussi ce soir de voir qu'il y a la France insoumise dans toutes les
communes de France et c'est le cas à Villeurbane aussi. Des militantes, des militants qui se préparent, qui s'engagent, qui prennent des responsabilités. Je veux saluer Mathieu et Gaëel qui ont pris la parole tout à l'heure et vous allez voir dans les semaines et dans les mois qui viennent que vous pouvez compter sur eux. Je veux saluer mon collègue député Abdel Kader Lamar qui est présent avec nous aujourd'hui, député du département envelin en particulier. Et je veux avoir une petite pensée pour
les deux autres députés du Ron de la France insoumise. Je pense à Anaïs Bello Sachéfi, je pense à Idir Bouertit que je veux excuser de leur absence mais vous savez ils sont en train de se battre précisément en ce moment à l'Assemblée nationale sur un texte de loi que nous examinons depuis maintenant plusieurs jours. texte de loi important qui fait partie des engagements que la France a soumise à apporter de longues dates à travers les élections présidentielles et aussi à travers les dernières élections législatives. Engagement qui figurait dans le programme du Nouveau Front populaire. C'est un texte de loi pour ouvrir le droit, la possibilité de
pouvoir disposer, choisir librement les conditions de la fin de sa vie. Et c'était un texte important et c'est la raison pour laquelle un certain nombre de nos collègues députés sont restés à l'Assemblée nationale pour mener cette bataille. Mais je sais qu'ils sont avec nous ce soir par la pensée. Et évidemment, ça a été dit mais évidemment je salue et je remercie les militantes et les militants de la France assoumise qui se sont mobilisé pendant des jours et des jours pour vous informer de la tenue de cette réunion publique et pour faire en sorte qu'elle soit un succès comme aujourd'hui. Bien sûr, comment pourrait-il en être autrement ? Je veux
à mon tour dédier notre soirée, notre rassemblement, notre démonstration de force populaire. Je veux la dédier au peuple de Gaza, aux enfants de Gaza, martyriser, bombarder et si rien n'est fait dans les prochains jours, demain, malheureusement sous la menace d'une annexion et d'un projet de nettoyage ethnique, puisque c'est bien la conquête de Gaza et le déplacement forcé de l'ensemble de la population Gazaoui qui est aujourd'hui à l'ordre du jour et qui fait partie du plan qui a été adopté la semaine dernière par le cabinet du gouvernement de monsieur Netaniaou. Et hier l'ONU disait que si aucune action d'ampleur n'était entreprise dans les tout prochains jours, c'était la vie de près de 15000 bébés enfants palestiniens qui étaient menacés. Encore ce matin, peut-être vous l'avez vu, encore ce matin, des diplomates dont un diplomate français en déplacement ont essuyé des tirs de l'armée israélienne.
est un nouvel épisode après la le bombardement qui a été effectué il y a quelques mois contre des forces et y compris des forces françaises de la finule au Liban. C'est un nouveau franchissement de seuil d'un gouvernement qui jouit aujourd'hui sur la scène internationale d'une impunité qui est une impunité totale et qui doit désormais cesser. Cette impunité doit cesser et la France doit faire cesser cette impunité.
Et si le président de la République hier dans son la semaine dernière dans son intervention a commencé par les mots et par les phrases à dire que ce qu'il se passe à Gaza aujourd'hui est intolérable. hier à nouveau sollicité, à nouveau interrogé, à nouveau mis devant ses responsabilités par la présidente de notre groupe parlementaire, Mathilde Panot, le Premier ministre François Bairou a dit que ce qu'il se passait à Gaza est était inacceptable et insupportable. Je veux dire ici devant vous que des mots n'arrêtent pas un génocide et que nous ne nous contentons
pas de mots que nous voulons désormais des actes des actes concrets, des actes posés sur la table. Qu'attend la France pour demander immédiatement la réunion du Conseil de sécurité des Nations- Unies pour que des entreprises soient faites à l'échelle internationale pour mettre un terme aux armées et aux actions de l'armée génocidaire de Netaniaou. Je sais que beaucoup de gens dans cette salle partagent cette colère, partagent cette émotion. Je sais que beaucoup de gens dans cette salle peut-être parfois se disent "Mais on a manifesté jour après jour, semaine
après semaine. On a alerté jour après jour, semaine après semaine et rien ne se passe. Je sais que beaucoup de gens dans cette salle peut-être ressentent parfois un sentiment d'impuissance face à l'horreur de ce qu'il se passe là-bas. Et je veux leur dire que évidemment je comprends et nous comprenons ce sentiment. mais que c'est le moment où les choses sont en train de bouger. C'est le moment où les lignes sont en train de bouger. Et donc c'est le moment où il ne faut surtout pas abandonner, où il ne faut surtout pas lâcher l'affaire, où il ne faut surtout pas céder. C'est le moment où jamais où il faut se mobiliser. C'est le moment où jamais où on peut arracher
enfin des actions de la communauté internationale. Depuis des mois et des mois, bien seul, sous les menaces, sous les accusations ignobles, sous les insultes. depuis des mois et des mois avec mes collègues parlementaires de la France insoumise, avec les associations qui sont mobilisées sur le sujet, avec une très grande partie de la population française qui n'accepte pas que la France ne fasse rien et ne dise rien depuis des mois et des mois, nous disons reconnaissance de l'État de Palestine. Depuis des mois et des mois, nous disons sanction contre le gouvernement de monsieur Netania ou depuis des mois et des mois, nous disons
suspension de l'accord d'association économique entre l'Union européenne et l'État d'Israël. Depuis des mois et des mois, nous disons embargot sur les livraisons d'armes. Et jusque-là, nous avions l'impression d'être bien seul à défendre ces positions. Ces derniers jours, les lignes sont en train de bouger. Oh, nous n'oublierons pas le silence. Oh, nous n'oublierons pas la complicité. Mais l'urgence aujourd'hui, l'urgence aujourd'hui, c'est que tout soit fait pour que soit mis fin immédiatement à ce génocide. Et donc, nous allons prendre tout ce qui vient maintenant, même s'ils
n'oublierons pas le temps qu'il a fallu pour que ça vienne aujourd'hui. Pour la première fois aujourd'hui, pour la première fois aujourd'hui, un chef d'état, la présidente de la Slovénie devant le Parlement européen a dit que ce qu'il se passait à Gaza était un génocide. Pour la première fois, une dirigeante d'un pays européen a dit le mot qui correspond à la réalité de ce qu'il se passe à Gaza. Hier, pour la première fois, le gouvernement suédois a pris position pour que soit enfin infligé des sanctions économiques contre le gouvernement de Netaniaou et le premier ministre d'extrême
droite. Pour la première fois, alors que nous défendions cette revendication depuis des mois et des mois, l'Union européenne a accepté qu'il fallait réviser l'accord d'association économique entre l'Union européenne et Israël. Alors certes, pour l'instant ils disent qu'ils vont envisager de regarder si oui ou non la clause qui est contenue dans cet accord, clause qui nécessite que chaque partie de cet accord doit s'engager à respecter les droits humains. L'Union européenne dit "On va voir si cette clause est respectée ou pas. Il n'y a pas besoin de voir. Il suffit de regarder les images. Il suffit
de savoir ce qu'il se passe à là-bas. Il suffit de prendre acte des bilans. Mais pour la première fois, les choses bougent. Pour la première fois, des lignes bougent. Pour la première fois, ceux qui disaient soutien inconditionnel au gouvernement israélien il y a encore quelques mois sont en train de dire ce qu'il se passe là-bas est inacceptable. Alors, je veux vous dire, s'il y a bien un jour où il faut se mobiliser, s'il y a bien un moment où il faut se mobiliser, c'est maintenant. Alors, participez par dizaines de milliers aux prochaines manifestations qui vont avoir lieu sur ce sujet. Parce que si les choses bougent, c'est grâce à vous, c'est grâce à toutes
celles et ceux qui se sont mobilisés. Il y aura samedi à 15h à Lyon une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien. Parlez-en autour de vous, discutez-en, ramenez tous les gens que vous croisez, que vous rencontrez parce que si samedi, dimanche, nous sommes des dizaines de milliers, des centaines de milliers de personnes dans la rue, alors alors les lignes vont bouger. Alors ce génocide va être arrêté, alors enfin nous pouvons obtenir la paix, la reconnaissance de l'État de Palestine, la fin de la colonisation. Et enfin, le peuple palestinien pourra
avoir enfin le droit de vivre en paix et en liberté dans un état pour lequel il se bat depuis des années et des années. Je crois que tout le monde ressent l'importance du moment. Voilà, on est là. Dites-le fort pour vous entendre. On est là. Et maintenant que vous l'avez dit, agissez, rendez-vous dans la rue, rendez-vous dans les manifestations, communiquez, parlez-en autour de vous. Faites en sorte que les gens qui ne sont pas sortis pour l'instant parce qu'ils avaient peur et on peut le comprendre
parce qu'ils ont été insultés parce qu'ils ont été stigmatisés parce que les premières manifestations sur le sujet ont été réprimées, dites-leur que désormais c'est le moment où jamais de se mobiliser. C'est le moment où jamais de s'emparer, d'agir, de pas seulement rester là à se lamenter, mais de faire quelque chose pour que les choses bougent. Venez dans la rue, venez dans ces manifestations. On compte sur vous.
Et je crois que vous savez comme moi, je crois que vous savez comme moi que s'il a fallu autant de temps, que si nous avons subi autant d'attaque, que si nous avons subi autant de mépris, c'est que à travers ce qu'il se passe à Gaza se joue une autre question. La question de l'égalité des êtres humains par-delà leurs origines, leurs religions. la question du racisme, la question de l'oppression, la question du néocolonialisme qui est encore aujourd'hui à l'œuvre dans les logiciels
politiques de nos élites politiques ou médiatiques et que c'est cette question là, c'est cette question là qui conduit aujourd'hui au moment par exemple où tout le monde ouvre les yeux sur ce qu'il se passe à Gaza, que vous ayez encore un parti en France, le Rassemblement national qui vient appuyer et soutenir la politique génocidaire du gouvernement de monsieur Netaniaou et ce racisme que nos élites essayent d'infuser partout dans le peuple, ce racisme qu'on voit omniprésent à la télévision, ce racisme qui conduit encore
aujourd'hui dans un pays dans lequel nous avons jamais eu autant de pauvres, dans une planète qui est confrontée à au grand défi. du siècle, le défi de l'urgence climatique dans un pays où des gens dorment encore dans la rue, dans un pays où les gens n'ont rien à manger alors que ce pays fait partie des 10 puissances économiques les plus importantes du monde. Ce racisme qui conduit à ce que dans une journée comme aujourd'hui, on vient essayer de faire croire à la population française que ce sont les musulmans français qui sont responsables de tous les mots. racisme, ce racisme qui
conduit que vous ayez aujourd'hui au ministère de l'intérieur un homme qui a été capable de dire sur des plateaux de télévision qu'une partie de la population française était, je cite, en régression vers ses origines ethniques. un homme ministre de l'intérieur capable de participer à une réunion publique alors qu'en tant que ministre de l'intérieur, il est aussi ministre des cultes en terminant son intervention par Abalvoile, un homme un homme qui distingue parmi les Françaises et les Français comme si il existait, je reprends ces mots, des
Français de papier alors que non, en République, il n'y a qu'une catégorie de français. Ce sont tout simplement des Français, des citoyens à part entière qui ont les mêmes droits. des citoyens à part entière, des gens qui ne sont pas là pour servir de cher à canon électoral des gens et il y en a beaucoup dans cette salle des gens qui travaillent des gens qui font vivre ce pays, des gens dont pendant le Covid nous étions un certain nombre à sortir sur nos fenêtres pour les applaudir. Les gens dont je n'ai pas
oublié qu'il y a quelques semaines, on féit le 8 mai 1945. La libération, tu l'as évoqué Gaë, tout à l'heure dans ton intervention, tu as parlé du rôle qu'avait joué Villeurban dans la résistance et dans la libération. Moi, je n'ai pas oublié je n'ai pas oublié que dans la résistance, je n'ai pas oublié qu'il y a quelques mois, nous avons mis au pantthéon Manouchian et que Manouchian était membre d'une organisation qui s'appelait les FTP MOI et que MOI ça voulait dire main d'œuvre immigré que MOI ça voulait dire main
d'œuvre immigré et que on en a assez de ces discours stigmatis qu'on en a assez de ces discours qui essayent de classer les Français en différentes catégories et que ceux qui nous dirigent avant d'insulter, avant de stigmatiser, il pourrait juste commencer par dire merci. Juste dire merci. [Applaudissements] Ce racisme dont tout le monde ressent ces derniers mois, à quel point il a pris désormais une dimension de plus en plus institutionnalisée quand y compris au
plus haut niveau de l'État, vous pouvez avoir un responsable politique qui tient de tels propos. Ce racisme dont il faut comprendre qu'il n'est pas seulement une stratégie de diversion pour qu'on ne parle pas des vrais sujets qui nous concernent aujourd'hui, qu'il ait le cœur d'une stratégie de division du peuple pour assurer la domination des puissants. Assurer la domination des puissants qui n'arrivent plus à maintenir leur domination aujourd'hui. assurer la domination des puissants dans un monde où le capitalisme néolibéral qui s'est ouvert au début des années 80
est dans une impasse et que partout dans le monde les puissants pour maintenir leur domination se tournent vers des solutions de plus en plus autoritaires, se tournent vers des solutions qui s'appuient sur la division du peuple. Et c'est la raison pour laquelle quand vous entendez à la télévision des éditorialistes, des journalistes ou des responsables politiques essayaient de s'en prendre à la France insoumise comme si la France insoumise voulait attiser la division du peuple. Il faut leur répondre une chose simple, c'est que précisément parce que nous aspirons à transformer la société, parce que
précisément parce que nous aspirons à renverser la domination des puissants qui accumulent et qui monopolis le pouvoir et les richesses, nous savons mieux que quiconque. Nous savons mieux que quiconque que nous ne pouvons réussir à prendre le pouvoir sur les puissants qui nous oppriment qu'en refusant la division et qu'en créant les conditions de l'unité populaire. et que si la France a soumise lutte contre le racisme, que si la France assoumise luste contre l'islamophobie, que si la France assoumise lutte contre l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination, c'est précisément parce que nous savons que la division du la division du peuple est l'outil des
puissants pour assurer et maintenir leur domination. Alors jamais nous ne nous tromperons, jamais, jamais. Nous tomberons dans les pièges que les autres essayent de nous tendre. Jamais nous ne confondrons un citoyen français avec un tireur de Tsal ou un membre du gouvernement d'extrême droite de Netaniaou. Et nous le savons. Et nous le savons. Y compris quand dans une ville comme celle de Villeurbane, nous avons eu parfois au conseil municipal des opposants cherchant à s'en prendre à la France insoumise en essayant d'utiliser
la stigmatisation de ces accusations ignobles en antisémitisme. Le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme sont des fléaux que nous avons toujours combattu et que nous continuerons toujours à combattre. Voilà ce que je voulais dire ici dans cette salle, que les gens qui ont essayé de s'en prendre à la France insoumise pour masquer la réalité des actions du gouvernement de monsieur Netaniaou ne l'oublie pas. Le racisme est l'outil de la domination des puissants. Pourquoi ? Parce que le racisme est l'outil de ceux qui nous dominent, de ceux qui nous dirigent pour nous imposer la continuité d'une politique de guerre sociale, de guerre
économique et de guerre écologique qui est aujourd'hui l'agenda politique du gouvernement Macron, l'agenda politique de ceux qui pendant les campagnes électorales se présentent comme des opposants mais qui une fois au pouvoir, une fois aux responsabilités ne sont plus que les béquilles de la continuité de la politique macroniste en France. Si le pouvoir attise le racisme, si les médias relais servilement les injonctions du pouvoir, c'est parce qu'ils ont l'intention dans les prochaines semaines et dans les prochains mois de dérouler un programme
d'une violence sociale et d'une violence écologique sur lequelle je veux vous alerter aujourd'hui. pas vous alerter seulement que vous en ayez connaissance, mais pour vous alerter avec l'objectif que vous passiez à l'action, que vous rentriez en mouvement. Dans les prochaines semaines et dans les prochains mois vont va se préparer à l'Assemblée nationale le prochain budget, le budget de l'année prochaine, le budget de l'État. Et on assiste depuis maintenant plusieurs jours et plusieurs semaines au concours l'épine des idées les plus brutales et les plus violentes. Encore
il y a quelques jours, le président du Sénat mettait sur la table l'hypothèse d'un gel total de l'ensemble des budgets de l'État hormi le budget de la défense. encore il y a quelques jours, le gouvernement proposait de s'en prendre au retraités en les mettant davantage à contribution comme si les retraités aujourd'hui en France vivaient tranquillement dans l'opacité la plus totale, dans l'opulence la plus totale. Vous voyez l'opacité c'est ce qu'ils font et l'opulence c'est ça arrive dans les prochains jours et dans les prochaines semaines. Ils vont nous attaquer. Ils
vont s'attaquer aux dépenses de santé, aux consultations chez le médecin, au remboursement des médicaments. Ils vont s'attaquer au budget de nos services publics. Ils l'ont déjà fait dans le budget précédent. Ils veulent aller plus loin encore. Ils annoncent 40 à 50 milliards d'euros d'économie à aller chercher dans le budget. 40 à 50 milliards d'euros d'économie à aller prendre dans le budget de l'éducation nationale alors que d'ors et déjà avec le budget de l'année précédente, c'est des milliers de classes qui vont être obligées de fermer à la rentrée qui vient. Budget à aller prendre dans le
ministère de la santé alors que notre pays souffre déjà avec 90 % du territoire national qui est un désert médical. budget à aller chercher dans le ministère de l'écologie qui a fait partie des ministères les plus impactés par les coupes budgétaires de François Baou alors que tout le monde sait aujourd'hui que dans sa trajectoire actuelle, la France ne respectera pas les engagements qu'elle a pris de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Économie dans le budget de la culture, économie dans le budget de l'enseignement supérieur et la recherche. Voilà le programme de destruction sociale qui est à l'ordre du jour. Et quand nous nous rentrons dans
ce débat et que nous disons une chose simple, c'est que si aujourd'hui le pays est en déficit, c'est précisément parce que depuis qu'il est arrivé au pouvoir Emmanuel Macron a multiplié les cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises. avec un chiffre simple, retenez-le bien, retenez-le bien, c'est que si le pourcentage des recette de l'État en pourcentage du PIB était resté au même niveau aujourd'hui que ce qu'il était en 2017 quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, alors il y aurait aujourd'hui en France un déficit inférieur à 3 % du PIB. Ça c'est la
réalité des conséquences de la politique d'Emmanuel Macron. Et aujourd'hui, une fois qu'il a vidé l'État, une fois qu'il a distribué les cadeaux aux millionnaires, aux milliardaires qui ont jamais été aussi riches qu'aujourd'hui, une fois qu'il a distribué les cadeaux aux grandes entreprises qui n'ont jamais versé autant de dividendes à leurs actionnaires qu'aujourd'hui, il vient vous voir et il vous dit "Désormais, c'est à vous de payer la facture." Non, nous refusons que les peuples français payent la facture des cadeaux au plus riches d'Emmanuel Macron. Et nous défendons un programme économique
alternatif, celui que nous avons défendu pendant les élections législatives, celui que le peuple français a mis en tête des élections législatives. Un programme économique qui s'appuie sur la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple. Un programme économique qui finance les investissements au service de tous en augmentant les contributions des plus riches et des grandes entreprises. Tout simplement les plus riches et les grandes entreprises qui se sont gavées d'argent public depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. C'est eux qui doivent être mises aujourd'hui à contribution pour permettre de renforcer nos services publics, pour lutter contre la pauvreté, pour faire force à l'urgence climatique et
environnementale. et dans son intervention la semaine dernière. Bon, je pense que vous avez pas été très nombreux à la regarder si j'en crois les chiffres d'audience et je vous comprends. C'était long, c'était pénible et finalement à la fin c'était pour nous dire qu'il avait tout bien fait et qu'il allait continuer de faire comme avant. Ça a duré longtemps hein, très très longtemps. Mais dans son intervention, il nous dit mettre à contribution davantage les plus riches. Ah non, il en a pas question sinon ils vont partir. C'est précisément l'argument qu'il a utilisé lui Emmanuel Macron
quand il est arrivé au pouvoir en 2017 pour supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune. il nous a dit, il faut supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune parce qu'il y a des gens qui sont partis et au moins, ils vont revenir. Et une fois que cette réforme a été mise en place, il y a eu une évaluation de cette réforme. Et l'évaluation de cette réforme, elle a conduit à la conclusion simple, c'est que l'abrogation de l'impôt de solidarité sur la fortune n'avait produit aucun retour de gens qui ont qui étaient partis du pays parce qu'il y avait un impôt de solidarité sur la fortune. Et puisque Emmanuel Macron a peur que les gens partent, alors je lui propose de reprendre à son compte la
proposition que nous avons défendu à l'Assemblée nationale il y a quelques mois. Proposition qui a été adoptée par une majorité de députés à l'Assemblée nationale. Mettre en place une taxe de 2 % sur le patrimoine des 147 milliardaires qui existent aujourd'hui en France. Pourquoi ? Parce que si Emmanuel Macron avait lu précisément notre proposition de loi, il aurait su que dans cette proposition de loi, il est prévu un dispositif pour qu'un milliardaire qui décide de partir continue malgré tout à payer ses impôts en France. La taxe Zucman 2 % sur le patrimoine des 147 milliardaires est un
dispositif qui permettrait de faire rentrer dans les caisses de l'État autour de 15 milliards d'euros. Il en cherche 40. il en a déjà 15. Et puis si vraiment Emmanuel Macron veut 40 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour le budget de l'État, alors il pourrait décider de voter une deuxième de nos propositions que nous avons réussi, y compris à faire adopter il y a quelques mois à l'Assemblée nationale qui consiste à mettre en place ce que l'on appelle l'impôt universel qui vise à empêcher que des grands groupes et des grandes multinationales qui ont aujourd'hui une part très importante de leur chiffre d'affaires en France ne paye quasiment
aucun impôt en France. Ces entreprises comme Arceleur Mital qui est dans l'actualité en ce moment qui utilise des méthodes d'optimisation fiscale qui consistent à installer leur siège social dans un pays dans lequel il n'y a pas de fiscalité et à faire en sorte que les filiales françaises de ce groupe payent chaque année au siège social installé dans un paradis fiscal. une redevance pour avoir le droit d'utiliser leurs marques ou pour le droit avoir le droit d'utiliser leur communication. C'est ça les pratiques aujourd'hui d'optimisation fiscale de ces grandes entreprises. Avec la proposition d'impôts universel que nous défendons, l'imposition des
multinationales ne se fera plus en fonction des bénéfices déclarés en France, mais en fonction des chiffres d'affaires réellement réalisés en France. Et alors, vous pouvez rentrer 25 milliards d'euros de recettes supplémentaires dans les caisses de l'État et comme il voulait 40 milliards d'euros avec la taxe Zucman qui rapporte 15 milliards d'euros et avec l'impôt universel qui rapporte 25 milliards d'euros, il a ses 40 milliards d'euros et il peut nous la paix tout simplement. Mais vous avez entendu, c'est pas ce qu'il s'apprête à faire. Au contraire, il ouvre un débat sur lequel je veux vous alerter et je serai pas le premier à vous alerter parce que je me rappelle que y compris Jean-Luc
Mélenchon pendant la campagne présidentielle de 2022 avait déjà dit attention, c'est ce qu'il prépare. Ils ne vous le disent pas aujourd'hui, ils le font dans l'opacité cette fois. Ils le font dans l'opacité. Ils ne vous en parlent pas. Mais ils s'apprêtent. Il s'apprête à tenter de basculer sur la TVA, une partie significative du financement de la protection sociale. La TVA, un potô le plus injuste, la TVA qui correspond à 12 % du budget des plus pauvres en France, mais seulement à 5 %
du budget des plus riches en France. Alors, si vous basculez le financement de la protection sociale, de la cotisation à la TVA, alors vous faites payer les plus pauvres et vous protégez encore davantage les plus riches. Attention à la TVA sociale. Ce débat qui va venir sur la table dans les prochaines semaines et dans les prochains mois dans lequel ils vont vous dire que le la sécurité sociale aujourd'hui est dans un déficit et qu'on est obligé de trouver des nouvelles ressources et des nouvelles recettes. Mais ils ne vous diront jamais que s'il y a un déficit estimé aujourd'hui à 15 milliards de la sécurité sociale, c'est précisément parce qu'il y a 18 milliards d'exonérations de cotisation sociales
qui ont été accordées par l'État et qui n'ont jamais été compensé par l'État et que ces déficits a été créé artificiellement pour ensuite à nouveau vous faire passer à la caisse et vous faire payer la facture. Je prends ici que quelques sujets, il y en aurait beaucoup d'autres. Vous avez vu comment ils remettent sur la table ? Alors que nous avons été 90 % des actifs à nous mobiliser il y a 2 ans contre la retraite à 64 ans, alors que nous avons été une majorité de Françaises et de Français à voter pour l'abrogation de la réforme des retraites des retraites, les voilà aujourd'hui nous ressortir le projet de la retraite par capitalisation.
Et si je vous disais tout à l'heure et si j'insistais tout à l'heure sur le rôle que joue le racisme aujourd'hui dans le projet politique de ceux qui nous divisent, c'est qu'ils ont compris qu'un peuple divisé, c'est un peuple impuissant pour faire face et pour bloquer, s'opposer, empêcher, résister face au mauvais coup qui a l'intention de nous infliger le gouvernement dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Ces mauvais coups, ils sont sociaux, j'en ai parlé, mais ces mauvais coups, ils sont aussi écologiques. Et je sais qu'on parle plus trop de ce sujet malheureusement, ces
derniers mois sur la scène politique qu'on parle plus beaucoup des régressions écologiques et environnementales que ce gouvernement multiplie semaine après semaine. On en est témoin à l'Assemblée nationale. Je veux vous alerter solennellement sur le fait que la semaine prochaine à l'Assemblée nationale va venir une proposition de loi qui a d'abord été adoptée au Sénat, qui est une proposition de loi qui vise à réintroduire la possibilité d'utiliser un certain nombre de pesticides, en particulier les néonicotides, ces pesticides tueurs d'abeilles, ces pesticides qui mettent en danger la santé de la population. que cette
proposition de loi qui va arriver lundi prochain à l'Assemblée nationale dont personne n'a parlé vise à faciliter la multiplication des projets de mégabassine. Ces projets qui puisent dans les nappes fréatiques, qui mettent en danger notre capacité à pouvoir tout simplement avoir de l'eau. de l'eau pour vivre, pas de l'eau pour qu'elle soit encore polluée au service d'une agrobiness et au service des intérêts d'une poignée d'agriculteur qui s'en mettent plein le dos, plein les poches sur le dos du plus grand nombre. Je sais que ce sujet est peu évoqué mais cette question là, elle va venir la semaine prochaine. Elle est décisive. Elle est décisive. Dans ce
projet de loi, le gouvernement a l'intention de couper l'indépendance des autorités indépendantes comme l'ANCES qui sont précisément les autorités qui sont chargées de délivrer ou pas des autorisations de commercialisation de certains pesticides, qu'ils ont l'intention de mettre en place un comité dans lequel il y aura les organisations agricoles. et la FNSA qui a demandé, qui a travaillé pour que cette proposition de loi voit le jour des lobistes, les géants de la chimie, les fabricants de pesticides qui seront dans un comité qui devra demander à l'an qui priorisera Alan les demandes qu'elle va lui faire
en fonction des intérêts du marché. Voilà le texte de loi ravageur, destructeur, déflagrateur que nous allons examiner la semaine prochaine à l'Assemblée nationale. Et dans l'état actuel des choses, le Rassemblement national comme toujours va être le premier à aller voter. Les républicains sont là et répondent aux injonctions du président de la FNSEA qui leur a passé des coups de téléphone et les macronistes soi-disant qui était soi-disant le président de la République Emmanuel Macron nous avait dit la question écologique elle est très importante et cetera qui sont en train d'accompagner ce projet de loi de recul
écologique majeur de recul écologique dont on ne pourra jamais se relever qui vont détruire notre santé qui vont détruire encore davantage notre environnement et c'est un sujet de préoccupation immédiate directe pour nous les insoumis qui défendons évidemment la justice sociale, évidemment l'égalité, évidemment la lutte contre le racisme mais aussi la nécessité de faire de la France le pays de référence dans la lutte pour la bifurcation écologique contre l'urgence climatique et environnementale et on sera mobilisé à nouveau dans les prochaines semaines. sur ce sujet. Je voulais évoquer cette question avec vous parce que
malheureusement à passé notre temps dans les médias à venir alimenter leurs délires obsession racistes xénophobe sécuritaire on ne parle pas de cette grande question de cette grande question qui devrait mobiliser la société dans son ensemble de cette grande question qui devrait être la cause commune autour de laquelle se fédère les nations à l'échelle mondiale plutôt que de s'engager dans une course à la guerre entre puissances, entre empires qui s'arme, qui s'affrontent, qui s'engagent des guerres commerciales et demain peut-être des guerres militaires. Face à cette situation, la
France devrait être doit être et ça doit être notre objectif. un phare, un pays avancé sur la scène internationale qui dit "Je propose à tout le monde de se fédérer, de se réunir pour faire en sorte de faire face à ce grand défi du siècle, à ce grand défi, celui qui pose la question de savoir si demain la vie humaine sera encore possible sur cette terre, cette grande question là dont personne ne parle et que nous devons continuer à porter, à défendre et et sur laquelle nous devons nous mobiliser. Alors là aussi, comme tout à l'heure, je veux vous dire que normalement la
semaine prochaine, il devrait y avoir des appels à se mobiliser sur ce sujet. Je voudrais vous inviter à y participer. On a besoin de votre appui et de votre soutien. Oui, à l'Assemblée nationale, nous allons mener cette bataille. Mais seul à l'Assemblée nationale, nous ne pouvons pas gagner. Nous ne pouvons gagner que si nous portons la parole d'un peuple mobilisé, d'un peuple en mouvement, d'un peuple conscientisé qui s'intéresse à ces grandes questions, qui refuse de voir le pays et le monde courir à sa perte, de la jeunesse qui s'engage, de la jeunesse qui se mobilise, qui fait entendre sa voix. Mettez-vous en mouvement, mobilisez-vous, engagez-vous pour vous
opposer évidemment à ces projet de régression sociale et de régression écologique. C'est la première étape, l'opposition, elle est nécessaire, elle est indispensable. On a déjà perdu trop de temps, on peut pas en perdre davantage. Mais évidemment, ce n'est que la première étape. Et la deuxième étape, c'est la construction de l'alternative dont nous avons besoin. Construire cette alternative. Construire cette alternative à chacune des échéances qui viendra. Oh comme vous, je ne sais pas si la prochaine fois que nous serons appelés aux ce sera pour des élections législative anticipé pour une élection
présidentielle anticipée pour une élection municipale ne sais pas comme vous. Mais ce que je sais, c'est qu'à l'échelle municipale comme à l'échelle nationale, c'est les mêmes batailles que l'on mène. C'est les mêmes priorités politique que l'on défend. C'est les mêmes mobilisations que nous devons produire pour améliorer le quotidien, pour améliorer les conditions de vie des Françaises et des Français. Mobilisez-vous quelle que soit la prochaine échéance électorale. Engagez-vous dans la préparation des élections municipal dans vos communes pour défendre à l'échelle locale le programme l'avenir en commun que nous défendons à l'échelle nationale. Inscrivez-vous sur les listes
électorales parce que pardonnez-moi, mais on a le droit de faire une erreur deux fois mais pas trois. Pas trois. aux élections présidentielles, Gabriel Amar en a parlé tout à l'heure, il a manqué pas beaucoup pour être qualifié au 2e tour. Aux dernières élections législatives, il y a une dissolution de l'Assemblée nationale et au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale, je suis sûr que vous en avez croisé comme moi. Il y a des gens qui sont venus nous voir, ils nous disent "Ah, il va y avoir des nouvelles élections, comment on fait pour s'inscrire sur les listes électorales ?" a dit "Ouais mais là c'est trop tard parce qu'en fait il a dit sous l'Assemblée nationale et on peut plus
s'inscrire sur les listes électorales avant la date de l'élection." Donc là c'est notre devoir, c'est notre responsabilité. Chacun, chacune d'entre nous ici, on connaît des gens autour de nous qui parfois ont déménagé, n'ont pas mis à jour leur inscription sur les listes électorales, qui parfois n'ont jamais été inscrits, qui parfois croient qu'ils sont inscrits, mais en fait ils ont été radiés et ils sont pas au courant. Et puis le jour de l'élection et je sais qu'il y en a eu ici dans la métropole lyonnaise beaucoup. D'ailleurs, on est en train de mener avec mon collègue Anut Léomin à l'Assemblée nationale une commission d'enquête sur l'organisation des élections et on est en train
d'enquêter sur ces radiation abusive parce que c'est un vrai
sujet mais on peut pointer du doigt et on a raison de le faire les gens qui procèdent à ces radiations abusives mais la meilleure manière d'être sûr qu'on est inscrit sur les listes électorales c'est de le vérifier nous-mêmes. c'est de prendre le temps qu'il faut et ça prend pas beaucoup de temps pour vérifier qu'on est toujours bien inscrit sur les listes électorales pour vérifier que dans la famille tout le monde est bien inscrit pour vérifier que les familles, les collègues, les amis, ils sont bien inscrits. Parce que si demain il y a une dissolution de l'Assemblée nationale et ben vous aurez pas le temps de vous inscrire à nouveau. Et donc si vous êtes pas inscrit avant bah vous pourrez pas voter à nouveau pour la prochaine élection législative anticipée. Donc faites ce travail là. Ce
travail-là qui conduit à ce que chacune, chacun le jour du vote peut faire entendre sa voix, peut faire valoir sa voix. Et n'oubliez jamais que le jour du vote en France, c'est dans sans doute la seule journée dans votre vie où vous avez autant de poids, autant de pouvoir, autant de puissance sur le déroulement des événements que Bernard Arnaud, Emmanuel Macron, Bruno Rota ou je ne sais pas qui parce que ce jour-là votre voix elle vaut un de la même manière que la voix de Bernard Arnaud, d'Emmanuel Macron, de Bruno Retaillot ou de je ne sais pas qui. Et donc ce jour-là, c'est la
grandeur de la démocratie. Ce jour-là, si le peuple se mobilise massivement, ce jour-là, si le peuple français s'empare de ce de son destin, alors on peut tourner la page de ce qui nous dirige depuis tant d'années et on peut vous ouvrir une nouvelle étape de l'histoire de France. On peut ramener la France à la place qui devrait être la sienne sur la scène internationale. Une boussole de la paix, du respect du droit international, de la défense des droits humains partout dans le monde. Ce jour-là, on peut faire de la France. Un pays qui se fixe comme objectif
d'éradiquer la pauvreté, qui se fixe pour objectif d'être la nation la plus avancée dans la transition écologique dont nous avons besoin. Ce jour-là, on peut construire enfin en France une 6e République dans lequelle les Françaises et les Français ne sont pas appelés à voter seulement une fois tous les 5 ans, mais ont du pouvoir tout au long du mandat par le référendum d'initiative citoyenne, par la possibilité de révoquer des élus qui ne défendraient pas leurs engagements. Ce jour-là, on peut enfin retrouver le sourire, se mobiliser ensemble le peuple de France, queles que soient nos origines, nos couleurs de
peau, nos religions à égalité pour prendre en charge ces grandes questions, ces grands défis. Voilà ce qu'on a envie de faire ensemble. Et on peut y arriver si on se mobilise tous. On peut y arriver si on se mobilise tous. Marine Le Pen était annoncée à 30 % au premier tour de l'élection présidentielle. et Jean-Luc Mélenchon a été annoncé à 8 %. Et 3 jours avant le vote du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen était annoncé à 24 % et Jean-Luc Mélenchon était annoncé à 17 %. Et ces chiffresl, vous pourrez les vérifier, ils sont sur Wikipédia, sondage présidentiel 2022 et que le jour du vote, au moment des résultats,
Jean-Luc Mélenchon, il était à 22 % et Marine Le Pen, elle était à 23 %. Pourquoi ? parce que des gens se sont mobilisés, parce que des gens se sont mis en mouvement, parce qu'on a eu dans nos quartiers populaires des fils d'attente dans les bureaux de vote comme on en avait pas eu depuis des années et des années, mais il en reste encore à aller chercher et à aller mobiliser. Et la bataille politique, elle a d'abord comme principal adversaire la résignation, le sentiment qu'on peut pas y arriver, le sentiment que c'est trop
difficile, le sentiment que les autres sont trop forts, qu'ils sont trop puissants et c'est leur principal artifice pour conserver le pouvoir. Sinon, vous pouvez pas expliquer pourquoi un système politique aussi injuste, aussi destructeur de l'environnement, qui produit partout dans le monde autant de malheur, comment ce système- là qui est rejeté par une grande partie de la population, comment il peut être aujourd'hui en place ? Il est en place parce que le racisme divise le peuple français. Il est en place parce que la désespérance, la résignation démobilise une partie du peuple français. Et nous notre rôle, notre objectif et vous l'aurez entendu
dans mes mots. C'est la raison pour laquelle moi je suis pas venu ici vous dire que tout va mal. Je suis venu ici vous dire que c'est le temps de rentrer dans la bataille et dans le combat. Parce que quand on rentre dans la bataille et dans le combat, on gagne à la fin, on arrache des victoires et que personne ne vous les donnera, que personne vous les offrira sur un plateau et que ce qu'on gagnera, on le gagnera parce qu'on l'aura arraché à la force de notre détermination. de notre engagement, de notre motivation et on le fera quels que soient les colibés, les insultes, les campagnes de harcèlement médiatiques, les campagnes de dénigrement
médiatique, les campagnes d'un paysage médiatique qui suit malheureusement cette dérive fascisante qu'observe aujourd'hui le monde entier. Oh, je reviendrai pas sur les insultes contre la France insoumise. Je sais ici dans cette salle qu'il y a des militantes et des militants de la France insoumise et que ces militantes et ces militants de la France insoumise quand ils se lèvent le matin, ils ont pas besoin de passer un coup de téléphone à qui que ce soit pour savoir ce qu'ils ont à faire. Parce que s'ils sont engagés dans la France assoumise, c'est pas pour obéir à des consignes, c'est parce qu'ils sont révoltés par l'état du monde et qu'ils ont envie de se mobiliser pour que ça change tout
simplement. Et je vais même vous dire, prenons-le avec le sourire, regardez, c'est les sondages qu'ils utilisent pour décrire la situation politique eux en face de nous. Bon, depuis qu'ils ont lancé la dernière campagne de dénigrement médiatique contre la France assoumise, la France assoumise a gagner 3 à 5 points dans les sondages. Alors vivement la meute 2 et la meute 3 et la meute 4. Et demain, on sera au deuxème tour de l'élection présidentielle et on pourra enfin changer les choses dans ce pays. Comme je l'ai dit une fois, notre maxime sur ce sujet, c'est
bien faire son travail et laisser brèz les parler. Nous, on sait pourquoi on fait ça, on sait pourquoi on se bat et on sait qu'à chaque fois sur un sujet quand on prend position et sur tous les sujets que j'ai évoqué ce soir, ça a été le cas. La première fois, ils vont nous attaquer, ils vont essayer de nous dénigrer, ils vont, comme disait Victor Hugo, attaquer la forme de la révolte parce que le fond est juste et puis petit à petit, c'est le fond qui remonte à la surface et puis petit à petit, ceux qui nous ont dénigré viennent sur les positions qui sont les nôtres.
Et puis à la fin, c'est ceux qui les premiers ont tenu le drapeau, ont défendu la position. C'est ceux-là qui ont raison à la fin. Alors, il faut pas se laisser intimider, il faut pas se laisser aniler, anesthésié par ceux qui veulent juste une chose, c'est que ceux qui veulent et aspirent à changer la société reste à la maison. Ils veulent juste une chose, c'est s'en prendre au mouvement politique qui résistent, au mouvement politique qui calque pas leur position sur ce que les médias attendent
que l'on dise, sur ce que les élites qui dominent aujourd'hui attendent ce que l'on dise. Nous nous prenons position sur un sujet à l'Assemblée nationale quel qu'il soit, pas en se demandant de savoir si on va nous ça va nous accueillir des bonnes grâces ou des mauvaises grâces médiatiques. On prend position sur un sujet en se posant juste une question. Est-ce que la position que l'on prend, elle est juste ou pas ? Est-ce qu'elle correspond à l'idée qu'on se fait de la société ? Est-ce qu'elle correspond à l'idée qu'on se fait du respect des droits humains ? Est-ce qu'on elle correspond à l'idée qu'on se fait de la dignité humaine, de nos principes d'égalité ? de liberté, de fraternité et les autres peuvent parler,
peuvent dire mais à la fin c'est la justesse de la position qui l'emporte. Et quand vous doutez, dites-vous que finalement pourquoi mettre-il autant d'énergie à salir, à dénigrer une formation politique si ce n'est pas parce qu'elle était à quelques encablures du pouvoir ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ah, on y arrivera pas tout seul. Ah, ça va pas se faire tout seul, ça va pas se faire naturellement, ça va se faire par le travail sérieux, patient à chacun de nos postes de combat parlementaire à l'Assemblée nationale, militantes, militants, élus locaux, chacun a une part du succès de ce que l'on mène entre ses mains. Et puis qu'il doit y avoir dans la salle aujourd'hui des curieux, des sympathisants, des gens qui apprécie sans doute les positions que défend la France insoumise, mais se sont toujours dit "L'engagement politique c'est pas pour moi, c'est pour quelqu'un d'autre." Je leur dis l'engagement politique c'est pour tout le monde, c'est pour vous. Venez, venez nous aider. Vous avez votre place. Vous avez votre place à la France
assoumise. Vous avez votre place dans cette bataille. Vous avez votre place dans ce combat. Qu'importe les accusations qui nous seront faites. Vous avez votre place dans cette bataille et dans ce combat et c'est tous ensemble qu'on peut y arriver. La France assoumise, elle a une fondation, ça s'appelle l'institut la Boessie du nom de Étie. Et Étienne de la Boessie, il disait une phrase simple qui sera pour moi la conclusion de notre soirée ensemble. Étienne de la boessie
disait "Les tyrants ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. Alors, levons-nous, engageons-nous, changeons les choses, on va y arriver, on va gagner. Merci beaucoup. Merci de votre présence, merci de votre accueil. La bataille continue ensemble. [Musique] va changer de base. Nous ne sommes rien, soyons tout. C'est la lutte finale. Pournous et demain, [Musique] [Applaudissements] l'interale sera le genre humain. C'est la lutte finale. Couprons-nous et demain. [Applaudissements] international sera le [Musique] [Applaudissements]
Manuel Bompard