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Discours / meetingMarine Le Pen (sur YouTube)· 23 octobre 2025 6 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesEurope & internationalImmigration & asile

Contre-budget du RN : l'intervention de Marine Le Pen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « La dette atteint des niveaux records. Les intérêts de cette dette seront bientôt le premier poste du budget de l'État. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « supprimer tout financement à l'audiovisuel public, ce qu'engendrera la privatisation ne peut pas être évidemment, vous l'aurez compris, appliqué dès 2026. »
  • 5:33Invité politiqueChiffre
    « Nous arrivons donc à des économies nettes assez conséquentes, y compris en tenant compte des hausses prévues par les quatre lois de programmation. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

Bien mesdames et messieurs, merci pour votre présence, cette présentation du contrebudget du groupe Rassemblement national. Notre contrebudget n'est pas un autre budget. Il serait illusoire et mensongé de faire croire que notre groupe peut à lui seul remplacer l'administration qui travaille au quotidien sur le budget de notre pays. Notre contrebudget vient corriger la copie initiale et de l'aveu même de son auteur, il est, je cite, perfectible, d'où euphémisme exprimé il y a quelques jours par le premier ministre lui-même. Avant tout, permettez-moi de rappeler que nos travaux budgétaires s'inscrivent dans un contexte gravement dégradé.

Le tableau plutôt la partition du Mozart de la finance est particulièrement dissonnante. La dette atteint des niveaux records. Les intérêts de cette dette seront bientôt le premier poste du budget de l'État. Et comme cette dette est détenue pour moitié par des non résidents, des dizaines de milliards d'euros quittent notre pays dégradant notre balance des paiements. Les défaillances d'entreprises atteignent aussi des records. Le déficit public reste hors de contrôle. Bref, après 8 ans de macronisme, la crise budgétaire est une bien triste réalité.

Face à cela, les partie du système macronist et leurs alliés de circonstan PS et LR et alliés d'élection, LFI et PCF et même quelques prix Nobel ont la solution. préserver leur poste et surtout empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. Voilà leur seule et unique ligne politique. La nôtre à l'opposé et la défense des intérêts de la France et des Français et cela passe bien sûr par l'élaboration d'un budget le meilleur possible et quand on est dans l'opposition par la modification de la version du gouvernement pour la rendre la moins mauvaise possible. Je me permets de vous rappeler qu'un budget, c'est la traduction financière de choix politique.

Ce n'est pas un tableau Excel avec des plus et des moins. Ce n'est pas une succession de mesure. C'est infin bien sûr un équilibre arithmétique, mais c'est surtout un équilibre politique. En effet, l'impact sur le quotidien des Français, sur le quotidien des entreprises est direct, concret et souvent immédiat. Quand nous travaillons sur un contrebudget, notre première préoccupation, c'est quel impact sur les Français ? C'est quelle sera l'acceptabilité des mesures par les Français ? C'est est-ce que l'équilibre politique atteint est juste ? Notre deuxème préoccupation, c'est de préserver notre souveraineté et d'éviter toute immxion étrangère dans notre politique budgétaire.

Je pense bien sûr à l'Union européenne voire au FMI puisque je lis dans certains médias que cette hypothèse n'est malheureusement plus de l'ordre de la science-fiction. Notre troisième préoccupation, c'est d'éviter de dégrader la situation car ce sont évidemment les Français, en particulier les générations futures qui pairont mais d'une manière plus prosaïque car nous sommes convaincus que demain c'est à nous que reviendra la responsabilité de redresser le pays à partir de cette situation. Enfin 4è préoccupation, un contrebudget qui vise à lier la baisse des mauvaises dépenses et la relance de notre économie.

Ce sont ces quatre préoccupations qui ont guidé l'élaboration de ce contrebudget avec un chiffrage que nous avons essayé de rendre le plus précis possible. Nous n'avons pas les services de Bercy et de ces 1300 agents à notre disposition. En tout cas, pas encore. Ce contrebudget servira de ligne directrices durant les discussions budgétaires en séance publiques, soit directement avec des amendements défendus par nos députés, soit indirectement pour soutenir ou s'opposer aux amendements toxiques venus d'autres groupes. Le contrebudget que nous vous présentons aujourd'hui se fait à périmètre constitutionnel constant.

Par exemple, certaines économies sur l'immigration nécessitent un changement constitutionnel. C'est vous le savez l'objet du référendum que je propose mais aussi en fonction de ce qui est raisonnablement faisable. Par exemple, supprimer tout financement à l'audiovisuel public, ce qu'engendrera la privatisation ne peut pas être évidemment, vous l'aurez compris, appliqué dès 2026. Pour tendre le coup à certains raccourcis que je peux lire ici ou là, ça ne veut pas dire que nous abandonnons ces mesures. Alors, je sais que vous allez me dire que certaines mesures, je pense par exemple à la baisse de notre contribution à l'Union européenne n'est raisonnablement pas possible.

Mais pour nous raisonnablement n'est pas synonyme d'impuissance politique. Oui, certaines mesures nécessitent une volonté politique forte, voire d'engager le bras de fer, en l'occurrence pour cet exemple avec l'Union européenne, nous l'assumons et je dirais même nous le revendiquons. D'ailleurs, s'agissant du budget de l'Union européenne, permettez-moi de souligner que la baisse de la contribution de la France qui a été annoncée par madame de Montchalin cet été vient mettre fin en mensonge répandu par nos adversaires que baisser la contribution de la France à l'Union européenne était une forme de prxit.

Baisser la contribution de la France à l'Union européenne, c'est seulement défendre les intérêts de la France et des Français. Avant de donner la parole à Jean-Philippe Tangi, notre référent de la commission des finances, je voudrais souligner que si notre contrebudget peut paraître ambitieux, c'est parce qu'il s'attaque avec force et volonté à ce que j'ai appelé les quatre tabous de la politique budgétaire. l'immigration bien sûr, notre relation financière avec l'Union européenne, le train de vie d'un état manifestement plus à la bonne place et un casier abandon toute volonté de lutter contre les fraudes.

Nous arrivons donc à des économies nettes assez conséquentes, y compris en tenant compte des hausses prévues par les quatre lois de programmation. Loi de programmation militaire avec la surmarche annoncée par le président de la République en juillet dernier. Loi de programmation police justice qui correspondait dans les montants à notre proposition de la présidentielle de 2022 et loi de programmation de la recherche. Remettre l'État à la bonne place, arrêter les dépenses inutiles, efficaces inefficaces pardon, voire toxique et surtout répondre aux préoccupations des Français. Voilà le contrebudget du groupe Rassemblement national.