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Audition parlementaireÉthique et tac· 20 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleÉducation & recherche

Bompard fait vriller Nuñez à l'Assemblée après les révélations de Mediapart

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Révélations Mediapart sur une demande de ciblage de LFI par les services de renseignement ?

  • 0:33OuverteÉludée

    Critique de la gestion gouvernementale du mouvement social par le Premier ministre ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Réponse à la critique sur la gestion des violences et la responsabilité de l'ultra-gauche ?

  • 4:23FerméeÉludée

    Demande de démission du ministre de l'Intérieur ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Condamnation des violences et des pillages ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Lecture de citations Mediapart sur la manipulation des rapports ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux, de l'avis général des renseignements territoriaux. »
  • 2:34Laurent NunezFait
    « Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. »
  • 3:11Laurent NunezFait
    « C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. »
  • 3:51Laurent NunezFait
    « Dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les ? De la société Eurolinks, parce qu'il y avait l'ultra-gauche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille. »
  • 4:46Fait
    « On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement. »

Temps de parole

  • ?98 %
  • non_speech2 %

≈ 12 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Peut-être que vous l'avez vu, hier, un article qui a été publié par le journal Mediapart, je l'ai pris avec moi. Ah oui. Il est sorti hier soir.

Le titre c'est "On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement." Quand vous avez un commissaire du renseignement territorial qui dit dans cet article "Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux, de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément, on a des décisions qui sont des décisions politiques." Monsieur le Premier ministre, depuis un mois, la jeunesse de notre pays, des outre-mers comme de l'Hexagone, exprime sa colère par un mouvement d'une ampleur inédite. Depuis un mois, vous refusez de lui répondre autrement que par le mépris et la violence.

0:49
Non speech

[applaudissements]

0:49
Locuteur

Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques. Votre amateurisme a fait le reste. À la souffrance des lycéens et des étudiants, vous avez ajouté celle de commerçants que vous avez abandonnée et de manifestants pacifiques que vous avez maltraités.

1:06
Non speech

[applaudissements]

1:06
Locuteur

À la honte internationale de la répression contre nos enfants, vous avez ajouté celle de mairies incendiées ou dégradées. Un véritable fiasco dont vous êtes les uniques responsables.

1:19
Non speech

[applaudissements]

1:19
Locuteur

Monsieur le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Mediapart pour accuser La France insoumise de violences qu'elle a toujours refusées. Vous ne vous en sortirez pas davantage par la remise en cause des libertés fondamentales avec des couvre-feux ou des hélicoptères au-dessus de Paris. Il n'y a pas d'autre réponse à une crise politique qu'une réponse politique. Même le président Macron le reconnaît, les revendications sont légitimes. Alors, mettez fin à l'ignoble Parcoursup qui pourrit l'avenir de nos enfants depuis que vous l'avez inventé.

1:55
Non speech

[applaudissements]

1:56
Locuteur

Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. Bloquer le prix des carburants et augmenter le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement.

2:09
Non speech

[applaudissements]

2:09
Locuteur

Il est temps de renoncer à votre stratégie mortifère. D'autres avant vous ont succédé quand l'avenir de la patrie était en jeu. Chirac l'a fait. Pompidou aussi. Et vous, monsieur le Premier ministre, ?

2:25
Non speech

[applaudissements]

2:25
Locuteur

Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.

2:31
Non speech

[applaudissements]

2:34
Locuteur

Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Manuel Bompard. Votre question est très diverse, elle est très large. Je voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député. Vous déplorez que des commerces aient pu être pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai, comme ministre de l'Intérieur, ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité.

Mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême-gauche radicalisée, dont on sait très bien qu'ils mettent de l'huile sur le feu, qu'ils viennent faire dégénérer les cortèges et qu'ils viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. C'est faux, vous le savez très bien.

Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur la LFI. Jamais. C'est faux. C'est faux et c'est votre diversion. C'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu, il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité. Alors, je vais vous répondre, monsieur le député. Je vais vous répondre sur le fait où on laisserait à penser que l'ultra-gauche ne serait pas responsable des incidents. L'ultra-gauche, l'extrême-gauche radicalisée. Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les ?

De la société Eurolinks, parce qu'il y avait l'ultra-gauche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille. Voilà, monsieur le député, la vérité. Et je vous rassure, les services de renseignement ne travaillent pas sur les partis politiques, mais le trait d'union, le trait d'union entre la France insoumise et certains groupuscules, il est réel. Vous avez un député qui est membre de la jeune garde dans Vourant.

4:22
Non speech

[applaudissements]

4:23
Locuteur

Merci, monsieur le ministre. Monsieur le député. Monsieur le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. Cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications. Et vous démissionnez.

4:35
Non speech

[applaudissements]

4:37
Locuteur

Merci, monsieur le député. Monsieur le ministre.

4:40
Non speech

[applaudissements]

4:46
Locuteur

Monsieur le député, condamnez fermement les casseurs, les pilleurs. Condamnez fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra-gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez, ce sont vos amis, ne l'oubliez pas. Et depuis samedi, on assiste à une opération qui est une opération de manipulation euh des esprits euh d'ailleurs euh orchestrée par le gouvernement, orchestrée par un certain nombre d'opposants politiques. D'ailleurs, peut-être vous l'avez vu hier, un article qui a été publié par le journal Mediapart, je l'ai pris avec moi, est sorti hier soir.

Le titre, c'est "On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement." Et je vais vous lire juste, ça va pas prendre beaucoup de temps, quelques éléments qu'il y a dans cet article, parce que ça me paraît important que tout le monde ait connaissance de ces informations. Quand vous avez un commissaire du renseignement territorial qui dit dans cet article "Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux, de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément, on a des décisions qui sont des décisions politiques. 2e citation, un responsable syndical de la police de la police.

Je ne vois pas ce qu'a à voir LFI dans l'histoire de ce fiasco, déplore-t-il. Je ne porte pas LFI dans mon cœur pourtant. 3e information, un major de police en poste de sécurité publique en Occitanie. On connaît le responsable, tout est la faute de LFI. Je ne suis ni adhérent ni électeur de ce mouvement mais il faut quand même pas déconner. On peut vous faire des citations aussi hein. Moi j'en ai une. Vous pouvez me faire plein de citations. Vous pouvez me faire plein plein de faire plein de citations. Attendez attendez attendez on va y venir. Et donc vous voyez c'est ce genre de de citation d'élus LFI Parce que vous donnez pas la fin de la citation.

Jean-Luc Mélenchon vous faites pareil parce que vous faites pareil. Non c'est pas attendez parce que c'est moi qui suis en train de parler donc je vais aller parce qu'après vous poserez votre votre question. Ça ça vous ça ça vous pose pas de problème vous. C'est-à-dire que le gouvernement demande aux renseignements territoriaux pour mener une cabale politicienne pour essayer d'éradiquer une formation politique, de manipuler les rapports qu'ils proposent et qu'ils produisent à l'encontre des faits qu'ils observent eux-mêmes. Ça ça vous pose pas de problème ? En fait, le plus simple ce serait de nous dire nous dénonçons nous dénonçons la violence.

Mais c'est ce que c'est ce que je fais, je l'ai fait 11 fois, 12 fois, 13 fois. Je le fais une 14e fois devant vous. Une fois qu'on a dit ça, ça ça vous pose un problème ou ? la violence à un moment donné peut être légitime. Ah oui non mais moi je suis absolument contre les consignes politiques pour faire dire des choses à nos policiers. C'est peut-être ce que vous faites là et ce que Mediapart fait. Ah oui. comme monsieur Bardella, c'est ça quand Mediapart écrit quelque chose vous le croyez pas. Laissons nos policiers assurer le maintien faits sont là. que j'essaie de vous dire c'est que vous avez quand même l'envie rien.

Et qu'est-ce que vous demandez justement pour avoir la vérité sur demande qu'il y ait une enquête. Voilà sur ce que j'ai annoncé ce matin mon intention de saisir la Cour de justice de la République contre le ministre Nunez parce que fabriquer des faux rapports si ces informations sont vérifiées, c'est un délit. Un abus d'autorité, c'est-à-dire un ministre qui demande et qui commande des choses à ses services qui sont qui vont à l'encontre de ses prérogatives, c'est un délit. Et il y a dans notre pays quelque chose qui s'appelle la Cour de justice de la République qui permet de juger des ministres s'ils sont responsables de délits. qu'on identifie ces ces commissaires, qu'ils soient entendus.

à ce qu'il y ait qu'il y ait une enquête. Je demande qu'on sache si oui ou non il y a des faux rapports des renseignements territoriaux qui sont produits pour cibler La France insoumise et la rendre responsable d'agissements dont elle n'est absolument pas responsable et qu'elle a mise à distance et désapprouvée dès le premier jour.

8:19
Non speech

[musique]