Immersion dans une PRISON avec MARION MARÉCHAL !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:59non_speechFait
« Moi je trouve qu'on est sur un établissement qui reste un établissement calme parce que je sais que mais c'est pas un quand j'étais allé sur un peu sur les piquets de GRP la suite la faire un bras, c'est vrai que ça ressentait quand même beaucoup au-delà des incidents physiques qui existaient. »
- 4:35non_speechFait
« un agent qui se fait insulter qui se fait agresser vous voyez derrière le juge dire non bah réduction de peine machin ça c'est bien parce que c'est pas vrai de c'est pas vrai de tout j'ai des magistrats qui font pas le cadeau. »
- 5:08non_speechChiffre
« Les brouilleurs suffisent plus, suffisent pas. ZNO nous on a deux brouilleurs sur l'établissement. »
- 5:41non_speechChiffre
« Vous avez combien de temps votre brouilleur antiRone ? Je sais pas. 2 ans. »
- 8:16non_speechFait
« Ils ont tout ce qui est un lit, table, chaise, la télévision qui paye hein. C'est comme tout citoyen. »
- 8:51non_speechFait
« Moi, je pars du principe que quand on met une personne en prison, on la neutralise pour un temps de nuit. »
- 9:25non_speechFait
« On a la faculté d'écouter toutes les conversations. Parfois on a des détenus qui sont en interdiction de communiquer notamment avec leur victime. »
- 10:04non_speechFait
« Les profils que nous avons sont des profils assez j'ai placé au quartier disciplinaire mercredi et jeudi deux profils très compliqués à gérer. »
- 10:40non_speechChiffre
« Le maximum qu'on peut prononcer, c'est 30 jours de quartier disciplinaires. »
- 12:06non_speechFait
« la difficulté aujourd'hui c'est que ces éléments là ne nous permettent pas d'assurer une prise en charge équivalente de tous les profils. »
- 12:42non_speechFait
« les fouilles ne sont toujours pas systématiques à la sortie des parloirs et donc on voit bien qu'il y a des trafics euh de drogue, de téléphone qui continue de passer par là. »
- 13:17non_speechFait
« il n'y a pas eu de multiplication de visio pour l'audition des détenus. Donc, on continue de mettre en danger nos agents en les forçant finalement à se rendre physiquement dans les tribunaux. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, je me trouve ici devant le centre pénitentiaire de Varen le Grand en Sonloire en Bourgogne. Vous savez que les députés, les eurodéputés ont un droit de visite dans ces centres pénitentiaires. Et bien aujourd'hui, on va suivre Marion Marachal, la présidente du mouvement identité et liberté, député européen au Parlement européen. On va la suivre dans cette prison où ont lieu plusieurs problématiques. Souvenez-vous, je vous invite à retourner voir le premier épisode de la France d'après. Cet épisode où un agent pénitentiaire avait témoigné à mon micro sur les conditions de détention en France dans ce type de centre.
Pour ce type de format et de vidéo, nous avons besoin de vous et de votre soutien pour continuer à en faire. Pensez donc à vous abonner, à commenter, à liker cette vidéo et puis surtout pensez à nous soutenir pour la rentrée de septembre. Nous lançons une grande radio 24h/ 24 7 jours sur 7. Nous avons besoin de vous. Rendez-vous sur www.frontièmedia.fr/don. Et puis vous le savez, notre nouveau magazine est en kiosque. Notre magazine sur ces Oligard, c'est milliardaires qui financent la gauche. Foncez, vous le procurer en kios. Vous allez tout savoir de ce que Élise Lu ne vous dit pas, à savoir ceux qui dans votre dos mais avec vos impôts financent la gauche. Merci à vous.
[Musique]
Nous sommes la maison d'arrêt du 71 et donc en avocation accueillir toutes les personnes qui nous envoient les tribunaux de Châton de Macon mais aussi des tribunaux à côté les autres parce qu' ce qu'il faut savoir encore une fois sur l'est de la région il y a beaucoup de petites maisons d'arrêt vous AZ et des maisons d'arrê qui n'ont pas beaucoup d'effectif. Vous prenez l'on le sonier, c'est 18 cellules. Donc à un moment donné l'onier, il faut bien qu'il Ouais, évidemment. Et puis on accueille aussi des profils qui sont exclus d'autres établissements.
Alors nous ça nous arrive d'exclure certains profils avec lequel on est à bout de la prise en charge mais on accueille énormément aussi de détenus. Quand vous avez sur l'on sous-solier un détenu qui est plus gérable ou qui est dans la violence ou qui est dans l'agression, vous pouvez pas le laisser là parce que pour les agents pour tout le monde ça représente en danger. Donc l'idée c'est d'être aussi solidaire les établissements les uns avec les autres.
et de entre guillemets passer et quel est le taux d'activité là de vos détenus parce que j'imagine que du coup vous proposez des formes d'activité même professionnel profession alors ce qu'il faut savoir c'est que le travail en prison est le reflet du travail à l'extérieur la difficulté c'est de faire venir du travail en prison notre partenaire privé qui est en charge le travail assez actif pour essayer de nous faire venir du monde. Mais le problème c'est que c'est qu'on va Oui.
Il y a pas a pas de en plus il y a pas d'obligation, il y a pas de conditionnement même à la réduction de peine au fait de même si c'est regardé mais c'est pas mais en revanche voilà après c'est pas conditionné non après un qui travaille on va lui demander plus d'effort on va lui demander de payer ses partie civil volontément on va lui demander de voilà qu'un détenu qu'on ne peut pas mettre au travail parce que un parce que petite peine he aussi faut savoir que sur le la durée de la peine conditionne aussi un peu la prise en charge parce que quand vous avez un détenu qui est 3 semaines 4 semaines, ça va pas du tout être la même chose que quand il est là pour de ou 3 ans.
Notre établissement, c'est un établissement lambda de province qui accueille principalement une délinquence du bassin de son mémoire du Val de Saun. Et vous avez combien d'agents par détenu ? En personnel de surveillance et en 100 % opérationnel de ce qu'il y a toujours des situations ? On a 107 surveillants. 107 agents. Vous êtes Ouais. à peu près un agent pour pour C'est ça. Ouais.
Et de nuit vous faites et de nuit on tourne à 9 neuf neu à jamb à jamb c'estàd que de nuit vous avez bien s'il se passe un truc en cellule c'est pratique pour rentrer quand vous avez quatre détenus dans la cellule c'est je pense que c'est après la consigne principale c'est de ne jamais être se mettre en difficulté de la le risque de créer un surincident donc s'il faut intervenir on intervient mais la les consignes c'est on sécurise d'abord on essae la première arme du surveillance c'est le dialogue.
Moi je trouve qu'on est sur un établissement qui reste un établissement calme parce que je sais que mais c'est pas un quand j'étais allé sur un peu sur les piquets de GRP la suite la faire un bras, c'est vrai que ça ressentait quand même beaucoup au-delà des incidents physiques qui existaient, il y avait quand même voilà cette difficulté au quotidien au travail quand même en permanence confronté à des provocations à des insultes avec jamais de conséquences sur la peine. Et c'est vrai que ça je pense que psychologiquement c'est ça doit être quand même dur pour les équipes quoi.
de rien avec des trava parce que vous avez vu des réductions de peine qui ont été remises en cause et là c'est pas votre militaire à la suite je bah aujourd'hui sur un début qui peut prétendre à 6 mois de de réduction de peine pour un an de détention on trouve un téléphone c'est 30 jours en moin on a une insulte en d'cord vous vous avez une lisibilité là-dessus dans la réponse judiciaire y a un agent qui se fait insulter qui se fait agresser vous voyez derrière le juge dire non bah réduction de peine machin ça c'est bien parce que c'est pas vrai de c'est pas vrai de tout j'ai des magistrats qui font pas le cadeauc J'ai dit que moi-même c'est presque cher payé.
Nous on n pas le droit de fouiller les familles. Alors elles passe sous le portique. Voilà de dès le temps que ça sonne, elles ne rentreront pas. Si un moment donné ça continue de sonner, qu'elles ne veulent pas à ce on les fait pas rentrer. On a toujours nous la faculté de refuser l'accès de l'établissement et en fait tous les débuts sont fouillés avant après les parents après les parents pour vérifier qu'il est pas pour vérifier qu'il est pas. Et comment comment se font les entrées des fameux trafic de téléphone de machin qu'on voit dans les prisons en général ? Pardon ? Drone. Ah oui c'est ça. Donc ça passe. Voilà.
Et c'est là où il y a une forme de de d'être un peu démuni parce que les brouilleurs suffisent plus, suffisent pas. ZNO nous on a deux brouilleurs sur l'établissement. Le brouilleur il est programmé pour un certain nombre de technologies. Si vous avez un brouilleur qui est sur une technologie qui est pas référenciée ou qui est plus forte. D'accord. Donc en fait il y a pas Oui. C'est voilà mais c'est ce qu'on dit. C'està-dire que c'est c'est le la technologie à l'extérieur qui va plus vite que la technologie à l'intérieur. Donc en fait c'est c'est Oui. Donc il y a une forme d'adaptation. Vous avez combien de temps votre brouilleur antiRone ? Je sais pas. 2 ans. Ah oui ouais.
Donc c'est les drones aujourd'hui essentiellement qui sont qui alimentent en fait qui alimentent et donc en général quand vous tombez sur des trucs c'est quoi ? C'est téléphone portable téléphone portable cheat puisqu'il y a pas de brouilleur dans les cellules pour le coup. Donc les un gars qui a un téléphone portable internet il communique à l'extérieur. Franchement voilà nous on est vraiment sur des fouilles quotidiennes et on a trouvé 19 téléphones. Donc là on a été sur le quartier mineur. Donc vraiment un quartier qui est en forme de sass de isolé du reste de la détention. Non, il communique par les fenêtres hein, on sait aussi. Donc là, le rythme, c'est qu'ils sont donc en cellule.
Ils ont quoi ? Une ou deux promenades par jour. Ils ont une promenade par jour. Et puis alors là, on va voilà, ils ont on va arriver en période de vacances scolaire. Donc il y a plus de cours jout.
Donc c'est vraiment là on va nous évaluer la personne des l'accueillir et expliquer les règles de fonctionnement de l'établissement et c'est là il va y avoir tous les entretiens avec tous les services partenaires reste en moyenne de ber ça nous permet de faire le point sur leur situationelle leur situation administrative de faire le point sur la situation pénale et donc on a une cellule qui est ce qu'on appelle la cru qui est la cellule qu'on peut mettre sur décision du chef d'établissant et début en qui suicide à ch d'accord là c'est c'est où tout est attaché au sol on les met juste avec leur vente et on attend que la crise passé le médecin ne peut pas ils peuvent nous dire il faudrait le sortir n na mais ça reste une décision chez l'établissement en revanche au perquè disciplinaire là si un médecin qui dit que son état n'est pas compatible on doit le sortir sur l'isolement on a on a l'avis du médecin mais l' vie médecin ne vite pas l'administration prenantielle c'est que ce que vous dites aussi c'est frappant c'est vous vous dites c'est une population qu'on connaît bien c'est en fait on est sur des cadres pour l'immense majorité qui sont des récidivistes multirécis multiécisiv et on est là je dire on les vont revenir dans pas long comment vous arrivez à intellectualiser si je peux dire le fait que la prison manifestement pas dissuasif pour ce genre de profil qu'est-ce comment il y a deux choses c'est là que je moi je raisonne en terme de temporalité c'està-dire que moi à l'instanté un détenu qui est à l'intérieur il est pas dehor ça il est pas en danger pour la société donc c'est pour ça je voilà je après il y a certains profils effectivement qu'on parce qu'on a pas le choix.
À un moment donné, on doit nous on doit les mettre dehors. On a une date de fin de peine, on a une mesure d' peine, on n pas le choix. Sinon, on tombe dans la détention arbitraire et ça c'est très bon des conséquences y compris pour l'agent du GREF qui ferait une une déenstion arbitraire et très souvent en tout cas ici on a très très peu de sorties sèches sans suivi. Mais c'est ça qui est étonnant, c'est qu'on se dit à la fin finalement la privation de liberté qui est quand même un truc un citoyen normal bien élevé quand même un truc d'une violence enfin arrive même pas à être disposif ce genre de profil.
Alors, est-ce que je sais pas finalement certains qui vivent même pas d'une forme de marginalité se disent je sais pas quelles sont les conditions de détention ici ? Ils ont ils ont finalement ils ont accès à quoi dans leur cellules ? Ils ont tout ce qui est un lit, table, chaise, la télévision qui paye hein. C'est comme tout citoyen Oui, mais quand il soit trois par cellules, il y en a forcément qui est seul quand même. Il y en a un qui est seul et puis c'est mutualisé.
C'est-à-dire qu'à un moment donné, il y a ceux qui payent et qui permettent aux indigens de d'avoir Mais les indigents, on en a très peu en fait des vrais indigens qui rentrent dans l'aide qu'on fournit aux indigens, en a assez peu. Moi, je pars du principe que quand on met une personne en prison, on la neutralise pour un temps de nuit. Voilà, c'est ça qu'il faut avoir en tête. Mais tout ça, voilà, c'est loué, c'est ou acheté hein, c'est pas c'est pas fourni par l'étapissement. Et ça c'est pour alors ça c'est la cabine téléphonique où ils peuvent appeler leur famille. Donc c'est les numéros sont préenregistrés sur notre contrôle en amont, c'est-à-dire qu'on demande une facture de téléphone.
Mais c'est-à-dire que vous préenregistrez les numéros qu'ils ont le droit d'appeler. Voilà. D'accord. et ils alimentent après un compte téléphonie et tant qu'ils ont de l'argent pour téléphoner, ils peuvent appeler. Ça pose pas des problèmes de de je sais pas de sécurité de parce que même sur des familles, on sait jamais si les familles complices de certaines choses. Alors nous on a la faculté d'écouter toutes les conversations. Parfois on a des détenus qui sont en interdiction de communiquer notamment avec leur victime. Ça nous arrive que ça de fois enfin c'est déjà arrivé qu'une famille nous appelle en fait il m'appelle alors là tout de suite et en général ils appellent pas de la cabine.
Je vais vous je vais vous demander s'il vous plaît d'être extrêmement discret. Les profils que nous avons sont des profils assez j'ai placé au quartier disciplinaire mercredi et jeudi deux profils très compliqués à gérer. Donc je vous demanderai aussi de à la limite de regarder et puis on répond aux questions dehors. Et donc ici le quartier disciplinaire donc chaque quartier a ses petits cours de promenade. Ils ont le droit à la alors l'isolement ils ont les mêmes droits qu'en détention ordinaire. C'est juste qu'ils n'ont pas le droit d'être en contact avec les autres détenus. une gestion individuelle pure et et en quartier disciplinaire c'est quoi la différence ?
Alors, on va vous montrer une cellule. Le lit est fixé au sol, le lavabo est fixé au sol, les toilettes sont fixées au sol. Ah oui, d'accord. C'est qu'il puisse pas il accès qu'à la radio, au libre, à son courrier. Il a le droit à parloir par semaine. Et ça c'est une décision donc disciplinaire comme son nom l'indique. C'est pas le juge qui décide de mettre prêt. C'est vous qui voyez un profil dangereux, un profil violent. dans le code de pénitentiaire, on a la définition des fêtes qui peuvent être qualifiés au niveau disciplinaire et on a trois niveaux de de fautes disciplinaires. À ces fautes disciplinaires correspondent des sanctions maximales.
Le maximum qu'on peut prononcer, c'est 30 jours de quartier disciplinaires. Vous avez ce là avec la trappe aussi qui permet de voilà, il y a que ça. H pas vision, il y a pas Et vous avez déjà eu des des cas d'agents qui ont eu des problématiques en dehors de la prison. C'est dire qu'ils ont tombé sur des détenus et j'ai qu'il y a eu une affaire il y a pas très longtemps pas très long mais ça c'est déjà arrivé. C'est déjà arrivé. Après, on a des agents qui le signalent très bien. C'estàd que normalement quand on votre voisin a été un détenu, vous devez le signaler. Et il y a cette habitude ici qui est triste parce que encore une fois quand on est sur une délinquence 4, on est sur une voilà.
Donc là toutes les tout toutes les caméras sont pilotées d'ici. On peut zoomer, on peut enregistrer, on peut garder nos images sans conserver 30 jours et on peut faire des enregistrements si on remet à l'autorité judiciaire s'il y a des Ouais, si je pense que ça peut être pire ailleurs. Oui, c'est B.
Merci beaucoup en tout cas pour cet éclairage parce que ça nous sera voilà utile parce que la prison est un sujet qui quand même en continue l'air de rien dans le débat public donc c'est intéressant pour nous de confronter au terrain à la réalité de pouvoir alimenter aussi des débats avec des choses nous aujourd'hui la difficulté qu'on a entre le nombre d'agents qui n'est pas suffisant même pas notre effectivement s évidemment et et la surpopulation la difficulté aujourd'hui c'est que ces éléments là ne nous permettent pas d'assurer une prise en charge équivalente de tous les profils.
C'est pas la première fois que je visite un centre pénitentiaire, donc j'aime bien venir régulièrement au contact des agents pour comprendre l'état de la situation carcérale française. Bon déjà, je vais pas m'y étendre mais je suis assez frappé par la différence de discours entre la direction de l'établissement et le vécu réel des agents pénitentiaires. Ce que je note, c'est que les années passent et que malheureusement les conditions de travail de ces agents et le fonctionnement même de notre système carcéral n'évolue pas dans le bon sens.
Je constate qu'aujourd'hui, bon euh par ailleurs, réglementation européenne, les fouilles ne sont toujours pas systématiques à la sortie des parloirs et donc on voit bien qu'il y a des trafics euh de drogue, de téléphone qui continue de passer par là. Je suis assez sidéré de voir que sur un établissement comme celui-ci, il y a pas de système de brouillage antir drone efficace, ce qui fait que bah vous avez des drones qui passent régulièrement au-dessus de la cour de de de récréation et qui livre et bien de la drogue, des téléphones quand c'est pas des armes. Donc c'est quand même assez assez lamentable.
Autre chose qui m'a beaucoup frappé, le fait que après l'affaire Amra euh donc vous vous souvenez hein, ce terrible règlement de compte qui a abouti au décès de deux agents pour libérer euh un gros narcotografiquant, et bien il n'y a pas eu de multiplication de visio pour l'audition des détenus. Donc, on continue de mettre en danger nos agents en les forçant finalement à se rendre physiquement dans les tribunaux, ce qui quand même est assez sidérant. Alors qu'il y a aujourd'hui des solutions informatiques, techniques, simples qui permettraient de limiter la chose.
Et puis je note que le difficulté de recrutement et le sous-effectif des agents pésidentiels reste encore criant ici comme ailleurs avec des agents qui du coup se mettent physiquement en danger et ont pas la capacité de pouvoir assurer finalement l'ordre, la discipline, les contrôles nécessaires dans les prisons parce qu'ils sont pas assez nombreux. Voilà, en particulier de nuit. Et donc c'est vrai que c'est assez lamentable et on se rend compte que voilà, les les affaires passent, les drames se multiplient et euh la prison n'est toujours pas à la hauteur de de son de sa mission qui est évidemment d'extraire les profils dangereux mais aussi euh d'avoir un aspect dissuasif.
J'ai aussi découvert, alors c'est la première fois que je vois ça dans le l'un des quartiers que les les les fameux prisonniers avaient accès dans leurs cellules à des téléphones donc ils pouvent contacter un certain nombre de numéros à l'extérieur ce qui voilà m'interpelle beaucoup parce que c'est quand même une problématique importante qu'on puisse accéder à l'extérieur par un certain nombre de contacts avec des familles qui peuvent être complices. Voilà, notamment dans le cadre de trafic ou ce genre de chos et puis là ici il y a un quartier mineur et donc c'est vrai autre chose qui m'a interpellé on est sur le profil plus jeune 15 ans sinon 16 17 ans.
D'ailleurs, il y a l'assassin afghan de du jeune Matis qui avait été incarcéré à cette époque. On est sur des profils très lourds, des assassins, des violeurs, des agresseurs très graves et on nous explique que pour ne pas heurter quand même ces pauvres petits brebis, et bien on a des agents pénitentiaires avec les mineurs qui ne sont pas en tenue d'uniforme d'agent mais qui sont en jogging. Mais en jogging, le marine attention quand même parce qu'on a pas renoncé à tout parce que quand même faudrait pas faire preuve de trop d'autorité. Voilà. Donc bon voilà, que vous dire ?
C'est un certain nombre d'anecdotes que je vous relève mais pour vous dire qu'il y a encore beaucoup beaucoup de travail. Et une fois de plus d'ailleurs, merci à Frontière de nous avoir suivi et de bah faire la lumière sur ce qui se passe derrière le mur de cette prison. Ah.