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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 21 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJustice

France: «Ceux qui accompagnent les casseurs sont complices et doivent être condamnés», estime Philippe Ballard (RN)

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Philippe Ballard, de nous rejoindre sur RFI

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Le projet de loi Casseur-Payeur est-il indispensable selon vous ?

  • 0:56RelanceRéponse directe

    Les casseurs devront payer même sans causer de dégâts juridiquement ?

  • 1:10RelanceRéponse directe

    Le Conseil d'État a émis des réserves sur la mise en œuvre, qu'en pensez-vous ?

  • 1:51RelanceRéponse directe

    La complexité de prouver les dégâts est-elle un problème ?

  • 2:09OuverteRéponse partielle

    La gauche dénonce une arme de répression massive, qu'en dites-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Locuteur non identifiéFait
    « Ah bah oui, d'autant plus qu'on avait présenté un texte sur le principe du Casseur-Payeur en 2024, donc il y a deux ans. »
  • 0:36Locuteur non identifiéFait
    « Et il y a deux ans, la gauche, bon sans surprise, avait voté contre, mais les macronistes avaient également voté contre. »
  • 1:15Locuteur non identifiéFait
    « mais nous, on souhaite le rétablissement de la loi anti-casseurs, qui a été abrogée en 1980 par la gauche. »
  • 1:37Locuteur non identifiéFait
    « Même si vous n'êtes pas l'instigateur du pavé lancé, vous en êtes en quelque sorte complice. »
  • 2:22Locuteur non identifiéFait
    « Ils sont dans leur couloir, ils attisent les violences. »
  • 4:35Locuteur non identifiéChiffre
    « Enfin, quand on sait qu'il y avait plusieurs milliers de pillards dans les rues »
  • 7:17Locuteur non identifiéFait
    « il ne saura rien de ces réunions, d'autant plus que M. Mélenchon a eu cette phrase quand même : On y vient pour pourrir la réunion. »
  • 7:50Locuteur non identifiéFait
    « On ne peut pas vivre dans une démocratie qui a tout simplement la trouille d'exister. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié62 %
  • Présentateur35 %
  • ?4 %

≈ 14,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Philippe Ballard,

0:01
Locuteur

merci

0:02
Présentateur

de nous rejoindre sur RFI, vous l'avez entendu, on vient de l'évoquer à l'antenne, le projet de loi Casseur-Payeur a donc démarré aujourd'hui son parcours législatif au Sénat, quelques jours seulement après les émeutes et les violences du week-end dernier. Le Premier ministre Lecornu parle d'un texte absolument indispensable, c'est votre sentiment également Philippe Ballard.

0:27
Locuteur

–

0:28
Locuteur non identifié

Ah bah oui, d'autant plus qu'on avait présenté un texte sur le principe du Casseur-Payeur

0:33
Locuteur

en

0:34
Locuteur non identifié

2024, donc il y a deux ans. Et il y a deux ans, la gauche, bon sans surprise, avait voté contre, mais les macronistes avaient également voté contre. Alors là, il se ravit, il se ravit, bon il

0:44
Locuteur

n

0:44
Locuteur non identifié

'est jamais trop tard pour changer la vie. Oui, ça va dans le bon sens, même s'il mérite d'être amélioré. Oui, quand on casse, on doit réparer, on doit payer, ça paraît quand même une base élémentaire de la réflexion. –

0:56
Présentateur

Les casseurs devront donc payer, devront payer également, même ceux qui ont participé à tout attroupement violent, sauf à démontrer qu'ils n'ont pas causé de dégâts juridiquement. Ça va être difficile à mettre en œuvre, le Conseil d'État a déjà émis des réserves.

1:15
Locuteur

– Non

1:15
Locuteur non identifié

mais nous, on souhaite le rétablissement de la loi anti-casseurs, qui a été abrogée en 1980 par la gauche. Que disait ce texte ?

1:23
Locuteur

Ça

1:23
Locuteur non identifié

reprend, effectivement, il

1:24
Locuteur

y a

1:24
Locuteur non identifié

une partie qui est reprise par ce principe du Casseur-Payeur et ce texte de loi. Vous faites partie d'un attroupement où on incendie un lycée, où on balance les pavés sur les forces de l'ordre, où on casse une vitrine, on pénètre dedans. Même si vous n'êtes pas l'instigateur du pavé lancé, vous en êtes en quelque sorte complice. Et donc, vous pouvez être condamné parallèlement à ceux qui ont exécuté ce geste.

1:51
Locuteur

– Mais vous voyez, toute la

1:52
Présentateur

complexité a démontré qu'on a ou pas causé des dégâts, parce que ça, c'est dans le texte

1:57
Locuteur

de loi qui

1:58
Présentateur

est étudié au Sénat.

2:00
Locuteur

–

2:01
Locuteur non identifié

Oui, mais là, il n

2:02
Locuteur

'est

2:02
Locuteur non identifié

pas question forcément d'avoir causé des dégâts. Vous faites partie d'un attroupement, vous êtes en quelque sorte solidaire de cet attroupement, et bien vous êtes condamné.

2:09
Locuteur

–

2:09
Présentateur

La gauche, sur le plan politique, est vent debout contre le projet « La France insoumise » fut si une arme de répression massive contre les mobilisations.

2:17
Locuteur

«

2:18
Présentateur

Un cadeau fait au RN », dénoncent les écologistes.

2:22
Locuteur

–

2:22
Locuteur non identifié

Oui, enfin, ce que là, les filles, ça fait longtemps, ils sont partis en vrille. Ils sont dans leur couloir, ils attisent les violences. Bon, voilà, les électeurs jugeront. Mais attendez, il y a deux choses quand même à différencier, là. La liberté de manifester, c'est dans notre constitution. Évidemment qu'on a le droit de manifester. Et on a le droit de manifester, comme on a le droit d'ailleurs de tenir un congrès, ce sera notre cas samedi et dimanche prochain à Orléans. En toute quiétude, on doit pouvoir

2:54
Locuteur

manifester. Ce qui

2:55
Locuteur non identifié

empêche une manifestation de se dérouler dans le calme, voire pourquoi pas dans la bonne humeur. Et les images de la place de la République, je pense que vous les avez vues. Vous avez vu ce cortège. Au départ, si les forces de l'ordre n'avaient pas été là, le cortège officiel qui a défilé n'aurait jamais pu progresser. Donc oui, il faut aussi permettre aux manifestants de manifester paisiblement.

3:22
Locuteur

Au

3:22
Présentateur

-delà du Parlement, le gouvernement Lecornu

3:24
Locuteur

entend

3:25
Présentateur

également muscler son jeu dans la rue avant la nouvelle manifestation des Gilets jaunes et des lycéens samedi prochain. Un dispositif massif, promet Matignon, avec des soldats de la force Sentinelle, le RAID, le GIGN, la BRI. C'est à la hauteur. C'est enfin le bon dispositif, Philippe Bala ?

3:47
Locuteur non identifié

Alors il n

3:48
Locuteur

'y

3:48
Locuteur non identifié

a plus de choses dans votre question. Bon, des militaires Sentinelle,

3:52
Locuteur

on

3:52
Locuteur non identifié

n'a pas bien compris. Effectivement, le ministre de l'Intérieur en a parlé à l'Assemblée nationale hier, déployés devant. Alors je crois qu'il a employé l'exemple des guerriers Lafayette, mais si les militaires de l'opération Sentinelle se retrouvent avec 300, 400 barbares devant eux qui veulent envahir le magasin...

4:09
Locuteur

Oui, ils ne sont

4:09
Présentateur

pas formés

4:10
Locuteur

au

4:10
Présentateur

maintien de l'ordre, c'est ça le... Le

4:12
Locuteur

maintien de l'ordre, c'est un

4:12
Locuteur non identifié

métier... C'est la même chose d'ailleurs pour le RAID, le GIGN, qui sont des unités exceptionnelles, mais qui ne sont pas forcément formés pour faire du maintien de l

4:21
Locuteur

'ordre. Le

4:21
Locuteur non identifié

maintien de l'ordre, c'est un métier. Par contre, oui, le dispositif était complètement sous-dimensionné samedi dernier. 10 000 policiers à Paris. Il y avait une compagnie de CRS à Marseille. C'est-à

4:32
Locuteur

-dire

4:32
Locuteur non identifié

une compagnie de CRS,

4:33
Locuteur

c

4:33
Locuteur non identifié

'est 130, 140 personnes. Enfin, quand on sait qu'il y avait plusieurs milliers de pillards dans les rues, oui, il

4:40
Locuteur

y a

4:40
Locuteur non identifié

une commission d'enquête parlementaire. J'espère qu'on aura des réponses à toutes les questions qui restent en suspens sur... Les questions opérationnelles, d'ailleurs, sur les prévisions, le déploiement des forces de l'ordre, le manque de munitions, les ordres qui n'étaient pas à la hauteur, mais également les réponses pénales, d'ailleurs.

4:55
Présentateur

Vous avez toujours la crainte d'un week-end de violence qui pourrait impacter, vous en parliez juste avant, qui pourrait impacter également la tenue de votre congrès, le congrès du RN, samedi et dimanche à Orléans. On a entendu hier le vice-président, l'un des vice-présidents du RN, Sébastien Chenu, demander à l'État de sécuriser ce congrès du RN, où l'on attend des manifestations d'antifa, des personnalités politiques qui également sont attendues de Bali Bagayoko, la patronne de la CGT.

5:26
Locuteur

Non,

5:27
Locuteur non identifié

mais on n'a aucune crainte, parce que la loi permet de pouvoir maintenir l'ordre, de pouvoir manifester tranquillement et de pouvoir tenir un congrès du premier groupe à l'Assemblée nationale. C'est quand même assez particulier de voir... Alors un élu de la République, M. Bagayoko, mais enfin maintenant on le connaît, ou même une syndicaliste, enfin la leader de la CGT, qui par sa présence voudrait perturber un week-end important d'ailleurs, puisqu'il aura le discours de Marine Le Pen, ce sera un petit peu le lancement officiel de la campagne présidentielle. Enfin, on va aller jusqu'où comme ça, là ? Est-ce que ces gens sont responsables ?

Ou alors est-ce que ce sont des agitateurs politiques professionnels ? On peut s'interroger.

6:05
Locuteur

Est

6:05
Présentateur

-ce que vous avez eu les assurances du gouvernement après cette demande de Sébastien Chenu que

6:10
Locuteur

le

6:10
Présentateur

congrès serait bien sécurisé pour ce week-end

6:14
Locuteur

?

6:14
Locuteur non identifié

Ce qu'on sait,

6:15
Locuteur

c

6:15
Locuteur non identifié

'est que nos organisateurs sont en liaison constante avec les autorités, notamment la préfecture et le préfet du Loiret qui sera à la manœuvre.

6:25
Présentateur

Et là aussi, comme dans les rues de Paris et les grandes villes de France, il y aura les moyens policiers suffisants pour que votre congrès se déroule

6:32
Locuteur

en

6:33
Présentateur

toute sécurité

6:34
Locuteur

?

6:35
Locuteur non identifié

Écoutez, c

6:35
Locuteur

'est

6:35
Locuteur non identifié

ce qu'on nous a garanti. Enfin, on en est là en France maintenant. On est obligé d'avoir des dispositifs exceptionnels, quasiment exceptionnels, pour pouvoir tenir un congrès.

6:44
Présentateur

Justement, pourquoi bouder la réunion demain à Matignon avec le Premier ministre Lecornu et les chefs de parti ? Marine Le Pen, Jordan Bardella, on dit qu'il n'y irait pas. C'est Edwin Diaz, la patrole des sénateurs RN, qui devrait s'y rendre. Alors qu'un des thèmes de cette réunion, c'est justement la sécurité de l'élection présidentielle.

7:05
Locuteur non identifié

Oui, effectivement, c

7:06
Locuteur

'est

7:06
Locuteur non identifié

Edwin Diaz et Louis Alliot qui représenteront le Rassemblement

7:09
Locuteur

national. Mais Marine Le Pen

7:10
Locuteur non identifié

s'est exprimé, le maire de Perpillan, Premier vice-président du Rassemblement national. Mais Marine Le Pen s'est exprimé, parce

7:15
Locuteur

qu

7:15
Locuteur non identifié

'on lui posait la question ce matin, il ne saura rien de ces réunions, d'autant plus que M. Mélenchon a eu cette phrase quand même. On y vient pour pourrir la réunion. Donc ça augure quand même de la teneur des propos qui seront tenus dans cette réunion. Non,

7:32
Locuteur

il

7:32
Locuteur non identifié

y a les réunions, le mieux c'est d'agir, si vous voulez, c'est être dans l'action.

7:37
Locuteur

Le

7:37
Présentateur

Premier ministre qui dénonce l'agenda de bordélisation d'Aléfi jusqu'à la présidentielle. C'est tenable en l'état, six mois de campagne dans ces conditions ? Certains réclament la démission du président. Vous la souhaitez également en quelques mots

7:49
Locuteur

? Non

7:50
Locuteur non identifié

mais, encore une fois, on en est là. On est à six mois d'une élection et il y en a qui s'interrogent sur la tenue d'une élection présidentielle. C'est juste pas possible. Il faut que ces gens-là soit reviennent à la raison, soit qu'ils soient remis en place d'une façon assez dirigiste par les pouvoirs publics. On ne peut pas vivre dans une démocratie qui a tout simplement la trouille d'exister. Enfin,

8:14
Locuteur

je

8:14
Locuteur non identifié

veux dire, c'est un point, attention, on n'est pas loin d'un point de bascule si on continue.

8:19
Présentateur

Merci Philippe Ballard. Bonne

8:20
Locuteur

journée.