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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 21 décembre 2021 25 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & élections

Roland Lescure : "Le pass sanitaire en entreprise permet d'aller travailler en sécurité"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement a peur, Roland Lescure, de gâcher les fêtes des Français ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez les partenaires sociaux sur leur frilosité face au pass sanitaire en entreprise ?

  • 3:05RelanceRéponse directe

    Donc vous dites aux entreprises, soit on fait ce pass sanitaire, soit on va vers du confinement ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Vous pensez que le projet de loi peut arriver très vite ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    Vous assumez ces restrictions de liberté, Roland Lescure, au nom de la santé ?

  • 6:14RelanceRéponse directe

    Donc vous dites que les oppositions ont été plutôt irresponsables depuis deux ans ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « On sera aujourd'hui au-delà de 20 millions de troisième dose, c'est énorme »
  • 1:59Invité politiqueChiffre
    « on a à peu près 52 millions aujourd'hui de Français qui sont vaccinés »
  • 2:02Invité politiqueChiffre
    « il y en a 20 millions parmi ces 52 millions qui ont déjà une troisième dose »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « C'est le cas en Allemagne aujourd'hui, avec le badge quand vous arrivez au travail, il y a votre certificat vaccinal qui y est »
  • 8:12Invité politiqueChiffre
    « 200 000 faux-passes sanitaires, c'est 0,5% »
  • 9:13Invité politiquePromesse
    « il faut continuer à accélérer, les vaccinodromes sont pleins, et c'est tant mieux »
  • 13:02Invité politiqueFait
    « la reprise en France, elle a été exceptionnelle »
  • 13:06Invité politiqueFait
    « on est aujourd'hui à la fois sur un niveau d'activité qui est au-dessus de ce qu'on avait avant la crise »
  • 13:08Invité politiqueFait
    « et un taux de chômage qui est en dessous de ce qu'on avait avant la crise »
  • 17:45Invité politiqueFait
    « On est en train, aujourd'hui, en tout cas on l'a fait pendant deux ans, de sauver l'économie française »
  • 24:15Invité politiqueChiffre
    « au Canada, c'est à peu près 50% de cannabis légal, 50% de cannabis illégal »

Temps de parole

  • Roland Lescure64 %
  • Présentateur14 %
  • Invité11 %
  • ?4 %
  • Auditeur3 %

≈ 33,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter,

0:02
Locuteur

Alexandra

0:03
Présentateur

Bensaïd, Jérôme Cadet, le 7-9. Invité du grand entretien avec Alexandra Bensaïd, Roland Lescure, bonjour. Bonjour à tous les deux. Vous êtes à la fois un représentant officiel de la majorité, porte-parole de La République En Marche, président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, député des Français d'Amérique du Nord, mais aussi pour cette majorité un aiguillon, voire un dissident sur certaines propositions que vous portez, je pense à la légalisation du cannabis ou à un siège européen et non plus français au Conseil de sécurité de l'ONU.

Proposition que vous détaillez dans un livre intitulé « Nos totems et nos tabous, dépassons-les », c'est aux éditions de l'Aube. On va en parler, auditeurs d'Inter,

0:42
Locuteur

j

0:42
Présentateur

'attends vos questions pour Roland Lescure, 01, 45, 24, 7000, ou via les réseaux sociaux et l'appui français Inter. Question d'abord autour de la situation sanitaire, le seuil des 3000 patients en soins critiques dépassés hier, le variant Omicron qui progresse rapidement, nos voisins qui prennent des mesures aux Pays-Bas en Allemagne. Chez nous, le projet de pass vaccinal n'entrera pas en vigueur avant fin janvier, s'il est adopté par le Parlement. Est-ce que le gouvernement a peur, Roland Lescure, de gâcher les fêtes des Français

1:10
Locuteur

?

1:11
Roland Lescure

Non, au contraire, l'objectif c'est d'éviter de les gâcher, donc de faire en sorte qu'elles puissent avoir lieu,

1:16
Locuteur

mais

1:16
Roland Lescure

en étant au maximum prudents. Alors il y

1:18
Locuteur

a

1:18
Roland Lescure

une partie de cette prudence qui dépend de chacun d'entre nous, on entend tous autour de nous le fait que les cas commencent à se multiplier, et donc on a tous tendance quand même, je dirais, à rabattre un peu la voilure pour nos fêtes de Noël. On est en train de tous prévoir des tests avant le réveillon, de prévoir peut-être des réunions de familles un peu moins nombreuses. Ça va suffire ? Je pense que le 31 décembre ne

1:39
Locuteur

va

1:39
Roland Lescure

pas être une grande bande boula pour la plupart d'entre nous, etc. Est-ce que ça va suffire ? Je pense qu'il faut qu'on renforce, et c'est le cas tous les jours, notre capacité à avoir des troisièmes doses. On sera aujourd'hui au-delà de 20 millions de troisième dose, c'est énorme, on a à peu près 52 millions aujourd'hui de Français qui sont vaccinés, il y en a 20 millions parmi ces 52 millions

2:01
Locuteur

qui

2:02
Roland Lescure

ont déjà une troisième dose, et ça se poursuit au rythme de près d'un million par jour, donc ça accélère, il faut continuer à accélérer, les vaccinodromes sont pleins, et c'est tant mieux.

2:11
Locuteur

On

2:11
Présentateur

voit que le gouvernement met la pression sur les non-vaccinés, en lançant notamment les discussions sur le pass sanitaire en entreprise. Les partenaires sociaux sont très frileux, ils l'ont dit hier, notamment sur la question du contrôle. Est-ce que vous les comprenez

2:22
Locuteur

?

2:23
Roland Lescure

Je les comprends, on est tous frileux, on préférerait éviter d'en arriver là, mais la réalité c'est qu'on ne

2:29
Locuteur

va

2:29
Roland Lescure

sans doute pas y échapper. On se souvient des débats qu'on a eus cet été, avant la mise en place du pass sanitaire dans les restaurants, et on se posait exactement les mêmes questions qu'aujourd'hui. Qui va contrôler

2:40
Locuteur

?

2:41
Roland Lescure

Comment on va faire ? Est-ce qu

2:42
Locuteur

'il

2:42
Roland Lescure

va y avoir de

2:43
Locuteur

l

2:43
Roland Lescure

'acceptabilité ? La réalité c'est que face à l'alternative, qui est en gros, il faut se le dire, le confinement, des couvre-feux très forts, les gens ont accepté à la fois les restaurateurs, les serveurs et les serveuses, et ceux qui travaillent dans les restaurants, et les clients. Si l'alternative c'est de rester chez soi, on préfère effectivement pouvoir en sécurité entourer les gens.

3:05
Présentateur

Donc vous dites aux entreprises, soit on fait ce pass sanitaire, soit on va vers du confinement ?

3:09
Roland Lescure

En tout cas le risque est là, et donc il faut qu'on soit tous responsables. Le diable est dans les détails, vous l'avez dit, qui contrôle ? Qu'est-ce qu'on contrôle exactement ? Aujourd'hui la plupart des gens dans leurs entreprises, badge

3:20
Locuteur

en

3:21
Roland Lescure

arrivant au travail. C'est le cas en Allemagne aujourd'hui, avec le badge quand vous arrivez au travail, il y a votre certificat vaccinal qui y est, qui vous permet d'entrer et de sortir comme si rien n'était dans l'entreprise.

3:31
Locuteur

Mais

3:31
Invité

ça ne

3:31
Locuteur

va

3:31
Invité

pas être le cas Roland Lascur dans les petites entreprises que vous connaissez bien. Vous êtes aussi le président de la commission économique à l'Assemblée dans les PME. C'est le patron qui va dire tous les matins à ses salariés ou qui va exiger de voir une fois le pass vaccinal, le pass sanitaire ?

3:46
Roland Lescure

Comme ça se passe dans les restaurants aujourd'hui, oui, on en arrivera là. À mon avis, la décision n

3:51
Locuteur

'est

3:51
Roland Lescure

pas prise, il faut qu'on continue les consultations. Aujourd'hui les groupes parlementaires vont être reçus par le Premier ministre, les chefs de parti, etc. Il y aura un débat parlementaire, j'espère qu'il viendra assez vite. Moi vous avez dit fin janvier, j'espère qu'on peut accélérer tout ça de manière à ce que ce soit fait le plus vite possible.

4:07
Locuteur

Vous

4:07
Invité

pensez que le projet de loi peut arriver très vite ?

4:09
Roland Lescure

J'espère en tout cas, moi, qu'une fois qu'on aura fait les concertations nécessaires, on est en train, on puisse ensuite accélérer le mouvement. Il n

4:16
Locuteur

'y a

4:16
Roland Lescure

pas de raison qu'on dise à tout le monde, soyez très prudents, soyez particulièrement prudents dans les jours et les semaines qui viennent et qu

4:23
Locuteur

'on

4:23
Roland Lescure

se dise, nous on verra plus tard en janvier.

4:25
Locuteur

Jean

4:26
Présentateur

Castex reçoit aujourd'hui les parlementaires pour parler du projet de passe vaccinale, c'est-à-dire vaccin obligatoire pour accéder aux restaurants, aux transports comme les trains. Les tests négatifs ne suffiront plus. Projet qui était très vivement critiqué par les oppositions. Perte de liberté individuelle, a dit Marine Le Pen. Erreur du gouvernement et méthode brutale pour Jean-Luc Mélenchon. Problème éthique pour Julien Bayou, le patron des Verts. Vous assumez ces restrictions de liberté, Roland Lescure, au nom de la santé

4:55
Locuteur

?

4:56
Roland Lescure

Et puis au nom de la liberté.

4:58
Locuteur

La

4:58
Roland Lescure

réalité aujourd'hui, c'est qu'on a deux libertés qui s'opposent. Celle de 10% de la population vaccinable qui souhaite ne pas être vaccinée et celle de 90% de la population dite vaccinable qui a été vaccinée et qui a joué le jeu. La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres. La liberté des 10% des non-vaccinés s'arrête là où commence celle des 90% des autres.

5:21
Locuteur

On

5:22
Roland Lescure

a aujourd'hui des oppositions qui, depuis deux ans, mis à part peut-être les deux, trois premières semaines de la crise sanitaire, sont de mon point de vue extrêmement irresponsables. Rien ne va. Elles critiquent tout ce qu'on fait.

5:34
Locuteur

Le

5:35
Roland Lescure

lundi, elles sont contre le confinement. Le mardi,

5:37
Locuteur

elles

5:37
Roland Lescure

sont contre le déconfinement. Le mercredi, elles sont contre le pass sanitaire. Et le mercredi, aujourd'hui, elles sont contre le pass vaccinal. La réalité, maintenant on a assez de recul, c'est que depuis deux ans, toutes ces mesures qu'on a prises, évidemment pas de gaieté de cœur, mais qu'on a prises, elles ont été plutôt efficaces. Quand on compare les résultats en France, en termes de taux de vaccination, de scolarisation,

6:01
Locuteur

de

6:01
Roland Lescure

décès, d'hospitalisation, d'impact économique, d'impact social, évidemment la France a été extrêmement touchée par cette crise, mais plutôt moins que la plupart des grands pays industrialisés. Et c'est parce qu'on a pris ces mesures que c'est le cas.

6:14
Invité

Donc vous dites que les oppositions ont été plutôt irresponsables depuis deux ans, ce qui est quand même une parole assez ferme, on va dire, ce matin. Roland Lescure, lorsque le gouvernement, lui, il dit « bon, on va travailler sur ce projet de loi et tous les points de vue seront pris en compte »,

6:27
Locuteur

on

6:28
Invité

comprend bien que nous, en réalité, la décision... Qu'est-ce qui peut être concerté encore sur ce projet de pass vaccinal ?

6:35
Roland Lescure

Il y a beaucoup de choses qui peuvent être concertées,

6:36
Locuteur

notamment

6:37
Roland Lescure

les détails dont on parlait tout à l'heure, les modalités de contrôle, la manière dont elles vont être, je dirais, réenforcées, c'est-à-dire les sanctions potentielles, qui paye la sanction, est-ce que c'est le chef d'entreprise ? Le vrai défi aujourd'hui

6:52
Locuteur

dans

6:53
Roland Lescure

les entreprises, c'est

6:55
Locuteur

de

6:55
Roland Lescure

mettre en place à la fois une responsabilisation collective et au fond, une confiance entre les différents employés,

7:02
Locuteur

qui,

7:03
Roland Lescure

de mon point de vue entre nous, existent sans doute déjà. Vous parliez des PME tout à l'heure.

7:06
Locuteur

Moi,

7:07
Roland Lescure

je suis à peu près sûr que dans la plupart des petites et moyennes entreprises,

7:10
Locuteur

les

7:11
Roland Lescure

gens savent déjà si les uns et les autres sont vaccinés, et qu'au fond, cette mesure supplémentaire ne sera que

7:17
Locuteur

l

7:18
Roland Lescure

'objectivation de choses qui existent déjà. Dans les plus grandes entreprises, évidemment, ça, ça va introduire une contrainte de plus.

7:25
Locuteur

Il

7:25
Roland Lescure

faut la mettre en main, à mon avis, parce que c'est le prix à payer, je le répète, pour retrouver notre liberté individuelle, éviter les contraintes les plus fortes possibles. Voilà, on est tous, je dirais, on regrette tous d'avoir en arrivé là, mais je pense que c'est un passage obligé que d'autres pays ont fait avant nous et que d'autres secteurs ont fait aujourd'hui déjà, le secteur hospitalier évidemment, mais aussi les restaurants, les musées, les cinémas.

7:47
Présentateur

Vous parlez des contrôles, Roland Lescure, vous êtes député de La République en marche, la fraude au pass est très importante, 182 000 faux-passes circulent, selon le ministère de l'Intérieur, qui reconnaît aussi que c'est un chiffre qui est sous-estimé. C'est extrêmement difficile de faire ces contrôles, de les débusquer

8:02
Locuteur

? Non,

8:04
Roland Lescure

ce n

8:04
Locuteur

'est

8:04
Roland Lescure

pas difficile, il faut renforcer les contrôles, c'est ce qu'a fait le ministre de l'Intérieur. Alors c'est à la fois beaucoup et peu, 50 millions de vaccinés, 200 000

8:11
Locuteur

faux

8:12
Roland Lescure

-passes sanitaires, c'est 0,5%. 100 ou plus

8:16
Locuteur

? Peut

8:17
Roland Lescure

-être 1%,

8:18
Locuteur

allez,

8:18
Roland Lescure

ça fait quand même 99% de gens qui sont vaccinés, qui sont vraiment vaccinés. Mais c'est vrai que pour ce pourcent,

8:24
Locuteur

il

8:25
Roland Lescure

faut être extrêmement ferme,

8:26
Locuteur

à

8:27
Roland Lescure

la fois pour celles et ceux qui se sont faits un pass sanitaire,

8:29
Locuteur

un

8:30
Roland Lescure

faux, mais aussi et surtout pour ceux et celles qui les aident à le faire. Donc il y a des amendes et des sanctions qui sont prévues par la loi, c'est une loi qu'on a votée nous-mêmes, il faudra peut-être les renforcer à l'occasion de la discussion sur le projet de loi de début janvier. Mais en tout cas, il faut être extrêmement ferme pour ceux qui trafiquent et oui, assez ferme aussi pour ceux qui utilisent, même si on espère avoir un espèce de délai de grâce qui fait que quelqu'un qui aujourd'hui aurait pêché, si je puis dire, avec un faux pass sanitaire, puisse aller se faire vacciner,

9:03
Locuteur

au

9:03
Roland Lescure

passage en se faisant un peu pardonner de cet écart, parce que l'objectif, il n

9:07
Locuteur

'est

9:07
Roland Lescure

surtout pas d'ostraciser,

9:09
Locuteur

il

9:09
Roland Lescure

est de convaincre les derniers récalcitrants à aller se faire vacciner, aller vous faire vacciner, aller vous faire vacciner.

9:15
Invité

De la politique à présent, Roland Lescure, on est quand même dans cette situation sanitaire-là, à quatre mois de l'élection présidentielle, on ne peut pas ne pas envisager l'impact politique d'une telle mesure, le pass vaccinal, dont l'exécutif disait qu'il n'en était pas question il y

9:29
Locuteur

a

9:29
Invité

encore assez peu de temps. Qu'est-ce que ça change pour la présidentielle

9:32
Locuteur

? D

9:34
Roland Lescure

'abord, on le voit aujourd'hui dans votre actualité, ça écrase un peu tout le reste. C'est vrai que c'est difficile de parler d'autre chose, de parler d'Europe, de parler de vision de l'économie, de parler de l'avenir de la France dans une situation post-Covid, alors qu'on est encore,

9:48
Locuteur

j

9:48
Roland Lescure

'allais dire, encore et toujours, presque dans une anième vague. Ça

9:52
Invité

raccourcit la campagne

9:53
Locuteur

?

9:54
Roland Lescure

Possiblement, oui, en tout cas la campagne qui permettra de parler d'autre chose. C'est-à-dire qu'aujourd'hui,

9:59
Locuteur

à

9:59
Roland Lescure

la fois parce que le président et le gouvernement passent leur journée sur ce sujet-là plutôt que sur d'autres, c'est évident, et puis parce qu'on le voit, c'est la préoccupation majeure des Françaises et des Français, et on le comprend.

10:11
Locuteur

On

10:11
Roland Lescure

va essayer de trouver du temps,

10:12
Locuteur

de

10:12
Roland Lescure

l'espace pour parler d'autre chose, et pour ça, en attendant, il faut qu

10:15
Locuteur

'on

10:15
Roland Lescure

mette tout en œuvre pour juguler cette nouvelle vague, la fameuse vague Omicron.

10:19
Locuteur

Est

10:19
Présentateur

-ce que ça ne

10:19
Locuteur

va

10:19
Présentateur

pas polariser la campagne jusqu'au bout ? Soit la situation est maîtrisée, le président sortant, s'il se représente, part avec un fort avantage, soit rien n'est réglé, il faudra assumer un échec, et dans les deux cas, le projet importe peu.

10:33
Locuteur

Je

10:34
Roland Lescure

ne pense pas,

10:35
Locuteur

j

10:35
Roland Lescure

'allais dire malheureusement, que ce soit aussi simple que ça, ce n

10:37
Locuteur

'est

10:37
Roland Lescure

pas le succès ou l'échec. Aujourd'hui, on le sait, ça fait un an qu'on le dit, mais on est en train de réaliser ce que ça veut dire. On est en train d'apprendre à vivre avec ce virus,

10:47
Locuteur

qui

10:48
Roland Lescure

va durer sans doute pour de nombreux mois. Donc on sera sans doute, au moment de la campagne présidentielle et au moment de l'élection, encore rythmé, marqué par l'évolution de ce virus. J'espère que la vague, en général, c'est le rythme qu'elle suive, aura diminué à l'occasion de la campagne. On peut espérer peut-être un pic de l'Omicron quelque part en début d'année, janvier, février, et qu'ensuite on puisse, j'allais dire, passer à autre chose. Mais on va vivre avec ce virus pendant la campagne, pendant la présidentielle, et sans doute pendant encore des mois après.

11:19
Invité

Un pic d'Omicron fin janvier, février. Est-ce que c'est à ce moment-là qu'Emmanuel Macron devrait se déclarer, vous qui êtes un marcheur de la première heure et qui ne faites pas mystère du fait que vous souhaitez un second quinquennat

11:29
Locuteur

?

11:29
Roland Lescure

Alors je le souhaite vivement. S'il y a bien une chose sur laquelle, selon l'expression consacrée, il est maître des horloges, c'est sur le moment où il décidera...

11:37
Invité

Mais ça ne vous empêche pas d

11:38
Locuteur

'avoir un avis, Roland

11:39
Invité

Lescure. Est-ce qu'il faut qu'il se présente le plus tard possible ? Vous voyez bien le débat qui est en train de monter.

11:43
Locuteur

Oui,

11:44
Roland Lescure

je ne

11:44
Locuteur

suis

11:44
Roland Lescure

pas sûr que la question soit de savoir s'il doit se présenter le plus tard possible ou le plus tôt possible. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, malheureusement, il a autre chose à faire. Il est concentré sur la crise sanitaire, il est concentré sur les décisions importantes qui vont devoir être prises dans les jours qui viennent.

12:00
Invité

Il fait deux

12:00
Locuteur

heures

12:01
Invité

d'interview à la télévision.

12:02
Locuteur

Est

12:02
Invité

-il vraiment absent de la question politique ? Ne se concentrait-il que sur la santé, vraiment ? Une interview fleuve ?

12:09
Locuteur

Oui,

12:10
Invité

d

12:10
Roland Lescure

'abord, j'allais dire, le temps file, c'était il y a une dizaine de jours. Et depuis, malheureusement, la situation sanitaire s'est plutôt dégradée. Il faut le reconnaître, partout dans le monde et aussi en France, avec cette vanne Omicron qui accélère. Et puis,

12:25
Locuteur

je

12:27
Roland Lescure

pense que l'émission d'il y a dix jours s'était présentée comme ça et je pense vécue comme telle. C'était une émission plutôt qui regardait vers l'arrière, sur le bilan, les décisions qui ont été prises depuis cinq ans, la manière dont lui les a prises et vécues. Et avant, j'allais dire, de passer à autre chose et de se projeter

12:44
Locuteur

dans

12:45
Roland Lescure

l'après, à l'occasion, j'espère, d'une candidature présidentielle, il y a quand même une urgence sanitaire à gérer.

12:49
Présentateur

La situation économique aussi va peser sur la campagne. Est-ce que vous craignez que la progression du variant Omicron ne remette en cause la croissance française au premier semestre de l'année 2022

12:59
Locuteur

? Bon,

13:00
Roland Lescure

d'abord, la reprise en France, elle a été exceptionnelle. Il faut quand même le rappeler. C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui à la fois sur un niveau d'activité qui est au-dessus de ce qu'on avait avant la crise et un taux de chômage qui est en dessous de ce qu'on avait avant la crise. Ce n

13:12
Locuteur

'est

13:12
Roland Lescure

pas le cas aux États-Unis, ce n

13:13
Locuteur

'est

13:13
Roland Lescure

pas le cas au Royaume-Uni, ce n

13:14
Locuteur

'est

13:14
Roland Lescure

pas le cas dans de nombreux pays industrialisés.

13:17
Locuteur

Pour

13:17
Roland Lescure

s'assurer que cette reprise se poursuive,

13:19
Locuteur

il

13:19
Roland Lescure

faut prendre des décisions difficiles, dont celles dont on parlait tout à l'heure. Introduire un pass sanitaire dans l'entreprise, introduire un pass vaccinal pour la vie de tous les jours, pour les loisirs, c'est aussi une manière de conserver une activité économique aussi solide que possible. Si on veut continuer à aller au musée, au ciné, au resto, il faut un pass vaccinal. Et si on veut qu'on continue à aller travailler

13:42
Locuteur

en

13:43
Roland Lescure

sécurité, il faut sans doute introduire un pass sanitaire à l'entreprise.

13:46
Invité

Mais êtes-vous inquiet ? Pensez-vous qu'Omicron puisse avoir un effet sur l'économie française ? Ou bien est-ce que ce sont d'autres choses qui vous inquiètent ? L'inflation, par exemple

13:54
Locuteur

?

13:55
Roland Lescure

La première préoccupation, pas seulement économique, mais elle est aussi économique, c'est quand même la crise sanitaire. Il faut qu'on apprenne à vivre avec ce virus, d'où les mesures sur lesquelles on travaille, de manière à ce que l'économie puisse poursuivre son sentier. L'inflation, elle est aussi en partie liée à la crise sanitaire. On a, c'est vrai, un pic d'inflation. Alors attention, en France, 2,8%. En Europe, 4%. Aux Etats-Unis, 5 à 6%.

Pour plein de raisons structurelles liées à la force de l'économie française, à la manière dont on régule les tarifs de l'énergie, grâce au nucléaire notamment, qui fait que notre électricité est moins chère, on est sur des niveaux d'inflation bien moins forts. Mais c'est vrai que ça a un impact économique réel.

14:36
Locuteur

On

14:37
Roland Lescure

a un Conseil des ministres, je pense que

14:39
Locuteur

c'est

14:39
Roland Lescure

aujourd'hui ou demain, qui va sans doute enteriner par exemple la hausse du SMIC de 3%.

14:44
Locuteur

Ça, c

14:44
Roland Lescure

'est lié à l'inflation et ça va donner du pouvoir d'achat à ceux qui en ont sans doute le plus besoin aujourd'hui.

14:49
Invité

Alors, une question d'actualité sur l'indemnité inflation de 100 euros pour 38 millions de Français éligibles.

14:55
Locuteur

Ça

14:55
Invité

a été voté à l'Assemblée. Et les premiers versements arrivent, mais on se demande si ça va fonctionner, puisque l'Ursaf nous dit qu'il lui manque les coordonnées bancaires de 500 000 indépendants et 500 000 salariés à domicile.

15:07
Locuteur

Et

15:08
Roland Lescure

donc, il y a un million de gens qu'il

15:09
Locuteur

va falloir

15:09
Roland Lescure

trouver dans les jours et dans les semaines qui viennent pour s'assurer que ces 100 euros arrivent. Il

15:13
Locuteur

faut qu'ils

15:13
Roland Lescure

se signalent. Il y en a 37 millions quand même qui sont bien connus, donc les étudiants, les travailleurs salariés, les retraités, etc. Oui, si certains d'entre eux, effectivement, aujourd'hui, craignent de ne

15:25
Locuteur

pas

15:25
Roland Lescure

recevoir cette prime inflation, le mieux, c'est sans doute qu'ils se signalent auprès de leur Ursaf local.

15:30
Locuteur

Ces

15:30
Invité

derniers mois, face à la cherté, l'augmentation du coût de la vie, et surtout de l'énergie, le gouvernement a pris plusieurs mesures. Il y a donc le chèque énergie, l'indemnité à l'inflation, le blocage du gaz, le plafonnement de la hausse du tarif de l'électricité. On se demande, Roland Lescure, à combien de milliards ça va arriver, tout cela en quelques mois, pour juguler la hausse des prix

15:53
Locuteur

?

15:53
Roland Lescure

L'objectif,

15:55
Locuteur

il

15:55
Roland Lescure

est

15:56
Locuteur

de

15:57
Roland Lescure

dépenser ce qu'il faut pour limiter l'impact négatif de cette hausse de l'inflation.

16:03
Locuteur

Je

16:04
Roland Lescure

pense que ça a été montré par un certain nombre d'économistes. La manière la plus efficace

16:08
Locuteur

de

16:09
Roland Lescure

contrer un choc de pouvoir d'achat, c'est de concentrer

16:12
Locuteur

les

16:14
Roland Lescure

aides sur ceux qui en ont le plus besoin. Donc l'idée, ça a été de se concentrer sur les tranches de revenus les moins élevées. Alors, pour l'indemnité à l'inflation,

16:22
Locuteur

on

16:22
Roland Lescure

est allé très loin, puisqu'on a touché 38 millions de Français. Pour ce qu'on appelle le chèque énergie qui a été augmenté, c'est plutôt quelques millions. Mais l'idée, effectivement, c'est de concentrer l'aide sur ceux qui en ont le plus besoin.

16:34
Locuteur

Mais ça va

16:34
Invité

coûter très cher, vous le savez. Le prix de l'électricité, le plafonnement, là, on est en train de voir que ça va coûter de plus en plus cher, plus cher que ce qui avait été envisagé. Est-ce qu'on a ? Est-ce que vous savez dire, vous ? Est-ce qu'on va arriver à une facture de 10 milliards, de 15 milliards pour ce bouclier anti-inflation ?

16:51
Locuteur

Ça

16:52
Roland Lescure

va sans doute coûter bien moins cher que si on ne

16:54
Locuteur

l

16:54
Roland Lescure

'avait pas fait. Et c'est ça, au fond, le succès d'une politique. On sera sans doute dans les ordres de grandeur que vous venez de mentionner. Mais si on ne le faisait pas, on risquerait une récession, on risquerait une chute de la consommation, on risquerait accessoirement quand même qu'un certain nombre de Français décide de ne plus chauffer en plein hiver,

17:12
Locuteur

ce

17:12
Roland Lescure

qui serait quand même malheureux. Donc on est aujourd'hui dans une zone où il faut choisir entre des décisions qui, de toute façon, coûtent de l'argent, mais qui, certaines, permettent de retrouver le chantier de la croissance. C'est ce qu'on fait depuis deux ans. Le quoi qu'il en coûte, le plan de relance, le plan d'investissement, et d'autres qui, au contraire, risqueraient de plonger la France dans la récession, finalement creusant le trou budgétaire d'autant plus, et évidemment, faisons monter le chômage, ce qu

17:38
Locuteur

'on

17:38
Roland Lescure

ne souhaite pas.

17:38
Présentateur

Et la question de la dette, est-ce que vous êtes, pour reprendre l'expression de Valérie Pécresse, la candidate LR pour la présidentielle,

17:44
Locuteur

en

17:44
Présentateur

train de cramer la caisse

17:45
Locuteur

? On

17:45
Roland Lescure

est en train, aujourd'hui, en tout cas on l'a fait pendant deux ans, de sauver l'économie française,

17:50
Locuteur

de

17:50
Roland Lescure

la remettre sur le chantier de la croissance, sur une reprise qu'on n'a jamais vue en France.

17:54
Locuteur

Ça

17:54
Roland Lescure

fait des décennies qu'à chaque fois qu'on a une récession, on se dit, alors les États-Unis repartent comme un V, et la France a tendance à traîner. L'Europe a tendance à traîner. On est reparti plus vite

18:05
Locuteur

que

18:06
Roland Lescure

les États-Unis, que le reste de l'Europe, en grande partie grâce au quoi qu'il en coûte.

18:11
Locuteur

Ça

18:11
Roland Lescure

a été montré par des études très sérieuses, la facture aurait été bien plus salée

18:16
Locuteur

si

18:16
Roland Lescure

on n'avait pas fait ce quoi qu'il en coûte. Donc vraiment, les leçons sur ce sujet, de gens qui étaient au pouvoir en 2008-2009, et on a su ce que ça a coûté, une hausse de la dette extrêmement importante, et un chômage plus haut, trois ans plus tard,

18:31
Locuteur

je

18:31
Roland Lescure

préfère ce qu'on a fait. Question

18:33
Présentateur

des auditeurs de France Inter, de Marie-Laure précisément, qui nous appelle de Montauban. Bonjour Marie-Laure. Oui, bonjour. Bonjour France Inter. Bonjour M. Lescure.

18:42
Locuteur

Je

18:43
Présentateur

vous appelle parce que je suis pharmacien, je suis vaccinée, je n'ai pas d'étiquette politique, et là, aujourd'hui, je voudrais m'insurger contre ce qui va arriver. Que l'on supprime la liberté de travailler à des millions de personnes au nom de la santé sanitaire, je suis totalement contre, et pour une fois, j'aimerais qu'on entende cette voix-là.

19:05
Roland Lescure

Merci

19:05
Présentateur

Marie-Laure.

19:06
Roland Lescure

Réponse de Roland Lescure.

19:07
Locuteur

Oui,

19:07
Roland Lescure

merci, merci Marie-Laure. Et j'allais dire, c'est totalement votre droit. C'est pour ça qu'on doit avoir, évidemment, un débat démocratique. Là où vous avez raison, c'est qu'un pass sanitaire dans l'entreprise, c'est une liberté en moins. Face à cette liberté en moins, il y a la liberté de 90% des Français vaccinables, qui sont aujourd'hui vaccinés, et qui souhaitent vivre une vie aussi normale que possible. Et le choix du législateur, ce sera le mien quand cette loi arrivera à l'Assemblée, c'est d'équilibrer, de choisir entre ces deux libertés. Moi, je considère qu'on doit mettre le paquet pour que

19:41
Locuteur

toutes

19:42
Roland Lescure

les Françaises et les Français puissent vivre de manière aussi normale que possible, malgré cette crise sanitaire. Si ça doit passer par un pass sanitaire à l'entreprise, moi, je suis pour.

19:51
Locuteur

Autre

19:52
Présentateur

question sur ce pass sanitaire, ou remarque sur ce pass sanitaire en entreprise de Mathieu, qui nous appelle de Clermont-Ferrand. Bonjour Mathieu.

19:59
Auditeur

Oui, bonjour à tous. Oui, du coup, par rapport à ce pass sanitaire en entreprise, moi, je travaille dans une entreprise qui a une quinzaine de personnes. Donc, la

20:08
Locuteur

vérification

20:10
Auditeur

du pass sanitaire a été mise en place, de même que la position, une petite vignette

20:14
Locuteur

pour

20:15
Auditeur

les personnes qui étaient vaccinées pour ne pas avoir à présenter le pass tous les matins. Alors, il n

20:20
Locuteur

'y a

20:20
Auditeur

pas eu de débat houleux,

20:21
Locuteur

il

20:21
Auditeur

n

20:21
Locuteur

'y a

20:21
Auditeur

pas eu de stigmatisation pour ceux qui n'étaient pas vaccinés. C'est quelque chose qui s

20:25
Locuteur

'est

20:25
Auditeur

très, très bien passé. Donc, oui, je pense qu'on peut rapidement avancer là-dessus. Les États-Unis ont passé le pas avec même une obligation de pass vaccinal pour les entreprises de plus de 100 salariés. Donc, est-ce qu'on ne

20:40
Locuteur

peut

20:40
Auditeur

pas trouver justement le juste milieu et avancer ? Parce que j

20:42
Locuteur

'ai

20:42
Auditeur

l'impression qu'effectivement, on débat plus qu'on avance aujourd'hui. Et mine de rien, voilà, comme vous le disiez tout à l'heure, j'ai envie de vivre ma vie. Et si ça doit passer par effectivement un pass sanitaire à l'entreprise, ben oui, allons-y. Nous, ça s'est très bien fait. Il n

20:55
Locuteur

'y a

20:55
Auditeur

pas de raison que ça ne

20:55
Locuteur

se

20:55
Auditeur

passe pas bien.

20:56
Présentateur

Dans quel secteur d'activité votre entreprise, Mathieu ? Dans l'industrie. Dans l'industrie. Roland Lescure

21:01
Locuteur

?

21:01
Roland Lescure

Ben, Mathieu parle d'or. Aujourd'hui, bon, je pense qu'il faut qu'on débatte.

21:06
Locuteur

Et

21:07
Roland Lescure

ça va durer quelques jours. Parce que le débat démocratique, il doit avoir lieu. On l'a vu avec Marie-Laure tout à l'heure. Je pense qu'il faut que tout le monde s'exprime.

21:13
Locuteur

Ensuite,

21:14
Roland Lescure

il faut qu'on vote et qu

21:15
Locuteur

'on

21:15
Roland Lescure

mette ça en œuvre aussi rapidement que possible. Moi, je suis persuadé que de la même manière que ça s'est bien passé dans les restaurants, ça va bien se passer dans

21:23
Locuteur

l

21:24
Roland Lescure

'immense majorité des entreprises. Au fond, les gens sont prêts.

21:28
Locuteur

Les

21:29
Roland Lescure

gens sont aussi extrêmement fatigués par cette épidémie. Ils en ont ras-le-bol. Et tout ce qui peut nous rassurer sur le fait que quand on va travailler, on est en sécurité, je pense que c'est bienvenu.

21:40
Locuteur

Une

21:40
Invité

question, Roland Lascure, puisque vous êtes le député des Français d'Amérique du Nord et ça concerne 250 000 personnes. Question de Sophie. Ma fille habite aux Etats-Unis pour ses études. Peut-elle venir nous voir pour les fêtes ? Elle a peur d'être bloquée pour rentrer. Quelles sont les règles ? Et Sophie dit que ça change tout le temps aux Etats-Unis.

21:56
Roland Lescure

Alors, c'est vrai que ça a beaucoup changé. Il y a eu le fameux travel ban. Donc, l'interdiction de voyager pour ceux qui n'avaient pas ni le passeport américain, ni la fameuse carte verte qu'est la résidence permanente. Si la fille de Sophie est étudiante, elle n'a sans doute ni l'un ni l'autre. Depuis le 8 novembre, Sophie peut revenir en France. La

22:13
Locuteur

fille de Sophie. La

22:14
Roland Lescure

fille de Sophie, pardon, peut revenir en France et surtout retourner aux Etats-Unis après les fêtes.

22:19
Locuteur

De

22:20
Roland Lescure

mon point de vue, il est peu probable quand même que le travel ban soit réinstauré

22:24
Locuteur

d

22:24
Roland Lescure

'ici début janvier.

22:26
Locuteur

Mais

22:26
Roland Lescure

il y

22:26
Locuteur

a

22:26
Roland Lescure

un petit risque. Mais surtout, la fille de Sophie va devoir se faire tester. J'espère qu'elle est vaccinée parce que c'est obligatoire pour retourner aux Etats-Unis dans le cadre de l'avion. Se faire tester avant d'arriver en France. Se faire tester avant de repartir de France. Et possiblement des règles de quarantaine selon l'état dans lequel elle sera, qui pourraient être mises en œuvre d'ici là. Je ne pense pas personnellement que le travel ban sera réinstauré. Mais en revanche, beaucoup de prudence et pas mal de tests.

22:51
Présentateur

Et Joe Biden, le président américain, s'exprime sur cette question aujourd'hui. Il nous reste deux minutes, Roland Lescure, pour parler des propositions que vous faites dans ce livre. Nos totems, nos tabous, dépassons-les. C'est ce que fait Hervé précisément. Bonjour Hervé. Oui, bonjour. Question suivie

23:07
Locuteur

du

23:07
Présentateur

cannabis, de la légalisation que vous proposez, Roland Lescure. Hervé, on vous écoute.

23:12
Locuteur

Oui,

23:12
Auditeur

je suis intéressé par la proposition de M. Lescure. Je trouve que c'est une ouverture d'esprit. Il vient des Etats-Unis. Il est représentant de nous aux Etats-Unis. Je trouve que l'Allemagne va s'ouvrir là-dessus. Plein de pays s'ouvrent au-dessus. On entend parler de plus en plus si c'est bon. Je trouve qu'il n'en est pas en point. J'espère qu'il pourra influencer M. Macron sur cette décision.

23:36
Présentateur

Merci Hervé. Et peut-être aussi le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui lui est farouchement opposé, Roland Lescure.

23:41
Roland Lescure

Oui, merci Hervé. Moi, ce que je souhaite surtout, c'est qu'on ait un débat apaisé là-dessus. Ce n

23:45
Locuteur

'est

23:45
Roland Lescure

pas un débat entre, je dirais, Woodstock sur scène d'un côté et Guantanamo de l'autre. Il faut qu'on arrive à montrer, de manière assez raisonnée, qu'au fond,

23:54
Locuteur

la

23:54
Roland Lescure

meilleure manière de réguler les usages du cannabis, qui sont nocifs, notamment pour les jeunes, c'est paradoxalement de libéraliser, c'est de légaliser. Dans les pays, le Canada, notamment dans lequel la légalisation a été mise en place, on dépense plus pour protéger les mineurs, on dépense plus pour lutter contre le crime organisé, qui est toujours en place, mais beaucoup moins. Aujourd'hui, les parts de marché, si on peut parler comme ça, du cannabis au Canada, c'est à peu près 50% de cannabis légal, 50% de cannabis illégal. Donc vous pouvez,

24:25
Locuteur

le

24:25
Roland Lescure

ministre de l'Intérieur notamment, dévier plus de force

24:27
Locuteur

pour

24:28
Roland Lescure

moins de gens. Et puis surtout, vous financez la recherche sur les maladies mentales, c'est un défi énorme, parce que le lien entre les maladies mentales et l'usage exagéré du cannabis, il est avéré. On a besoin de faire de la recherche, de la prévention

24:41
Locuteur

et

24:42
Roland Lescure

de la guérison.

24:43
Présentateur

Merci Roland Lesclure. Merci à vous. Cette proposition et d'autres dans nos totems et nos tabous, dépassons-les. C'est aux éditions de l'Aube. Excellente journée à vous.

24:51
Roland Lescure

Merci à vous aussi.

24:53
Locuteur

Merci à vous.