Acte de vandalisme sur le réseau SNCF: le point presse du ministre des Transports, Philippe Tabarot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
d'être venu ici au centre de crise opérationnelle des opérations ferroviaires, un endroit que vous commencez à connaître maintenant. Écoutez, on est là ce soir par rapport, bien sûr, vous l'imaginez aux événements qui se déroulent sur le réseau ferroviaire dans notre pays, qui ont commencé hier soir et puis surtout cette nuit à travers un incendie probablement criminel, qui a impacté très fortement le réseau dans notre pays. D'autres difficultés que nous avons eues également sur du vol de câble un petit peu plus tard dans la matinée et tout cela a causé une perturbation sur le réseau significatif puisque très probablement même si le chiffre n'est pas exact il y a environ 50 mille voyageurs exclusivement tgv sud qui ont été impactés sans parler des nombreux voyageurs également TER qui dans leur train du quotidien ont eu du retard ou n'ont pas vu leur train arriver donc je me suis immédiatement comme vous l'imaginez avec Mathieu Chabanel qui est le responsable de SNCF réseau mobilisé pour avoir le maximum d'informations et puis surtout pour que les équipes puissent intervenir ce qu'elles ont fait.
On a 3200 collaborateurs SNCF réseau avec une grande compétence. Ils se sont rendus immédiatement sur le terrain, ils ont travaillé toute la journée pour pouvoir permettre aux circulations de reprendre et puis certains trains ont continué à et à circuler pas sur la ligne à grande vitesse mais la ligne traditionnelle, environ 70 % des trains qui étaient prévus. Mais Mais vous l'imaginez avec beaucoup de retard et un plan de transport adapté.
La bonne nouvelle de la soirée, c'est que depuis quelques instants sur la ligne à grande vitesse sud-est, un train circule maintenant de nouveau. Donc c'est la preuve que les équipes ont bien travaillé. Il va jusqu Jusqu'à environ 21h, avoir un service qui va être encore un petit peu dégradé, des trains un petit peu retardés ou à vitesse réduite.
Une circulation à peu près normale à partir de 21h et demain matin une circulation totalement normale avec le plan de transport qui était prévu qui sera respecté vous dire pour avoir échangé également avec les opérateurs concernés principalement SNCF Voyageurs, mais également sur ces tronçons les compagnies Tranitalia et Renfe que toutes les personnes qui ont été impactées seront remboursées, c'est bien la moindre des choses. Et puis vous dire également, mais on n'avait pas attendu ces événements qu'avec une task force qui est composée du ministère des Transports au ministère, du ministère de l'Intérieur et puis d'SNCF Réseau, nous travaillons en permanence pour sécuriser ce réseau ferroviaire qui est, on va le dire, vulnérable dans notre pays pour la bonne et simple raison que nous sommes avec l'Allemagne, le pays qui a le plus grand linéaire en Europe de voie ferrée avec plus de 28 000 kilomètres. Et vous imaginez qu'il est compliqué de pouvoir en permanence sécuriser ce réseau en termes de présence humaine, en termes de moyens technologiques pour éviter toute dégradation, comme cela semble être le cas avec ce qu'on a connu au sud de Valence, cette huile.
Pour autant, il y a pratiquement une centaine de millions qui sont investis chaque année pour pouvoir mettre en place des GPS trackers, pour pouvoir mettre en place des surveillances à travers des drones, pour pouvoir mettre en place un certain nombre d'alarmes qui font que dès qu'il y a un certain nombre de problèmes sur le réseau, les équipes se mobilisent immédiatement et se rendent sur place, comme ça a été le cas d'ailleurs cette nuit où d'abord les équipes de SNCF Réseau sont arrivées très rapidement, la gendarmerie de Saint C'est un objectif que nous avons en commun, une mobilisation pour ce réseau parce que je le disais tout à l'heure, c'est un point de vulnérabilité pour notre pays comme pour d'autres pays pour la bonne et simple raison que certains opposants par exemple à différents projets mènent des actions sur le réseau existant pour montrer leur mécontentement et pour causer du dégât. On sait qu'il y a malheureusement avec du vol de câbles très régulièrement un impact, notamment par rapport aux cuivres et aux métaux qui ont une valeur de plus importante dans notre pays ces derniers temps, à travers probablement aussi des puissances extérieures malveillantes face à notre pays, qui peuvent utiliser cette vulnérabilité. Et je terminerai par là, on a besoin d'investir dans notre réseau ferroviaire.
C'est un sujet que j'aborde souvent. On a une conférence de financement. Le Premier ministre a accepté de de faire voter dans quelques semaines au Parlement une loi cadre qui pourra permettre d'investir un milliard et demi supplémentaire chaque année sur le réseau ferroviaire français.
Aujourd'hui, il y a 3 milliards d'investis. Dans le futur, ce sera 4 ,5 milliards, tout simplement pour permettre à l'avoir une meilleure performance du réseau, plus de trains, des trains qui arrivent plus souvent à l'heure, mais également pour pouvoir se protéger de tout ce qu'on a pu connaître ces derniers temps et de rendre ce réseau moins vulnérable. Voilà les différents points que je voulais voir avec vous.
Et puis, je suis à votre disposition pour répondre à vos questions si vous en avez. Bonjour. Là, c'était un incendie criminel.
Cet été, en Bretagne, des câbles sectionnés. À Lille, d'autres câbles dérobés. On a l'impression que ça arrive tout le temps.
Vous n'arrivez pas à lutter contre ces actes malveillants? Ça arrive assez régulièrement. Vous l'avez dit, mais avec des motivations qui sont probablement très différentes, avec quelques fois des revendications qui sont plus ou moins clairement exprimées sur des projets que certains ne souhaitent pas voir se Pour d'autres, c'est purement mercantile, des actes de délinquance avec, je vous l'ai dit, notamment le cuivre qui est devenu une denrée rare et assez chère dans notre pays et d'autres probables motivations qui peuvent exister.
La surveillance 100 % humaine, malgré les 3200 agents, n 'est pas possible sur 28 000 kilomètres de réseau. Mais à la fois l'évolution avec des technologies assez nouvelles et innovantes et efficaces au niveau de la surveillance, que ce soit par drone, que ce soit à travers des trackers, le GPS et puis des protections aussi, des clôtures sur certains endroits qui sont particulièrement sensibles peuvent permettre de réduire au maximum ces risques. En tout cas je vous l'ai dit c'est environ 100 millions d'euros qui sont spécifiquement investis chaque année là-dessus et puis si demain j'arrive à faire voter cette loi cadre au parlement qui donnera un milliard et demi supplémentaire en plus des trois milliards pour rénover notre réseau en france pour le régénérer et pour le moderniser cela nous permettra jamais d'être totalement à l'abri d'actes volontaires comme cela mais en tout cas qu'ils aient beaucoup moins de conséquences que ce qu'ils peuvent avoir aujourd'hui parce qu'on sait que simplement quelquefois un petit poste d'aiguillage qui est incendié peut avoir un impact sur des centaines de milliers de voyageurs.
Justement à ce propos, M. le ministre, là, les enquêtes de la gendarmerie sont terminées. Est-ce que vous avez les premiers éléments de l'enquête à nous partager ou pas?
Tout n'est pas encore. Je n'ai pas eu officiellement les les premiers résultats de l'enquête. Je sais que les gendarmes, et tant mieux, et le ministère de l'Intérieur ont pris vraiment les choses en main.
Ils ont conscience que ce n'est pas quelque C'est quelque chose d'anodin et qu'à la fois ça a des répercussions sur une partie de notre pays, sur une économie, sur des milliers de Français qui voulaient simplement pendant ces périodes de vacances scolaire retrouvé pour certains, les enfants, les parents, les grands-parents et que certains ont eu une journée gâchée, mais plus largement quelquefois des vacances gâchées. Et puis je vous l'ai dit, ce sont des sujets trop graves pour les prendre à la légère. On a cette question de vulnérabilité que l'on doit régler et je serai très attentif aux conclusions de l'enquête.
Et je peux vous dire que mon collègue, le ministre Dunez à l'intérieur, va mettre tous les moyens nécessaires ainsi que Gérald Darmanin pour qu'on ait au niveau de la justice à la fois une élucidation la plus rapide possible et puis des sanctions qui soient fermes et qui soient appliquée. Il y a eu plein d'enquêtes à chaque fois qu'il y a eu ces cas qui ont été soulevés par ma consoeur, par exemple, ou encore le cas juste avant l'ouverture des JO l'année dernière. On n'a jamais les conclusions des enquêtes.
On a l'impression qu'il est aussi facile de voler des câbles que de rester en dehors des radars de la police dans ces enquêtes. On peut souligner que sur les événements notamment qui ont eu lieu en Bourgogne à la fin du mois d'août et au début du mois de septembre qui ont eu un impact important, la La gendarmerie a arrêté les personnes en cause et qu'elles sont aujourd'hui incarcérées. Donc voilà le partenariat étroit entre les pouvoirs publics et SNCF Réseau aboutit aussi à ce que les enquêtes trouvent une fin et que les personnes puissent être arrêté et ensuite incarcéré.
Il y a, comme dans d'autres faits divers dans notre pays, pas une élucidation à 100%, mais il y a bien souvent et le plus souvent possible des situations qui sont élucidées, comme Comme l'a dit Mathieu Chabanel, des personnes qui sont ensuite incarcérées. Ce qui, en termes d'exemplarité, est important pour les autres actes malveillants qui sont prévus. Est-il de plus en plus d'actes de volcanisme ?
De quel faire ? Les actes de vandalisme, je dirais en tout cas pour dépendre un petit peu à la fois de projets qui peuvent localement peut-être être rejetés ou prêter à polémique et puis nous sommes aussi, excusez-moi de le dire très directement, dépendants du cours de certains métaux et en l'occurrence on a vu que pour le vol de cuivre, ça correspondait à la valeur du cuivre sur le marché des métaux donc c'est malheureusement quelquefois les circonstances qui font que et puis on ne peut pas non plus négliger des influences extérieures et des personnes qui sont toujours ravies que la France puisse avoir un certain nombre de déboires en tout cas on prend vraiment ce sujet à coeur je profite une nouvelle fois de l'occasion pour au nom du gouvernement et puis des compagnies ferroviaires du gestionnaire des infrastructures dire toute notre compassion par rapport aux personnes qui ont eu leur journée totalement bouleversée par ces événements qui ont eu pour certains plus et qui ont dû trouver des moyens de substitution de transport dans la journée différent pour pouvoir se déplacer et vous dire qu'on est mobiliser sur ces sujets. Les équipes de SNCF Réseau ont été vraiment, je tiens à dire, formidables.
Elles ont été sur le terrain toute cette nuit, toute la journée et de savoir qu'à l'heure où on parle de nouveau des trains circulent, c'est aussi une prouesse technique. Je tiens à le signaler et puis remercier également les équipes du ministère des Transports qui ont travaillé étroitement, à la fois avec les opérateurs, pour qu'on puisse mettre en place des systèmes d'endamnisation d'informations vis-à-vis des usagers, ce qui est bien la moindre des choses dans les circonstances que l'on vit. La butive 28 000 kilomètres de ligne à surveiller, c'est impossible en permanence ?
Comment est-ce qu'on décide ? Où est-ce qu'on fait voler des drones ? Où est-ce qu on met des patrouilles ?
À quel moment on précise un petit peu cette surveillance ? M. Chabanel, sans dévoiler de secrets pour autant, puisqu'il y a des points encore plus stratégiques que d'autres, et vous imaginez bien qu'on ne souhaite pas les révéler.
Mais M. Chabanel, sur la politique en général de SNCF Réseau, avec le soutien de l'État peut vous en dire un mot, bien sûr. – Oui, naturellement, on est opérateur d'importance Donc on a un plan de sécurisation de nos infrastructures qui dépend de beaucoup de facteurs, la sensibilité des installations, le trafic des lignes en question.
Et puis surtout une gamme de solutions, c'est ça qui est intéressant, c'est qu'on peut Il peut avoir de la sécurisation physique, de la surveillance par drone, par caméra. Et donc en fonction du lieu et de sa sensibilité, on va utiliser telle ou telle gamme de solutions avec la difficulté de l'étendue mais en essayant de cibler les points les plus sensibles du réseau. Le problème étant que les câbles sont par définition partout, tout au long des rails, donc comment est-ce qu'on peut surveiller les câbles, les caténaires à l'aide de drones ou de Oui, effectivement.
Autant surveiller des points fixes, on ne peut avoir des mesures plus radicales, j'allais dire plus fortes et notamment de la surveillance physique. Autant les câbles ils sont le long des 28 000 kilomètres donc c'est pour ça que là on utilise des patrouilles on utilise des drones on utilise du clôturage c'est pas une solution à 100 % mais de nombreux dans de nombreux cas et on communique pas là dessus vous le comprendrez pourquoi les Des événements du type de celui qu'on a connu aujourd'hui sont déjoués. Malheureusement, il y a des événements qui passent au travers des mailles de notre filet de surveillance, mais de nombreux événements sont aussi déjoué avant qu'ils surviennent.
Ça avait été le cas, vous vous en rappelez la veille de l'ouverture des Jeux Olympiques où un des quatre événements qui avaient été acte de malveillance qui avait été programmée, avait été déjoué par nos équipes. Et donc voilà, ce système de surveillance, il permet aussi d'empêcher de nombreux actes de malveillance sur le réseau. Et investir dans notre réseau ferroviaire, ça peut être une des conclusions.
C'est quelque chose d'indispensable, c'est quelque chose qui ne se voit pas beaucoup, qu'on ne valorise pas forcément, mais qui devient indispensable à la fois parce qu'ensuite la qualité du service est ou n'est pas au rendez-vous. Et c'est la raison pour laquelle je me bats, comme vous le savez, pour qu'on monte ce niveau d'investissement, investir dans le réseau et le surveiller le mieux possible.
Philippe Tabarot