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Discours / meetingUgo Bernalicis· 19 mars 2025 30 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Bernalicis et Léaument : la LEÇON infligée à Retailleau et Darmanin ! version longue

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15BernalicisFait
    « Lutter contre le trafic de stupéfiant et la criminalité organisée est une nécessité. »
  • 1:30BernalicisFait
    « Il n'y a pas besoin de changer la loi pour être plus efficace. »
  • 2:00BernalicisFait
    « L'Ofaste est chef de fil sur la lutte contre le trafic de stupéfiant. »
  • 8:00BernalicisChiffre
    « 50 % de la population française a déjà consommé du cannabis. »
  • 9:00BernalicisChiffre
    « 10 % de la population française a déjà consommé de la cocaïne. »
  • 11:00BernalicisChiffre
    « 20 € de différence entre la prime voie publique et la prime OPJ. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le président, messieurs les ministres de l'intérieur, mes chers collègues, lutter contre le trafic de stupéfiant et la criminalité organisée est une nécessité. Et ce n'est pas celui qui a rendu un rapport avec notre collègue Geven que vous connaissez toutes et tous les uns les autres, euh qui va vous dire le contraire puisque dans ce rapport sur la réforme de Gérald Armanin de départementalisation de la police, nous avions eu déjà le retour de l'ensemble des services enquêteurs et notamment du haut du spectre. euh de la la prédation de la criminalité organisée qui gagnait du terrain et les phénomènes corruptifs qui allaient avec.

Nous avions déjà alerté et c'est une évidence pour tout le monde que le crime soit réprimé. La question c'est bien comment ? Avec quel moyen de quelle manière ?

Nous présentons cette motion de rejet préalable car ce texte ne prévoit pas de réprimer efficacement et qu'il n'y a pas vraiment besoin de la loi pour être plus efficace. J'y reviendrai. C'est surtout une question de moyen.

Deuxièmement, ce texte de loi comporte des articles qui sont extrêmement problématiques du point de vue des libertés fondamentales, des libertés publiques, voire et là je m'adresse particulièrement au ministre Retaillot de l'état de droit. Je sais que il ne l'affectionne pas particulièrement. Et 3è élément, ce texte, il y a dedans une politique publique intégralement absente et qui devrait pourtant être complètement présente notamment pour lutter contre la consommation de stupéfiant à savoir la prévention.

Je sais bien que pour beaucoup d'entre vous la prévention est un gros mot. Pour nous, c'est un objectif car la prévention, elle est efficace et c'est bien ça le sujet, l'efficacité. Alors, et numérons, regardons d'un peu plus près.

Il n'y a pas besoin de changer la loi pour être plus efficace. C'est-à-dire, vous nous proposez par exemple un chef de fila en matière de répression. C'est déjà le cas.

L'Ofaste est chef de fil sur la lutte contre le trafic de stupéfiant. l'office central de lutte contre la criminalité organisée qui porte déjà le nom qu'il porte et déjà chef de fil sur la criminalité organisé l'office central de répression de la grande délinquence financière et chef de fil sur son propre domaine. Et j'ajouterai que s'il vous fallait un chef de fil, des chefs de fil, ça a été créé par la réforme de monsieur d'Armanin qui s'appelle la direction nationale de la police judiciaire et avant c'était la direction centrale de la police judiciaire.

Donc tout ça existe déjà. Il n'y a pas besoin de la loi pour le changer. Ensuite, vous voulez une juridiction nationale dans cette loi.

C'est selon vous nécessaire. Ça tombe bien, elle existe déjà. La juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée.

Oui. Oui. La Junalco créé en 2019.

Monsieur Darmana était déjà au gouvernement à ce moment-là. Ça doit peut-être lui parler. Vous voulez renforcer les moyens des douanes par des scanners notamment nous dit dans les différents rapports.

L'excellent rapport de monsieur Léoman et monsieur Mendz le disait évidemment mais celui du Sénat aussi des sénateurs blancs et du rein nous disent que vraiment ce qui est le plus déterminant c'est d'être équipé en scanner. Pas besoin de la loi pour acheter des scanners supplémentaires. Renforcer les moyens de la police ?

Y a-t-il vraiment besoin d'un texte de loi pour faire en sorte que les offices centraux soient à l'effectif cible ? C'està-dire qu'ils aient juste les moyens qui soient prévu qu'ils ai à leur disposition ? J'y reviendrai tout à l'heure.

Non, pas besoin de changer la loi pour ça. Mettre sur écoute, sonoriser, géolocaliser, déjà possible en l'état actuel de la loi. Anonymiser les enquêtrices et les enquêteurs sur le haut du spectre, déjà possible en l'état de la loi.

Infiltrer un réseau, déjà possible en l'état de la loi. Perquisitionner de nuit, déjà possible en l'état de la loi. Mettre à l'isolement les prévenus ou les condamnés dans le cadre d'affaires de trafic de stupéfiant déjà possible en l'état de la loi.

Saisir l'argent sale des trafiquants déjà possible dans l'état de la loi. Mais alors pourquoi est-ce que ce serait pas juste de la communication politique justement pour masquer votre incurie gouvernemental dans cette lutte contre la criminalité organisée depuis au moins 7 ans. Avant ça en était d'autres mais depuis 7 ans, c'est bien vous et vos amis qui son qui sont au pouvoir et qui n'arrivent pas à lutter efficacement.

Alors on va regarder un petit peu plus dans le détail sur des points qui nous intéressent particulièrement. Évidemment, qui dit lutte contre la criminalité organisée et le trafic de stupéfiant dit police judiciaire, des enquêrices et des enquêteurs rompus à la procédure, déterminé dans leurs investigations et en nombre suffisants. Alors, il se trouve que bon sur le en nombre suffisant, on repassera.

Déjà avant, c'était pas génial puisque quand j'ai rendu le rapport de 2023, le ministre d'Armana lui-même expliquait quand il était à l'intérieur qu'il manquait 5000 officiers de police judiciaire pour être à peu près en regard des besoins. Les 5000 n'y sont pas n'y sont toujours pas. Et c'est même le contraire puisque sur l'ensemble de la filière judiciaire donc les officiers de police judiciaire et les autres ceux qui ne sont pas officier de police judiciaire qui sont juste agents de police et les personnels qui concourent à leur mission.

Je le dis pour le ministre Rotaillot puisque il ne sait pas où trouver l'information dans les bleus budgétaires. Mais dans les bleus budgétaires, tout ça c'était l'année dernière 46745 équivalents temps plein bleu budgétaire pour le budget 2025 41664 équivalents temps plein un peu plus de 5000 agents en moins sur la filière judiciaire. Alors, on nous explique qu'on aurait mal calculé, mal compris et cetera, mais ces 5000 en moins, ils sont bien en plus dans d'autres cases, dans d'autres colonnes sur l'ordre public et la sécurité publique.

Et pour cause, l'objectif était bien de faire place net. Pourquoi je vous parle de place net ? Parce que déjà au moment de la réforme de la départementalisation de la police qui a eu des gros impacts sur la police judiciaire, l'objectif assumé du même ministre d'Armanin qui est maintenant avec un autre portefeuille était bien de d'améliorer la lutte contre le trafic de stupéfiant.

Il a d'ailleurs déclaré devant la commission d'enquête de Messieurs Blanc et Durin. Il leur a dit, j'ai j'ai noté la la citation, Gérald Darmanin dit ministre de l'intérieur à ce moment-là, je sais pas si ça a changé d'ailleurs, l'excuse de dire il faut absolument qu'il n'y ait que des enquêtes judiciaires parfaites pour pas faire de voie publique. Je crois que c'est justement ça qui fait, me semble-t-il, l'inefficacité publique que le français moyen voit dans la rue.

Donc il opposait très directement les moyens mis sur la voie publique aux moyens mis dans les enquêtes judiciaires. Vois de conséquence, on retire des moyens à la police judiciaire, on les met sur la voie publique. Pour faire quoi ?

Pour faire des places netes. Des places nets XXL ou pas XXL, ça dépend de là où vous habitez, des enjeux politiques du moment et des circonstances. Et alors, il y a eu des places nettes, mon collègue Antoine Leoman, il reviendra et finalement vous revenez quand même avec un texte de loi sur le narcotrafic.

On s'est dit "Mais à quoi ça a servi tout ça Est-ce que ça n'a donc pas fonctionné ? Est-ce que c'est parce que justement il manque de moyens dans la police judiciaire pour faire des enquêtes de long cours que tout ça est précisément inefficace ? Nous avons la réponse puisque vous-même vous présentez ce texte sur le narcotrafic sur le haut du spectre.

C'est un aveu d'échec de votre propre politique menée depuis 7 ans et surtout pendant les années sous la responsabilité de monsieur d'Armanain. Alors ça c'est pour la police judiciaire mais sur l'économique et financier c'est pas mieux. J'avais déjà rendu un rapport avec Jacques Mire à l'époque pour ceux qui s'en souviennent en 2018 puis en 2019 sur la lutte contre la délinquence économique et financière.

Qu'est-ce que nous avions observé ? Une filière d'investigation des enquêtrices et des enquêteurs trop peu formés et en nombre insuffisant. J'avais auditionné à l'époque l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales et cet office était à 70 agents au moment où on les a auditionné.

Ils nous disaient eux-mêmes que pour atteindre l'objectif cible, c'était d'être à 90 agents. Alors, les recrutements ont été faits à la VA puisqu'on avait mis l'attention politique sur le sujet. Qu'en est-il aujourd'hui ?

En 2025, ils sont 74. Waouh ! Waouh !

Et encore, ils ne sont pas tous officiers de police judiciaire en leur sein puisque et ça n'attire pas assez, ce n'est pas assez attractif et on comprend bien pourquoi. Quand il y a 20 € de différence entre la prime voie publique et la prime OPJ, c'est sûr que ça donne pas forcément envie. Et alors euh ça c'est l'office central de lutte contre les infractions fiscales et financières.

Mais alors l'office central de répression de la grande délinquence financière qui sont spécialisés dans les circuits de blanchiment. Et vous entendez tous les jours à la télé, il faut taper au portefeuille les trafiquants. On l'a encore entendu tout à l'heure.

Combien sont-ils ceux-là ? 62 pour la France entière. Et c'est avec ça que le Pnaako, le parquet national antiriminalité organisé va fonctionner.

On se pense, on se pense finalement ce sera des enquêtes sans enquêteur et enquêtrice et c'est bien ça le plus problématique. Quant à la grâce que l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqué, les moyens se sont améliorés et d'ailleurs avec ces moyens qui se sont améliorés, les saisies et les confiscations ont été en nombre supérieur et les rentrées pour l'État aussi. Je me demande bien ce qu'on attend pour libérer les vannes, pour recruter davantage de fonctionnaires dans ces services-là, vu combien il rapporte par agent.

Vraiment, vous qui cherchez des milliards à tir à la Rigo par ici ou par là, c'est le moment de mettre le paquet là-dessus. Mais il n'en est pas question évidemment avec ce texte là puisque il ne s'agira pas de moyens. Finalement, j'en viens au parquet national antiriminalité organisé puisqu'il semble y avoir une forme de consensus en disant "Oui, mais c'est quand même bien, on va concentrer les moyens et cetera." Bon, alors il faut savoir que dans le cadre de la Junalco, la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, il y a en regardalité organisé et c'est cette fonction est remplie par le parquet de Paris.

C'est c'est déjà le cas. Ils sont là, ils sont ils font leur travail de procureur. Mais tout ça est mis sous la coupe plutôt des magistrats du siège avec l'égire ces juridictions interrégionales spécialisées donnant davantage de garanties pour une justice qui soit efficace et respectueuse des droits et libertés.

Mais il nous faut absolument un PNACO, nous dit-on. Alors, au-delà des problématiques auxquelles nous serons évidemment confrontés à la mise en place de ce PNACO, il faudra pas raconter d'histoire pendant les premières semaines, voir les premiers mois, ça va pas fonctionner comme on l'espère. le temps que les gens euh prennent leurs dossiers, que les magistrats euh euh prennent leur poste en tant que tel, euh il va y avoir un peu de cafouillage.

Ça, il faut le savoir. Il faut en être conscient comme toute réforme, mais c'est peut-être pas le moment de faire du cafouillage sur la lutte contre la criminalité organisée. Mais enfin, passons.

En réalité, il y aura aussi des problèmes d'absorption des moyens et pas dans le sens où vous l'entendez, monsieur le ministre. Ce n'est pas des moyens des girs qui seront aspirés par le PNACO. De toute façon, il y a trop peu de moyens pour aspirer quoi que ce soit en l'état actuel des choses.

Donc vous pouvez vous ne pourrez que renforcer les moyens. Vous n'avez pas d'autres solutions de toute façon. Mais c'est surtout que tout va être aspiré pour lutter uniquement contre le trafic de stupéfiant parce que la copie initiale c'était pas la criminalité organisée, c'était uniquement le stupéfiant, le narcotrafic.

C'était uniquement ça. Évidemment, vous vous êtes fait agripper par la Manche, par vos services respectifs, que ce soit à Vandom ou à Bovau, où on vous a expliqué qu'il y avait quand même des ramification entre les uns et les autres et qu'on pouvait pas lutter que contre les uns et pas contre les autres. Mais à la fin, votre objectif, c'est celui-là parce que c'est un objectif de communication.

Et quelle est la véritable plus-value d'un Pnaco par rapport à la Junalco ? C'est ça la question. Quelle est la plusvalue si rien d'autre ne bouge et si on renforce quand même les les girs ?

C'est un objectif de communication politique point barre et de remonté d'informations sur les enquêtes en cours. Que le ministre soit le premier à informé d'une enquête qui se passerait n'importe où sur le territoire pour ensuite faire le tour des la télé et jouer les cowboys. Voilà l'objectif.

Or la justice n'est pas le spectacle. Ce n'est pas le spectacle vraiment monsieur d'Armana. Finalement, désolé ça tombe sur vous, mais finalement vous étiez avant à Ber scanners qui manquent aujourd'hui, c'est vous.

La réforme de la police judiciaire, c'était vous. Les amendes forfaitaire délicuelles pour les consommateurs qui ne fonctionnent pas, c'est vous. Le logiciel XPN qui ne fonctionne pas pour les policiers, les enquêtrices, les enquêteurs faire leurs enquêtes, c'est vous aussi.

Finalement, pour sortir du pièce du narcotrafic, il voudrait mieux sortir d'Armanin du gouvernement. Ce serait peut-être plus efficace. [Applaudissements] Finalement, ce texte met aussi en en cause les principes fondamentaux, la surveillance algorithmique qui a montré son inefficacité, y compris dans la lutte contre le terrorisme, la volonté d'accéder aux conversations cryptées alors que de toute façon, ce ne sera pas possible, le renseignement qui va qui vient dans les enquêtes, le dossier coffre où en plus serit sur le gâteau nous explique que les avocats seraient potentiellement des complices de ce qu'ils défendent. la loi du soupçon pour les interdictions de paraître et j'en passe.

Finalement, tout ça charit bien des problématiques que vous avez effectivement avec l'état de droit sans parler de vos narcoprisons où la dignité humaine est finalement une variable d'ajustement. Et je le dis très solennellement, la dignité humaine ne se négocie pas parce que nous, contrairement aux criminels, nous n'utilisons pas les mêmes armes queux. C'est ça la force de la République et de l'État de droit.

C'est ne pas s'avachir à des comportements comme cela. Quant à l'étanchéité que vous pensez avoir en prison, franchement, vous rêvez. Tant que vous n'aurez d'ailleurs pas réglé la surpopulation carcérale, il serait peut-être temps de mettre en place un mécanisme de régulation carcérale.

Ce serait bien plus efficace pour le pays. En conclusion, je résumerai ça d'une phrase pour ne pas oublier non plus, monsieur Rotaillot, que sortir le pays du piège du narcotrafic, je pense qu'il faudrait plutôt sortir le pays du piège de votre politique inefficace et dangereuse. Merci.

Bien, monsieur le président, mesdames et messieurs les ministres, monsieur le président de la commission, messieurs les rapporteurs, avec cette proposition de loi, vous prétendez sortir la France du piège du narcotrafic. Vous utilisez finalement un titre trompeur qui ne permettra pas finalement de sortir la France d'une du piège du narcotrafic parce que l'objectif affiché par le titre, nous le partageons et d'une certaine manière, je pense qu'il peut rassembler l'ensemble de notre assemblée nationale. Vous n'y parviendrez pas et je dois vous le dire, après un an et demi de travail sur le sujet avec mon collègue Ludovic Mendz dans la mission d'information que nous avons faite sur la lutte contre le trafic de stupéfiant, je dois dire qu'il y a un mot qui est absent de votre proposition de loi, c'est la question de la consommation.

Or, toutes les personnes que nous avons auditionné avec monsieur Mendz nous ont dit une chose : "Tant que vous ne parlerez pas de la la question de la consommation, vous continuerez à vider la mer avec la petite cuillère." Il n'y en a pas un mot dans cette loi parce que votre objectif, c'est une forme de continuité et d'aggravation d'une politique qui est en échec. Cette politique, c'est le pays la France qui est le plus répressif en Europe et qui pourtant a le taux de consommation le plus élevé. 50 % de la population française a déjà consommé du cannabis. 10 % de la population française a déjà consommé de la cocaïne. 10 % de la population française a déjà consommé de l'extasie.

De tout cela, vous n'avez pas parlé et d'ailleurs, quand on vous en parle, vous n'écoutez pas, n'est-ce pas, monsieur le ministre ? Ça ne vous intéresse pas. Ça vous intéresse pas ?

Non. Donc sur ce sujet, monsieur Léomand, n'interpellez pas les membres de l'assemblée. Je vous prie de continuer.

Merci. Je me permets de dire que si on veut sortir la la France du piège du narcotrafic, il serait utile de parler par exemple de la réponse pénale que vous apportez. 83 % de la réponse pénale apportée par notre pays, elle est concentrée sur les consommateurs.

Vous avez l'impression de lutter contre le haut du spectre et contre les trafiquants. Ce n'est pas ce que vous faites. Monsieur Marlex, vous nous avez dit il est plus il est parti, monsieur Marlex.

Ah, merci monsieur Marlex de revenir. Vous nous avez dit tout à l'heure, vous ne parlez pas des victimes. Précisément, nous en parlons, 110 morts l'année dernière, 139 l'année précédente.

Mais ce n'est pas nous qui sommes au pouvoir, c'est vous qui êtes au pouvoir. Et monsieur Marlex, monsieur Marlex, monsieur Marlex, il y avait 97 pages à cette proposition de loi lorsqu'elle est arrivée en commission. Il y en a environ 80.

Savez-vous le mot qui est absent de cette proposition de loi ? C'est le mot victime. Voyez-vous, monsieur Marlex, nous en parlons à la tribune de l'Assemblée nationale.

Vous n'en parlez même pas dans votre proposition de loi qui prétend normalement sortir la France du piège du narcotrafic. Voilà le bilan qui est le vôtre et il est catastrophique. Vous faites des opérations Place Net et je dois dire qu'elle porte mal leur nom puisque s'il s'agissait d'opération Place net, il ne devrait plus rien y avoir aujourd'hui.

Compte tenu du fait que par exemple pour l'année 2023, vous en avez fait 20000 pour 3000 points de deal. Comment se fait-il qu'il y ait plus d'opérations place nette que de points de deal ? Est-ce que les points de reviennent ?

Je n'ose le croire, monsieur d'Armanin. Peut-être parce que en réalité vous ne luttez pas contre le haut du spectre et que vous vous contentez depuis des années de faire des mesures qui sont inefficaces comme ces opérations Placetes. Finalement, vous vous contentez d'arrêter les vendeurs des supermarchés de la drogue et vous ne fermez jamais les grossistes.

Vous ne fermez jamais les capitalistes de la drogue. Vous ne fermez jamais les multinationales de la drogue parce que sur ce point-là, vous êtes inefficace et croyez bien que je le regrette parce que précisément les victimes, nous en avons par-dessus la tête de voir nos jeunes se faire tuer par les trafiquants. Et nous aimerions monsieur Darmanin, monsieur Retaillot, nous aimerions beaucoup que la politique menée soit efficace pour arrêter ses morts.

Personne ne peut se satisfaire de voir des gamins torturés ou tués ou entraînés dans le piège du narcotrafic. Mais de cela vous ne parlez pas. De cela vous ne faites finalement que des effets de manche en nous accusant nous En nous accusant nous d'être laxiste.

Monsieur Retaillot, c'est cela que vous avez dit tout à l'heure. Nous ne sommes pas laxistes. Nous proposons des solutions qui fonctionnent.

Tout à l'heure, vous avez dit, et croyez bien, vous l'avez dit dans un endroit très particulier, vous avez dit, il faut faire un équilibre entre la question de la sécurité et de la liberté. Il y a devant vous, chers collègues, deux immenses statutes. Regardez-les.

À votre gauche, l'ordre public, à votre droite, la liberté. Enfin, à la mienne, pardon, à la à votre gauche, la liberté, à votre droite l'ordre public. C'est de mon côté, j'ai j'ai l'habitude d'être dans l'autre sens.

Et bien si ces statuts ont été placés ici, c'est pour vous inviter, chers législateurs, à toujours concevoir l'équilibre entre les deux. Entre, d'un côté la liberté et de l'autre l'ordre public. Mais que faites-vous vous législateurs ?

Que faites-vous lorsque vous croyez à un ministre qui ment puisque monsieur Rota vous avez commencé alors vous avez commencé par faire une blague que vous m'avez piqué sur les choses qui sont stupéfiantes mais vous avez également commencé par mentir parce que vous avez dit nous allons faire des interdictions administratives et ces ces interdictions administratives elles vont frapper les caïdes. Voilà, vous faites les gros bras, elles vont frapper les caïdes et nous allons empêcher les caïdes de la drogue de paraître sur les points d'île et nous allons empêcher les cailles de la drogue de semer le trouble dans les appartements. Et bien, je vais vous expliquer, chers collègues législateurs, pourquoi monsieur Rotaillot est plus du côté de l'ordre public que du côté de la liberté.

Mais je ne vous ai pas dit une chose, c'est que ah non, la première des libertés, c'est pas la sécurité, c'est l'inverse. La première des sécurités, c'est la liberté. Mais j'entends que du côté du Rassemblement national, on est quelques difficultés avec cela puisque en commission, vous nous avez dit que nous parlions trop des libertés.

Et bien voyez-vous, nous parlerons des libertés jusqu'à notre mort s'il le faut et même si elle devait venir de votre côté. Oui, la liberté ou la mort, c'était un slogan de la révolution et encore aujourd'hui, nous ne lisons pas autre chose. Monsieur Retaillot, vous avez parler de ces interdictions administratives.

Je vais vous en dire quelques mots, collègues. Non, ces interdictions administratives ne viseront pas les caïdes condamnés. Non, ces interdictions administratives sont basées sur le soupçon.

Le soupçon ? Ouais, les deux. Mais le soupçon aussi.

Donc vous le reconnaissez monsieur le ministre, vous dites les deux. Vous reconnaissez donc que sur la base du soupçon, il y aura des interdictions administratives. Si vous avez dit les deux, monsieur le ministre, j'espère que c'est noté au compte-rendu.

Monsieur le ministre vient donc de vous dire que au nom du soupçon, vous pourrez interdire de paraître dans l'espace public des gens en les nommant, en disant "Monsieur machin, madame truc, vous n'avez pas le droit de paraître ici pendant un mois." Amen. Vous pourrez dire également que sur la base du soupçon d'une personne qui aurait participé au trafic de stupéfiant, alors le préfet pourra demander au bailleurs social de rompre un contrat de location.

Entendez bien, en cette assemblée nationale, ce que dit monsieur Retaillot, il veut faire fermer des contrat de location sur la seule base du soupçon et viser les personnes dans les quartiers populaires puisqu'il parle des bailleurs sociaux. Amen. Et puis enfin, il va me falloir défendre à votre place le droit de propriété, monsieur Rotaillot et monsieur Darmanin, au risque de me faire par mes collègues de la France insoumise.

Mais l'article 17 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen dit que la propriété est un droit inviolable et que nul ne peut en être privé si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige est sur la base d'une juste et préalable indemnité. Or, monsieur Rota et monsieur Darmanin, vous avez prévu dans cette proposition de loi de fermer administrativement des commerces qui seraient suspectés de participer au trafic de de stupéfiant. Suspect de participer au trafic de stupéfiant.

Et quand on vous a demandé "Ah, bon sur la base de quoi vous soupçonnez ?" On nous a répondu "Non, mais ça se sait." Vraiment littéralement ce qui nous a été dit en commission.

Vous allez voir, ça va être sympa les débats. Donc ça ce sait. Alors, qu'allez-vous faire ?

Vous allez fermer pendant 6 mois des commerces sur la base du seul soupçon. C'est-à-dire, pour vous dire à quel point c'est improductif, c'est-à-dire qu'une personne qui participerait effectivement au trafic de stupéfiant pourrait être indemnisée par les trafiquants tandis que une personne qui ne participerait pas au trafic de stupéfiant verrait son commerce fermé et se retrouverait donc en situation difficile. Vraiment, c'est absolument brillant.

Mais surtout, vous faites la démonstration que vous ne voulez lutter que contre le bas du spectre en faisant cela. Parce que où sont les grands trafiquants, les caïdes contre lesquels vous voulez lutter ? Ils ne sont pas là.

Enfin, sur votre système de bacdors, il faut, je crois aussi, expliquer de quoi il s'agit parce que alors là, on age en plein délire. Vous voulez donc permettre de surveiller une partie des conversations, ce qui d'une part est un risque pour les libertés, ce qui d'autre part est un risque particulier quand il est question d'ingérence étrangère puisque nous ajoutons des fragilités et ce qui enfin est inefficace pour lutter contre les trafiquants puisque ce que les dossiers SkyC, Encrocha, Matrix et compagnie ont montré et je dis merci à la gendarmerie française, merci à la police judiciaire française d'avoir réussi à les décrypter mais ce qu'on montre ces affaires, c'est que précisément essaie d'utiliser des moyens qu'il considèrent comme sûr. Donc si vous leur dites que vous avez installé des dispositifs qui ne rendent pas des communications sûres, alors vous n'aurez aucun moyen de lutter contre les trafiquants.

Enfin, je vais vous dire ce qu'à mon avis, il faudrait faire pour sortir la France du piège du narcotrafic. Il faudrait considérer enfin la question du trafic de stupéfiant comme un marché ultra capitaliste. Vous avez parlé de déni le Baudau tout à l'heure.

Et bien je vous le dis, c'est vous qui êtes dans un déni de réalité si vous ne traitez pas la question des trafics, c'est-à-dire la question de l'offre et la question de la demande. Pour lutter contre l'offre, il faut installer des scanners dans les ports. Mon collègue Bernalicis vous l'a dit.

Il faut des moyens dans la lutte contre le blanchiment. Il faut des moyens dans la lutte contre la corruption. Et cela implique des formations obligatoires que nous avons fait rajouter par amendement dans la commission des lois.

Il faut enfin des moyens logiciels pour la police et pour la justice parce que je commence à en avoir un peu assez pour tout vous dire d'entendre vos leçons sur la police. Quand vous êtes incapable depuis 8 ans de donner à la police nationale un logiciel efficace de rédaction des procédures pénales. 8 ans de travail, 20 millions d'euros envoyés à Cap Gémini.

Toujours pas de logiciel pour la police nationale. Alors, commencez par donner des logiciels qui fonctionnent à la police et à la justice parce que dans la justice aussi il y en a besoin. Enfin, il faut remettre en place la police de proximité que monsieur Narkozy a supprimé.

Et puis il faut surtout lutter contre la demande et sur cela vous n'avez rien dit. Lutter contre la demande cela veut dire faire de la prévention pour éviter l'entrée dans la consommation. Cela veut dire, y compris lorsque les gens sont entrés dans la consommation, faire de la prévention pour faire réduire la consommation et enfin permettre aux personnes qui sont dépendantes de sortir de la dépendance.

Vous êtes trois ministres ce soir devant nous. Il en manque, il manque la ministre de la santé. Sur ce sujet, cela dit, il faudrait être capable de sortir de l'hypocrisie puisque si nous faisons à peine 30 ou 40 m, il y a juste ici à côté, à l'intérieur même de l'Assemblée nationale, un lieu légal de vente de drogue puisqu'il y a une buvette qui vend de l'alcool.

Ah oui, l'alcool. l'alcool, le grand problème aussi qui est posé pour la sécurité des françaises et des Français puisque quand je vais voir les gendarmes que me disent-ils que leur pic d'activité c'est le vendredi et le samedi soir en raison précisément de l'augmentation de la consommation d'alcool, que les violences intrafamiliales par exemple sont aussi extrêmement liées à cette consommation d'alcool. Et quel est notre réflexe ?

Quel est notre réflexe vis-à-vis de cette consommation ? Faire de la prévention. La prévention fonctionne pour la lutte contre l'alcoolisme.

La prévention fonctionne pour la lutte contre le tabagisme. La prévention fonctionne aussi pour la baisse de la consommation de stupéfiants. Enfin, il faut une politique globale.

Je sais qu'on ne pourra pas débattre de la légalisation du cannabis puisque vous avez jugé nos amendements irrecevables. Néanmoins, voilà une méthode de sortir la France du piège du narcotrafic, c'est-à-dire petit 1, de sortir une immense manne financière des mains des narcotrafiquants. Petit 2, de faire rentrer l'argent nécessaire dans les caisses de l'État pour faire des politiques de prévention.

Petit 3, de concentrer les moyens de police et de justice pour lutter précisément contre les trafics de cocaïne qui sont l'un des fléaux que nous avons à affronter. Petit qu d'éviter le passage à d'autres consommations parce que contrairement à ce que vous dites, on ne peut pas compter sur les dealers pour faire de la prévention. Enfin, à moins que vous ayez des idées assez étranges, mais on ne pourra pas compter sur les dealers pour faire de la prévention.

Précisément parce que les dealers essayent de faire passer les consommateurs à d'autres consommations et notamment à celle de cocaïne qui est plus rémunératrice pour eux parce qu'elle est plus chère vendue et qu'elle et qu'elle crée plus de dépendance. Voyez-vous, nous avons nous des mesures pour sortir la France du piège du narcotrafic. Vous riez beaucoup.