Direct n°39 - François Asselineau répond à vos questions
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 27:37OuverteRéponse directe
Pensez-vous que l'article 16 peut être dégainé ?
- 42:48OuverteRéponse directe
Pourrait-il donner quelques consignes aux petits roquets de la République ?
- 51:19OuverteRéponse partielle
Avez-vous suivi les propos de M. Dupont-Aignan sur la chaîne Omerta ?
- 50:03OuverteRéponse directe
Macron a annoncé une réunion avec MBS pour la création d'un État palestinien. Que pensez-vous de cette initiative ?
- 59:38OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision des propos de Dupont-Aignan sur vous ?
- 59:42OuverteRéponse directe
Quelle vision avez-vous des derniers événements en Syrie ? Quelle partition joue le président turc ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:09Invité politiquePromesse
« Il faut que la France ne respecte plus les articles 66, 67 et 78 du traité sur le fonctionnement de l'UE. Et pour cela, j'ai recours au référendum. »
- 10:24Invité politiqueFait
« Dans le gouvernement Barnier, il y avait M. Jean-Noël Barrault et M. Benjamin Haddad, qui sont l'un et l'autre des agents d'influence américains. »
- 12:29Invité politiqueFait
« Macron, c'est un psychopathe. C'est quelqu'un qui est un individu extrêmement nocif. »
- 50:09PrésentateurFait
« Macron a expliqué qu'il allait piloter une coprésidée, une réunion avec Mohamed Ben Salman pour la création d'un État palestinien. »
- 50:21PrésentateurFait
« Macron et la France n'ont toujours pas reconnu l'État palestinien. »
- 52:34Invité politiqueFait
« Dans la charte fondatrice et dans les statuts déposés à la préfecture de police de Paris, il est inscrit que notre parti politique a pour objectif de sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. »
- 1:07:43Invité politiqueFait
« Israël a soutenu et financé le Hamas pour introduire une division entre le Hamas et le FATA. »
- 1:40:08PrésentateurFait
« C'est un nouveau Maïdan, ce qui se passe en fait en Géorgie. »
- 1:41:22PrésentateurFait
« on s'est rendu compte que c'était faux. D'ailleurs, c'était même pas des dépouillements. C'était des sondages post-électoraux qui avaient été donnés. »
- 1:46:47PrésentateurFait
« notamment sur le Maïdan pour renverser le régime ukrainien et faire installer en fait à la place le régime Zelensky. »
- 1:47:40PrésentateurChiffre
« elle avait piqué dans la caisse. C'est même pas piqué dans la caisse. Elle avait fait des détournements qui étaient de type chute du Niagara, puisqu'elle aurait mis la main sur un milliard de dollars. »
- 1:54:07PrésentateurFait
« On est en train de tuer l'industrie automobile européenne. »
- 1:58:22PrésentateurChiffre
« il doit y avoir quelque chose comme à peu près une cinquantaine de personnes en France qui ont une fortune supérieure à 1 milliard d'euros. »
- 1:58:36PrésentateurChiffre
« il doit y avoir 10-15 qui ont plus de 10 milliards d'euros. »
- 2:04:54PrésentateurFait
« Je ne sais pas pourquoi M. Bernard Arnault ne décide pas d'être le prochain président de la République, après tout. »
- 2:08:12PrésentateurFait
« Nous n'avons aucune aide financière extérieure, aucun crédit bancaire, aucune aide étrangère »
Temps de parole
- Présentateur92 %
- ?5 %
- François Asselineau3 %
≈ 42,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir
à toutes et à tous pour cette 39e édition de ce direct. Nous sommes aujourd'hui le mercredi 4 décembre. Et le 40e épisode, ça sera donc dans une semaine, le mercredi 11 décembre. Alors
vous
savez certainement... Vous suivez l'actualité. Actuellement, a lieu un vote à l'Assemblée nationale,
le
vote de la motion de censure déposée par le nouveau Front populaire à l'encontre du Premier ministre Michel Barnier.
Tous
les présidents de groupe se sont exprimés. Et normalement, le gouvernement devrait être censuré, puisque non seulement le NFP, dans son intégralité, a appelé à la censure, mais également
Mme Le Pen. — Le gouvernement vient d'être
conversé. — Comment ? — Le gouvernement vient d'être conversé à l'instant. — Ah. Alors c'est quoi... Ça tombe juste. Alors quels sont les résultats
? — On
n'a pas encore éché. Bon. Alors voilà. C'est en direct. Les jouets du direct. Donc le gouvernement Barnier vient d'être renversé par l'Assemblée nationale. C'est un événement quand même historique, puisque ça n'était jamais arrivé sous la Vème République, à une seule exception près. C'était en 1962, au mois d'octobre 1962, lorsqu'il y avait eu une motion de censure qui avait été déposée suite à l'annonce par Charles de Gaulle de sa volonté d'organiser un référendum pour ou contre l'élection du président de la République au suffrage universel. Et Charles de Gaulle avait voulu imposer ce référendum pour modifier la Constitution française, qui avait prévu en 1958 que le président de
la
République serait élu par un collège de notables, un collège des principaux députés, sénateurs, conseillers généraux, etc. Et donc de Gaulle, en 1962, avait décidé de franchir le Rubicon et de passer à l'élection au suffrage universel. Pourquoi ? Il l'avait fait, d'ailleurs, pour redonner la parole au peuple et pour se défier du système des partis. Alors c'était justement le régime des partis qu'il dénonçait, qui s'était ligué pour dénoncer ça, et qui avait déposé une motion de censure contre le Premier ministre Georges Pompidou. Donc je crois que ça devait être aux alentours du 4 octobre 1962. Et cette motion de censure avait été votée à quelques voix près.
Du coup, ça avait amené donc la chute du gouvernement Pompidou. Georges Pompidou
avait
formellement présenté la démission de l'ensemble de son gouvernement le 6 octobre. Et le dénouement de cette affaire, c'est que Charles de Gaulle avait à ce moment-là décidé, je crois, le 9 octobre,
de
dissoudre l'Assemblée nationale pour appeler les Français à dire ce qu'il voulait. Voilà. Et ça avait conforté la majorité de Charles de Gaulle. De Gaulle avait donc renommé
à
Matignon Georges Pompidou avec une légitimité renouvelée, puisqu'il avait une large majorité à l'Assemblée nationale. Alors vous avez compris que là, nous ne sommes plus du tout dans le même cas de figure. Alors déjà, depuis 1962 jusqu'à 2024... Donc c'est quand même très considérable. Pendant 62 ans, il n'y a jamais eu de motion de censure qui soit arrivée à la chute du gouvernement. Il y en a quand même eu, je crois, à peu près 130. Donc ça n'avait jamais fonctionné. Et puis là, ça a fonctionné. Et donc le gouvernement Barnier est donc désavoué par l'Assemblée nationale. On attend toujours les résultats. Vous me les direz dès qu'on aura le nombre de...
— 331 voix. —
Ah oui. Donc c'est très considérable. 331 voix. Il fallait 288 députés qui votaient la censure. 331. C'est considérable. C'est un désaveu absolument massif
pour
Barnier, pour son gouvernement et ainsi que pour Macron.
Alors
j'étais en train de dire que les choses ne sont pas du tout comparables à celles de 1962, puisque vous le savez, M. Macron n'a pas la possibilité de dissoudre l'Assemblée nationale comme de Gaulle l'avait fait en 1962, quelques jours après. M. Macron est contraint par la Constitution française. Puisqu'il a dissous l'Assemblée nationale au lendemain des élections européennes, en juin, la Constitution française prévoit qu'il est interdit de dissoudre de nouveau l'Assemblée nationale pendant un an.
Ce
qui signifie donc que même s'il voulait dissoudre l'Assemblée nationale de nouveau, ce que beaucoup de gens envisagent, ça ne pourra pas avoir lieu avant le mois de juin prochain et des élections qui auront donc lieu
en
juillet. C'est-à-dire qu'il reste encore beaucoup de temps en définitive. Alors nous sommes dans une situation qui est sans précédent, puisqu'il ne peut pas recourir aux urnes. Et on a une situation extraordinairement instable. Alors qu'est-ce que... Je vais commencer par ce sujet, puisqu'il est imposé par l'actualité. On passera à vos questions. Il y a eu beaucoup, beaucoup de questions.
Il y
a
eu
des dizaines de questions qui sont arrivées aujourd'hui. Il y a
eu
75 questions, mais dit-on, qui sont arrivées. Donc il y aura quelques-unes, un certain nombre qui se recoupent. Vous en poserez peut-être aussi pendant la durée, d'ailleurs, du direct.
Mais
qu'est-ce que m'inspire cette censure ? D'abord, c'est quand même
un
échec monumental pour Barnier. Barnier a déçu tout le monde, à commencer par moi. Vous vous rappelez... Ça avait été d'ailleurs controversé, commenté. Lorsque Barnier avait été élu, j'avais dit que je pensais que c'était le moins pire qu'il pouvait être élu. Et surtout, je pensais que Barnier, ayant de l'expérience et tenant son bâton de maréchal à 75 ans, c'était... On pouvait espérer qu'il n'avait plus grand-chose à perdre. Et on pouvait espérer qu'il allait un peu ruer dans les brancards et mettre en œuvre ce qu'il avait dit qu'il ferait lorsqu'il avait concouru en 2021 pour avoir l'investiture des Républicains pour l'élection présidentielle.
C'est-à-dire qu'il avait annoncé qu'il ne respecterait pas certains articles des traités européens, tout spécialement sur les questions migratoires. J'ai déjà eu l'occasion de dire que si j'avais été à la place de Barnier, j'aurais justement joué cette carte-là. J'aurais dit qu'il faut...
Sur
les questions migratoires, les Français... Il
y a
75% des Français qui veulent arrêter la question migratoire, qui veulent cesser toute nouvelle immigration pour que les personnes qui sont déjà là puissent en fait s'intégrer puis s'assimiler à la société française.
Il
avait 75% de la population avec lui. Il fallait qu'il dise par ailleurs que c'était l'UE qui nous impose les questions... Ces immigrations légales en précisant bien que l'immigration illégale et illégale, tout ça, c'était un théâtre d'ombre, mais que les autorités de l'UE favorisent l'immigration légale.
J
'ai déjà eu l'occasion d'en parler avec Mme Méloni en Italie, qui se gargarise d'avoir lutté contre l'immigration illégale. Mais au total, il y a plus d'immigrés, maintenant, qui arrivent en Italie du temps de Méloni que du temps de son prédécesseur.
Et
j'aurais été à la place de Barnier. J'aurais dit « Voilà, il faut que la France ne respecte plus les articles 66, 67 et 78
du
traité sur le fonctionnement de l'UE. Et pour cela, j'ai recours au référendum ». Voilà ce qu'il aurait dû dire. Et comme ça ne dépend pas du Premier ministre, mais que ça dépend du président de la République, il prenait à témoin le président de la République. Il disait « M. Macron, est-ce que vous allez me donner ou non la possibilité de répondre sur cette question migratoire ». Il aurait pu poser des questions sur d'autres sujets, d'ailleurs. Mais sur cette question migratoire, déjà, est-ce que oui ou non, vous allez demander la parole aux Français
? Il
aurait ainsi coincé Macron,
puisque
Macron aurait été obligé de soit
de
dire « Non, je ne veux pas faire ce référendum », auquel cas Barnier démissionnait la tête haute. Et il serait maintenant dans une position tout à fait extraordinaire pour la prochaine élection présidentielle.
Ou
bien Macron décidait en effet de déférer à la sollicitation de son Premier ministre. Il organisait un référendum. Et très probablement, il y aurait eu une écrasante majorité de Français qui auraient voté « Oui ». Et donc du coup, Barnier serait sorti également très vainqueur de cette affaire. Mais pas du tout, en fait.
Bon,
moi, je connais vaguement Barnier. J'espérais qu'il se comporterait comme ça, ce qui aurait été une marque d'intelligence. Et ce qui aurait montré qu'il commençait à détricoter la question européenne. Mais pas du tout, en fait. Bon, c'est la grosse, grosse déception. C'est qu'en fait, eh bien voilà, il a voulu tergiverser. Il n
'a
pas pris la mesure de la faire. Alors
il
n'a pas pris la mesure sur ces questions migratoires. Il n'a pas pris la mesure sur rien, en fait, puisque j'ai écouté le discours notamment de Mme Le Pen à l'Assemblée nationale cet après-midi,
que
j'ai trouvé très bien à deux détails prêts, mais qui ne sont pas des détails. Ce sont des choses absolument fondamentales. Mais sur le reste, Mme Le Pen a été bien. Elle a eu les mots qu'il fallait. Ça n'est plus tolérable de continuer à augmenter, augmenter, augmenter encore les impôts. Il faut maintenant se poser la question de savoir à quoi sert notre argent. Elle l'a posé. À où va l'argent
? Elle
l'a dit. Enfin Barnier devait tailler dans le vif des dépenses publiques.
Or,
il ne l'a pas fait. Il a fait tout simplement un truc de compromis pour ne fâcher ni Pierre ni Paul ni Jacques. Donc c'est en fait de la bouillie pour les chats. Voilà. Alors il y a quand même
deux
choses que Mme Le Pen n'a pas dites dans son discours et que je lui reproche fondamentalement. La première chose qu'elle n'a pas dite, c'est qu'elle n'a pas dit un mot
de
la question internationale. Elle a vaguement évoqué... Elle a parlé de trois balises, notamment sur la sécurité, le niveau de vie des Français, etc. Mais elle a vaguement évoqué la construction européenne, mais sans s'étaler du tout sur le sujet.
Et
elle n'a pas dit un mot sur la question internationale. Quand même, je signale à Mme Le Pen que nous avons un risque de troisième guerre mondiale
et
que normalement, ça aurait dû faire l'objet – je l'ai déjà dit, ça fait au moins un mois que je le dis – que le Rassemblement national, comme d'ailleurs le NFP, comme d'ailleurs tous les députés qui sont attentifs à la paix du monde, et en particulier la paix en Europe – auraient déjà dû déposer des motions de censure contre le gouvernement de Barnier, puisque dans le gouvernement Barnier, il y avait M. Jean-Noël Barrault et M. Benjamin Haddad, qui sont l'un et l'autre des agents d'influence américains. J'insiste sur ce point. M.
Jean-Noël Barrault, qui est un young leader de la French American Foundation, qui a – en l'espace des deux mois qui a duré le gouvernement, aux deux mois et demi, trois mois –, il a réussi à encore plus saboter l'image de la France, l'influence de la France. Son dernier voyage en Afrique a été un désastre absolu, puisqu'il a été tellement arrogant – c'est pas moi qui le dis, c'est « Ravnio France international ». Jean-Noël Barrault, qui est en fait un petit mec, un petit gommeux sans aucune envergure, qui ne connaît rien – il a été tellement arrogant quand il est allé en Afrique, notamment au Tchad, que dès qu'il est parti, aussitôt, les dirigeants tchadiens ont dit que c'était terminé.
Ils demandaient aux Français de dégager. Voilà. Voilà. Ça, c'est ce que c'était M. Barrault, lequel M. Jean-Noël Barrault a appelé à envoyer des missiles, à aller bombarder la Russie. Pareil pour Benjamin Haddad. Alors lui, c'est carrément un agent certainement très proche des services de renseignement américains et d'influence, puisqu'il a été pendant des années à l'Atlantic Council. Donc c'est une officine financée par la CIA. Alors ça, Mme Le Pen, elle aurait dû le dire.
Et
moi, je me réjouis énormément de la chute de ce gouvernement barnier, parce qu'au moins, on n'a déjà plus Benjamin Haddad et Jean-Noël Barrault pour nuire à la France et risquer d'entraîner la France dans un cataclysme nucléaire
avec
la Russie.
Et
puis il y a encore un troisième point que Mme Le Pen n'a pas dit.
Ou
plus exactement... Alors là, elle l'a dit. Mais je suis sidéré de ce qu'elle a dit.
C
'est que moi, je prends acte ici devant vous.
La
chute de Barnier...
Maintenant,
il y a une personne qu'il faut faire chuter.
C
'est Macron. C'est plus Barnier, maintenant.
C
'est Macron. Parce que Macron, évidemment, a dit qu'il resterait, comme je l'avais dit, d'ailleurs, comme je l'avais fait analyse. Il y a des gens qui avaient fantasmé sur le thème qu'il allait démissionner. Mais pas du tout. Macron, c'est un psychopathe. C'est quelqu'un qui est un individu extrêmement nocif. C'est quelqu'un qui veut garder son immunité judiciaire en étant président de la République. C'est quelqu'un qui veut continuer à se pavaner avec Brigitte Macron sur tous les continents et à faire des rondes jambes. C'est quelqu'un qui se prend pour le roi. On voit les indiscrétions qui viennent de l'Élysée. Jamais Macron ne démissionnera de lui-même.
Mais
maintenant, la question qui se pose pour les Français, c'est la destitution. Personne ne peut nier que j'ai été le premier et le seul depuis 2018 à avoir mis en ligne un dossier pour demander la destitution de Macron. Je rappelle que ce n'est pas vous ni moi qui en avons le pouvoir. Ce sont les parlementaires.
De
2018 à 2024, je me suis fait brocarder par ceux qui voulaient bien m'écouter, parmi évidemment les partis politiques
qui
sont invités dans les médias,
jusqu
'à ce que
le
nouveau Front populaire lance la procédure de destitution. Et la LFI notamment lance la procédure de destitution de Macron.
Et
j'avais invité tous les parlementaires à soutenir
cette
demande de LFI. Et j'ai noté que c'est justement le RN qui a torpillé cette affaire. Alors moi, je dis ici qu
'il
faut que les Français demandent à Mme Le Pen, à M. Bardella, à l'ensemble des députés du RN, comme d'ailleurs aux députés NFP, que maintenant que Barnier est tombé, maintenant, c'est Macron qui doit être viré parce qu'il va rester sinon accroché comme un bernic à son rocher. Il faut aller le retirer de ça.
Il
se passe actuellement des événements très importants en Corée du Sud – vous le suivez peut-être – où le président de la République du Corée du Sud, extrêmement impopulaire, avec une majorité hostile de l'opposition... L'opposition est majoritaire au Parlement. L'opposition ne veut pas voter son budget. Et le président sud-coréen a décrété l'état d'urgence. Il a envoyé des chars dans les rues de Séoul. Bon. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que tous les oppositions se sont réunis au Parlement, y compris d'ailleurs des députés de son propre parti. Et ils ont refusé de voter cette loi martiale. Ils ont voté contre.
Et maintenant, ils demandent tous la destitution du président sud-coréen. Alors la question qui se pose et que je pose ici, notamment aux responsables de la gauche, du Nouveau Front populaire, au Parti socialiste, EELV, le Parti communiste français, la France insoumise, mais aussi
à
M. Ciotti et à ses ouailles, et surtout à Mme Le Pen, il faut lancer la destitution.
Or
Mme Le Pen a eu ce propos absolument ahurissant. Elle a dit qu'elle avait trop de respect pour la fonction présidentielle pour lancer la destitution. Mais c'est incroyable. C'est exactement le contraire qui est vrai. Moi, j'ai trop de respect pour la fonction présidentielle pour ne pas lancer la procédure de destitution. La procédure de destitution, elle a été conçue du temps de Sarkozy d'une façon très chafouine pour que ça soit extrêmement difficile de la faire passer. Mais elle existe quand même. Il y a quand même une possibilité à condition d'avoir les 3 5e des parlementaires.
Mais
cette possibilité, elle est là justement pour destituer un président de la République dont tout le comportement serait incompatible avec la dignité de sa fonction et avec sa fonction. Macron, ça fait plus de 7 ans et demi qu'il nous administre la preuve qu'il est totalement indigne de cette fonction. Il est en train de tout détruire. Mme Le Pen, d'ailleurs, l'a dit elle-même dans son discours. Donc elle a tenu un discours
tout
à fait schizophrène en expliquant que Macron avait tout détruit et en expliquant que par ailleurs, il était hors de question de le destituer parce qu
'elle
avait trop de respect pour la fonction. Non. Macron a tout détruit. Il continue de tout détruire. Si on le laisse encore agir jusqu'en 2027, il va nous laisser une France détruite.
Et
donc c'est la raison pour laquelle... Justement parce que nous avons tous grand respect pour la fonction de président de la République que le RN doit lancer la destitution. Mme Le Pen, vous avez menti aux Français quand vous dites qu'il ne faut pas lancer la destitution.
Si
le RN ne lance pas la destitution, ça veut dire qu'en effet, elle protège Macron.
Il
n
'y a
pas d'autre solution.
Il
n
'y
a pas d'autre solution. Il n
'y a
pas d'autre explication. Elle protège Macron. Alors pourquoi Mme Le Pen, M. Bardet, la protège-t-il Macron ? C'est à vous de le leur demander.
Mais
ce soir, au moment où l'on constate la fin du gouvernement Barnier, il faut que tous les parlementaires de toutes les oppositions rejoignent leur voix et lancent de nouveau une nouvelle procédure
de
destitution. Et même si elle n'arrive pas jusqu'à son terme, elle devrait au moins aboutir au grand débat, au grand déballage qui devait avoir lieu, comme c'est prévu
dans
cette procédure devant l'Assemblée nationale, ce que Mme Le Pen et le RN ont justement interdit en refusant en commission en bloquant cette procédure, parce que normalement, un des épisodes, un des chapitres de la destitution, c'est qu'il doit y avoir un grand débat à l'Assemblée nationale
sur
les raisons de destituer Macron.
Et
c'est ça qu'il faut qu'il y ait
devant
les télévisions du monde entier. Il faut que Macron soit humilié devant les télévisions du monde entier et de la France pour montrer qu'il y a une majorité de députés... Et il y a une majorité... Ceux qui viennent d'ailleurs de chasser Barnier. Il y a une majorité de députés représentant une majorité des Français
qui
ne veulent plus de Macron. Mme Le Pen, d'ailleurs, l'a dit aussi. Elle l'a dit... M. Macron souffre d'une impopularité record. Donc la position du RN et de Mme Le Pen sur cette affaire est absolument incompréhensible, sauf à ce qu'il y ait
des
raisons qui sont cachées aux Français.
Voilà
ce que je voulais dire en préambule. Maintenant, dans l'immédiat, il va se passer quoi ? Eh bien il va se passer que Barnier, probablement
dès
ce soir ou dès demain, ou imitant Georges Pompidou en 1962, attendra peut-être après-demain
pour
aller déposer la démission de l'ensemble du gouvernement.
Ça
sera d'ailleurs bien fait, parce que M. Barnier aussi avait été complètement à côté de la plaque en nommant 42 ministres. C'était complètement délirant. Quand on veut réduire les dépenses publiques, on ne nomme pas 42 ministres. Bon. Et donc le gouvernement va tomber. Et il va se passer quoi ensuite
? Il
va se passer que Macron
va
reprendre la main. Et il peut faire quoi
? Dans
la mesure où il ne démissionnera pas... Il l'a d'ailleurs confirmé.
La
première chose qu'il peut faire, c'est attendre. Il peut nous refaire le coup de ce qu'il a fait au mois de juillet, août, septembre. Rappelez-vous ça. Il a fallu attendre plus de deux mois pour avoir la nomination d'un Premier ministre. Donc ça, on est partis. Peut-être qu'on n'aura pas de Premier ministre avant le mois de janvier. C'est une possibilité. Une deuxième possibilité, c'est qu'il nomme Mme Lucie Castel, cette légérie du nouveau Front populaire qui, d'un seul coup, est réapparu, a dit qu'elle était toujours disponible. Elle est aussi peu légitime d'ailleurs que Barnier pour être Premier ministre. Personne ne l'avait vue avant les élections législatives.
Enfin elle avait dit qu'elle était disponible. Ça pourrait être
un
jeu politicien de Macron qui se fiche complètement de l'État de la France. Là, ça lui est complètement indifférent de détruire notre pays. Mais il pourrait trouver convenance à nommer Mme Lucie Castel. Sachant que Mme Castel, à peine serait-elle nommée, elle ferait un discours de politique générale. Elle serait renversée par une coalition qui irait du Rassemblement national jusqu'au Parti socialiste version case neuve. Voilà. Donc au moins, ça aurait le mérite de montrer que Mme Castel n'est pas une solution. Il peut faire ça.
Et
puis il pourrait ensuite réembrayer sur plusieurs semaines sans Premier ministre.
Tout
ça peut paraître ahurissant aux gens qui m'écoutent. Mais ça n'est pas sans précédent. Regardez nos amis en Belgique. En Belgique, récemment, il y a eu une absence de gouvernement pendant un an ou un an et demi même. Pendant un an et demi, il n'y
avait
pas de gouvernement parce qu
'ils
n'arrivaient pas à se mettre d'accord. Donc ça n'est pas évidemment la tradition de la Ve République, bien entendu. Mais M. Macron fait tout pour détruire les institutions de la Ve République. Donc il peut très bien nommer Mme Castel. Ça tombe et puis recommence, etc., pour gagner du temps
jusqu
'au mois de juin, où il dissoudrait de nouveau l'Assemblée nationale.
Il
y a encore une autre possibilité qui, à mon avis, me paraît quand même la plus probable. C'est que... Je pense quand même qu'ils y ont réfléchi. Il suffit d'ailleurs de voir le jeune roquet Gabriel Attal, qui est monté au créneau pour expliquer que c'était la solution. C'est d'avoir une majorité qui irait des Républicains de M. Wauquiez, jusqu'au Parti socialiste, la version Cazeneuve et même Olivier Faure,
et
de proposer Cazeneuve. C'était quand même la solution qu'avait plutôt envisagée Macron, semble-t-il. Sauf qu'à l'époque, Olivier Faure, une partie du Parti socialiste, avait refusé de soutenir Cazeneuve. Donc il n'aurait pas eu le vote pour le soutenir. Mais Olivier Faure avait fait ça pour des sombres histoires. Un
peu
politique haïrie, vraiment sordide, c'est que M. Olivier Faure, il est député. Mais dans sa circonscription, il y a un fort pourcentage d'électeurs qui votent pour LFI. Et donc M. Olivier Faure, il colle à LFI parce qu'il veut être réélu député. Petite cause, grands effets. Donc du coup, il s'était opposé à Cazeneuve, puisque Cazeneuve, lui, est l'ennemi juré de LFI. Sauf qu'il n'est pas exclu du tout qu'entre-temps, les esprits aient évolué, que M.
Olivier Faure, on ait pu lui faire miroiter qu'il allait peut-être se présenter dans une autre circonscription aux prochaines élections législatives, où il serait assuré d'être élu sans avoir le soutien de LFI, parce que c'est parfois à ce genre de magouille que les choses se règlent. Et donc il n'est pas exclu que dans les prochains jours, on nous sorte M. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre de Hollande, le dernier Premier ministre, qui sort comme étant soutenu que ça irait à peu près depuis Wauquiez jusqu'à Olivier Faure, qui le soutiendrait
sur
la grande thématique dont on a été abreuvés au cours des derniers jours, c'est-à-dire l'absence des responsabilités, le refus du chaos. Je voudrais dire un mot pour terminer sur ce sujet. Franchement, on prend vraiment les Français pour des imbéciles. Enfin c'est absolument scandaleux. Je veux dire, ce sont les mêmes, notamment les Républicains, qui ont appelé à voter LFI. Mme Le Pen l'a redit à la tribune. Elle a eu raison, parce que c'est vrai. Les Républicains avaient appelé à voter LFI contre le Rassemblement national au législatif du mois de juin.
Et aujourd'hui, Prémousse décrit leur frais parce que le Rassemblement national mélange ses voix avec celle de LFI pour faire chuter le gouvernement, comme si c'était l'abomination de la désolation. Alors que s'il y a tant de députés LFI à l'Assemblée nationale, c'est justement avec des gens comme M. Wauquiez, qui lui-même a été élu avec des voix de LFI, qu'ils y sont. Donc franchement, l'indignité... L'indignité des Républicains dépasse toute la mesure, en fait. Ce sont des menteurs absolument pathologiques. Et le pire étant, ce sont des tartuffes d'une façon...
C
'est pharaonique. Oser jouer les parangons de vertu en disant jamais avec LFI, alors même qu'ils ont favorisé l'élection de nombreux députés LFI réciproquement. C'est incroyable, en fait. Je trouve ça inouï. Bon. Et donc ça, en tout cas, c'est une possibilité. C'est que ce soit en effet un gouvernement de cette nature. Il y a encore d'autres possibilités. que M. Macron sorte d'un chapeau un gouvernement avec des inconnus. Il avait été tenté de le faire. Vous vous rappelez peut-être, avec le président du comité du Conseil économique, social et environnemental, qu'on avait sorti d'un chapeau, etc., etc. Bon. Enfin bref. Ce qui est en tout cas certain ce soir, c'est que la France
est
dans une situation de grande instabilité. M. Barnier va quitter la scène politique finalement sur un échec absolument cinglant. C'est triste. Alors qu'il était... S'il avait eu plus de caractère, plus de courage, il aurait pu au contraire changer la donne du point de vue politique. Pas du tout.
C
'est s'esclaffoir de façon misérable et minus, minable. Les Français retiendront quoi, et l'histoire ? L'histoire retiendra que c'est quelqu'un qui aura été le plus vieux Premier ministre de toute l'histoire de la Ve République, succédant aux plus jeunes, et qui aura eu le mandat le plus court. Il est arrivé, je crois, à faire à peu près au temps où... Il faut vérifier avec quand même le mandat, justement, de Cazeneuve, qui avait été à la fin de François Hollande. Mais enfin, c'est à peu près un mandat comme ça extrêmement court. Il n'aura changé rien du tout.
Et
puis maintenant, eh bien maintenant, on entre dans la suite des événements. La suite des événements, elle est grave, parce que
ça
veut dire que très probablement,
les
taux d'intérêt vont encore augmenter sur la dette française,
que
les agences de notation qui ont accordé un petit délai de grâce... Vous avez peut-être vu Moody's et Standard & Poor's ont refusé de dégrader la note AA de la France, qui pourtant le mérite. Normalement, elle devrait être tombée en dessous de AA. Mais dans ce cas-là, ça veut dire que la France aurait les pires difficultés pour se financer. Là, on est dans une situation qui devient cette fois-ci vraiment grave du point de vue des finances publiques. Mais enfin, on aura peut-être des questions sur le sujet. Voilà ce que je voulais dire. Est-ce qu'il
y a
du nouveau du point de vue des événements qui se déroulent à l'Assemblée nationale
?
Non ? Il n
'y
a rien. On ne sait pas quand est-ce que Barnier va présenter sa démission. Voilà. J'ai parlé un petit peu longuement. Mais enfin, ça valait quand même la peine. C'est quand même un sujet... C'est le grand sujet d'actualité
de
ce soir. Alors première question, si vous voulez bien me poser.
Bonsoir, président. Bonsoir à toutes les personnes qui portent leur attention à ce direct.
Une
première question en relation avec...
Je n
'entends pas.
Vous
m'entendez ? Là, oui. Une première question en relation avec ce qui vient de se passer à l'Assemblée nationale.
C
'est une question du tchat de Racheda LH. Bonsoir. Pensez-vous que l'article 16 peut être dégainé
?
Ah oui. Alors ça, c'est une question que j'entends beaucoup. Effectivement, je ne l'ai pas évoquée précédemment. Mais ça me donne l'occasion d'y répondre. Alors
l
'article 16, à mon avis, fait l'objet quand même de pas mal de fantasmes parce que – j'ai déjà eu l'occasion de le dire, mais j'y reviens
–
– l'article 16 de la Constitution est quand même un article qu'on appelle « les pleins pouvoirs ». Alors les gens se disent « les pleins pouvoirs ». Donc c'est absolument incroyable. Macron va avoir les pleins pouvoirs.
L
'article 16 n'a été utilisé qu'une seule fois dans la Ve République. C'est la fois de... C'était en 1962, également, avec l'affaire du putsch des généraux d'Alger. Voilà. C'était en avril 1962. Il y a eu donc 4 généraux – vous connaissez –
avec
Jouot, Salan, etc., Chal, qui
ont
fait un putsch pour ne plus obéir au pouvoir parisien dans le cadre de la guerre d'Algérie. Et donc c'est le fameux discours de De Gaulle qui dénonce un carteron de généraux en retraite. Voilà. Et donc il déclenche à cette occasion l'article 16.
Alors
l'article 16, quand vous le relisez... Alors là, je ne l'ai pas sous les yeux. Mais peut-être que vous pourriez le chercher pendant que je parle. Et puis quelqu'un va le lire à haute voix. Vous l'avez ?
Voilà.
L'article 16, en fait, il a été conçu à une époque où il y avait le président de la République qui était élu pour un septennat,
et
où il y avait un Premier ministre qui faisait au maximum un quinquennat, puisque la durée de la législature était de 5 ans, et où il y avait une parfaite répartition des tâches.
Le
président de la République était – comme l'avait dit Charles de Gaulle – le garant de l'essentiel. C'était lui qui s'occupait de la stratégie de la France sur long terme. En revanche, l'article 20 de la Constitution précisait bien que c'était le gouvernement qui conduit la politique de la nation, et donc le Premier ministre.
Donc
il faut bien comprendre que dans l'article 16, quand il a été rédigé, s'inscrivait dans ce que certains constitutionnalistes ont appelé une diarchie, c'est-à-dire deux dirigeants au sommet. Le président de la République qui règne d'une certaine façon, une espèce de roi républicain
au
-dessus de la mêlée et qui n'intervient pas au jour le jour, mais qui tranche sur les grands sujets, les grands choix économiques, industriels, diplomatiques, militaires, etc., et le Premier ministre qui, lui, gère au quotidien la politique de la nation.
Donc
l'article 16 revenait en fait à mettre de côté le Premier ministre et ce que le président de la République, d'un seul coup, prenait en lui-même la fonction de Premier ministre et dirigeait directement.
Mais
depuis l'affaire du quinquennat, depuis également le fait que nous avons transféré des quantités de pouvoirs à des institutions étrangères, à la Commission européenne, à la Cour européenne des droits de l'homme, à la Cour de justice des communautés de l'UE, à la Banque centrale européenne, à l'OTAN... En réalité, le pouvoir qui reste dans les mains du président de la République, élu Premier ministre, est devenu un pouvoir très affaibli parce que c'était en 1958, lors de la rédaction de la Constitution. Et donc aujourd'hui, le fait que M. Macron prendrait les pleins pouvoirs, ben il prendrait le pouvoir de qui, en fait ? Il prendrait le pouvoir de Gabriel Attal.
Mais il l'a déjà fait, en fait. Alors vous avez l'article 16 ?
Ah
très bien.
Alors... D
'accord. Alors voilà. Donc le président Macron va parler demain soir.
À
l'énusé. Ça va barder. Il va encore nous faire ce
qu
'il va vouloir sans doute refonder, revisiter, réinterpréter, etc. La galaxie entière. On peut compter sur lui. Alors est-ce que vous pouvez nous lire l'article 16
?
Attendez. Je remets le micro pour les spectateurs. Article 16. Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire où l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par les circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées, ainsi que du Conseil constitutionnel, et en informe la nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer au pouvoir public constitutionnel, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet. Le Parlement se réunit de plein droit. La semaine nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels. Après 30 jours d'exercice, ces pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le président de la semaine nationale,
le
président du Sénat, 60 députés ou 60 sénateurs,
au
fin d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunis. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de 60 jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, et à tout moment au-delà de cette durée.
—
Alors c'est un peu long. Si c'était... On essaiera de le mettre... Quand on va diffuser cette vidéo, on essaiera d'ajouter le texte que vous venez de nous lire, ce long texte.
Mais
je voudrais attirer l'attention des gens qui m'écoutent et qui ne sont pas forcément familiers de la Constitution et de la façon dont ça se lit. Cet article 16, comme vous le voyez, commence par énoncer un certain nombre de conditions pour que ce soit... Pour que l'article 16 puisse être appliqué.
Et
vous voyez bien que cet article 16 ne peut pas être appliqué comme ça.
Il
ne peut pas être appliqué tout simplement par la volonté du prince. Il faut encore qu'il y ait des conditions qui soient respectées...
Enfin
qu'ils soient réunis et que ces conditions soient d'ailleurs validées par le Conseil constitutionnel et par du moins les présidents des assemblées ont leur mot à dire. En 1962, lorsque De Gaulle a actionné les pleins pouvoirs de l'article 16, il y avait objectivement...
Les
conditions qui viennent d'être énoncées étaient réunies, puisqu'il y avait une des conditions. C'est par exemple l'interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Ben oui, il y avait un putsch.
Il
y avait une rébellion militaire qui refusait dans les départements français d'Algérie d'appliquer la loi de la République et les décisions du gouvernement. Donc c'était en effet... C'était une rébellion. C'était un début de guerre civile, en fait. Et donc personne ne pouvait nier que la condition pour lancer l'article 16 existait bel et bien.
Alors
que là, qu'est-ce qui pourrait motiver
le
lancement de l'article 16 ? Est-ce qu'il y
a
des menaces sur l'indépendance du pays ? Je crois que c'est ça. Alors oui,
il
y a des menaces, mais c'est pas depuis ce soir, les menaces. Ça fait depuis 1957 et le traité de Rome. Bon. Et donc l'expérience a montré que le traité de Maastricht, la création de l'euro, la soumission à l'UE, la soumission à Mme von der Leyen, tout ça, ça n'a pas été jugé nécessaire pour lancer l'article 16. Alors que pourtant, effectivement, c'est des menaces directes sur l'indépendance nationale. Bon. —
Je vous
rappelle le tout début.
—
Oui. — Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics...
— Et que le
fonctionnement...
— Donc
il faut à la fois que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ne soit plus assuré.
Et
il faut par ailleurs ces différentes menaces que vous avez vues, les menaces sur l'intégrité du territoire, les menaces sur les engagements internationaux graves et immédiats. Actuellement, il n
'y
a rien de tout ça. Il n
'y a
rien de tout ça. C'est bon. M. Barnier, son gouvernement tombe. Et puis M. Macron peut nommer un nouveau Premier ministre. Il peut d'ailleurs... Je n
'ai
même pas évoqué l'hypothèse. Vous pourrez renommer Barnier. Je ne le crois pas du tout. Mais bon, il pourrait éventuellement renommer Barnier. Rien que pour se moquer des Français. Ça serait possible. Mais objectivement, si vous lisez à tête reposée l'article 16,
la
situation actuelle ne permet pas d'appliquer cet article 16. Maintenant, imaginons que Macron décide quand même d'appliquer l'article 16. Bon, il se heurte quand même à toute une série de conditions. Vous l'avez vu.
C
'est-à-dire qu'il a en fait les mains à peu près libres pendant 30 jours, mais seulement 30 jours. C'est-à-dire que ça nous mène jusqu'au 1er janvier.
Et
pendant ces 30 jours, qu'est-ce qu'il peut faire ? Prendre la place de M. Barnier... Bon, on verra pas la différence. Barnier avait été transformé en ectoplasme, comme auparavant Gabriel Attal était un ectoplasme, comme Mme Borne était un ectoplasme. Tous ces gens qui tremblent devant M. Macron se demandent bien pourquoi, d'ailleurs. Bon. Donc en fait, bon, qu'est-ce qu'il peut faire ? Bon, la seule vraie différence qu'il pourrait peut-être y avoir, je crois, – mais il faudrait en vérifier ça avec un constitutionnaliste –, c'est que Macron décide de faire passer comme décret
ce
qui normalement relève du domaine de la loi, par exemple de décider de l'application du budget sans passer par la procédure budgétaire. Mais vous avez peut-être vu, si vous avez suivi les débats, que Mme Le Pen a bien précisé que dans le débat budgétaire qui va donc se poursuivre, puisqu'il va y avoir normalement un nouveau Premier ministre, eh bien elle votera le budget. Et en fait, on va vers quoi ? Vers la reconduction du budget 2024, tout simplement. Donc tout le monde est à peu près d'accord là-dessus. Donc même là, il n'y a pas d'interruption violente du fonctionnement des pouvoirs publics qui est prévue. Voilà.
Et puis encore une fois, si Macron faisait ça, il faudrait quand même qu'il demande l'autorisation
– pas
l'autorisation, parce qu'il peut braver l'autorisation – mais quand même, il doit demander l'avis du président du Sénat, du président de l'Assemblée nationale, du Premier ministre, je crois... Enfin le Premier ministre, il n
'y en
a plus. Il est démissionnaire. Et puis du Conseil constitutionnel. Ça fait quand même toute une série de structures qui, quand même, ont accès aux médias et qui pourraient dire attention, attention, attention.
Puis
j'ajouterais aussi encore autre chose sur cet aspect d'article 16.
C
'est que lorsque De Gaulle a lancé l'article 16, encore une fois, dans un cadre très particulier
où
il empiétait sur le pouvoir de Georges Pompidot, il a mis de côté d'une certaine façon pendant quelques semaines. Le Premier ministre, il s'est emparé. Mais là, il n
'y a
pas besoin. On a des ectoplasmes, je l'ai dit. Deuxièmement, il avait affaire à une sédition. Il avait affaire à une guerre civile, une sédition sur le territoire de la République. Donc l'article 16 s'appliquait en effet. C'était vraiment le cas d'appliquer l'article 16. Mais il y avait une troisième chose.
C
'est que Charles De Gaulle était extrêmement populaire,
puisqu
'il était revenu au pouvoir en 1958
dans
le cadre
de
la destruction, de l'autodestruction de la IVe République, qui était en train de sombrer, un peu comme aujourd'hui d'ailleurs, dans la soumission complète aux États-Unis, à l'OTAN, etc., et avec des gouvernements avec des nullités, avec une classe politique absolument nullissime, comme aujourd'hui d'ailleurs. Et De Gaulle avait repris les choses en main à partir de mai 1958.
Et
en 1962, donc 4 ans après, les Français avaient déjà constaté une sacrée amélioration. D'un seul coup, De Gaulle avait rétabli l'autorité de l'État. De Gaulle avait réassemblé, avait mis fin à la valse des gouvernements, des ministères, etc. Il avait mis des gens capables, des gens responsables, des gens nouveaux, des têtes nouvelles, à commencer par Georges Pompidou, par exemple, que les Français ne connaissaient pas, des gens compétents.
Voilà.
Donc De Gaulle, quand il lance l'article 16 en 1962, en plus, il a un soutien massif de la population.
Mais
aujourd'hui, Macron ne peut même pas sortir dans la rue sans se ramasser un œuf sur la tête, bon, ou une paire de claques, comme il l'avait déjà eu. Donc aujourd'hui, la détestation de Macron est énorme. Il y a au moins au moins 70% de la population française qui le déteste. J'ai vu un sondage qui est passé. Il y avait, je crois, 63% des Français qui demandaient sa démission, qui pensaient qu'il fallait qu'il démissionne en cas de chute du gouvernement Barnier. Ben, on y est. Sauf que Mme Le Pen, elle fait semblant de croire que Macron veut démissionner ou va démissionner. Non, il faut...
C
'est pas bien de mentir, comme le fait Mme Le Pen aux Français.
Il
faut que tous les députés – j'y reviens – d'opposition, et les sénateurs aussi se disent qu'il faut maintenant crever l'abcès.
D
'ailleurs, je crois que
c
'est Jean-François Copé qui a dit que c'était impossible. Il a dit ça, impossible, en insistant sur la séparation des syllabes, que Macron reste jusqu'en 2027.
Il
est fou. Il est fou. Il faut absolument s'en débarrasser. Donc maintenant, c'est lui le dernier obstacle. Il faut lancer la destitution. C'est ça, la bonne chose
à
réaliser. Alors on peut être sûr que demain soir, Macron va encore embobiner en disant « J'ai bien écouté, donc je vais consulter. Il faut réinventer la citoyenneté française ». Enfin toutes ces histoires... Voilà. Alors conclusion sur cette question d'article 16.
Il
n'aura pas,
je
pense, le concours de la population française pour éventuellement assouvir des politiques qui seraient des politiques complètement dictatoriales. En tout cas,
il
n'a pas besoin d'ailleurs de le faire, puisque c'est en fait un dictateur. Voilà. Il a piétiné la Constitution. Il n
'a
pas besoin de changer brutalement. Il va pas envoyer des chars dans les rues. Il n
'y a
pas besoin, puisque les Français se sont pour l'instant pliés grâce notamment au soutien des médias et des pseudo-instituts de sondage. Ils se sont pliés à la dictature macronienne. Donc je ne vois pas très bien. Je crois qu'il faut un peu arrêter de fantasmer sur cette histoire d'article 16. Et en revanche, les Français devraient se mobiliser sur l'article 68, qui permet de destituer Macron.
—
Une question de Grégory. D'une façon assez inattendue, Donald Trump sera présent à la cérémonie de réouverture de Notre-Dame.
Pourrait
-il donner quelques consignes aux petits roquets de la République ?
— Alors
oui, c'est une bonne question, parce que j'ai vu ça. J'ai pas eu le temps. Je peux pas être tout le temps en train de faire des tweets, parce que j'avais fait un tweet, justement, pour souligner qu'on avait appris que Donald Trump n'allait pas
à
cette réouverture de Notre-Dame. C'est pas une inauguration. C'est une réouverture. D'ailleurs, à mon avis, bon,
il
n'y avait pas besoin d'en faire des tonnes. Bon,
c
'est une cathédrale... Et certes, c
'est
une des plus belles cathédrales de France. C'est un des monuments les plus connus du monde, qui avait brûlé dans des conditions, d'ailleurs, qui ne sont toujours pas élucidées et qui sont quand même extrêmement mystérieuses. Mais bon, ben voilà, l'Église, elle est restaurée. La cathédrale est restaurée. Était-il vraiment besoin, alors que nous n'avons plus un sou et que la France est en une situation de quasi-faillite,
d
'organiser encore une grande cérémonie d'ouverture ? Et puis avec encore peut-être des dérapages prévisibles. Si on a droit à une même cérémonie d'ouverture que celle des Jeux Olympiques ou cérémonie de fermeture, si on a encore droit à avoir, je sais pas, une femme transgenre qui prend la place de Jésus-Christ sur l'autel, voilà, et puis qu'il y a des personnages satanistes qui s'exhibent, ça fera encore un scandale planétaire. Est-ce que c'est ça que Macron veut ? Je ne sais pas. De toute façon, j'ai toujours pas eu des réponses à ce que j'avais demandé benoîtement. C'est quel était le sens de ces cérémonies satanistes, le sens également du défilé qu'il y
a
eu à Toulouse. Vous avez peut-être suivi cette affaire. Alors moi, ce que j'avais vu, c'est qu'en effet, Macron avait invité un certain nombre de chefs d'État qui s'étaient défilés. Le roi Charles III, le roi d'Angleterre, qui a fait savoir qu'il ne viendrait pas. Il est vrai que la reine Camilla, semble-t-il, est malade, mais lui-même n'a peut-être pas très envie de revenir avec ce couple maudit d'Emmanuel Macron et Brigitte. Peut-être qu'il a pas forcément très envie. En tout cas, bon, il a dit qu
'il
ne viendrait pas. Ça a été pareil pour le roi Felipe VI d'Espagne, qui a fait savoir qu'il ne pouvait pas venir. Et puis alors chose très extraordinaire, le pape en personne a dit qu'il ne pouvait pas venir. C'est un nouvel affront, d'ailleurs, du pape, puisque le pape est déjà allé à Strasbourg devant le Parlement européen. Il est déjà allé à Lourdes, à la grotte
de
Lourdes miraculeuse. Il est déjà allé à Marseille. Maintenant,
il
va dans une semaine ou dans 15-12 jours... Il va en Corse pour rencontrer son copain qu'il a créé cardinal récemment, le cardinal d'Ajaccio. Mais il n'est toujours pas allé à Paris. Et là, de nouveau, il a fait savoir qu'il ne voulait pas. Alors je sais pas pourquoi. Bon, on sait rien. Est-ce que le pape en a assez de tripoter à chaque fois qu'il
Macron
le voit ? Il le tripote de partout. Je sais pas. Bon. En tout cas, s'il y a quand même bien un chef d'État qui aurait dû normalement faire le voyage pour assister à la réouverture de Notre-Dame de Paris, c'était quand même bien le pape. Bon. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer pourquoi il n'avait peut-être pas envie. Ça peut-être fait référence à des souvenirs historiques douloureux lorsque le pape Pie VII avait été traîné de force par Napoléon Bonaparte pour qu'il assiste au couronnement en 1804... 2 décembre 1804, le couronnement de Napoléon Ier dans l'Église de Notre-Dame. Bon. Je ne sais pas. En attendant, effectivement,
il
y avait Donald Trump qui avait fait savoir lui aussi qu'il n'allait pas. Et alors je suis comme cet internaute. J'ai appris... On avait appris ça. Je crois que c'était dans la nuit. On a appris l'année dernière que Donald Trump a fait savoir qu'il allait y aller, alors qu'il avait dit qu'il n'irait pas.
Alors
il y a un mystère.
Est
-ce qu'il a pu changer la vie ? Ça peut arriver. Enfin
j
'y crois pas trop comme ça. Enfin... Objectivement, il a changé la vie. Mais c'est bizarre. C'est très bizarre. Alors est-ce qu'il y a quelque chose ? Je sais pas. Est-ce qu'il s'est dit que c'était un moyen, peut-être, de venir mettre le pied dans son premier voyage à l'étranger, qu'il va attirer l'attention de tout le monde ? Parce qu'il y a quand même des chefs d'État qui vont venir. Je crois qu'il
y
a le président grec, le président italien. Enfin c'est des présidents sans pouvoir. Mais enfin... Peut-être que c'est aussi la première fois qu'il était invité à l'étranger dans une manifestation de cette nature. Je n'en sais rien. En attendant, il semble que le président Biden... Enfin cette espèce de vieillard qui est actuellement président des États-Unis en exercice quand même jusqu'au 20 janvier, jusqu'au 19 janvier... Joe Biden a fait savoir qu'il ne viendrait pas. Mais on prête l'attention à sa femme, Jill Biden, de faire le voyage. Bon. Alors
est
-ce que c'est une question de protocole ? Est-ce que c'est une question pour se faire bien voir par l'électorat catholique aux États-Unis ? Parce qu'il
y a
un véritable électorat catholique
?
Est-ce que c'est aussi pour... En effet, comme le pense cet internaute, prendre entre quatre yeux Macron et lui expliquer deux, trois petites choses pour qu'il comprenne bien qu'il va falloir qu'il file
doux ?
Peut-être lui dire qu'il faut qu'il arrête ses élucubrations sur l'Ukraine ?
Peut
-être Trump va dire que c'est terminé la finita, la comédia, et que maintenant Zelensky doit dégager, et que c'est pas Macron avec son armée de pacotis qui est ruinée, où on n'a plus d'argent, qui va s'y opposer ? Je ne sais pas. Voilà. Tout est possible. Alors il y a aussi ceux qui envisagent le fameux dossier « Macron file », là, le dossier qu'il est avéré que Trump aurait gardé un dossier sur Macron. Et donc... Alors il
y
a des gens qui imaginent qu'à la sortie de l'avion, on va voir Trump avec le dossier, voilà,
«
Emmanuel and Brigitte Macron file », comme ça. Moi, je n'y crois quand même pas trop, parce que si d'aventure,
il
y a un dossier
sur
Macron, avec des choses embêtantes sur Macron,
ce
que Trump lui-même avait quand même laissé entendre. Bon. J'imagine que ceci n'a d'intérêt que si on ne l'utilise pas. C'est comme la force de dissuasion nucléaire. C'est-à-dire que
c
'est peut-être un moyen d'obtenir de Macron qu'il baisse quelques octaves, notamment sur la question ukrainienne. C'est possible aussi. Peut-être aussi sur la question du Proche-Orient. Vous avez vu que Macron était... Ces jours-ci, là,
il
était... Hier, il est allé voir MBS Mohamed Ben Salman, qui est le prince héritier d'Arabie saoudite, qui fait en fait office de véritable dirigeant saoudien. Et Macron a expliqué qu'il allait piloter une coprésidée, une réunion avec Mohamed Ben Salman pour la création d'un État palestinien. Alors c'est complètement délirant, parce que je rappelle quand même que Macron et la France n'ont toujours pas reconnu l'État palestinien. Donc c'est quand même ahurissant que la France... Enfin c'est incroyable, en fait.
Non, il y a des États comme la Norvège, par exemple, qui pourraient légitimement co-présider une réunion, puisque la Norvège ou la Suède ou l'Espagne, je crois, reconnaissent à la fois l'État d'Israël et l'État palestinien. Mais bon. En tout cas, Macron a voulu encore se mettre en avant, se pousser en avant avec le dirigeant saoudien. Peut-être que ça n'a pas plu à Washington et que peut-être que Donald Trump va expliquer 2-3 petites choses à Macron en lui disant qu'il faut pas qu
'il
touche à ça. C'est possible.
L
'avenir dira de quoi ça retourne. J'espère seulement une chose, quand même,
c
'est que la sécurité de Donald Trump sera bien assurée à l'occasion de ce séjour parisien.
— Une
question de Sofiane. Avez-vous suivi les propos de M. Dupont-Aignan sur la chaîne Omerta ? Il a dit que vous étiez brillant et qu'il vous aimait bien.
—
Non. Je n'ai pas... Je peux pas tout faire. Non. Je n'ai pas regardé cette
intervention,
cet entretien sur Omerta de M. Dupont-Aignan. Mais s'il a dit ça, c'est tout à fait sympathique et je l'en remercie. J'ai déjà eu d'ailleurs l'occasion de m'exprimer sur Nicolas Dupont-Aignan plusieurs fois. On m'a déjà interrogé. Il a toujours dit... Ce que je crois être la vérité, c'est que Nicolas Dupont-Aignan
est
quelqu'un qui, humainement, est quelqu'un de sympathique. Voilà. C'est quelqu'un qui est humainement sympathique, que j'aime bien aussi. On se tutoie. Je le trouve plutôt sympathique. Voilà. Là où on a des divergences, c'est en termes politiques, puisque je rappelle qu'il a toujours, toujours, toujours, toujours, toujours, toujours, toujours refusé l'idée du Frexit, de la sortie de l'UE, de la sortie de l'euro et de la sortie de l'OTAN. Voilà. C'est comme ça. Bon. Moi, j'ai créé un parti politique, donc,
en
2007. Et dans la charte fondatrice et dans les statuts déposés à la préfecture de police de Paris, il est inscrit que notre parti politique
a
pour objectif de sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Voilà. Alors ça pose quand même un problème.
J
'en profite d'ailleurs pour dire à cette occasion qu'il y a des gens qui disent « Ah, regardez comme ils sont sectaires ». Mais on n
'est
pas sectaires. On applique les engagements qu'on prend vis-à-vis des Français.
C
'est quand même assez extraordinaire, d'ailleurs, de voir que vous avez des Français qui s'indignent de voir les trahisons constantes du personnel politique
en
disant « On a voté. Ils nous ont trahis. On avait voté pour ça. Ils nous ont trahis. Ils ont trahis. Ils ont trahis ». Il n
'y
a que ça, en fait.
Et
lorsque nous, depuis bientôt 18 ans...
Je
l'ai fait exprès, parce que je suis quelqu'un... Je suis profondément obstiné, opiniâtre, quand je sais que je pense avoir raison et qu'il faut faire quelque chose.
Si
j'ai rédigé la charte de l'UPR en 2007, c'était... Parce que j'avais déjà trop vu dans l'entourage de Charles Pascouin, dans l'entourage des souverainistes, comment on en était venu à progressivement laisser tomber l'essentiel.
C
'était malheureusement ce qu'avait fait d'ailleurs Philippe Séguin lui-même. Philippe Séguin, qui avait quand même été le chantre
de
la lutte contre le traité de Maastricht, avec la question de préalable de constitutionnalité qu'il avait posée à l'Assemblée nationale, donc à l'été 1992, ce discours fabuleux de Philippe Séguin où, quand vous l'aurez écouté maintenant, il avait raison à 98%. Tout ce qu'il avait dit,
c
'était révélé exact. Et s'il
y
a bien quelqu'un dont je revendique la paternité... J'ai pas tout inventé, mais bien entendu. J'ai beaucoup réfléchi et beaucoup médité à tout l'apport intellectuel qu'avait fait quelqu'un comme Philippe Séguin ou dans d'autres domaines, Emmanuel Todd, etc. Et Charles de Gaulle, c'est quand même lui le principal inspirateur de ce que j'ai créé. Mais je n'ai pas oublié non plus que Philippe Séguin, malheureusement. Eh bien après 1992, il s'était retrouvé un peu mis de côté, en fait, par Chirac pendant plusieurs années, et jusqu'au moment où, voulant absolument revenir en politique, avait décidé, comme on dit, de brûler ce qu'il adorait et d'adorer ce qu'il brûlait.
C'est-à-dire d'un seul coup, à partir de 1996-97...
Je
sais plus exactement. Eh
bien
il avait décidé... Eh bien finalement,
c
'était tant pis.
C
'était comme ça. Voilà.
Et
contraint et forcé, eh
bien
il s'était déclaré en faveur de l'UE. Je suis intimement persuadé... Parce que j'ai connu Philippe Séguin au Conseil de Paris.
C
'était quelqu'un qui était profondément désespéré, parce qu'il avait
fait
le contraire
de
ce qu'il croyait juste au fond de lui-même.
Et
ça, alors là, si j'ai un conseil de vie, c'est pas de la politique, là.
C
'est de façon générale. Toutes les personnes qui me font confiance... J'ai maintenant un certain nombre d'années derrière moi. Ne faites jamais
le
contraire de ce que vous pensez être juste au fond de vous-même. Voilà. Pour des raisons de carriérisme, des raisons de ci, des raisons de ça, pour ne pas vous distinguer du commun des mortels, parce que vous avez peur, parce que vous vous faites intimider... Non, non, non, non. Il y a toujours... C'est un des mystères, d'ailleurs, de l'être humain. Il y a une petite voix intérieure qui vous dit ce qui est bien, ce qu'il faut faire. Voilà. Normalement, tout être humain a cette petite voix intérieure. Et je pense que Philippe Séguin, pour des raisons... Le carriérisme, en fait – il faut dire les choses telles qu'elles sont – avait abjuré, et donc il traînait ensuite son malheur.
Et je suis malheureusement
convaincu qu
'en fait, il est mort prématurément, parce qu'en fait, il en est mort de
ne
pas virer et dire ce qu'il voulait. Alors j'en reviens à la question de départ, mais on est quand même en plein dedans. C'est que
j
'ai créé un parti politique
où
on dit ce qu'on fait et on fait ce qu'on dit. Voilà. Nous, on a dit... Moi, je suis prêt à toute alliance avec... D'abord que toutes les personnes qui veulent sortir de l'UE,
de
l'euro et de l'autant, viennent à l'UPR. Ils sont tous les bienvenus.
Voilà.
Il y en a... C'est extraordinaire qui, pendant des années, ont refusé de venir. Et puis 10 ans, 12 ans, 15 ans après, ils créent un parti pour dire la même chose que nous. Bon, à ce moment-là, ça va pas. Ça va pas. Après, en expliquant que je serai un diviseur... Non, non. Les diviseurs, ce sont ceux qui, au lieu de rejoindre le mouvement politique que j'ai créé, créent chacun leur chapelle. Parce qu'on en a compté une trentaine. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. C'est pas drôle. C'est pas drôle. Alors à dire Nicolas Dupont-Aignan, c'est différent. Parce que Nicolas Dupont-Aignan,
lui,
il avait déjà créé, d'ailleurs, sa structure au sein de l'UMP. Ça s'appelait à l'époque DLR,
«
Debout la République ». Après, il a changé en « Debout la France ». Et il avait fait une structure qui était à l'intérieur de l'UMP, une structure souverainiste. Voilà. Et évidemment qu'on a des affinités.
Et
bien sûr... C'est quelqu'un d'intelligent. Je l'aime bien, Dupont-Aignan. Il m
'a
dit qu'il m'aime bien. C'est réciproque. Bon. C'est toujours d'ailleurs un petit peu réciproque. Donc voilà. Mais honnêtement, il serait là... Je le lui ai déjà dit. Le problème, c'est qu
'il
juge –
à
mon avis, à tort – mais c'est son problème – qu'on peut pas dire les choses comme ça, qu'il faut pas désespérer, qu'il faut avoir une autre Europe, et que si, et que ça, et que si, on va essayer de faire autrement, et si, et ça. Donc il a en fait... D'ailleurs, son parcours politique
a
été un parcours en ligne brisée. Je rappelle quand même qu'il a été... En 2017, où il avait fait un beau score au premier tour avec 4,8 %, il avait annoncé qu'il se désistait pour Mme Le Pen au deuxième tour, et qu'il serait son Premier ministre. Je n
'ai
pas inventé. Bon. Ça a déplu à toute une partie des gens qui étaient avec lui. Mais à la limite, c'était un choix qu'il faisait, moi, que personnellement, je n'aurais pas fait. D'ailleurs que je n'ai pas fait. Mais moi, j'avais pas eu 4,8. Mais j'avais eu presque 1% des suffrages. Mais ensuite, à peine avait-il fait ça que Mme Le Pen a été battue. Et après, aux élections législatives qui ont suivi un mois après, d'un seul coup, il s'est brouillé avec Mme Le Pen. Donc ça devient, à mon avis, illisible comme parcours politique. Voilà. Donc nous, c'est très simple. On a toujours dit que toutes les personnes qui sont pour la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, d'où qu'elles viennent,
de
droite, d'extrême droite, du centre, de gauche, d'extrême gauche, chez les écologistes, etc., sont les bienvenus à l'UPR. Voilà. J'en profite pour rappeler tout ceci au passage. Mais encore une fois, j'entretiens des relations correctes et cordiales avec Nicolas Dupont-Aignan.
— Une
question de Frédéric.
Quelle
vision avez-vous des derniers événements en Syrie ? Quelle partition joue le président turc, à votre avis, dans le concert actuel des feux mondiaux
? — Dans
le concert actuel des feux mondiaux ?
— Des
feux mondiaux, oui.
C
'est assez poétique pour une réalité qui ne l'est pas. Alors là, on bascule dans la politique internationale. Je sais qu'il
y
a beaucoup de gens qui m'écoutent sur ces sujets. Mais je sais aussi qu'il
y a
beaucoup de Français qui, malheureusement, n'y prêtent pas toute l'attention nécessaire. Donc je vais essayer de pas être trop long sur ces questions,
d
'autant plus que vous savez que dès que l'on touche au Moyen-Orient, c'est toujours très compliqué. Voilà. Comme vous savez, cette fameuse parole que j'aime à citer de De Gaulle dans « Les mémoires de guerre », où il est à Londres. Et puis il fait un voyage pour aller au Liban, qui est à l'époque un protectorat français, le Liban et la Syrie. Et puis De Gaulle craint que les Britanniques ne profitent de l'affaiblissement extraordinaire de la France à partir de l'invasion de 1940
pour
non seulement détruire la flotte française comme ils l'ont fait à Mersel-Kébir, et comme ils le feront également à Toulon, mais aussi que les Britanniques en profitent pour mettre la main sur les colonies et protectorats français au profit de l'Empire britannique. Donc c'était toujours...
Voilà.
De Gaulle était soutenu par Churchill. Mais enfin, c'était un soutien vigilant. Bon. Et bref, De Gaulle se rend donc au Moyen-Orient. Vous connaissez cette formule merveilleuse qui est vraiment... Qui est restée célèbre. De Gaulle était aussi un écrivain quand il dit « Vers l'Orient compliqué, je partais avec des idées simples ». Voilà. C'est une phrase très bien, très juste, etc.
Donc
dès que vous touchez au Moyen-Orient, dès que vous touchez à la Palestine, Israël, la Syrie, le Liban et les pays circumvoisins, c'est effectivement toujours extrêmement compliqué. Parce que c'est là
que
sont apparues quand même les trois grandes religions du livre, à commencer par le judaïsme, avec la Torah, à continuer avec le christianisme, avec les Évangiles, et puis à terminer avec l'Islam, un peu plus au Sud. Mais enfin, on est quand même au Moyen-Orient, avec le Coran. On pourrait même d'ailleurs y ajouter avant tout ça les religions pré... Comment dirais-je ? Les civilisations antiques,
avec
notamment l'Égypte pharaonique. Vous connaissez d'ailleurs
la
théorie selon laquelle Israël, le peuple juif, serait en fait issu de l'Égypte pharaonique, puisque Moïse, c'est le radical MS qui, dans les langues sémitiques, signifie « le fils »,
qu
'on va retrouver dans Ramessou, c'est-à-dire Ramsès, les pharaons. Bref, vous avez aussi les civilisations de la Mésopotamie, etc. Donc tout ça,
c
'est toujours un chaudron,
avec
des complexités de religions, de branches avec l'islam. Pas seulement l'islam sunnite, l'islam chiite, mais aussi les alaouites, et puis les druzes. Et puis voilà, vous avez sans compter les ismaéliens s'agissant de l'islam.
S
'agissant... Moi, je me rappelle, j'étais allé au Liban. J'avais rencontré... C'était très impressionnant, les nombres de leaders religieux que j'avais rencontrés dans tous les sens. C'était impressionnant, y compris aussi les différentes églises chrétiennes qu'il y a entre l'église assyriaque, l'église catholique, les maronites, les orthodoxes. Enfin tout ça est extrêmement compliqué. Alors c'est dans ce contexte-là
qu
'on a vu réapparaître, effectivement, une nouvelle crispation avec – c'est même plus qu'on peut que ça – avec des terroristes qui sont classés terroristes, d'ailleurs, par les États-Unis d'Amérique et qui, d'un seul coup, ont déferlé au nord-ouest de la Syrie jusqu'à envahir la banlieue de la ville de Alep. Alep,
c
'est cette ville tout à fait au nord avec une citadelle.
C
'est magnifique. Si un jour... Moi, je suis allé
en
Syrie en 1988, au moment de Pâques.
C
'est un pays absolument magnifique. Vraiment, c'est un des plus beaux pays du monde, surtout à cette période, au moment de Pâques, puisque vous avez tous les villages chrétiens de l'Antiliban. Vous pouvez visiter le krach des Chevaliers, le château de Saône, qui sont des restes des croisades, avec les croisés francs
qui
étaient venus. Mais vous avez toutes les civilisations du monde. Vous avez aussi la ville de Palmyre, avec la reine Zénobie, qui était un royaume qui avait été un petit peu dans la mouvance de l'Empire romain. Enfin vous avez...
Et
la ville de Damas,
qui
a été le siège du califat de Damas, qui a été le premier siège, en fait, de l'islam conquérant,
avec
le califat de Damas, avant de passer ensuite
au
califat de Bagdad au Xe siècle après...
Alors
là-dedans, quel jeu joue Erdogan ? Erdogan semble-t-il... Enfin pas semble-t-il, c'est sûr. Il soutient
ces
rebelles, ces terroristes qui en veulent, qui veulent déstabiliser
le
régime de Bachar el-Assad. Parce que traditionnellement, la Syrie et la Turquie sont comme chiens et chats. Ce sont des ennemis.
Sauf
que là, lorsque les États-Unis, malheureusement suivis par la France, avec François Hollande, les États-Unis se sont mis à... Comment dirais-je
?
À l'esprit de la volonté de déstabiliser le régime syrien de Bachar el-Assad. À ce moment-là, comme les États-Unis avaient aussi essayé de déstabiliser le régime de Erdogan, il y avait une espèce de connivence. Les ennemis de mon ennemi sont mes amis.
Donc
il y avait plutôt une espèce de bonne entente entre Erdogan et Bachar el-Assad. Et puis là, c'est en train de voler un peu en éclats. Mais pourquoi ? Parce qu
'en
réalité, la Syrie est affaiblie en ce moment. Elle est affaiblie d'une part parce que l'invasion d'Israël au sud Liban,
qui
a mené à un cessez-le-feu, bon, a fait qu'il y a beaucoup de forces du Hezbollah, le parti d'Allah qui était au Liban, mais aussi en Syrie, qui sont venus prêter main
-forte
à leurs collègues, leurs confrères du Hezbollah au sud Liban. Donc ils ont quitté la Syrie. La Syrie donc a été un peu affaiblie par le départ du Hezbollah, qui soutenait plutôt le régime de Bachar el-Assad.
Et
puis au même moment, la Russie, qui a joué un rôle fondamental dans cette affaire... Vous vous rappelez que c'est... J'ai déjà eu l'occasion de le dire maintes fois. Je l'avais même dit lors du débat de 2017 pendant la présidentielle, où j'avais claqué
le
bec de M. Macron sur cette question. C'est qu'en fait, à l'époque, en 2017, on parlait beaucoup de l'État islamique, de Daesh, d'Isis, rappelez-vous. J'avais rappelé lors de ce débat que Daesh-Isis, en fait, avaient des armes occidentales qui étaient servies, notamment qui venaient par les États-Unis, voire par Israël, et par aussi l'Arabie saoudite. Or, vous le savez, celui qui a empêché Daesh et l'État islamique de s'installer, c'est la Russie,
puisque
contrairement à ce qu'on fait croire aux populations françaises, les islamistes ne sont soutenus
par
les États-Unis d'Amérique. J'ai fait une vidéo il n'y
a
pas très longtemps sur la question, sur le sujet.
J
'ai même fait deux vidéos. Voilà. Je vous y renvoie. Deux vidéos. Allez les vérifier. De la même façon, j'insiste aussi qu'Israël a soutenu et financé le Hamas
pour
introduire une division entre le Hamas et le FATA et l'organisation qui est à Ramallah, donc pour introduire la division entre les Palestiniens. Donc les choses sont beaucoup plus compliquées qu'il n'y paraît.
Or,
la Russie, après avoir cassé Daesh et ISIS, a dégarni aussi ses troupes pour les envoyer en Ukraine.
Et
aujourd'hui, on constate quoi ? On constate que les terroristes, terroristes, islamistes,
en
réalité, sont soutenus en sous-main, un, par la Turquie, mais aussi par les États-Unis d'Amérique et aussi par les services secrets ukrainiens qui sont venus... En fait, c'est un jeu... Tout ça, ce sont des jeux extrêmement cruels, de géopolitiques entre les grandes puissances. De telle sorte que le Kremlin, la Russie, avec l'Iran, avec la Syrie... Je me rappelle même s'ils n
'ont
pas mis l'Irak dans le coup... Eh bien, sont montés au credo pour empêcher que le régime de Bachar el-Assad soit renversé par cette nouvelle tentative. Nouvelle tentative qui pourrait satisfaire évidemment l'État d'Israël de créer un deuxième front pour embêter en fait les Palestiniens, éventuellement même pour conforter leur position sur le plateau du Golan, et éventuellement même de pousser leur avantage, puisque je rappelle que l'État d'Israël est dirigé quand même actuellement par un gouvernement d'extrême-extrême droite,
qui
a pour objectif du moins certains ministres, notamment le fameux ministre Bezael Smotrich, qui claironne l'idée qu'ils doivent avoir un grand État aéretz Israël, qui mettrait la main sur l'ensemble de la Jordanie, de la Syrie, la partie occidentale de l'Irak, et puis le nord de l'Arabie saoudite, et la partie orientale de l'Égypte à l'est
du
Nil. Ça fait quand même beaucoup. Voilà. Et quand je dis que c'est un gouvernement d'extrême-extrême-droite, vous avez peut-être vu ces déclarations quand même très très impressionnantes. Ehud Olmert, ancien Premier ministre israélien, qui... Alors qu'il n
'est
pas du Likoud, mais ancien Premier ministre israélien, ancien Premier ministre d'Israël, Ehud Olmert, qui a dit « L'ennemi principal d'Israël, ça n'est pas l'Iran. Ça n'est pas le Hamas ou le Hezbollah. C'est Benjamin Netanyahou ». Quand même...
C
'est pas moi qui le dis. C'est quand même... Bon. Je fais ça au passage pour souligner à quel point
tout
ce que j'ai dit depuis le drame du 7 octobre dernier est exact. Parmi tous les responsables politiques que vous avez sous les yeux, je me suis gardé de tout excès. Je refuse l'alignement complet de la droite et de l'extrême-droite françaises sur Netanyahou
parce
qu'il a commis... Enfin il a fait l'objet d'ailleurs d'un mandat d'arrêt international, de
la
Cour pénale internationale. Et on apprend d'ailleurs que dans ces pays,
l
'un des instigateurs de ça, c'est quand même un juif survivant de la Shoah qui est l'un des principaux instigateurs de lancer du mandat d'arrêt international contre Netanyahou, ce qui n
'est
quand même pas rien,
mais
de la même façon que je me refuse au discours de LFI qui est un soutien à des mouvements terroristes. J'ai toujours dit que le rôle d'un chef d'État français, ça doit être de tenir compte du fait qu'il y a en France 500 à 700 000 de nos compatriotes qui sont des Juifs, qu'il y a entre 5 millions et 7 millions de nos compatriotes qui sont des musulmans, et qu'il y a 60 millions de nos compatriotes, dont je fais partie, qui ne sont ni juifs ni musulmans. Et pour qu'on ait la paix civile entre les Français, on doit se garder de toute prise de parti, de toute volonté de jeter de lui sur le feu d'un côté ou d'un autre.
Ce sont des paroles – excusez-moi de le dire – de paix, des paroles de bon sens, d'essayer d'appeler tout le monde à la raison. Voilà.
Alors effectivement,
là-dedans, le jeu que joue Erdogan, c'est pour essayer toujours de lutter un petit peu contre son ennemi de Damas, mais pas trop quand même,
parce
qu'il n'a pas forcément envie de déstabiliser complètement la Syrie.
Il
y a certainement un jeu avec les Kurdes. Les Russes, c'est peut-être aussi un moyen peut-être pour... Je ne
sais
rien, mais peut-être aussi pour dégarnir le peu de troupes ukrainiennes. C'est quand même incroyable de voir qu'alors que l'Ukraine est en train de se submerger par les forces russes du côté de Donbass, notamment la bataille du côté de Pekhovsk, qui
a
vraiment démarré, qui dégage des forces, des instructeurs, des services de renseignement pour aller se battre en Syrie... Voilà. Je n'en dirai pas davantage. Mais pour l'instant, tout ça me paraît
un
peu compliqué. Et il faut voir la suite... On attendra de voir la suite des événements. J'ai un peu tendance à penser que ça devrait s'arrêter quand même assez vite. Alors il y a quand même une vraie tradition. C'est que... Moi, je me rappelle... J'étais allé en 1988 en Syrie.
Et
en 1982, donc 6 ans avant, il y avait eu dans la ville de Hama... Il y avait eu une répression absolument féroce faite par Hafez el-Assad, qui était le père
de
l'actuel président Bachar el-Assad, qui, l'un comme l'autre, sont des musulmans. Mais des musulmans,
c
'est une minorité, les alaouites, qui protègent d'ailleurs toutes les communautés, y compris les communautés chrétiennes. Ça mérite d'être souligné. Le régime des Hassad n'est pas un régime merveilleux, bien entendu. Mais c'est quand même un régime laïque, une partie basse. Et ils ont respecté toutes les minorités.
Bon.
Alors en 1982, le père Hafez el-Assad avait fait une répression qui avait fait 30 000 ou 40 000 morts, parce que la ville de Hama est une ville qui est traditionnellement peuplée par des frères musulmans et des intégristes. Or, c'est là qu'actuellement, il y a les combats et notamment ces forces terroristes dans la ville de Hama, qui se trouve un peu à mi-chemin
entre
Damas et Alep. C'est au bord de l'Oronte, qui est le fleuve Oronte. Bon. Ça veut dire au passage... Donc vous voyez qu'il y a des traditions sur long terme et que les populations restent fidèles, par exemple, à ces frères musulmans dont j'ai expliqué dans les vidéos auxquelles je vous renvoie, qui sont publiées non pas sur UPR TV, mais sur François Asnino TV. Ce sont des vidéos de culture générale, presque, mais qui sont très importantes pour bien comprendre la situation. J'avais expliqué que les frères musulmans, en fait, ont été tenus à bout de bras et lancés par les États-Unis d'Amérique.
— Une
question de Skyron. Je ne comprends pas pourquoi, dans la mentalité des gens en politique, il faut absolument être d'accord avec toutes les élus chefs de partis. Je dis cela parce que j'ai déjà vu des personnes quitter l'UPR pour des désaccords dérisoires.
Pour
ma part, j'ai aussi quelques petites divergences avec l'UPR, mais je suis d'accord avec l'essentiel. Qu'en pensez-vous
?
— Ben je trouve ça formidable. Voilà. C'est une très très bonne... Je suis mille fois d'accord.
C
'est normal. On peut pas plaire à tout le monde, et surtout les sujets. Voilà. Je vois d'ailleurs, depuis que j'ai créé l'UPR, il y
a
des gens... Qu'est-ce que j'ai pas entendu ? Ça me rappelle Pasqua qui m'avait dit... Quand j'étais auprès de Charles Pasqua il y a longtemps, donc il y a un quart de siècle, qui m'avait dit... Mais j'étais beaucoup plus jeune. Figurez-vous,
il
y a un quart de siècle, j'avais 25 ans de moins. Et il m'avait dit... François, vous n'avez pas le cuir assez dur pour le moment. Donc effectivement, eh ben c'est comme un vieux rhinocéros. Voilà. Faire de la politique, il faut que le cuir s'endurcisse. Bon. Mais effectivement, c'est triste. C'est triste. À l'UPR, j'imagine bien que tout le monde n
'est
pas d'accord avec absolument tout ce que je dis, ni tout ce que je suis. Il y a des gens qui trouvent que je suis trop vieux, d'autres qui trouvent que je suis trop gros. Alors j'ai fait un régime.
Alors
il
y
a des gens qui... Et il a mauvaise mine.
Et
puis après ça... Enfin c'est le meunier. Son fils est là. Alors j'ai été accusé d'agression sexuelle. Et puis après ça, on m'a dit que j'étais un vieux prof qui était barbant, que j'avais un charisme d'huître. Et puis après ça, je dis « Mais non,
j
'ai pas un charisme d'huître. Je suis pas si barbant que ça », puisqu'on a fait quand même... On a 105 millions de vues cumulées sur UPR TV. Et on a des vidéos qui dépassent 1 million de vues.
On
est quasiment les seuls sur la scène politique française à avoir un tel succès sur Internet. Alors quand je dis ça... Alors là, on me reproche. Oui, mais vous comprenez. Vous êtes barbant à amener vos nombres de vues. Et puis les vues font pas les votes. Mais si je parle du nombre de vues, c'est pour justement prouver que ce que vous dites sur le fait que j'ai un charisme d'huître, est faux. Enfin bon, voilà. C'est-à-dire qu'il faut toujours trouver quelque chose à redire en définitive. Bon. Ah, c'est triste. C'est dommage. C'est bête.
Je
commence à avoir un peu le calme des vieilles troupes, parce que je sais plus si je le racontais dans une vidéo antérieure. Mais ça, c'est quelque chose qui vraiment m'a fasciné. Il
y
a une collection
qui
s'appelle... qui était sortie il y a 20-30 ans de livres brochés. Je sais plus quel est l'éditeur. Ça s'appelle « La vie quotidienne sous machin-chose ». Par exemple, vous avez « La vie quotidienne à Versailles sous Louis XIV », « La vie quotidienne à Paris sous la Révolution », « La vie quotidienne... » « Comment ça se passait au jour le jour ». C'est un peu une façon intéressante de voir l'histoire de l'histoire. Pas toujours l'histoire avec les grands événements et les grands personnages, mais l'histoire du peuple, comment ça se passait.
Et
je vous conseille de lire si vous le trouvez. Un jour,
je
me suis procuré sur une...
L
'éditeur Hachette.
L
'éditeur Hachette. Je me suis procuré un jour...
Il
y a 5-10 ans... Sur une brocante, un de ses titres qui s'appelle « La vie quotidienne dans la France libre à Londres sous l'occupation
». Et
qui raconte comment vivaient les gens qui avaient rallié De Gaulle. Voilà. Ils avaient traversé... Donc vous savez, comme l'avait dit De Gaulle, il avait avec lui au début quelques poètes, quelques juifs
et
les pêcheurs de l'île de Saint. Et puis après,
il
y avait eu quand même des gens au fur et à mesure des mois, des années qui s'étaient ralliés à la personnalité de De Gaulle. Et donc ce livre a été écrit par quelqu'un qui avait rallié De Gaulle. Et alors
j
'avoue que j'ai été estomaqué... Mais faites l'expérience.
J
'ai été estomaqué quand j'ai lu ce bouquin, parce que j'ai découvert – ce que j'ignorais complètement
–
que dans la France libre, à Londres,
en
1942, il y avait toute une série de gens qui étaient anti-gaullistes. Ils savaient rallié De Gaulle dans la France libre. Et ils trouvaient que De Gaulle était trop grand,
il
était trop pompeux,
il
était trop ci,
il
était trop ça... Enfin voilà. Ça, c'est
l
'esprit français. Voilà. Cet esprit qui a tendance toujours... L'esprit de division, qui est un de nos travers nationaux. Voilà. Donc que les gens qui s'interrogent sur la meilleure chose à faire se disent que... Bien sûr que j'ai des défauts comme tout un chacun, que l'on me présente une seule personne au monde qui n'aie pas de défauts. Bien sûr que j'ai des défauts. Je crois avoir aussi quand même quelques qualités. Et j'ai aussi quelque chose auquel les gens devraient réfléchir quand même. C'est que l'apparence physique, l'âge, le cil, la calvitie, parler trop longtemps, etc. Bon, tout ça, ce sont des
défauts
véniels. C'est comme les gens qui ont voté Macron parce qu'il était beau. Ça, c'est une qualité vénienne. C'est superficiel. C'est minable.
Et
ce qu'il faut quand on s'engage en politique pour savoir pour qui on va voter, c'est de se dire est-ce que ce monsieur ou cette dame, c'est quelqu'un qui, premièrement, a de l'expérience
professionnelle ? Il
a été dans les allées du pouvoir. Il a bien connu les choses. Deuxièmement, est-ce que c'est quelqu'un
d
'intelligent et de cultivé ? Est-ce que c'est vraiment quelqu'un qui connaît bien, bien, bien beaucoup de choses
?
Voilà. Les grands dirigeants de ce monde sont des gens qui tout le temps, tout le temps
parlent
de l'histoire. Ça m'a frappé, d'ailleurs. Vous avez peut-être vu cette vidéo
où
Poutine a été interrogé sur Donald Trump. C'était il
y
a quelques jours. Et Poutine a dit cette chose que j'ai trouvée intéressante
et
surtout révélatrice. Poutine a dit que Trump
devait
faire attention à sa sécurité. Même maintenant, a dit Poutine, même maintenant qu'il est président élu, qu'il a été élu président... Il n
'est
pas encore président. Il
n'est
pas encore prêté serment.
C
'est le 20 janvier. Poutine a dit
Trump
devrait faire attention à sa sécurité.
Voilà.
Il est, je pense, suffisamment intelligent pour le faire. Mais a dit Trump, toute l'histoire des États-Unis montre qu'il y a eu beaucoup de tentatives d'assassinat comme celles qu'il a eues.
Pourquoi
je vous dis ça ? Parce que ça prouve que
quelqu
'un comme Poutine... C'est un exemple parmi 200, 2000 que je pourrais citer.
Comme
tout... Quand j'étais aux affaires... Quand j'ai accompagné François Mitterrand en Corée, au Kazakhstan, quand j'ai accompagné Chirac
à
Pékin, au Japon, en Thaïlande, en Malaisie, à Singapour, au Brésil, en Argentine, etc., en Bolivie... Quand on avait des rencontres avec des chefs d'État, il y avait des chefs d'État banals en définitive.
Et
puis il y en avait qui accrochaient, qui avaient quelque chose de plus, qui étaient des gens qui allaient marquer l'histoire de leur pays. Et c'était toujours, toujours
quelqu
'un qui connaissait très bien l'histoire et qui, en permanence, se projetait dans l'histoire. J'ai très exactement l'exemple
de
Jiang Zemin, qu'on avait rencontré à Cheong Nanai.
C
'est dans la partie ouest de la cité interdite à Pékin, réservée aux dirigeants suprêmes de Chine. Et j'avais assisté à un long d'entretien entre Chirac et le président Jiang Zemin, qui était
le
prédécesseur de l'actuel. Enfin entre les deux,
il
y
a
eu le président Hu Qintao. Et maintenant, c'est le président Xi Jinping. Mais à l'époque,
le
président Jiang Zemin,
quand
il avait parlé avec Chirac, il avait replacé ce discours dans toute
une
histoire. Il était remonté au XIXe siècle.
Voilà.
Donc ça, c'est la deuxième chose que les Français devraient se poser comme question. Est-ce que la personne qui se présente devant moi, c'est quelqu'un qui a
de
l'expérience, l'intelligence des situations, l'érudition, la connaissance historique, la connaissance de l'histoire de France, la connaissance de tous nos grands désastres nationaux pour ne pas... Parce qu'avoir eu des désastres, normalement, ça enseigne ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.
La
troisième qualité que les gens devraient se poser, c'est est-ce que ce monsieur ou cette femme qui se présente devant moi,
est
-ce que c'est quelqu'un qui
a
eu des échecs
dans
la vie
? Et
est-ce qu'il a eu des succès
? C
'est pas bon quelqu'un qui n'a pas eu d'échecs.
C
'est pas bon quelqu'un... Regardez, tout le monde voit bien le drame que nous vivons.
C
'est que Macron est beaucoup trop jeune. Il était beaucoup trop jeune. En plus, bon, c'est un cas psychiatrique. Mais de toute façon, il était beaucoup trop jeune. De toute façon. Comme sont beaucoup trop jeunes... J'avais fait une vidéo qui a eu beaucoup de succès aussi sur l'épidémie de Blanbecq en Occident.
Vous
ne pouvez pas avoir... Il y a des gens qui disent « Oui, mais regardez Bonaparte. Mais Bonaparte est dans une pipe ».
D
'abord, il n
'y
aurait beaucoup à lire sur Napoléon Bonaparte, parce que le coup d'État du 18 Brumaire... Aller relire... Aller lire le Napoléon de... Comment il s'appelle ?
Enfin
bref,
de
Jacques Bainville. Aller lire... Tout le monde sait que le 18 Brumaire... Bon, heureusement qu'il avait des gens qui étaient là pour le soutenir, parce que tout seul, il était encore très jeune. Il n'était pas sûr qu'il aurait mené à bien le coup d'État du 18 Brumaire. C'est pas sûr du tout. Bon. Et puis de toute façon, c'était une époque fin 18e, début 19e siècle, où les choses étaient beaucoup plus simples. Les économies étaient encore très rudimentaires. Les échanges internationaux l'étaient également. Les sociétés étaient plus fluides. L'appareil de loi était très inférieur. Les moyennes communications étaient inexistantes. Enfin ça n'a plus rien à voir.
Et puis l'espérance de vie elle-même était très faible. Je rappelle quand même que... Lorsque Balzac écrit son roman « La femme de 30 ans », c'est une femme déjà âgée. Voilà. Je rappelle que l'espérance de vie à la naissance
des
Français en 1830, ça devait être 35 ans, 35-38 ans. Voilà. Ça change tout.
Mais
à notre époque où les sociétés sont extraordinairement complexes, etc., il est important d'avoir des gens qui aient de l'expérience. On ne peut pas avoir... Même Giscard, à 48 ans, était trop jeune. Tout le monde le savait.
Les
plus grands dirigeants sont des gens qui ont au moins 55-60 ans. Ça a été le cas... C'est le cas de Poutine. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas Poutine, sauf à être de parti pris. Tout le monde sait que Vladimir Poutine est un très grand chef d'État. C'est quelqu'un qui va marquer de façon profonde l'histoire de la Russie. Jiang Zemin... Poutine a 70 ans. Jiang Zemin a 70 ans. Narendra Modi est quelqu'un qui est en train de faire sortir l'Inde de sa misère ancestrale.
L
'Inde est en pleine croissance économique. Narendra Modi,
c
'est un homme qui a bientôt 80 ans. Donald Trump, il a 78 ans. Il est peut-être en train de créer une révolution. Parce qu'il en a bavé, Donald Trump. Il a appris de ses échecs aussi. Donc ça, c'est aussi un argument que les Français devraient se poser comme question avant de placer leur confiance. C'est est-ce que c'est quelqu'un qui a vécu ? Est-ce que c'est quelqu'un qui a eu des échecs ? Est-ce que c'est quelqu'un qui a pu réfléchir à ces échecs
? Et
puis là, il y a encore un quatrième point.
Est
-ce que cette personne est courageuse
? Est
-ce que c'est quelqu'un qui,
contre
vents et marées, va défendre ce en quoi il croit
? Est
-ce que c'est quelqu'un ou est-ce que c'est quelqu'un qui va se plier parce qu'il a peur de Gilles Boulot ou de Pujadas à la télévision ? Hop, il va se carapater parce qu'il y a un sondage qui dit que les Français ne veulent pas sortir de l'euro. Est-ce qu'aussitôt, on va dire « Non, non, je veux pas sortir de l'euro ». Mais ça,
c
'est pas un homme d'État, ça,
ou
une femme d'État.
Non,
non. Et on doit juger également de la fiabilité d'un responsable en fonction du parcours qu'il a fait. Est-ce que c'est quelqu'un qui a changé d'avis tout le temps, qui a fait un parcours en zigzag ou c'est quelqu'un qui tient le cap
?
Et évidemment, le cinquième point, est-ce que ce cap est le bon ?
Et
là, ça permet de juger. Le dernier point, c'est la sincérité des convictions et la justesse des convictions. Voilà. C'est là-dessus que les gens doivent se... Mais pas sur le fait que... Tiens, Asselineau, il a perdu ses cheveux. Voilà. Enfin ça, effectivement, c'est nul. Et effectivement, il peut m
'arriver...
Je suis comme tout le monde. Ça peut m'arriver de dire
une
inexactitude, de me tromper sur une date. Bon, j'ai quand même pas mal de mémoire. Je crois que même mes pires adversaires
le
reconnaissent. Mais ça peut m'arriver de me tromper, etc. Mais quand je me trompe, j'essaie toujours de me dire « je me suis trompé, je me corrige ». Et en tout cas, ça n'est jamais volontaire. C'est-à-dire que je suis quand même... Il me semble que les gens qui ont un tout petit peu d'intuition peuvent se rendre compte
que
je dis ce que je pense.
Et
être la vérité, la réalité est toujours avec bienveillance et du bon sens. Voilà ce que je crois être fondamental. Eh ben pour le reste, si j'ai pu dire une chose ou une autre, où les gens trouvent... Ah ben tiens, là, quand même, il a été un petit peu... Là, je suis pas tout à fait d'accord avec lui. Ben oui, c'est normal. C'est la vie. Voilà. D'ailleurs, si un jour, je suis élu président de la République, je gouvernerais pas tout seul. On aura forcément des ministres, des coalitions. Il y
a
d'ailleurs en ce moment pas mal de gens qui nous rallient, y compris des cerveaux de la matière grise ou des gens venant de différents horizons. J'ai eu un grand plaisir – vous l'avez peut-être vu – de recevoir Cyril Diabaté. Alors
il
est pas à l'UPR. Mais enfin, il a eu la gentillesse de venir. Il a eu la gentillesse de dire que lui,
il
votait pas, mais quand même qu'en 2017, il considérait... Il l'avait dit publiquement. Il l'a redit que j'étais le meilleur des candidats. Cyril Diabaté, moi, je le connaissais pas personnellement. Vous l'avez déjà entendu parler de lui, bien entendu. C'est quand même un grand sportif.
C
'est quand même un type, moi, qui m'a... Vraiment, j'ai trouvé formidable. Enfin il a du bon sens. Il raisonne bien. Il a la hauteur de vue nécessaire. Il avait toute sa réflexion sur la nécessité de rétablir de l'autorité dans l'enseignement, de rétablir de l'éthique, de la droiture, notamment par le recours à ce qu'il pense qu'il faudrait... Et je trouve qu'il a mille fois raison de développer l'enseignement des arts martiaux en France pour, justement, face à une jeunesse un peu déboussolée par la perte de valeurs, rétablir les valeurs d'efforts, de courage, d'endurance, de dignité, de respect, de respect des règles, etc. C'est formidable. Enfin voilà. Voilà cet exemple-là.
Le Cyril Diabaté... Bon...
J
'ai l'impression qu'il est un peu en train d'évoluer sur l'idée de l'abstention. J'espère bien qu'il va finir par voter. Peut-être même j'espère par nous rallier. Mais voilà. C'est quelqu'un qui ferait, par exemple, un formidable ministre des Sports. Voilà. On pourrait pas arriver mieux. Voilà. Alors dès comme ça, eh bien il
y
en a qui nous rallient.
Oui.
Et c'est tant mieux qu'il en soit ainsi. Mais je comprends parfaitement qu'on soit pas d'accord sur tout avec moi.
— Une
question de Maxime. On retourne un peu dans l'international. Avez-vous vu cette scène incroyable de la présidente géorgienne Salomé Zourabijvili prenant la pause dans son bureau devant un drapeau géorgien et un drapeau de l'UE ? On ne pourrait pas dire que les manifestations actuelles dans ce pays se font sous faux drapeaux.
— Alors
oui, j'ai vu.
Je
suis un peu triste. Ceux qui me suivent savent que je connais personnellement Salomé Zourabijvili. Elle était au cabinet de Hervé de Charette aux Affaires étrangères dans le gouvernement Juppé II sous la présidence Chirac quand j'y étais moi-même.
Je
m'occupais de l'Asie, de
l
'Océanie, de l'Amérique latine et des questions économiques.
Et
elle s'occupait des questions transatlantiques. Donc c'est quelqu
'un
honnêtement d'agréable, de sympathique. Voilà.
Elle
était d'origine géorgienne, d'origine princière aristocratique géorgienne.
Ses
ancêtres, au moment de la Révolution soviétique, qui avaient fui donc la Géorgie... La Géorgie, c'est le pays de Staline, notamment, de Joseph Dougashvili. Donc elle avait... Ses ancêtres... Ses grands-parents, je crois, étaient venus en France. Elle était d'ailleurs apparentée à Hélène Carrère-Dancos. Hélène Carrère-Dancos était d'origine géorgienne, également. Et elle était citoyenne française. Elle avait passé l'ENA. Et puis elle était sortie au Quai d'Orsay. Voilà. Donc honnêtement, c'est une femme agréable. On se faisait la bise. On se tutoyait.
Bon.
Maintenant, elle s'occupait des questions transatlantiques. Et elle était finalement très proche des intérêts des États-Unis.
J
'ai eu l'occasion de le dire récemment. Elle a passé une partie de sa scolarité, je crois, à l'université de Columbia aux États-Unis. Elle s'était mariée avec un citoyen américain. Puis après ça, elle l'a divorcée. Et puis elle s'est mariée avec un citoyen géorgien, mais qui travaillait
pour
Radio Free Europe, c'est-à-dire
une
de ces radios de propagande financées par la CIA vis-à-vis de l'Europe de l'Est. Voilà. Donc Mme Zourabichvili est effectivement très très proche des intérêts transatlantiques. Voilà. C'est comme ça.
Alors
je suis effectivement très choqué parce qu'en tant que présidente de la République... D'abord,
elle
n
'a
pas beaucoup de pouvoirs. Parce que les Constitutions ne donnent pas toujours les mêmes pouvoirs aux chefs de l'État. Enfin vous connaissez tout ça. Donc la présidente de la République en Géorgie, présidente de la République, qui a un pouvoir assez superficiel, c
'est
le vrai pouvoir, et plutôt le Premier ministre. Vous savez donc qu'elle considère que les élections qui ont eu lieu ont été des élections frelatées. Et elle prend la pause. Elle fait un discours devant le drapeau géorgien, ce qui est bien naturel, devant le drapeau
de
l'UE. Alors ça, ça va pas du tout. C'est quand même incroyable. Voilà. Qu'est-ce qu'on dirait pas s'il y avait un responsable politique français qui fait parler devant un drapeau bleu-blanc-rouge de la France et un drapeau de la... Je sais pas, de la Chine ou de la Russie de Poutine ? On hurlerait au scandale. On dirait que c'est quand même une ingérence étrangère massive, ce qui est le cas.
Parce
que la Géorgie n'en déplaise à Mme Sourabishvili. La Géorgie n'est pas membre de l'UE. Il y a même une majorité de la population qui ne veut pas
être
membre
de
l'UE. Voilà. C'est comme ça. Donc actuellement, ce qui se passe en Géorgie, c'est qu'il y a une tentative
de
déstabilisation générale, à mon avis – j'en profite pour le dire –, émanant de l'État profond américain, qui n'accepte pas la défaite de sa candidate Kamala Harris, qui était un paltoquet. C'était une femme qui n'aurait... Voilà. Elle n'aurait été qu'une marionnette dans les mains de l'État profond américain.
Et
la nomination de Donald Trump, évidemment, est une catastrophe pour l'État profond américain. Vous avez vu, d'ailleurs, que Donald Trump
a
décidé de nommer à la tête du FBI
quelqu
'un qui s'appelle Tankash Patel, qui est un Américain d'origine indienne, qui est un avocat de 44 ans
et
qui a dénoncé... Dénonce l'État profond américain, justement, et a expliqué... C'était en 2013, dans un entretien à un site Internet qui est très connu aux États-Unis qui s'appelle The Hill. Ça veut dire la colline. Ça fait référence au centre du pouvoir à Washington DC, à la capitale fédérale américaine. Donc c'est vraiment... C'est les ragots, les rumeurs, l'état d'esprit de toute la haute
fonction
publique américaine et des cercles de pouvoir politique aux États-Unis d'Amérique. Eh bien donc ce Cash Patel a donc donné un entretien en 2013, il y a un an à peu près, où il a expliqué que si Donald Trump arrivait au pouvoir,
eh
bien ils allaient vraiment se venger, se venger de tout ce qu'ils ont fait. Et nommer ce type à la tête du FBI, alors même qu'il
y a
de forts soupçons que le FBI est trempé dans la tentative d'assassinat qui s'est de Butler en juillet dernier en Pennsylvanie de Trump,
on
sait pas où ça va. C'est vraiment très impressionnant. Alors l'État profond essaye probablement de mettre Trump
dans
une situation extrêmement difficile quand il va prendre ses fonctions.
Et
moi, je suis assez de l'avis de Poutine. Je pense que Trump devrait continuer à faire attention à sa sécurité, même si je précise quand même – ça, c'est un point très important – c'est que si d'aventure il arrivait malheur à Trump et que l'État profond finisse par l'assassiner, ce n'est pas comme les institutions françaises. C'est-à-dire aussitôt le président des États-Unis serait le vice-président actuel, M. Vance,
un
jeune.
Et
si lui-même était assassiné, ça serait le vice-président qu'il nommerait une fois qu'il serait nommé président qui ne viendrait. C'est-à
-dire
qu'il n
'y
a pas... Nous, en France, on
a...
L'élection présidentielle est liée à un homme en particulier ou une femme. Et si cet homme disparaît, il y
a
une nouvelle élection. On l'a vu en 1974, le 2 avril 1974, lorsque Georges Pompidou est décédé.
D
'un seul coup, il a fallu organiser une élection présidentielle. Aux États-Unis, non. Aux États-Unis, si le président décède en cours de mandat, ce qui n'est pas arrivé, je crois... Si c'est arrivé – excusez-moi – avec Roosevelt. Donc le 12 avril 1945, Roosevelt est mort. C'était son vice-président Truman qui lui a immédiatement succédé. Il n
'y
a pas eu de nouvelle élection.
Et
lorsqu'en 1974, je sais plus quoi, le 15 août ou 9 août – je me rappelle plus – Richard Nixon a été contraint à la démission avec l'affaire du scandale du Watergate, c'est non pas son vice-président qui avait été... Quand il avait été élu en 1972... Il avait été réélu, Nixon. Il avait été élu la première fois en 68, puis en 72 pour son deuxième mandat. Et dans son... Je dis de mémoire... Je vais peut
-être
dire une sottise. Je ne crois pas.
En
1972, quand il a été réélu, il avait un vice-président qui s'appelait Spiro Agnew, lequel avait été contraint à la démission dans une atmosphère de scandale, de corruption, je sais plus quoi. Bon. Et donc Richard Nixon,
en
étant président, avait perdu son vice-président qui avait dû démissionner. Et donc Richard Nixon avait nommé auprès de lui un nouveau vice-président qui s'appelait Gerald Ford,
qui
n'avait été élu par personne, pour le coup. Et lorsque Nixon a dû démissionner, parce qu'on allait tout droit vers la procédure d'impeachment, il allait être destitué, en fait.
À
ce moment-là, celui qui est devenu président des États-Unis, c'est Gerald Ford, qui a été président des États-Unis d'Amérique sans jamais avoir été élu par personne.
Et
c'est d'ailleurs d'une maladresse extraordinaire. Il avait la réputation d'être un type complètement maladroit, qui se cassait la figure sans arrêt.
Enfin
c'était... Il y
avait
peut
-être
des problèmes de... Bon. Bref. Voilà. Donc
tout
ça pour dire... Je termine sur cette digression, mais elle est importante. Ça veut dire que
l
'État profond n'en a pas fini avec Trump.
Et
le trumpisme, c'est que même si Trump était abattu, il y aurait Vance et il y aurait donc toute une série de gens qui l'ont rejoint, parmi lesquels il y en a qui sont au moins aussi durs que Trump. Quelqu'un comme donc Cash Patin, c'est quelqu'un qui en veut. Voilà. Donc ça, c'est un point qui est vraiment important à signaler. Alors
l
'État profond américain... Donc on a l'impression qu'en ce moment, ils font feu de tout bois pour essayer... Pendant qu'ils sont encore aux manettes, pour essayer de verrouiller au maximum ce que pourrait faire Donald Trump. Qu'est-ce qui le prouve ? Un, ce qui se passe en Géorgie.
En
Géorgie, il
y
a une contestation. Les gens qui sont dans la rue, ils ont maintenant des armements. On a vu... Il y a un citoyen britannique qui a été arrêté par les forces géorgiennes, qui manifestait... qui était une espèce d'entraîneur qui leur donnait des conseils. Donc il y a des mercenaires envoyés par l'Occident. C'est un nouveau Maïdan, ce qui se passe en fait en Géorgie.
Donc
ça veut dire que derrière, il y a l'État profond.
Il
y a eu... La même affaire est en train de se dérouler...
Bon,
la même affaire s'est déroulée en Moldavie,
où
il y a eu très probablement,
très
probablement, un bourrage d'urnes final à la fin pour permettre
à
la Moldavie de ne pas connaître ce qui est à l'aspect surprise général d'avoir un anti-européen et un pro-russe qui seraient arrivés au pouvoir
à
Kisinao, qui est la capitale de la Moldavie. Mais vous rappelez qu'à 95% des suffrages exprimés, la candidate sortante... Enfin la candidate privilégiée par les Européens était battue. Il y a eu probablement un faux.
C
'est un deuxième exemple. Troisième exemple, ce qui se passe en Roumanie.
En
Roumanie, vous avez vu que le candidat quasiment officiel des milieux euro-atlantistes, qui était le Premier ministre sortant, qui se présentait à la présidentielle
en
Roumanie,
a
été annoncé par les médias français, par l'AFP... Il y avait 80% des suffrages qui avaient été dépouillés. Il a été annoncé comme triomphant, comme gagnant. En fait, pas du tout, puisque sur les 20% qui ont été ensuite dépouillés, eh bien progressivement, on s'est rendu compte que c'était faux. D'ailleurs, c'était même pas des dépouillements. C'était des sondages post-électoraux qui avaient été donnés. Et l'humiliation suprême, c'est que le candidat des euro-atlantistes n
'est
même pas arrivé second.
Il
est arrivé troisième. De telle sorte qu'en tête est arrivé quelqu'un qui s'appelle donc Kalin Georgescu, qui est considéré comme complotiste, conspirationniste, pro-russes, anti-européens, antisémites... Enfin il a tout le paquet cadeau pour montrer la détestation qu'il suscite chez les euro-atlantistes. Alors qu'en fait, il n
'est
pas spécialement pro-russe. Il est surtout pro-roumain. Et il n
'a
pas envie que la Roumanie soit en guerre avec l'immense géant russe. On peut le comprendre. Et puis par ailleurs, il est parti en guerre contre la woke culture, etc. Enfin bon, bref, c'est un peu l'équivalent de Viktor Orban. Il est pro. Il a d'ailleurs beaucoup de sympathie pour Viktor Orban, pour Donald Trump. Donc on voit bien que là, il y a tout un narratif. Et ce qui s'est passé, c'est donc la numéro... Non seulement il est arrivé en tête, mais le candidat préféré des euro-atlantistes est arrivé en 3. Et celle qui est arrivée en numéro 2, c'était une centriste pro-européenne, mais moins fiable, semble-t-il, sans doute
moins
tenue par des dossiers ou par de l'argent, comme les euro-atlantistes aiment à sélectionner leurs élites. Voilà. Alors il y a eu un recours devant le Conseil, la Cour suprême roumaine, parce que les euro-atlantistes ne voulaient absolument pas que ce soit cette femme qui soit en numéro 2. Il fallait que leur candidat soit au moins numéro 2 pour participer au match final. Et on a appris hier que la Cour suprême a décidé, même s'il y avait 0,3 points d'écart entre les deux.
Ils
étaient presque à égalité. Mais la dame est arrivée un petit peu en avance. La Cour suprême
a
tranché en validant les résultats, de telle sorte que le candidat privilégié par les euro-atlantistes a été écarté.
Et
si j'en crois bien, on m
'a
fait passer la part des... J'ai quand même des sources d'informations à droite et à gauche. D'après certaines sources d'informations,
le
candidat Georges Escu, donc, qui sur le papier me paraissait quand même mal parti, il
y aurait
des sondages plus ou moins confidentiels qui le donneraient à 57% au deuxième tour et seraient donc élus.
J
'ai d'ailleurs vu... Vous avez peut-être vu qu'il y a... Je crois... Je ne sais plus qui est-ce qui est allé le soutenir... De l'équipe de Trump. Je crois qu'ils sont allés soutenir Georges Escu
en
Roumanie. Voilà. Donc là, c'est un point difficile. Alors pendant qu'on en est à parler de toutes ces questions internationales,
ben,
ce qui se passe évidemment au Moyen-Orient, il y a les États-Unis qui sont derrière cette affaire d'affaiblissement de la Syrie. Il y a aussi un autre... Deux autres phénomènes. C'est que le président de Taïwan
s
'est rendu aux îles Hawaï, qui est le 50e État des États-Unis d'Amérique, ce qui est vu de Pékin un scandale absolu, puisque le chef d'État de Taïwan n'a pas le droit, d'après eux, d'avoir des relations d'État à État à fortiori avec les États-Unis d'Amérique. Donc pour Pékin, c'est un chiffon rouge.
Et
vous savez très bien ce que ça signifie. C'est-à-dire que les Chinois de Pékin...
Ça
renforce cette position.
Ce
voyage qui a été fait par le président de Taïwan renforce la... Comment dirais-je... La vindicte des dirigeants chinois, les faucons, ceux qui sont les plus véhéments, qui veulent envahir Taïwan. Donc en fait, les Américains qui sont derrière jettent de l'huile sur le feu pour envenimer la situation entre la Chine et Taïwan.
Et
puis c'est pas tout. Ce qui vient de se passer, ce qui se passe en ce moment en Corée du Sud... Il y a une explication qui est derrière, semble-t-il. C'est que
le
président sud-coréen actuel est très impopulaire et qu'il a affaire à une opposition qui lui refuse le budget. Donc je l'ai dit tout à l'heure. Le président coréen étant d'ailleurs... Sa femme est soupçonnée de corruption industrielle. Enfin c'est... C'est une grande tradition en Corée. Tous les présidents sud-coréens ont chuté ou étaient assassinés ou ont chuté sur des questions de corruption, etc. Bref. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'opposition...
C'est
le leader de l'opposition qui pourrait succéder
au
président si celui-ci est destitué. C'est quelqu'un qui
est
très favorable à la Russie, et qui ne veut plus se mêler de l'affaire Shin Taïwan, ce qui est donc grave
pour
les États-Unis d'Amérique si la Corée du Sud
ne
veut plus être le fer de lance américain par le Nord sur l'affaire Shin Taïwan,
d
'où peut-être cette tentative désespérée de loi martiale qui a échoué. Donc on voit qu'il y a des grandes manœuvres en ce moment dans le monde entier
avec
les États-Unis derrière. Puis la cerise sur le gâteau, vous le savez peut-être, c'est qu'il y avait quelqu'un qui avait disparu de la circulation. C'est cette sorcière qui s'appelle Victoria Neland, qui est une femme qui porte sur son visage la malfaisance, puisqu'il suffit de comparer le visage qu'elle avait il y a 30 ans et ce qu'elle est devenue. Elle a un visage de quelqu'un d'atroce, en fait. C'est cette femme qui a été sous-secrétaire d'État du temps d'Obama et qui a été à la manœuvre, notamment sur le Maïdan pour renverser le régime ukrainien et faire installer en fait à la place le régime Zelensky.
Cette femme qui est en fait extrêmement maléfique, en fait, qui est l'une des chefs de file des néo-conservateurs américains, qui est une pousse à la guerre, pousse au crime. Elle porte une responsabilité extraordinaire dans le conflit en Ukraine, qui a fait des centaines de milliers de morts. Elle est à la manœuvre en permanence sur tous les théâtres où elle peut en fait développer la guerre. Elle a beaucoup conseillé Obama, qui reste dans l'histoire comme un des présidents les plus meurtriers des États-Unis d'Amérique.
Elle
avait disparu de la circulation... J'en avais parlé. C'était il y a peut-être un an au moins, peut-être un peu plus. Je me rappelle plus. Elle avait disparu de la circulation brutalement. Elle avait démissionné de son poste parce qu'on avait découvert qu'en fait, elle avait piqué dans la caisse. C'est même pas piqué dans la caisse. Elle avait fait des détournements qui étaient de type chute du Niagara, puisqu'elle aurait mis la main sur un milliard de dollars. Ça s'appelle « faire les choses en grand », un milliard de dollars qu'elle aurait détourné. Donc elle a été exfiltrée. On n'a plus entendu parler d'elle.
C
'était du temps de Biden. Et là, on a appris hier ou avant-hier que d'un seul coup, coucou, coucou, la revoilou. Elle est nommée à la tête
de
la NED, de la National Endowment for Democracy, qui est un des faux-nés de la CIA, plus exactement, qui a remplacé la CIA dans toutes ses actions ouvertes ou fermées à l'étranger, ses actions d'influence, de déstabilisation. Voilà. C'est Mme
Victoria
Nolande, la NED d'ailleurs, qui finance des opérations avec Soros du style « Les migrants en Méditerranée » pour arriver sur le continent européen. Voilà. C'est ça, la NED. C'est ça qu'on a. Donc tout ceci pour vous montrer que dans cette affaire bouillonnante qui est devenue le monde aujourd'hui, à mon avis, il serait quand même grand temps que Trump arrive au pouvoir, parce qu'il y a énormément de choses qui sont en train de se produire, qui...
Malheureusement,
l'histoire des hommes est faite de dérapages imprévus. Il faudrait pas que tout dérape soit en Ukraine, soit en Syrie, soit en Chine et à Taïwan, soit en Géorgie, soit en Roumanie, etc., etc. Et à chaque fois, derrière, vous avez quand même l'oncle Sam.
Une
question qui sera peut-être la dernière, puisqu'il nous reste 10 minutes. Une question de Philippe. Les milliardaires doivent-ils vraiment redouter le Frexit
?
Alors j'avais fait une réponse déjà la dernière fois. On m'avait posé la question de savoir pourquoi est-ce que les milliardaires, et de façon plus générale, pourquoi les classes dirigeantes françaises
ont
l'air finalement de s'en fichent, de voir la France disparaître. Alors je vous renvoie au dernier direct. J'en profite pour vous dire d'ailleurs que toutes les questions
des
directs sont en réalité reprises individuellement et publiées sur ma chaîne François Assino TV. Donc vous pouvez la retrouver plus facilement, parce que ça a été individualisé. Donc il y
a
une vidéo qu'on a sortie – je crois que c'était hier ou ce matin – qui était celle du direct de la semaine dernière, justement. Pourquoi les milliardaires, finalement, ne soutiennent-ils pas la France
? Alors
effectivement, on a l'impression en France qu'il y a des très très grosses fortunes qui ne veulent surtout pas le Frexit.
Alors
ça pose un problème qui est en lien d'ailleurs avec ce que je disais là, parce que dans d'autres pays, ça n'est pas le cas. Je rappelle que pour le Brexit au Royaume-Uni, il y a eu... Je me rappelle peut-être un mois ou trois semaines avant le référendum qui a donné le oui au Brexit. Il y avait quand même
une
tribune qui avait été publiée – ça devait être comme ça de mémoire – dans le Daily Telegraph
– enfin
dans le Telegraph, ça s'appelle maintenant
–
et qui avait été signée par 343 chefs d'entreprise, de PME ou de chefs parfois de grandes entreprises ou directeurs importants dans une très grande multinationale, mais un directeur de la filiale britannique, 343 chefs d'entreprise et personnalités du monde économique qui appelaient à voter pour le Brexit. En France, il y a des gens qui sont pour le Brexit dans ces milieux, pour le Frexit, mais ils ont très peur. Voilà. J'ai reçu aujourd'hui même... On va la diffuser demain. J'ai eu un entretien passionnant avec quelqu'un que j'aime bien, qui est Marc Toiti, que j'avais déjà reçu au mois de mai 2021. Donc ça faisait 3 ans et demi que je ne l'avais pas reçu.
C'est quelqu'un que j'aime bien, parce que c
'est
un économiste qui a beaucoup de bon sens, qui a les pieds sur terre et qui... Voilà. Je l'ai un petit peu poussé dans ses retranchements. Mais bon, il n'ose pas trop le dire. Mais bien entendu, il sait très bien que l'euro est condamné. Il avait même écrit un bouquin en 2012 là-dessus sur l'explosion de l'euro. Et il sait très bien le rôle totalement délétère que joue la construction européenne. Alors c'est pour ça que moi, j'avais un peu envie de m'adresser... Je ne
sais
pas s'il y en a qui me regardent, mais pas seulement les milliardaires. Je pense qu'ils ne doivent pas me regarder. Mais je pense à des dirigeants d'entreprises, de PME, des chefs de PME, des gens comme ça. C'est que
je
comprends le discours alarmiste. On ne
peut
pas sortir de l'UE. Si on sort de l'euro, les taux d'intérêt vont exploser. Mais ça, c'est un discours
de
court terme.
Voilà.
Il y a quelque chose de beaucoup plus grave. C'est que la France est en train d'être détruite.
Et
que pour redresser la France, il faudrait redresser tout un peuple qui est en train de s'avachir,
c
'est que les conditions économiques et légales dans lesquelles on a mis le pays sont en train de nous détruire. L'économie française s'effondre à cause
du
tarif de l'énergie, à cause de l'AREN, du marché européen de l'énergie.
Tout
le monde le sait. J'ai vu ce pauvre Stéphane séjourner, le vice-président de la Commission européenne. Il me fait de la peine, parce qu'on voit qu'il est... Il doit être assez gentil, mais on voit qu'il est complètement dépassé par les événements. Alors il a fait une déclaration. Là, il est allé voir... Je sais plus quoi. Il est allé à Arcelor ou je sais pas quoi. Il a dit qu'il y avait un effet ciseau à cause de la réglementation de la rudesse de la compétition internationale, qui était déloyale, la concurrence déloyale. Et puis à cause du prix de l'énergie... Enfin bon, d'une pipe, il découvre l'Amérique.
Voilà.
S'il y a le prix de l'énergie, si l'économie française comme l'économie allemande est en train de s'effondrer, c'est des décisions européennes, la décision des sanctions contre la Russie.
C
'est le fait que
les
États-Unis d'Amérique ont détruit Nord Stream. C'est le fait que la France, l'Allemagne, n'osent plus acheter quoi que ce soit à la Russie.
C
'est le fait qu'on a des réglementations aux motifs qui font passer aux moteurs électriques.
On
est en train de tuer l'industrie automobile européenne. Parce qu'au même moment, les Chinois qui produisent du CE2... En veux-tu ? En voilà ! N'en veux-tu pas ? En voilà ! Quand même, eux,
ils
sont en train de produire des voitures électriques qui vont détruire notre industrie automobile. Dans tous les secteurs, c'est la même chose. C'est une entreprise de destruction générale. Et quand M. Séjourné parle de concurrence déloyale... Mais non ! C'est que les entreprises en Europe, elles sont soumises
à
des faisceaux de normes, de contraintes réglementaires... Mais délirantes ! Mais délirantes ! Dénirantes
!
Notamment toutes ces questions concernant le CO2.
Voilà.
Alors il n
'y
a pas un seul responsable politique. Ils ont peur. Ils ont peur du qu'on dira-t-on ? Que va dire David Pujada ? Enfin... Qu'est-ce que j'ai peur ? En attendant, on est en train de détruire notre industrie. Voilà.
Donc
les chefs d'entreprise qui me regardent ou des directeurs de grands groupes, ils devraient se poser en eux-mêmes.
Est
-ce qu'on continue avec ce système ? Parce que ça fait quand même maintenant, depuis le traité de Rome de 1957, 67 ans de désastre. Et ce désastre s'accélère. La situation de la France est absolument calamiteuse. On va peut-être être placés prochainement, je sais pas, sous une tutelle étrangère, et être obligés de vendre des pans entiers de notre patrimoine. Donc on va continuer jusqu'à quand
? C
'est pour ça que j'invite toutes les personnes du monde économique,
etc.,
à réfléchir, à avoir la hauteur de vue de se dire «
Je
vais pas raisonner à 6 mois. Je vais raisonner à 20 ou 30 ans ». Voilà. C'est-à
-dire
que sortir de l'UE, sortir de l'euro, ça sera pas forcément très facile. Je n
'ai
jamais dit le contraire.
Mais y
rester,
c
'est bien pire.
Voilà. C
'est comme dit le dicton. Est-ce que vous préférez la fin d'une horreur
ou
une horreur sans fin
?
Il y a le problème. C'est pas de ma faute. Moi, je suis de ceux qui ont voté non à la Constitution européenne en 2005.
C'est
pas de ma faute. C'est pas de la faute des 55% des Français qui ont voté non à la Constitution européenne.
C
'est pas de ma faute. Moi, j'avais voté non à Maastricht en 1992. Je me bats depuis bientôt 18 ans pour expliquer qu'on va au désert. Et on y va.
Mais
les responsables... Alors je vois... Il y a ce discours qui est toujours de dire « Oui, mais ce qu'il faudrait, c'est ça ». Ce qu
'il
faudrait,
c
'est ça. Marc Toiti, je l'ai un petit peu chambré tout à l'heure, parce qu'il me dit « Oui, en fait, il faut changer de logiciel ». Ça veut dire quoi, changer de logiciel ? Lui qui a un esprit tellement juste, tellement de bon sens, tellement cartésien, comment est-ce qu'il peut dire ça ? Ça veut dire quoi, changer de logiciel ? Ça me rappelle Macron qui va dire « Voilà,
il
faut refonder la République », « Il faut revisiter les oppositions ». Enfin
tout
ça, c'est des gens qui éluent le vrai sujet, cette expression que les Anglais disent et que j'aime bien, qui est « L'éléphant dans le couloir ». Voilà. Vous êtes dans un couloir. On parle de tout. Il
y
a un éléphant au milieu du couloir. On fait comme s'il n'y était pas là. L'éléphant dans le couloir, pour la France, c'est notre appartenance à l'UE, à l'euro et à l'OTAN. Voilà. Et tant que vous avez des gens comme c'était aujourd'hui d'ailleurs le cas de ces gens qui ont renversé Barnier, il y a pratiquement eu très très très très peu de monde qui a parlé même de construction européenne. Il y
a
Mme Le Pen qui a cité ça, c'est tout. Mais enfin le problème, il est là. Le problème numéro un, c'est qu'il est là. C'est que les Français ne décident plus de rien et qu'on est lancé dans un truc qui ne peut pas marcher et qui d'ailleurs ne marche pas et qui ne marchera pas et qui ne peut pas marcher. Alors on peut toujours dire ça va marcher, ça va marcher, ça va marcher. Bon, ça fait 67 ans qu'on nous explique ça va marcher. C'est exactement la même chose
que
ce que fut la construction du socialisme. Alors voilà ce que j'ai à dire à tous les chefs d'entreprise. C'est qu'il ferait bien de faire attention, parce qu
'il
y a aussi quelque chose qui est important.
La
maximisation de ces profits, c'est très bien. Je parle par exemple aux milliardaires. Je crois qu'il doit y avoir quelque chose comme
à
peu près une cinquantaine de personnes en France qui ont une fortune supérieure à 1 milliard d'euros.
Sur
68 millions d'habitants, il y a 50 personnes en France
qui
ont une fortune supérieure
à
1 milliard d'euros à peu près, 50-55 personnes. Voilà. Il doit y avoir 10-15 qui ont plus de 10 milliards d'euros.
C
'est... Je le dis comme je le pense. C'est... Il faut avoir une réflexion sur ces hyperfortunes. Parce que
quand
vous avez... Imaginez que vous ayez 10 milliards d'euros.
Qu
'est-ce que vous faites si demain, vous avez 10 milliards d'euros ? Alors il y
a
des gens qui vont dire « Ah ben oui, je vais aller me prendre une cuite ». Bon. Il y en a qui vont dire « Je vais aller dans des très bons restaurants ». Il y en a qui vont dire « Je vais acheter un château, un château fort, un château renaissance, un château du XVIIIe siècle ». Il y
en
a qui vont se dire « Je vais acheter une collection de Ferrari de Maybach ». D'autres qui vont s'acheter une villa hollywoodienne, une villa à Saint-Tropez, une villa au Seychelles, un avion privé, etc. Mais quand vous additionnez tout ça, vous n'arrivez qu'à quoi
?
Qu'à 20, 30, 40 millions de dépenses ? Je dis que...
Je
suis comme toujours. Je disais pas.
Mais
mettons 100 millions de dépenses. Vous vous achetez des tableaux de maître... Mais si vous avez 10 milliards, il vous en reste encore 9 milliards 900 millions à dépenser.
Alors
bon,
c
'est surtout... C'est souvent du patrimoine sous forme d'actions. Mais enfin, vous pouvez les vendre et réaliser.
Alors
je dis ça. Pourquoi ? Parce que ça veut dire qu'il
y a
un moment à partir duquel
il
y a des fortunes qui atteignent un tel niveau de richesse,
dont
le patrimoine personnel est tellement élevé,
qu
'ils deviennent plus puissants que des États.
Et
ça, c'est un véritable problème,
un
problème auquel a été confronté quelqu'un comme Poutine, par exemple, avec les oligarques, Xi Jinping,
avec
ces oligarques, dans un certain nombre de pays,
où
on voit des puissances privées qui ont tellement d'argent
qu
'elles peuvent influer
sur
la vie politique pour prendre le pouvoir.
Il
est là, le problème.
Il
y avait la veuve de Mao Zedong. C'était sa quatrième épouse. Et c'était d'ailleurs son quatrième mari. Enfin la vie privée de Mao Zedong nécessite un ouvrage entier.
Xi
Jinping, elle s'appelait... C'était une danseuse, je crois, mais qui était alors une
très
très très maoïste, mais au sens politique aussi du terme, et qui était une femme qui avait vraiment... Elle avait mené un truc qui s'appelait la bande des 4. Les gens qui ont vécu dans les années 70 se rappellent peut-être ce qu'on l'appelait la bande des 4. Il y avait Tianqing,
il
y avait... Je sais plus qui... Wen Ji Bao,
il
y avait... Enfin bref.
Elle
avait dit, cette femme, quelque chose qui est très intéressant.
Elle
avait dit que dans la vie, il n
'y
avait que 3 choses qui comptaient.
C
'était le pouvoir,
le
sexe
et
l'argent. C'était une cash, quand même. Ça n'était pas... C'était pas les propos de Sainte-Thérèse de Lisieux. On parle de la femme de Mao.
Et
elle avait dit qu'avec l'expérience sur ces 3, la seule chose qui, finalement, dont on ne se lassait jamais, avait-elle dit, c'était ni l'argent ni le sexe. C'était le pouvoir.
Voilà.
Et je le dis parce que quand vous avez... Imaginez que vous ayez 10 milliards... A fortiori, quand vous en avez 150 ou 200 milliards, comme M. Bernard Arnault,
il
y
a
un moment à partir duquel vous vous dites « Qu'est-ce que je fais de cet argent ?
» Et
c'est inévitable
que
vous vous dites «
C
'est moi qui suis le roi du monde et que je vais diriger tout
». Donc
les immenses
fortunes,
obligatoirement, obligatoirement,
presque
obligatoirement, vont s'orienter vers la prise de pouvoir politique et la dénaturation de la démocratie.
C
'est ce à quoi sont confrontés
les
dirigeants de tous les pays du monde, y compris d'ailleurs aux États-Unis d'Amérique. Alors la différence aux États-Unis... J'ai déjà eu l'occasion de le dire. C'est qu'aux États-Unis d'Amérique, il y a des milliardaires, des multimilliardaires originaux. Voilà. Aux États-Unis d'Amérique,
il
y a Donald Trump. Il y a Elon Musk. Il y a Vivek Ramaswamy, qui est
cet
Américain d'origine indienne, qui va co-diriger le Doge, le ministère de l'efficacité gouvernementale, avec Elon Musk.
Elon
Musk, c'est quand même... C'est un des hommes les plus riches du monde, avec Jeff Bezos et avec Bernard Arnault.
Et
eux, ils veulent défendre leur pays.
C
'est comme ça.
Mais
nous, en France, on n'a pas de Vivek Ramaswamy, on n'a pas de Elon Musk,
parce
qu'on n'a pas de Donald Trump. On n'a pas de multimilliardaires qui se disent « Je vais sauver mon pays ». On a des milliardaires qui se disent « Je vais manipuler tout le monde
». Encore
une fois, c'est ce à quoi s'est confronté Trump... Comment s'appelle-t-il ?
Poutine
ou Xi Jinping. Voilà. Donc il y a véritablement une réflexion à mener, je pense. C'est que peut-être faudrait-il convenir dans un programme présidentiel. Je mesure tout ce que ça a de révolutionnaire. Et je mesure bien sûr à quel point ça ne va pas me faire des amis, et notamment que je vais pas être certainement invité sur les grands médias. Mais je ne suis justement pas invité. Alors ça me donne une liberté formidable. Ça me donne la liberté de vous dire ce qui serait bien pour le peuple français.
Je
suis pas contre le fait que les gens s'enrichissent. Bien sûr. Au contraire, c'est normal. C'est un objectif sain et naturel dans la vie. Mais il
y
a s'enrichir et s'enrichir.
C
'est-à
-dire
qu'au-delà de 5 milliards, 10 milliards d'euros d'actifs... Bon, c'est bon. À ce moment-là, à ce moment-là, ça devient
des
menaces
sur
la démocratie. Alors
quand
je vois que M. Bernard Arnault, maintenant, vient de se faire élire au fauteuil numéro 1 de l'Académie des sciences morales et politiques, qui est Conti, quand je vois qu'il a racheté l'École supérieure de journalisme... Ça va aller jusqu'où
?
Je ne sais pas pourquoi M. Bernard Arnault ne décide pas d'être le prochain président de la République, après tout. Il a tous les moyens pour l'être. Voilà. Donc c'est un véritable sujet. Alors là, c'est terra incognita. Vous ne trouverez aucun responsable politique qui vous dira ce que je dis. Et si je le dis, c'est parce que je suis là pour dire ce que je pense et dire la vérité. Voilà. Dans une République bien menée, dans une véritable démocratie, il devrait y avoir un système qui permet de s'assurer qu'il n'y a pas des fortunes qui deviennent tellement colossales
qu
'elles finissent par vider de sens la démocratie en manipulant les médias, en rachetant les médias, démanipuler les instituts de sondage, et puis corrompre et en fait décider à la place du peuple. Voilà. C'est ça que je pense
être
fondamental.
Alors
c'est pas tout à fait fini, parce que j'ai quelque chose à dire pour ceux qui sont arrivés jusqu'ici. Nous sommes au mois de décembre. Nous sommes dans quelques jours et ailleurs à Saint-Nicolas. Pour ceux d'entre vous qui sont natifs
de
l'est de la France et sous influence germanique, on fête Saint-Nicolas. Je crois que c'est le 6 décembre.
Si
vous êtes d'origine alsacien, lorrain, etc., vous fêtez plutôt Saint-Nicolas que le Père Noël. Au passage, vous savez que le Père Noël...
Je
suis au regret de le signaler. Vous le savez sans doute. Certains d'entre vous le savent sans doute. C'est en fait un truc... Une invention de Coca-Cola. Le rouge de la tunique du Père Noël, c'est le rouge
du
Coca-Cola. Voilà. Et le blanc de l'hermine ou de la zibeline, c'est le blanc de Coca-Cola. Allez vous renseigner sur
l
'apparition du Père Noël, de Santa Claus, etc. Bon. Bref. En tout cas, c'est le mois de décembre. Et je voulais vous dire qu'à l'occasion du mois de décembre, sur notre boutique UPR, on a mis en ligne des cadeaux spéciaux, notamment des emballages cadeaux, des lots pour faire des cadeaux Noël, avec notamment des savons de cette pauvre ville de Alep, des savons parfumés, également des épinglettes. Enfin vous verrez tout ça sur la boutique. Donc ça, je voulais vous le dire.
Vous
dire également que nous aurons un petit tirage au sort. C'est-à
-dire
que toutes les personnes qui auront fait un don entre le 1er décembre et le 24 décembre, eh bien on tirera au sort parmi toutes ces personnes qui auront fait une adhésion ou un don à l'UPR pour leur donner... De toute façon, c'est une petite production limitée. Ce sont des épinglettes faites avec une vraie pièce de 1 franc. Donc il n
'y
en a pas pour tout le monde. C'est très très limité. On en a, je crois, une trentaine, une quarantaine. Donc on tirera au sort pour ceux et pour les heureux bénéficiaires. Et puis je voulais vous dire aussi une autre petite chose pour Noël. Là, je m'adresse aux gens qui nous donnent de l'argent, parce que nous avons des difficultés financières. Je ne voulais pas cacher. On n
'est
pas comme la France, puisqu'on a zéro euro d'endettement. Je l'ai dit, redit, j'y tiendrai. Vous pouvez compter sur moi. Nous ne dépendrons jamais d'une banque. Donc on a une situation financière saine. Mais on ne croule pas
quand
même sous l'argent. Et on a quand même des échéances régulières qui arrivent
pour
ses locaux, pour les salariés que nous avons à l'UPR, etc. Donc je m'adresse ici à toutes les personnes qui, au cours de cette année 2024, nous auront fait une adhésion mécène. Alors les mécènes, c'est 3 000 €
pour
l'année,
pour
une personne ou en couple. Alors je sais bien que tout le monde ne peut pas avoir ça. C'est pour ça qu'on a aussi ce cadeau par ailleurs qui sera tiré au sort. Et là, dès que vous faites un don ou une adhésion, quelle qu'elle soit, eh bien vous aurez la chance d'avoir éventuellement cette épinglette. Mais je m'adresse aux personnes qui, au cours de cette année... Alors même si ce sont des gens qui, depuis, mettons, le 10 février dernier, nous ont versé 1 500 €,
eh
bien il suffit de mettre 1 500 € d'ici donc au 31 décembre cette fois-ci. Donc c'est pas jusqu'au 24 décembre, mais jusqu'au 31 décembre
pour
dépasser les 3 000 €. À ce moment-là, vous serez dans la catégorie mécènes. Et là, nous aurons un cadeau à vous donner. Alors je voulais vous montrer les cadeaux. Le cadeau, ça sera... Vous savez que j'aime bien les médailles. C'est une médaille
que
nous avons tirée spécialement
par
la monnaie de Paris. Je ne sais pas si on peut le voir avec la caméra. Voilà. Et c'est cette médaille qui est quand même... Voilà, que vous voyez ici.
Voilà. Alors
cette médaille, elle a une histoire. C'est la médaille de la Libération
qui
a été gravée en 1945 par Pierre Turin. Pierre Turin était un graveur de la monnaie de Paris, qui est restée célèbre notamment parce qu'il avait fait en 1925 une médaille octogonale pour la première exposition des arts décoratifs. C'est le lancement de ce qu'on appelle les arts déco. Voilà. Alors ça, c'est la reprise de cette médaille. C'est une médaille en bronze.
Là,
elle brille parce qu'elle est sous les Sunlines. C'est une médaille en bronze qui fait à peu près 7 cm de diamètre. Je crois que ça doit faire 68 mm. J'ai demandé à la monnaie de Paris... Nous sommes allés voir exprès parce que j'aime beaucoup les médailles. J'ai une collection de médailles. Donc c'est une reprise du coin, comme on dit, c'est-à-dire de ce qui fabriquait la médaille en 1945. Sauf que cette fois-ci, ils ont ajouté 2007. 2007, pourquoi ? Parce que c'est l'année de création de l'UPR. Voilà. Donc ça, c'est à l'avers. Vous voyez une Marianne à laquelle on arrache
une
chaîne.
Voilà.
Et au revers... Au revers, eh bien vous aurez... Voilà. Vous aurez ici
cette
médaille avec marqué « Union populaire républicaine
» avec
notre logo. Et puis en dessous, là, je ne montre pas parce que c'est une médaille qui sera attribuée. Voilà. Je le montre ici. Le début, c
'est...
Voilà. Quelqu'un... Un de nos adhérents l'a déjà fait graver, qui... Voilà. Le prénom commence par Michel. Donc ça sera gravé. Ce sont des médailles
qui
sont hors commerce et qui sont également... Je voudrais montrer sur la tranche numérotées.
Voilà.
C'est-à-dire que celle-ci, en fait, on la regarde comme ça. Voilà. Je pense
que... Voilà. C
'est le numéro 7 sur 100. 007,
comme
James Bond.
Ce
sont des médailles numérotées. Voilà. Alors ça, eh bien cette médaille sera donnée à un exemplaire. Une des 100,
c
'est une médaille...
C
'est très jolie. Ça vaut de l'argent. Enfin c'est du bronze, mais ça voudra de l'argent. Ça voudra de l'argent dans 20 ans, dans 50 ans. Vous avez vu que c'est une médaille qui a été faite spécialement pour nous, que je suis allé commander à la monnaie de Paris. Et donc voilà. Si vous avez les moyens de contribuer à notre financement en étant donc mécène, c'est-à
-dire
au moins 3 000 € pour l'année, sur l'ensemble de l'année...
Éventuellement,
vous pouvez nous donner davantage, puisqu'on peut... Jusqu'à 7 500 €. C'est autorisé par la loi. Eh bien vous aurez cette médaille qui sera numérotée
et
gravée. Voilà. Et puis pour ceux d'entre vous, on a un petit reliquat d'une médaille antérieure que l'on avait faite également les années antérieures. Donc on en a d'autres. Si certains d'entre vous préfèrent
avoir
la médaille qu'on avait faite auparavant, c'était cette médaille qui est également très jolie que je me permets
de
montrer, qui est une espèce de... Alors c'est pas fait par Pierre Turin. C'est une médaille plus récente. Mais c'est un pêle-mêle
qui
est très joli, avec des pièces
de
1 franc ou de 50 centimes, voilà,
que
vous avez pu avoir dans votre poche, et qui est... C'est sculpté comme ça, un peu en relief, en rond de bosse, comme si c'était
en
fait des pièces... Évidemment, ça ne
tombe
pas. C'est gravé. Voilà. Et c'est également numéroté. Et à l'arrière, vous avez également la même chose, avec « Union populaire républicaine », « L'union du peuple pour rétablir la démocratie
»,
avec notre logo. Donc ceux d'entre vous qui auraient les moyens d'être adhérents mécènes à l'UPR, eh bien éventuellement, nous avons prévu de leur donner l'une de ces deux médailles, évidemment, jusqu'à l'épuisement des stocks, voilà, puisque c'est un nombre de médailles extrêmement limité. Et je peux vous assurer que
c
'est quelque chose qui est un bel objet, qui honorera vos cabinets de curiosité, comme on disait au XVIIe siècle. Les princes avaient des cabinets de curiosité. Ils mettaient comme ça des beaux objets. Si vous n
'avez
pas de cabinet de curiosité, simplement mettre ça
sur
l'étagère d'une bibliothèque, voilà, dans votre séjour. Et puis c'est un bon souvenir de notre mouvement politique. Ça a toujours du sens. La première, c
'est
la médaille avec le Pellemel, avec des pièces en francs.
Vous
savez que nous voulons revenir aux francs.
Et
puis la deuxième, eh bien c'est la libération nationale, voulue par Pierre Turin. Voilà ce que je voulais dire, sachant qu'encore une fois, je comprends parfaitement que tout le monde ne peut pas verser 3 000 €. Je le comprends. C'est la raison pour laquelle il y a aussi cet autre cadeau que nous faisons. C'est que
nous
tirerons au sort. Toute personne qui, entre le 1er décembre
et
le 24 décembre au soir, minuit, nous aura fait un don ou une adhésion à l'UPR... Un don... Alors quand même un don, une adhésion supérieure à 30 €. Parce que bon, tout ça nous coûte quand même de l'argent. Je le reconnais. Et donc là, on tirera au sort. Et si vous êtes parmi ceux-là, on vous enverra
une
petite épinglette. Alors j'en portais un. Je n'en ai pas là sur moi. Avec une vraie pièce de 1 franc. Voilà. Bon, c'est un petit peu... C'est pour préparer les fêtes. J'en profite aussi pour dire que pour ceux d'entre vous qui le souhaitent, notre boutique de l'UPR sera ouverte au 28 rubafrois à Paris 11e pendant les jours avec... On va mettre sur le site nos horaires. Mais on aura certainement... Les derniers week-ends avant Noël, on aura une permanence le samedi, peut-être même le dimanche. Il faut que je voie ça pour vous accueillir.
Et notamment, on peut vendre sans frais de port les objets que nous avons, et y compris, je pense qu'on doit avoir un certain nombre de bouteilles de champagne. Et sinon, il y a évidemment le champagne UPR, et notamment la cuvée du président, notre nouveau champagne qui était... On a la cuvée normale et la cuvée du président. Voilà. Bon, j'espère que tout ça vous aura fait un petit peu songer au fait que nous sommes un mouvement politique qui ne dépendons que de vous.
Nous n'avons aucune aide financière extérieure, aucun crédit bancaire, aucune aide étrangère, évidemment, malgré la solide réputation que l'on m'a faite de recevoir des valises de Poutine, de Xi Jinping, et maintenant, semble-t-il, des valises de Trump. Évidemment, on reçoit strictement rien de tout ça. Nous, la seule chose qui compte, c'est tout simplement d'être les fidèles représentants du peuple français. Voilà. Merci de m'avoir écouté. Et puis donc, si vous le voulez bien, à mercredi prochain pour le 40e épisode. Vive l'UPR et vive la France.
Merci.
François Asselineau