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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 mai 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeImmigration & asileSolidarités & famille

Agnès Canayer : « L'entrisme, c'est à bas bruit, c'est insidieux. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    De quelle une de la presse régionale avez-vous envie de nous parler ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Que contient ce texte de Bruno Retailleau sur la lutte contre l'entrisme islamiste ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelle définition donnez-vous de l'entrisme ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'état aujourd'hui de la menace de l'entrisme ?

  • 11:00RelanceRéponse directe

    N'est-ce pas compliqué de légiférer sur un phénomène difficile à évaluer ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures propose ce texte pour colmater les brèches ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Agnès CanayerFait
    « l'antrisme, ce n'est pas un acte individuel isolé, ce n'est pas le fait pour une personne de porter des propos, c'est le fait de le faire de manière concertée dans le cadre de groupements de fêtes ou d'associations pour introduire un projet politique sur du long terme qui viserait à supplanter nos valeurs de la République par les lois religieuses. »
  • 15:00Agnès CanayerFait
    « on a resserré, d'où cette notion de concertation, d'infiltration insidieuse, de projets politiques faisant supplanter les lois de la république par les lois religieuses »
  • 19:00Agnès CanayerFait
    « C'est d'assécher financièrement ces associations qui pratiquent l'entrisme islamiste. Parce que c'est le nerf de la guerre. »
  • 21:00Agnès CanayerFait
    « c'est protéger les enfants, parce que ce sont des cibles prioritaires. C'est un projet de long terme qui passe par l'éducation, qui passe par la manipulation des jeunes. »
  • 23:00Agnès CanayerFait
    « on a aussi tout un axe essentiel sur les accueils collectifs de mineurs et sur les éditions, les livres. Parce que la jeunesse aujourd'hui, c'est la première cible de cet entrisme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

– Merci Stéphane et à tout de suite on va revenir avec vous Agnès Canaillé, je vous représente, sénatrice de la Seine-Maritime, vous êtes rattachée au groupe Les Républicains, conseillère municipal d'Edouard Philippe, vous étiez également ministre dans le gouvernement de Michel Barnier et vous êtes la rapporteure du texte de Bruno Retailleau sur la lutte contre l'antrisme islamiste. On va longuement en parler, mais d'abord on regarde les unes de la presse régionale. Trois titres qu'on a sélectionnés.

D'abord la une de Varmatin, la tentation super éthanol. 1000 euros d'économie pour 20 000 kilomètres par an face au litre d'essence à plus de 2 euros les installations de boîtiers de conversion au super éthanol explosent la deuxième une c'est celle du berry républicain et les suites de cette rêve partie illégale qui s'est tenue dans le chair ce week-end et même si de nombreux tuffeurs sont partis ils ont resté encore plusieurs milliers hier le préfet confie ne pas savoir quand ce déclenival déclenival prendra fin laurent dunez veut durcir les sanctions le texte sera examiné au sénat dans 15 Et puis la dernière une, c'est celle de l'Est républicain et c'est Sophie la girafe que vous connaissez forcément. Sophie la girafe, une girafe pas si made in France, titre le journal.

Elle fait partie du quotidien des familles françaises réputée pour son côté et ludique. Elle incarne le Made in France problème. Une partie de sa production serait actuellement réalisée en Chine, comme le reconnaît son PDG Vosgien Alain Thirion qui évoque une situation provisoire.

De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Écoutez, c'est très difficile parce que les trois sont intéressantes. La première parce que cette transition énergétique et notamment les sources de carburant, c'est un enjeu et c'est un enjeu sur mon territoire, le Havre, avec notamment la mise en œuvre d'usines de biocarburants et et donc c'est un sujet qui est essentiel, et je pense que c'est un sujet d'avenir.

Et Sophie Lagirafe, ça me fait beaucoup rire, tout en tant que ministre des Familles, et m'étant beaucoup intéressée à la petite enfance, puis c'est vrai que tous nos enfants ont toujours eu nous-mêmes cette belle girafe, alors ce serait bien qu'elle puisse évidemment être produite en France et le retour industriel sur notre territoire est aussi un enjeu stratégique. Le message est passé, on en revient au cœur du sujet et de l'actualité du Sénat aujourd le Sénat qui va donc se pencher cet après-midi sur la proposition de loi de Bruno Retailleau pour lutter contre l'entrisme islamiste en France. Vous en êtes la rapporteure Stéphane, que contient ce texte ?

Alors c'est un texte de Bruno Retailleau, le sénateur et candidat LR à la présidentielle, inspiré de Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur. Il y a un an, quand il était encore au gouvernement, il recevait sur son bureau un rapport sur les frères musulmans et d'islamisme en France. Le document décrit l'existence d'une menace pour la cohésion nationale présentée par la montée de l'islamisme municipal.

Voilà ce qui est écrit, une menace par le bas, pointent les auteurs du rapport, pas seulement de séparatisme, d d'exclusion de certains citoyens de la société, mais aussi de ce qui est qualifié donc par dentrisme, par Bruno Retailleau, c'est-à-dire de manœuvre pour modifier la loi et y intégrer des exceptions sur la laïcité ou l'égalité entre les hommes et les femmes, par exemple. Anne Skanaï, cette définition de l'antrisme, c'est un sujet qui est délicat. La loi, d'ailleurs, ne le définit pas vraiment.

Quelle définition vous donnez, vous, de l'antrisme ? – Écoutez, c'est vrai que c'est le cœur du sujet, savoir exactement de quoi on parle et qu'est-ce que c'est que ces manœuvres d'antrisme qui risquent de déstabiliser nos institutions. Un des premiers éléments qui est important à prendre en considération, c'est la concertation, c'est-à-dire que l'antrisme, ce n'est pas un acte individuel isolé, ce n'est pas le fait pour une personne de porter des propos, c'est le fait de le faire de manière concertée dans le cadre de groupements de fêtes ou d'associations pour introduire un projet politique sur du long terme qui viserait à supplanter nos valeurs de la République par les lois religieuses.

Donc on voit bien que c'est à bas bruit, insidieux, un mouvement lent et de long terme mais c'est surtout un mouvement qui est concerté et collectif. Quel est l'état aujourd'hui ? Est-ce qu'on arrive à définir l'état de la menace de l'entrisme ?

Écoutez, le rapport sur les frères musulmans qui est à la base des travaux qui ont été menés par les frères musulmans qui est à la base des travaux qui ont été menés par Bruno Retailleau, une et une seule personne. Évidemment, à l'époque, quand il était ministre de l'Intérieur, mais aujourd'hui président du parti Les Républicains et sénateur. Et puis le futur projet de loi, on entend parlé mais dont on n'a pas le contenu du ministre Nunez, c'est basé sur ce rapport qui fait un état très précis de l'existence de la menace qu'il rattache principalement aux frères musulmans, voilà donc mais c'est vrai que c'est difficile d'en percevoir la réalité sur le terrain parce que comme vous le disiez c'est un mouvement insidieux à bas bruit qui vise à s'infiltrer dans les structures républicaines, les associations, les institutions mais de manière tout à fait cachée et donc c'est très difficile à déceler.

Mais ce n'est pas aussi compliqué de légiférer sur un phénomène qu'on a du mal à évaluer, qu'on a du mal à mesurer ? Oui, c'est beaucoup plus difficile parce qu'on sait bien que c'est en trois temps. Vous l'avez remarqué, la première époque, c'était autour du terrorisme, avec des actions qui étaient violentes, facilement cernables.

On voit bien ce que c'est que le terrorisme, on voit bien quels sont les outils qui ont été mis en place dès 2015. Ensuite il y a eu la question du séparatisme, comme le dit Bruno Retailleau, c'est la création de petites sociétés dans la grande société, donc avec des modes de vie qui sont là aussi aux vues et au su de tout le monde. Donc la loi de 2021 a mis en place des outils qui sont clairement adaptés à cette situation identifiable, sur l'entrisme c'est beaucoup plus complexe parce qu'il faut déceler dans un fonctionnement habituel ses comportements d'infiltration et c'est là où c'est beaucoup plus compliqué.

Alors voilà pour le constat, le contexte, on va passer aux réponses stéphane que propose bruno retailleau dans sa proposition alors il y a toute une batterie de mesures pour colmater les brèches constatées par les services de renseignement ou l'administration fiscale en complément vous le disiez à l'instant de deux lois sur le terrorisme et sur le séparatisme la première des mesures de ce texte de bruno retailleau c'est la création d'un délit d'atteinte au principe de la république passible de 50 prisons et de 75 mille euros d'amende il y a aussi deux nouveaux motifs de dissolution d'associations et puis la possibilité d'interdire des groupements étrangers qui ne respecteraient pas les principes républicains vous avez dû préciser ces principes républicains notamment dans le texte Agnès canaillés vous avez précisé la laïcité l'égalité hommes femmes l'indivisibilité de la république pourquoi ces précisions est ce que la version de bruno rotailleux à l'origine était risqué d'être jugé inconstitutionnel oui il y avait un risque c'est évident on voit bien outre la difficulté de définir ce qui est l'entrisme islamiste on voit bien qu'on est sur une ligne de crête dans la conciliation entre la sécurité publique et les libertés individuel et collectif. Donc il fallait trouver ce chemin, sachant qu'on nous dit que le texte est inconstitutionnel, nous ne verrons qu'une fois que le Conseil constitutionnel sera lui-même prononcé, puisque c'est le seul arbitre en la matière. – Mais vous jugez que vous l'avez écarté sur le risque d'inconcisionnalité en modifiant cet article ? – Nous l'avons écarté au maximum, mais je ne peux pas dire que nous l'avons totalement écarté.

Là, c'est les juges de la rue Montpensier qui nous le diront, nous avons fait le maximum pour sécuriser ce texte-là et à commencer, c'est votre question, par mieux cibler, mieux définir l'incrimination de l'article 1er en évitant que ce soit un peu tous les groupuscules contestataires, même les plus républicains. Notamment, on pense aux entités régionalistes, les Corses, les Basques, etc., qui ne sont pas du tout concernées par de l'entrisme.

Et donc, on a resserré, d'où cette notion de concertation, d'infiltration insidieuse, de projets politiques faisant supplanter les lois de la république par les lois religieuses donc c'est l'objectif évidemment de mieux cibler pour éviter les risques d'inconstitution il y avait un risque d'atteinte aux libertés avec la première version du texte oui – Oui, puisque vous englobiez même des mouvements contestataires qui respectent nos valeurs républicaines. Et donc on a le droit quand même de contester encore en France et il faut faire attention de ne pas porter atteinte ni à la liberté de manifestation, ni à la liberté d Mais qui ça aurait pu concerner ? Ça aurait pu concerner tout à fait les groupuscules basques, régionalistes, bretons qui contestent ou d'autres mouvements contestataires, qui le font dans le cadre des valeurs républicaines, dans le cadre de la liberté d'expression, de la liberté d'association, de manifester et qui visent simplement à défendre leur identité régionale et pas à renverser les institutions françaises.

Alors le texte, il donne aussi plus de poids au préfet sur la construction de lieux de culte et les subventions qui sont allées aux associations. Oui, Auréane, avec cette loi, le préfet pourrait s'opposer à la construction ou à l'extension d'un lieu de culte. Il pourrait aussi exiger d'une association qu'elle rende ses subventions si elle ne respecte pas le contrat d'engagement républicain, un document qu'elles sont obligées de signer pour percevoir de l'argent public.

Le texte prévoit aussi la possibilité de geler les fonds de personnes ou d'associations qui financeraient des associations dissoutes pour séparatisme ou diffuseraient des propos haineux ou discriminatoires. Dernière mesure notable, parce qu'il y en a une douzaine, poussait le délai de prescription des délits de presse de 3 ans contre 1 an aujourd'hui. L'idée, c'est de protéger les mineurs des contenus en ligne qui relèvent par exemple de l'apologie du terrorisme.

Quel est votre objectif, Agnès Kané ? C'est de couper le lien entre ces associations et leurs ressources financières ? Oui, il y a deux objectifs, enfin, majeurs.

Trois dans la loi et deux dans ceux que vous venez de citer. C'est d'assécher financièrement ces associations qui pratiquent l'entrisme islamiste. Parce que c'est le nerf de la guerre.

Et c'est protéger les enfants, parce que ce sont des cibles prioritaires. C'est un projet de long terme qui passe par l'éducation, qui passe par la manipulation des jeunes. Et c'est pour ça qu'on a aussi tout un axe essentiel sur les accueils collectifs de mineurs et sur les éditions, les livres.

Parce que la jeunesse aujourd'hui, c'est la première cible de cet entrisme ? Oui, puisque l'entrisme, il vise un projet de long terme. Donc il faut d'abord forger les esprits les plus malléables, les plus perméables qui sont ceux des enfants.

Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on a renforcé les règles pour éviter notamment les publications. Je pense à un livre qui s'appelle « Moi, jeune musulmane ». Le ministère de l'Intérieur nous dit avoir eu du mal à interdire qui expliquait comment on pouvait être jeune femme musulmane et vivre très bien, loin des hommes, repliée sur soi-même, etc.

Donc contrairement à tous les principes républicains que nous défendons, il n'y avait pas d'outil c'est la raison pour laquelle on a renforcé ces outils pour permettre l'interdiction de ses livres qui manipulent la jeunesse qui est effectivement l'avenir de notre société et donc tout comme dans les accueils de mineurs. Il y a un certain nombre d'accueils de mineurs aujourd'hui en France qui sont des accueils qui pratiquent des petits cours le soir, qui reçoivent quelques enfants, qui ne rentrent pas dans la législation globale des colonies de vacances, des accueils périscolaires, etc. et qui ne peuvent être soumis à aucun contrôle, notamment de la part du préfet et des services de l'État déconcentrés et donc qui vivent tout seuls loin des loin des yeux et qui peuvent transmettre toutes les idéologies qu'ils le souhaitent donc c'est cette volonté c'est de donner plus de contrôles sur la jeunesse pour préserver cette jeunesse et lui garantir des conditions d'ouverture.

Je reviens sur le lien entre les associations et les ressources financières. Aujourd'hui, quelles sont ces ressources financières et est-ce qu'elles ne sont pas difficiles à tracer et donc à co-circuiter Oui, c'est toujours le même sujet et la même difficulté. Néanmoins, il y a d'abord un « faisons le ménage chez nous ».

La loi sur le séparatif de 2021 a introduit le contrat d'engagement républicain. Et aujourd'hui, mes collègues Jacqueline Nostage-Brignot et Dominique Vérien, qui ont fait un rapport cette année sur les trois ans de l'application de ces lois, ont constaté que c'était plutôt une formalité administrative qui n'avait aucun effet. La loi telle qu'elle est proposée par Bruno Retailleau permet de donner des conséquences concrètes et faire en sorte que le préfet peut adjoindre et enjoindre le maire de retirer une subvention si la l'association ne respecte pas les engagements républicains et même de couper les avantages fiscaux qui est une des ressources fortes aussi des associations si elle n'engage pas le contrat d'engagement républicain ce qui est important dans ce texte là et que c'est la même chose sur les constructions d'édifices c'est qu'on donne aux préfets des moyens d'accompagner les maires les maires souvent se retrouvent seuls face à cette situation des projets de construction de mosquées des associations qui n'ont pas l'air mais n'en ont pas la certitude de respecter les valeurs républicaines là on impose à l'état de prendre ses responsabilités est ce que justement parce qu'on a parlé de ce sujet au moment des municipales est-ce qu'il va y avoir un entrisme au moment de ces municipal.

Est-ce que vous l'avez constaté, est-ce qu'aujourd'hui il y a une infiltration politique via les élus locaux dans certains territoires ? Certainement mais c'est vrai que c'est difficile aujourd'hui à percevoir et parce que souvent c'est un candidat sur une liste qui est proche, soit de la mouvance des frères musulmans, soit d'autres courants turcs. Donc ça ne se voit pas beaucoup et c'est difficile par principe de dire qu'ils vont faire de l'entrisme et influencer sur les décisions de la commune donc c'est à surveiller c'est la raison pour laquelle aussi les services de renseignement nous demandent des moyens supplémentaires que sur ce sujet Ce sujet-là, c'était prévu dans le texte de Bruno Retailleau et nous avons repoussé le débat puisque la délégation parlementaire au renseignement travaille aussi sur ce sujet-là et qu'il y a un besoin aussi de pouvoir un peu avoir des capteurs pour voir quels sont les effets attentifs localement sur le terrain ?

C'est la demande des renseignements territoriaux. – Vous le disiez, le rapport sur les frères musulmans qui a été remis il y a un an maintenant au gouvernement, qui met en garde contre une menace, contre la la cohésion nationale. Pour la cohésion nationale, 139 lieux de culte contrôlés en France par les frères musulmans.

Alors ça fait 7 % du total des lieux de culte musulmans. Et que faire contre cette mouvance des frères musulmans ? Le Rassemblement national demande l'interdiction des structures liées aux frères musulmans.

Les Républicains ont fait voter une résolution à l'Assemblée nationale pour demander d'inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. On va écouter à ce sujet Laurent « C'est la première fois qu'on met un coup d'arrêt à l'entrisme islamiste des frères musulmans. Il y a eu tellement de paroles et si peu d'actes.

Et on est très fiers avec les députés de la droite républicaine. d'avoir porté le vote de cette résolution, visant enfin à inscrire les frères musulmans dans la liste des organisations terroristes. On a vu dans ce débat, dans le prolongement de ce qu'on avait fait sur la commission sur l'entrisme islamiste, les masques qui sont tombés.

Et un travail d'obstruction hallucinant mené par LFI qui se sont révélées dans cet hémicycle être les meilleurs ambassadeurs des frères musulmans. Il y a deux choses dans ce que dit Laurent Envoquiez. D'abord sur ce qu'il a fait voter cette résolution, c'est pas contraignant ?

Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que vous trouvez qu'un an après le rapport, le gouvernement agit suffisamment ? – Écoutez, c'est long.

Alors c'est vrai que la résolution n'est qu'une résolution donc cela résolution c'est un engagement qui n'a pas d'effet direct mais ça le mérite quand même de lever le voile et d'alerter l'opinion publique parce que là aussi c'est important que les français conscients de cette menace ce qui est suffisamment le cas selon Non, je pense qu'on a encore beaucoup à expliquer, faire de travail de pédagogie pour que les Français comprennent réellement l'enjeu et ce qu'est cette menace de lentrisme islamiste qui est, comme on l'a déjà dit, une menace très à bas bruit et insidieuse. Il faut qu'ils perçoivent les conséquences qui sont...

Et quand elles se révéleront, ce sera sûrement trop tard. C'est tout l'art et tout l'exercice qui est nécessaire. Donc cette résolution, elle y participe.

Néanmoins, ça reste qu'une résolution, donc ça n'a pas d'effet. D'une part et d'autre part, j'attire l'attention sur le fait que l'objet, c'est pas tant la lutte contre le terrorisme aujourd'hui, puisqu'on a vu que les moyens existaient depuis 2015 et que objectivement, on a des réussites en matière de lutte et que nos services notamment de renseignement sont assez performants sur le sujet. La difficulté qui reste, c'est l'antrisme, qui est autre chose. – Et là, les services de renseignement, ils n'ont pas les moyens de lutter contre cet antirisme ? – Non, ils ont moins de moyens, parce qu'ils y arrivent par des moyens un peu plus détournés, mais il n'y a pas de finalité clairement affichée mais elle est très difficile à définir parce que c'est difficile de définir on revient au sujet premier cette notion d'entrisme et qu'il faut qu'on travaille dessus parce que ils ont les renseignements territoriaux nous disent avoir besoin d'outils la La proposition de loi de Bruno Retailleau, c'est un ensemble de mesures concrètes et pragmatiques qui répondent à des besoins demandés par les services.

Que ce soit les services de renseignement, que ce soit les services du ministère de l'Intérieur, jeunesse et les sports, les services de Bercy. Et donc ce travail-là, il est un travail pragmatique et qui vise à donner les moyens réels. Il y a une deuxième chose dans ce que disait Laurent – Laurent Wauquiez, je le recite, la France insoumise qui s'est révélée être les meilleurs ambassadeurs des frères musulmans.

On va écouter ce qu'en disait Jean-Luc Mélenchon. – Évidemment que notre mouvement n n'acceptera jamais l'entrisme religieux, ni de confier des responsabilités à quelqu'un qui dirait « je le fais parce que je suis catholique et je vais expliquer les vertus catholiques ou les vertus juives ou les vertus protestantes » qui sont des vertus respectable, mais qui n'ont rien à faire dans notre organisation ni dans nos candidatures. Donc sur ce plan, je ne crois pas que...

Mais si vous avez des difficultés à nous signaler, faites-le. Qu'est-ce que vous dites de ça Agnès Canadier ? Je dis de chose d'abord que M.

Mélenchon se trompe, c'est pas de prôner des vertus ou des principes religieux qui font de l'antrisme et attention aux confusions qui sont dangereuses. Il y la grande majorité des musulmans pratiquent leur foi, leurs religieux en total respect de nos valeurs républicaines. Ce n'est pas le sujet, ce n'est pas de l'antrisme.

Il faut faire attention d'éviter les amalgames, ce que fait M. M. Mélenchon, l'antrisme c'est une visée politique avec une infiltration à bas bruit et donc le deuxième sujet c'est qu'il fasse le ménage chez lui.

Est-ce que vous irez jusqu'à dire comme Laurent Wauquiez qu'ils sont aujourd'hui les meilleurs ambassadeurs des frères M. Dulemont – Oui, protège sans faire de… bien sûr et donc il faut qu'il regarde d'un peu plus près. – Donc faire le ménage chez lui c'est quoi ?

C'est dans ses rangs ? – Dans ses rangs ? – Dans ses rangs ? – Mais dans ses parlementaires ? – Et qui regarde de plus près qui est recruté pour pour siéger dans les équipes portées par LFI ? – Alors le texte, la proposition de la de Bruno Retailleau, on le disait, elle est examinée cet après-midi dans l'hémicycle du Sénat mais elle rentre en concurrence avec un autre texte, un projet de loi sur du ministre de l l'Intérieur, Laurent Nunez. – L'actuel ministre de l'Intérieur présentera dans les semaines à venir son texte pour lutter lui aussi contre l'antrisme basé sur le même rapport qui a inspiré Bruno Retailleau, on en parlait à l'instant.

Alors on n'a pas encore le détail du Mais les mesures qui ont été annoncées dans une interview au journal Le Monde sont peu ou prou les mêmes, si on croit ce qu'en dit le ministre de l'Intérieur dans cette interview. Il dit quand même que la proposition de Bruno Retailleau est une œuvre inachevée, ce sont ces termes, et que son texte à lui est plus large, qu'il ne vise pas seulement l'antrisme islamiste. Ce qui m'amène à cette question, Agnès Canaillé, pourquoi ne pas avoir attendu le texte du gouvernement et avoir dégainé ce texte avec Bruno Rotaillot ?

Écoutez, il faut le demander à Bruno Rotaillot lui-même, mais d'après ce qu'il me dit très clairement, c'est que lui avait été informé dès mai 2025 de cette menace d'antrisme islamique suite au rapport que vous avez cité, et que depuis qu'il était sorti du gouvernement, il ne voyait que le sujet n'avançait pas. Donc à un moment donné, en responsabilité, il s'est dit, il faut déposer un texte, il faut déposer des procédures, des normes, des dispositifs, c'est ce qu'il l'a fait par sa proposition de loi. Et j'ai cru comprendre que cela avait réveillé les services du ministère de l'Intérieur, d'où ce fameux projet de loi dont nous ne connaissons absolument pas le contenu.

On a quelques éléments, indiscrétions, mais je n'ai pas vu le texte. Mais qu'est-ce que vous lui répondez quand il dit que votre texte à vous, c'est une oeuvre inachevée ? Écoutez, je...

Je sais pas. Alors, il y a un paradoxe, parce qu'il dit que c'est inachevé et il dit qu'il a mis en place des des outils qui sont plus larges. Moi, la volonté de Bruno Retailleau, et je pense qu'elle est plutôt bonne, c'est de cibler sur une menace précise celle de l'entrisme islamiste, avec déjà les difficultés de cerner ce que c'est l'entrisme islamiste et pas de l'intégrer dans un ensemble de dispositifs beaucoup plus larges qui perdent l'objectif visé, ça c'est la première chose.

Deuxième chose, effectivement il y avait des éléments qui étaient perfectibles dans les dispositifs de Bruno Retailleau et nous les avons améliorés en commission, on a fait un gros travail pour pouvoir mieux cibler, réécrire, préciser, conditionner certaines dispositions pour éviter l'inconstitutionnalité. Donc je pense qu'on a contribué à progresser sur le sujet et puis si c'est inachevé, travaillons ensemble parce que le but c'est de trouver les réponses et je pense que tous les esprits ont intérêt à converger ensemble pour trouver les meilleures des réponses possibles. Mais converger ensemble, est-ce que ça veut dire que le projet de loi à venir de Laurent Nunez va effacer votre texte qui va primer finalement sur cette proposition de loi de Bruno Retailleau qui risque un peu de finir dans les placards Écoutez, d'une part, attendons.

Oui, mais même s'il finit dans les placards, il peut servir aussi à éclairer de base. Il y a des choses qui peuvent être reprises. Les services du ministère de l'Intérieur nous ont dit qu'ils étaient très intéressés par les rédactions du Donc ça veut aussi alimenter, et moi je pense que c'est l'enjeu premier, alimenter la création d'un outil le plus fini possible.

C'est le sens du travail que nous avons mené, et donc on va voir la suite. Mais c'est vrai que le sujet est complexe, et il mérite que tout le monde travaille ensemble. – Est-ce que vous diriez que la sortie du ministre de l'Intérieur sur le texte de Bruno Retailleau, c'est de la bataille C'est pour lui mettre des bâtons dans les roues dans le début de sa campagne présidentielle ?

Je ne sais pas. Il y a forcément un peu de joute politique. Enfin, c'est deux ministres de l'Intérieur, l'un sortant, l'un en poste, sur un sujet communs, effectivement chacun défend son texte mais au final... – Un peu beaucoup parce que là il y a eu l'Algérie il y a quelques jours, là il y a ce texte et cette question de l'entrisme islamiste, est-ce que vous redoutez d'être finalement au cœur d'une bataille politique entre Laurent Nunez, Emmanuel Macron et Bruno Retailleau ?

Écoutez, oui, je pense que de toute façon on ne va pas se leurrer, il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. On est dans un temps aussi aujourd Aujourd'hui, un peu de faux plat pré-présidentiel ou de fin de règne présidentielle. Donc chacun essaye de garder son terrain.

Donc c'est vrai que forcément, il y a un peu de joute politique. Néanmoins, je pense que ça ne va pas nous empêcher. Mais ça ne va pas vous empêcher de travailler ensemble sur ce sujet ?

Vous êtes prête à travailler avec Laurent Nunez sur cette question pour trouver une rédaction commune et aboutir à un texte commun ? Sans problème, sans Et d'ailleurs, ça a toujours quand même été la marque de fabrique du Sénat, c'est de savoir travailler de manière transpartisane dès lors qu'il y avait un enjeu commun. Et là, je pense qu'il y a un enjeu national qui est de garantir nos valeurs républicaines et là, on peut très bien s'entendre. – Qui t'a contribué au bilan du gouvernement sur ce sujet ? – Je ne sais pas si on contribuera au bilan du gouvernement mais il y a un moment donné, Bruno Retailleau a été aussi ministre et et donc c'est normal qu'il tire les conséquences de son expérience de ministre de l'Intérieur. – Vous attendez un débat tendu cet après-midi, vous pensez que le texte passera ? – Écoutez j'espère que le texte va passer, j'ai de bons espoirs, maintenant on peut avoir effectivement un débat tendu parce que comme vous le dites on est dans un enjeu plutôt politique, donc moi j'espère que les débats politiques ne prendront pas trop le pas sur le fond du sujet qui est un sujet véritablement d'importance et d'urgence et qui nécessite que nous trouvions la voie de passage.

Merci Agnès Cananier, merci beaucoup d'avoir été notre invité rapporteur, je le rappelle, de ce texte pour lutter contre l'antrisme islamiste qui sera examiné cet après-midi dans l'hémicycle du Sénat, merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette demi-heure, Stéphane on se retrouve dans 20 minutes et on parlera des inondations à la une de la presse quotidienne régionale mais aussi de cette cette girafe, Sophie la girafe qui est produite plutôt en Chine qu'en France. Et voilà. Et sur les inondations, on recevra votre collègue sénateur, lui aussi de Seine-Maritime, Pascal Martin, justement sur ce sujet.

Merci beaucoup.

Agnès Canayer : « L'entrisme, c'est à bas bruit, c'est insidieux. » — Agnès Canayer · Pourquijevote