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InterviewCampus St Paul St Georges· 20 mars 2026 19 minComplaisantMixteInstitutions & électionsEurope & internationalOutre-mer

Interview d'Éléonore CAROIT, Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourriez-vous présenter votre parcours professionnel et votre engagement en politique ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous la situation internationale complexe actuelle, notamment les rapatriements ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont vos alliés dans ce contexte international ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Peut-on faire de la diplomatie avec un régime autoritaire ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les restitutions d'œuvres d'art améliorent-elles les relations avec l'Afrique ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment défendre les intérêts de la France dans le conflit actuel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Locuteur 2Fait
    « Je suis ministre déléguée en charge de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger. »
  • 6:00Locuteur 2Chiffre
    « Il y a plus de 400000 Français dans la région. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Madame la ministre, bonjour. Bonjour. Merci de nous accorder cette interview.

Alors, on va aborder des thèmes assez variés, votre parcours personnel, l'actualité internationale qui est assez brûlante en ce moment et puis votre vision du rôle de la France. Donc pour commencer, est-ce que vous pourriez présenter un petit peu votre parcours professionnel ? Quel quelles ont été les grandes étapes de votre parcours et comment vous vous êtes engagé en politique ?

Quel a été le point de départ ? Avec plaisir. Ben déjà merci pour cette interview et pour cet enterré pour les institutions françaises et pour ma personne en particulier.

Euh donc moi, je suis ministre déléguée en charge de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger. Et donc, je suis ministre depuis peu. J'ai été nommée il y a 6 mois euh avec le gouvernement Lecorn 2.

Avant cela, j'étais député des Français de ceux qui vivent en Amérique latine et dans les Caraïbes, donc des Français de l'étranger. Et encore avant, j'étais conseillère des Français de l'étranger, mais j'étais surtout avocate en droit international. J'ai exercé pendant 12 ans en tant qu'avocate en droit international et c'est disons ma carrière et ma profession en arbitrage plus particulièrement.

Donc euh donc c'est un c'est un cas un peu atypique en tout cas de personnes qui vient du secteur privé et qui se retrouve à faire de la politique parce que je crois beaucoup euh à l'engagement, je crois euh à au fait de servir son pays et et je trouve que c'est une chance, un privilège de pouvoir le faire. Donc donc j'en suis vraiment ravie. Et donc vous disiez que ça fait 6 mois que vous êtes que vous êtes présente en tant que en tant que ministre concernant l'actualité.

Et comment est-ce que vous faites pour gérer cette situation qui est tout à fait exceptionnelle, donc le contexte international comme on le sait qui est assez assez complexe ? Comment est-ce que vous faites pour gérer les rapatriements français, les ressortissants et cetera ? Effectivement, je me suis retrouvée à gérer une crise importante parce que c'est une crise régionale.

Vous avez depuis le début de la guerre en Iran 15 pays qui sont affectés de près ou de loin, mais souvent de très près par l'instabilité. par les bombardements dans lesquels les populations civiles sont finalement confrontées à à cette situation. Et donc dans ces 15 pays, nous avons 19 consulats et ambassades et nous coordonnons les rapatriments des pays les personnes pardon les plus vulnérables.

Nous travaillons aussi évidemment pour établir un dialogue diplomatique avec les différents pays, pour permettre la liberté de navigation, pour permettre au commerce de pouvoir reprendre parce qu'évidemment cette guerre, elle a aussi un impact sur nous tous dans la mesure où elle a un impact sur le commerce mondial. Et puis en ce qui me concerne moi personnellement en tant que ministre en charge des Français de l'étranger, c'est vraiment informer, protéger, nous assurer que les Français qui sont dans la région restent en sécurité. Il y a plus de 400000 français dans la région, beaucoup qui sont installés dans ces différents pays, d'autres qui étaient de passage parce que la guerre a éclaté alors que nous étions en période de vacances scolairies.

Donc beaucoup étaient allés en vacances à Abu Dhabi, à Dubaï, à Tel Avive, à Beyouth et cetera. et donc de nous assurer qu'il puisse rentrer en France lorsqu'ils le souhaitent soit par des vols commerciaux, soit pour les plus vulnérables par des vols que nous avons organisés si on avons organisé une vingtaine au moment où on se parle, soit évidemment et de toute façon nous assurer qu'ils ont les les consignes de sécurité pour garantir qu'il restent en sécurité. Et sur le nombre de ces personnes rapatriées, c'est actuellement on est à combien de Alors, il faut il faut faire attention au chiffre parce que sur le nombre de Français qui sont rentrés en France, il y a plusieurs dizaines de milliers de Français qui ont pu rentrer.

Ce sont des vols commerciaux que nous avons d'ailleurs réussi à négocier. Nous avons augmenté la cadence des vols commerciaux par des compagnies émériennes notamment. Vous aviez énormément de Français qui étaient en vacances aux Émirats arabes unis.

Et donc ça c'est une chose. Après quand on parle de rapatriement, nous on considère vraiment strictens ce que nous avons réussi à faire venir en France par le biais de vol que nous avons affrêté. Donc on a une vingtaine de vols qui ont pu être organisés par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères. des vols militaires et des vols civils, soit des vols de compagnie qui ont été organisés exprès, soit des vols militaires.

Et donc dans ces vols là, nous avons 2250 personnes qui ont pu rentrer et ce sont des personnes évidemment vulnérables qui ont été considérées comme telles, des personnes âgées, malades, fragiles ou avec des jeunes enfants et cetera. Et dans ce contexte international, on voit aussi que les rapports de force, ils ont été un petit peu remis en cause, bouleversés. Euh aujourd'hui la France qui sont qui sont ces vraies allées ?

On pourrait se poser la question. Donc c'est vrai que aujourd'hui dans ce contexte international nous on s'est posé la question est-ce que vous pourriez all véritables alliés au final c'est une bonne question. On est déjà on est au sein d'une union de d'un groupe régional qui en plus est politique et très important et très structurant.

Et ça, je pense que c'est l'unité de base pour nous, c'est euh c'est l'Union européenne. C'est-à-dire que on peut être en désaccord avec certains gouvernements de l'Union européenne, on peut avoir des visions divergentes sur tel ou tel sujet. infé, on est allié, on a une une organisation commune, on a des intérêts communs et donc ça, je dirais qui sont nos amis, qui sont nos alliés à premier titre, enfin en premier lieu, les pays de l'Union européenne et certains d'ailleurs avec lesquels nous avons des rapports encore plus étroits de par la géographie, de par l'histoire et cetera.

Ensuite, on le voit dans la plupart des crises, vous voyez, se dessiner des coalitions de volontaires ou ce qu'on appelle les likeminded countries, donc les pays qui ont des visions similaires sur le plan géopolitique et cetera. Là ça vous pouvez avoir des divergences, vous pouvez avoir des pays de l'Union européenne avec lesquels on a des très fortes divergences sur certains sujets et donc dans ce cas-là vous avez un groupe différent, plus large ou en tout cas différent qui se qui se crée. On est très proche en ce moment et c'est aussi historique mais de la Grande-Bretagne de l'Angleterre qui aujourd'hui n'est plus dans l'Union européenne.

On est très proche du Canada sur un certain nombre de sujets sur notre vision du multilatéralisme sur notre compréhension des rapports internationaux. On est proche de beaucoup d'autres pays de y compris de grands pays émergents avec lesquels on partage ces valeursl. Donc je pense que il faut regarder, il faut faire une distinction entre les peuples et les gouvernements.

Donc on peut de manière momentanée être désaligné ou ou ne pas penser la même chose que tel ou tel gouvernement et pour autant avoir une relation profonde historique avec un peuple, avec un pays et notamment les États-Unis qui nous ont pas prévenu de l'attaque en Iran. Alors, les États-Unis, c'est typiquement un exemple sur qui qui est très intéressant. On fait nos 250 ans euh de de d'amitié, de coopération avec les États-Unis.

Euh on leur doit la libération euh avec d'autres d'autres pays alliés, mais les États-Unis ont joué un rôle crucial euh pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y a qu'à voir les plages en Normandie et de la même façon, nous on a joué un rôle essentiel dans leur indépendance et ils le savent. Et d'ailleurs quand vous allez aux États-Unis, vous avez euh la Fillayet Square, vous avez des des noms de d'officiers soldats un peu partout.

Donc cette amitié, cette histoire, elle est présente, elle est évidente, elle est indénégéniable. sur le fait qu'aujourd'hui avec l'administration Trump, on a des divergences de points de vue sur un certain nombre de sujets, c'est aussi une évidence et c'est un parfait exemple de ce que je de ce que je vous expliquais tout à l'heure sur le fait qu'on peut être désaligné à certains moments ou avoir une une compréhension différente de du multilatéralisme des institutions internationales et pour autant avoir une vraie alliance avec avec un peuple, avec un pays. Et notamment dans votre travail, vous devez faire de la diplomatie avec beaucoup de pays.

Est-ce qu'on peut faire de la diplomatie avec un régime autoritaire ? On doit parler à tout le monde. C'est un peu la base de la diplomatie.

Si vous parlez que aux gens qui vous ressemblent ou que aux gens qui ont adopté votre mode de gouvernance, votre mode de fonctionnement, vous parlez avec finalement très peu de monde. Aujourd'hui, d'ailleurs, si vous regardez la carte du monde, je l'ai plus, j'en avais une dans mon bureau, et que vous regardez le nombre de pays qui sont véritablement démocratique, c'est-à-dire dans lesquels vous avez des élections libres, une pluralité de partis politiques, la liberté d'expression des médias dans lesquels vous avez toute une série de de de facteurs qui sont présents, vous avez finalement une minorité de de d'habitants de de cette terre qui vivent dans un régime démocratique. Donc heureusement qu'on parle et qu'on dialogue avec des pays qui ne sont pas démocratiques.

Pour autant, est-ce que on peut se dire la même chose ? Est-ce que on peut tout se dire ? Est-ce que on a des intérêts alignés ?

Non. Et c'est là toute la toute la subtilité, toute la différence. On le sait, les relations internationales, les relations internationales sont de plus en plus complexes et notamment avec l'Afrique.

On a notamment vu des rétributions d'œuvre d'art, notamment au Bénin, en Algérie. Est-ce que l'adoucissement de ces relations passe par ces rétributions d'œuvre d'art ? Alors, avec l'Afrique, paradoxalement, les relations vont mieux. on a un peu tendance à dire ça va moins bien parce queon se focalise sur essentiellement deux crises.

On se focalise sur les états de l'AES, donc les États du Sahel avec lesquels on a véritablement eu un dialogue qui est à un moment très difficile. On a on a des régimes avec lesquels c'est extrêmement compliqué et on a assumé finalement cette situation. Et on a aussi l'Algérie avec laquelle on a un dialogue qui est aussi complexe, même si les choses évoluent positivement.

Et si justement ce dialogue reprend, vous voyez, c'est aussi des situations qui ne sont pas statiques mais qui sont en mouvement. Mais avec l'immense majorité des pays d'Afrique, des 54 pays du continent africain, on a un dialogue au contraire qui est beaucoup plus riche, qui est beaucoup plus solide, qui est basé sur une dynamique partenariale dans laquelle on se traite d'égal à égal, dans laquelle on se parle entre pays avec des diasporas qui ont des correspondances. Moi, je vais beaucoup voir les repates, les Français d'origine africaine qui rentrent, les expats, les Français qui qui vivent là-bas.

Je il y a aussi les diasporas africaines ici, les diasporas françaises là-bas, même si on les appelle moins les diasporas, mais c'est ça finalement. Donc on a on a des bonnes relations avec avec la plupart des pays africains. D'ailleurs, on va avoir un sommet en mai à Nairobi qui s'appelle le sommet Africa forward qui sera un moment très important justement pour célébrer cette transformation, ce renouveau de nos relations avec l'Afrique.

Et en fait, pourquoi est-ce qu'on a des meilleures relations avec beaucoup de pays africains ? C'est parce qu'on a justement décidé d'assumer notre passé. sereinement.

Enfin, ni moi ni vous n'étions euh nés au moment de de la colonisation. Mais pourtant, ça fait partie de notre histoire. Donc juste de prendre l'histoire pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une histoire, une histoire commune euh et en même temps de regarder vers l'avenir parce que c'est surtout ce qui va se passer dans les prochaines années qui vous intéresse, qui nous intéresse, qui m'intéresse moi aussi pour mes enfants.

Et ça passe effectivement aussi par des restitutions d'œuvres d'art qui doivent se faire dans un cadre euh strict, dans un cadre juridique parce qu'il y a des œuvres d'art qui ont été spoliées mais il y en a d'autres qui ont été achetées, qui ont été vendues donc qui sont légitimement la propriété euh de personnes dans d'autres pays. Et vous avez aussi des intérêts euh euh des pays qui réclament un certain type d'œuvre d'art parce que ça fait partie de leur patrimoine national, culturel. Donc il faut il faut avoir justement ce dialogue, ce dialogue exigeant.

Mais je pense que ça fait aussi partie du renouveau de notre relation avec le continent africain. Et dans un autre registre concernant les relations avec les pays du golf, on sait qu'on a quand même une relation assez particulière avec avec ces pays-là. Euh et puis c'est vrai que dans discours de il y a quelques années de ça déjà, on avait pris position assez courageusement concernant la guerre en Irak.

Aujourd'hui, comment est-ce qu'on peut défendre les intérêts de la France dans le contexte international et dans le conflit qui est qui est tout à fait complexe ? complexe pas. Alors effectivement dans les pays du golf, si on prend la région là, le Moyen-Orient de manière un peu élargée, encore une fois je regrette de plus avoir la carte que j'avais dans mon bureau jusqu'à il y a pas longtemps.

On a euh des Français, je vous disais, on a environ 400000 Français qui sont dans la région. On a des emprises à la fois des postes diplomatiques, des ambassades, des consulats. On a aussi des lycées français, on a des alliances françaises, on a des des lieux qui appartiennent à l'État français dans ces dans ces différents pays ou alors dans lesquels l'État français a un intérêt où on a des ressortissants français et cetera.

Ensuite, on a aussi des bases militaires dans la région. On en a aux Émirats arabes unis, on en a dans d'autres pays et euh on est effectivement mobilisé, présent, y compris avec euh un porte hélicoptère, un porte-avion, avec différents dispositifs. on est présent mais uniquement sur le plan défensif pour protéger nos ressortissants, pour protéger nos emprises, pour protéger nos intérêts et puis pour permettre aussi la réouverture du commerce international parce que c'est important aussi pour nos économies et donc pour nos intérêts.

Mais mais comment est-ce que ça s'articule ? La France n'a pas changé de position. On reste attaché aux droits internationals, on reste attaché aux instances multilatérales.

On reconnaît qu'elles ont des faiblesses, on reconnaît qu'elles ont des fragilités, mais on reconnaît aussi que ce sont euh les lieux privilégiés pour un dialogue qui est nécessaire, surtout au moment où les tensions montent, surtout au moment où le monde se polarise et se brutalise. On a besoin d'avoir des endroits où on peut se rencontrer et se parler. sur un registre plus national, comment on trouve sa place en diplomatie lorsqu'on a un président de la République qui est très présent sur ce sujet-là ?

Ben justement la diplomatie tout comme les armées sont euh font partie euh des attributs du président de la République. Et donc justement ce qui est intéressant et ce qui est important c'est de pouvoir articuler l'action du qu d'ors de ce ministère avec les priorités du président de la République. et et et moi à titre personnel, je souhaite aussi être dans la continuité de cette action, la valoriser parce que le président de la République lorsque vous allez à l'étranger, vous avez énormément de personnes qui reconnaissent justement le rôle de la France, qui voi comment est-ce que la France a remis la diplomatie climatique sur le devant de la scène avec notamment la conférence sur les océans l'Unoc mais aussi avec son engagement constant.

Aujourd'hui, quand vous écoutez parler les grands leaders mon dieu, il y en a très peu qui parlent de ces sujets-là et grâce à l'action du président de la République, nous on continue à le faire. Je vous parlais de notre relation avec l'Afrique qui a beaucoup changé et moi je pense que c'est vraiment une bonne chose que notre relation évolue, qu'on aille sur une base partenariale d'égal à égal et ça c'est aussi l'action du président de la République et puis aussi la prise de conscience qu'un certain nombre de sujets peuvent pas se régler individuellement. J'en veux pour le sommet une seule santé. se dire que la santé humaine est liée à l'environnement et est liée à la santé animale, que c'est que ces trois santés finalement sont complètement liées.

Mais ça c'est aussi une certitude en tout cas une priorité disons du président de la République en s'appuyant sur la science he pas parce que lui il l'a décidé et ça fait aussi partie de notre action diplomatique. On a une vraie diplomatie en matière de santé. Donc tous ces sujets-là, il y a une vraie articulation entre l'action du qu d'ors et l'action du président de la République.

Et je pense que c'est très important qu'à l'international la France puisse donner cette image d'unité sur ces différents positionnements. Et en dernière petite question, quelles sont vos perspectives d'avenir suite au mandat de monsieur le président ? La fin de ce mandat.

À la fin de ce mandat. Alors dans dans une vie, on est plus longtemps ancien ministre que l'on est ministre. Même si on est ministre très très longtemps, en général, c'est un mandat qui a une durée limitée et c'est normal et c'est une bonne chose.

Et d'ailleurs, c'est pas c'est pas une carrière la politique, c'est vraiment un mandat et on le fait parce qu'on a envie de servir, parce qu'on a envie de d'apporter quelque chose à son pays, parce qu'on est convaincu qu'on qu'on peut le faire et et qu'à un moment donné de sa vie, on doit le faire et on a l'opportunité de le faire. Donc moi je j'ai comme je vous le disais avant j'étais dans le secteur privé, j'étais avocate en droit international, je reste avocate d'ailleurs inscrite dans trois barreaux. Je me suis juste omise pour pouvoir exercer pleinement ces fonctions ministérielles.

Mais mon engagement, il passera par d'autres formes. Il y a aussi une volonté de transmission avec mes enfants, avec d'autres jeunes. C'est pour ça aussi que je suis ravie de participer à des débats et répondre à des médias lycéens.

Et je pense qu'on peut s'engager de 1000 façons différentes, que l'important c'est vraiment de continuer de le faire, de de de se parler de de ce dialogue dont on parlait sur la diplomatie. Il faut aussi qu'on l'it en interne. Il faut pas qu'on se qu'on se crise pour qu'on se polarise.

Et d'ailleurs, c'est marrant, j'ai ça sur mon bureau, j'ai plus ma j'ai plus mon mon ma carte, mais j'ai les les 1001 mots de la francophonie qui a un petit ouvrage collectif qu'on a publié et qui est paru aujourd'hui et auquel j'ai participé. Et en fait dans mon dans mon mandat, il y a aussi la francophonie. Et le mot que j'ai choisi, c'est la nuance.

Et je vous en parle juste comme ça parce que vous me posez la question. Pour moi, cette nuance, elle est nécessaire, il faut la porter dans le débat public et je et je m'efforcerai de continuer à l'apporter de de plein d'autres façons, mais je pense que ce dialogue, cette façon de se mettre à la place de l'autre et de comprendre qu'il voit le monde différemment mais que justement c'est ça qui fait la richesse, je pense que c'est important de toujours garder ça à l'esprit. En tout cas, ça moi ça guide mon engagement.

Échange touche à sa fin. On vous remercie grandement déjà pour votre franchise et puis bah pour porter la voix française de cette manière-là et puis aussi pour cette interview et pourant vous nous avez accordé. Mais merci à vous et et bravo.

Enfin félicitations pour ce que vous faites. Moi je trouve assez génial de s'engager de s'engager à vos âges et de et d'avoir envie de transmettre, d'expliquer, de faire cette pédagogie. Ça c'est aussi une forme d'engagement et un engagement très important.

Donc continuez. Merci beaucoup. Merci beaucoup.

Merci. M.