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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 20 mai 2025 27 minContradictoireFond programmatiqueInstitutions & électionsJusticeTravail & emploiÉconomie & entreprises

Edouard Philippe : "Je suis candidat à la présidentielle de 2027, jusqu’au bout"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01FerméeRéponse directe

    Est-ce que quoi qu'il arrive politiquement ou autre, vous resterez et vous maintiendrez votre candidature en 2027 ?

  • 2:10OuverteRéponse partielle

    À qui pensez-vous, Édouard Philippe ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Est-ce que la large victoire de Bruno Retailleau dimanche vous affaiblit ?

  • 3:27OuverteÉludée

    Est-ce que vous n'êtes pas l'héritier du macronisme ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    C'est vous qui avez décidé de quitter Matignon ?

  • 5:31RelanceRéponse partielle

    Est-ce l'échec d'Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Édouard PhilippeFait
    « Je crois à ce stade être le seul à l'avoir dit clairement. »
  • 1:27Édouard PhilippeFait
    « Je ne crois pas Jean-Jacques Bourdin que je serai le seul candidat à l'élection présidentielle en 2027. »
  • 4:11Édouard PhilippeFait
    « J'ai été directeur général de l'UMP en 2002 quand il a fallu construire ce parti. »
  • 5:31Édouard PhilippeFait
    « Je constate une certaine forme d'impuissance publique et je la déplore. »
  • 8:25Édouard PhilippeFait
    « Notre école ne fonctionne pas suffisamment bien. »
  • 10:17Édouard PhilippeFait
    « Les 80 km/h, vous regrettez ? Peut-être que je le ferai différemment aujourd'hui, mais je regretterai jamais d'avoir pris des mesures dont l'objectif était d'abord et avant tout d'améliorer la sécurité routière. »
  • 12:22Édouard PhilippeFait
    « Un dealer en France peut être condamné une fois, deux fois, 10 fois sans jamais mettre un pied en prison. »
  • 15:10Édouard PhilippeChiffre
    « 2024, les mineurs de 13 à 17 ans ont été responsables de 35 % des vols violents sans armes. »
  • 15:51Édouard PhilippeFait
    « Il faut qu'il y ait un choc après la première infraction. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin sur l'antenne de Sud Radio, Édouard Philippe, président d'horizon. Édouard Philippe, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous. Édard Philippe, j'ai une question toute simple. La première question en général quand vous commencez comme ça, c'est que c'est pas simple. Et on a des souvenirs ensemble. Oui. Édouard Philippe, vous êtes candidat à la présidentielle de 2027, ça c'est clair. Est-ce que quoi qu'il arrive politiquement ou autre, vous resterez et vous maintiendrez votre candidature en 2027 ? Vous vous alors d'abord réponse est oui. J'ai dit je l'ai dit quand il m'a semblé possible et nécessaire de le

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dire que je serais candidat à l'élection en 2027 et que c'était pas pour tout de suite mais que d'ici là j'allais me préparer. Bon j'ai dit clairement je crois à ce stade être le seul à l'avoir dit clairement. Je crois pas que les autres qui sont légitimement intéressés ou qui envisagent ou qui empitionnent ou qui aimeraient les dit. Bon voilà, donc je l'ai dit et mon objectif, ce que je fais d'ailleurs, c'est euh de me préparer pour pouvoir le moment venu présenter au français un projet que je crois euh sérieux, que je crois possible pour euh euh restaurer la puissance de la France, euh lui permettre de se sortir d'une situation qui est une situation que dont chacun sent bien qu'elle est compliquée. Je

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vais y revenir, mais les autres, à qui pensez-vous, Édouard Philippe ? Je ne je ne crois pas Jean-Jacques Bourdin que je serai le seul candidat à l'élection présidentielle en 2027. Une une analyse rapide de notre histoire m'a montré qu'en général on était plusieurs et je vais vous dire tant mieux parce qu'il faut prendre la démocratie au sérieux. La démocratie c'est un certain nombre de gens de candidats qui pensent quelque chose du pays qui veulent emmener le pays quelque part qu'ils le disent clairement et les Français qui choisissent la démocratie. Jean-Jacques Bourdin, c'est pas des accords d'appareil, c'est pas des je te donne ça, tu me donneras ça. La démocratie c'est des gens qui disent "Voilà ce que je veux faire. Quand je suis candidat aux élections municipales au Havre, je

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dis écoutez voilà ce que je veux faire. Voilà comment je veux transformer ma ville." Et les Français à vrai en l'occurrence choissent ou pas quelqu'un ou quelqu'un d'autre. Voilà. Alors c'est d'une grande simplicité mais en même temps c'est d'une grande exigence. Mais les questions sont exigeantes et et simples aussi. Vous le savez, Édouard Philippe. Question directe, est-ce que la large victoire de Bruno Retail dimanche vous affaiblit ? Je crois pas. Je pense qu'elle confirme le fait que il est désormais, enfin qu'elle dit qu'il est désormais le président d'une formation politique, les LR et qu'il a remporté une large victoire. Ça traduit le fait qu'il est estimé, apprécié dans son parti. Ça traduit le fait que dans son parti, on considère à mon avis à juste titre que c'est quelqu'un

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d'estimable et qui fait du bon travail. Bon ben voilà, ça ça dit ça. J'ai compris que dans son propre parti, il y avait des gens qui avaient dit que ça ne disait que cela. Euh j'ai vu que le soir ou le lendemain même de son de sa large élection, je l'ai félicité directement parce que encore une fois, j'ai de l'estime pour lui et puis que sa victoire est très belle. Euh j'ai vu que dans son propre parti, je parle pas de moi mais dans son propre parti, il y avait des gens qui disaient "Nous avons désormais un président mais ça ne veut pas dire que nous avons un candidat." Bon ben écoutez, ça c'est la c'est la vie interne de LR. J'ai pas amis à l'intérieur. Alors euh je vous ai posé la question mais j'ai lu aussi et vous avez lu comme moi attentivement ce qu'a

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déclaré Bruno Rotaillot. Je serai on va parler de votre programme après. Je serai le premier artisan euh de notre victoire politique en 2027, dit-il. Le premier artisan de notre victoire politique en 2027. Je n'ai pas fait tout ça pour ça pour qu'ensuite j'abdique. Donc il sera candidat en 2027. C'est comme ça que vous l'interprétez. Mais je écoutez, il il le dira. On on dit à juste titre de Bruno Rotaillot qu'il dit les choses clairement. Oui, moi j'ai dit les choses clairement. Posez-lui la question et je suis sûr qu'il vous répondra clairement. Eddor Philippe, est-ce que vous n'êtes pas l'héritier du macronisme ? Écoutez, je suis qui je suis. J'ai j'ai été directeur général de l'UMP en 2002 quand il a fallu construire ce parti. J'ai été

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député UMP en 2012 jusqu'en 2017. J'ai été le premier ministre d'Emmanuel Macron de 2017 à 2020 à une époque où nous avons fait beaucoup de réformes et puis j'ai créé mon propre parti, croyez-moi, au sein de l'ancienne majorité, il y avait beaucoup de gens qui trouvaient pas une qui n'aimaient pas beaucoup l'idée que je crée mon propre parti. Et puis le moment venu, je serai candidat et je dirai exactement ce que j'ai envie de dire. Certaines choses seront parfaitement en ligne avec ce qu'a pu porter la majorité que je dirigeais en 2017 et puis d'autres seront nouvelles. Mais j'ai lu votre dis. Je ne me positionne pas je ne me positionne pas Jean-Jacques. Je vais vous dire je ne me positionne pas Jean-Jacques Bourdin par rapport à tel ou tel que ce soit dans le champ

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politique actuel partisan ou que ce soit le président de la République. Voilà je ce qui m'intéresse, c'est de dire des choses et d'essayer de les mettre en ué Matignon. C'est vous qui avez décidé de quitter Matignon ? Bon, quand j'ai décidé en 2020, j'ai indiqué au président de la République que parce que je m'étais présenté aux élections municipales du Havre, je lui remettrai ma décision, ma démission, quelle que soit l'issue du scrutin municipal. Ce que j'ai fait en lui disant que s'il voulait conserver Édouard Philippe premier ministre, je resterai et que s'il voulait changer de premier ministre, ce qui était parfaitement son choix, et bien il y aurait aucun sujet et parce que c'est sa responsabilité, c'est son choix. Il a choisi de changer de premier ministre et c'était

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parfaitement. Si je vous pose cette question Édard Philippe parce que je sais que dans la campagne qui s'annonce, elle reviendra sans cesse. Édouard Philippe l'héritier du macronisme, j'ai lu ce que vous avez dit à Marseille dans votre discours. La France recule, elle s'abandonne, elle s'abandonne, elle est impuissante. Vous avez parlé d'impuissance. Est-ce l'échec d'Emmanuel Macron ? Philippe, je je je constate une certaine forme d'impuissance publique et je la déplore. Je constate que notre pays, alors même qu'il sait qu'il a des sujets devant lui et qui sont des sujets compliqués, ne prend pas toujours les mesures qui s'imposent. Mais au risque de vous choquer, je pense que cette impuissance, elle est bien plus large que le fait du

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président de la République. Seul, je pense que notre système politique est aujourd'hui dans une situation où rien ne peut être fait et ça me ça m'angoisse terriblement pour le pays. Je pense qu'il faut en sortir. Vous êtes un homme de droite, votre Vous êtes un homme de droite, Édouard Philippe. Ah, je je crois je crois qu'on peut le dire. sans aucun problème. Ouais, sans aucun problème. Mais mais pardon Jean Jean-Jacques Bourdin, je sais d'où je viens. Encore une fois, j'ai j'ai participer à la fondation de l'UMP, j'ai été député LR entre 2012 et 2017. Je je sais parfaitement intellectuellement, idéologiquement d'où je viens et ce à quoi je crois. Mais je ne crois pas que les intérêts

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partisans soient essentiels. Et je ne crois pas qu'être de gauche ou être de droite vous condamne à ne pas regarder ce qui se passe. Je pense, voyez-vous, que on ne doit jamais être prisonnier de son camp, qu'on ne doit jamais être prisonnier de son parti ni prisonnier de son camp. Et je regrette que beaucoup passent plus de temps à gauche à se demander ce que c'est vraiment que la gauche et à droite à se demander ce que c'est que vraiment la droite et euh songe un tout petit peu moins à rassembler tous les gens qui ont envie de bosser. La valeur cardinale, c'est pas la droite et la gauche. La valeur cardinale, c'est le rassemblement. C'est ça que je c'est le rassemblement. Et vous citez de Gaulle dans votre discours. Lorsque le danger est

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existentiel, il faut parfois s'entendre avec ses adversair pour combattre un ennemi commun. Alors aujourd'hui, quel est votre ennemi politique principal ? Mon ennemi politique principal, c'est la l'affaiblissement de la France. Mon ennemi politique principale, mon ambition principale, c'est d'essayer de faire en sorte que la France redevienne une puissance. Mais elle affaiblie. Emmanuel Macron président de la République, pardonard, vous excusez pas mais c'est mon ambition politique, c'est de réaffermir les fondements de la puissance française. Voilà. Et de rassembler le maximum de gens pour réaffermir les fondements de la puissance française. Et les fondements de la puissance française, c'est quoi ? une école qui fonctionne aujourd'hui, elle ne fonctionne pas assez bien. C'est

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pas une critique des professeurs de le dire, mais c'est un fait qu'elle ne fonctionne pas assez bien. Aujourd'hui, notre économie souffre d'un certain nombre de réformes que nous n'avons pas faites, notamment les réformes relatives au financement du modèle social. Et je veux vous dire, ça fait très longtemps que ces réformes, on devrait les faire. Bon ben, il va falloir les faire si on veut redevenir prospère. Et pour être puissant, il faut être prospère. Notre pays souffre du fait que sa justice ne fonctionne pas bien et dès lors que la justice ne fonctionne pas bien, dès lors que le sentiment d'injustice euh euh se développe, alors évidemment euh ça corrode et ça ça abîme la cohésion sociale. Et moi ce qui m'intéresse c'est ça. Et je vois bien, je sais bien, je

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suis pas naïf, je suis pas né d'hier, ça fait 25 ans que je fais de la politique. Je vois bien que ce qui passionne le débat public, enfin ce qui passionne le débat public dans les médias, pardon he Jean-Jacques Bourlin, c'est l'opposition des partis, les prises de position des des uns et des autres. Je parcours le pays sans cesse. On me reproche parfois de ne pas être suffisamment sur les plateaux de télévision ou à la radio. Je parcours le pays sans cesse. J'étais cette semaine dans le Morbillant en Loir Atlantique et dans les bouches du Rô. Bon, je je vous garantis Jean-Jacques Budin et je pense en plus que vous le savez. Je pense que vous le savez parce que il y a des auditeurs qui vous appellent pour vous le dire. Ce qui intéresse les Français aujourd'hui, ça

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n'est pas la logique des appareils partisans. Ils s'en foutent et puis ils ont raison. Je dis pas que c'est pas intéressant en soi, mais ça n'est pas ce qui compte. Ce qui compte, c'est qu'est-ce qu'on fait sur la santé, qu'est-ce qu'on fait sur la justice ? Qu'est-ce qu'on fait sur l'école ? Qu'est-ce qu'on fait sur la sécurité ? Ça sont des sujets qui comptent. Et et je crois très sincèrement que les électeurs qui viennent de la gauche ou qu'ils viennent de la droite, qu'ils aient pu voter très à gauche ou très à droite sont en attente de responsables politiques qui leur diront clairement ce qu'ils veulent et qui seront capables de rassembler autour d'eux tous les gens qui ont envie d'avancer. Alors, je vais poser des questions concrètes sur la justice, notamment sur euh vos euh vos

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choix, Eddor Philippe, mais tout de même, vous parliez des Français euh vous parliez de la France dit profonde, j'aime pas trop cette expression. Euh oui, mais les 80 km/h, vous regrettez ? Peut-être que je le ferai différemment aujourd'hui, mais je regretterai jamais d'avoir pris des mesures dont l'objectif était d'abord et avant tout d'améliorer la sécurité routière et donc de sauver des vies. Et je sais très bien que euh j'ai pas parce que ça va vous évidemment mais pour vous vous pensez sérieusement qu'on peut avoir eu des responsabilités politiques et aspirer en avoir d'autres sans être critiqué ? Je sais très bien qu'on me reprochera ça ou ça. Je sais très bien qu'il y a des choses que j'aurais pu faire autrement. Je sais très bien qu'il y a des choses que je

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suis très fier d'avoir faite. Bon, je vais pas m'excuser d'être qui je suis et je vais pas m'excuser d'avoir essayé de faire en sorte d'améliorer euh la situation euh sur nos routes et la sécurité routière. J'ai probablement pas réussi à expliquer, c'est de ma c'est ma responsabilité, que cette mesure, c'était pas une mesure pour emmerder le monde ou pour gagner de l'argent, que c'était une mesure pour éviter des accidents. Et et je je encore une fois, vous savez, on peut dire ça. Ouais. Qu'est-ce qu'il nous raconte là ? Dans toutes les familles de France, h dans toutes les familles de France, il y a des gens qui ont été confrontés à ces accidents terrible sur la route dans toutes les familles de France. H quand on sait ça, on peut mettre un tout petit

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peu de calme et de réflexion et se dire "Bon, OK, est-ce que vraiment on peut accepter une France où il y a aujourd'hui un peu plus de 3000 morts et et plusieurs milliers de gens qui sont lourdement handicapés après des accidents ?" Voilà, c'était ça mon objectif. Alors vous et j'observe et j'observe Jean-Jacques si vous me le permettezou qu'il doit y avoir à peu près la moitié des départements français qui ont conservé cette règle et l'autre qui en a changé. Et Édor Philippe vous avez beaucoup parlé de justice à Marseille, c'était l'un des thèmes de votre intervention, de votre discours. Alors j'ai des questions précises. Un dealer, je pour reprendre votre discours justement, un dealer en France peut être condamné une fois, deux fois, 10 fois sans jamais mettre un pied en prison.

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Oui. Que proposez-vous ? Des peines, des peines courtes mais des peines prononcé dès la première infraction. Si si vous me permettez d'expliquer ce qui se passe en France aujourd'hui, et je vais le dire de façon peut-être un peu rapide, mais néanmoins c'est c'est effectivement ce qui se passe en France. On emprisonne tard et longtemps. On emprisonne tard au sens où il y a une telle surpopulation carcérale, il y a tellement de gens en prison, il y a tellement plus de gens en prison qu'il n'y a de place en prison que les magistrats se disent et ils n'ont pas complètement tort Jean-Jacques Bourdin se disent si on envoie quelqu'un à la première infraction, on constate son infraction, si on l'envoie immédiatement en prison, on est certain qu'il va récidiver tellement les

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conditions sont indignes, tellement il va être mélangé avec une faune encore pire que celle d'où il vient. Et donc on a un système dans lequel on ne va pas en prison. Il n'y a pas de sanction pénale forte pour les premières infractions. Le vol par exemple, il y a personne en France n'est emprisonné pour vol simple. Il y a du vol à l'étalage partout. personne n'est Attendez, je continue. Je continue. Donc, on emprisonne assez tard et évidemment quand quelqu'un euh euh est condamné à la fin pour trois ou quatre ou cinq infractions, alors là, il va en en prison et il va en prison plutôt plus longtemps que la moyenne. Donc, vous avez cette caractéristique assez particulière à la France d'avoir des gens qui vont en prison tard et longtemps. Je pense qu'il faut faire

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l'inverse, c'est-à-dire je pense qu'il faut envoyer les gens quand c'est nécessaire en prison tôt et pour des peines courtes mais pour des peres effectivement assurées. C'est-à-dire que je suis partisan de peine ultra courtes mais dès les premières infractions. Et ce système-là je ne l'invente pas. Moi, je j'ai une imagination limitée, vous vous doutez bien Jean-Jacques Bourin. Bon mais je ne l'invente pas. Il existe il existe dans certains pays et les pays qui ont mis en place ce système de de sanction pénales fortes immédiate et courtes ont obtenu d'excellents résultats en matière de récidif. Donc je pense enfin de lutte contre la récidive. Donc je pense que il faut avoir des réponses pénales plus rapides, plus fortes et immédiatement dès la première

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infraction. Justice autre question. 2024 les mineurs de 13 à 17 ans ont été responsables de 35 % des vols violents sans armes. Que proposez-vous ? Alors là, on a quand même un sujet qui tient au fait que notre code pénal et et c'est assez compréhensible prévoit des dispositions particulières spécifiques et un peu plus protectrices pour les mineurs. Sur le fond, tout le monde peut comprendre. un mineur, par définition, il a pas il a pas le discernement d'un majeur et par définition euh euh il faut en en il faut il faut faire une attention particulière au mineur si j'ose dire même quand il est délinquant. Mais il faut quand même reconnaître aussi qu'aujourd'hui on a un énorme

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problème de surreprésent enfin de le le nombre d'infractions commises par des mineurs progresse très rapidement. Exact. Alors est-ce qu'il faut supprimer complètement l'excuse de minorité ? Oui. Est-ce qu'on peut traiter un mineur de 13 ans comme on traiterait quelqu'un qui en a 40 ? J'en suis pas sûr. Mais est-ce qu'on a été trop loin dans l'exus de minorité ? C'est assez probable. Il faut donc, et voyez la réponse que je vous donnais tout à l'heure. Vous allez pas envoyer un mineur en prison pour 3 ans à la première infraction. C'est absurde, vous le savez très bien. Bon, en revanche, vous pouvez avoir une réponse plus forte que celle qui existe aujourd'hui. La réponse plus forte, elle peut aller avec pas un emprisonnement mais une une sanction dès les premières

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infractions. Moi, je crois encore, il faut qu'il y ait un choc après la première infraction. S'il n'y a pas de choc, franchement, vous vous dites "Mais finalement pourquoi pas faire une deuxième infraction ?" Autre constatation 2023, près de 17 % des condamnations pour des délits ou des crimes concernés des étrangers alors qu'il représentent 8 % de la population. Que proposez-vous ? Bah, c'est un fait d'abord. Quand je dis ça, je dis pas que tous les étrangers commettent des infractions. C'est pas le cas. Je constate un fait qui est que le nombre d'infractions commises par des étrangers qui résident en France légalement ou illégalement est largement supérieure à la proportion de ces étrangers dans la population

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française. Et j'en déduis une chose qui doit être dite mais dont je sais qu'elle est délicate à faire. c'est qu'un étranger qui euh commet un crime ou un délit d'une certaine nature et intentionnellement n'a aucun droit à demeurer sur le territoire français. Aucun droit. Je ne comprends pas, je vous le dis comme je le pense, je ne comprends pas pourquoi la France qui est libre d'accepter ou non des étrangers sur son sol, qui a besoin d'accepter des étrangers sur son sol, Jean-Jacques Bourdin qui a besoin d'accepter des étrangers sur son sol. Je ne vois pas pourquoi la France s'interdirait dès lors que ces étrangers qui sont admis sur le territoire ou qui sont sur les

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territoires ne respectent pas euh euh les règles françaises et commettent des crimes ou des délits, euh s'interdirait de les renvoyer chez eux. Je sais qu'en pratique renvoyer un étranger chez lui peut-être difficile. Je me paye pas de mots, je le sais. et et tous les gens qui regardent le sujet sérieusement savent que renvoyer un étranger dans son pays d'origine dépend très largement de la bonne volonté du pays d'origine et que donc c'est un exercice difficile. Je ne me paye pas de mots mais je dis les choses telles que je crois elles doivent être. Et ensuite ça veut dire qu'il faut qu'on muscle notre dispositif diplomatique, muscle notre dispositif administratif face à ces pays qui n'acceptent pas de reprendre leur

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ressortissant. Euh le social, le financement de notre modèle social. Je je je vais pas entrer dans le détail parce que nous n'avons pas le temps, mais j'ai des questions à vous poser. Euh est-ce qu'il y a trop d'emplois aidés en France ? Euh comment gagner plus ? Ce sont des questions de base, des questions générales mais qui reviennent sans cesse euh dans l'esprit et dans le quotidien de nos auditeurs. Comment gagner plus Edard Philippe plus d'abord ? Ah oui, ça je pas d'une grande originalité sur le mais je suis très sincère quand je dis ça. Je pense que si nous voulons individuellement et collectivementou en tant que pays, en tant que nation être plus prospère, il va falloir qu'on travaille un peu plus. C'est vrai. Bon mais comment travailler un peu plus à la semaine ou mois

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? Je ne sais pas à l'heure non c'est difficile mais mettre aux ortis les 35 he travailler plus ça veut dire plein de choses. Ça veut dire d'abord travailler plus nombreux. Si on améliore le taux d'emploi des plus jeunes et si on améliore le taux d'emploi des seniors, on a collectivement une masse de travail bien supplémentaire. Et donc travailler plus, ça veut d'abord dire travailler plus nombreux. Et de ce point de vue-là, tout à l'heure, vous disiez que j'avais été premier ministre, vous rappeliez que j'avais été premier ministre entre 2017 et 2020. Je permettez-moi de ne pas oublier qu'entre 2017 et 2020, grâce à des réformes du marché du travail dont on pensait qu'elles étaient difficiles à faire, euh grâce à une politique économique qui a permis des

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investissements importants, nous avons fait significativement baisser le taux de chômage. Significativement baisser le taux de chômage des jeunes et augmenter le taux d'emploi des seniors. Je le dis en passant parce que je voudrais pas que vous l'oubliez mais je sais que vous ne l'avez pas oublié. Donc travailler plus nombreux, ça veut dire aussi travailler plus chacun. Qu'est-ce que ça veut dire travailler plus chacun ? Ça peut vouloir dire travailler plus longtemps au cours de sa vie plus tard. Ça peut aussi vouloir dire partir à la retraite plus tard. Ça je je pense que ça arrivera. Vous savez que je pense que très longtemps remettez d'ailleurs de ne pas avoir poursuivi votre réforme et la mise en place de la retraite par point. Je l'ai porté jusqu'où je pouvais la porter

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et le président de la République après avoir changé stop. Non non, on a dit stop au moment du Covid parce qu'au moment du Covid on avait besoin, je veux dire, il y avait une forme d'union nationale qui était nécessaire et je pense que la décision d'arrêter la discussion, enfin en tout cas de de ne pas la prolonger, ne pas dire qu'on allait remettre sur le tapis cette loi était parfaitement remettraz sur le tapis en tant que candidat à la présidence. Non, je je ferai autrement, mais je le dirai le moment venu. Ce que je veux dire, monsieur Bourdin, c'est que il faudra travailler plus longtemps comme on décidé de le faire pour des raisons analogues. L'Italie très à droite, l'Espagne très à gauche et l'Allemagne qui le fut de gauche ou de droite. Donc, je crois qu'il y aura ça,

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mais il y aura pas que ça. Ça peut dire aussi et et j'insiste là-dessus, ça veut dire aussi travailler mieux. Et une des choses qui est frappante dans notre pays, c'est que depuis très longtemps, la productivité diminue, en tout cas stagne. On a on peut travailler mieux aussi. On peut trouver plus de sens dans ce qu'on fait. On peut produire plus en travaillant mieux. Travailler plus nombreux, travailler plus longtemps. Et travailler plus longtemps, ça veut pas dire simplement travailler plus longtemps à la fin de son avis de sa vie professionnelle. Je je vais vous dire, je je pense qu'il y a plein de métiers et je crois qu'il y a plein de Français qui en sont parfaitement d'accord qu'on pourrait faire de façon beaucoup plus intense quand on a 30 ans et de façon un

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peu moins intense quand on a 64. Euh aujourd'hui, on a les 35 heures. C'est très bien 35 he pourquoi pas. Je veux dire, j'en sais rien. Je suis pas sûr que c'était une bonne mesure. J'ai même assez convaincu que c'était une mauvaise mesure. viendrait vous reviendriez pardon je je je sur les 35 he je je je pense que tout système qui laissera le maximum de liberté dans l'entreprise au patron et au salariés euh pour organiser son travail avec peut-être c'est une vieille idée, je vais vous dire c'est pas une de mes idées, je crois que c'est une vieille idée de la CFDT de dire faisons en sorte que à un certain âge de la vie quand on a un peu plus de temps, quand on a un peu plus d'énergie, on puisse travailler beaucoup plus librement hein, sans se le faire imposer

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mais librement pour ensuite travailler un peu moins quand pour des raisons familiales, pour des raisons de santé bien entendu ou pour des raisons d'âge, on a un peu moins d'énergie mais je trouve que c'est pas du tout idioter sur cette et simplement notre système aujourd'hui qui est très rigide ne le permet pas vraiment permet sur les je pense que ça fait partie des choses qu'il faut regarder. Bien sûr, bien sûr. Bon, c'est très important parce que parce que ça ça gère notre quotidien évidemment. Édouard Philippe et un dernier mot pardon Jean-Jac Bourdin parce que notre système tout notre système social Oui. repose sur un financement qui est essentiellement lié au travail. Oui, essentiellement lié au travail, pas uniquement, mais essentiellement lié au travail, aux

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cotisations patronales et salariales et compte tenu de ce que nous sommes en train de vivre Jean-Jacques Bourdin, c'est-à-dire d'une part un vieillissement et c'est tant mieux de la population et d'autre part un fléchissement très net de la démographie et des naissances. faire financer notre modèle social sur le travail, c'est condamner ceux qui travaillent d'abord à des prélèvements qui sont insupportables, enfin qu'ils deviennent le financement du modèle social. Bien sûr, bien sûr. Élargi à qui ? Il faut que chacun contribue au financement du modèle social. Il faut que le modèle social le premier euro gagné. Il faut que le modèle social ne soit plus simplement financé par le travail. Sinon, je vais vous dire, sinon on ne s'en sortira pas. On a on a le taux de

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cotisation patronale euh le plus élevé d'Europe. Ça ne nous aide pas. Ça ne nous aide pas. Ça n'aide pas les entreprise, ça n'aide pas les salariés. Euh président de la République, quelle serait vous avez déjà réfléchi à ça votre première mesure ? La mesure qui vous tient à cœur plus. Je je refuse de répondre à ça parce que je trouve que Non, non, pardon, je retrouve je trouve que c'est absurd. Enfin, je peux vous donner ma première priorité. Alors, la première priorité à mon avis, enfin c'est pas à mon avis, c'est ce que je pense très sincèrement. Euh c'est l'école. Je pense que on ne s'en sortira pas dans ce pays, quelle que soit l'intelligence des politiques publiques menées, si on ne réussit pas à améliorer significativement le fonctionnement de notre école. Notre école ne fonctionne

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pas suffisamment bien. Vous savez que en France, alors qu'on se gargarisse parfois de l'école de la République, alors qu'on l'aime profondément, moi je suis un pur produit de l'école. Euh mon père a été le premier à avoir son bac dans la famille, il a fait des études pas très poussées. Il est devenu professeur de français. Et moi, j'ai réussi à à avancer dans la société parce que j'ai beaucoup travaillé à l'école et que je je suis c'est indispensable l'école. C'est pas simplement indispensable comme instrument de promotion sociale, mais c'est indispensable. On a l'école entre guillemets dite de la République dont chacun se gargarise qui reproduit le plus de tous les pays de l'OCDE les inégalités sociales. Notre école ne fonctionne pas suffisamment bien. La première priorité pour moi, c'est

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retaper ça. Et si on retape l'école, si on a une école qui fonctionne bien, alors je vous garantis qu'on est un pays beaucoup plus puissant, beaucoup plus prospère et probablement beaucoup plus heureux. Bien Édouard Philippe, j'ai trois questions pour terminer. Réponse courte si vous pouvez la fin de vie. Est-ce que vous voteriez si vous étiez député la proposition de loi sur l'aide à mourir ? On va attendre de voir à quoi elle ressemble une fois qu'elle sera passée par la moulinette parlementaire parce que j'attends de voir mais sur le fond euh sur cette question qui est redoutablement complexe. Oui. Euh je suis euh euh au fond de moi-même partisan euh du système qui euh permettra le mieux possible et de façon encadrée aux gens de choisir. Référendum

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sur le sujet ou pas ? C'est pas un choix qui m'appartient. Oui, si ça n'avance pas, le président de la République a pas tort de dire que si ça n'avance pas au Parlement, il y a un moment où il faudra que les Français choisissent. Je trouve que ça peut s'entendre bien Édouard Philippe dernier mot à l'international Israël qui intensifie son offensive militaire à Gaza. Protestation de la France, de la Grande-Bretagne et du Canada à l'extension vous posez comme vous vous opposez comme ces trois pays à l'extension des opérations militaires israen à Gaza. Écoutez, moi j'ai été le 7 octobre incroyablement choqué parce que le Hamas a fait que c'était non pas une opération terroriste mais une opération de guerre. Hm. Euh le Hamas est une opération est un mouvement terroriste.

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Euh il a aucune légitimité à gouverner quoi que ce soit et euh et il faut lutter contre cette organisation de façon déterminée. Et même en étant très clair sur le fait que Israël a un droit à sa sécurité, même en étant très clair sur le fait que le Hamas a déclenché les hostolités, même en disant de façon très claire qu'Israël a le droit de se défendre et en l'assumant Israël c'est une démocratie et une démocratie peut faire la guerre mais doit faire attention à la façon dont elle le fait. Et honnêtement, ce qui est en train de se passer euh est euh je crois dangereux et et est terrible euh pour les populations civiles euh qui sont à Gaza. Pas pas pour le Hamas. Le Hamas ne fera jamais pleurer, mais terrible pour les populations civiles qui sont euh qui sont à Gaza. Et je

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crois infiné euh presque dangereux pour Israël aussi parce que je vois bien que Netaniau a un plan de guerre mais je vois pas son plan de paix et et je ne crois pas que la sécurité durable d'Israël soit dans la guerre. Merci Édouard Philippe d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Demain, je recevrai je recevrai Sarah Cafo qui sera mon invité de 8h30 à 9h. Patrick Roget, juste après les informations.