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InterviewLaurent Wauquiez· 7 juillet 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéTravail & emploi

La grande interview Cnews et Europe1, mardi 7 juillet 2026 | Laurent Wauquiez

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Est-ce que vous jugez anormal que Marine Le Pen soit empêchée de se présenter à l'élection présidentielle ?

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Jordan Bardella, c'est la même chose pour vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un adversaire plus redoutable entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes encore chez LR ? Est-ce que vous allez prendre votre carte chez Horizon ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut que les retraités contribuent plus et payent un peu plus pour les nouvelles générations ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment desserrer l'étau face à Mélenchon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Laurent WauquiezFait
    « Je suis pas juge. Par contre, j'ai un point de vue politique à exprimer. »
  • 1:00Laurent WauquiezFait
    « Notre candidat à la présidentielle a été tué en partie par ça. Euh et donc je n'ai pas envie de ça. »
  • 2:30Laurent WauquiezFait
    « Je n'ai fait que dire des évidences. Qu'est-ce que c'est que ces évidences ? Est-ce qu'il y a un risque que Jean-Luc Mélenchon soit qualifié au second tour de la présidentielle ? Oui, c'est une évidence. »
  • 5:30Laurent WauquiezChiffre
    « Moi, j'ai géré une région sans aucune augmentation d'impôts et sans aucune augmentation de dettes. »
  • 7:30Laurent WauquiezFait
    « Le RN sera qualifié au second tour de la présidentielle. »
  • 9:30Laurent WauquiezPromesse
    « Il faut qu'il y ait une présomption d'usage légitime des armes par les policiers et les gendarmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europain, c'est Laurent Vequier. Bonjour à vous. Bonjour.

Président du groupe de la droite républicaine à l'Assemblée nationale et député de Haute Loire. C'est aujourd'hui le VO que Marine Le Pen connaîtra la décision de justice de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants du RN au Parlement européen. Elle resteque une peine d'emprisonnement, d'inéligibilité à lancer ne pas vouloir se présenter si elle était mise sous bracelet électronique.

Est-ce que vous jugez anormal que la favorite des sondages en tout cas jusqu'à présent soit empêché de se présenter à l'élection présidentielle ? Euh d'abord moi et le mot que vous avez utilisé intéressant, j'ai pas jugé. Je suis pas juge.

Par contre, j'ai un point de vue politique à exprimer. En tant que politique, je ne souhaite pas que les débats politiques soient tranchés dans les prêtoir. Je considère qu'ils doivent être tranchés dans les urnes.

Et je l'ai vu par le passé des combats politiques qui en fait utilisent la justice, parfois l'instrumentalise, en tir des arguments. Vous parlez de l'affaire Fillon ? Oui, par exemple.

Moi, j'ai pas oublié que notre candidat à la présidentielle a été tué en partie par ça. Euh et donc je n'ai pas envie de ça. Euh je le redis mais c'est un jugement politique, c'est pas euh une opinion sur la justice.

En tant que politique, je considère que les débats politiques doivent être tranchés sur le terrain politique et pas sur le terrain judiciaire. Et pour autant, la justice doit passer. Dans tous les cas de figure, personne n'est audessus ni audessus de la loi.

Oui, c'est pour ça d'ailleurs que quand je vous dis ça, je commande pas une décision de justice qu'on qu'on connaîtra dans la journée. Je dis juste, je pense que le politique lui, le débat politique lui, c'est pas la justice qu'il tranche, c'est nos idées. C'est ceux qui nous écoutent, c'est le jugement que se font les Français et je pense que c'est le principe saint d'une démocratie.

Donc ce serait au français de décider si oui ou non Marine Le Pen peut accéder à la fonction suprême. C'est ça. Oui.

Estce que enfin il y a je vais essayer de le redire différemment. Il y a deux terrains. Il y a le terrain de la justice.

La justice a à se prononcer de savoir si les faits qui sont reprochés à Marine Le Pen sont suffisamment graves pour conduire à son inéligibilité éventuelle ou à des sanctions. Ça c'est le travail. Pas d'impact politique de cette décision.

Et moi ce que je considère c'est que en tant que politique, je n'aime pas des politiques qui se précipitent dessus qui l'utilisent pour attaquer Marine Le Pen. C'est pas mon approche. Mon approche elle est simple.

C'est les débats politiques. C'est dans les urnes. C'est pas dans les prêtoirs.

Est-ce que Jordan Barnella, Marine Pen, c'est la même chose pour vous ? Je pense que ça n'a ça ne fera pas de vraie différence. Je vais le dire très simplement.

Dans tous les cas de figure, le RN sera qualifié au second tour de la présidentielle. Et donc l'enjeu, pour moi, il est pas là. L'enjeu c'est de se demander et on va en parler bien sûr, est-ce que face à eux c'est Mélenchon ou est-ce que face à eux c'est une offre de droite avec une droite qui est rassemblée ?

Et c'est le cœur de tout mon combat parce que je pense que ce soit Marine Le Penne ou que ce sera soit Bardella, ils seront au second tour de la présidentielle. C'est pas le même projet, c'est évidemment pas la même vision de la société que ce soit l'un ou l'autre. Je suis pas certain.

Je suis pas certain de ça. Euh moi ce que je constate en étant à l'Assemblée nationale, c'est euh un RN euh très fort sur des sujets régalien sur lesquels on peut discuter, sur lesquels on a des votes qui sont parfois communs et en sens inverse un RN sur les sujets économiques, la lutte contre l'assistana, la baisse de la dépense publique qui n'a pas un programme de droite. Voilà, c'est c'est juste l'observation que je fais depuis 1 an et demi à l'Assemblée nationale quand je vois les votes dans l'hémicycle.

Euh souvent sur les sujets économiques, le RN va plus voter avec Lfi. Souvent sur les sujets régaliens, on va avoir plus de votes qui sont communs. Voilà, ça c'est l'état politique du RN.

Le reste, j'ai envie de dire, c'est un peu de la littérature. Euh on nous amuse un peu avec ça. Je pense que c'est plus ça la vérité de ce qui est aujourd'hui le point d'équilibre politique.

Et pour moi, que ce soit Bardéla ou Marine Le Pen, c'est pas la bonne façon d'aborder la question. La question pour nous, celle-là, elle est fondamentale pour tous ceux qui nous écoutent, c'est est-ce queon laisse Mélenchon se qualifier au second tour ? Encore une dernière question, il y a pas d'adversaire donc plus redoutable pour vous entre Marine Pen et Jordan Barnella.

Ce qui les porte, c'est la grande colère des Français et c là elle semble inextinguible sur tous les sujets, grands sujets, grandes institutions qui semblent en déliquaisscence dans notre pays. C'est ça le moteur du RN aujourd'hui ou désormais c'est un vote d'adhésion. Vous pouvez être en colère et adhérer.

Donc je fais pas partie de ceux qui disent c'est un vote par défaut et cetera. Non, il y a évidemment un vote de Français qui disent et qui comme vous l'avez dit sont en colère, veulent renverser la table. Mais ne sous-estimons pas l'autre aussi.

Il y a un vote de Français qui sont des Français qui voient les dangers aujourd'hui à l'international, qui voient les menaces qui pèsent sur le champ économique de notre pays et qui veulent au fond quoi ? de la fermeté très forte sur le régalien mais aussi de la fermeté très forte sur l'économie. Ils en ont assez de la sistana, vous savez que c'est mon combat.

Ils veulent qu'on rende l'argent à la France qui travaille. Vous savez que c'est ce que j'essaie de porter. Il considèrent que on en a assez du gaspillage de l'argent public.

Et vous qui venez de notre région Verdronal, vous le savez bien. Moi, j'ai géré une région sans aucune augmentation d'impôts et sans aucune augmentation de dettes. Et donc, il y a aussi des Français qui disent "Bah pour redresser le pays, pour défendre notre civilisation, faut les deux.

Il faut retrouver de l'autorité mais il faut aussi redéfendre le travail. Et c'est cette offre là que je souhaite que la droite porte parce que je pense qu'il y a aussi cette attente d'un pays qui veut pas tout renverser, qui veut de la fermeté mais qui veut aussi du sérieux. Dernier mot sur Marine Le Penit empêchée, on le saura cet après-midi.

Est-ce qu'il s'agirait d'une dégradation de la démocratie comme l'a dit France Olivier Gisberg qui était à votre place hier matin ? Je pense qu'en tout cas ce serait le signe d'une crise de la démocratie. Oui, bien sûr.

Euh parce que comme je l'ai dit, dans une démocratie, il est toujours plus sain que ce soit le débat politique qui le tranche. Laur Bequier, parlons de vous. Est-ce que vous êtes encore chez Parlons de la droite, parlons de vous aussi quand même.

Est-ce que vous faites partie encore des LR ? Est-ce que c'est encore votre famille politique euh où est-ce que vous allez prendre votre carte chez Horizon, votre soutien implicite [rires] à Édouard Philippe a fait frémir dans les rangs de votre famille politique ? Alors, je vais je sais he mes déclarations ont provoqué des réactions.

C'est pour ça que je suis content aussi de pouvoir les expliquer ce matin et très simplement. d'autant que vous avez dit tellement d'autres choses auparavant avec moi, il n'y aura jamais d'alliance avec Édard Philippe. Si vous me permettez, je voudrais précisément répondre et et prendre le temps de l'expliquer.

Je n'ai fait que dire des évidences. Qu'est-ce que c'est que ces évidences ? Est-ce qu'il y a un risque que Jean-Luc Mélenchon soit qualifié au second tour de la présidentielle ?

Oui, c'est une évidence. Est-ce que s'il y a plusieurs candidatures de droite, ça peut marcher ? Il n'y a aucun monde aujourd'hui dans lequel s'il y a plus d'un candidat à droite, il y a une chance que ça marche.

S'il y a plusieurs candidats, on prend le risque non seulement d'avoir une droite qui ne se qualifie pas, mais de permettre à Jean-Luc Mélenchon de se qualifier. Et donc, est-ce qu'il faut un candidat unique ? C'est là aussi pour moi une évidence.

Il faut un candidat du rassemblement et ça impose alors bien sûr que c'est pas agréable de le dire et ça imposera que tous les autres candidats acceptent de soutenir celui qui est le mieux placé et donc que à l'automne bah ceux qui sont pas les mieux placés acceptent de se retirer y compris Bruno Rota. Donc mais cette règle de devoir se retirer cette exigence elle vaut pour tout le monde. J'ai bien dit tout le monde.

Elle vaudra pour Bruno Rota. Elle vaudra potentiellement pour David Lisnard. Elle vaudra pour Xavier Bertrand.

Elle vaudra pour Édouard Philippe. Pourquoi ? Mais parce que sinon c'est la machine à perdre.

Parce que sinon, qu'est-ce qui va se passer ? Et le choix de fond que je pose qui est celui que je me pose à moi-même, que je vous pose aujourd'hui, qui se pose pour ceux qui nous écoutent ce matin, on a des différences. Est-ce que j'ai tout aimé dans ce qu'a fait Édouard Philippe par le passé ?

Non, je l'ai exprimé à de multiples reprises. C'est l'appel à voter pour le NFP au second tour des législatives. J'ai dit tout et j'ai dit toutes les différences que j'ai eu avec lui et je sais que pour ceux qui nous écoutent, il y a aussi des doutes.

Bien sûr, je pose cette question simple. Est-ce que c'estes différences ? Valent la peine de prendre le risque de qualifier Mélenchon ou non ?

Et donc pour moi, seule chose que j'ai dite, j'ai pas dit que je soutenais Édouard Philippe. Vous avez dit quand même, il peut incarner l'ordre à le sérieux permettant de redresser la France. Explicite.

Bah pardon, mais vous avez l'impression que c'est un grand scoop de dire ça c'estd ne le dit pas de Bruno Rotaillot. Je dis exactement, j'ai dit de J'ai dit de Bruno Rotaillot que c'était le candidat légitime des LR et qu'il avait notamment des qualités de constance idéologique. Donc je dis exactement la même chose.

Quel quel quelle est aujourd'hui la situation ? Parce que on fait semblant de découvrir, c'est il y a quand même un peu un jeu de théâtre en ce moment. Vous avez plusieurs candidats qui se réclament de la droite.

Oui, il y en a un qui est le vôtre. Votre famille politique, vos militants ont élus. Attendez, vous savez quel sera mon candidat ?

C'est celui du rassemblement de la droite. Je n'ai pas l'intention de soutenir une secte qui aboutit à ce qu'on échoue tous. Je n'ai pas l'impression je n'ai pas l'intention d'être enfermé dans des candidatures à droite explosé qui aboutissent à ce que Mélenchon soit qualifié.

Vous savez la droite c'est pas le sectarisme de la gauche. Ça ne doit pas être ça. La droite elle est diverse.

Elle doit permettre de se rassembler de façon plurielle. Elle ne sait pas le faire. La gauche sait le faire.

La droite ne sait pas le faire. Merci. Merci.

Merci. Vous venez exactement de dire ce qui est mon combat. C'est-à-dire que ce pourquoi je plaide, c'est de dire il va falloir se rassembler.

Et je voudrais juste prendre un instant euh dessus. Bien sûr que ça suppose un effort. Bien sûr que ça suppose de discuter avec des gens avec lesquels on n'est pas d'accord.

Et Édouard Philippe devra clarifier ses positions s'il veut convaincre. Sur quoi par exemple ? Bah et notamment sur les sujets régaliens.

La laïcité après la laïcité notamment. Après ce que je constate c'est qu'il fait le choix dans son positionnement d'un positionnement à droite. Mais bien sûr qu'il devra qualifier s'il veut convaincre et s'il veut notamment convaincre quoi ?

Qu'il portera un projet de droite et pas la prolongation du macronisme. Mais madame Ferrari, ce serait absurde qu'aujourd'hui les républicains disent il est hors de question de travailler avec Édouard Philippe Horizon. Pourquoi ?

Mais parce que les républicains le font déjà. Qu'est-ce qu'on a fait au municipal ? Les républicains ont gagné des villes à Besançon et à Clermontferrand en avec le modèle l'UDI et Horizon.

Qu'est-ce qu'on fera ? Qu'est-ce que les républicains pardon feront au sénatorial ? Mais les républicains au sénatorial s'apprêtent à porter des listes en lien et corison en vendot va être tête de liste des sénatoriales sur une liste où il y a un candidat horizon dans les bouches du Rô le candidat qui portera notre liste et Brona Musolier qui est un soutien de Gabriel.

J'entends votre raisonnement lequ juste parce que je vais aller au bout. Il y a un espèce de jeu de dupe en ce moment où on fait semblant de dire "Ah ben non, hors de question de travaillerve qu'un tel ou un tel, on risque de faire perdre tout le monde et qualifier Mélenchon." Moi, j'assume de mettre un pavé dans la marre.

Il faudra un rassemblement de la droite. Oui, ça suppose de régler des différents qu'on a eu. Oui, ça suppose que chacun clarifie que ce soit bien un projet de reconstruction de la droite.

Mais la question de fond et celle-là c'est une évidence et personne peut la contourner. Soit c'est ça, soit en qualité. dans la marqu je vous ai laissé dévelo votre raisonnement c'est que vous flinguez votre candidat Bruno Retaillot en disant ça lui il dit je ne souhaite pas assez de mal à Édouard Philippe pour vouloir que le renvoquer le soutienne c'est la réponse du berger à la bergère est-ce que c'est pas vous qui sem la sanie à droite pardon moi je ne fais aucune enfin voilà je peux tomber là-dedans et m'amuser et rajouter vous répondrez pas à Bruno Rota et et rajouter une punchline à la punchline et tout le monde percénaire euh je crois pas que ce soit au niveau du sujet Le sujet c'est pas Bruno Rota.

Le sujet c'est pas Laurent Voquier. Le sujet c'est de se dire est-ce qu'on est capable d'offrir une offre qui soit rassemblée ? Alors j'ai eu des très forts différents avec Édouard Philippe.

Je considère qu'il faut les surmonter. Je ne partage pas toutes les mêmes idées de Sarah Knafo. Pourtant je fais sans doute partie des rares à plaider pour que Sarah Knafo soit dans ce rassemblement de la droite.

Donc une primaire et bah vous le savez c'était ce pourquoi moi je plaide. Après ce que je constate malheureusement, c'est que les candidats ne sont pas là-dedans. Donc je le redis à l'automne, il faudra choisir le candidat qui est le mieux placé.

Il faudra construire un programme qui soit clairement à droite parce que pour moi, il y a pas d'ambiguïté dessus. Et ensuite, il faudra que ceux qui ne sont pas les mieux placés acceptent de se retirer pour soutenir celui qui peut gagner face à Mélenchon parce que sinon vous qualifiez Mélenchon. Encore une dernière question.

Quand je vous entends, vous avez dit "Je ne veux pas être prisonnier d'une secte." La secte, c'est les LR aujourd'hui sur votre politique du tout. Pas du tout.

Le comportement de la secte, c'est la gauche. La gauche, c'est la secte. Vous-même, vous l'avez très bien dit, vous avez dit "Mais enfin, c'est extraordinaire, à droite, vous êtes pas capable de vous rassembler." Mais vous avez raison.

Vous avez raison. C'est ça qui m'exaspère, c'est que dès qu'on dit bah, il va falloir travailler ensemble. On le fait au municipal, on le fait au sénatorial, on est capable de discuter en commun, mais ensuite à l'approche de la présidentielle, tout le monde enclenche la machine à perdre.

Bah moi, j'ai fait mon combat de ce rassemblement de la droite. Je le redis ce matin. Je ne soutiens pour l'instant aucun candidat.

Je ne soutiens pas Édouard Philippe, je ne soutiens pas Bruno Rotaillot, je ne soutiens pas David Lisnard, je soutiens surprenant, c'est quand même le candidat de votre parti désigné par les militants vous savez, je pense que vous allez avoir rudement besoin. Mais il y a du ressentiment entre vous deux, vous lui avez parlé depuis mais mais pas du tout et je vous l'ai redit. Je pense que la droite va avoir rudement besoin de gens qui sont capables de discuter avec les uns et les autres et d'être ses artisans de rassemblement.

Vous savez, des femmes qui vont jouer à fond la candidature de leur champion en démolissant de préférence les autres candidates droite. Vous aurez tout ce qu'il faut sur vos plateaux. Moi, le choix que j'ai fait, c'est de dire je suis pour le rassemblement, je me bats pour ça, j'essaie que tout le monde reste ensemble mais que ce soit pour un projet de droite parce que ça c'est très clair pour moi.

C'est moins d'immigration, c'est moins de dépenses publiques, c'est moins d'assistana, c'est plus de sécurité, c'est plus de travail, c'est plus de pouvoir d'achat. C'est ça ce que je veux. pas un projet attrape tout un projet de droite et vous en discuterez avec Bruno Rota s'il le faut bien sûr mais évidemment vous l'avez pas vu récemment on s'est vu il y a 15 jours et donc et il est évidemment le bienvenu et il n'y a aucune forme de contestation de ma part de sa candidature.

Je dis juste en octobre il en faudra un seul et si jamais Édouard Philippe doit se retirer ben il faudra qu'il se retire. Si Bruno Rota doit se retirer, il faudra qu'il se retire. Si David Lisnard doit se retirer, il faudra qu'il se retire.

Mais un seul candidat de droite de grâce sinon c'est Mélenchon. Parlons de Édouard Philippe Laurent Voquier. Vous avez sans doute écouté son premier grand meeting de campagne ce dimanche.

Il dit qu'il va demander des efforts mais des efforts justes aux français notamment alors aux employés du secteur public à qui il faudra dire qu'il trava faut travailler plus et aux retraités. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce qu'il faut que les retraités contribuent plus et payent un peu plus pour les nouvelles générations ?

Moi, vous connaissez ma position sur ce sujet, hein. Il ne peut y avoir aucun effort demander au retraités si on ne commence pas par supprimer tous les régimes spéciaux de retraite. Et j'ai bien aimé que dans votre propos, vous rappeliez cette condition de l'effort euh y compris sur la sphère publique.

Vous ne pouvez pas aller devant les retraités et leur dire bah en fait, on va diminuer votre pouvoir d'achat mais on continue à avoir des régimes spéciaux de retraite dans certains domaines et là on n pas le courage de s'y attaquer. Et donc ce pourquoi je plaide, c'est le jour des législatives une série de référendum sur les régimes spéciaux de retraite, sur la baisse de l'immigration, sur le fait d'arrêter l'assistana, sur le fait de rendre l'argent à la France qui travaille pour que les Français puissent trancher tout de suite les choses et que au moins il ne soi pas trompé. Parce que trop souvent ce qui se passe au moment des présidentiels, on vote pour une personne parfois par défaut.

À la rivé, on n pas le programme. La meilleure façon de le trancher, c'est au moment des législatives serrer de référendum pour garantir que les Français tranchent eux-mêmes les grandes options politiques pour la France. Ça, je trouve que moins c'est une assurance vie pour les Français.

Laurent Bier, on a parlé du Rassemblement national, du bloc central de la droite. On n pas parlé de Léfi, tout est au carré, dit Jean-Luc Mélenchon. C'est le candidat aussi le plus redoutable avec des troupes en ordre de marche pour le coup selon vous.

Oui, bien sûr. Et c'est pour ça que j'aime pas le le jeu de théâtre qui se joue en ce moment à droite où tout le monde fait semblant de pas voir Mélanchant. Je le répète, c'est un danger pour la République.

Il est aujourd'hui très haut. Pour moi, il finira autour de 20 % et donc donc il sera au second tour. Non, pas si vous avez un candidat unique de la droite.

Oui, si vous avez plusieurs candidats à droite. Et donc voilà, c'est ouvrons tous les yeux. Il faut arrêter de faire semblant.

Il y a une vraie menace de LFI. Et donc ce qui serait quand même fou dans un pays qui est majoritairement à droite, on se retrouverait avoir le candidat de LFI au second tour de la présidentielle. Bah je veux pas ça.

Et comment on fait pour desserrer cet tonaille ? Qu'est-ce que vous vous feriez si vous n'y arriviez pas et que ce serait Eren et les filles ? Vous votez pour qui dans vosquer ?

C'est une question importante. Madame Ferrari, on est ce qu'on fait. C'est on est ce qu'on fait.

Vous connaissez très bien ma position. Je l'ai toujours répété. Le premier danger pour la République, c'est LFI.

Et moi, je ne mets pas de signe égal entre LFI. et le RN, vous le savez. Enfin, vous demandez pas à Didier Deschamps quel est son pronostic pour la finale si la France est disqualifiée.

Bon bah, me demandez pas ça. Vous voyez bien l'énergie que je mets déjà pour faire en sorte de se rassembler. Vous voyez à quel point c'est difficile.

Dès qu'on parle de rassemblement, on crée une éruption volcanique à droite. Donc non, je me bats pour qu'on ait un candidat de droite et que je puisse au second tour vous dire voilà une offre qui est sérieuse sur le plan économique, qui est déterminée sur le régalien. C'est celle-là qu'il faut.

Donc si c'est Eren monsieur Philippe ou Eren monsieur Rotaillot, vous votez sans sans barguinier pour l'un ou l'autre à droite. Oui, bien sûr, je suis à droite et je suis à droite sur tous les sujets, y compris sur l'économie. Moi, j'ai été très frappé quand même de voir encore la semaine dernière dans une interview sur une autre chaîne, Marine Le Pen a répété que bah, elle était pas de droite et que baisser la dépense publique n'était pas sa priorité.

Moi, c'est ma priorité. Il faut rendre l'argent au français. Il y a trop de gaspillage.

On le voit sur tous les sujets qu'on aborde. Et des sujets régaliens. Le projet de loi Ripost sur la sécurité du quotidien et la lutte contre le narcotrafic a été examiné hier à l'Assemblée nationale.

Vous avez notamment déposé un amendement pour interdire l'usage du protoxyde d'azote, un gaz qui est détourné pour des fins récréatives, c'est pas récréatif du tout et qui entraîne au contraire de grave risque pour la santé. La gauche a retirer la plupart de ces amendements. Qu'est-ce que qu'est-ce que ça vous inspire ?

Vous savez, c'est c'est vraiment un de mes gros combats, cette histoire du protoxyde d'azote très sous-estimé. Je pense d'ailleurs que il faut qu'on en parle beaucoup plus. J'étais à Clermontferrand il y a quelques jours.

Les policiers ramassent tous les jours dans les jardins publics ces espèces de bonbonnes qui sont pleines de ce gaz extrêmement dangereux qui crée de l'addiction, qui brûle le cerveau de nos adolescents et on ne réagit pas. Tous les jours, on a ça. Et donc dans la loi Ripost, pour moi un des gros enjeux, c'est qu'on se dote d'un moyen d'interdire enfin sérieusement tout le trafic autour du protoxyde d'azote.

Et c'est vital, hein, parce qu'on est en train d'avoir une génération, ça se multiplie à une vitesse effrayante notamment chez nos ados. Ça crée des accidents ensuite qui sont catastrophiques, des cervelles avec des lésions dont ils ne vont pas se refaire. Donc le combat contre le protoxyde d'azote très sous-estimé, on en parle pas beaucoup sur les plateaux, c'est un combat essentiel. com que vous mneriez vous en tant que ministre mise de l'intérieur si d'aventure un candidat que vous soutenez arrivé au pouvoir en 2027 ?

Il y a, si vous me permettez, un sujet qui me tient très à cœur et et qui dépasse aussi cette question, c'est la présemption de légitime défense pour nos policiers et nos gendarmes. Euh, vous en faites souvent les échos euh nos policiers et nos gendarmes interviennent dans des conditions extrêmement dangereuses. Vous savez que c'est un combat que j'ai mené avec les députés de la droite républicaine.

Il faut qu'il y ait une présomption d'usage légitime des armes par les policiers et les gendarmes. Aujourd'hui, on est complètement fou. On met sur un pied d'égalité des barbares, des mafieux et de l'autre côté des policiers et des gendarmes qui nous protègent.

Et quand un policier, un gendarme intervient qui prend son arme, il a juste ce doute de se dire est-ce qu'à l'arrivée, c'est pas moi qui vais être traîné devant la justice. Donc on se bat et normalement on le fera passer cet après-midi. C'est quand même aussi un élément important pour qu'il y ait cette présomption de légitime défense pour nos policiers et nos gendarmes.

Ça c'est du concret. Et vous n'avez pas répondu à ma question. Vous seriez prêt à être ministre de l'intérieur d'un candidat de droite répondu à votre question.

J'ai bien compris et je vous la repose une deuxième une troisième fois. Vous êtes prêt à servir le pays ou pas ? Vous le savez, je n'ai pas participé à un gouvernement d'Emmanuel Macron parce que ce que je souhaite c'est que ce soit sur un programme clair de droite.

Un programme clair de droite, évidemment que je me bat pour. Un programme qui n'est pas clair et qui n'est pas de droite, évidemment que je ne me comprenais pas. Et vous, est-ce que qu'est-ce que vous dites au peuple de droite qui vous écoute ce matin ?

Il y a pas que le peuple de droite qui vous écoute, mais est-ce que il y a eu des incohérences dans ce que vous disiez ? Est-ce que vous regrettez d'avoir dit il y aura jamais d'alliance avec Édouard Philippe ? C'est juste que je dis, c'est oui, il y a eu des changements.

H bien sûr que je comprends que ça soulève des questions. Ces changements, ils sont dictés par ce qui doit être notre obsession, arrêter Mélenchon. Et ce que je dis à ceux qui nous écoutent, aidez-moi, aidez-moi à faire ce rassemblement de la droite.

Aidez-moi à expliquer à tous ces candidats qui pululent que il faudra à un moment être responsable et queil faudra porter ensemble un projet de droite, sinon c'est l'échec assuré. Et j'ai besoin d'aide dessus parce qu'on voit très bien comment le moindre propos est détourné. En réalité, pourquoi ? et parce que aucun de ces candidats ne veut le rassemblement.

Donc on a besoin de ça. Il faut se battre pour ce rassemblement et je ne peux pas le faire seul. Et donc j'ai besoin de ce soutien de tous ceux qui se disent c'est quand même pas possible d'avoir Jean-Luc Mélenchon au second tour.

Laurent V qui était notre invité. Merci beaucoup d'être venu et clarifier les choses ce matin dans la grande interview sur C News sur. Bonne journée à vous. [musique]