Budget: suivez les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:47OuverteRéponse directe
Est-ce que vous considérez que c'est votre échec et celui de votre gouvernement ?
- 15:57OuverteRéponse directe
Ce que vous ficelez depuis des jours avec le PS, le bloc central et LR, est-ce que vous appelez ça un accord ?
- 16:38OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez la garantie que vous ne serez pas censuré dans les prochains jours ?
- 17:19OuverteRéponse directe
Concernant les sénateurs, est-ce que vous avez la garantie que les débats ne vont pas s'enliser ?
- 19:23OuverteRéponse partielle
La surtaxe sur l'impôt sur les bénéfices pour les grandes entreprises va-t-elle nuire à leur compétitivité ?
- 20:05OuverteRéponse directe
Quelles économies allez-vous faire pour rester dans les 5 % ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Sébastien LecornuFait
« il en est autrement pour le budget de la sécurité sociale, j'y reviendrai dans un instant »
- 11:46Sébastien LecornuPromesse
« les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025 »
- 20:49Amélie de MontchalinChiffre
« nous avions présenté un budget qui portait continuité du plus grand effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l'État depuis 25 ans »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bien, bonjour à toutes et à tous, mesdames et messieurs. Euh, re- retrouver les journalistes ici pour un point un petit peu inhabituel puisque je vais me coller moi-même au compte-rendu euh du Conseil des ministres sous le contrôle euh de la ministre porte-parole euh du gouvernement et en compagnie évidemment de la ministre de l'Action et des Comptes publics pour vous faire un point fond, forme, calendrier sur euh la manière dont on peut donner un budget à la France après plusieurs jours de délais constitutionnels déjà largement écoulés. Bon, j'avais pris plusieurs engagements au mois d'octobre, au mois de septembre, au mois d'octobre jusqu'au mois de décembre, euh donner un budget à la France dans les temps, c'est-à-dire avant le 31 décembre.
Force est de constater déjà que le calendrier n'a pas été complètement respecté, en tout cas pour le budget de l'État. Euh, il en est autrement pour le budget de la sécurité sociale, j'y reviendrai dans un instant. De faire en sorte que ce budget, quoi qu'il arrive, soit à 5 % de déficit, je rappelle qu'il était à 5,4, nous sommes à 5,4 % de déficit sur l'année euh 2025, nous étions à plus de 6 % de déficit en 2024, donc nos engagements internationaux, nos engagements vis-à-vis euh évidemment de nos partenaires européens, enfin tout simplement la crédibilité de la signature de la France dépend effectivement beaucoup de cette parole donnée à 5 %. Et puis sur un terrain plus politique et et personnel, j'avais pris aussi un engagement et plus qu'un engagement, j'ai fait un pari
qui était le pari de se dire que après euh deux censures de deux gouvernements différents, il fallait gouverner différemment, partager le pouvoir avec les collectivités locales, toute l'initiative qui a été prise sur les décentralisations, avec les partenaires sociaux, je rappelle quand même le contexte social plus que tendu au mois de septembre dernier, manifestation euh une mobilisation de l'intersyndicale très puissante, des mouvements d'ordre public difficile à gérer avec l'extrême gauche et et le mouvement bloquons tout et au fond fallait être complètement décalé par rapport à la réalité politique que la dissolution et le nouveau scrutin avait donné, le nouvel équilibre au sein de l'Assemblée
nationale pour ne pas justement gouverner différemment. Et au fond ce pari parce que c'est un pari hein c'était se dire qu'il fallait que le Parlement aille jusqu'au bout, jusqu'au bout des débats, jusqu'au bout de ses votes, jusqu'au bout de ses amendements pour au fond déjà avoir aussi un moment de grande clarification. Ne pas être dans une logique où c'est toujours la faute des autres, dans lequel on arrive plus très bien à comprendre qui vote quoi, qui défend telle ou telle conviction, telle ou telle position sur le fond. Cette méthode, au fond, elle a bien fonctionné pour le PLFSS, c'est-à-dire le projet de loi de financement pour la sécurité sociale dans lequel très vite au fond dans l'hémicycle parce que c'est là aussi on a pris le plus de temps tout au long de l'automne,
une ambiance au fond de calme s'est installée, a permis de d'avoir un travail particulièrement exigeant. Je rappelle que les deux textes cumulent en tout pratiquement 350 heures de débats depuis le début, ce qui est absolument colossal plus évidemment les nombreuses heures de travail qui ne se voient pas dans les différentes réunions. Ça nous a amené, chemin faisant, à avoir un compromis puis un projet de loi de finance pour la sécurité sociale qui a été voté partant aussi du principe d'ailleurs tirant aussi quelques conclusions, enseignements aussi de ce qui avait pu se passer sous les gouvernements de de Michel Barnier et de François Bayrou que je salue pour leur engagement et leur courage aussi d'afficher clairement les éléments de compromis
et de démarrer parfois les discussions parlementaires par ces éléments de compromis. Sur le projet de loi de finance pour l'État les choses se se convenablement passées jusqu'à Noël, elles se sont largement gâtées depuis Noël. Alignement en tout cas désalignement profond euh entre le Sénat et l'Assemblée nationale avec une commission mixte paritaire avant Noël qui a duré quelque chose comme 40 minutes, ce qui donnait déjà d'entrée la tonalité et l'ambiance. Je rappelle que les ministres et le gouvernement ne siégeaient pas dans cette commission. Des échanges avec les ministres et les formations politiques entre Noël et le jour de l'an qui ont laissé à à montrer qu'un chemin était possible. Une reprise et débats en commission à l'Assemblée nationale avec très vite un raidissement
et je l'ai déjà dénoncé à de nombreuses reprises, des tentatives très claires de pression, de sabotage notamment de la part de la France insoumise et du Rassemblement national puis progressivement la désertion de certains groupes politiques qui jusqu'alors, bien que groupe politique dans l'opposition très exigeant, avaient accepté de mener un travail de fond, je pense aux écologistes et aux communistes. Ils ont décidé pour des raisons qui leur appartiennent et que je respecte mais enfin que je ne comprends pas, je les respecte mais je ne les comprends pas, c'est de ne plus venir à ces réunions de travail depuis le début du mois de janvier. Donc là évidemment, on a quelque chose qui a commencé à s'embourber, à s'enrayer avec au fond cette cette circonstance un peu particulière d'un
gouvernement qui veut que les débats aillent jusqu'au bout mais un Parlement qui de lui-même a acté que en tout cas certaines composantes du Parlement qui ont acté que les travaux eux ne pouvaient pas aller jusqu'au bout. Ce qui m'a amené avec les ministres la semaine dernière à devoir constater les quatre options au fond que nous avions sur la table. La première, c'est de ne pas changer de stratégie, peut-être de s'entêter, en tout cas certains ont commencé à à le dire et de se dire bah on va renoncer aux outils du parlementarisme rationalisé jusqu'au bout. Coûte que coûte, il faudra qu'il y ait un vote. C'est-à-dire en clair permettre une navette jusqu'au moment où Assemblée nationale et Sénat s'accorderont. C'est-à-dire en clair, renvoyer les
textes au Sénat, euh de le faire encore cheminer dans cet entre-noir, de le renvoyer à l'Assemblée nationale et de guerre lasse, au fond, euh dire et prendre l'opinion publique à témoin en disant "Bah, vous voyez, le pouvoir a complètement été rendu au Parlement." Enfin, il faut accepter d'avoir peut-être peut-être un budget en avril ou en mai et probablement pas à 5 %." Je me dois, pour être complètement être direct et sans langue de bois, que cette perspective m'a quand même traversé l'esprit. Mais enfin, comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget vite, comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget à 5 % et puis comme il se trouve que depuis le début, comme ancien ministre des Armées de surcroît, euh je suis très inquiet du décalage entre la vie
politique nationale et la vie internationale géopolitique qui ne cesse de se dérégler, y compris depuis ce début d'année, on voit bien que cette option, au fond, reviendrait à une forme d'entêtement euh de ma part. Les 2e option, c'est de ne pas avoir de budget du tout. Alors, d'ailleurs, certains artisans du chaos dans lequel nous nous trouvons ou nous pourrions nous trouver, parce que précisément nous n'y sommes pas encore et nous faisons tout pour l'éviter, euh désormais présentent la loi spéciale comme étant, au fond, un budget temporaire qui pourrait devenir permanent sans incidence. Alors, c'est toujours pareil, quand on ment au peuple français, on s'en sort toujours bien, mais jusqu'à un moment donné où quand même certaines vérités nous rattrapent. C'est vrai en
matière de fiscalité, c'est vrai euh en matière de commande, notamment de commande publique, c'est vrai sur le fonctionnement des collectivités locales, c'est le vrai tout simplement aussi pour la crédibilité de la France à l'étranger ou dans notre ensemble européen. Présenter la loi spéciale comme étant un budget minimal qui peut durer est évidemment une hérésie et ça, nous nous y refusons. Et comme je n'ai pas abandonné la méthode de compromis et de concertation, je me suis assuré auprès de tous les groupes politiques de l'Assemblée nationale et du Sénat qu'ils étaient dans un état d'esprit, même dans l'opposition, mais constructif, n'abandonnant pas les perspectives, heureusement, de défendre l'intérêt général, ces différentes formations politiques nous ont dit "Non, la France
doit avoir un budget y compris parfois des formations politiques qui ne l'assumeront pas publiquement mais qui nous ont dit ne faisons pas n'importe quoi, les choses sont trop graves. Donc ensuite évidemment, il ne restait que deux possibilités, celle que le constituant avait imaginé en 1958, les outils du parlementarisme rationalisé comme on dit, ordonnance ou engagement de la responsabilité du gouvernement. Après là aussi beaucoup de concertation, après d'ailleurs avoir demandé à ce que techniquement les deux outils soient préparés et prêts pour que le gouvernement puisse prendre ses décisions, euh nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel avec une certaine forme de de regret et d'un peu d'amertume, mais d'engager la
responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finances. Alors je le fais avec un un regret déjà parce que j'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole, mais en même temps pour tenir parole, il faudrait que je m'entête et pour s'entêter, euh on finirait par dire que je suis têtu et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, euh avoir l'ego mal placé et être source de désordre. Ce qu'au fond, c'est ma ligne quand même depuis le mois de septembre, discuter avec tout le monde, euh trouver des lignes de compromis, travailler le plus sérieusement possible, tenir le gouvernement le plus loin possible de l'échéance présidentielle et au fond refuser le désordre là où d'autres en font commerce. Et donc j'ai bien compris
ces derniers jours, y compris en en vous lisant, en écoutant les radios et télévisions, que en m'entêtant trop longtemps, je serai moi-même source de désordre. Néanmoins, il faut que l'engagement de la responsabilité du gouvernement, parce que précisément certains groupes politiques n'ont pas voulu engager la leur, alors qu'ils étaient candidats aux élections législatives pour donner un budget au pays, qu'on le veuille ou non. On peut l'amender, on peut ne pas être d'accord, à la fin on peut voter contre, on n'est pas obligé de saboter la copie, la rendre incohérente et avec les différentes opérations auxquelles on a pu con- vraiment constater avec la ministre que désormais, il y avait plus beaucoup de règles, en tout cas, dans la manière de se comporter. C'est une question
d'éthique morale, c'est ainsi. C'est pas parce qu'on engage la responsabilité du gouvernement qu'on abandonne l'idée du compromis, du travail sur le fond. Et c'est pour cela que la semaine dernière, vendredi, j'ai commencé à dessiner à quoi pouvait ressembler euh cette copie finale avec au fond aussi quelques conclusions que nous tirons du projet de loi de financement pour la sécurité sociale, qui est un projet de loi de financement, vous le savez, qui permet un certain nombre de protections, mais enfin, on voit bien que pour les actifs, pour la jeunesse, pour des secteurs qui potentiellement sont en crise, je pense particulièrement au logement, pour le rapport à celles et ceux qui travaillent, tout simplement, ou qui vont travailler, les étudiants, celles
et ceux qui sont en apprentissage, il fallait qu'on fasse considérablement euh évoluer la copie. Et je remercie vraiment les ministres parce que ces ces nombreuses semaines n'ont pas servi à rien parce qu'elles nous ont permis de moissonner un certain nombre d'initiatives, d'idées, de repousser aussi, en fonction de nos propres lignes rouges, euh ce que nous ne souhaitions pas. Je rappelle quand même qu'on a démarré euh ces discussions budgétaires avec des atteintes qui auraient pu être très dures sur l'appareil productif euh et sur l'outil de production. Euh, je reviens pas sur les éléments de fiscalité. Bon enfin, là aussi, il y a pas de mauvaise surprise, le gouvernement a toujours dit les thèmes sur lesquels nous étions ouverts à la discussion et les thèmes sur lesquels,
au fond, nous n'étions pas fermés, mais enfin, en tout cas, nos convictions euh n'évolueraient pas et que, par définition, ces chapitres n'étaient pas n'étaient pas ouverts. Ce qui m'amène donc aussi peut-être à dire un mot, euh mais nous pourrons répondre avec les ministres à vos questions, du fond de cette copie parce qu'en lisant la presse ce matin, euh j'ai peur de ne pas forcément avoir été euh bien compris. Donc euh, je vais me permettre d'être là encore plus clair. Nous tiendrons les 5 % et euh les tableaux, évidemment, vont être dévoilés au fur et à mesure dans la semaine, comme le prévoit la procédure parlementaire, et nous serons à 5 % sincèrement. La deuxième des choses, euh, c'est que euh, nous avons visé la stabilité fiscale. Ce qui ne veut pas dire que nous
n'assumons pas les outils de lutte contre la fraude fiscale et les outils de lutte contre la sur-optimisation fiscale. Qui peut être ? Enfin, parfois, il y a des gens qui sont contre, mais publiquement, en général, ils ne l'assument pas. Nous, nous l'assumons. Il est évident que les règles doivent être les mêmes pour toutes et tous les contribuables, sans quoi le consentement à l'impôt, par définition, euh, est s'abîme ou en tout cas s'effrite. Mais en tout cas, ça m'amène à vous dire que les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. Que tous les instruments de fiscalité sur les entreprises, pour 99,9 % des entreprises, seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. C'est aussi ça un des
éléments, des points de compromis que nous avons tenté de tracer avec les différents groupes politiques. Alors, comme c'est une copie de compromis, ça devient la copie de personne, donc plus personne n'est là pour la défendre, mais c'est pour ça aussi qu'on se retrouve à devoir engager notre responsabilité pour donner à la France un budget et essayer d'expliquer ce qu'il y a ce qu'il y a dans cette copie. Parce que on n'a pas du tout abandonné les perspectives d'aller chercher la croissance. La stabilité politique euh, va nous y aider. En tout cas, on verra ce qui se passe dans les jours qui viendront. La visibilité sur les questions fiscales, après un long débat qui a animé largement les chroniques, les gazettes et qui a pu créer ici ou là un certain nombre d'inquiétudes, désormais, nous
avons quelque chose qui est clarifié. Forte de cet engagement, d'autres éléments sur la copie seront évidemment précisés dans les heures qui viendront. J'écrirai aux parlementaires. Les ministres du pôle de de Bercy vont aussi rentrer en contact avec les différents responsables de texte, les rapporteurs généraux des finances. Des discussions se poursuivent encore actuellement sur un certain nombre de de thématiques, mais il est clair que désormais c'est à la représentation nationale de prendre aussi sa responsabilité. Est-ce qu'on renoue avec un scénario de crise ou est-ce qu'après tous ces efforts de compromis, après une méthodologie, je crois, qui était la seule au fond que nous pouvions prendre et opter à l'automne dernier, est-ce qu'on va vers une sortie au fond
de cette mauvaise séquence que nous connaissons depuis le mois de septembre ou est-ce qu'au contraire nous replongeons dans un moment de d'aléa, de ? Vous l'avez compris, je ne le souhaite pas, surtout au moment où l'actualité internationale nous rattrape largement et n'est pas sans impact sur la vie politique intérieure. Si vous en êtes d'accord, je me propose de répondre à vos questions. Bonjour monsieur le Premier ministre, Bastien Augier pour TF1 et LCI. Vous avez vous-même expliqué les raisons de votre choix de renoncer à votre engagement sur le 49-3. Est-ce que vous considérez que c'est votre échec et celui de votre ? Et est-ce qu'il y a un risque que cela euh décrédibilise la parole publique, la parole de ? Je pense que c'est enfin faut faut être humble, c'est un
semi-succès, semi-échec. Ça a fonctionné sur la la sécurité sociale, personne n'y croyait. Et ça a eu un mérite énorme, énorme, de remettre du sérieux et du calme dans la vie politique du pays. Après c'est un pari qui a mené plusieurs personnes. Alors je vous rappelle que l'abandon du 49-3 était demandé par les forces politiques à l'Assemblée nationale et vous voyez bien que ces lignes évoluent depuis quelques jours, tout simplement parce que tout le monde en arrive aussi à la conclusion que il y a on va dans une impasse. Deuxième des choses, je sais pas complètement répondre à votre question, c'est dans 15 jours qu'on saura si tout cela est un échec complet ou pas. Ce que vous font quand même la première mission du gouvernement de la République, c'est de donner un budget à la nation,
avant tout. Et d'ailleurs dans les nombreuses paroles que j'ai pu avoir et prendre, euh c'était de donner un budget à la nation et l'abandon du 49.3 était une des conditions pour y arriver. Depuis plusieurs jours, on s'aperçoit que le 49.3 devient la condition pour avoir un budget. Je suis pas têtu. Est-ce que est-ce que c'est ma ? Non. Parce que moi je reste persuadé que notre démocratie parlementaire, elle doit gagner en maturité. Et que au fond qu'à un moment donné, on se retourne systématiquement vers l'exécutif n'est pas une bonne chose sur le long terme. J'ai beaucoup voyagé comme ministre des armées dans plein de capitales européennes. Il y a des démocraties parlementaires qui sont des modèles à mon avis à suivre et qui sont complètement compatibles
avec notre 5e République. En tout cas, je suis gaulliste et je défends la 5e République. Ce que je vois, c'est que beaucoup de personnes qui promeuvent une 6e République visiblement sont croyants mais pas pratiquants. Bonjour monsieur le Premier ministre, Thomas Soulié pour Le Parisien Aujourd'hui en France. Ce que vous ficelez depuis des jours, des semaines avec le PS, le bloc central et LR, est-ce que vous appelez ça un accord de ? Et est-ce que vous avez la garantie aujourd'hui, à l'heure où on se parle, que vous ne serez pas censuré dans les prochains ? Et 2e question, concernant les sénateurs cette fois-ci, est-ce que vous avez la garantie que le débat ne vont pas s'enliser et durer des semaines euh au sein du ? Non, il y a aucune garantie. Je l'ai dit depuis le début, hein, moi je
je suis plus je suis pas un adepte des discussions partisanes. D'ailleurs, je je tiens les partis politiques le plus éloignés possible de l'action du gouvernement. Donc non, il y a il y a pas d'accord secret. Il y a pas de discussions et de réunions dans les arrière-boutiques avec qui que ce soit. C'est juste des réunions techniques depuis des semaines ou des amendements qui ont été déposés dans l'hémicycle ou en commission dont nous constatons que il y a un chemin de convergence possible. Donc ce que nous faisons depuis vendredi, c'est mettre devant les Français, pas en cachette, devant les Français un texte qui nous semble le meilleur pour le pays. Et c'est pour ça d'ailleurs que je j'ai pris cette décision sur la prime d'activité. Il est vrai que le Parti
socialiste le demandait. Enfin pardon, c'est quelque chose que d'autres groupes politiques euh ont pu demander dans le passé. Nous-mêmes, sur le 1er quinquennat d'Emmanuel Macron, nous avons eu largement recours à la prime d'activité. Et au fond, l'idée de se dire que la France qui travaille, celles et ceux qui sont au SMIC, à 1,1 SMIC, à 1,2 SMIC, méritent un accompagnement en matière de pouvoir d'achat me semble aller dans le bon sens. On peut pas dire qu'on veut revaloriser la valeur travail toutes les 5 minutes et pas en tirer quelques conclusions. Même chose pour Gabriel Attal qui nous a instamment demandé de renoncer à une économie sur les allégements de charges pour éviter que le coût du travail augmente. 1er ministre Attal tenait à cette mesure, on
y a donné droit. Le MoDem, euh Marc Fesneau, le président du groupe MoDem, tenait à ce que nous puissions créer un statut de bailleur privé et enfin changer de paradigme sur la question du logement et avoir un plan de relance, nous le faisons. Laurent Wauquiez m'a demandé à de nombreuses reprises, depuis maintenant de nombreuses semaines, qu'il n'y ait aucun impact sur l'impôt sur le revenu. Laurent Wauquiez, il est clair depuis le début. Il dit "Les impôts des ménages ne doivent pas augmenter. L'ensemble du barème sera dégelé comme Laurent Wauquiez nous l'a demandé." Donc, c'est un travail exigeant, qui demande beaucoup de patience, beaucoup de calme, dans lequel au fond, on a essayé de se dire "C'est la copie la moins mauvaise." Alors, c'est le problème d'une copie de
compromis, c'est qu'on va avoir beaucoup d'inspecteurs des travaux finis du compromis qui vont venir nous dire "C'est trop à gauche, c'est trop à droite, c'est trop ceci, c'est trop cela." Bon, les mêmes qu'on n'aura pas vus pendant les débats depuis 3 mois, souvent. Les mêmes qui seront pas venus aux réunions. Les mêmes qui parfois d'ailleurs ont des ambitions politiques pour la suite. C'est la vie des bêtes. Ce que je dis juste, c'est que on a désormais, et dans les heures qui viennent, un texte qui me semble solide, sérieux, qui euh ne donne pas du tout la part belle à la folie fiscale comme certains veulent bien le dire qui en même temps structure des recettes pour l'État parce qu'il faut bien des recettes qui épargne 99,9 % des entreprises de ce pays et pour les
0,1 % nous diminuons en plus l'assiette et nous sortons les ETI et en plus nous affectons cet argent pour notre effort de défense. Si on est gaulliste, on peut aussi être un peu patriote, ça fera mal à personne. Donc voilà, je je je prends sur moi ce texte de compromis puisque plus personne ne veut complètement l'endosser. Je le donne au Parlement et j'engage la responsabilité du gouvernement pour se faire parce qu'une fois de plus on est la France et donc je pense qu'on va arrêter de se donner en spectacle devant le monde entier pendant de nombreuses semaines et nous permettre de donner un budget à la nation. Monsieur le Premier ministre, bonjour, Christian Malard France Télévision. Donc il y avoir vous le rappeliez à l'instant donc une surtaxe sur l'impôt sur les
bénéfices pour les grandes entreprises, est-ce que leur compétitivité, la compétitivité des entreprises ne va pas en souffrir comme le dénoncent les organisations patronales et puis autre point, vous venez de dire que nous tiendrons les 5 % alors quelles économies allez-vous faire pour justement rester dans les clous des 5 ? Je vais partager la parole, je vais partager la parole avec la ministre de l'action des comptes publics et je redirai un mot pour vous répondre après. Merci pour votre question sur les économies parce que c'est un sujet effectivement qui a a beaucoup agité les débats. Bon, vous vous rappelez que nous avions présenté un budget qui portait continuité du plus grand effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l'État depuis 25 ans.
Ça a été fait en 2025, ça a permis de tenir le fameux 5,4 % Je rappelle que sur les dépenses de l'État nous avons fini l'année à 300 millions d'écart par rapport aux 480 milliards d'euros de dépenses totales pour l'État. On peut donc dire que à la fois les engagements peuvent être tenus pour peu qu'on ait la bonne méthode. Et le Premier ministre a confirmé que pour 2026 toutes les lignes budgétaires, tous les éléments de dépenses et de recettes pour l'État, les collectivités et la sécurité sociale continueraient d'être suivis comme nous l'avons fait tous les trimestres avec ce qu'on appelle des comités d'alerte, avec une très grande transparence pour que tout ce qui est dans la voilà, ce projet de budget, comme l'a dit le Premier ministre, pour que nous
tenions sincèrement le 5 % ne soit pas seulement euh sur les épaules, vous voyez, des différents ministres, mais bien que ce soit quelque chose qui soit fait en transparence. Ensuite, sur les économies que nous faisons. Euh nous en faisons beaucoup sur les opérateurs et les agences. Et vous verrez d'ailleurs que dans les prochaines heures, un certain nombre d'économies supplémentaires seront demandées à un certain nombre d'acteurs, notamment pour que nous puissions optimiser ce qu'on appelle leur trésorerie qu'il n'y ait pas d'argent dormant, que les impôts payés par les Français soient utilisés aussi vite que nécessaire et qu'au fond il n'y ait pas, vous voyez, euh des petites euh réserves comme tels des écureuils, euh alors que c'est l'argent des Français et que nous
devons être très précautionneux avec l'impôt que nous collectons et très rigoureux pourrait être la manière dont il est dépensé. Vous verrez également qu'un certain nombre de ministères, nous allons euh procéder à des euh mécanismes de budgétaires pour que nous annulions une partie de notre réserve, ce qui veut dire que nous allons mettre sous contrainte l'ensemble des administrations pour dire que les budgets votés doivent être strictement tenus et qu'il n'y aura pas de rallonge, euh sauf crise, sauf besoin exceptionnel. Donc nous mettons euh l'ensemble de la puissance publique euh voilà, dans un cadre extrêmement rigoureux. Nous faisons des économies ensuite sur des éléments essentiels. Les euh les demandes les éléments de commande publique et d'achat public.
Vous avez vu beaucoup de reportages où au fond nos règles obligent les acteurs publics à acheter plus cher que si euh les règles étaient de bon sens. Nous avons changé les règles sous l'autorité du Premier ministre avec le ministre David Amiel pour que les achats coûtent moins cher. 1 milliard d'euros d'économies par ce biais. Le Premier ministre a donné instruction que nous euh diminuons dans tous les ministères, plus d'opérateurs, les dépenses de communication. Et au total, les économies qui vont être présentées par rapport aux nouvelles annonces qui ont pu être faites permettent de tenir les dépenses pour qu'elles soient compatibles avec 5 % J'insiste enfin sur la fiscalité. Je dois vous dire que il y a eu beaucoup de de changements en fait d'entre la
version du budget présenté le 14 octobre et celle que le Premier ministre voilà est en train de finaliser par ses arbitrages. Il n'y aura pas plus d'impôts dans la copie présentée demain que dans celle que nous avions présenté au départ. La grande différence effectivement c'est que il y a eu des changements sur qui contribuera un peu plus en 2026. Toute la fiscalité des ménages nous avions eu des projets sur l'abattement sur les retraités, des projets sur un certain nombre de révisions de niches fiscales, des projets sur le gel du barème de l'impôt sur le revenu, tous ces éléments ont été retirés pour qu'il y ait une fiscalité strictement stable ce qui amène et je conclurai là à ce que l'effort de la nation par ses prélèvements obligatoires soit inférieur en pourcentage de notre
PIB en 2026 par rapport à ce qu'il était en 2019. 2019 c'est la dernière année où nous étions sous 3 % de déficit. 2019 c'est la dernière année avant les grandes crises du Covid, de l'Ukraine et de l'inflation. A l'époque nous avions 44 % de prélèvements obligatoires dans la richesse nationale. Il y aura en 2026 43,9. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas dans la folie fiscale. Ce qui veut dire que nous essayons de revenir à un moment de notre histoire économique et budgétaire qui était la dernière année où nous étions sous les 3 % et nous semblait que c'était une bonne boussole à tenir. Monsieur le ministre, vous disiez que vous alliez utiliser la réserve mais est-ce qu'il y aura davantage d'économies qui qui vont être actées très ? très concrètement ça veut dire qu'il y a
1 milliard et demi d'euros que les ministères pouvaient espérer dépenser qu'ils ne pourront pas dépenser en 2026 et nous le faisons de manière extrêmement transparente et c'est très c'est très important pour que les Français comprennent que quand on fait des économies ce sont des vraies économies pas des économies d'écriture ce sont des vraies économies qui sont faites au-delà de celles qui sont déjà dans le budget et comme le dit et comme nous l'anticipons dans quelques semaines nous aurons les gens je suis sûr beaucoup de questions au gouvernement sur un certain nombre de mesures, dispositifs qui ne seront peut-être pas financés comme certains auraient voulu et je ne doute pas que ces mêmes qui aujourd'hui disent qu'il en faut plus d'économie seront les premiers à
demander où est l'argent. Et dans quel ? Et les ministres évidemment conduiront et je veux le dire aussi en réponse à ce qu'a pu dire Olivier Faure. Notre engagement, c'est de financer pleinement les services publics que les Français attendent. Maintenant, sur tout ce qui n'est pas le cœur des services publics, tout ce qui n'est pas le fonctionnement attendu de notre pays, eh bien nous assumons de faire des économies de fonctionnement, de rationalisation et d'organisation. Les éléments notamment que le Premier ministre porte pour que nous mettions un État dans une capacité à faire plus efficace sont évidemment essentiels à la tenue de ces économies. Merci beaucoup. Merci infiniment. Bonne journée à vous tous. Merci beaucoup.
Merci à tous. Alors, moi je vous propose qu'on continue pour la partie plus formelle.
Quand même embrayer euh sur la question budgétaire euh dans euh le sillage de ce qu'a dit le Premier ministre et de ce qu'a dit Madame la ministre de l'Action et des Comptes publics euh par la réaction du président de la République qui vous le savez a autorisé donc le gouvernement à engager sa responsabilité sur le budget de l'État et des collectivités territoriales. Je vais donc vous citer les propos du président de la République en réaction à cette autorisation et plus globalement à la copie budgétaire qui est présentée par le Premier ministre et par Amélie de Montchalin. Il a dit, je cite, ce sont ses mots, euh que cette équation budgétaire est le fruit d'un travail politique qui par définition a nécessi- a nécessité des compromis et
des concessions de de part de chacun. Une équation budgétaire qui permet de contenir le déficit à 5 % de déficit, qui permet pardon de contenir le déficit à 5 % du PIB, de garantir une stabilité et d'être cohérent avec la politique économique suivie. C'est donc une copie qui permet au pays d'avancer. Encore une fois, ce sont ses mots. La feuille de route est remplie et nous devons toutes et tous la défendre en défendant le résultat, il parlait là euh des membres du gouvernement. Parce qu'il y a dedans de véritables éléments de relance euh et il faisait notamment référence au crédit euh et aux mesures euh relatives au logement. Parce qu'il y a une consolidation d'éléments de défense et notamment sur
le régalien. Et parce que la surtaxe IS, donc sur les grandes entreprises, euh est plus concentrée que de qu'en 2025 et touche moins d'entreprises, les ETI, les TPE, les PME, vous le savez, euh ne seront pas touchées en 2026. Et le président de la République a conclu en saluant l'engagement du Premier ministre et des ministres concernés, notamment ma collègue Amélie de Montchalin, euh travail qui a permis, je cite, d'avancer, je cite, sur ce chemin de crête. Voilà les quelques mots de réaction du président de la République et quant à la partie euh plus formelle euh sans transition, Monique Barbu, ministre de la Transition écologique et Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, ont présenté un projet de
loi qui concerne la collectivité de Martinique. Ce texte permet deux choses. D'une part, il habilite l'Assemblée de Martinique à prendre des dispositions spécifiques en matière d'énergie et d'autre part, le texte permet à cette assemblée de créer une autorité unique pour exercer des compétences en matière d'eau et d'assainissement. Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a ensuite présenté un décret qui porte sur les produits de construction. Ce texte, qui traduit des obligations européennes, était attendu par les professionnels du bâtiment. Il confie à des organismes la responsabilité de contrôler la conformité des produits et matériaux utilisés en amont de leur commercialisation sur le territoire national. C'est un enjeu de sécurité pour les
habitants et les usagers et c'est aussi un enjeu de performance euh sur le plan environnemental. Je conclurai par euh un mot sur l'international euh avec le Groenland euh point qui euh d'habitude, vous le savez, est fait euh par mon collègue Jean-Noël Barrot euh qui était euh absent aujourd'hui et donc c'est euh Nicolas Forissier euh qui s'en est chargé. Concernant donc euh le Groenland, les États-Unis d'Amérique franchissent un nouveau seuil de coercition. Président de la République, suit la situation de près, vous le savez, et la France prend au sérieux d'éventuelles menaces sur la sécurité de l'Arctique. C'est dans ce cadre-là que les militaires français euh sont actuellement sur place. Par ailleurs, vous le savez, un Conseil de l'Europe extraordinaire se tiendra
jeudi avec euh bien sûr la participation de la France et des échanges à tous les niveaux auront lieu cette semaine, notamment dans le cadre du Forum de Davos. Voilà, je vous remercie et je vous propose de passer à la deuxième partie euh des questions. Si vous en avez encore, on vous répondra avec euh ma collègue. Euh une question Elsie de la Fontaine pour Europe 1. Deux hypothèses étaient possibles, c'était soit le 49-3 soit le soit les ordonnances. Euh pourquoi avoir finalement choisi euh le 49-3 plutôt que les ordonnances tout ? Écoutez, c'est un choix du Premier ministre, il a eu l'occasion de s'expliquer de s'expliquer dessus à l'instant. D'abord, l'abandon du 49-3 n'était pas la volonté initiale euh du gouvernement et du Premier ministre, c'était une
demande formulée me semble-t-il par l'ensemble des groupes politiques d'opposition et ce depuis plusieurs années. Euh il est apparu ces dernières semaines que ce 49-3 devenait euh acceptable pour ne pas dire nécessaire. Puis par ailleurs, il y a une différence de fond sur l'utilisation du 49-3 et l'utilisation des ordonnances. C'est que l'Assemblée nationale euh a dans un
Sébastien Lecornu