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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 30 mars 2017 31 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

#RDLS23 : ÉVASION FISCALE, BREXIT, FRONTIÈRES, FRANCE 2, MÉLENPHONE, JEU VIDÉO

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Locuteur 1Chiffre
    « les 20 plus grandes banques déclaraient 26% de leur chiffre d'affaire dans les paradis fiscaux »
  • 3:20Locuteur 1Fait
    « il y a un paradis fiscal où les banques déclarent plus de bénéfices que de chiffre d'affaire »
  • 10:00Locuteur 1Fait
    « le gouvernement anglais a transmis à l'Union Européenne la lettre pour dire que le Brexit allait se mettre en œuvre »
  • 30:50Locuteur 1Fait
    « Moi au lieu de faire comme les autres et de regarder ailleurs, j’ai dit : ça ne peut pas être comme ça »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour c'est la 23ème édition de cette Revue de la Semaine. C'est un moment un peu fort, parce que que nous avons atteint les 250 000 abonnés, si bien que toute notre immense équipe est très satisfaite, alors, c'est-à-dire : moi-même, Antoine, qui filme, monte et le reste, et Mathias qui, il faut bien le dire, souvent ne fait pas grand-chose, mais bon. On est contents, et vous connaissez la règle du jeu : des petits pouces si ça vous plaît, et aussitôt on monte, et ainsi de suite.

Voilà. Mais d'abord : générique. Alors, mon premier sujet c'est l'information qui a circulé en début de la semaine passée, d'après laquelle les 20 plus grandes banques déclaraient 26% de leur chiffre d'affaire dans les paradis fiscaux.

Alors c'est abominable. Parce que, déjà qu'ils pompent le sang de l'économie réelle tout le reste du temps, au moment où ils devraient payer des impôts comme tout le monde, donc faire retour sur la collectivité, à qui ils doivent tout, quand même, c'est là qu'ils vont se cacher dans les paradis fiscaux, et ils y déclarent plus du quart de leurs bénéfices, pour ne rien payer dessus. Alors il y a des résultats absolument extravagants : il y a un paradis fiscal où les banques déclarent plus de bénéfices que de chiffre d'affaire.

C'est quand même incroyable, comme situation. Et puis à chaque fois, quand vous voyez le résultat, c'est consternant parce que c'est des sommes gigantesques, et puis il n'y a personne pour travailler. Donc vous imaginez ?

C'est le siège social d'une banque, c'est une adresse, c'est tout ! Il n'y a même pas une personne pour coller un timbre sur une enveloppe ou pour juste aller ouvrir la boîte aux lettres, qu'ils ont dû quand même ouvrir, pour pouvoir dire qu'ils existaient. C'est... c'est absolument répugnant.

Et ça vous permet, les gens, de bien réfléchir à ce problème : ça vous montre que de l'argent il y en a quand même beaucoup. Là on va parler de... de plusieurs... de plusieurs milliards d'euros, qui sont comme ça dissimulés et soustraits.

Et c'est pas que les îles Caïmans, comme dirait l'autre, hein, c'est pas que des îles exotiques ! Vous avez un paradis fiscal de tricheurs, de menteurs, de voleurs... ...au Luxembourg, où, à coups de, comme ils disent, rescrits, ils s'arrangent avec les gens qui doivent payer leurs impôts, ils baissent le taux d'une manière qui est inacceptable.

Je pense que, si je suis élu, Ça, ça va quand même être un moment un peu tendu qu'on va avoir avec les Luxembourgeois, parce que moi je suis pas d'accord pour que ça continue comme ça. Alors, les banques françaises en tout cas, pas question. Et justement, je suis bien embêté de voir que dans la liste de ceux qui s'en vont déclarer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, il y a quand même 6 grandes banques françaises.

Alors ça, ça peut pas durer, hein, les amis, je vous préviens d'avance : dans le cas où je suis élu, la fête est finie. Va falloir revenir à la maison et payer ses impôts comme tout le monde, hein ? Il n'y aura pas de régime de faveur pour les tricheurs.

Alors, sur ce sujet, Il y a une campagne qui vient de commencer, qui a été inventée par l'association Attac, qui s'appelle : Rendez l'argent. Ça tombe bien. Et je vous demande, si vous voulez bien, de vous y intéresser, de vous renseigner, vous aurez le détail en fin de vidéo, de Revue de la Semaine, pour savoir comment... les liens, si vous ne les avez pas, pour aller sur cette campagne, parce que vraiment, c'est du beau boulot.

Quand vous y réfléchissez un peu plus sur le fond, vous voyez le côté absolument inacceptable de ceux qui sont tout le temps en train de faire des reproches au pays, à dire "oui, les gens travaillent pas assez, il y a un dérapage de la dépense publique, blablabla..." Bon, pendant ce temps-là ils se cachent et ils ne payent pas d'impôt.

Or la dépense publique, c'est d'abord de la recette publique, et c'est sur ça que je veux attirer votre attention, juste à cet instant. La part de la dépense publique par rapport à la richesse que produit le pays, hein, on vous jette ça à la figure toutes les cinq minutes. Ça représente 55 % de cette richesse.

Bon. Mais elle n'a pas augmenté depuis 25 ans ! C'est la même quantité !

Alors c'est à vous de regarder ce qu'il y a dans ces 55 % ! Ce n'est pas de l'argent que l'État se garde pour lui ! Pour peindre les bureaux et payer des armées de fonctionnaires qui servent à rien, comme le racontent les droitiers.

Vous voyez bien que vous n'avez qu'à aller dans n'importe quel bureau, vous verrez bien que la peinture n'est pas fraîche ! Quant aux gens qui travaillent pour le service public, la moitié du temps ils sont complètement dépassés tellement il y a de boulot, et qu'il n'y a pas assez de monde pour travailler ! Et donc c'est...

Cette part, elle tourne, c'est pas quelque chose qui reste bloqué, hein ? Elle tourne, et ça donne des instituteurs, ça donne des agents de police, ça donne des douaniers, que sais-je encore ? Toutes sortes de services de l’État, des ponts, des routes, ou des choses comme ça !

Voilà. Alors... les 55 % de la richesse qui passent dans la dépense publique, ça pourrait être beaucoup moins, hein ?

Mais on est attachés à la manière de vivre qu'on s'est donnée, par exemple, l'éducation, ça pourrait être entièrement privé ! Il y en a qui en rêvent, de ça. Plus une seule école ne serait une école de l’État.

Terminé ! Il n'y aurait plus de frais, hein ? Plus d'instituteur à payer, d'institutrice, plus d'école à entretenir et à payer, bon, c'est ça que vous voulez ?

Non, mais bien sûr que non que ce n'est pas ça que vous voulez. Donc vous voyez que non seulement c'est de la richesse qui circule, mais en plus ça correspond à des besoins sociaux, dont on mutualise les coûts, parce que quand vous avez un système public, ça vous coûte moins cher que si vous avez deux systèmes privés en concurrence, pour ne rien dire de trois ! Parce que ceux-là, à n'importe quoi qu'ils font, ils rajoutent deux charges qui n'existent pas pour le système public : 1. la pub, d'accord ? 2. la rémunération du capital et des actionnaires.

Dans la dépense publique pour le service de l'État, ça n'existe pas, ces deux choses-là ! Vous voyez ? Il ne faut donc pas se laisser scotcher la tête sur un argument de benêt : "Aaah !

Ça coûte cher !" Ben tant mieux ! Tant mieux, parce que sinon ça vous coûterait beaucoup plus cher, et il y a des domaines où ça se voit, parce que la dépense publique en France, pour la santé, elle est élevée.

Mais elle est moins élevée que celle des États-Unis d'Amérique. Et j'ajoute une chose : Aux États-Unis d'Amérique, les gens, ça carbure à coups d'assurances privées. J'aime mieux vous dire que le résultat n'est pas le même, hein, ni pour la santé publique, ni pour qui y a accès, ni pour le niveau des soins qui y sont donnés.

Parce que, il faut que vous compreniez une chose, les gens, Celui qui vous soigne, vous dites "ah ben moi voilà, je prends mes précautions, j'ai une paye, alors je vais m'assurer pour que on me paye quand je vais tomber malade." Mais l'assureur, lui, il commence par vous regarder ! Il regarde si vous n'êtes pas un peu malade déjà, hein, si vous n' avez pas des facteurs déclenchants de maladie, je ne sais pas, si vous fumez, euh... ou je ne sais pas quel autre vice naturel...

Bon. Eh bien, il vous regarde, il vous regarde de travers, il refuse de vous assurer, ou il vous assure moins, pour plus cher et pour moins de prestations que d'autres. Donc vous n'avez pas, comme vous avez par chez nous : "chacun paye selon ses moyens, et puis ensuite il reçoit selon ses besoins" !

Tu es très malade ou tu es à peine malade, tu es soigné. Quoi que ça coûte. Ah ben voilà, ça change tout.

Donc faites bien attention à ceux qui vous racontent des histoires en vous faisant croire que, du moment que ça sera quelque chose de privé, alors là ça sera la merveille d'efficacité et le reste, parce que c'est pas vrai. Vous serez des dindons de la farce, et c'est tout. Il y a eu un événement cette semaine qui avait de l'importance : c’est que le gouvernement anglais a transmis à l'Union Européenne la lettre pour dire que le Brexit allait se mettre en œuvre, c'est-à-dire le retrait de la Grande-Bretagne de toutes les structures de l'Union Européenne.

C'est une affaire compliquée qui commence. Déjà je peux vous dire que comme parlementaire européen ça fait drôle quand vous savez qu’il y a eu le Brexit et il se trouve que les gens que j'ai en face de moi c'est l'extrême droite et en bas il y a tous les partisans du Brexit. Ils sont toujours là avec leurs petits drapeaux et ils participent aux travaux.

Alors vous vous dites mais je n'ai pas compris, ils voulaient s'en aller et qu'est-ce qu'ils font là ? c'est comme ça. Mais ce n'est pas un petit évènement vous savez que le Royaume-Uni quitte l'Europe.

Parce que le Royaume-Uni aimerait bien continuer à garder des accords de libre-échange avec l'Europe. On les connaît, ils n'ont pas leur pareil pour mettre le pied dans la porte alors évidemment, que si c'est le libre-échange avec eux c'est à leur condition et que le libre-échange comme l'entendent les dirigeants anglais, c'est le contraire du protectionnisme solidaire, dont des gens comme moi se réclament. C'est-à-dire ce n'est pas une négociation avec des partenaires où on se dit : vous savez faire ça, nous on ne l'a pas, ou bien on a, mais on peut accepter que vos produits sur tel terrain, aussi arrivent ou bien écoutez, telle marchandise vous ne la ferez pas rentrer parce que c'est une honte comme vous la produisez en terme environnemental vous saccagez tout autour, ou bien c'est une honte les conditions sociales dans lesquelles vous produisez ce sont des critères d'élimination des produits qui ne sont pas réalisés dans les conditions qui correspondent aux normes sociales et environnementales européennes.

Il y a toute cette première part de la difficulté c'est-à-dire comment rompre avec un partenaire qui est quand même là depuis 40 ans, 44 ans, donc, dans la législation est complètement intriqué avec celle de l'Europe, mais ils ont choisi de s'en aller, donc ils s'en vont, et on doit respecter leur décision mais après vous savez il y a 2 principes qui vont vite se trouver sur la table. Il y a le principe de l'intangibilité des frontières qu’on connaît tous bien sûr, mais dans le cas particulier de l'Angleterre il va immédiatement se présenter sous la forme du respect ou non du droit du peuple de disposer de lui-même. Pourquoi?

Parce que vous avez deux composantes du Royaume-Uni qui ne sont pas d'accord avec la sortie de l'Union Européenne. Ce n'est pas tant l'Europe leur problème, que leur rapport avec les Anglais. Vous avez les écossais qui disent : mais ce n'est pas parce que le Royaume Uni veut quitter l'Europe que nous on veut la quitter.

Alors c'est bien joué de leur part parce que ce qu'ils défendent c'est leur indépendance. Mais s'ils décident à nouveau de faire un référendum. Supposez que ce soit un référendum auquel les écossais répondent et bien oui nous on veut rester écossais pour pouvoir rester dans l'Union Européenne et donc on n'est plus membre du Royaume-Uni, on devient un État indépendant.

Qu'est-ce qu'on va faire ? est-ce que on reste sur le premier principe : les frontières sont intangibles, on va dire aux écossais ne bougez pas de là, vous n'avez pas le droit et si jamais quelqu'un vient vous empêcher et bien nous soutiendrons les empêcheurs. Ça ne tient pas debout d'accord ? donc la carte de l'Europe risque de bouger très prochainement.

Quand elle commence à bouger à un endroit, qu'est-ce qui empêche qu'elle bouge à bien d'autres endroits? car l'exemple de ce qu'ont fait les Écossais a déjà été invoqué par les Catalans d'Espagne Pour justifier le fait que eux mêmes organisent un référendum pour l'indépendance de la Catalogne. Ça c'est un exemple. iI y a un autre exemple l'Irlande dites-donc, les rattachistes irlandais qui disent mais nous on a pas envie d'avoir - comprenez l'affaire - quand ils étaient les uns et les autres en Europe vous aviez deux statuts administratifs suivant qu’on est l'Irlande du Nord ou l’Irlande du Sud mais on passait de l'un à l'autre sans problème puisque les deux étaient intégrés dans l'Union Européenne mais maintenant si le Royaume-Uni se retire de l’Europe, et bien la frontière est rétablie entre les deux Irlandes en Irlande.

Là vous allez tomber sur des gens qui vont vous dire mais attendez, on n'a jamais voulu de ça. Les choses allaient mieux parce que nous pouvions être, au fond, libres circulants entre irlandais mais là vous venez de nous rétablir une frontière qui recoupe en deux notre pays. Il va encore là se passer des choses.

Je vous dis tout ça maintenant pour que vous l'ayez à l'esprit à temps, parce que ça va travailler et une fois que ça travaille comme ça, ça se répand, ça donne des idées. Vous avez un autre exemple : la Belgique qui tient comme ça peut, qui est un état assez étrangement conçu dorénavant, avec plusieurs niveaux de décisions qui s'entremêlent, les communautés linguistiques, les communautés géographiques.. bon ils s’en trouvent bien, c'est leur affaire, et je n'ai pas l'intention de critiquer, mais tout le monde sait que les Flamands veulent se retirer de la Belgique.

Ce sont les indépendantistes qui sont majoritaires là-bas. Donc si les écossais le font, pourquoi les flamants ne le feraient-ils pas dans l'autre sens ou dans le même sens simplement en demandant à être indépendants. Ils l'ont déjà dit plusieurs fois qu'ils voulaient l’être.

Dans ce cas là c'est le Royaume Belge qui irait bien mal. Mais à nous français, ça nous pose un problème. On ne va pas regarder notre voisin se couper en deux sans rien dire et on a quelque chose à dire parce qu' une partie de la population belge est francophone et unie par une histoire multiséculaire aux avatars, d'abord du royaume de France, puis de la République française naissante.

C'est le premier pays où on a été faire une autre République, c'est là-bas donc l'affaire anglaise il faut que vous la regardiez en comprenant que ce n'est pas juste de l'administration et de la comptabilité c'est quelque chose qui fait une onde de choc dans l' organisation de l'Europe, c'est pour ça que j'ai proposé qu'on fasse une conférence de sécurité de l'Atlantique à l'Oural parce que là, je vous parle des endroits que vous connaissez, mais quand vous commencez à aller là-haut dans l'Est alors là c'est un incident par frontière - on peut dire pratiquement - de manière à ce que toutes ces questions soient posées à plat. Alors on m'a dit ah oui mais il y a le principe d'intangibilité des frontières, mais je le sais, je le sais bien, mais justement quand elles sont mises en cause qu'est-ce qu'on fait? Par exemple les gens disent ah mais intangibilité des frontières entre l'Ukraine et la Russie par conséquent la Crimée n'a pas à être en Russie.

On discutera de savoir si la Crimée est russe ou si elle est autre chose en tout cas il y a une chose qu'on peut dire c'est qu'il faut quand même demander aux gens ce qu'ils en pensent, parce qu'il n'y a pas d'autres moyens de régler les problèmes, il n'y a pas d'autres moyens, sinon c'est quoi le problème? J'ai lu ici ou là qu'il y en avait qui voulaient aller menacer Poutine, mais c'est de la folie! C'est de la folie, les rapports de force comme vous menacez si on sait d'avance que vous ne ferez rien c'est comme si vous ne faisiez rien et justement en général vous encouragez celui qui a rapport de force de son côté à aller plus loin, il ne faut surtout pas faire ça, parce que qui voudrait aller plus loin avec la Russie?

Plus loin que quoi? plus loin que poser des batteries anti-missile c’est tirer des missiles c'est ça l'idée ? absurde.

Donc, il faut discuter. Là je parle pour la partie Est vous voyez que les frontières aussi à l'Ouest elles sont en train d'être discutées et vous ne pouvez pas répondre aux gens mais non non c'est pas prévu on ne touche pas aux frontières, restez chez vous. Parce que je viens de vous le montrer et pour la question de l'Écosse ou la question de l'Irlande, que ce n'est pas jouable donc vous verrez qu’un jour ou l'autre cette question va venir sur le tapis.

On la règle d'autant plus facilement qu’on essaye de la régler globalement et que du coup personne n'est humilié, ni par la discussion ni par les moyens démocratiques et référendaires qu'il faudrait mettre en œuvre ici ou là pour savoir ce que veulent les gens et dans quel pays ils veulent vivre. Voilà, il faut bien réfléchir à ces questions-là parce que c'est souvent de ce genre de ces vieilles cicatrices qui se rouvrent que naissent les nouvelles blessures. Et les nouvelles blessures et ben ça finit souvent mal parce que vous avez vu comme ça a mal tourné en Yougoslavie, ce que ça a donné, vous ne vous en souvenez plus pour certains d'entre vous, d'autres, vous êtes trop jeunes pour l’avoir connu, mais c'était assez récent, la Yougoslavie, c'était un pays qui englobait toute une série de pays qui, dorénavant, sont indépendants.

Quand ça a commencé à tanguer de tous les côtés à la fois, les Français, la présidence française avait dit: nous on peut être d'accord pour reconnaître des États indépendants, Croate, Slovène et ainsi de suite, mais il y a une condition c'est que d'abord chacun des pays qui prétend être indépendant dise comment il va garantir les droits des minorités qui habitent chez lui, par exemple les croates, comment ils garantissaient les droits des serbes. Bon. On en était là et on avait cette demande posée sur la table et nos amis et voisins allemands,eux, n’ont pas eu ce genre de précaution et ont dit “on reconnaît tout le monde”.

Ils ont reconnu la Croatie et la Slovénie, il se trouve que c'était leur alliés pendant les deux dernières guerres donc ils se connaissent bien; ils les ont reconnu et voilà, pouf ! c’est parti, du coup, comme il n'y a pas eu de protection pour les minorités, les croates ont fichu dehors les serbes qui étaient chez eux, ça a été une guerre abominable, évidemment les serbes ont répliqué. Une guerre ce n’est jamais propre.

La seule chose qui est propre c'est la propagande qui choisit de quel côté sont les gentils et de quel côté sont les méchants. Ça a été une catastrophe et ça a donné lieu ,en plus, à la fin de toute cette série d'aventures qui s'est produit dans ce pays, la création d'un état bidon, l'état du Kosovo, qui, a peine créé, est immédiatement devenu la plus grande base des États-Unis en Europe. Donc moi je vous alerte sur tout ça, il faut réfléchir, il faut lire, il faut se renseigner, il faut bien comprendre pour qu'on trouve une manière d'empêcher que partout la dislocation nous ramène à la case guerre, parce que ça ne fait pas du tout nos affaires à nous français, qui avons la chance d'être une République, une et indivisible, où ce type de problème ne se pose pas.

Voilà. Ah, je vais vous parler aussi d'un sujet, vous avez peut-être vu ça. Alors France2 avait décidé comme ça sans rien demander à personne, qu'elle allait organiser un débat deux jours avant l'élection.

Alors ils sont quand même spéciaux ceux-là, parce qu'ils décident de la date, il ne se soucient pas de savoir si ça nous va, si on a une campagne, des obligations, ce n’est pas leur sujet. Ils nous convoquent, on n’a qu'à venir et puis c'est tout ! Alors c'est un débat, hein, ou vous savez, c'est dur à organiser, quelle que soit la bonne ou la mauvaise volonté de ceux qui organisent, c'est dur à organiser.

Vous avez vu pour TF1 ils s'en sont bien sortis, mais déjà, on était cinq et ce n'était pas facile. On est resté 3h30 pour parler 28 minutes chacun. Là on va être 11, donc on nous annonce que ça va durer 3h30 ! non, non, non ! moi je suis sûr que ça va durer 4h.

Quant à France2 ils n’expliquent rien à personne, ils décident, alors moi j'ai dit : écoutez ce n'est pas possible c'est tout simplement pas possible, parce qu'il y a la loi et la loi elle dit qu'on n’a pas le droit, en fin de campagne, de mettre sur la table un argument auquel un autre ne peut pas répliquer. C'est pour ça que vous pouvez avoir des élections qui sont annulées lorsque quelqu'un tout d'un coup a sorti un tract le vendredi soir à minuit et qu'il attaque quelqu'un d'autre et qu’on ne peut pas répliquer. D’ailleurs, dans notre pays, vous ne le savez peut-être pas, dans les élections locales c'est une spécialité, la lettre anonyme du vendredi soir.

Pour l'élection présidentielle ça ne peut pas être comme ça, ça ne peut pas être ça. Donc moi au lieu de faire comme les autres et de regarder ailleurs, j’ai dit : ça ne peut pas être comme ça. Alors aussitôt... moi j'ai dit je suis prêt à changer le jour, j'ai donné une date limite c'est le lundi 17, parce qu'après, pardon de déranger France2, mais on a prévu des choses, on n’a pas prévu d'aller passer la soirée en pique-nique avec France2, on a prévu d'autres choses.

Alors jusqu'au 17 ça me va, après ben non, alors... ...aussitôt, je vous passe sur les SMS que j'ai reçu… Quoi?

Quoi? Quoi? j'ai osé brûler la vache sacrée !

Enfin qu'est-ce que c'est que cette histoire? Alors, comme je critique, aussitôt on dit : Mélenchon refuse de débattre ! On connaît le coup quoi ! " Refuse de débattre.

Oh le vilain, il ne veut pas débattre ...Il méprise les autres…" Pas du tout ce que j'avais dit, mais la Sainte Corporation se soutient.

Et alors quoi ? à la fin de la journée France2 dit : « et bien de toute façon j'organise le débat avec ou sans Mélenchon » Ah, ah ah...

Ils sont trop bons, alors avec ou sans Mélenchon ils veulent faire quelque chose, et bien justement ce n'est pas possible. La preuve c'est que derrière, Monsieur Macron, a dit lui aussi : bon ben moi aussi je trouve que c'est bizarre et d'ailleurs je m'adresse au CSA. Le CSA, pom! est arrivé en disant: ah ce n'est pas possible, de faire une émission pareille 48 heures [ avant ], exactement ce que je dis, donc vous voyez ?

D'accord c'est Mélenchon, mais je sais de quoi je parle et c'est eux qui sont des arrogants comme ça à dire: "qu'il vienne ou pas on fera l'émission" genre "on va le faire céder". Qui est-ce qui va céder ? pas moi.

Donc on en était là, Mélenchon, Macron, là dessus Fillon dit: ça ne sert à rien si les deux autres ils n’y vont pas. Bon d'accord, bonjour l'argument et puis il y a aussi chez Mme Le Pen ils ont dit : Ah mais ça, ce n'est pas possible, il faut que les conditions de loyauté soient respectées. Alors si c'est ça, clairement, il n'y aura pas de débat, parce que le service public on sait comment ça fonctionne et puis je crois que maintenant tout le monde est d'accord pour dire que ce n'est pas possible.

Alors ça discute, voilà, moi je veux dire : je veux bien aller à tous les débats jusqu'au 17, après c'est fini, Mélenchon il fait autre chose. Je fais des meetings, je fais des rencontres, des choses que vous allez découvrir au fur et à mesure, parce que dans une campagne on ne dit pas tout, on ne dit pas à l'avance ce qu'on va faire, parce qu'il y a un élément de surprise et puis aussi, parce que des fois, les gens, ce n'est pas de la surprise, c'est juste que vous calculez un truc et qu'on ne peut pas le faire, alors on fait autrement. Donc, bon voilà, je voulais vous raconter tout ça parce que ça vaut la peine de temps à autre de rigoler quand vous voyez Goliath se prendre les pieds dans le tapis de David.

Maintenant je vous parle un instant de la campagne parce que vous savez que, à mesure que se rapproche le jour de l'élection je ne ferai pas l'erreur que j'ai fait en 2012 qui était de ralentir la cadence, c'est l'inverse. On accélère. On a mis beaucoup, beaucoup, de moyens nouveaux en batterie, moi-même je fais 2 meetings maintenant par semaine c'est pour ça que vous me voyez cette petite mine, c'est parce qu'on a commencé et j'aime mieux vous dire que … c'est vraiment épuisant et pas que pour moi, pour tous ceux qui sont avec moi dans cette affaire et il y a mes meetings où ça se voit, c'est spectaculaire.

Il faut voir qu'il y a aussi le camion qu'on a commencé à faire tourner, qui va de petite commune, de localité en localité et se relaient sur le camion tous les 2 jours, un de ceux qu'on appelle les orateurs nationaux. Donc il y a ce travail qui se fait, on va sur les places, comme on le sent...

C'est devenu..D’ailleurs, pour le démarrage ça a été extraordinaire de voir...

C'était Leila Chebbi qui menait l'affaire Elle a transformé le camion en une espèce de porte-voix. Les gens venaient raconter leur histoire, leurs problèmes leurs malheurs, vraiment, c'est très impressionnant comme technique et en même temps, il se tient maintenant, je ne sais pas moi… 20 réunions par semaine, faites aussi par des orateurs nationaux, des gens sur place qui les déclenchent, qui les organisent et qui s'en occupent de bout en bout, c'est vraiment un effort important. Alors on met des choses en batterie, alors vous savez que vous avez sur la plate-forme...

Vous pouvez si vous n'êtes pas là faire une procuration, donner pouvoir à quelqu'un ...

Quelqu'un bien sûr qui vote avec nous, les gens! Bien sûr faut pas être trop ballot. Evidemment sur la plate-forme il y a des gens qui votent avec nous, c'est très important et si on y attache autant d'importance c’est qu'on sait très bien que le jour du vote, c'est un jour qui est intercalaire entre deux zones qui sont en vacances, donc ça peut parfaitement se trouver qu’il y ait des gens qui sont sur le retour tard le dimanche, mais pas assez tôt pour venir voter, ou bien d'autres qui seront partis juste le samedi parce que les locations c'est le samedi que ça démarre, partout.

Donc bref il faut être très vigilant à cette affaire et ne pas y penser à la dernière minute s'il vous plaît parce que ce n'est pas tout de donner procuration, après, il faut aussi qu'on puisse la recevoir, la procuration. Alors il y a donc cet outil qui existe qui va pouvoir vous servir et puis ils ont inventé autre chose mes amis, c'est un truc qui s'appelle le Melenphone! C'est un système pour appeler les gens dans les zones où il y a le plus de gens hésitants pour les convaincre de venir voter, et évidemment, de voter avec nous on ne va pas raconter d’histoires.

Et cet outil est en marche, c'est pareil, vous le trouvez sur la plate-forme jlm2017 voilà. On a eu vraiment deux beaux meetings derrière nous, on a fait Rennes, il y avait un monde fou dehors, il y en avait autant que dedans, c'était extraordinaire a voir, très chaleureux, très discipliné. Parce que les gens ils savent souvent qu'il n'y a pas assez de place pour tout le monde, mais ça leur fait plaisir de montrer qu'ils sont là, et qu’on est en force, on est en nombre, alors ça fait un effet formidable parce que tout le monde repart avec la batterie regonflée à mort, moi aussi ça me recharge les batteries.

Et hier j'étais au Havre … le monde qu’il y avait là, 5000 personnes dans cette salle. Alors on avait pas prévu tant de monde, on avait mis des bâches alors on a dû les enlever en cours de route pour que tout le monde puisse rentrer. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans le gymnase quelqu'un a dû tripoter le système de chauffage, il faisait une chaleur de hammam dans les loges ou on prépare le discours, je vous raconte pas… On aurait été mieux en maillot de bain que comme on était.

Et puis dans la salle même… la chaleur ça monte ! les gens crevaient de chaud en haut. Du coup je me disais mais qu'est-ce qui se passe ?

Il y avait de l'agitation, je voyais des gens qui descendaient par un côté, qui remontaient par l'autre … Qu'est-ce qui se passe ici ? il se passe qu'on avait terriblement chaud. Je crois que c'est le meeting le plus chaud que j'ai fait depuis je ne sais combien de temps, parce que la température était vraiment très élevée et puis après il y a le côté chaud aussi parce que la salle s'intéressait à ce qui se disait, était très participative, bon vraiment un bon moment de conscience politique et tout ça.

Alors il paraît qu'il y a des petits malins qui prétendent que la citation que j'ai faite de Molière ce n'est pas la bonne pièce, mais ils feraient bien d'aller voir parce que c'est bien dans l'Avare que l'Avare, justement, apprend que son fils est parti avec la cassette sur la galère et il n'arrête pas de dire « mais qu'allait t-il faire dans cette galère ? » Bref et puis " ma cassette, ma cassette… " je dis ça parce que les références littéraires, moi ça me vient comme ça mais je peux me tromper, c'est bien parce que ça fait réfléchir, discuter, bavarder, il paraît que les gens ont bien aimé aussi l'Albatros de Baudelaire, bon bah c'est bien comme ça les gens vont relire un peu aussi de Baudelaire Souvent pour s'amuser les hommes d'équipage Prennent des albatros vastes oiseaux des mers Qui suivent indolents compagnons de voyage Le navire glissant sur les gouffres amers A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !

Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime en boitant, l'infirme qui volait ! Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Allez les petits albatros c’est le moment de s’envoler! Alors il y a un nouvel outil qu'on met en route dans la campagne, c'est un jeu, alors je vais vous en dire deux mots. Alors ça c'est un bel événement à l'intérieur de la campagne parce que ça représente plusieurs mois de travail, vous allez vous en rendre compte, c'est le Discord Insoumis qui l’a fait, qui est le Discord Insoumis?

Si vous le ne savez pas, c'est une sorte de bataillon d'élite de la campagne, ils sont 2 à 3000 qui n'en font qu'à leur tête et mènent la campagne avec leurs méthodes, bon, ils font des visuels, ils font beaucoup de choses très très élaborées dans ce jeu. Alors le jeu, le héros du jeu c'est moi, alors on incarne mon personnage et puis on affronte des oligarques et c'est une bataille. Alors on les capture on les secoue et ça fait tomber des Euros et les Euros on peut les mettre dans un pot commun.

Alors les oligarques auxquels je suis confronté, enfin mon personnage c'est-à-dire vous quand vous y jouerez, alors il y a dedans M Gattaz, Mme Bettencourt, enfin les gens riches quoi, mais bon vous en verrez plein d'autres.. il y a Cahuzac c'est pour ça que le jeu s'appelle " Fiscal combat " Bon franchement, essayez vous allez bien vous marrer.

On va faire ça dans les premiers jours d'avril, on n’a pas encore une date bien précise mais vous n'avez qu'à regarder, vous verrez quand ça sera prêt. Bon allez maintenant je vous dis au revoir, ne vous inquiétez pas si vous me trouver un peu un peu lent, c'est parce que, c'est dur quoi une campagne! c'est un exercice physique.

Pensez à tous ceux qui m'entourent qui eux, ont encore moins de pause que moi parce qu'ils préparent sans arrêt tout ce que je fais, plus - je parle de moi - mais il y a tout le reste. Une campagne c'est une énorme machine qui repose sur beaucoup de bénévoles vous savez, les gens, à la fin il y a 3000 personnes qui se sont inscrites pour se dévouer dans les 15 derniers jours parce que les 15 derniers jours il faut que ce soit un feu roulant d'Initiatives de toutes sortes, alors tachez de trouver des idées vous-même, si vous n’en avez pas vous allez sur la plate-forme jlm2017, déjà au passage vous vous rendez compte que vous avez oublié de signer, alors il faut le faire et puis vous aurez des idées, des groupes auxquels participer. Vous pouvez tout de suite trouver à vous employer utilement si vous voulez le faire.

Ça c'est notre force numéro 1, c'est l'implication des gens qui participent à la campagne. Sinon vous connaissez le truc Toc! Toc!

Toc! un petit pouce bleu...

Et ça nous fait monter et donc ça continue à développer le moyen dont je dispose grâce à vous et qui me permet de contourner tout le système de l'officialité